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Voyage en Italie
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Mangemort 26
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Re: Voyage en Italie

Message par : Mangemort 26, Dim 16 Aoû - 17:05


Post Unique


Je n'aimais pas l'Italie. Pourquoi une telle popularité dans le cœur des touristes ? Qu'y avait-il donc d'intéressant dans ce pays en dehors des italiennes ? J'étais assis sur le rebords de la fenêtre, une bouteille d'eau glacée à la main, le regard perdu dans le ciel étoilé. Les rues de la ville s'étendaient sous moi, Florence, cette ville ne me rappelait que trop peu de bons souvenirs. Je regardais les passant trois étages plus bas, malgré l'heure tardive les rues étaient encore animées. Un clocher non loin sonna deux heures, j'avais perdu du temps. Mon regard tenta de percer les ténèbres pour reconnaître les rues mais rien n'y faisait, j'avais suivis mes proies jusqu'ici sans avoir la moindre idée du lieu où je me rendais. Je porta la bouteille à mes lèvres, tentant de me désaltérer. Il faisait nuit depuis longtemps maintenant mais la chaleur restait pourtant étouffante.

Deux bras nus s'enroulèrent autours de mon torse, une poitrine se pressant contre mon dos. Son parfum, en grande partie masqué par l'odeur enivrante de l'alcool, atteint mes oreilles avant sa voix. J'étais totalement incapable de me rappeler son prénom, ou plutôt je ne souvenais du nom mais n'étais pas certain que c'était à elle que je devais l'associer. Je ne pouvais m'empêcher de sourire en l'entendant bafouiller dans un anglais approximatif, un fort accent montrant sans difficulté qu'elle ne maîtrisait pas le moins du monde cette langue. C'était amusant, l'on ne parlait pas la même langue, ne se comprenant que partiellement et pourtant je n'avais eut aucune difficulté à me faire conduire ici. Une belle gueule associé au charme de l'étranger, voilà qui fonctionnait toujours.

" Tu dors pas ? Toi encore en forme ? Peut-être on peut éveiller Maria ? "

Je tournais mon regard vers elle, puis vers la silhouette allongée sur le lit. Si celle qui dormait était Maria, celle qui me proposait de la rejoindre à nouveau dans la chambre devait être Melissa. Ou Mélina ? Quelqu'un chose approchant de cela en tout cas. Je m'extirpais de la fenêtre, la suivant dans la chambre avant de retourner vers mon sac, récupérant au passage mes vêtements traînant au sol, fouillant dans les poches.

" Tu veux pas t'amuser un peu ?

- Vous êtes coloc toutes les deux ?

- Coloc ? Je pas connais ce mot.

- Je ne connais pas...

- Quoi ?

- On dit... Peu importe, oublie.
"

Je pouvais lire une certaine décision dans ses yeux lorsqu'elle me vit remettre mes vêtements après en avoir extirpé ma baguette. Sans doute se demandait-elle pourquoi je me baladais avec un bout de bois dans ma poche mais surtout la jeune italienne devait commencer à penser que j'étais moins amusant que je n'en avais eut l'air dans ce bar où elle et son ami avaient croisées ma route. Les pauvres. Une fois habillé, portant un simple t-shirt noir par dessus un pantalon de la même couleur, j'ouvris le sac jusqu'à présent au pied du lit, toujours sans accorder un regard aux deux jeunes femmes, la première m'observant en ayant l'air de s'ennuyer ferme tandis que l'autre dormais toujours à point fermé, visiblement épuisé. Au moins sa dernière soirée aura été agréable, dommage que l'autre ne se soit pas également endormis.

J'extirpais du sac mon masque noir, il était grand temps de reprendre ma véritable identité. A peine le masque enfilé, je pointais la baguette sur la dénommée Maria, m'assurant que son sommeil perdure plusieurs heures encore. La seconde s'approcha, surprise.

" Peter ?

- Je ne m'appelle pas Peter...
"

Un éclair rouge la frappa en pleine poitrine, l'assommant aussitôt. Je me saisis de chacune d'elle par les épaules, me concentrant sur la destination, je devais prendre mon temps, la distance étant particulièrement longue pour retourner au vieux chêne... Je finis par transplaner en emportant mes deux victimes, la nuit ne durerait pas éternellement, je n'avais plus de temps à perdre.
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Valentina Boccini
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Re: Voyage en Italie

Message par : Valentina Boccini, Ven 8 Juil - 23:47


avec Personnage
Libre arbitre accordé des deux côtés pour tout le RP.
____________________


Je crois que j'ai une flamme au bord de l’œil. Un rien de fragile, tandis que je passe ma cape noire. Le noir, toujours. Pourquoi pas le blanc, pour le deuil ? Le blanc, c'est pâle, c'est simple, c'est calme. Le noir c'est la couleur de la tempête. Si facile. Si facile de passer les bracelet noirs, les escarpins obscurs. Maman. Une seule fois dans une vie, l'on ressent ce vide, malgré la haine, malgré le dégoût et les silences, les coups de gueule, les coups de cœur. Ma Maman est morte ce matin. Je ferme les yeux face à la glace. Dîtes moi que cet immense vide, que ce gouffre interminable finira par se refermer. Que cette plaie arrêtera de saigner. Que ses yeux, sur le monde, s'ouvriront à nouveau un jour. Mentez-moi, trichez avec mon esprit, mais sortez-moi de cette brume affreuse qui me noue la gorge et me fit basculer.

Dîtes moi que je verrais un jour encore le soleil danser sur ses mèches blondes, creuser ses rides et son sourire. Dîtes moi qu'un jour encore je pourrais la laisser me prendre la main, la laisser me serrer dans ses bras en feignant l'indifférence, ma vengeance puérile pour ces souvenirs du passé. Dîtes moi que j'entendrais encore sa voix chevrotante sangloter les Tina, je t'aime, parle-moi..., ces plaintes qu'elle glapissait dès que ses yeux se posaient sur les miens, identiques, comme des prunelles jumelles. Mais dîtes moi, je vous en prie, que je serais une fois là pour déposer sur son corps frêle un plaid doux, parce que malgré la rancœur, un amour certain se cache.

Mais ces années de mutisme, provoquées par la mort de Papa, ces années de silence qui ne se sont jamais effacées. Je plaignais cette absence de mots, puis j'ai rejeté chaque syllabes qu'elle prononça ensuite. Je le sais, je n'entendrais plus jamais le son de sa voix. Le silence est éternel, cette fois. Il y a tellement de choses que j'aurais du lui dire. Des mots tous aussi simples les uns que les autres. Et maintenant, plus rien.

Alors, lentement, j'ouvre les pupilles, et c'est son reflet que je vois dans le miroir. Sa pâle copie, plutôt. Je l'ai vue, à mon âge, dans les souvenirs que j'avais pu frôler grâce à la pensine de Léon. Je suis l'identique reflet de ce qu'elle était. Physiquement. Même cheveux blonds platine, même yeux translucides, même port de tête prétentieux, même démarche à la fois fragile et ferme. La même, dis-je. Pour le mieux, dis-je. Mais Maman est morte. Je souffle doucement, tentant désespérément de retenir les larmes brûlantes qui lèchent mes yeux. J'ai la gorge sèche, je peine à respirer. Aidez-moi. Laissez moi lui dire adieu.

Je me détourne de cette image, récupère ma baguette en bois d'if. Celle de Maman, en os, repose sur mes draps. Je sais qu'elle était sa plus fidèle amie. Je veux la glisser moi-même dans sa sépulture, en guise de rose, pour qu'elles se protègent l'une et l'autre dans ce sommeil perpétuel. Quand la bièvre sera fête. Je laisse mes doigts courir sur l'os blanc. Les doigts me picotent. Les yeux me picotent. Mon coeur, lui, semble s'être tout bonnement arrêté, et le monde me semble décalé, trop vif pour ce pâle endroit où m mère n'est plus. Je suis orpheline.

Une silhouette se détache du cadre de la porte. Mon grand-frère. Chemise noire, pantalon noir, chaussures noires. Il porte aussi le deuil de notre solitude. Il n'y a plus que lui et moi. Nous sommes les derniers. Nous sommes notre seule famille. Alors, une fois n'est pas coutume, mon frère me sert fort dans ses bras, et je sens que son coeur non plus ne bat plus. Nous ne serons plus jamais les enfants de personne. Nous sommes désormais les seules personnes à prendre soin de nous. Je ne serais plus jamais le bébé de qui que ce soit. Et elle s'est éteinte en étant persuadée que je la haïssais.


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Re: Voyage en Italie

Message par : Personnage, Sam 9 Juil - 0:18




« Oui, merci. Très bien. Les gallions, en on a. Faîtes ce que vous avez de mieux. »

J'sais que ça aurait été un enfer pour elle. Pour ma petite sœur. Alors je le fais. Je prends ce foutu type par le col, le flanque hors de chez moi. J'viens de perdre ma mère, ducon, je veux pas d'ta présence sous c'toit. J'vivais avec elle, voilà tout. J'ai repris le manoir quand Dan est mort. J'ai gardé maman ici. Elle pleurait, souvent, elle lisait. Elle se balançait sur ce rocking-chair qu'Valentina avait acheté pour Noël. La gosse disait : Tais-toi, Anna. Tais-toi. Pas parce qu'elle l'aimait pas. Parce que c'était trop dur. Alors maman pleurait. Anna, oui. Jamais maman. Toujours ce prénom, écorché dans la gorge blanche de ma sœur. Violent. Craché. Rien de doux. Dans quel état j'allais la retrouver, bon dieu ? Elle, c'était une fragile. Grande gueule, belle gueule, fragile. Un cœur en sucre, un coup d'pied et c'est brisé. Là, c'était pas un coup d'pied, c'est une bombe atomique. Un tas de cendres, son cœur. Petite sœur.

Morte. La mort c'est une accoutumance, comme l'alcool. Je descends le whisky. Papa, papy, tata, frangin, tonton, et maintenant, maman. C'est la première qu'la nature a repris. Papa, papy, tata, c'est un chien russe qui les a descendus. Frangin... c'est d'l'histoire ancienne. Tonton, c'est moi... ou elle. peu importe. Pourtant, à chaque fois, ça vous écorche, ça vous étripe. C'est un fléau. A chaque fois, ça vous démonte, ça vous déchire. La mort, c'est le pire. C'définitif. Pas de retour possible. La haine et la colère emmuré entre des planches de bois, accrochés à des cadavres. La mort, c'pas beau. Et Tina, ma petite sœur, va se détruire d'chagrin et d'regrets.

Je transplane. Une villa. La Luce Nelle Tenebre. Un portail, une piscine, une façade blanche; j'ouvre la porte. Elle est là, ou pas. Pantin, désarticulée. Brisée. Vingt-six ans, tu parles. Ce n'est qu'une enfant dans le corps plantureux d'une femme. Nul ne connait aussi bien cet être que moi. Derrière ce que tout le monde croit être une force certaine, une mélancolie, se cache de la peur, de la peur et de la tristesse. Après des années de rancœur, moi aussi, j'ai fait mon mea culpa. J'ai vu c'que Georgio a vu. J'serais prêt à tout pour elle. Ma princesse, mon bijou. Je la prends dans mes bras, caresse son dos, embrasse son front, serre son corps frêle. Ma toute petite soeur. Je sens sa tristesse, elle coule sur moi comme des larmes. Elle pleurera pas.

« Allez, Tina. Je suis là. Je t'aime. Je suis là... »

Je la protège de mes bras forts. Je la sent fermer les yeux. Contre ma cuisse, je vois sa main et les deux baguettes qu'elle tient, la sienne et celle de maman. Elle sert fort. Elle a peur, elle a mal. Elle sait que nous sommes seuls désormais. Elle et moi. pour toujours.

« On va le trouver, ce foutu secret de l'immortalité. Toi et moi, on ne mourra pas. »

Je la voit s'agripper à moi comme un chaton. Que faire... J'suis pas du genre câlin, mais quand ma petite soeur tremble dans mes bras, je peux que la bercer, et attendre que l'orage passe, pour la porte et la mener au cimetière. Enterrer Maman. Elle s'en veut, tellement. Je soupire, caresse ses cheveux. Elle a enfilé une robe noire en dentelle, une cape épaisse, des talons. Elle va camoufler sa détresse derrière sa beauté. J'ai raison, je le sais dès qu'on passe le pas de la porte. Les mafieux sont là, en ligne. Elle a changé de visage? Mais moi, comme lié à elle, j'le sens. Je sens qu'elle tremble comme une feuille. Qu'son coeur tremble. On transplane et des tombes s'étendent à perte de vue. Marre. J'en ai marre de voir mon nom sur une pierre tombale. Le tombeau de la famille Boccini est presque plein.

« T'en fais pas, je suis là. » je chuchote quand personne ne nous entends.
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Valentina Boccini
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Re: Voyage en Italie

Message par : Valentina Boccini, Dim 10 Juil - 21:55


____________________


Corbeau.

Robe noire, blonde, cendrillon. Je suis la princesse de cet saleté de conte qui ne me fait plus rire, plus pleurer, plus aimer. Je suis devenu un personnage insipide que rien ne touche si ce n'est l'alcool et la "high grade". Là, je me tiens droite, devant le trou creusé dans la terre, où un cercueil noir se dessine. Repos éternel, disent ils. Au-delà, disent-ils. Oh, s'il vous plait, taisez vos mensonges et laissez l'âme de ma mère s'envoler sans prier pour vos quêtes vaines et vos croyances destinées à vous rassurer. Personne n'a besoin de sûreté, ici, juste d'un peu de silence pour se recueillir. Nous sommes huit. Léon, les mafieux et moi. Un type en noir compte des histoires de dieu. Je n'écoute pas, je fixe le couvercle scellé de ce coffret. Un corps, vraiment ? J'ai refusé de le voir. Je ne veux pas. Je ne veux pas ! Maman...

Si j'avais su. Cette électricité dans ma poitrine. J'ai vu qui tu étais, tu sais, dans cette pensine. j'ai vu tes forces et tes faiblesses, mais je n'ai jamais su te montrer que j'avais tiré un trait sur les erreurs du passé. J'ai continué ma triste rengaine, en t'ignorant, mais en veillant sur toi, de loin. Après tout, qui t'as sauvée des bras du Russe ? C'est moi. Qui t'as offert un cadeau, à Noël ? C'est moi. Qui prenait soin de toi l'hiver, lorsque tu étais malade ? C'est moi. Je t'aimais, maman. Je t'aime toujours, d'ailleurs. Je n'ai simplement pas su te le montrer.

Ramage.

je vois les hommes qui se détournent et je comprends que c'est finis. Les six samouraïs disparaissent dans un plop. Alors, je me blottis contre Léon. Léon. Léon. Maman. Maman. Maman. Que faire ? Je sens que je perds mes sens, est-ce que ça va durer longtemps ? Il n'y a pas de médicaments. Le temps s'écoule. Je vois les pétales de roses sur le cercueil. Je me détache de mon frère, me penche et dépose la baguette d'os sur le bois vernis. Alors, la voix de Léon me heurte.

« Ensemble ? »

Je fais oui de la tête et nos baguettes se dressent. Alors, la terre recouvre le dernier repos de Maman. Bientôt un simple tas de boue retournée. Je fais glisser la pierre tombale et mon aîné trace grâce à la magie quelques mots d'amour. Ci-gît, Anna, Maman, Chérie. Que l'os fleurisse. Je pose mon front contre l'épaule forte du sorcier. Trouver l'immortalité, disait-il ? A quoi bon puisqu'il n'y a que nous et que nous vivrons dans le regret éternel de n'avoir trouvé le secret avant ? Avant, pour tous ceux qui ont disparu et ont laissé un vide.   Je regarde la tombe fleurie d'une rose blanche magique.

« Je t'aime, Maman. je me tourne vers Léon. Je t'aime aussi, mon frère. »

Ravage.
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Re: Voyage en Italie

Message par : Personnage, Sam 16 Juil - 18:22





Encore. La prendre dans les bras. Crac. Le manoir d'la famille qui se dresse. Faut monter la côte, alors j'la soulève façon jeune mariée et je commence l'escalade. C'pas ses cinquante kilos qui vont m'faire perler d'sueur. Elle, elle s'blottit dans mon cou, sans chercher à parler. Quoi dire, t'façon ? Ohlala, Léon, je suis si triiiiste ! J'le sais déjà. C'est ça, un frère. Je sais et elle s'tait; tout le monde est content comme ça. J'pousse la porte du pied, entre dans le hall triste et sombre. Je crache de colère. Ma soeur marmonne et la lumière fut. Foutu sorcière, va. Pleine d'surprises. Les surprises, c't'assez pour aujourd'hui. J'la pose sur un canapé, lui dit d'pas bouger. Détour par la cuisine, deux verres, un bouteille bien ambrée. D'quoi souffler un peu.

Encore. L'alcool, ça détends. Coule dans nos gorges alors qu'on se laisser aller, pas un bruit, celui des verres vides, puis pleins. C'est un moment de recueuillement, la dure étape du deuil. On n'perd sa mère qu'une fois, et ce souvenir est gravé en nous à jamais. La tombe. Le noir des vêtements. La terre, la stèle. C'vraiment la fin d'une étape. La fin de sa vie. Adieu, Maman, que j'devrais dire. Pourtant, les mots, ils restent coincés. Coincés profonds. C'est d'un frustrant...

J'me tiens bien droit, sur l'canapé, et la p'tite aussi. Elle pleurera plus, j'le sais, aussi faible qu'elle soit à l'intérieur. Elle a un rien d'déboussolant, d'déconcertant, elle pue les secrets et les cachotteries. Alors je la ressert et tous les deux, nous écumons notre peine jusqu'au bout de la nuit.

[Fin du RP]

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Lïnwe Felagünd
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Re: Voyage en Italie

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 10 Aoû - 20:25


PV Gab (:

                   

Un temps favorable
à cette instant de gloire
une gloire de maître
à se mettre sous la dent
profiter du temps
du temps favorable
à chaque seconde
à chaque moment
l'instant présent.

Lïnwe profitait une fois de plus du cadeau que lui offrait l'Italie. C'était un véritable chez-d'oeuvre et Venise n'en échappait pas à la toile. A commencer par les structures. L'architecture globalement romaine. Mais aussi antique, classique, gothique, flamboyant. D'un esprit byzantin ou encore d'une scène pleinement baroque. Le berceau européen du XVIème siècle. La ville de Venise en était son bébé. Son enfant aquatique. Engendré par Neptune. Une Venise bercée par les gondoles et le soleil plombant. Il y avait ce contraste inébranlable. L'obscurité des ruelles et de la lagune. La lumière du marbre et des pierres. Le clair-obscur inattaquable.

Œil attentif du peintre
main de Nil
doigts fébriles
d'un artiste à l'ouvrage.

Il y avait aussi cette atmosphère. A la fois mystérieuse, joyeuse et vibrante. Et toutes ces personnes qui croulaient sur un pont ou un autre. Car oui, Venise était raccommodée au fil des années. Et ce petit point. Noir. Ou non, plutôt cinq autres petits points. Près de la grande place San Marco. La famille Felagünd s'approchait du Palais des Doges. Demeure ancestrale des magistrats vénitiens. « Regarde ça Elena ! Les tours. On dirait presque celles de Poudlard. » s'exclama Lïnwe à travers la masse de touristes. Il s'en foutait de parler de magie. Personne n'entendrait de toute façon. Et Poudlard, ça pouvait éventuellement coller avec un nom de vieux village suisse. L'édifice était resplendissant. Mais les deux jeunots n'eurent pas la joie de découvrir ce que cachait le palais. Ils allaient tout droit vers Il Passo della Guardia, sorte de Chemin de Traverse vénitien.

Avec plein de gens.
Encore.
Mais pas n'importe lesquels.
Ewai.

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Gabrielle Phoenix
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Re: Voyage en Italie

Message par : Gabrielle Phoenix, Jeu 25 Aoû - 16:47


Gabrielle déboucha la première sur la place Saint Marc, l’unique place de Venise qui en méritait le nom, songea-t-elle, puisque l’on parlait sinon dei campi. Sa famille formait une petite troupe derrière elle à quelques pas. Les Phoenix avaient décidé de séjourner quelques temps dans les îles vénitiennes pendant ces grandes vacances. Chaque été, ils partaient à cinq à la découverte d’une nouvelle région du monde. La cadette aimait déjà beaucoup l’Italie, elle profitait de chaque voyage dans ce pays pour pratiquer l’italien qu’elle apprenait depuis quelques années. L’accent chantant des natifs lui ravissait toujours les oreilles.

Elle était ravie par la diversité de ses paysages, de son architecture reflet des mouvements artistiques ou idéologiques qui s’y étaient succédé. Les monuments étaient pour elle ces témoins muets de l’histoire qui avaient assistés à bien des événements fondateurs de la civilisation. En effet, leurs yeux impénétrables regardaient l’ascension d’hommes ambitieux, désireux de laisser leurs traces dans le monde avant qu’ils ne retournent inéluctablement à la poussière et parfois à l’oubli. Les monuments érigés étaient l’une des façons d’atteindre un semblant d’immortalité. Le temps ne semblait pas avoir d’emprise en ce lieu. Gabrielle, rêveuse, imagina les vénitiens se promener dans ces rues étroites quelques siècles avant que l'afflux touristique ne vienne assaillir la ville.

Les voila arrivés au pied du campanile et de la basilique au sol irrégulier. Un enfoncement lent mais progressif qui menait inexorablement la cité vers les profondeurs de la lagune, une future ville sous-marine récita mentalement l’adolescente, mi-amusée mi-nostalgique à l’idée que ce bijou disparaisse. Sa famille sur les talons, la brunette déambula cheveux au vent pour atteindre le bord de l’eau qui miroitait au soleil, elle se perdit quelques instants dans la contemplation de ses reflets hypnotiques avant qu’un vaporetto ne vienne troubler ces eaux calmes. Quelques instants plus tard, les reflets irisés avaient retrouvés leur place et ondulaient d’un rythme langoureux.

Au milieu du léger brouhaha de touristes, une voix masculine se fit entendre.

« Regarde ça Elena ! Les tours. On dirait presque celles de Poudlard. »  

Celle-ci attira l’attention de la jeune sorcière car il s’exprimait en anglais, langue maternelle de Gabrielle, et à propos d’un sujet des plus intéressants. Elle aperçut non loin un jeune garçon qui s’adressa à une demoiselle qui semblait être sa sœur cadette. Cette déduction était des plus logiques car, au milieu des italiens au teint mat et touristes du monde entier, ils dénotaient avec leur chevelure blonde identique presque blanche, caractéristique familiale sans doute.
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Re: Voyage en Italie

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 30 Aoû - 16:37


Contemplation hypnotique
d'un livre vivant
aux descriptions surprenantes
émotions larmoyantes
d'un dessein prenant
le dessin de l'artiste
aux mains d'or.

Les Felagünd se suivirent tant bien que mal à travers la masse peuplée de fourmis. Des fourmis humaines. On aurait dit que les gazelles se frayaient un chemin parmi les bisons. Une partie de la populace était pressée par le temps. Travail oblige. Production néglige. Une autre partie — la plus importante sûrement — s'entassait dans les cafés et les boutiques. Appareils photos et portefeuilles à la main, sur le port et sous les galeries. Et parmi tout cela, il y avait probablement des sorciers qui se fondaient dans la masse comme cette famille irlando-norvégienne.

Ils passèrent juste en face du Pont des Soupirs lâchant dans la nuit, des plaintes sourdes et lasses de toute vie. Des âmes jadis enclavées entre deux murs, un trou et des barreaux. Récidivistes de première. Ou complot corrompu par les veaux. Après une demi-heure de marche dans les ruelles, sur les grandes places ou encore près du port, ils finirent par arriver devant une porte de bois et des poubelles. Personne dans la rue. Tant qu'à faire, autant prendre la porte, avant d'être vu. Lïnwe emboîta le pas à son père et découvrit la nouvelle ville — ou vie — qui se montrait à eux.

C'était une grande allée marchande. Il n'y avait pas tant de différences qu'à l'extérieur de la porte en bois. Mise à part le sujet des boutiques qui aurait pu devenir bizarre pour des gens sans pouvoirs magiques. Des épiceries spéciales, des devantures de hiboux et d'oiseaux en tout genre, des glaciers aux boules aberrantes, ou encore des apothicaires à l'allure bordélique. Evidemment, il n'y avait pas de moldus qui traînaient par ici, sachant que ce quartier n'était pas favorable à la rénovation et à la propreté. Donc au tourisme. Lïnwe s'attarda devant la vitrine d'un magasin de Quidditch italien. Il ne connaissait pas beaucoup des marques proposées, alors il se contenait de lire, d'admirer et d'analyser chaque manche. Ce pays était fascinant.

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Re: Voyage en Italie

Message par : Gabrielle Phoenix, Sam 3 Sep - 19:34


« La meilleur façon de visiter Venise est de s’y perdre. » leur avait dit une femme du pays. C’est ce que les Phoenix avaient appliqué à la lettre. Après avoir raté plusieurs embranchements et trotté pendant près d'une heure sur les pavés, la petite famille s’enfonça dans un dernier noeud de petites ruelles en prenant bien garde de longer les murs droits pour ne pas gêner la circulation des vénitiens. Dans ce quartier peu fréquenté, au détour d’un petit pont apparu enfin la porte de bois qui marquait l’entrée del Passo della Guardia. Après un séjour touristique typiquement moldu, cela faisait du bien à Gabrielle de se replonger dans le monde magique. Le chemin qui s’ouvrait devant eux était plus petit que celui de Londres, mais pas moins agréable avec des boutiques et échoppes de toutes parts présentant des enseignes italiennes aux sonorités chantantes.

Le sourire aux lèvres, la jeune canadienne flâna en déchiffrant quelques noms de magasins Al maestro di pozioni, Il palazzo delle confetterie, et slogans vendeurs comme « Gli uccelli sono i nostri amici ! Uccelli di tutti i tipi ! » Elle n’avait besoin de rien en particulier pour la rentrée, mais appréciait se balader dans ce genre de rue commerçante. Un peu plus loin, profitant des derniers rayons de soleil, des italiens riaient fort, assis à la terrasse du Caffè delle sorelle streghe. Le café, boisson italienne par excellence introduite à Venise même aux alentours de l’an 1600. La jeune fille était plutôt mal lotie car elle n’aimait ni le café ni la bière, elle fréquentait par conséquent très peu les bars.

Son regard fut capté par une nuque blonde assez reconnaissable. Il s’agissait du jeune homme qui avait parlé de Poudlard devant le palais des Doges peu de temps auparavant. Il était visiblement seul, penché sur la vitrine d’une boutique de quidditch. Gabrielle détailla son profil, harmonieux et juvénile, il devait être un peu plus jeune qu’elle, surement un deuxième ou troisième année comme sa taille le laissait supposer. D'un commun accord, la famille se disloqua pour que chacun puisse à sa guise contempler les boutiques de son choix. L'occasion était idéale, la jeune fille reporta son attention sur le jeune sorcier.

Et si j’allais le surprendre? Il ne doit pas s’attendre à rencontrer d’autres élèves de Poudlard ici. songea-la serdaigle amusée. Mais comment l’aborder? Gabrielle manquait encore un peu de spontanéité dans ce domaine. L’interpeler directement ou l’aborder avant d’entamer la conversation? Essayons quelque chose de naturel, pas trop cérémonieux...
L’adolescente s’approcha hésitante de la devanture en restant dans le dos du garçon. Elle s’adressa à lui en anglais :

" Ça ne m’avait pas frappé à première vue, mais en effet le palais Ducal a des airs de Poudlard!


Elle s’attendait à voir le gamin se retourner, surpris, et enchaîna d’un ton amical:

- Depuis combien d’années viens-tu dans notre beau château?
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Lïnwe Felagünd
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Re: Voyage en Italie

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 21 Sep - 18:42


Désolé pour ce retard...

Des ateliers par centaine
des centaures de monuments
à l'allure de géant
des édifices de montagne
poignants
tous avaient cette nostalgie
d'un pays meurtri
douloureux passé
plein de beuveries.

« Ça ne m’avait pas frappé à première vue, mais en effet le palais Ducal a des airs de Poudlard ! » entendit-il juste derrière lui. Il sursauta. De surprise ? De peur ? Peut-être un peu des deux. Le genre de mélange imbuvable. Le fait d'avoir répété les mêmes mots que lui signifiait qu'il était un peu trop surveillé à son goût. Pensant tout d'abord à un auror italien, il se retourna aussi rapidement qu'un fauve le peu. C'était une femme qui était là devant lui, en une tenue totalement adéquat aux moldus. Était-elle en tenue civile ? Certaines autorités s'en servait comme couverture pour ne pas se faire chopper. Ce n'était pourtant pas uniquement les habits qui les trahissaient.

« Depuis combien d’années viens-tu dans notre beau château ? » ajouta-t-elle en voyant la réaction du sang-mêlé. La sorcière — car cela ne faisait aucun doute que c'en était une — était plus grande que lui, de deux ou trois têtes réduites au moins. Les cheveux ordinairement longs et bruns. Et c'était ses yeux qui égayaient la curiosité intime du garçon. Un regard profond et doux à la fois. Un regard de soie comme on dit. Elle avait une étrange petite cicatrice au menton, qui était une part visible de son histoire. Et ce qui impressionna le garçon était sa parfaite droiture. A croire que c'était bien un auror.

C'est qui, elle ?
'sais pas.
C'est une tarée, elle.
P't'être bien. On fait quoi ?
Je te propose deux choses : taper la discute et faire semblant d'être aussi sociable qu'elle. Petit deux, partir en courant, c'est moins conformiste et discret.


Comme si cela n'était pas suffisant, il se retourna pour être certain qu'elle ne s'adressait pas à la vitre avant de la regarder dans les yeux. « Je... euh salut ! Tu es de Poudlard ? Je vais faire ma troisième rentrée dans quelques semaines, et toi ? Ça... ça fait longtemps que tu me suis ? » Si elle l'avait surpris dès le début, ça faisait effectivement une trotte qu'elle l'espionnait. Les gens sont bizarres, la société décadente, et l'humanité gênante.
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Re: Voyage en Italie

Message par : Gabrielle Phoenix, Dim 23 Oct - 12:58


C'est à moi de te présenter mille excuses pour ce si long délai... Je me suis laissé débordée par la rentrée, désolé...

Le gamin se retourna en trombe en entendant sa voix. Il entreprit de dévisager Gabrielle avant de balbutier:

- Je... euh salut ! Tu es de Poudlard ? Je vais faire ma troisième rentrée dans quelques semaines, et toi ? Ça... ça fait longtemps que tu me suis ?


Les yeux de l’adolescente s’arrondir de surprise à ces mots. Ses bras lui en tombèrent presque.

Il a cru que je le suivais, moi ?! songea-t-elle décontenancée. Un regard aux alentours lui suffit pour se remettre les idées en place. Il est vrai que l’aborder une fois seul, sans sa famille n’était pas très judicieux, par les temps qui courent, on se laisse facilement emporter par son imagination...

Elle s’empressa de répondre :

- Je ne t’ai pas pris en filature, rassure toi ! Je suis en séjour avec ma famille, et comme nous sommes des sorciers il est assez cohérent que nous nous croisions ici, non ? Je rentre en cinquième année.

Un temps… Le garçon planta son regard dans le sien. La brunette pu clairement y lire son effroi à la dilatation de ses pupilles, au milieu d’un iris aussi clair, mais rempli de nuances. La jeune fille ne s’y attarda pas pour ne pas troubler davantage le jeune sorcier.

Je l’ai vraiment fait flipper, il faut que rattrape ça.

- Et désolé si j’ai pu t’effrayer… ajouta-t-elle en appuyant ses paroles d’un regard d’excuse.


Gabrielle s’écarta d’un pas pour laisser sortir de la boutique une famille italienne et leurs gamins surexcités les bras chargés de matériel. En voilà certains qui semblaient déjà en plein préparatifs de rentrée. Elle reporta son attention sur la vitrine :

- Il me semble que les italiens ne sont pas particulièrement réputés dans le domaine, aussi bien au niveau du matériel que des joueurs… On en entend peu parler en tout cas, mais c’est toujours enrichissant de découvrir comment est conçu le quidditch dans un autre pays.

Tu n’abordes pas le sujet pour trouver un terrain d’entente avec le gamin, pour l’amadouer ou le rendre moins méfiant, cela t’intéresse vraiment. Sans sa présence, tu serais même rentrée dans la boutique. Va-t-il trouver cela suspect ? Tant pis, fidèle à toi-même, tu joues comme toujours la carte de l’honnêteté.


Dernière édition par Gabrielle Phoenix le Sam 10 Déc - 15:01, édité 2 fois
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Lïnwe Felagünd
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Re: Voyage en Italie

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 29 Oct - 15:08


Petit un accepté. Mais le gamin ne s'en voyait pas plus rassuré. « Je ne t’ai pas pris en filature, rassure toi ! Je suis en séjour avec ma famille, et comme nous sommes des sorciers il est assez cohérent que nous nous croisions ici, non ? Je rentre en sixième année. » lui répondit l'inconnue avant de s'excuser. Il était effectivement plutôt cohérent que les sorciers se retrouvent ici, mais il restait persuadé qu'elle l'avait suivi depuis les Doges. Attendant qu'il se replie dans une ruelle pour l'assassiner. Lui couper la gorge sous un pont. Et le jeter dans la lagune !

Esprit tordu
malin furieux
où jouissent
folie et ses raisons
dans ce cerveau
rempli d'émotions
à l'absinthe.

Je ne t'ai pas pris en filature... Gnagnagna !
Tu nous as juste suivie.
Ouais. Elle est pas mal.
Hein ?
Elle est pas mal.
Trop vieiiiiille.


« Il me semble que les italiens ne sont pas particulièrement réputés dans le domaine » reprit-elle en regardant la vitrine. Lïnwe venait de refaire surface. Après s'être perdu dans les nuances de ses cheveux. Il ne savait plus de quoi elle parlait. Comme s'il écoutait un enfant qui baragouinait quelque chose dans sa langue. Mettant quelques mots par-ci, touillant les autres par-là. A coller des lettres dans sa propre phrase, qui n'avait aucun sens.

« Aussi bien au niveau du matériel que des joueurs… On en entend peu parler en tout cas, mais c’est toujours enrichissant de découvrir comment est conçu le Quidditch dans un autre pays. »

« Ha oui. Le Quidditch. » commenta-t-il en acquiesçant. Tout devenait clair à présent. Boîte crânienne renversée. Tout devient plus clair. Clair. Plus. « Je vais jeter un coup d’œil à l'intérieur. Tu viens ? »

Que fais-tu ?
Que fait-il de ses mots ?
Tu as tourné ta tête dans le mauvais sens.
Pourquoi cette invitation subite ?
Que fais-tu ?
Que fait-il de ses mots ?
S'pèce de barbouilleur. Peintre charlatan. Fausse toile.
Égare-toi dans les rayons. Égare-la. Et pars.
Tu sais ? Le petit deux.



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Re: Voyage en Italie

Message par : Gabrielle Phoenix, Dim 6 Nov - 15:26


LA de Lïnwe accordé

Gabrielle resta silencieuse en voyant que le gamin semblait être absorbé par autre chose que ses paroles. Un éclair passa dans le regard de ce dernier comme si les circuits neurologiques reconnectaient, la lumière qui s’alluma dans ses yeux fut semblable à celle d’un automate que l’on éveillait pour la première fois. C’était là une autre forme de magie pour la petite sorcière. Ayant grandit entre les deux mondes, magique et moldu, elle avait découvert avec fascination ce pouvoir des moldus à animer les choses sans les toucher ou lancer le moindre sort. C’en était presque plus fascinant. Elle se souvint avec ravissement d’un Noël datant d'une dizaine d'années et de son cadeau, un robot qui parlait, clignotait et marchait tout seul. « Pourtant il n’est pas humain Papy, si ? » s’était exclamée la fillette, étonnée. Par la suite, elle avait passé des après-midi entières à démonter et remonter le petit bonhomme de fer, à apprendre les secrets de l’automatisme avec son grand-père maternelle. Sorti de sa torpeur, le blondinet lâcha finalement :

« Ha oui. Le Quidditch. »

Tiens, on dirait moi ! Avoir des absences c’est genre de truc que je passe ma vie à faire, songea la jeune fille amusée. Parfois, l’esprit s’évaporait du corps, partant voyager très loin, où bon lui semblait, les limites physiques qui le contenait s'abolissaient le temps d'un battement de cil, d'un soupir. Puis le retour dans la chair survenait inévitablement.
Reconnexion. Mise à jour. Reprise du présent. Poursuite de la vie comme si de rien était.
Puis, à son agréable surprise, il proposa:

« Je vais jeter un coup d’œil à l'intérieur. Tu viens ? » Le jeune sorcier semblait avoir digéré le choc du premier contact.

« Oh volontiers ! » répondit la serdaigle avec entrain, soulagée de ne pas avoir de traumatisme sur la conscience.

La jeune fille attrapa la poignée de porte, faisant tinter la cloche du magasin lorsqu'elle la tira vers elle. Elle adressa un sourire chaleureux au garçon indiquant qu’elle lui cédait le passage. Il parut hésiter un bref instant, semblant regretter l’invitation qu’il venait de formuler, comme si elle lui avait échappée malgré lui, ou qu'il l’avait faite uniquement par politesse espérant essuyer un refus. Puis semblant se détendre, il se décida à franchir le seuil de la devanture. Gabrielle entra sur ses talons.

Un coup d’œil général lancé à l’intérieur du magasin lui fit ressentir l’atmosphère amène qui s’y dégageait, il n’avait pas cet aspect vieillot et poussiéreux désagréable. Un sentiment de réconfort lui parvint comme lorsqu'elle retrouvait quelque chose de familier. L’adolescente commença à déambuler dans le sens inverse du garçon. Elle se dirigea vers une série de robes déposées sur des mannequins de tissu et passa doucement son doigt sur l’emblème vénitien, le lion ailé, brodé sur l’une d’elle. Sur un panneau un peu plus loin étaient présentés des badges datant de l’ancienne coupe du monde, et d’autres à l’effigie d'équipes régionales ou de joueurs locaux aux noms inconnus. En relevant la tête, elle aperçut des petits vifs d’or, bien plus lents que les originaux, voletant autour d’elle. Dans un coin, une petite étagère remplie d’ouvrages sur le sujet qu’elle affectionnait attira son attention. Elle attrapa un livre cartonné destiné aux enfants. Avec ses notions d’italiens, elle pourrait se débrouiller pour le comprendre. Elle déchiffra rapidement l’explication des règles du jeu et du matériel utilisé à l'adresse des plus petits. Elle le reposa et acheva un rapide tour de la boutique. Elle revint près du garçon pour lui demander :

« Trouves-tu des choses intéressantes ? Es-tu supporteur d'une équipe en particulier ? »
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Lïnwe Felagünd
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Re: Voyage en Italie

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 22 Nov - 19:25


La fille accepte, volontiers. Mais qu'as-tu fait ? Mauvaise idée. Cette sorcière est presque trop parfaite. Quelque chose de superficiel. Arts artificiels ? Et elle le laisse passer en ouvrant la porte. Trop de politesse. De courtoisie mal aimée. Elle part à droite. Lui part à gauche. Effet miroir. Qui rassure cet esprit malsain. Naturellement humain. Le garçon se perd rayon après rayon. Cet endroit est aussi formidable que le Chemin de Traverse puisqu'il révèle tant d'exotisme à ses yeux.

Il resta plongé là, les yeux touchants le nouveau balai italien. Il avait un style singulier. Son manche était très fin, à l'image du costard bien soigné. Ses brindilles repliées en arrière comme un brushing au miel. L'air coquet et le teint méditerranéen. Il ne valait sûrement pas l’Éclair de Feu mais il valait la peine d'être regardé. Rien que pour son apparence. Il songeait à racheter un balai. Le sien commençait à ralentir dans les virages. Tous ses mouvements lui faisaient mal. Les brindilles se faisaient rides et le manche trop ivre. L'arthrose et la vieillesse. L'arthrose de la vieillesse morose.

« Trouves-tu des choses intéressantes ? Es-tu supporteur d'une équipe en particulier ? » entendit-il derrière son épaule. Avait-elle le don de faire peur aux gens ? Il eut un sursaut nerveux qu'il changea en mouvement de tête.

« Ce balai est... fascinant. Je suis de Ballycastle. Donc, de par nature, j'aime les Chauves-souris, surtout qu'elles ne sont pas dégeu niveau classement. J'aime bien la solidarité des australiens, la noblesse française et l'agilité des brésiliens. J'ai tout vu ici. » fit-il en rejoignant la sortie. « Et toi ? » ajouta-t-il en affichant un sourire.

Tu vois ? Elle déteint sur toi.
C'est pas si compliqué d'être aimable ?
Tu vois. Mais c'est si difficile d'être sincère.
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Re: Voyage en Italie

Message par : Gabrielle Phoenix, Sam 10 Déc - 14:59


Le garçon releva vivement la tête à son interrogation avant de s’exprimer :

« Ce balai est... fascinant. Je suis de Ballycastle. »

Tiens un irlandais ! Je ne m’en serais pas douté, il n’a ni le phénotype, ni l’accent classique du pays.

« Donc, de par nature, poursuivi-t-il, j'aime les Chauves-souris, surtout qu'elles ne sont pas dégeu niveau classement. J'aime bien la solidarité des australiens, la noblesse française et l'agilité des brésiliens. J'ai tout vu ici. »

La sorcière acquiesça pour signifier qu’elle aussi et lui emboîta le pas jusqu’à la sortie.

« Et toi ? » ajouta-t-il avec un sourire timide.

« Disons que je connais davantage les équipe américaines. Je soutiens en particulier les Assaillants de Stonewall, d’où je viens et les Chardonnerets de Fitchburg qui ne s’en sortent pas mal non plus à l’échelle de leur immense pays. Et tu pratiques ? »

La question pouvait sembler absurde tant les sorciers investissaient ce moyen de transport et ce sport, mais on pouvait toujours en rencontrer un avec le mal de l’air. Après tout, certains moldus avaient bien la phobie de l’avion, alors qu'ils en étaient les inventeurs. Là haut, l’homme a toujours su qu’il n’était pas dans son élément naturel.

« On sort ? suggéra Gabrielle, sinon on risque gêner les autres clients. »

L’un d’entre eux entrait justement, il jeta un regard interrogateur à l’adolescente qui lui sourit, « Grazie » fit-elle en maintenant la porte pour éviter qu’elle ne se referme.

Le café s'était désempli, la rue dépeuplée, un courant d'air imprévu vint faire frissonner la jeune fille malgré la température encore douce. Elle fit part, amusée, d’une réflexion à son benjamin:

« Ne trouves-tu pas que chaque balai a un style tellement particulier qu’on lui devine un caractère? S’ils étaient des êtres humains, ils seraient tous tellement différents. Le balai que nous avons vu à l’intérieur m’évoque vraiment l’homme italien, qui prend très soin de lui, et toi? »


Gabrielle se sentit soudainement embarrassée. Oh quelle pipelette! Pauvre garçon, laisse lui un peu de répit avec tes questions! Peut-être que tu le barbes complètement. Elle se promit désormais de laisser le gamin mener la conversation selon son envie.
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Re: Voyage en Italie

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 11 Déc - 21:08


Un sourire sur le côté. On laisse couler le fruit de l'improvisation. L'impromptu. Le noble discours de la vie. La vie qui parcourt des plaines, des fleuves multicolores de villages amérindiens. Effluves équivoques. Pincements de nez, ouverture d'esprit. Rien n'est pareil en ce monde bouleversé par les sociétés et leurs avancées. Tiens, restons en Amérique. Parlons-en. Gabrielle s'en charge :

« Disons que je connais davantage les équipe américaines. Je soutiens en particulier les Assaillants de Stonewall, d’où je viens et les Chardonnerets de Fitchburg qui ne s’en sortent pas mal non plus à l’échelle de leur immense pays. Et tu pratiques ? »

Puis elle laisse passer un nouveau client qui s'enquillera du dernier modèle de balai, d'une paire de lunettes luisantes ou d'un carnet de voyage au vue de sa tenue vestimentaire incroyable. L'irlandais profite à nouveau du soleil vénitien. C'est qu'il est comme caché par moment. Derrière un masque de nuage. Tout le monde fait la fête à Venise. Absolument tout le monde. C'est une citée noyée dans le vice du plaisir. Des places libertines et une morale de pâtisseries à la crème qui plaisent tant à Lïnwe.

« Effectivement » ajouta-t-il en se retournant vers la sorcière, « je suis dans l'équipe de Gryffondor à Poudlard ». Fier d'être l'un des plus jeunes joueurs de toute l'école. Peut-être allait-il poursuivre sa voix dans une équipe nationale ou internationale. Son avenir était loin d'être très précis. Son objectif quasi nul. Préférant laisser couler cette vie jusqu'où elle l'emmènera. Elle le guidera à travers tempêtes et orages. Elle le protégera sous hiver et pics d'acier. Elle lui soufflera des tortures et des douleurs. Mais jamais, jamais il ne laissera sa raison guider ses pas.

Par pitié, ne recommence pas.
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Pas de et toi. Par pitié.


Un moment d'hésitation plane au-dessus des têtes. L'hésitation permanente qui sèche en hiver et fond en été. Comme un scalpel. Un scalpel de miel. Sa tête en est remplie. « Je... je vais devoir rejoindre mes parents. On se revoit à Poudlard ? » un dernier sourire. Un dernier regard. Attendant l'acquiescement final. Désir assouvit. Il part. Descend la rue pavée avec entrain. Pour retrouver ses proches, bercés par l'illusion du tourisme purulent. Prendre le dernier train et se raccrocher au wagon, tant qu'il en est encore temps.


|Départ de Lïnwe|

_______
Ce fut un plaisir de RP avec toi ! Smile J'ai considéré qu'il était temps qu'il parte en suivant le raisonnement de sa pensée. Si jamais t'as envie de continuer, hésite pas à l'interpeller ou à me MP pour arranger ça.
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