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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Echappée belle
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Emily Lynch
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Re: Echappée belle

Message par : Emily Lynch, Sam 07 Mai 2016, 02:54


HRP : A mon tour d'être super en retard. Excuse-moi pour cette longue attente.

Paumée dans la nuit en fuite, il peut se passer tout un tas de choses, mais Emily n’aurait jamais imaginé qu’elle aurait pu croiser quelqu’un dans une rue paumée qui en plus de ça avait la joie de posséder des pouvoirs magiques ! Merveilleux, elle allait pouvoir se battre, faire mordre la poussière à celui qui avait eu la mauvaise idée de lui tendre un piège, lui balancer quelques sortilèges direct dans sa face ! Seulement, il y avait comme un petit souci puisqu’elle était victime d’un piège et n’avait pas la totale liberté de ses mouvements, il lui fallait d’abord se dégager de cette étreinte avant de pouvoir choper sa baguette et ainsi répliquer gentiment. Mais comme toujours au lieu d’agir directement, la rousse avait envie de causer un peu avec le gus qu’elle avait juste en face d’elle. Bah finalement pourquoi pas, histoire de faire connaissance avant de se taper dessus. Il parait qu’il faut mieux connaitre ses ennemis que ses amis, alors let’s go ! Amusons nous un peu en faisant la causette !

Bon finalement, discuter n’était peut-être pas une bonne idée, surtout pour entendre dire que tout cela était dû à tout un tas de choses complètement random. Si elle avait décidé d’aller se planquer pour transplaner une rue ou deux plus loin, elle n’aurait jamais vu cette personne et serait confortablement installée dans un fauteuil confortable avec une bonne tasse de thé bien chaud à la main tout en lisant un bouquin ! Mais non, il avait fallu que les événements soient en sa défaveur et qu’elle croise cette personne. Bon il faut avouer qu’elle n’aurait pas eu droit non plus au fauteuil confortable, mais sur le principe, la soirée aurait pu être bien meilleure !

Puis voilà que maintenant Emily devait encaisser, encore ! Me*de, pourquoi devaient-ils tous s’en prendre à elle ? Cette période était vraiment à ch*er ! Aller courage, encaisse, essaye même de rigoler, peut-être que le gus va te laisser en paix après ça, constatant que tu ne présentes aucun intérêt. Puis, que pouvait-elle faire de plus, elle avait beau avoir essayé de se dégager de son étreinte qu’elle n’y était pas encore arrivé, il lui fallait juste un peu plus de temps.

- Ça va tu t’amuses bien dit-elle en rigolant ! J’ai vu bien pire que toi, en plus ce que tu fais là c’est un truc de faible… T’en prendre à quelqu’un qui n’a même pas la possibilité de se défendre !
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Malena Kane
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Re: Echappée belle

Message par : Malena Kane, Lun 25 Juil 2016, 04:00


( désolé pour le retard  Crying or Very sad  :mm:)

Y avait bien des rares voitures qui passaient devant la ruelle. Mais elles paraissaient irréelles. Des vaisseaux spatiaux fantômes, masse de métal et de verre, occupés par des zombies, des sourds, des aveugles. Y avait bien des rares voitures qui passaient mais au-delà de la ruelle, de l’échappée belle, les rues étaient mortes. Juste un décor en carton et des projections mécaniques.

Ici, Mal jouait son concert d’hard rock rageant du fond d’un garage. Des coups de points comme des coups de griffes sur la gratte avec des ongles de sorcière affreuse. Des coups de pieds comme l’orage d’un coeur en délire. Mal ne s’arrêtait pas. C’est que la jeune femme faisait si bien résonner les percussions. Elles vibraient de ce son sauvage, du son bitume des grandes villes violentes.

Y avait bien des rares voitures qui passaient devant la ruelle. Mais personne ne s’arrêtait pour écouter. Personne, sauf Nuit. Qui inspirait les ondes violentes et folles s’échappant de la ruelle. Nuit dansait sur le rythme, l’aspirait si intensément que Lune ressemblait à un oeil sorti de moitié de son orbite. Bientôt, l’oeil de Lune ferait « Blop » dégueulasse et irait s’écraser sur le sol dans un « Splash » sourire folie. Comme un vieil oeuf pourri. On ramassera Lune avec un crâne rongé par les verres et on s’en servira comme une lampe entre les mâchoires !

- Ça va tu t’amuses bien! J’ai vu bien pire que toi, en plus ce que tu fais là c’est un truc de faible… T’en prendre à quelqu’un qui n’a même pas la possibilité de se défendre !

Mais c’était ça le bon ! S’en prendre à quelqu’un qui n’ a pas la possibilité de se défendre. Ça s’était jouissif. Un véritable orgasme BON DIEU ! Un orgasme qui pue les égouts et le caniveau très chère ! Ça avait le goût du crachat et de merdre !! Et ça foutait des frissons partout dans le corps. Le corps, le corps. Le corps démantibulé dingue fêlé déréglé psychopathe timbré AHAH.

C’est la libération sublime des désirs interdits ! C’est l’inhumanité qui chante et ouvre les barrières !! Et que ça pue, que ça pue l’envie de torturer, que ça pue pue l’envie de déchirer les âmes endormies et innocentes, que ça pue que ça chlingue le désir anomal, que ça pue que ça PUE la transpiration macadam. Ça pue l’envie de s’amuser de se libérer fou furieux et de détraquer l’ennuie. C’est la Raison qui crève avec tête qui tombe de son socle de rêve. AHAH. C’est la perte de l’humanité, on lui dit Adieu bye bye, CRÈVE.

- On devrait s’amuser plus souvent à tout mettre en danger devant notre folie. Tu ressens pas ces choses à l’intérieur toi ? Cette envie de détruire. De sublime qui crisse et crie. Oh, je suis sûr-e que tu le ressens toi aussi.

Mal stoppa la pluie de coups, et tira très très longuement sur sa cigarette. À en faire saigner crever ses poumons.

- Je m’appelle Malena. T’auras qu’à me retrouver. Et on échangera les rôles.
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Lizzie Bennet
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Re: Echappée belle

Message par : Lizzie Bennet, Dim 28 Aoû 2016, 20:40


Suite de RP- PV Kohane

Evidemment, elle tombe. La base. Je tire, tu comprends pas, tu t’exploses la face. Ou du moins les sens. Le sens ? Y a un truc qui vole dans ton regard, limace, un truc qui dit pourquoi, qui cherche à foutre des liens là où il ne peut y en avoir -jamais. Y a une sorte de peur, même, je crois. Je ne sais plus pourquoi je m’en étais prise à toi. T’étais jeune ? T’étais chez des moldus ? Tu respirais l’innocence ? Peut-être, ouais. J’étais en rage contre le monde. En procès contre les chanceux. L’on m’avait détruite, et il me fallait colorer Londres de tous mon chaos interne. Entrainer tous ceux que je ne connaissais. Tout briser, montrer, qu’il n’y d’avant ni d’après, de pourquoi de comment.

Elle était là, à terre, qui me regardait, comme si j’étais folle. Un instant, je me demandais si je l’étais. Pis je riais. Elle avait presque du pouvoir sur moi. Ridicule gamine. Elle s’insurgeait, la petiote. Jambes flageolantes. Tant de faiblesse qu’elle expirait. Tout ce que je n’aurais jamais voulu être. Hein ? La joie était la voie de la petitesse. Il fallait supprimer toute innocence pour s’élever. Oublier les douleurs et les sentiments, s’élever au delà des normes des émotions humaines. Elle poussa le ridicule. Voix trop suppliante, voix trop détruite, y a vraiment des gens qui savent pas mettre les formes.

Elle voulait pas qu’on fasse ça devant des moldus, pas dans Londres, pas... Elle me donnait des ordres ? Et pour quoi au juste ? Etait-elle en position d’en donner ? Non m*rde ! J’avais déjà assez de patrons comme ça. Trop c’était trop. Mon rire s’attendrit un instant. Comme un sourire. J’avais l’oeil luciole, la voix berceuse, un ton si sirupeux que je peinais à le reconnaitre.
- Tout ce que tu voudras, mon enfant.
Mon jouet.

Je posais ma main sur son bras. Sans pression. Presque apaisante. Maternelle.
Nous transplanâmes. Pas bien loin, en vérité. Mais si ça lui permettait de rêver, ça me permettait de la détruire. Plus elle y croyait, plus elle chuterait de haut. Plus ses éclats seraient délectables à embraser. Rue sombre, un peu plus loin. Autre ambiance, autre univers. Elle pouvait tout imaginer.

Je plongeais un instant dans ses yeux. Le temps d’y lire ses espoirs. C’était important d’en sais toutes les nuances. Toutes les errances.
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Kohane Werner
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Re: Echappée belle

Message par : Kohane Werner, Lun 12 Sep 2016, 18:30


Le plus effrayant dans la violence, ce n'est pas elle à l'état pur. A l'état brut.
Le plus effrayant, ce sont les masques doucereux qu'elle peut prendre. Ces sourires, ces voix suaves. Les gestes doux. Douceur amère.
On sait qu'on ne doit pas s'y tromper et pourtant... et pourtant on se surprend à essayer... d'espérer. Un peu.
Le genre humain est étrange. Rationnellement, on pourrait croire qu'un Homme ne pourrait faire de mal à un être de son espèce sans raison valable. Juste pour le plaisir. Sauf que l'Homme n'est pas rationnel. Et que sa violence... elle ne fait pas toujours sens. Pas directement, en tout cas. Parfois elle trouve ses racines dans un passé si lointain qu'on l'a oublié. Elle est juste là. Et l'Homme se contente de s'attaquer à d'autres. Comme ça.

- Tout ce que tu voudras, mon enfant.
Cette voix... comme une caresse qui veut panser des plaies, sécher des larmes, câliner, materner.
Cette voix... comme une douce aile qui vient nous envelopper, rassurante, réconfortante.
Pourtant, derrière, il y a les poignards. Qui font mal, qui feront mal.
Malgré tout, sur le coup, la voix est si voluptueuse... si... tendre...
On se perdrait à l'intérieur. On s'y laisserait couler. Comme dans l'eau chaude d'un bain. Plein de vapeur.

Avant même que je ne réalise ce qu'elle fait, elle me saisit par le bras et on transplanne.
Où sommes-nous ?
C'est différent.
C'est désert.
C'est vide.

Souffle court. Poumons qui cherchent l'air mais ont l'impression de n'en jamais attraper.
Souffle court.
Coeur qui bat... tant qu'il peut encore battre.
Et je regrette la foule que j'évitais, une heure auparavant.
Une foule, certes étouffante, mais protectrice. Ici, il n'y a personne. Pas de témoin. Pas de justice. Pas de soutien.
Rien.
Néant.
Deux mots qui sonnent durs à mes oreilles tandis que mon esprit s'affole. Je croyais pouvoir retarder la sentence, l'annuler. Peine perdue. En un instant je comprends... je crois comprendre...
Il y a eu l'espoir. Qu'elle partirait.
L'espoir. Qu'elle comprendrait. Me laisserait tranquille.
Mais elle est toujours là. Proche. Si proche. Trop proche.
Sa présence est écrasante, menaçante. Terriblement angoissante.
Elle est là, il n'y a qu'elle. Parce que c'est désert. Lieu idéal de tous les crimes.

Mille et une images se bousculent dans ma tête, mille et un mot arrivent, affluent. Tous les pires châtiments, les pires tortures prennent forme. Peu à peu.
Panique.
La respiration se faire encore plus saccadée.
Il pourrait m'arriver... tout et n'importe quoi.
Qui saurait ?
Qui verrait ?
Personne.
Parce qu'il n'y a personne, aucun oeil témoin qui rapporterait... Peut être qu'on retrouvera là mon corps étendu, mon corps mort, mon corps blessé.
Tout peut arriver. Tout peut se passer.
C'est elle qui sait. Elle qui commande. Et puis...

Non me crie une voix.
Ce n'est pas elle qui commande ! Ce n'est pas elle qui sait... Tu n'es pas son pantin !
Trop longtemps, pendant de trop longues minutes j'ai été le pantin d'une autre, d'une ombre, un visage sans nom et sans trait. Pendant de trop longues minutes j'ai été soumise à son bon vouloir, à sa bonne volonté. Son poing, ses paroles décousues, dépourvues de sens.
Je sais ce que ça fait, se sentir impuissant.
Faible.
Sans rien. Vide. Comme ce lieu.

Je sais.
Et je n'veux plus.

J'veux juste pleurer.
Ca n'y fera rien.
Sois forte !
Sois courageuse !
Il n'y a que comme ça que tu t'en sortiras.

Je fais un pas en arrière. Mettre un peu plus de distance entre elle et moi. Couper les fils qu'elle commence à tisser.
Je ne t'appartiens pas. Je ne t'appartiendrai jamais !
Je n'veux plus.
Je suis mon propre maître.

Je suis feu.
Comme je me suis rêvée. Flamme embrasant des forêts, des montagnes.
Lueur dans le noir.
Lumière tremblotante au début mais qui se nourrit de tout ce qu'elle trouve. Et grandit. Et grossit. Et prend de l'ampleur.
Feu.

Ne pas avoir peur. Ravaler ses sanglots, ses cris. Arrêter de trembler.
Ca n'sert à rien.
Il me faut du courage. Beaucoup de courage. Pour réussir à planter mes yeux dans les siens, pupille dans pupille, me noyer dans son regard de glace, retenir ma respiration, plonger. Au plus profond. Du Noir. Combattre par l'intérieur. Rentrer pour mieux détruire. Et en ressortir indemne.
Ne pas avoir peur. Ne pas montrer qu'on a peur.

Voix que j'essaie d'avoir assurée. Contrôler ses tremblements.
Le poing qui se crispe sur le manche de la baguette.
Prête à me défendre.
Parce qu'aujourd'hui, j'en ai marre. De prendre des coups. Plus d'histoire de culpabilité, responsabilité. Elle me veut du mal. Vraiment.
Une rue sombre. Une rue déserte. Et quoi d'autre encore ?
Vaguement, je sens cette petite flamme en moi. Minuscule. Infime. Insignifiante.
Il faut que je parvienne à souffler dessus. L'animer. La réanimer.
Avant qu'il ne soit trop tard.
Avant que la peur ne prenne le dessus. Qu'elle ne me paralyse.

-Qu'est-ce que tu veux ?

Il n'y a plus ce ton suppliant. Même si j'ai peur. Même si je tremble. Intérieurement.
Frissons d'horreur.
Vent froid.
Il faut. Que je vive.
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Lizzie Bennet
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Re: Echappée belle

Message par : Lizzie Bennet, Ven 07 Oct 2016, 03:33


sorry.i.am.late

Ce soir, j’ai froid. J’ai froid de vivre, dans cette âme déjà glacée, dans ce corps déjà gelé ; cadavre, je gigote entre les vivants, je manigance, j’erre, mais mon souffle morbide ne cesse de m’entacher les lèvres. Alors il faut s’éprendre de leurs habitudes, de ces vivants. De ces aimants.
Je lui vole
tout.

Dans son regard craintif mais crédule, je vole un crachat de chaleur, que je lui insuffle encore d’une pression sur l’épaule ; non, pas une pression, pire, une caresse, une tendresse. Et ça fonctionne. Là est sans doute le plus triste. Mon enveloppe corporelle dissimule l’état d’avancement de mon pourrissement, et n’y ayant accès, elle me croit. Elle darde son regard, son espoir, droit sur moi. Pour dire le vrai, c’est douloureux. Rien n’est pire que l’espoir d’autrui. Ça vous renvoie à votre vide intérieur.

Enfin, vide n’est le mot. Il y a Finrod, maintenant. Il y a un fil. Mais les hasards tendent à les couper tous, les uns après les autres. D’abord, ils aiguisent leurs couteaux contre ma chair entaillée ; ensuite, ils laissent tomber toutes mes attaches, les déchirent dans un silence poussiéreux.
Ça ne fait pas de grands
flchss

comme une soupe froide, non.

Ça tombe, juste.
Poc?
Poc ?
Non. Pas même comme une pluie martelant les graviers. Juste un cheveu qui glisserait contre la lame de la vie, et s’y éventrerait sur l’ensemble de sa longueur. Tu ne feras long feu, Finrod, s’ils disent vrai. Si on est liés. Non, ce n’est qu’une vague supercherie. Tout est vide, tout est promis au vide. C’était la destinée que murmurait en boucle Sunil.

Sunil, ce n’est pas moi, vous savez. Ce n’est pas moi, ses actions ne sont mes responsabilités. Nos souvenirs sont distincts. C’est lui, c’est lui qui était en prison. Lui qui était agressé. Lui qui était endetté auprès de Madverier. Pas moi.
Il m’avait donné ma liberté. Il m’avait donné
une vie de nuage, merci une vie de fumée,
tu m'as apprisqui toujours voguait,
à vide, à flou, à peur là qui t'étouffetouffetouffetouffe libre.
Alors pourquoi ça faisait si mal ? Pourquoi ça sonnait si faux ? Des chiens enragés se battaient pour mon attention, ou des souvenirs de chiens, ou des loups, ou Evan, qu’en sais-je ? La temporalité était morte. Il n’était d’âge, de limite, tout était uniforme. Les chiens n’étaient d’accord. Je ne savais trop qui ils représentaient, mais ils hurlaient, tous plus fort que les autres. Ils voulaient que j’aille chercher la balle sous le canapé, mais je ne voyais pas le canapé. J’étais trop drapée dans mes illusions. Peut-être même étais-je assise dessus ?

Je ne savais plus. Je ne voyais plus. J’devrais d’ailleurs pas rigoler là dessus, car en soit, mon oeil éborgné était puissamment inutile dans la surveillance de la gosse. Ou alors était-ce ce qui la tenait dans la crainte. Oh, peut-être. Peut-être que cette marque qu’avait tissé la Mort savait lui inspirer plus de peur que mon esprit tortueux. La tenir en respect. Qui sait ? J’en sentais la peur, dans toutes ses nuances, et c’était grisant. Pour un peu, je lui aurais collé le museau juste en face des lèvres, pour prendre des
grosses goulées d’air.
Me nourrir de ses jouissives expirations de peur.

Je n’ai le temps de le faire que déjà, une nuance l’embrase. Quelque chose. J’arrive pas à mettre le doigt dessus. Ça me dépasse. Ça me plait. L’espoir; l’empowerment. Du défi. Une résistance, à mieux briser. Oui, ça, ça m’excitait. Elle recule, dardant son regard sur moi, et je le soutiens, me délectant des nuances chaleureuses que le courage crachote en sa gorge.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Partager mes vides ? Projeter mes douleurs ? oooooooo Me défoncer au rire ? Informulé, le #Infourno file. Vivre ? Détruire ? Quelle différence, en vérité... Tout est si péniblement imbriqué.
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Kohane Werner
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Re: Echappée belle

Message par : Kohane Werner, Sam 05 Nov 2016, 23:04





Arg, du retard moi aussi, sorry !


Boum

boum

boum

boum

BOUM.



C'est le coeur. Qui se veut solide. Mais panique.
Tout part en vrille, là-dedans.
Ca s'affole. Et pourquoi ? L'angoisse, la peur. Revivre. Ca.
Encore.
Non.
Pas envie.
Et pourtant, plus aucun moyen de partir. S'échapper. Dire fuck à son destin. A ce destin.
Sortir du Noir, rejoindre la Lumière.
C'est bloqué. Tout est bloqué. Toutes les issues.
Tandis que le monstre est là. Doux. Caressant. Souriant, presque.
Le monstre aux crocs dissimulés.
A la cruauté bien cachée.
Une affection feinte. Qui n'est que sang et violence.

Ca jette un vent glacial dans les os.
Dans l'âme. La raison qui déraisonne. La raison qui ne sait plus où se placer. Que penser.
Faut l'abandonner, la pensée.
Faut la laisser filer,
s'effilocher au rythme de la peur,
remonter le fleuve de l'angoisse,
se perdre dans les forêts de terreur,
ne plus retrouver son chemin, le chemin de la tête,
la laisser couler vers l'inconnu, vers l'infini,
la bannir un instant, quand le monstre est là, en face, prêt à mordre,
refuser la pensée trop moralisatrice,
la pensée trop belle,
trop pleine de valeurs et de sentiments,
faut l'expédier dans une dimension parallèle, là où elle ne nous gênera pas,
là où la peur fera un obstacle insurmontable, pour qu'elle ne vienne plus guider notre corps ;



Car le corps doit réagir tout seul,
croire en lui et en ses réflexes,
croire qu'il peut le faire,
il peut se défendre,
se défendre tout seul ;



Il n'a pas besoin de la pensée pour ça,
la pensée évacuée, éloignée,
pour mieux s'en sortir ;



Agir comme un automate,
et bondir, et surgir,
et brandir
la baguette
pour rester

EN VIE.



Alors je laisse couler, cette pensée infinie.
Cette pensée qui a toujours le goût amère de la bagarre nocturne. Bagarre pendant laquelle j'ai frappé une fille, j'ai aimé la frapper, j'ai aimé sentir sa chair sous mon poing, son sang peut-être... je ne sais pas trop son état ; il faisait nuit.
Mais ce soir où je me suis perdue.
Entre alcool et rage du monde.
Ma pensée est encore trop pleine de ces remords.
Trop pleine de ce non !

Tu es gentille.
Tu n'es pas un monstre.
Tu n'es pas comme
eux.
Tu n'aimes pas la violence.
Tu dois t'en sortir sans blesser.
Ce sont tes valeurs.
Rire, sourire à la vie. Pas à la mort. Pas au sang.


Tais-toi !

La laisser couler, cette parole moralisatrice qui m'empêche toute action,
la laisser filer,
qu'elle relâche son étreinte sur mon corps,
qu'elle le libère,
allez, va-t-en, coule donc
et laisse-moi survivre.

Car oui, je veux rire, sourire à la vie.
Mais c'est la vie qui refuse de me sourire.
Alors je fais comme je peux. Et avant tout, je zigzague face à la Mort.
Je ne veux pas qu'elle me prenne, qu'elle me fauche.
Pour ça, je suis prête à tout.
Même à frapper. Pour défendre chèrement ma peau.
Même à blesser. Même à...



De toutes façons, y'a plus de question à se poser.
J'ai même pas entendu ce qu'elle a dit, les mots murmurés, susurrés, pleins de promesses sombres, de promesses glaciales. Ces mots venant d'une morte, d'un cadavre encore sur pied.
Je sens juste l'impact.
Du sortilège.

J'ai rien vu venir.
Rien entendu, rien pressenti.
Seulement le sort.
Qui fait mouche et mal.
Seulement le sort.
Qui atteint de plein fouet. Qui blesse.
J'sais même pas c'que c'est.
Ca brûle.
Ca brûle.
Ca fait mal.
Une douleur qui pourrait presque arracher les larmes et les cris.

Presque.



Parce que ça brûle.
Et que c'est le feu. Qui déforme le visage.
Gonfle, gonfle.
Se contorsionne en une grimace de douleur.
Mais c'est du feu. Intérieur.
Une flamme qui contrebalance la glace du cadavre, cadavre de monstre en face.
Ca fait mal et ça attise la rage.
Ca souffle sur les braise latentes.
Celles qui sont là depuis un moment déjà. Celle qui ne sont qu'un petit tas rougeoyant.

Souffle, souffle dessus.
Allez, fais monter la fumée. Vois le rouge s'intensifier.
Mets du bois.
Brindilles.
Vois le feu prendre, doucement.
Les braises qui grandissent.
Bébés, insignifiantes à l'origine.
Elles deviennent belles.
Elles deviennent chaudes.
Tandis que le sort lui aussi, brûle.
Brûle la peau.
Ou dévore l'âme. L'intérieur de ce corps, de cette coquille déjà trop abîmée par la vie.

Je ne veux pas que ma carcasse subisse de nouveaux dommages.
Je veux en prendre soin.
Je ne veux que ce feu en moi. Rien d'autre.
Alors je suis décidée.
A réagir.
Pour vivre.



Une rage contre le monstre doucereux d'en face. Contre son froid, sa glace.
Une rage contre le monde autour. Contre son indifférence, son impuissance.
Une rage contre ceux qui baissent les bras, la tête, les yeux. Ceux qui abandonne trop facilement.
Laissent tout tomber.
Rage contre tout.
Qui m'anime tandis que ma main se referme brutalement sur ma baguette.
La dégainer.
Et se laisser porter.

Par la sourde colère

#Repulso

Balancer le sort. Plein de haine. Plein de cette haine contre tout. Contre soi, avant  toute chose. Contre sa personne, restée faible et impuissante si longtemps.
Je ne regarde même pas si mon sort a fait mouche.
S'il a marché.
S'il l'a atteinte.
Elle.
Cette mère monstrueuse. Cette tendresse démoniaque.

#Bombarda

Le mur explose.
Il tombe, il s'écroule.
C'est tout mon univers, qui s'écroule avec.
Les remparts construits. Contre les autres. Contre l'extérieur.
Contre leur violence, leur haine.
Les entraînements et les belles paroles de résistance... que du vent... espérer qu'on n'aura jamais à user de ce qu'on apprend en duel... qu'on n'aura jamais à se battre.
Que du vent. Jusqu'à maintenant.
Parce que les barrière se sont écroulées.
Et leur haine, leur violence, leur folie...
tout m'a
contaminée.



Edit 5.12 : Liz arrive !
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Lizzie Bennet
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Re: Echappée belle

Message par : Lizzie Bennet, Mar 27 Déc 2016, 14:02


(post tout nul parce que sinon on nous vole le topic)
(et que je veux pas qu’on nous le vole car j’aime bien beaucoup écrire avec toi)


Je me noie dans le regard de ma souris nocturne. Elle a quelque chose... Quelque chose de différent. Une intensité réelle. Perméable. Palpable. Je sens en elle une forme de dualité. Oui, elle a des fragilités, nettes et qu’elle met presque en avant. Mais sommeille en elle quelque chose de grand. Je le sens. Quand elle retient ses cris. Quand elle retient ses pleurs. Quand elle retient ses douleurs, ne les résumant qu’à un maigre grimacement. Je me perds dans sa force. Je ne l’avais vue venir, celle là -mais elle dépasse de quelques galaxies ce que son apparence suggère. Elle est de ces gens plus grands que la vie.

Eis und Feuer bringt den Sieg

Je crois que je suis un peu étourdie par la rage de vivre qui brûle en elle. Ce n’est pas la rage du survivant, non, car les survivants ont plus la culpabilité que la rage. Où a-t-elle puisé cette énergie ? Qu’en fera-t-elle ? Oh si elle savait... Si elle savait vers qui se tourner, ce qu’elle pourrait devenir. Elle terrasserait les géants, même les meilleurs. Peut-être même mon cousin. Tempête, tempête, lève toi. Fais moi trembler. Couvre mon échine d’effroi. Je veux admirer cette pulsion de vie que tu berces en ton sein. Présente la moi. Je n’en ai pas vue de pareille depuis bien longtemps. Oh, je les connais, ces âmes éprises des pulsions de mort, des pulsions d’amour-luxure, mais cette âme là me déroute. Me trouble. Fait chavirer mes précautions.

Ses sorts atteignent leur cible sans que je les anticipe. Corps séparés, mur démembré. Voilà qu’un de ses os de pierre me heurte à l’épaule, rouvrant la cicatrice offerte par 13. Je ris. Oh, dans sa pulsion de vie, la belle a le goût de la destruction. Pour un peu, j’pourrais tomber amoureuse. Un #Numen Arma changea ma baguette en lance-pierre, et voilà que pour la célébrer, je m’adonnais à des jeux moldus. Ce qui était sympa, c’est qu’ici, les pierres ne manquaient pas. Leur pluie ricochait contre les pavés, et je l’envoyais rebondir sur les vitres avoisinantes, tutoyer les étoiles pour les plus gourmandes... S’ouvrait un terrain de jeu inestimé, qu’avec elle je voulais expérimenter.

< dis moi ma mie tu te souviens
< quand on s’allongeait sous le soleil de minuit
< se prélassait de caresses et promesses
< où l’on croyait pouvoir s’apprivoiser
< dis moi ma mie tu te souviens
< qui tu étais qui j’étais
< nos feux d’artifice
< de mots et de verre
< tourmentaient d’étincelles
< la tranquillité céleste
< tu as changé de visage
< j’ai tourné ma veste
< oublié qui j’étais
< avant l’envol de fumée
< avant la dissolution
< sous la chaise et le couteau
< et le gaz qui me léchait
< mais toi tu sais
< j’ai pas oublié qui t’étais
< j’ai pas oublié qui t’étais
< j’ai pas oublié qui t’étais
< j’ai pas oublié qui t’étais

ton âme vibrait >
à une fréquence similaire >
nos bals d’onde se répondaient >
et tu sais >
elle je sais pas qui elle est >
elle est pas comme toi pas comme moi >
elle a ce je ne sais quoi que je comprends pas >
mais elle me rappelle toi >
car elle porte en sa force la promesse >
de laisser sur mon âme une longue impression >
une trace que les vagues n’effacent >

elle m’a échappé
belle -
et en même temps plus que belle -
ce qui la caractérise n’est ses traits externes -
mais la force qui rugit dans son coeur étranger -
son coeur qui parle une langue inconnue -
il va trop vite pour moi
tout gonflé qu’il est de son adrénaline
alors rendant à ma baguette sa forme d’origine
je lui assène un #Cordisistero

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Kohane Werner
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Echappée belle

Message par : Kohane Werner, Hier à 18:50





Deux mouvements qui se confondent.
L'un qui repousse -loin.
L'autre qui fait s'effondrer -tombent, tombent au sol les pierres.
Des centaines de barrières paraissent s'écrouler en même temps. Les yeux fascinés qui regardent la pluie dangereuse.
Ces centaines de barrières, ce sont les miennes.
Celles qui, longtemps, ont retenu les instincts et la violence. L'animalité et la démence.
Ces barrières érigées en société, par la société, pour la société.
Ces murs qu'on nous impose. Parce qu'il faut apprendre à vivre avec les autres. Refouler ses démons pour sourire aux autres.
Alors que les pierres glissent lourdement au sol, c'est toute cette tour qui contient la folie qui s'écroule.
Et le délicieux mouvement de destruction
Est fascinant
Alléchant
Excitant.

Je continue de sentir mon coeur battre à toute vitesse.
Mais ce n'est plus la même raison. Pour la même raison.
Il bat
Parce que c'est beau. Une ruine. Qui frappe. Et blesse.
Parce que savoir qu'on peut tout réduire à néant est juste terriblement tentant.
Savoir qu'on peut jaillir, nous aussi.
Frapper
Frapper
Encore frapper.
Savoir qu'on en est capable.
Souffler sur la flamme, sourire à la douleur
Se sentir

simplement

vivre.



Alors c'est ça
Affrontons-nous.
C'est ça.
Défie-moi.
Attaque-moi.
Détruis donc cette ruelle déserte.
Embrase donc le ciel de ta violence.
Je resterai là, à regarder, fascinée.
Je resterai là, à sentir enfin, mon âme
Vibrer
et
Vivre.
De cette adrénaline furieuse.
Sans remord, sans regret. Sans crise du culpabilité.
Seulement cette force qui crie sa rage. Qui ne demande qu'à sortir. Qu'à exploser. Pour tout brûler.
Tu veux voir ça ?
Tu veux ?
Alors reste encore un peu.
Les pierres continueront de s'écrouler. Jusqu'à mettre mon âme à nue. Jusqu'à dévoiler les nombreux démons qui se terrent à l'intérieur. Jusqu'à parvenir à les libérer.
Ils vont nous bouffer.
Qu'importe.
Je suis sûre que t'as envie de voir, toi.
De voir ça.
Sont voraces, fais gaffe.
Sont voraces mais tellement palpitants.
Alors, laisse-les donc exploser.

Et pour l'heure, au lieu que ce soit eux qui explosent,
Ce sont les vitres, ce sont les nuages, ce sont les étoiles, ce sont les galaxies
Qui se brisent sous ses pierres
Envoyées aller ricocher partout et nulle part
A l'aide d'une baguette désormais fronde. Ou plutôt lance-pierre.
Ces bouts de mur, ces bouts de barrières qui s'envolent et détruisent.
Une vitre explose en un tintement près de moi. Instinctivement, je fais un pas de côté pour échapper au plus gros morceaux. Mais quelques uns, portés par une force invisible éraflent la peau. La chair s'ouvre doucement et le sang en sort. Une douleur subite, soudaine.
Qui arrache un sourire
Dément.
C'est presque bon
De sentir le corps brutalisé.
C'est presque bon
De voir tout s'écrouler autour de soi.
Brisé par l'autre
Détruit par l'autre.



Encore un pas pour essayer de se mettre hors d'atteinte des autres bouts de verre.
Et la regarder faire valser ses pierres.
Le ballet est incroyablement violent. Et irrémédiablement attirant.
Le sourire étrange que je ne me connaissais pas toujours figé aux lèvres.
Un regard perdu -qui suit seulement l'étincelant verre voltiger dans les airs.

Mais
Le spectacle ne dure pas.
Assez de la destruction du matériel !
C'est la destruction des êtres qu'elle veut.
Que je veux.
Qu'on veut.
Dans cette folie qui va nous embarquer. Elle. Moi. Ensemble. Adversaires et ennemies. Mais portées sur cette même vague cruelle.
La baguette reprend sa forme d'origine et, avant même que je ne puisse réaliser, le sort m'atteint de plein fouet.

Cette fois, c'est moi qui vais me briser.
Comme les vitre.
Moi. Ou les ruines de ce mur qui entourait mon âme.
La magie qui frappe
Et le corps paraît se transformer de l'intérieur.
Pas de feu.
Pas de glace.

Seulement cette brûlure non provoquée par la flamme
mais pas le souffle manquant.
Comme coup de poing au ventre
qui perdure.
On sent les organes à l'intérieur qui se débattent face à l'inévitable ralentissement.
Tout prend soudainement une autre dimension.
Le temps n'est plus -tout s'agite à un rythme particulier.
Même les battements de coeur s'espacent. Leur galop dans les tempes se font plus long. Il y a plus à attendre entre chacun d'eux.

Boum

boum

boum


boum



boum




boum



La réalité bascule.
Et tout
parait
si
lent

le tempo n'est
plus
le même

même l'air
entrant
paraît
arriver
à une cadence
bien trop
lente
pour
satisfaire
les
poumons.

J'sais même pas ce qu'elle a lancé.
J'sais même pas comment m'en défaire.
Et je ne peux même plus parler
Juste le corps qui tombe à nouveau entre gravats et bouts de verres.
Le corps trop faible pour supporter une telle inaction -ou presque- des organes vitaux.

La main moite
Le poing se referme
Se crispe
Sur la baguette -bouée de sauvetage bien illusoire.
Si mes pensées ne parvenaient pas encore à galoper derrière mon front, je pourrais presque me croire morte.
Ce foutu coeur qui semble ne tenir plus qu'à un fil.
Peut-on vivre sans coeur ?
Mes démons pourraient-ils le remplacer ? Pomper le sang pour lui, irriguer le corps pour lui.

Mon ombres
S'agitent
Dans leur gouffre.
Leurs doigts crochus -elles ne s'avouent pas vaincues !
Cette enveloppe corporelle pourrait clamser, elles non.
Elles seront toujours là
et aujourd'hui
elles veulent sortir. En force.

Ca fait trop mal
Ce corps qui se plient
Ce corps presque à terre
Trop près, trop proche du sol
Pour quelqu'un qui veut se tenir droite et digne face à la tempête.
Ca fait mal, ces poumons qui crient
Et ce coeur qui ralentit.
Ca fait mal
Ce tempo qui décélère, cette presque mort.
Ca fait mal.

Ca fait mal.
Seulement au corps.
Parce que l'esprit est parti, déjà.
Il s'est fait bouffer par les monstres et survivra à la douleur corporelle. Parce qu'il s'en est détaché.
Alors, derrière le voile tremblotant qui commence à envelopper le regard
Encore un sourire point.
Plus large que le précédent.
Plus sanguinolent.
Plus chaotique.
Plus destructeur.



Sourire bâti sur des ruines.
Peut-être que je rirais, si je le pouvais.
De ce rire qu'on balance quand on ne réalise, qu'on ne croit pas
A la venue de la Mort.
Oui. Peut-être que je rirais.
Mais je ne peux pas. Je n'ai pas assez de souffle pour cela.
Cela ce sourire. Qui promet une chose.
Je chute. Tu chutes avec moi.
Nous allons abîmer nos corps et nos âmes ensemble.
Nous tomberons en nous arrachant la chair l'une l'autre.
Le sang mêlé
La rage entrelacée
La folie unifiée.

Incapable de me relever, le corps toujours plié sur lui -stupide corps trop faible pour l'esprit !
je parviens tout de même à pointer ma baguette.
Peux pas parler.
Alors c'est un informulé #wingardium leviosa qui soulève les quelques petits débris de verres scintillants se trouvant face à moi.
Ce verre brisé
Ces tranchants affutés.
Envoyés valsés d'un #repulso
Voilà les ruines de vitres, ruines de matériel qui cherchent la destruction du corps.
Propulsés vers l'autre
Comme elle a propulsé les pierres.

Viens.
On va mélanger nos sangs
Et nos bêtes
Dans cette ruelle pleine d'une haine injustifiée.

Chute-donc à mes côtés
Et apprends à regarder mes démons dans les yeux.
Ils crèvent d'envie de te voir, eux.

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Re: Echappée belle

Message par : Contenu sponsorisé, Aujourd'hui à 11:48


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