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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Les villages
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Aux alentours de Godric's Hollow
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Mary Drake
Serdaigle
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Mary Drake, Mar 26 Juin - 21:16


RP LIBRE (tant que cohérent avec ceux qui s'y rendent) + les personnes invitées
Vous avez jusqu'au 18 juillet pour poster avant qu'on passe à la suite.
Il se passe avant la rupture de Rachel et Kohane
Voilà voilà ♥


J'ai l'impression que ce jour sonne comme le dernier de toute une vie. D'un côté il y avait eu le sourire, les silences, les légumes et ces moments éphémères d’absence. Les bulles, les voiles, jolis mots et discussions avec des prunes dirigeables. Il y avait eu cette amie, cette presque sœur toujours prête pour aider. Un rayon de soleil encore plus joli que sun qui avait tout pour elle et tout pour être superbe. De l'autre c'était une rencontre, un tout un peu trop vite, des baisers et des caresses, des regrets et un coeur brisé. Un manque toujours présent pour une place toujours pas remplie. Il a laissé un vide et cet autre côté aura ce goût à jamais de quelque chose qui n'est pas terminé.

Il y a ces yeux bouffis
ce coeur un miette
cette culpabilité rongée
Ils
sont
- décédés
Et j'ai su
et j'ai attendu
et c'est ma faute
et
je m'en
veux
terriblement

Comme une pince à linge qui enserre le coeur depuis des heures et des heures sans que je ne puisse l'enlever. Je dois garder cette réalité qui garde une saveur de cachotterie je ne suis pas arrivée à temps peut-être 5 comme 10 minutes tout ne tiens parfois qu'à un et un seul fil. On joue avec nous les faux funambules avant de nous rendre compte que, débiles, à force de jouer ça s'use et se brise. Je me sens idiote, je me sens sotte, je me sens vidée et je sais qu'ils ne reviendront pas. J'en ai le coeur encore un peu plus cassé.
Deux
pinces
pour deux
moitiés
fissurés
machouillées
par les mites
oui
elles aussi sont - dans le corps.

Je ne savais pas comment faire, comment m'y prendre, comment rendre le monde plus beau et rendre l'hommage plus fort. J'ai acheté des fleurs, j'en ai disposées un peu partout autour des vêtements retrouvés tâchés de sang que je n'ai pas eu la foi d'enlever. Ils reposent tous deux dans des cercueils de bois. C'est un enterrement d'amateur, un enterrement d'horreur, mais j'y ai mis le peu de ce qui me restait de volonté pour essayer que ce soit comme ils l'auraient souhaités. Pas de couleurs sombre, des barbe-à-papa à manger, j'ai évité toute ressemblance à du thé et des crêpes épaisses histoire de ne pas déchanter. Quelques légumes ici et là. Simplement parce que Kohane aime ça. Et puis j'ai laissé le choix aux autres d'apporter quelque chose qui pourraient les enchanter.

Alors je
j'arrête de respirer
et je ferme les yeux
en laissant les secondes déferler
Alors je
je cesse d'exister
pour laisser les souvenirs
s'emballer
Je ne suis qu'une plume
un décor parmi d'autre
je me fonds dans la masse
pour - disparaître
et mes mains sont comme
collées à mes yeux
pour cacher les larmes
qui voudraient me trahir

J'ai une robe noire
des cheveux attachés
serrés comme des fils-sardines
entassés
Et le ciel
n'a jamais été aussi clair
qu'en l'instant de cette heure funeste

Je crois que je lui en veux terriblement
de sembler heureux alors que le reste de mon monde
s'écroule lentement
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Ellana Lyan
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Ellana Lyan, Mar 26 Juin - 21:54


L.A. Mary

CRAC

un bruit de transplanage
ou de cœur brisé


Voilà, je crie
voilà, je pleure
dans les cieux son visage se découpe une dernière fois
les perles coulent et le cœur tangue
j'entends sa voix, le bruit de ses pas
c'est comme une dernière fois qu'on me laisse, c'est comme imaginer son souffle dans mon cou, ses lèvres sur les miennes, son parfum contre le bout de mes doigts
tomber à genoux
le masque fissuré
les idéaux brisés

j'ai envie de demander pourquoi, de te rejoindre, toi. L'amour est éphémère mais les blessure qu'il laisse sont éternelles. Non. Je n'étais pas prête. Non. J'ai encore besoin de toi, besoin de tes bras. Ne me laisse pas. Les sanglots m'empêchent de résonner, je me sens défaillir. Kohane. J'ai froids. Sans toi, je n'y arriverais pas.
Le jour n'a plus de moral, le sol se mêle au plafond, je ne sais plus si je marche, si je cours, si je tombe, si je respire, si j'existe encore
suis-je réellement là ?
à cet enterrement imprévu
la fin de mon aimée.

Je ne veux y croire, je ne peux y croire.
Seul le chagrin continue d'animer mes sens
c'est la douleur qui prend à la gorge, serre le ventre et casse, oui, déchire tout ce qu'il reste encore
je suis prise dans le tourment d'une réalité qu'il faudrait cacher aux enfants
le monde a une nostalgie de souffrance amenant à la déviance

je ne peux plus respirer
je ne peux plus exister
attache brisée
Kohane
dis moi que c'est faux
Kohane
dis moi que tu vas te réveiller
ouvrir tes beaux yeux et m'enlacer

je ne comprends pas
tant d'émotions qui se mélangent
cette haine empreinte de chagrin
non
je
je n'y arriverais pas
alors que sans cesse
le cœur répète : pourquoi ?
pourquoi ?!
POURQUOI ?!

En moi le feux semble avoir prit toute la place, c'est une flambée de larme, un bouquet final. Vais-je exploser ? Trépasser sans avoir pu poser sur ton front un dernier baiser ? Je n'ai plus les mots, tu m'en demandes trop. Et je suis colère. Contre le monde entier. Contre toi qui subitement décide de m'abandonner. J'ai mal. Tu entends ? J'ai mal…
Et que puis-je faire ? Mes yeux se posent sur mes doigts blancs.
Je ne suis encore qu'une enfant.
Juste une enfant...

Une gosse dans sa robe noire comme un spectre, comme une morte vivante, les yeux rouges et cernés, les cicatrices qui n'ont pas eu le temps d'être camouflées, les cheveux en bataille qu'elle seule aurait pu trouver beau dans un temps passé.
Tu m'as offert tant d'amour Kohane, pourquoi tout me reprendre maintenant ? Je chercherais, je te le promets, le nom de ton assassin, je le détruirais de mes propres mains. Mais d'abord. Juste un temps.
Je chiale. Certaine d'être forte. Étrange désillusion. Suis-je seule au monde ?
Seule devant ce cercueil d'ombre qui ne contient même pas ton corps. Et sans cesse mes larmes coulent.
Je me précipite. Pose une main sur ton coffret de bois.
Quel monstre a t-il bien pu te faire cela ?

La nausée me prend et je pose une main sur mes lèvres
avant de m'effondrer dans les bras de l'oisillon fou
Elle… elle était… elle était…
et la voix se noue, s'étrangle
tout
les miettes du cœur jetée au quatre vents
picorées par des oiseaux de feux
J'ai tellement mal...

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Elly Wildsmith
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Elly Wildsmith, Mar 26 Juin - 22:44


LA d'Evan

Y’a comme des couteaux, pointus, acérés, violents. Qui te lacèrent le cœur, le corps et l’âme. Encore meurtris par la disparition de Kalén, voilà que tu devais faire face à une autre perte. Grande, peut-être plus grande encore. Deux êtres qui disparaissaient, tu ne savais pas pourquoi, tu ne savais pas comment. Juste que tu avais eu ce carton, sans trop savoir d’où il venait, et tu avais décidé de le suivre, non sans le transmettre à Evan – qui avait visiblement reçu le même.

Une douleur lancinante dans la poitrine, vous n’aviez pas mis longtemps à transplaner au lieu du rendez-vous, c’était morbide à souhait. T’avais une boule dans la gorge, l’un était ton frère, adopté dans l’urgence. Mais pleinement. Malgré les difficultés. Malgré tous les savons que t’avais pu lui passer – et que t’aimerais lui passer encore. Une boule se forme dans ta gorge et pourtant, les larmes ne viennent pas. Pas maintenant, pas tout de suite.

Et puis Kohane. Ton regard perdu accroche celui de Lival qui ne lâche pas ta main, comme s’il sentait que là, sous peu, tu allais exploser face à la perte des deux êtres. Il ne sait pas pour tes rencontres au creux de la nuit avec Kohane, si … particulière ? Tu fermes les yeux un instant, tentes de te reprendre. Tes cheveux volent au grès de tes mouvements, ta tête dodelinant de gauche à droite, comme refusant cette possibilité. Refusant les deux cercueils dont tu captes pourtant les contours. Refusant cette absurde vérité.

Qu’avaient-ils bien pu faire ? Dans quels draps c’était mis Arty pour réussir à finir de la sorte ? Cette fois-ci les larmes s’extirpent de tes yeux alors qu’aucun son ne sort. Ne pas craquer. C’était trop, définitivement trop pour toi. Non loin, tu aperçois une silhouette que tu reconnais, Ellana. Et ta gorge se serre davantage. Pourtant, ta vision de l’enfant t’empêche de céder totalement à la panique de cette perte. Alors tu restes là, les bras ballants.
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Azaël Peverell, Mar 26 Juin - 23:07


Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi eux ? Pourquoi lui, pourquoi elle ? Comment c'est possible ? Comment est-ce qu'une chose pareille a vraiment pu arriver ? Tu t'étais promis d'être toujours là pour eux. De tout donner. De faire tout ce qui est en ton pouvoir pour les protéger, quoi qu'il arrive. Et te voilà aujourd'hui, ici, seul. Et eux partis. Les poings serrés, les mâchoires plus crispées que jamais, tu restes debout, immobile, si ce n'est les quelques tremblements qui te parcourent. De tristesse. Ou de colère. Envers eux et envers toi.

Tu ne fais pas attention aux autres personnes présentes. T'es pas dans le même monde. Tout ça va finir. Tu vas te réveiller et te rendre compte que rien de tout ça n'est vrai. Ton pote te racontera sa journée barbante de façon absolument palpitante et ta soeur étoilée te prendre par la main pour s'envoler avec toi et te faire sourire comme elle seule sait le faire. Mais non. T'es toujours là. Et pas eux. T'as comme une envie de tout casser. De tout briser. De détruire quelque chose. Quelque chose de beau. Quelque chose dont la perte donnera une idée au monde de celle que tu viens de subir. Tu refuses d'être le seul à souffrir ainsi.

Tu ne seras plus jamais entier. Tu ne pourras plus jamais t'envoler. Tu ne pourras plus jamais repousser les limites des rêves. Tu ne pourras plus jamais engueuler Arty. Tu ne pourras plus jamais lui foutre un taquet à l'arrière du crâne ou céder à un de ses caprices. Tu ne pourras plus jamais être heureux. Alors à quoi bon continuer ? Pourquoi est-ce que toi tu serais là, tout seul, comme un con ? Le seul à rester ? Y'a pas de raison. T'es pas maso. Depuis des années t'essaies de te convaincre que tout va changer, que tout va s'améliorer. Et le peu de stabilité que tu trouves, on te l'enlèves. Ceux qui comptent te sont repris. On te fait goûter au bonheur pour te le retirer après. Comme si on s'était planté. Qu'en fait, ça ne t'était pas destiné.

Toi, tout ce que tu peux faire, c'est souffrir. T'as pas le droit d'être heureux, pour qui tu t'es pris à essayer de te construire une vie ? C'est si simple à détruire. Tu trembles de plus en plus, la tête baissée, le teint pâle. La gorge serrée, tu ne parviens pas à simplement te laisser aller. Tu vas rester là. Leur rendre un dernier hommage. Et après, ce sera ton tour. Tu refuses de rester sans eux. Faut que tu les retrouves. Peut être que ta soeur étoilée t'attend encore. Peut être qu'il n'est pas trop tard pour que votre dernier envol se fasse ensemble.
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Evan, Mer 27 Juin - 14:01







La vie est faite de choses inexplicables. D'événements imprévus, qui emportent tout sur leur passage, tel un tsunami qui ravage l'existence, efface toute trace de joie, pour ne laisser qu'un flot continue de larmes de sang qui s'étalent sur la peau, qui secouent le cœur comme pour le faire sombrer lui aussi.

Tout implose, tout explose, en des milliers de lambeaux, tels des petites lames qui meurtrissent la chair, et le sens de la vie disparait comme s'il n'avait été qu'un conte pour enfant destiné à leur faire trouver le sommeil. Et qu'il ne subsiste plus que, dès lors, un pâle hiver qui transforme le quotidien en une terre glacée qui ronge petit à petit.

La nouvelle avait été aussi soudaine qu'inattendue, et violente comme un orage prêt à gronder de colère sur une terre aride. Arty et Kohane étaient morts mystérieusement. Un carton perdu comme une enveloppe dont tu aurais préféré ignorer l'existence t'était arrivé, comme à ta compagne, porteur de cette tragique nouvelle et de son manteau de larmes.

Sans vraiment d'explications, vous saviez juste que leurs vêtements ensanglantés avaient été retrouvés, et que plus aucune nouvelle d'eux n'était revenue depuis. Arty, le frère adoptif de ta compagne, ce garçon qui t'avait suffisamment pourri la vie avant que tu ne lui témoignes un peu d'affection. Cet être qui, au fond, cachait ses blessures en affrontant les règles pour montrer simplement qu'il était vivant et qu'il avait besoin qu'on l'aide. Il n'était plus.

Comme si un souvenir pouvait être rayé, et, quand tu avais lu la nouvelle, tu n'étais évidemment pas resté de marbre. La mort à cette force, plus encore que de porter les regrets en étendard, que de rassembler en ce qui était bon chez la personne défunte. Et Arty, depuis qu'il était devenu le frère d'Elly, avait gagné sa place parmi vous, comme Aza l'avait fait également. Et tu savais que si la nouvelle t'affectait, tu trouverais ta compagne dévastée.

Alors, après vous êtes assurés que ce n'était pas une blague douteuse, vous vous étiez rendus au lieu de rendez-vous, vêtus tous les deux d'un voile triste, bien que tu essayais de faire bonne figure. Tu te devais d'être fort, pour elle, car tu savais déjà que d'affronter la réalité froide des cercueils vides serait une épreuve douloureuse pour ta belle, et que tu te devais d'être plus que des mots, mais aussi l'épaule sur laquelle elle pourrait se reposer.

Le cimetière dansait dans cette musique émotionnelle teintée de perles qui naissaient sur des joues silencieuses, et vous marchiez, lentement, comme tenus aux tripes par cette force, cette vérité, que vous avanciez vers un autre bout de votre vie qui se retrouvait détruit.

Il y avait Kohane aussi, que tu connaissais peu. Tu l'avais croisée à Poudlard évidemment, et puis, tu n'oubliais pas ce jour où, tu lui avais offert un coussin en forme de cœur dans une journée pour le moins... peu banale. Sa disparition ne pouvait être moindre que celle d'Arty, quand bien même tu la connaissais moins.

Vos pas lents semblaient porter tout ce qu'une litanie pourrait hurler en tristesse, et ta main gardait la sienne, comme pour qu'elle sache encore et encore que tu étais et resterais là à ses côtés, que son bateau pouvait sombrer que tu la soulèverais hors de l'eau pour qu'elle s'épanche de nouveau à l'astre solaire.

A l'approche des cercueils, tu sens son regard qui t'épouse de sa détresse, ses yeux qui se voilent dans ses pensées horrifiées, un geste de refus face à cette tragédie, et tes doigts enserrent un peu plus les siens, comme un simple « Je suis là » laissé, qu'elle ne l'oublie pas, et qu'elle y puise un peu de force si elle le pouvait.

Le théâtre des silences et des regrets accueillaient d'autres personnes. Tu reconnus Mary une élève de Serdaigle, que tu avais eue en cours, puis Ellana. Vous n'aviez pas revu l'enfant depuis que vous aviez tué ses parents, elle que vous aviez aimé comme si elle était votre fille le temps de quelques jours. Et tu savais, que si elle avait besoin de vous vous seriez encore là pour elle. Tu lui offres un timide sourire, comme une main laissée sur une joue pouvant dire les mots les plus tendre. Tu reportes ton regard sur ta belle, et tes murmure brisent le silence amer.

« Je sais que c'est dur... Trop soudain... Trop incompréhensible... Et combien il comptait... Il faut ce souvenir des bons moments passés avec lui...»

Ton regard agrippait le sien comme pour être son phare, et un instant tu attirais sa tête contre torse, pour qu'elle se pose contre les battements de ton cœur. Qu'elle essaye de sortir de cette prison étouffante de souffrance qui semblait un peu trop présente dans le lieu. Et tu distinguais, non loin de vous, la silhouette d'Azaël. Évidemment qu'il était là lui aussi, et qu'il serait sans nul doute, profondément affecté par cette perte.
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Cendra Sundrop
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Cendra Sundrop, Mer 11 Juil - 10:37


Morts.
Morts.
Tous les deux...
Morts.

Pourquoi ??

Elle a mal, Cendra.
Elle s'en veut.
Tellement.
Elle s'en veut de n'avoir jamais connu ni l'un, ni l'autre.
Elle s'en veut de s'être limité à l'image qu'Arty donnait de lui...
De n'être jamais allée plus loin.
De n'avoir jamais cherché à rentrer en contact.
Et maintenant c'est fini.
Fini.

Elle ne pourra jamais le connaître.
C'est triste, non ?
Toutes ces occasions ratées.
Toutes ces mains tendues qu'on ne saisit pas.
On passe à côté de tant de choses.

Aujourd'hui elle est là, au milieu des autres, petite silhouette fragile.
Juste un point dans la foule.
Elle n'était pas vraiment proche des deux morts.
Elle ne les a jamais connus, pas en profondeur.
Et pourtant...
Et pourtant elle est triste, si triste.

Elle est triste, oui, mais elle ne pleure pas.
Elle refoule ses larmes.
C'est comme si elle n'avait pas le droit de pleurer.
Pas le droit de se lamenter.
Alors qu'elle n'a jamais cherché à les connaitre.

Elle lève la tête et regarde le ciel.
Elle a retenu la leçon.
Plus jamais elle ne jugera quelqu'un sur l'image qu'il donne.
Plus jamais.
En mémoire de ce garçon dont elle ne s'est jamais rapprochée, parce que c'était un f**teur de b*rdel.
En mémoire d'Arty.
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Arty Wildsmith
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Arty Wildsmith, Mar 17 Juil - 16:15


LA mutuel avec Koko pour toute la durée du RP


Basilton ajuste son noeud papillon ananaesque jurant avec son costume trois pièces parfaitement sobre. Comme un détail pétillant et incroyablement Artyque, certains seront accrochés par ces fruits ornant son cou, d’autres pas, mais la boutade le fait rire. Bien qu’il prenait des risques inconsidérables - être reconnu. Il entend la voix d’Aleis lui entonnant de se dépêcher, c’est qu’ils n’avaient pas tout le temps du monde. Un dernier regard au miroir - de loin, de très très loin, sinon c’est flou - lui renvoyant son image de petit vieux - la potion ne l’avait pas fait grandir - un peu bedonnant, la chevelure argentée clairsemée et tirée vers l’arrière. Un mouvement un peu rapide qui lui fait caler sa main dans le creux du dos, quelque chose n’allait pas à cet endroit, l’empêchant de se déplacer aussi rapidement qu’il l’aurait souhaité pour rejoindre son acolyte. Ah la vieillesse ! Il n’oublie pas une paire de lunettes qu’il place autour de son cou à l’aide d’une chaîne. Accessoire essentiel pour parfaire la véracité de son rôle.
Quelques pas l’amènent aussi gaiement que des vieux os le permettaient en face d’Aléis. Tadaaaa ! Qu’il s’exclame enthousiastiquement en face de la petite vieille - lui qui aime toujours autant se déguiser - admirablement habillée pour l’occasion, son chignon bas sérieux permettant l’assise d’un chapeau orné d’une voilette, la petite dame est en deuil, c’est prévu ainsi. Basilton lui tend le bras afin qu’elle s’y tienne, car si lui avait gonflé avec les années, sa tendre et chère était restée particulièrement menue, à croire qu’elle pourrait s’envoler. Allez, c’est parti !

Heureusement que Kohane avait le contact social facile, cela lui avait permis de voler directement et discrètement à une vieille victime ayant besoin d’aide pour porter ses courses, une mèche de cheveux. Quant à Arty, il avait fait preuve de beaucoup moins de tact, évidemment, avait assumé arracher les cheveux d’un passant qui le rouspéta immédiatement, arrachant au gamin, non pas des excuses mais un tirage de langue. Parce que les deux espions avaient appris par un moyen qu’on taira par soucis de narration qu’il y aurait une cérémonie en leur honneur. Le mot de leur mort était passé, la communauté sorcière devait être absolument ravagée. Mary avait bien travaillé, il faudrait la remercier, après les funérailles. Un pat pat de réconfort avec un sourire de hé-t’as-vu-on-est-pas-morts ! Elle allait être contente. Enfin, ils verraient bien. Toujours est-il qu’ils devaient assister à cet événement, désiraient connaître les sentiments de leurs proches et amis, voir ce que ça donne, une curiosité morbide quoi.
Maintenant, ne pas perdre une minute de plus, ils devaient atteindre le cimetière discrètement, figurants tranquilles se rendant sur une tombe familiale, là par un pur hasard et dont les yeux furèteraient, curieux, pour découvrir un enterrement où leurs costumes n’étaient pas conviés. Avant que le polynectar ne s´estompe.
Un transplanage plus tard, quelques craquements d’articulations qui n’étaient absolument pas habituées à un tel manège magique. Immédiatement, la lumière les éblouit, eux et leurs vieilles rétines fragiles. Le temps de s’habituer légèrement, et les deux acolytes peuvent remarquer qu’un petit groupe de gens se trouve déjà là, c’est étrange, mais Arty déglutit.

Il serre la main de Kohane qui lui tient le bras, elle était la personne rassurante à ses côtés, viens, on va par là. Doucement le couple de personnes âgées vagabonde parmi les tombes fleuries du cimetière de Godric’s Hollow. Les yeux de Basilton ne parviennent pas à résister à la tentation, ils se focalisent sur la petite assemblée, reconnaissent des visages aimés. Aléis lui désigne alors du doigt une petite tombe, non loin, qui ferait leur spot parfait. C’était celle d’un jeune homme, maintenant leur enfant imaginaire décédé, Basilton baisse la tête, prétend se recueillir quelques instants. Avant de se replonger dans l’analyse de ses propres funérailles. Ça lui pince le coeur, là, la vue des deux cercueils, ils auraient pu être vraiment morts, vraiment pas là. Quoi qu’il y avait un peu de ça, après tout, ne devrait-il pas faire le deuil de celui qu’il était avant de devenir loup-garou ? Mais ceux et celles  assistaient à la cérémonie étaient, ou semblaient, être anéantis. Ellana dans les bras de Mary, dégoulinant de tristesse par la perte de Kohane. Avant que les rétines du gamin ne soient harponnées par la silhouette de sa sœur, pleurante et un Azaël fantomesque. Il a pas l’air bien, qu’il parvient à murmurer de sa langue pâteuse à l’oreille de sa partenaire. Est-ce qu’il regrettait soudainement ? De faire tant de mal à ses proches ? Une boule se forme dans sa gorge vieillissante, à les voir ainsi, même Evan qui accompagnait Elly, il veut se ruer vers eux, les serrer contre lui, les rassurer, leur dire que non, c’était pas du vrai. Mais il ne secoue la tête. Surprise, ses mèches rebelles ne sont pas là pour le protéger, pour lui fouetter le front, geste qui le caractérisait tant. Il faisait ça pour la bonne cause, une curiosité scientifiquement spirituelle qui lui montrerait combien il était aimé. Puis faut voir le bon côté des choses, les autres connaîtraient le bonheur intense de savoir qu’ils n’étaient pas vraiment morts. A se fendre la poire assurément.
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Rachel Ester Pasca
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Rachel Ester Pasca, Mar 17 Juil - 19:14


Elle n'y croyait pas vraiment. C'était plus pour la forme qu'elle s'était déplacée à Godric's Hollow, sans trop savoir sur quoi elle allait tomber, à quel coup foireux elle allait de nouveau devoir faire face. Kohane ne pouvait pas être morte, c'était bien trop... étrange, de recevoir un carton d'une personne que l'on ne connaissait même pas, pour nous annoncer ça. Pourtant lorsqu'elle approche du cimetière, elle a du mal à respirer et la peur de la perte se fait alors sentir. Et si, malgré tout, c'était vrai ?

Ester inspira un grand coup, fermant à la porte à toutes ces paranoïas morbides, puisque de toute manière ce n'était pas vrai. Puis elle se remit à avancer, trouvant sans mal le lieu exacte. Un cri déchirant (Ellana) brisa cependant bien vite la carapace de glace de la sorcière, comme un coup de marteau porté à l'estomac. Et si, finalement, c'était vrai ?

L'expression figée dans un neutralité parfaite, la respiration douloureuse au possible, Ester s'avance. S'imprègne de tout ce qu'elle peut pour infirmer ses craintes, démentir la vérité. Hélas elle ne trouva là que des raisons d'y croire un peu plus, lorsqu'un visage connu s'imposa à elle. Cendra ? Elle avait l'air si triste. La sorcière posa une main douce sur ses épaules, posant sur elle un regard emprunt de tellement d'émotions différentes. Oui tellement... Et si, tout ça, c'était faux ?

Mais le masque se brisa complètement, lorsque, avant même d'avoir put dire un mot pour soulager Cendra, son regard capta un autre être. Azaël... Le souffle de la sorcière se coupa une nouvelle fois, tandis que ses yeux se remplissaient de larme sans qu'elle ne puisse rien y faire. Cette fois elle tremblant, tant elle devait fournir un effort sur-humain pour le pas crier, ne pas craquer, ne pas laisser son menton trembler. Difficilement elle fit un sourire à la rousse, qui se voulait encourageant -mais qui ne l'était sans doute pas- et alla près de son frère. Son petit frère. C'était sa peine à lui qui lui faisait le plus de mal. Et elle ne pouvait pas l'aider. Parce que tout était vrai...

- Aza...

Le visage rougit par l'effort de devoir retenir ses larmes, elle posa une main sur son épaule. Elle ne savait pas quoi faire. Comme tout le monde ici semblait-il. Elle ne savait pas quoi faire... sauf peut-être être là. Ça fait mal...
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Élius Askin
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Élius Askin, Mar 17 Juil - 23:54


Contenu sensible
Till Death do Us part


"Ils sont, ma foi. Morts."
Entrailles traversées des morceaux d'un verre brisé.


Whisky serpente le carrelage -
Folie arpente les rouages.


— Emmène-moi. L'ancienne prostituée saisit d'une main noueuse le carton, de l'autre mon bras. Un tourbillon efface la chaumière aux tapisseries délavées, emporte le Chemin de Traverse et sa promesse d’un insouciant été.


Maman, j'ai tout vomi par terre.


Perles d'acide, goutte à goutte à goutte à goutte, s'effondrent, effondrent la cathédrale de pa-pa-pa-pier mâché. Ils sont là-bas Lili. Cinquante mètres interrompus par un muret surélevé d'une grille - d'une jolie grille - que je ne cherche pas à contourner. Aux barreaux brû-brû-brûlants j'accroche mes doigts, mes doigts, et libère un rire ; incisif - Ahah ! - éclat de démen-démence, démence - Ahahah ! - poignardant l'impassssible - AHAHAH ! - bleu du ciel. BLEU. Le ciel. Bleu. Bravo Arty ! BIEN JOUÉ ! Derrière les applaudissements, un hideux rictus déforme mon visage, ce visage, le visage, fourmillant.


Rien qu'une nouvelle façon de s'faire remarquer. Je sais que t'es vivant ! Ma peine n'écumera aucune plage demain, ses sanglots n'enlaceront aucun horizon. T'es où ? Peux-tu voir mes jambes se fendre d'impatience, mes genoux heurter le bitume, mon front frapper la brique ? MONTRE TOI ARTY PUTAAAAAIN ! Un filet de bave s'élance, depuis ma g*eule déchirée d'un sourire douloureux, jusqu'au sol où s'enfuit une fourmi. Elle disparait sous le gravier tandis qu'au bout de mes bras tendus, je resserre la clôture. AAAAAAH ! Phalanges blanchissantes - AAAAAAH ! Plainte assourdissante... Ahahahah !


Ahah ! Tes yeux clairs - tes beaux yeux clairs - surgissent derrière mes paupières/fermées - T'es là. Deux pommettes ornées de fossettes - T'es là. La voûte, la voûte, de ton nez  - Ah - Tes lèvres rebon-rebondi-rebondi-rebondissantes - AhAH ! Te visualiser. T'es là, je-je-je sais que t'es, que t'es, que t'es là, tout entier. AHAH ! Te voir, OUI ! Te voir ! Te voir, parce que t'es là. Ravaler, recracher, ravaler, ma salive au goût d'acier. AAAAH ! Frotter/frotter/fro-fro-frotter les joues piquantes sur le mur. T'es vivant. Arracher la peau gênante. Vivant, et je pars en lambeaux. Vivant, des lambeaux de toi. VIVANT, de nos traits emmêlés. JE LE SAIS !


En contrebas du cimetière, s'élève du trottoir cette lamentation tout juste camouflée par l'enceinte bétonnée. Dix doigts confondus au métal forgés hissent péniblement l'enfant transformé. Une vision d'horreur suspend l'alignement de pointes noires. La femme pousse un cri d'effroi, se tient la poitrine, manque de s'écrouler. À la place du museau de son protégé, un enchevêtrements de chairs pendantes, de duvet sombre et de morceaux d'Arty. Par ici son œil, plus loin, le coin d'une bouche amusée, là-haut, ses cheveux bouclés. Il n'a pas conscience, projette son rire insensé, n'arrive plus à fixer son regard déstructuré, crache des mots :


— V-v-vi-viens. Une plume en travers de la gorge. Viens Arty ! Il se recule, chancèle, écarte deux ailes calcinées. J't'attends ! Comme un insecte fou, regarde la lumière. J'suis là, j'suis là et - mais l'emprise de la vieille Cristal est plus forte. Elle empoigne celui dont elle en sait un peu trop, et dans un bruit sec, emporte le secret. #Ensoporis assurera un repos forcé ; quelques heures qui n’effaceront pas le souvenir de la mort d'Arty. S'en suivront d'autres jours - cloîtrés - où elle m'enlèvera de la tête, un fragment après l'autre, ce qu'il m'est arrivé. Ne le dis pas à ta mère, elle en mourrait. Dire quoi ?




Départ d'Élius, merci !


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Mary Drake
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Mary Drake, Mer 18 Juil - 23:42


Dans la gorge il y a ce goût acide, celui de l'amertume ;
L'échine frissonne quand le soleil brille toujours aussi fort
et j'ai mal mes racines me font souffrir c'est d'une horreur à grincer les dents
Le coeur et les mains tremblants d'effrois
Horreur, déni ; pourtant les preuves étaient bien là
- inspiration -
C'est un peu ma faute c'est un peu la leur
c'est la nôtre et personne n'est là pour me dire
que
ce n'est pas
la mienne
il n'y a que mon enveloppe et ses regrets
dénuée de charmes et de vie, c'est vide qu'elle se tient toujours devant le cercueil
Les joues trempées de honte
d'avoir perdu deux êtres

Comment puis-je encore être un légume
sans Kohane à mes côtés
pour exister dans notre potager ?

J'ai même plus envie, d'exister j'veux dire, pourquoi eux et pourquoi pas moi, alors que tant de fois j'ai joué avec le feu et les évidences, tant de fois j'ai cru la mort à portée et finalement je m'en suis sortie, alors pourquoi eux ne sont-ils pas toujours en vie ? D'autant plus pour une histoire de thé comme celle-ci !

Juste l'envie d'hurler
que c'pas juste
au monde entier

Ellana arrive avec ses cheveux de mailles en batailles. Je n'ai pas l'habitude de la voir aussi frêle, elle semble d'ordinaire souvent irréel avec toute une prestance qui n'appartient qu'à elle. Honteuse je la trouve pourtant toujours aussi majestueuse, la tristesse lui va à ravir s'en est presque effrayant malgré les cernes qui bordent ses yeux rougis. Pour la journée je demande aux parties apeurées de mon corps de s'éteindre, elles peuvent bien le faire juste le temps de la cérémonie. Une main posée sur l'épaule de la vipère d'un signe réconfortant, je laisse sa tristesse déferler sans jugement. Je ne sais pas qui elle était pour toi mais je sais ce que cela fait d'aimer à en chialer - regard vers le tombeau vide d'Arty.

D'autres personnes arrivent, plus silencieuses, dans un respect de ces âmes perdues. Une femme accompagne mon ancien professeur de métamorphose. Je lui adresse un discret sourire triste tout en restant prêt de l'ombre d'Ellana. Quant au navet il semble un peu plus que perdu dans le lointain. Il a peut-être besoin de rester où il est. Ou de ne pas partir trop loin mais c'est un peu difficile de se faire une idée d'ici. Il n'est pas le seul à sembler être sans être, des passages rapides et étranges se font, puis d'autres sont là sans être ici sans doutes perdus dans les souvenirs comme si l'obsidienne était posée auprès de chacun de leurs coeurs.

Au final on est pas tant que ça
à venir pour elle
pour lui, pour eux
et j'ai peur un instant
avant de me dire que pour certains
la plaie doit être un brin trop béante
pour supporter d'être entourés
de gens aux visages ravagés
autour de cet endroit morbide

Alors que nos deux disparus devraient vivre

Euh, bonjour, fin je crois, je sais pas si dire bon au début de jour c'est une bonne idée, comme si la peine et le stress faisaient parler plus la timide au coeur brisé, d'une voix basse mais grave un peu plus audible qu'à l'ordinaire mais je voulais d'abord vous dire merci - ça semble débile mais je sais pas comment faire - d'être venus pour eux, pour Kohane et Arty qui sont encore dans nos coeurs des personnes formidables. Je n'ai jamais cru en l'au-delà ou en une quelconque autre sorte de vie, mais là aujourd'hui j'espère que les deux sont encore là, oui quelque part dans les cieux à nous entendre. Est-ce que quelqu'un souhaite dire quelque chose ? À eux, à nous, les derniers vestiges de leurs vies coincés entre deux gouttes de sang et quelques vêtements comme un pont de passage entre deux mondes;
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Azaël Peverell, Dim 22 Juil - 19:12


LA Rachel
TW violence


Tu trembles, sans parvenir à te calmer. Tu trembles de colère des pieds à la tête. L'injustice, t'as jamais pu supporter. Et là, c'est tout simplement trop. Tu n'entends rien de ce qu'il se dit autour, tu ne vois rien des personnes qui arrivent, tu te contentes de fixer le sol en essayant de trouver une raison à tout ça, une explication qui ne vient pas. T'as tellement besoin de laisser évacuer cette colère, cette rage. Tu ne parviens plus à la contenir. T'as besoin de détruire quelque chose, quelqu'un, n'importe quoi. Et lorsqu'une main se pose sur ton épaule, c'est comme si un doigt appuyait sur la détente. Comme si le processus était lancé et qu'il ne pourrait jamais revenir en arrière.

Tu ne sais pas qui est là. Qui a fait ça. Quand tu te retournes, tu ne vois pas ta soeur. Tu vois quelque chose de beau à détruire, à mettre en miettes. Quelque chose sur quoi passer tes nerfs. Tu ne te rends pas compte. De la réalité. Car rien de tout cela ne peut être réel. Ton poing serré part, directement dans sa figure, de toutes tes forces. Tu ne te retiens pas. T'as envie de frapper. T'as besoin de frapper. Tu ne vois pas Elius un peu plus loin, tu ne l'entends pas non plus. Tout comme tu n'entends pas le discours de Mary. Rien d'autre n'existe que toi, et ton envie de destruction, de violence.

Cette rage qui sort pour la première fois. Tes poings qui s'abattent sur elle, encore et encore. Le sang qui gicle, tes phalanges qui se déchirent sous la violence de tes coups. Tu ne vois pas dans quel état tu la mets. Tu ne la vois pas. T'as juste besoin de frapper encore et encore, de tout libérer. Laisser sortir tout ce que tu gardes enfoui depuis bien trop longtemps. Tout ce que t'as pu gardé pour toi, tout ce que t'as emmagasiné au fil du temps. Tu laisses tout sortir aujourd'hui. Parce que tu n'as plus rien à perdre. Parce que tu ne peux plus te contenir.
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Mary Drake, Dim 22 Juil - 19:48


J'ai le LA d'Aza Ange

La douleur fait parfois faire aux gens des choses stupides. Combien de personnes ne sont-elles pas morte en souffrant ? En perdant des litres et des litres de sang sous la torture, en se tuant soi-même à petit feu tant parfois cette terreur s'installe dans notre cerveau et nous bouffe de l'intérieur ? Les hommes se font mourir, les animaux aussi peuvent succomber à la douleur.
Les légumes de même. Kohane et Arty en ont fait les frais.
Quant au navet
Le navet disjoncte
-beaucoup.
Mademoiselle passe dans sa tête, lui retourne le cerveau en y installant des abeilles. Et puis c'est la déchéance, la virée vers le cauchemars.

Personne ne prend la parole. D s’immisce un peu plus dans mon coeur en le tordant mais je n'ai pas le droit de flancher parce que je sais pertinemment que c'est ma faute. Il y a juste le navet qui abat ses poings, le monde vire au gris ; l'armure sort, l'armure parcourt le visage d'une presque-inconnue. Ce sont d'abord juste des lèvres qui s'entrouvrent, voulant pousser un cri qui ne sortira jamais. Le choc et un mouvement de recule ; va-t-il faire d'autres victimes ? Panique instaurée dans les sens, il ne peut pas faire ça. Non, non non non non non. Des tâches de gris s'éparpillent sur le sol.

Ne pas perdre son calme ne pas perdre son calme ne pas perdre son calme ne pas perdre son calme.

Un instant je pense que si, c'est peut-être la faute d'une limace-mutante-extraterrestre mais ce serait justement tourner dans la paranoïa et ce n'est pas une bonne solution, enfin je ne crois pas. J'en sais rien moi ! La détresse aux alentours, peur de demander de l'aide. Sous la robe sombre de mort se trouve juste le morceau de bois qui permettrait peut-être de calmer un peu le. Carnage ?

Ne pas perdre son calme ne pas perdre son calme ne pas perdre son calme ne pas perdre son calme.

Stopper Navet. Il faut qu'il arrête. Les combats, même avec l'autre boulet ça n'a jamais été quelque chose que je maîtrise parfaitement mais ce qui fonctionne au minimum au début c'est le petit #Levicorpus. Navet est au-dessus de la terre, peut-être qu'il y aurait un moyen de le coincer à l'intérieur au moins il sera dans sa maison, mais disons que je n'ai pas actuellement le temps. Une idée une idée une idée, une idée ! L'emprisonner c'est une bonne chose au moins il ne sera plus maître de ses mouvements. #Incarcerem j'espère que ligoté il ne saura plus faire grand chose.... Mais c'est pas chouette pour sa tête donc au final je le laisse retourner sur le sol sans trop voir si la corde l'a bien emprisonné ou pas. Il y a une madame en armure sur le sol quand même là.

Ne pas perdre son calme ne pas perdre son calme ne pas perdre son calme ne pas perdre son calme.

Si il y a quelqu'un qui s'y connait un peu en médicomagie ici c'est pas de refus ! c'est crié, éloigné, paniqué. Le seul sort que je connais c'est celui que l'autre boulet - encore lui - avait utilisé pour que j'arrête de me taper la tête sur le sol quand je regardais les aurores. Quelle plaie. La madame ne va pas très bien. #Episkey, en espérant que ça fasse un peu effet.
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Lizzie Bennet
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Bennet, Mar 24 Juil - 18:25


(Autorisation pour le post unique)

J’ai reçu une lettre, une lettre qui m’a vidée de tout mon être. J’ai failli ne pas venir, en fait, tellement mon corps s’était liquéfié. Kohane n’était plus. Et Arty non plus, mais il faut dire que je le connaissais moins. J’en suis moins affectée, même si je sais que pour lui, il était trop tôt. Kohane ? Kohane c’était la femme mystère qui prenait peu à peu une place grandissante dans ma vie ; on en était pas encore au sommet, il était trop tôt pour la chute, il était trop tôt pour me la voler, nous la voler.

Kohane, c’était mon cri de guerre, mon cri d’amour, les pulsions la danse le feu la glace c’était la transe à n’en plus jamais se lasser, c’était s’enlacer dans un duel à mort, c’était s’aimer plus longtemps encore. La seule façon dont elle pouvait mourir, c’était sous ma main, pas sous celle du destin. Il était trop tôt.

— Reviens moi.

Je restais en retrait lors de la cérémonie. Les larmes roulaient, mais je ne pipais mot. Je retenais les cris de douleur qui tambourinaient dans ma poitrine. L’avantage, c’est que j’étais tant vidée de vie que je n’en avais plus assez pour le lui dire.

Kohane, c’est trop tôt, Kohane t’avais pas le droit, tu devais lutter envers et contre tout, on se l’était promis, on devait se battre à vie. Qui t’a contrainte à abdiquer ? Un grognement sourd s’échappe de ma gorge quand je ravale un sanglot ; il est temps que je parte, avant de mourir sur place.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 26 Juil - 15:49




Aléis a bien vieilli. Dire qu’il y a quelques mois (ou années, la chronologie rpgique est très floue), c’était une gamine de dix-sept ans, petite fille d’un complice des assassins de pancakes. Aujourd'hui, c’est une mamie. Qui a les os des craquent et mal au dos. Plus grand-chose à voir avec l’originale. Mais je n’ai pas voulu changer de nom. Tout comme Arty a repris Basilton. Hier, ils étaient frère et sœur. Aujourd'hui, ils sont mari et femme. Ah, les identités secrètes !
Après avoir cru vomir mes tripes suite à l’ingestion du polynectar, j’ai vu ma peau se transformer peu à peu. Les rides se creuser, les veines devenir plus apparentes. Les cheveux ont viré au gris et le corps s’est affaissé. Je crois que j’ai aussi perdu en épaisseur. L’était vraiment toute squelettique, cette mamie.
Arty -ou plutôt Basilton- arrive fièrement avec sa nouvelle apparence. Franchement, on fait la pair tous les deux.
Après dernières vérifications, petits détails à ajuster, j’enfile un joli chapeau à voilette et, bras dessus par dessous, nous décollons ensemble.

A petits pas, nous nous dirigeons de notre point du chute au cimetière. Merlin, c’est étrange de se déplacer avec un autre physique que le sien. Ca se ressent jusqu’au plus profond de soi. Ne pas porter la même corpulence, la même taille...
Je me cramponne à Arty et nous finissons par trouver notre chemin. Nous n’avons pas prévu par avance la tombe sur laquelle nous recueillir. Mais il y en a tellement que nous trouverons bien notre bonheur !
Je me laisse guider par mon mari du jour, mon p’tit vieux mari. J’suis sûre on a l’air d’un parfait et banal couple qui vient verser quelques larmes sur la caveau familial. Arty dégote une pierre tombale qui fera l’affaire. Pas très éloigné d’un groupe où quelques personnes se pressent.
Le groupe qui nous intéresse.
Un coup d’oeil discret en coin, alors que je baisse la tête, en signe de recueillement, la voilette masquant le visage ridé. Je reconnais Mary, évidemment. Elle ne sait rien de la vérité, elle a juste été appelée à la rescousse et, j’en étais sûre, son imagination folle a vu ce qu’on a voulu lui faire voir. Elle paraît vraiment peinée. Ca pourrait flatter notre ego. En vrai, ça fait un peu mal. Surtout quand je remarque Ellana dans ses bras, en larmes. Je déglutis un peu. . Humecte mes lèvres sèches. Ame tordue, un peu de douleur en fond. M*rde. J’avais pas pensé que ça ferait ça, comme sensation. Je me contrôle pour que mes bras ne tremblent pas, reste accrochée à Arty.
Je remarque également Elly, accompagnée du prof de métamorphose. Comment s’appelle-t-il, déjà... ? Ah, oui. Evan. Je ne le connais pas beaucoup, lui. Mais il est là. Puis une fille (Cendra) dont le visage ne me rappelle rien. C’est sans doute une connaissance d’Arty. J’ose pas lui demander. De peur de nous faire repérer.
Soudain, mon regard accroche un autre silhouette. Connue, familière, familiale. Aimée. Aimée, inconditionnellement. Tout autant qu’Ellana et de manière si différente qu’elle n’est pas comparable. Mon frère étoilé.
Evidemment, il allait être là.
Mais le choc de son état est tellement fort que la surprise vient tout de même frapper à la porte. Arty fait remarquer qu’il n’a pas l’air bien. Je me cramponne un peu plus fort à son bras -me laisse pas tomber. Non, il n’a pas l’air bien et et et
Et j’aurais aimé lui prendre la main.
Arrêter tout ça.
Lui, Ellana, Mary, Elly... Evan et la jeune fille que je ne connais pas, aussi... tous me font de la peine. L’idée était drôle, au départ -enfin, une fois la peur de mourir réellement passée. Mais le résultat est, quant à lui, beaucoup moins drôle. Pour peu, je pourrai pleurer pour notre propre enterrement. La tristesse doit être un sentiment communicatif.



Une ombre nouvelle ; Rachel. Qui arrive. Alors, qu’en même temps, une voix lointaine se fait entendre. Je suis tentée de tourner la tête, chercher d’où elle vient. Mais je n’ose pas. De peur qu’un mouvement brusque ramène l’attention des gens sur nous. Même s’ils paraissent trop pris dans leur tristesse pour nous voir.
La voix paraît crier ; je ne reconnais pas les intonations. Aucune idée de qui il s’agit. Pourtant, je crois que c’est à nous qu’elle s’adresse car

-T’as entendu ? Ca a crié Arty, je chuchote rapidement, un peu dans ma barbe, tête toujours penchée en avant, comme si je marmonnais une prière.

Apparemment, il a entendu mais en plus, il sait qui c'est. Parce que je le sens s'agiter et je suis obligée de me cramponner davantage à lui pour éviter qu'il ne se précipite je-ne-sais-où.
Eh, un peu de self-contrôle !

-T'peux pas bouger ! Sinon, on est grillés, je lui fais remarquer. Contrôle toi, tu arrangeras tout ensuite.

Je lui lance un regard à la fois suppliant et strict. Faut bien que l'un soit là pour retenir l'autre. Ca sert, d'être à deux. Finalement, Arty abdique.
Rapidement, l’attention portée sur la voix s’envole quand du grabuge se fait sentir un peu plus loin. Instinctivement, je tourne carrément la tête ; pour voir mon frère étoilé s’en prendre à Rachel. Que s’est-il passé ? Aucune idée. Mais il s’est jeté sur elle, il la frappe, frappe et y’a du sang, en plus
Je me cramponne encore plus fort à Arty, ravale le cri qui cherche à s’échapper de la gorge.
Intervenir ?
Ne pas intervenir ?
Pas comme si je pouvais courir, en plus, avec ce corps.
Puis, ça serait faire tomber notre couverture. Alors...
Arty s'agite à nouveau, je me cramponne plus fort, m*rde, non, attends, ça va aller, ça va aller, ils vont pas laisser faire ça, t'inquiète, on bouge pas on...
Heureusement, Mary est plus rapide et efficace. A coup de sorts bien lancés, elle sépare les deux camps. Je me permets un discret soupir. Tandis que la tension semble relâcher le corps d'Arty.



-Ca tourne mal, tout ça, je murmure à Arty, revenant sur la pierre tombale.

Mais, alors que mon attention se détourne du groupe, mon regard accroche quand même une nouvelle silhouette. A l’écart. Lointaine. Pourtant là.
Lizzie.
Ma gorge se noue à nouveau.
Lizzie.
Je ne pensais pas qu’elle serait là. Qu’elle serait au courant. Pourtant. Elle est là. Et.

J’aurais presque préféré qu’elle n’ait jamais été au courant. Parce que la Mort, c’est tout un sujet, entre elle et moi. Je devrais lui dire. Lui dire que je suis là. Que je n’ai pas renoncé. Que je ne renoncerai jamais. Parce qu’on a un monde à construire, ensemble. Et que la seule personne face à qui je pourrais abdiquer, des mains de qui j’accepterais la mort, c’est elle.
J’ai envie de me précipiter. Lui rendre son regard de flamme alors qu’il est baigné de larmes.
Mais
Je ne peux pas. Si je le fais, Arty sera découvert aussi.
Puis
De toutes les façons
Elle s’en va
Elle s’en va
Ne saura peut-être pas, jamais, que j’étais là. Quand la vérité éclatera, elle ne sera déjà plus là.
Le visage dissimulé par ma voilette, je ferme un instant les yeux. Respirer. Dans un coin de ma tête, je note : lui envoyer une lettre. Quand tout ça aura pris fin. Lui envoyer une lettre. Pour lui parler de la Mort. Et, surtout, de la Vie.

-Qu’est-ce qu’on fait ? je demande après un instant. Il s’appelle comment, notre fils, d’ailleurs ?

Pour la première fois depuis qu’on est arrivés, je déchiffre la pierre tombale. David. Ca me va, David. D’après les dates, il est mort à douze ans. Ouch.

-C’est jeune, je murmure, plus pour moi que pour mon acolyte.

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Rachel Ester Pasca
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Rachel Ester Pasca, Jeu 26 Juil - 22:06


Celle-là elle ne l'avait pas vu venir. La sorcière avait beau être habituée à un certain degré de violence, entre les différents Ordres, elle n'avait encore jamais dû se battre à main nu. En toute logique, donc, elle venait de se prendre son premier coup de point de sa vie... (c'est le moment ou vous applaudissez derrière votre écran pour ce bel exploit). D'ailleurs, quitte à en recevoir un, elle aurait aimé savoir pourquoi, parce que là, elle ne comprenait rien. Et cela n'avait rien à voir avec le fait qu'elle était trop sonnée pour réagir. Ça aurait pourtant été facile. Avec les bracelets qu'elle avait aux poignées, un simple mouvement, accompagné d'un sort, aurait suffit à repousser Azaël.

Le temps, elle ne le voyait plus vraiment passé, c'était à peine si elle avait conscience des coups qu'elle recevait. C'était douloureux, pas agréable, mais pour le moment elle ne ressentait pas grand chose d'autre. Et quand Ester émergea, se relevant finalement assez vite -adrénaline bonjour- ce fut grâce à l'intervention d'une jeune femme qu'elle ne connaissait pas. Et Azaël se retrouvait un peu plus loin, ligoté.

Mais qu'est-ce qui venait de se passer bordel ?! Ester déclina l'offre de la demoiselle d'une grimace et d'un geste vague de la main. Non ça va ! ça va ! Un médicomage ? Et puis quoi encore ? Ce n'était que des bleues et un peu de sang. Elle verrait ça plus tard. Faisant abstraction de la douleur pour l'instant, Ester se redressa, droite comme un I. Sa fierté en avait prit un coup. Elle toucha du bout du doigt son visage et grimaça sous l'effet de la douleur. Du sang. Bien. Cependant, sa plus grande préoccupation restait son frère.

- P*tain Aza, j'peux savoir ce qui t'a prit ?!

La sorcière s'avança. Elle était déterminée à mettre cette histoire au clair. Car même si elle voyait bien que quelque chose n'allait pas, un tel comportement n'était pas acceptable. Les Aurors proposaient peut-être des cours sur la gestion de la violence ? Entre ça et les maisons qu'il cramait, les boutiques qu'il dézinguait... il allait bien falloir qu'Azaël trouve un meilleur moyen pour s'exprimer. C'était douloureux quand-même !
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Azaël Peverell, Ven 27 Juil - 19:45


Tu frappes, tu ne parviens pas à t'arrêter. Tu n'en as pas envie. Tu ne vois pas pourquoi tu devrais. Tu ne comprends pas ce que tu fais. Tu ne le vois pas. Juste tu en as besoin. Il faut que ça sorte, toute cette colère. Tellement de colère. Tu te retrouves soudainement la tête en bas, pendu dans le vide. C'est pas le moment. Tu te débats comme un forcené, un vrai cinglé, tu veux juste te libérer pour continuer de frapper. Encore, toujours plus, toujours plus fort. Tu veux frapper jusqu'à ne plus rien sentir de ton corps. Tu veux frapper jusqu'à briser chacun des os de tes mains. Tu veux frapper jusqu'à y rester.

Tu parviens à te saisir de ta baguette pour te libérer du sortilège, mais un second frappe dans la foulée, te ligotant alors même que tu retombais au sol lourdement. Le choc est douloureux. Mais pas assez. Tu ne le ressens pas. Tu ne ressens rien d'autre que ce profond désespoir qui te donne envie de hurler ta rage. T'as lâché ta baguette quand t'as touché le sol, et tu ne parviens pas à te relever ainsi ligoté. Mais tu essaies de te libérer, de toutes tes forces. Tu veux frapper, tu veux détruire, quelqu'un, quelque chose, peu importe. Et pour l'instant, c'est toi. Tu forces tellement que les cordes attaquent la peau, même à travers les vêtements. Elles te brûlent, mais ce n'est pas assez pour te faire revenir.

C'est uniquement lorsque Rachel se pointe devant toi en disant ton nom que tu sembles enfin sortir de cette transe dans laquelle tu étais. Tu fronces légèrement les sourcils, ne comprenant pas durant quelques secondes pourquoi tu es attaché et pourquoi ta soeur est en sang en face de toi comme si elle venait de se faire tabasser. Mais les images te reviennent presque aussitôt. La violence dont tu as fait preuve te fait écarquiller les yeux. Tu observes Rachel, complètement perdu.

- Je...J'voulais pas faire ça... j'te jure...

La colère a totalement laissé place aux remords. A la culpabilité. A la peur de voir Rachel tourner les talons et te laisser là, alors même que t'es pas en état d'accepter le départ de quelqu'un d'autre. Tu bafouilles quelques mots.

- J'suis désolé... J'suis désolé Rachel...

Tu la supplies du regard de te pardonner. Parce que toi, tu ne pourras jamais te pardonner cet acte. Alors il faut que quelqu'un le fasse pour toi. Enfin, ce n'est peut être pas la peine finalement. Après tout, t'as pas l'intention de rester de ce monde bien longtemps. Mais quand même, tu préfères partir en sachant qu'elle t'a pardonné. Peut être que tu seras un peu plus en paix de l'autre côté comme ça.
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

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