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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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La Salle des Profs
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Malicia Evans
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Re: La Salle des Profs

Message par : Malicia Evans, Mar 16 Mai - 15:25


Je n'ai pas dormi de la nuit. Je sens que la journée va être épuisante. Je traverse le château, profitant du froid des couloirs pour me réveiller un peu. J'ai encore mal à la tête suite à ma chute dans les cachots. Je me demande encore ce qui s'est passé. Pourquoi attaquer les élèves ? Qu'est-ce que ça apporte ? A cause de tout ce bordel, la plupart du personnel avait aidé dans le château. Je n'étais pas très loin de la Grande Salle quand un elfe apparaît devant moi. Il y a une réunion apparemment.

Génial.

Je soupire et me dirige vers la salle des professeurs. Trop rapidement d'ailleurs. Je sens que ça va être trop long. A quelques mètres de la porte, je sors une pilule et l'avale dans la foulée. Pour se donner du courage. J'entre et regarde les personnes présente. Il y en a déjà pas mal. Je jette un regard à Alhena qui semble tout aussi dépitée que moi. Les autres, je n'y fais pas trop attention. Je m'adresse au ministre, le ton légèrement blasée.

Monsieur le Ministre, Malicia Evans, professeur de potion.

Présentation faites, je me cales dans un coin, attendant que la réunion commence. J'espère juste qu'elle ne va pas durer trop longtemps, je suis pas d'humeur. J'ai juste envie de me poser et prendre de quoi soulager la douleur.

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Re: La Salle des Profs

Message par : Aaron Jiménez, Ven 19 Mai - 22:17


L'arrivée d'un elfe de maison dans l'appartement de la professeure de Soins Aux Créatures Magiques surprit Aaron qui ne s'y attendait absolument pas. Visiblement, l'elfe de maison sembla tout aussi surprit de le trouver là. Ce qui en soit était une bonne chose, la créature n'était donc pas venu ici spécifiquement pour voir Aaron. Restait à savoir pourquoi il était présent. Pas qui il était venu voir, cette réponse là étant relativement évidente. Kyara sortit alors de la chambre, refermant soudainement la chemise qu'elle portait à la vue de l'elfe qui semblait attendre impatiemment.

- Miss Blanchet, le Ministre de la Magie requiert votre présence ainsi que celle de tous les membres du personnel de Poudlard dans la salle des professeurs, au plus vite.

Il disparut alors dans un pop sonore, laissant les deux professeurs seuls. Aaron ne dit pas un mot, se rappelant soudain les événements récents -d'autres événements plus récents encore ayant effacé tous soucis de son esprit durant un certain temps- puis sourit à l'idée que son ami était présent, ce qui signifiait qu'il allait bien.
Le Directeur adjoint de Castelobruxo se tourna alors vers la jeune femme, notant que c'était sa chemise à lui qu'elle portait, et rompit le silence.

- Et bien... Je crois que l'on va devoir reprendre notre... discussion plus tard. On nous attends. Enfin, je ne suis pas invité mais il faut que je parle à Petrus. Et... J'aurais besoin de ma chemise s'il te plait.

Aaron se sentait presque gêné, il aurait préféré pouvoir discuter immédiatement avec Kyara mais les circonstances l'en empêchait. Nul doute que tout deux devraient parler plus tard, si possible avant qu'il ne reparte au Brésil.

[...]

C'est parfaitement habillé et coiffé qu'Aaron entra dans la salle des professeurs à la suite de Kyara Blanchet. Ses cheveux avaient même une teinte parfaitement naturelle, preuve du sérieux de l'occasion. Jiménez se dirigea aussitôt vers Petrus, résistant à l'envie de prendre son ami dans ses bras en lui serrant simplement mais chaleureusement la main. Le brésilien se pencha alors vers le Ministre, chuchotant de manière à ce que personne d'autre ne puisse entendre.

- Si tu savais comme ça me fait plaisir de te voir en vie... Il va falloir que tu me racontes tout ce qu'il s'est passé... Où est Kholov ?
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Re: La Salle des Profs

Message par : Kyara Blanchet, Mar 23 Mai - 22:52


Allongée sur son lit, les draps défaits, la professeure de Soins Aux Créatures Magiques essuya la sueur qui perlait légèrement sur son front. Elle était bonne pour prendre une troisième douche, mais un peu plus tard. Pour le moment avoir l'odeur du Brésilien sur sa peau ne la dérangeait pas vraiment. Ledit Brésilien avait d'ailleurs quitté la chambre pour se rendre dans le petit salon. Fermant les yeux en se mordant les lèvres, Kyara se redressa précipitamment en entendant un pop sonore. Quittant le lit, elle enfila le premier habit se trouvant à proximité, la chemise d'Aaron qui tomba juste en bas de ses fesses. Parfait. Retournant au salon, elle referma d'une main les pans de la chemise. Non pas qu'elle était spécialement pudique, mais elle n'avait pas plus envie que ça de montrer sa poitrine à un inconnu, encore moins à un elfe.

Adressant un regard curieux à Aaron, la Fourchelang se focalisa ensuite sur la créature qui délivra son message. Le Ministre de la Magie était à Poudlard et il souhaitait la présence de l'ensemble des membres du personnel de Poudlard dans la salle des professeurs au plus vite. Après avoir accompli sa mission, l'elfe disparut dans un nouveau craquement sonore. Petrus était à l'école ? C'était logique en un sens, mais elle ne s'attendait pas à une réaction aussi rapide du Ministre de la Magie. Se tournant vers Kyara, Aaron rompit le silence qui était en train de s'installer.

- Et bien... Je crois que l'on va devoir reprendre notre... discussion plus tard. On nous attends. Enfin, je ne suis pas invité mais il faut que je parle à Petrus. Et... J'aurais besoin de ma chemise s'il te plait.

Rougissant légèrement, comme une vraie gamine, elle redevint rapidement une femme en enlevant la chemise devant le sorcier afin de lui rendre avant d'aller dans la chambre afin de s'habiller. Elle ne pensait pas que se pointer en culotte devant le Ministre de la Magie et ses collègues risquait de plaire. Enfin, quoi que, ça dépendait desdits collègues, mais sur le principe. Enfilant un soutien gorge et une robe portant le blason de l'école, Kyara se recoiffa avant d'attendre qu'Aaron termine de se préparer.

Cela l'embêtait un peu qu'ils ne puissent pas parler de ce qui venait de se passer, mais les circonstances étaient atténuantes. On ne faisait pas attendre Petrus Sudworth, surtout pas un lendemain d'attaque. Oui, les bonnes résolutions d'aller aider avaient disparues dès le moment où le Directeur adjoint de Castelobruxo avait posé ses lèvres sur les siennes. Frissonnant légèrement, elle se mit une claque mentale pour se reprendre. Elle devait retrouver son sérieux. Lorsqu'il fut prêt, les deux sorciers quittèrent l'appartement de Kyara et firent le chemin ensemble, d'un pas rapide et en silence.

Entrant dans la salle des professeurs, Kyara constata qu'il y avait quasiment tout le monde. Saluant Petrus d'un hochement de tête, elle alla se mettre dans un coin avant de se figer. Non loin d'elle se trouvait le garde chasse du château qui était ... un loup garou. Même sous sa forme humaine, ses sens étaient plus développés et il sentirait que les odeurs d'Aaron et Kyara étaient mélangées. S'il y avait bien quelqu'un à qui il ne fallait pas faire de dessin sur ce genre de sujet, c'était à Azphel. Se décalant de quelques pas, l'air de rien, elle s'éloigna un peu de son collègue. Elle ne connaissait pas vraiment la portée de son odorat et au pire ça serait grillé avec Aaron qui alla directement voir le Ministre afin de lui serrer la main. Se penchant, il murmura quelques mots au sorcier. Se désintéressant du duo, la brune fit un rapide compte des personnes présentes dans la salle. Ils étaient quasiment au complet, nul doute que Petrus allait bientôt donner ses directives, parce que c'était surement le but de cette petite réunion.

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Re: La Salle des Profs

Message par : Petrus Sudworth, Sam 27 Mai - 17:57


Adossé contre l'armoire, le Ministre de la Magie regardait la salle des professeurs en se faisant la réflexion qu'un petit rafraichissement de la décoration ne ferait pas de mal. Il n'était cependant pas ici pour revoir l'esthétique du château, il avait une mention plus importante, mais il en toucherait deux mots au prochain directeur ou à la prochaine directrice. Il allait d'ailleurs devoir réunir les membres du conseil d'administration de Poudlard afin de parler de la prochaine nomination. Il avait un peu de temps pour ça encore. Il voulait que les Aurors remettent à la bonne place les pièces du puzzle avant de s'occuper du reste. L'affaire n'était pas prête de se terminer. Poussant un soupir, Petrus se redressa en entendant qu'on frappait à la porte. Haussant un sourcil, il fit un pas avant de s'arrêter en voyant une jeune femme entrer.

- Bonjour Monsieur le Ministre. Je suis Alicia Wind, professeure d'enchantements.

Parfait, les membres du personnel avaient bien eu le message ! Esquissant un sourire, il ne tarda pas à lui répondre.

- Bonjour Miss Wind, je vous remercie d'avoir fait aussi vite !

Le sorcier ne connaissait pas l'ensemble des noms des membres du personnel de Poudlard. Il mettait déjà un point d'honneur à connaître ceux de ses employés au Ministère, il ne fallait pas non plus pousser mémé dans le filet du diable. La professeure d'enchantements faisait jeune en tout cas. De souvenir, la moyenne d'âge était assez basse à Poudlard. A croire que les plus vieux n'existaient pas chez les sorciers !

Quelques minutes plus tard, un sorcier entra, Petrus l'avait déjà croisé quelques fois sans jamais vraiment lui parler. Il fut suivi de près par un autre qui alla se présenter au Ministre, un sourire sur les lèvres, main tendue.

- Monsieur le Ministre... Evan Lival, prof' de Métamorphose de l'école.

Tendant sa main à son tour, Petrus rendit la poignée de main au sorcier tout en lui répondant.

- Enchanté monsieur Lival.

Finalement, Petrus connaitrait peut-être le nom de tout le monde à Poudlard d'ici la fin de cette petite entrevue. Ca restait toujours mieux de savoir à qui on avait à faire et souvent plaisir aux concernés en constatant que le Ministre de la Magie en personne savait comment ils s'appelaient. Privilège ultime. Quittant ses pensées, il regarda une autre jeune femme entrer dans la salle des professeurs. Nul doute que les élèves devaient avoir des problèmes de concentration quand on voyait le physique des professeures. A son époque, Petrus n'avait pas d'enseignantes aussi charmantes.

- Enchantée Monsieur Sudworth, je suis Alhena Peverell, professeure d'Histoire de la Magie.
- Moi de même miss Peverell. Répondit-il en souriant.

Il fallait toujours que son côté charmeur ressorte, même dans les pires situations. Il retrouva tout de même rapidement son sérieux en voyant entrer un homme aux cheveux légèrement blancs qui paraissait apitoyé et déclara que tout était de sa faute avant d'aller s'asseoir. Fronçant légèrement les sourcils, le Ministre le détailla pendant quelques secondes, en se faisant la réflexion qu'il toucherait deux mots sur lui aux Aurors. Il avait l'air de se reprocher quelque chose en tout cas. Le ministre ne pouvait pas tout annuler et le prendre à part en le forçant à parler. Non, ça ne serait pas professionnel et ça n'était pas à lui de mener des interrogatoires. Décidant de garder à l'œil le sorcier, Petrus se décala légèrement afin de permettre à tout le monde de prendre place où ils le désiraient. Après tout, c'était lui qui venait sur "leur territoire".

Pour le moment, les membres du personnel de Poudlard avaient fait l'effort d'arriver rapidement. Petrus espérait que ça serait le cas avec tout le monde. De toute manière, il commencerait dans cinq minutes. Absents ou pas, il fallait qu'il délivre son message et qu'il passe à la suite. Il n'avait pas toute la soirée devant lui. Deux nouveaux membres entrèrent à quelques secondes d'intervalle. Le premier ne se présenta pas, saluant à peine les autres, la deuxième semblait un peu plus polie. Mm. Petrus savait que de nombreux sorciers ne l'appréciait pas forcement, mais au vu des récents événements, il fallait savoir faire la part des choses. C'était apparemment trop compliqué pour certains.

- Bonjour monsieur. Amy Shields, infirmière de l'école, enchantée.
- Miss Shields, je suis ravi de faire votre connaissance, j'espère que vous n'avez pas eu à quitter des blessés trop graves pour venir me voir ?

C'était la seule à avoir une réelle excuse pour ne pas se déplacer jusqu'à lui. Bien que les blessés les plus graves avaient probablement été transférés à Sainte Mangouste. Petrus ne dénigrait pas le travail de l'infirmière, mais elle devait avoir moins de moyens à Poudlard qu'à l'hôpital. Un autre sorcier arriva, puis la professeure de potions qui se nommait Alicia Evans. Puis une tête connue fit son apparition. Kyara Blanchet, qui avait été dans un temps membre de son fan club non officiel et non présidé par sa personne. Le Ministre de la Magie se désintéressa néanmoins bien vite de la belle demoiselle en voyant qui se trouvait sur ses pas. Aaron. Le premier reflexe du sorcier fut de serrer les poings en se crispant légèrement. Il se détendit néanmoins très rapidement en se rappelant que c'était le vrai Aaron. Son ami. Ce dernier sembla d'ailleurs tout heureux de voir le Ministre et en quelques enjambées, il le rejoignit afin de lui serrer chaleureusement la main. Se penchant, le Brésilien murmura quelques mots à l'attention de son ami.

- Si tu savais comme ça me fait plaisir de te voir en vie... Il va falloir que tu me racontes tout ce qu'il s'est passé... Où est Kholov ?.
- On en parlera plus tard. Répondit le sorcier sur le même ton.

Il comptait lui raconter toute l'histoire. Etant donné qu'il avait été la cible de Sergeï, il devait apprendre la vérité avant que cela ne soit communiqué officiellement à la presse. Lena profita de cet instant pour faire son retour dans la salle des professeurs. Saluant tout le monde d'un hochement de tête, elle alla rejoindre son employé et lui signala que tout était bon de son côté. Parfait, elle n'allait pourtant pas pouvoir se reposer, car le Ministre avait une autre mission à lui confier. Se pencha vers elle, il lui murmura alors de nouvelles directives. Acquiesçant, elle quitta d'un pas rapide la salle des professeurs. Se redressant, Petrus jeta un coup d'œil circulaire à la pièce. Il manquait des gens, tant pis, les cinq minutes étaient écoulées. Se raclant la gorge, il reprit alors la parole avec un ton professionnel.

- Bonjour à toutes et à tous. Je vous remercie de votre rapidité, je ne vous retiendrais pas longtemps, je me doute que vous avez plus important à faire. Je vous remercie aussi du travail que vous avez effectué durant l'attaque. Je ne sais pas encore qui à fait quoi, mais je ne doute pas que vous avez tous fait de votre mieux afin d'assurer la protection des élèves. Si je suis ici, c'est pour vous informer de la suite des choses. J'ai demandé aux Aurors de mener des interrogatoires dès demain afin de savoir ce qui est exactement passé. Je compte donc sur vous pour coopérer et faire passer le mot aux élèves. Une note sera affichée dans les salles communes afin de les informer de la mission des Aurors. Il faut s'unir et s'entraider afin que les coupables soient arrêtés et jugés. Sachez aussi qu'à ce jour Sergeï Kholov est introuvable. Selon nos sources, il s'absentait pour un voyage d'affaires, mais nous n'avons aucune nouvelle depuis. Nous sommes à sa recherche. Poudlard se retrouve donc sans directeur, je compte sur vous pour continuer à faire régner l'ordre le temps que l'on en sache plus. Il faudra aussi remettre de l'ordre dans le château. Je vous remercie de votre attention et de votre future coopération avec les Aurors. Vous pouvez reprendre vos occupations, bonne soirée.

Inclinant légèrement la tête, le Ministre de la Magie fit signe à Aaron de rester dans les parages. Revenant avec des parchemins dans les mains, Lena alla les poser sur la table la plus proche ainsi que tout le nécessaire pour que Petrus puisse signer. C'était les parchemins pour prévenir les élèves de la situation. Qu'ils devaient coopérer avec les Aurors et se tenir tranquille malgré l'absence de leur directeur. Petrus n'avait que peu d'espoir concernant la seconde directive, mais c'était toujours bien de le préciser. Signant et tamponnant le tout, il laissa Lena boucler le travail. Il n'avait plus qu'à attendre que la salle se vide afin de s'éclipser dans un lieu plus tranquille avec Aaron.
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Re: La Salle des Profs

Message par : Evan, Ven 16 Juin - 8:15







Bon c'est pourri, mais y a au moins une réaction Ange

J'attendais, je savais pas trop quoi. Enfin si, déjà, l'arrivée de mes autres collègues, parce que j'imaginais bien que si j'avais été convoqué en salle des profs, il n'y avait pas que moi. A moins que Pétrus ait l'envie de me montrer son cul en privé comme je l'avais suggéré à la soirée du 31...

Mais bon, c'était peu probable, pis je savais que non d'ailleurs, à ce moment là du rp... Bref, Alhena arriva ensuite. Puis peu après, mon grand poto Hugh Dey, à qui j'aurais bien sauté dans les bras si Pétrus avait pas été là. D'ailleurs peut-être même qu'on se serait fait un apéro dans la salle des profs après tout.

Puis il y eut Esteban, le mec qui m'avait pourri un cours en tant qu'élève, pis que j'avais recroisé sous mon masque d'émeraude où j'avais joué un peu avec lui sur un toit en compagnie de 91. Un moment un peu délirant, comme l'était le sorcier que je ne connaissais au final, presque pas.

Il y eut Emily ensuite, collègue arrivée depuis peu avec qui je n'avais jamais pris réellement le temps de faire connaissance. Je lui rendis son salut amical et poli. Puis l'infirmière rappliqua, qui était aussi en poste depuis peu. Car j'avais pas souvenir de l'avoir déjà croisée non plus.

Il y eut ensuite Ianou, un des deux mecs du château en plus d'Azphel à pouvoir me faire de l'ombre sur la bogossatitude. Bon, fallait reconnaître que j'étais bien devant quand même, mais ils avaient leur charme. Enfin, il y eut Malicia, la prof de Potions qui avait pas franchement pas l'air sous son meilleur jour.

Aaron, le mec qui venait de je savais pas vraiment où en fait. Parce que j'avais jamais réellement suivi le personnage du coup, bah il était là mais je savais pas trop pourquoi. Le ménage ? Servir les petits gâteaux ? Les boissons ? Faire du pole dance ? Bref, mystère ! Il était arrivé juste après Kyara, aussi je me demandais inévitablement ce que les deux avaient pu faire. C'était peut-être la française après tout qui avait fait du pole dance...

Pétrus, (poil à l'a... NON !) qui avait rendu un bonjour poli à chacun, partit alors dans un long discours à endormir les murs. Il nous remercie blablabla, "si tu savais mon pote...", il nous dit ce qu'on sait déjà blablabla "Ok t'es juste là pour te montrer après la bataille ?" Une partie sur les interrogatoires, ah tien, je tique intérieurement mais ne laisse rien paraître. Le discours se finit rapidement et il nous souhaite une bonne soirée. Ok, c'était du rapide, peut-être que l'homme était comme ça sous tous les aspects de sa vie...

Du coup, bah une fois tout cela fini, voyant que l'autre était pas là pour servir de quoi bouffer ou boire un peu, bah je saluais respectueusement ce cher Ministre (3 Noises selon le dernier sondage...), et je m'en allais après un bref salut à mes collègues...

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Re: La Salle des Profs

Message par : Evan, Ven 6 Avr - 10:30







Vu que j'étais le seul à être parti de la salle la dernière fois, y a encore Kyara et tous les autres prof en train de pourrir depuis mai ? Razz

RP unique
Suite d'ICI

~

Tu venais de quitter ta salle de classe, laissant la suite de ton cours à une de tes élèves. Tu aurais pu simplement l'annuler, mais tu te disais que tu aurais le temps d'y revenir avant la fin, que ça ne serait l'affaire que de quelques minutes, et que tout allait bientôt rentrer dans l'ordre.

Mais le fait était que si tu le reconnaissais, ton état te préoccupait quelque peu. Là, devant toi, tout était toujours trouble, les murs bougeaient au rythme de tes pas, et quand tu tendais ta main devant toi, il y avait cet effet de flou qui demeurait toujours présent.

Sans oublier ce bordel dans ta tête, ce vacarme assourdissant comme si une alarme stridente s'était déclenchée et n'arrivait plus à s'arrêter, provoquant un bourdonnement incessant et un chaos dans tes pensées.

Tu t'arrêtais un instant, t'adossant contre un mur, fermant les yeux, essayant de souffler longuement et de faire le vide. Tu étais fatigué, c'était certain, tes cernes le criaient pour toi. Mais c'était bien la première fois que tu subissais des symptômes de ce genre.

Deux mois ponctués d'insomnies fréquentes, de douleurs à te ravager l'esprit, à t'avoir mis en lambeaux sur la longue route de la renaissance. De désillusions, de nuits au parfum amer du sang versé. Oui, tu avais tué.

En loup, en masqué dans les ombres, tu avais calmé ce trop plein d'émotions à ta façon, alors que ta compagne avait fait de même de son côté. Le bras gauche parcouru de fourmillements, la main tremblante, tu fermais un poing rageur, essayant de contrôler ce dérèglement dont tu ne comprenais pas la soudaine venue.

Aller voir l'infirmière était évidemment exclu, manquerait plus que tu t'assoupisses et qu'elle te balance un quelconque sortilège de désillusion. Ton appartement ? Non plus, si tu y allais, à coup sûr tu risquais de sombrer et tu pouvais dire adieu à l'idée de retrouver ton cours avant la fin prévue.

Non, tu devais aller dans un endroit où tu pourrais être seul, ni à la vue d'autres élèves, ni a proximité de personnes qui pourraient être soucieuses de ton état. Alors tu reprenais ta marche, te décollant du mur en rouvrant les yeux, ce qui eut pour effet immédiat de revoir apparaître cette sensation désagréable que tout ce qui était sur les côtés de ton champ de vision était complètement flou.  

Évidemment, tu n'échappas pas aux regards des tableaux qui te toisaient et aux quelques paroles qui s'échappaient à ton lent passage. « Encore un ivre dans les couloirs... » « Il a pas l'air d'aller bien... » « T'as besoin d'aide mon chou ? » et autres mots qui te passaient au-dessus de la tête.

Après quelques minutes et des escaliers étrangement coopérant, tu gagnais la fameuse salle des professeurs, où tu savais que tu pourrais être tranquille. Du moins il n'était pas dans les habitudes des profs d'y être de si bon matin. Sans surprise, tu la trouvas vide, voyant cette table et ces chaises pas forcément confortables comme un cadeau inespéré.

T'affalant sur l'une d'elle, tu poses ta baguette sur la table, enfermant alors ta tête dans tes bras croisés. Trop de choses s'étaient accumulées, trop d'épreuves, il ne fallait pas que tu flanches maintenant. Là, tu essayais de fuir tes pensées les plus sombres, et ses secousses qui jouaient avec toi. Là, tu arrivais à sombrer, tu ne savais pas pour combien de temps, ni quelles pensées te dérangeraient dans ce semblant d'agonie.
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Re: La Salle des Profs

Message par : Evan, Mar 29 Mai - 17:11





Odeur de retrouvailles
With Lizzie


Errance des jours, des semaines et des mois, calendrier qui passait, comme les amitiés, monde qui se défaisait, comme d'autres qui se créaient. A la lueur de jours enflammés, ou de nuits décousues, fragrance d'insomnie aux contours d'œuvre déchue.

Le temps filait, inlassablement, certains souvenirs restant immortels, d'autres se perdant en même temps que les changements s'imposaient à l'existence. Beaucoup de ton passé résidait derrière toi, des visages et des noms confus, que tu ne voyais plus, qui avaient un temps compté, qui comptaient peut-être encore, juste que le temps faisait, que tout devenait flou.

Hugh, Azphel, William, Kyara, des noms parmi d'autres que tu avais côtoyé, qui n'étaient pas forcément loin de toi, mais que tu ne voyais pas pour autant régulièrement. Tu présumais qu'ils allaient bien, mais tu restais axé sur la pendule de ton existence, sur ce chemin paradisiaque que tu écrivais aux senteurs somptueuses de bois, près de celle qui partageait ta vie, qui lui donnait un sens.

Le temps était ainsi fait, un jour, au delà de toute conviction ou principe moral, une personne arrive et chamboule le monde, accroche des bougies aux fenêtres jusque là embrumées, peint des tableaux noirs en paysages féériques, et donne des sens à des questions qui demeuraient sans réponse.

Tu errais silencieusement dans le château, perdu à tout cet univers complexe qui tournait autour de ta vie. A tes ténèbres insondables, qui renfermaient tes plus sombres secrets. Des cadavres, des frères et sœurs d'arme entre passé, présent et avenir. Comme à tes moments loin de tout cela, où tu arrivais à tenir un semblant de vie parfaite, que certains ne pourraient décemment pas comprendre.

Mais cela faisait près de quinze ans maintenant, que tu trainais ce chemin de vie paradoxal. Que tu gardais une façade tous les jours et que seuls les gens qui t'étaient réellement proche étaient en mesure d'approcher, d'entrevoir. Une seulement, de la toucher, de voir ce qui dormait derrière le masque d'émeraudes.

Un sourire fait danser tes lèvres, à la lueur d'une soirée pas encore écrite que, déjà, tu entrevoyais. Mais là, tu te baladais dans les couloirs de Poudlard, te dirigeant vers la salle des professeurs où tu avais quelques affaires à récupérer, pensant à l'une d'entre elle, Lizzie.  

Une connaissance depuis bien des années, que tu avais emmené un tant soit peu vers la magie noire, qui avait fini par devenir une amie chère. Cela faisait quelques semaines que la sorcière était arrivée à Poudlard, pour autant, tu n'avais pas encore pris la peine de discuter avec elle, la vie faisant que.

Tu ne lui avais adressé réellement la parole que peu de fois sur bien des mois écoulés, entre votre serment avec Elly, et la soirée que vous aviez passée sur le marché de Noël où tu l'avais revue à B&B. Tu savais qu'elle était passée par des moments difficiles, pour autant, tu ignorais beaucoup de sa situation actuelle. A part des "on dit" venus jusqu'à toi.

Comme quoi elle aurait récupéré une partie de la vue par exemple, mais ce qu'elle avait fait, ce qu'elle pensait, depuis les années écoulées sur les murs des souvenirs, tu l'ignorais en grande partie. Aussi, tu étais bien décidé à aller la voir, à rattraper ce temps perdu en récupérant un peu de ses nouvelles. Tu ferais donc un détour par son appartement lorsque tu aurais fini ce que tu avais à faire. Arrivé dans la salle, tu récupérais un dossier dans ton casier, et t'asseyais à la table vieillie.
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Re: La Salle des Profs

Message par : Lizzie Bennet, Lun 18 Juin - 20:26


C’est une étrange histoire que le retour au château lorsque l’on est adulte. Je veux dire, bien sûr, j’avais un peu appréhendé de me retrouver dans ces couloirs, mais je ne m’étais nullement attendue à m’entendre aussi bien avec les élèves. J’avais l’impression de n’avoir pas tout à fait quitté leur génération. Ou alors c’est juste que je me voilais la face. Qu’importe ; j’avais un bon feeling avec eux. Mes gamins étaient plutôt posés en cours, un peu trop, même si j’en avais parfois un ou deux qui finissaient à l’infirmerie. Mais comme ils m’aimaient beaucoup, ils revenaient avant la fin du cours pour suivre la fin des exercices. Trop mignons vraiment.

Les adultes, par contre, on peut pas en dire autant. J’étais hyper excitée à l’idée de retrouver Emily, ma soeur ; et en fait, elle m’avait posé un violent lapin. Elle devait venir rencontrer mes gosses, et elle était pas venue. Du coup, ils avaient toujours pas vu le visage de leur tante. Déjà que l’autre, c’était moi qui la voyais pas, tu parles d’une famille. Je sais qu’elle n’était pas la seule dans le personnel de Poudlard, mais bon. Avec Azénor, je tenais des relations un peu… bizarres. J’crois qu’on se jalousait sans se l’avouer, du coup on était un peu insupportables l’une avec l’autre.

Cara m’en voulait à mort parce que j’étais une très mauvaise ex, et Evan semblait lui aussi m’éviter, malgré notre relatif rapprochement les dernières fois. Bon, pour lui, j’étais plus qu’une mauvaise ex ; j’étais une mauvaise soeur d’armes, en plus, une déserteuse. J’ignorais si mon cousin lui avait dit la vérité. Il considérait peut-être que ce n'était pas à lui de la dire, et il se pouvait donc que le professeur de métamorphose m'en tienne rigueur. Et parlons même pas de Kyara, qui me tenait responsable de la mort de son mec alors que j’essayais juste de lui rendre gentiment les cendres après avoir accompagné ce chouette bonhomme dans ses heures les plus sombres. C’est dur d’aider les gens, vraiment. J’vous conseille pas, sauf si vous êtes vraiment vraiment doués.

Bref. J’aurais pu décider que c’était figé dans le temps, me réfugier dans la grande salle, ne manger qu’en compagnie des élèves… ça m’arrivait, parfois, de me caler sur leurs bancs. Une fois, on m’avait même fait un numéro de magie moldue, c’était plutôt cool même si j’avais pas tout compris. Mais ça ne pouvait plus durer. Il était l’heure de bousculer un peu le monde. J’me sentais prête, ou presque, du moins suffisamment shootée aux potions pour poser un regard poison sur toute personne d’humeur à faire des remarques désobligeantes.

Je pénétrais la salle l’oeil clos, et pas celui dissimulé derrière le cache-oeil, non l’autre. Je voulais pas voir. Je priais presque pour une salle vide, tout mon courage s’étant liquéfié à l’instant où j’avais entendu une page se tourner. C’est juste le vent. Ou Peter. Ou Max. Eux, ils me détestaient pas tout à fait, même s’ils ne m’appréciaient qu’à demi. Je crois. C’est compliqué. Lentement, je desserrais les paupières, et mon regard se posa sur Evan. Et m*rde. Lui, il était pas sur la liste. J’savais tellement pas ce qu’il pensait de moi que c’en était terrifiant, alors y être confrontée de face, autant dire que je voulais me transformer en souris, alors que d’habitude, je préfère les bouffer.

Je ne voulais pas l’éviter, pourtant. Je voulais faire face à mon passé, et espérer que j’avais encore une p’tite place dans son futur.
— Evan, glissais-je en m’asseyant à ses côtés.
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Re: La Salle des Profs

Message par : Evan, Sam 7 Juil - 9:28







Le monde est ainsi fait. Il est composé de choix, qui dessinent ce que nous sommes, qui nous façonnent, nous composent, nous animent, nous poussent à voir "Demain" dans un berceau d'espoirs enchantés, nous élèvent et nous érigent une force de combattre, de se relever, encore et toujours à la lueur de ce phare qui éclaire joyeusement les pensées.

Il est aussi composé de rencontres, de personnes qui tantôt passent en ne laissant qu'une frêle empreinte, qui sera oubliée dans les dédales sinueux du Temps qui joue, efface et remplace. Tantôt en laissant des marques indélébiles, à l'odeur d'expériences parfois triste, tragique, d'autres délicieuses, exquises.

La plus belle d'entre elles, était celle qui partageait ta vie, cette lumière qui avait débarqué un matin de printemps et qui, depuis, se diffusait en un halo de plénitude sur ton quotidien auparavant bien trop terne pour être respiré sans pensées amères.

Et il y avait d'autres personnes, devenus des amis au fil du temps, qui écrivaient eux aussi des bouts de ce que tu étais. Des anciens camarades de classes en passant par des collègues masqués, frères et sœurs d'arme, avec qui tu avais combattu, pour qui tu avais combattu.

Les heures défilent sur le panthéon des souvenirs, de sortilèges lancés se dissipant à des lueurs de sang, en s'éternisant sur des regards déchus, des sourires fanés et quelques poussières de rêves qui s'enfuyaient dans des lagons de souvenirs vaporeux. Le Bien et le Mal, ce combat que tu menais depuis bien longtemps.

Des rives de ta folie, de ces nombreux meurtres commis, au paradis que tu étais capable d'écrire, que tu vivais, au bout de tes doigts quand ils pianotaient, délicieusement sur le corps d'Elly.

Là, pages voletaient à tes doigts, geste machinal, alors que tes pensées bien loin voyageaient, paysages somptueux au goût qui restait sur les lèvres, que tu pouvais lécher en les imaginant humides à la caresse de l'Autre.

Et la porte qui s'ouvre t'arrache à ton Eden infernal, pour que ton regard d'émeraude se pose sur Lizzie, sous un haussement de sourcils surpris, observant la sorcière se mouvoir presque gracieusement, le regard fermé, comme vivant dans son monde où ses sens s'extasiaient davantage de l'obscurité des autres sens, pour ne vivre qu'à l'éveil du cœur. Lui qui détient la vérité dans ses mains frissonnantes.

Sans mot dire, tu l'observes silencieusement, elle venant non loin de toi, enfin un œil s'ouvrant, puis s'asseyant, avant que sa voix ne laisse ton prénom sortir, presque comme un soupir. Tu lui offres un léger sourire, et t'approches d'elle, pour laisser une bise chaleureuse à ses joues creusées et écrites à l'empreinte du Temps.

« Lizzie ! Ça fait plaisir de te voir ! »

Tu laissais tes papiers de côté, vulgaire éphémère travail que tu remettais à plus tard, pour octroyer ton attention à la sorcière avec qui tu avais trop peu conversé depuis un Noël festif et une série d'échecs monumentaux face à une tête parlant un peu trop.

« Je vois que tu as récupéré une partie de la vue ! Je suis content de te voir ainsi... Tu as l'air... Heureuse ? Je veux dire, j'imagine que pour toi Poudlard est bien différent de ce que tu faisais avant ! Ta clientèle à B&B devait être toute autre que les élèves boutonneux et arrogants que l'on croise ici ! D'ailleurs, ça se passe bien tes débuts en temps que professeur ? Et ta vie en générale ? »

Un peu trop de questions se bousculaient, comme si tu t'excusais, que bien trop de temps s'était écouler depuis la dernière fois que vous aviez parlés. Et tu ne savais plus trop, comment sa vie tournait.
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Re: La Salle des Profs

Message par : Lizzie Bennet, Lun 16 Juil - 22:54


Evan étouffe le malaise d’une exclamation assez spontanée. Bah cool ma foi, si on peut briser la glace aussi naturellement et aborder les choses importantes sans le chit-chat, moi j’suis contente hein. Il me soulage réellement d’un poids.
— Plaisir partagé ! J’suis un peu frustrée qu’on passe pas plus de temps ensemble au château, alors j’me suis permise de squatter chez toi. Sérieux, j'ai l'impression que je croise plus facilement Elly que toi, tu dois être vraiment occupé à cette période de l'année ! glissais-je avec une oeillade complice.

Abandonnant sa paperasse, il se lança alors dans un véritable interrogatoire. Damn, un stage à la Gazette lui aurait été utile pour doser le nombre de points d’interrogation qui peuvent se suivre avant que l’interlocuteur soit totalement perdu. Souriant par les narines, j’acquiesçais.

— En effet ! On va pas se mentir, ça change bien des choses. J’attends encore de voir comment la greffe évolue… Et au vu de l’état de l’autre oeil, je doute que ce soit si « simple. » Mais bon, d’une certaine façon, cela m’oblige aussi à être plus vigilante à présent.
On dirait pas, mais j’progressais en fait, depuis mes années estudiantines.

— Quand à l’arrivée à Poudlard… Au fond, mes interlocuteurs sont assez similaires. La moyenne d’âge de la clientèle de Barjow & Beurk est carrément en chute libre en vrai, donc on bosse justement sur les problématiques d’acné si tu veux tout savoir ! On doit un peu réorganiser le catalogue pour permettre aux uns de faire leurs premiers pas, et aux plus expérimentés de trouver ce dont ils ont besoin aussi.

Légère pause, pour reprendre plus discrètement « Enfin, avec l’annonce du ministère quant aux changements de législation à venir, à la conférence, c’est sans doute un très bon timing pour mettre en place tout ceci, » glissais-je sur le ton de la confidence. Cela n’en était pas vraiment une : il connaissait la boutique, sa réserve, etc, mais après les rénovations, ce serait carrément mieux. Enfin, dans ma tête en tout cas.

— Le côté prof se passe bien vraiment ! Mine de rien, en tant qu’enseignante de vol, on a de vraies opportunités pour créer de vrais liens avec les élèves. J’pense que y en a un ou deux qui pourrait t’intéresser, d’ailleurs… si tu ne l’as pas déjà sous l’oeil. J’veux dire, c’est quand même ton bébé préfet...
Est-ce que j'esquivais la partie perso ? Oui. Totalement. Mais avec Jace, on pouvait déjà bavasser un instant. Y avait à dire, sur lui.
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Re: La Salle des Profs

Message par : Evan, Dim 9 Sep - 19:35







Désolé pour le retard :kiss:

Comme toujours, tu retrouvais face à toi une Lizzie souriante, qui, malgré les épreuves de la vie, était toujours là à envoyer des sourires et un enthousiasme qui se lisait sur les traits de son visage. Sa première remarque t'amusa, il était vrai que c'était un comble que vous vous ne soyez que peu vus alors que maintenant vous travailliez au même endroit, et qu'en contrepartie elle avait croisé le chemin de ta belle à plusieurs reprises selon ses dires.

Tu haussais un sourcil de surprise, et laissait échapper un sourire amusé à ses mots voletant joyeusement dans la pièce. La suite est plus sérieuse, moins enjouée, elle te parlant de l'état de ses yeux et tu ne peux t'empêcher que de compatir à sa douleur, tant tu aurais espéré qu'elle se porte bien.

Tu n'avais pas été au courant de sa greffe, mais tu ne pouvais qu'espérer qu'il n'y ait pas de séquelles et que son état s'arrange. Quant à la fin, tu faisais un signe d'acquiescement de la tête, essayant de visualiser sur comment la cécité même partielle pouvait impacter la vie de tous les jours. Mais ton amie était une battante, tu le savais depuis longtemps, et tu ne doutais pas qu'elle en ressortirait plus forte encore.

La suite donne une note plus souriante à votre échange, quand elle en vient à dire qu'à Barjow & Beurk la moyenne d'âge de leur clientèle baissait constamment, et qu'ils étaient confrontés à un problème d'acné. La magie noire décidément c'est plus ce que c'était. Si avant peu de gens auraient mis les pieds dans l'Allée des Embrumes, il fallait croire qu'à votre époque, l'entrée à Poudlard signifiait forcément la fréquentation des enseignes les plus lugubres.  

Quelques secondes s'envolèrent dans un climat de sourires mutuels, et elle reprit. Elle évoque brièvement les futurs changement au Ministère, qui te laissèrent pensif, repensant à l'entrevue avec Luke Belt sur les docks un instant. Puis elle dérive sur ses premiers pas de professeure, sous entendant qu'il y aurait deux élèves en particulier susceptibles de t'intéresser, te faisant hausser une oreille plus attentive encore.  

« Je vois très bien le premier que tu mentionnes... Je l'ai croisé un soir dans Londres, il ne m'a pas reconnu évidemment... Je l'ai plus ou moins à l'œil oui... Pour le second je me demande de qui tu peux bien parler... »

Tu marquais une brève pause, ton regard ne quittant pas celui de la sorcière un instant, te demandant à qui elle pouvait bien faire allusion. Si autant tu étais certain que vous aviez des élèves en commun, tu ne savais pas précisément ceux qui composaient ses cours de vol.

« Pour le reste, oui en effet, je me balade beaucoup, du coup j'avoue que je suis souvent en dehors du château et c'est surement pour cela qu'on se croise moins... Pour autant c'est toujours agréable de te revoir ! J'espère de tout cœur qu'avec ta greffe ça ira mieux... Mais tu es une battante, je le sais » Petit clin d'œil glissé pour elle, à un souvenir tatoué. « Je suis un peu étonné pour B&B, mais que veux-tu ! J'ai l'impression que la jeunesse est encore plus dévergondée qu'à notre époque, et sujette à tester mille choses interdites ! Et tant mieux alors si ton intronisation en tant que prof se passe bien et que tu t'y sens bien ! Il peut y avoir des élèves très turbulents, même si les deux pires ont été virés de Poudlard avant que tu arrives... C'est pas tous les jours facile, mais je pense que tu as la poigne nécessaire pour te faire respecter ! Si tu as besoin de conseils d'ailleurs, ou si jamais tu veux savoir des choses sur Poudlard, lieux, élèves, ou programmer quelque chose, sombre ou pas, n'hésite pas surtout ! »

L'invitation était à peine voilée. Après tout, tu avais partagé beaucoup avec elle, et elle était une des rares personne qui connaissait toutes les facettes de ta personnalité. Elle t'avait aidé autrefois, et si aujourd'hui tu pouvais l'aider, ça serait un juste retour des choses. En plus de garder vifs des liens trop peu souvent nourris.
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Re: La Salle des Profs

Message par : Lizzie Bennet, Ven 14 Sep - 13:28


Evidemment, le professeur de métamorphose n’avait pas besoin de ses longues années d’exploration de Poudlard pour repérer les gamins potentiels. Cela l’aidait, bien sûr. Mais... Evan n’était pas n’importe qui. Si Jace avait su attirer mon attention et que je l’avais plus ou moins passé au peigne fin ces derniers temps, lui avait une longueur d’avance, au vu de son flair certain en la matière. Sans mauvais jeu de mot, bien sûr, ce serait assez petit de ma part.

Après tout, il était celui qui m’avait récupérée à la petite cuiller, un certain après-midi en forêt, après le décès de Kitty. Et sa découverte par une lettre. Sérieux, quels parents préviennent leur fille de la mort de sa soeur par un vulgaire hibou ? Quand j’y repense, je me dis que je n’étais peut-être pas le seul élément dysfonctionnel de notre petite tribu. Le problème remontait plus loin encore. Enfin bref. Il a peut-être joué de ma mémoire à l’époque, mais les retrouvailles qui ont suivi ont permis de faire remonter certains souvenirs.

Je sais que les premiers inferi affrontés, je les lui dois. Cette fascination pour la magie noire, qui m’a conduite au coeur de Barjow & Beurk depuis des années, elle ne vient pas de nulle part. Elle était là, sans doute, cachée, mêlée du goût des expérimentations. Mais sa réelle concrétisation, la rencontre avec la flamme éternelle, tout ceci, c’est à lui que je le devais. Forcément qu’avec les velléités que pouvait montrer Jace en temps normal, Evan l’avait déjà en ligne de mire.

D’un sourire doux, je l’observe à la dérobée. Ce lycanthrope a tant joué dans mon développement en tant que sorcière, que femme. Il a eu ce regard bienveillant quand je doutais de tout, quand ma relation avec mon mentor s’est étiolée... J’espère qu’un jour, je saurais lui rendre la pareille. J’apprécie la confiance qu’il me fait, et le rôle qu’il m’a confié dans son couple avec Elly, mais je souhaite lui apporter plus. Et je ne peux me retenir de désirer qu’on retrouve l’intensité de la complicité qui nous animait jadis.

De quoi parlions-nous, déjà ? Ah oui. Jace. Pardon. Je me concentre.
— Le second est une seconde, en fait. Elhiya Ellis. Très prometteuse, cette petite.

Les mots s’enchainent, s’enfilent, comme des perles sur un collier ou des bouts de viande sur une brochette, au choix. Enfin, je sais pas toi, mais moi je préfère le barbecue. C’est beaucoup plus nourrissant que les perles. En plus, les perles, si ça tombe, ça fait du bruit, et tu te fais choper ! Fin de la discrétion et des balades à pas de loup. Ou alors, faut que ce soit volontaire, que ça devienne une arme ou une diversion. C’est pas Waddiwasi qui a un truc comme ça ? Un collier multipendant, ou quelque chose de cet ordre là... Oh, si ce n’est pas le cas, je pourrais en parler à Rachel, c’est bien le genre.

— Tu balades voir des lieux ou des gens, si c’est pas indiscret ? J’avais l’impression que tu t’étais plus enraciné ici qu’à nos premières rencontres... Tu es sur les traces d’âmes disparues ?


Tes anciens amis, peut-être ; ou Jean. Tu as connu, Jean ? Je ne me rappelle plus, et je crois qu’en parler avec toi serait d’un singulier manque de tact. En même temps, je sais pas trop à qui en parler. Première fois que je m’autorisais à aimer, et tu vois où ça nous mène... Tout attachement amoureux est un fardeau, en voilà la preuve. Les battants, comme il dit, ne peuvent se permettre d’avoir des amarres les accrochant au rivage. Ils ont trop à faire ailleurs. A moins que leur âme soeur se batte à leur côté, il n’est juste pas possible de concilier les choses. Evan est peut-être l’exception qui confirme la règle. Mais il n’est pas commun, cet homme ; forcément qu’il peut se permettre de déroger aux lois qui nous régissent, nous autres simples mortels.

Je grimace quand il évoque la question de la greffe. J’ai toujours peur qu’un problème survienne — une infection, par exemple. Je sais que c’est mon point faible, en combat, et mes adversaires le savent aussi, le ciblant quand ils en ont l’occasion. Je dois être prudente, si je ne veux pas avoir à retourner voir Ebenezer, lui demander une ablation de sa première expérience et une nouvelle greffe. Merlin, j’pourrais pas tenir tout ça. Physiquement, uh-uh, pas jouable. Je ponctue de « mm » et « oui » quand j’en ai l’occasion, mais il faut dire qu’il a beaucoup de choses à communiquer. C’est logique pourtant, on a pas eu de discussion sérieuse depuis longtemps, et tant a changé entre temps...

— Je vois. Je sais pas. J’ai l’impression que les jeunes viennent vers la magie noire plus spontanément qu’avant. Je sais pas, j’ai l’impression que de mon temps — oh lala, est-ce la vieillesse quand on commence à dire ça ? — on avait plus tendance à partager la magie noire avec quelqu’un. On avait souvent un mentor, ou un complice, avec lequel partager notre curiosité... Pour aller vers la magie noire ou braver les interdits, sans toi, j’aurais sans doute mis quelques années de plus. Enfin je pense. Mais cela n’aurait jamais été pareil, sans toi.


J’ai pas les mots pour te dire combien tu es essentiel dans la façon dont je me suis construite. C’est comme si un bout de toi s’était greffé sur moi, en moi. Je ne suis pas très à l’aise avec la gratitude, ceci dit ; alors je dévie rapidement vers les autres. Quel bon bouclier que les autres, parfois.
— Aujourd’hui, les jeunes me semblent plus solitaires. C’est un ressenti que tu as aussi, ou c’est juste moi ? Peut-être qu’on pourrait faire quelque chose de ce côté-là...

L’idée reste en suspens. Je ne sais trop jusqu’on pourrait aller ; si tu voyages, le timing n’est peut-être pas terrible. Mais je pense qu’il y a quelques gamins qui seraient contents d’être pris sous l’aile de quelqu’un. Un système de binôme, peut-être, ou des petits groupes qu’on s’arrangerait pour faire travailler ensemble d’un cours à l’autre ? Ou des activités extrascolaires, pendant lesquelles on pourrait estimer un peu les penchants des uns et des autres... Je ne sais trop où je vais. Je sais simplement que j’ai besoin qu’on aille quelque part.

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Re: La Salle des Profs

Message par : Evan, Lun 1 Oct - 12:09







Ta proposition avait été des plus amicales. Lizzie faisait partie de ces personnes qui comptaient pour toi. Au delà d'une odeur de Passé née et perdue au fond des bois, elle restait cette femme avec qui tu avais combattu, pour qui tu t'étais battu, et elle aussi avait sorti les armes à tes côtés. Alors oui, le chemin de la vie avait fait que vous vous étiez un temps perdu de vue, pour autant, la sorcière gardait cet éclat d'importance puisqu'elle n'avait pas été qu'une rencontre anodine dans ta vie.

Vous aviez embrassé les Ténèbres, appelé le sang, et le Temps vous avait égarés comme amis qui vous retrouviez en ce jour. Bien des années s'étaient enfuies depuis que tu l'avais eu comme élève, avec sa pointe d'espièglerie qu'elle parfumait au bout de ses lèvres, et aujourd'hui, c'est en amie chère que tu la regardais, réellement prêt à faire qu'elle ne sombre pas dans l'oubli, là où elle gardait toujours de l'importance.

Car tu n'oubliais pas que c'était elle que vous aviez choisi Elly et toi pour officier votre Serment, et que, par conséquent, elle n'était pas une étrangère pour vous, et n'avait aucune raison de l'être au fond. Tu avais évidemment entendu parler de son passé, de ce qui l'avait amenée à être là devant toi, un sourire présenté comme armure de ses blessures.

Lizzie c'était comme un vent d'automne. Elle fuyait une partie du monde pour en couvrir une autre, laissant dans son sillage autant de souvenirs plaisant qu'un goût amer de trop peu, et le Temps lui n'aidait pas, la distance creusant inévitablement un miroir de souvenirs qui pouvaient parfois devenir périssables, et c'était de rares retrouvailles comme celle-ci qui permettait de se souvenir de la personne qu'elle était avant tout.

Tu avais eu le chic au fil des années pour perdre de vue toutes les personnes qui comptaient pour toi, tous tes amis, d'Azphel à Hugh comme Lizzie. Alors là, pouvoir converser de nouveau un peu avec elle, sans l'imaginer en train de pourrir à Azkaban ou de tenter un voyage magique dangereux de son côté sans alliés, ça avait un petit côté savoureux, de pouvoir retrouver un semblant de lien là où tu étais doué pour les couper.

Et c'est là qu'elle te délivre que la seconde personne dont elle parlait est une femme, te lâchant le prénom d'Elhiya, et tu ne peux retenir un sourire de parer tes lèvres. Car tu en avais déjà entendu parler évidemment, à défaut de ne l'avoir eu que furtivement en cours et ne pas pouvoir prétendre réellement la connaître. Et elle enchaine rapidement avec une question qui te renvoie dans tes Ténèbres de tempérament solitaire. Tu te faisais souvent la réflexion d'avoir perdu tes amis de vue, mais les avais-tu seulement cherchés ? Non, Pas Azphel, pas Hugh, pas Lizzie. Personne en fin de compte, et sur ses mots elle n'avait clairement pas tord. Au fond, tu laissais le Temps s'effiler en espérant simplement avoir des occasions de revoir tes amis chers, comme la brune aujourd'hui.

Un bref silence s'installe, où tu es autant perdu à tes pensées qu'elle ne l'est, et elle reprend en partant sur ta réflexion sur la jeunesse et la magie noire. Il était un vrai qu'en votre temps, tout semblait différent et c'était bien plus compliqué pour les jeunes de Poudlard. Peut-être que la présence Mangemort au château était elle aussi plus réduite ? Tu ne peux retenir un sourire à la fin de sa phrase, quand elle sous entend que sans toi cela aurait certainement été différent.

Tu ne pouvais que te souvenir de comment tu l'avais entrainée sur le chemin de la magie noire, comme bien d'autres personnes avant elle. Même si là ça avait été plus particulier, plus soudain, sans venir d'une relation longue écrite à l'encre de mois écoulés savoureusement. Tu l'écoutes terminer, partant sur son ressenti de voir les jeunes de plus en plus solitaire, et tu avais immédiatement quelques rencontres qui te revinrent en tête qui confirmaient aussi ses propos. Aussi tu hochais machinalement la tête pour acquiescer. Tu restais un moment pensif à tout cela, te perdant sur ce vaste tableau entre tes souvenirs quand tu avais emmené Lizzie vers la magie noire, et cette jeunesse Poudlarienne qui semblait perdue.

« Je connais Elhiya ! C'est une élève que j'ai pu observer plusieurs fois... Et je sais qu'on la suit... Après je ne la connais pas personnellement, mais peut-être que j'aurais l'occasion de la découvrir plus prochainement ! Pour la suite... Je t'avoue que pas vraiment... J'erre entre mes différentes maisons, Hollow... Ma phrase était pour dire que je ne dormais que peu ici au final... Et que même si je me demande ce que sont devenus pas mal de mes amis, je n'ai jamais fait d'expédition pour en retrouver ne serait-ce qu'un d'entre eux... Je t'avoue que je me suis plusieurs fois demandé ce que tu devenais... Je me rends compte qu'on s'est perdus de vue longtemps... Comme d'autres... Des anciens Mangemorts principalement... Je ne sais pas où est parti Hugh... Bref, c'est la vie, on fait tous des choix... Tu as retrouvé d'anciennes connaissances toi ? »

Tu faisais une pause, délivrant un mince sourire à la belle, une façon comme une autre de lui dire que même si vous aviez chacun suivi des chemins différents, tu n'oubliais pas ceux parcourus avec elle, sous tous les aspects de ta vie. De la première fois que tu l'avais eue comme élève jusqu'aux falaises de votre demeure en Écosse.

« Pour le reste... Oui je suis d'accord... Je me souviens encore de mon mentor... Azaël... Ça avait été quelque chose... Aujourd'hui j'ai l'impression que la jeunesse est en perdition et qu'elle vient goûter à la magie noire comme une nouvelle drogue en se foutant du reste et en voulant tester pour voir... C'est étrange, et je ne sais pas si c'est une bonne chose... Même si j'ai croisé Jace comme cela... Pour autant quel sera son avenir ? Nul ne le sait. Et oui, je ne sais pas pour toi, j'ai vite vu ton potentiel je crois, et je ne m'étais pas trompé. Tu as merveilleusement servi les ténèbres... Et je partage entièrement ton ressenti... La plupart des élèves sont désabusés, les cours partent de plus en plus en live, d'élèves qui s'insurgent contre tout et rien... Peut-être qu'on arrive simplement à un tournant et le monde magique n'a plus vraiment foi en les institutions gouvernantes. Que le Secret qu'on s'est évertués à ébranler au fil du temps, tombe un peu plus en miette chaque jour... Pour revenir à ton idée, peut-être qu'on pourrait essayer de repérer les comportements solitaires justement, et leur apporter des conseils ou une lumière, les sonder sur le mal qui les ronge ou savoir ce qui les gouverne au fond d'eux... »

On ne pouvait pas dire que tu étais le plus impliqué dans les activités professorales en dehors de tes cours. Tu étais même du genre à les fuir complètement. Poudlard t'étouffait plus qu'il ne te faisait respirer depuis quelques temps, aussi ton implication était moindre et tu fuyais ses murs de pierre dès que tu le pouvais.

« Hormis cela, tu vis du côté de Londres où tu as posé tes valises à Poudlard un temps ? Je t'imagine davantage avoir ton petit chez toi douillet plutôt que de rester cloitrée ici... »

Regard ancré dans le sien, sourire enjoué, cela te faisait plaisir de pouvoir converser avec elle comme cela. Comme pour rattraper, des sabliers du temps égarés.
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Re: La Salle des Profs

Message par : Lizzie Bennet, Mar 2 Oct - 22:04


(Ce RP se situe l’automne du retour au château de Lizzie)

J’étire un sourire assez satisfait quand il m’indique qu’Elhiya est suivie ; c’est une bonne nouvelle. J’apprécie depuis un moment maintenant ses idées novatrices et sa persévérance. Qu’eux aussi l’aient remarquées me satisfait pleinement. C’est comme si on me disait que ma fille était tombée sur les meilleurs professeurs de l’école, et qu’ils avaient un bon contact l’un avec l’autre quoi. Pourtant c’est pas ma fille hein, une me suffit, mais je sais pas. J’ai l’impression que j’apprends à m’attacher d’une manière que je ne soupçonnais pas jusqu’ici.

Il avoue qu’il n’a pas spécialement cherché ceux qu’il avait perdus ; et j’ai mal. J’ai genre une boule de douleur qui grince dans la gorge car je sais. Je sais comment il fait. Il ne vient pas nous chercher, et ensuite, ensuite il nous veut d’avoir tourné la page. Quand on fait face à ses démons dans une solitude, qu’on doit apprendre à se reconstruire sans que l’autre ne bouge le petit doigt, forcément, il n’est pas simple de se jeter dans ses bras dès les premières retrouvailles. J’essaie d’effacer le voile d’amertume qui m’habite en me raclant la gorge.

J’ai également perdu le contact avec plusieurs des anciens, mais je les suis un peu, à distance. Cela fait, par exemple, longtemps que je n’ai pas croisé William, mais je sais qu’il travaille toujours au Ministère. Pour Hugh cela date moins ; je n’avais plus de ces nouvelles jusqu’à ce qu’il se présente aux élections ministérielles, puis il y a quelques semaines à Barjow & Beurk il a débarqué pour acquérir une pensine et des souvenirs. Genre POUF, bonjour. J’dois te dire que ça m’a fait tout drôle, de le revoir... Enfin revoir non, j’étais encore aveugle à l’époque, ce qui l’amusait assez d’ailleurs. C’était peu après l’ouverture de la banque mémorielle dans la boutique...

Le regard se perd, nostalgique. Qu’il est simple de parler des choses qui vont bien. C’est drôle quand même, de voir la facilité avec laquelle j’ai gardé un oeil sur eux. Ce n’est pas du commérage. Je crois que c’est une habitude que j’ai prise dans la jeunesse. Au Chaudron Baveur, j’aimais épier les discussions, prendre des notes sur les noms et les histoires évoquées sur mes temps de pause. Plus tard, pour le compte des Mangemorts, j’avais souvent mené mes petites enquêtes sur les personnes de leur choix. Malicia, par exemple... Bon, pour la mission avec Face, j’avais fini à Azkaban avant de faire mon rapport, mais l’idée y était. Le pli était pris, et je gardais cette tendance à me tenir au courant de ceux qui avaient, ou pourraient, impacter le cours des choses. Changer l’histoire avec un grand H.

Oh, en parlant de Barjow & Beurk, tu sais sans doute qu’Azphel y travaille maintenant ? C’est notre négociant... Il a un talent certain pour nous trouver les créatures les plus rares en un temps record. Il est toujours avec Aya, d’ailleurs, qui est la gérante. Quant à Alhena, elle s’en sort bien au ministère. Je crois qu’humainement elle est plus heureuse que quand elle était à Poudlard... Ses enfants lui font beaucoup de bien, en même temps, ils sont vraiment adorables ces petits effrontés ! Je suis la marraine l’un de ses gosses, alors je la croise souvent.

C’est maladroit, peut-être, de parler d’enfants avec lui. Je ne dis rien sur les miens, pour ne pas heurter sa sensibilité, et sans doute pour me protéger aussi. Il n’empêche que ça me taraude. J’hésite à parler du reste. Marquant une pause, je me cache dans ses mots à lui pour ne pas avoir à révéler ce qui me tracasse. Je hoche la tête à intervalles réguliers ; je n’ai pas à feindre de l’écouter, puisque c’est plus simple justement de laisser sa voix dicter mes pensées. Et je suis d’accord avec ce qu’il dit, qui plus est. Je me remplis toute entière de ses mots, pour ne plus voir son visage à lui.

J’aime bien ça, oui. Après, il ne s’agit pas que de prendre sous notre aile les brebis égarées ; il suffirait que l’on s’éloigne pour qu’ils soient à nouveau démunis.
Je me rappelle quand il est parti, après m’avoir oubliettée. Je venais de perdre ma soeur, mes souvenirs étaient confus, et j’avais cette obsession pour retrouver un inconnu. J’dis pas ça pour lui, non ; juste pour qu’il n’y ait pas d’autre moi. Non, il fallait les aider, mais aussi les habituer à s’aider tous seuls, et à chercher de l’aide. Oui. Normaliser la demande d’assistance. Qu’ils ne voient plus cela comme une faiblesse. On a besoin des autres ; c’est tout, pas de quoi en faire un drame.

Je me demandais aussi si on ne pouvait pas favoriser un système de groupes d’entraide, qui serait un peu interclasses. Par exemple que chaque élève appartienne à un groupe de quatre ou cinq, peut-être quatre, ça permet de bien brasser les maisons, et qu’ils se transmettent ainsi les cours lorsque l’un est malade, s’aident à réviser avant des examens... Si le groupe pouvait être valable sur une année scolaire, et être pris en compte dans toutes les matières, cela donnerait un prétexte à la fondation de leur amitié.

J’aurais pu pratiquer l’évitement longtemps, peut-être, m’inspirer de Sunil et des fantômes d’avant, me noyer dans une goutte d’eau et une brume d’hiver, mais il est trop tard. Il a son regard vrillé dans le mien, sa langue qui tape là où il ne faut pas, et quelque chose dans ses opales me dit qu’il sait. C’est injuste. Je ne peux pas lui dire ça, pas à lui. Ce serait tellement égoïste. Détourne ton regard, je t’en conjure. Je n’ai pas été à la hauteur lorsque tu m’offrais ton coeur ; ne me laisse pas te dire ce que j’en ai tiré.

Je me rappelle qu’à l’époque, je voulais oublier les caresses papillons d’Evan, je voulais toucher à plus brut, plus direct. Je voulais me laisser transpercer par toutes les flèches, qu’on m’élance et non qu’on ne m’enlace. Je voulais tout ce qui ne pouvait me faire du bien ; oubliée, l’innocence, brûlés, les espoirs candides, les romances insipides et tous les souffles d’avant. J’voulais avoir mal car c’est tout ce que je connaissais, après Azkaban, et que je ne parvenais pas à retourner à la normale.

Alors j’avais couché dans le sang et la haine, enveloppé par l’écho de nos morts, avec un être que je ne croyais pas connaître. Dans la sueur des cendres et le contact du cuir à des jeux de domination qui n’avaient pas pris la tournure escomptée. Je pensais être des âmes qui peuvent briser d’un battement de cuisses ; et la chute fut toute autre. Je fuis son regard, mais je sais que si je ne le lui dis pas, j’ai déjà trop attisé sa curiosité de mes silences ; il saura trouver les mots pour me tirer les vers du nez. Evitons-lui ces détours.

Je passe autant de temps que possible à Londres, pour, hum, les enfants. Bientôt, ils sauront lire. C’est grisant et effrayant à la fois... Mais ce serait malhonnête de prétendre que le lit y est douillet. Leur père, Ashton, s’est fait la malle il y a deux ans. J’en ai marre de leur mentir, de lui inventer une vie, mais il ne compte pas se laisser trouver. J’ai sillonné la moitié de l’Europe à sa recherche, l’été dernier ; j’ai même reporté sa disparition au Ministère. J’pensais pas faire ça un jour. Personne n’a rien sur lui. C’est comme s’il n’avait jamais existé.

Je pince les lèvres, mal à l’aise.
Je ne devrais pas t’embêter avec ça, pardon. Cela doit te paraitre trivial et indélicat. Tu... tu as eu des épisodes de démence, dernièrement, ou tu vas mieux de ce côté-ci ?
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Re: La Salle des Profs

Message par : Evan, Lun 29 Oct - 16:07







Il est des noms qui survivent à l'extinction des mondes, aux aurores enfouies sous des cendres de rêves, aux nuits balancées sous des poussières d'étoiles brumeuses, qui, sous le défilement du Temps, gardent une place omniprésente dans les coffre-fort du cœur, et reviennent tambouriner de temps à autre au gré des souvenirs vivaces.

Lizzie était indéniablement un de ces noms qui avait marqué ta vie, tant par ce que vous aviez partagé et vécu, depuis les mousses de la forêt et les brindilles craquelées dans vos épidermes mêlés, au chaleur d'une douche bouillante sur vos corps aimant, en passant aux spirales insondables d'une attaque faite dans un cours.

Jusqu'aux Ténèbres qui te l'avaient prise, qui avaient tout éteint aussi subitement que la lumière s'était allumée, te laissant aux affres de silences incompréhensibles et d'une solitude brutale qui t'avait apporté son lot de peine. Évidemment, il y avait eu les histoires relayées, les échos de son passage à Azkaban, mais au final, plus de mots, comme si de vos deux côtés le monde s'était rompu en une fraction de seconde, et que toute lumière vous était désormais interdite, et vos bouches cousues de pouvoir franchir le courage d'affronter l'autre.

Au final, les quelques mers d'espoirs, les légers soupçons de rêves portés à ses lèvres ou aux soupirs des nuits partagées, avaient explosés en plein vol et il n'en restait que des volutes qui, parfois, couraient dans tes souvenirs le temps d'une nostalgie aussi éphémère que surprenante. Et là, de la revoir face à toi, toujours aussi somptueuse, remontait forcément ce flot aussi doucereux que blessant, d'une femme que tu avais aimé pour la retrouver quelques temps après dans les bras d'un autre sans réelles explications.

Le Temps avait fini par balayer l'amertume, et si tu respectais toujours autant la sorcière et la femme qu'elle était, tu étais passé à toute autre chose. Tu avais trouvé ton point d'ancrage, quand bien même vivait-il dans des brumes qui paraissaient sans fin. Au fond, vous aviez chacun fait des choix de vie qui vous avaient éloignés l'un de l'autre. Aujourd'hui, c'était comme un puzzle qui tentait de se reformer, bien qu'il dormait dans un amas opaque où il y avait davantage de questions que de réponses.

Tes pensées éclatent quand elle te répond, parlant d'anciens dont elle avait retrouvé la trace de son côté. D'un William qui travaillait toujours au Ministère et qui t'arracha un sourire, en passant par Hugh, ton ancien ami soudainement disparu comme la virginité d'enfants qui avaient croisé sa route en un temps oublié de beaucoup, et peut-être même d'animaux tu ne savais trop... Il avait été ton meilleur ami, et tu te souvenais autant de l'entrainement que tu lui avais octroyé pour développer son don de métamorphomage, que la soirée alcoolisé qui vous avait entrainés depuis la bibliothèque jusqu'à la salle commune des Pouffy, où vous aviez dégueulé et pissé, brûlé un fauteuil, enfin la version officielle était un suicide malencontreux, et réussit l'exploit de faire accuser un pauvre Pouffy innocent à votre place auprès de la directrice de l'époque... Sacré souvenir.

« Hugh hein ? Je me demande où est-ce qu'il se cache lui ! Mais à part au marché de Noël à B&B, je ne l'ai pas revu depuis. Un jour on était amis, et le lendemain il avait disparu dans les brumes de la vie. Pour William, de ce que je me souviens à la SISM, c'était pas le travail qui l'étouffait ! J'imagine qu'il a encore du se trouver une planque au Ministère où faire semblant de travailler et de quand même arriver à gagner un salaire... Il est doué dans ce domaine... Mais comme pour Hugh, lui à part dans quelques soirées, je ne l'ai pas revu depuis quelques temps... »

Ta voix était imbibée d'une pointe de regrets, quand bien même un sourire fleurissait tes lèvres en te rappelant quelques bons souvenirs. Et tu te perdais rapidement dans la suite de ses mots, où elle te mentionnait Azphel qui l'avait rejointe à B&B. Et si tu savais que sa compagne y travaillait, vu que tu n'étais pas retourné à la boutique depuis, tu n'avais pas eu cette information, au delà, évidemment, de la capacité de stalkage de ton narrateur. De même elle évoqua Alhena dont tu n'avais plus aucune nouvelle également. Exceptée celle lancée par les tabloïds qu'elle avait incorporé le Ministère de la Magie après avoir quitté son poste à Poudlard. Un trente troisième choix de vie pour la douce brune, elle aussi ancrée dans les tréfonds de tes souvenirs.

Après un court silence, elle repart sur la vision d'aider les élèves, imaginant alors un programme de suivit qui pourrait permettre à certains de récupérer des cours qu'ils auraient manqué. Et, si on exceptait que tu étais totalement pour dans l'idée du rp, ton narrateur lui était bien plus mitigé sur la mise en place d'un tel schéma et se rappelle soudainement qu'il avait pas répondu dans la dite suggestion, pour donner son avis que de toute façon ceux qui ne répondaient pas en cours devaient bien s'en foutre (ou ne plus être sur le forum) pour récupérer les cours et qu'une telle mise en place ne serait que beaucoup de boulot, pour, au final, nourrir la bouche faussement affamée d'une minorité... Mais dans le fond, ça ne pouvait qu'être bien d'aider certains à mieux s'en sortir, ou se rattraper aux branches diverses de la scolarité, dont certaines pouvaient rompre aisément.

« En l'idée ça pourrait être une bonne chose je suis d'accord. A voir comment cela pourrait être instauré, et si réellement ça servirait ou non. Je suis d'accord que l'entraide est primordiale, mais elle ne doit pas être superflue... A voir donc... »

Tu n'avais pas vraiment développé, mais là tu voyais difficilement comment mettre cela en place, à part peut-être en faisant la démarche auprès d'Aaron ou de la directrice adjointe, après en avoir parlé aux éventuels autres enseignants. Tu la vois qui s'extirpe de tes émeraudes, comme portant son regard vers des landes nuageuses hors de ta portée, te demandant où partaient désormais le chant mélodieux de ses pensées. Était-ce pour rattaché tous les morceaux de sa vie ?

Et ils finissent par tomber, te délivrant une part du cours de sa vie, un mot survenu après une légère pause comme si... Comme si elle voulait te crier qu'elle regrettait la fin qu'il y avait eu entre vous, et le chemin qu'elle avait pris. Te délivrant le visage d'une solitude et une tristesse qui semblaient ronger son âme et qui vinrent faire poindre une boule amère dans ta gorge. Mentionnant un Ashton trop lâche pour assumer son rôle de père et l'ayant abandonnée. Tu fermais les yeux pour fuir cette pensée. Tu avais eu vent de ses enfants avec... Lui, et tu ne savais pas si elle attendait de toi un réconfort, une aide, ou toute autre chose. Elle paraissait fragile sous ses secondes qui semblaient lui arracher les entrailles, et sa dernière question parait vouloir changer de sujet, te faisant souffler un instant, les yeux détournés de la belle.

« Je... J'ai eu vent pour tes enfants oui... A t'écouter, tu as l'air anormalement triste... Alors que tu devrais tout avoir pour être heureuse... Je suis désolé... Que leur père aie disparu... Et je ne sais rien à son sujet alors... Je ne peux que te souhaiter qu'il revienne ou... Que tu trouves quelqu'un pour te sentir bien... C'est triste à dire mais... Peut-être qu'il ne veut pas que tu le retrouves et qu'il est temps que tu tournes la page, que tu penses enfin à toi pour éviter de n'avoir que des larmes à servir à tes enfants derrière les miroirs d'excuses fantômes... »

Tu te taisais, portant ton regard par delà les fenêtres, repensant à tout ce que tu avais traversé avec Elly, et surtout ce que tu avais vécu lorsque vous étiez en froid. Tu aurais eu envie de lui mentir, de lui dire que tout allait parfaitement, mais tu savais qu'elle te connaissait suffisamment bien pour savoir déceler que ça ne serait pas la vérité. Alors, tu recherchais de nouveau son regard, parlant d'une voix quelque peu enrouée au début, après un simple hochement de tête.

« Oui... Quelque part ça va mieux... Mais... Quand je suis seul, confronté à moi-même, les démons de ce que j'ai fait ou ai vécu ressurgissent vite... Et dans ces moments-là, je ne me contrôle pas toujours... J'ai laissé quelques cadavres derrière moi la dernière fois que c'est arrivé... Même si en soit, j'ai envie de te dire que je fais tout pour être stable... La vérité c'est que quand je me retrouve seul, le goût à la vie m'échappe et... C'est plus compliqué... »

Les yeux presque humides, les pensées tournées vers les cadavres jonchant ton parcours, les détours de ta vie. Les rêves transformés soudainement en cauchemar, dès lors que tu perdais foi en tout ce qui t'animait, en elle, tout s'évaporait et tu n'étais plus qu'une feuille fragile ballotée par des vents insaisissables, sans savoir ni où ni quand tu finirais par retomber sur tes pattes. Quand le Chaos se tairait pour laisser place de nouveau à des soupçons de Raison.
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Re: La Salle des Profs

Message par : Lizzie Bennet, Lun 5 Nov - 23:05


Cela vous paraitra idiot, peut-être. J’avais à peine fini de parler que je regrettais déjà mes mots. Tous. Des nouvelles des autres : j’en donnais trop. On aurait dit une commère qui en faisait des caisses, qui vous mettait des tartines entières sur la vie des autres, y compris celles qui vous regardaient pas.

Evan et Hugh étaient-ils si proches que ça ? Moi la seule fois où je me rappelle de les avoir vraiment vus parler ensemble, Evan était à deux doigts de passer le métamorphomage sous un tracteur de poing, chlam, vlam, vroum, boom. Parce qu’il avait découvert... je sais plus. J’avais pas entendu cette partie. J’avais compris que c’était censé être du sexe, aux yeux de Hugh, mais qu’en fait ça en avait pas été. Je crois que ça m’avait un peu travaillée sur le coup ; je ne suis pas sûre de les avoir servis, quand j’y repense. Peut-être m’étais-je cachée en cuisine. Ou alors ça n’était pas eux. Mais enfin, pour la légendaire discrétion de Barjow & Beurk, j’assurais pas. Même si je parlais à Evan, eh bien, je sais pas si Hugh aurait voulu qu’il sache qu’il avait acheté une pensine et des souvenirs.

J’veux dire, c’est vrai, quand on y pense. Ce sont juste pas ses oignons. J’aurais pas du lui mettre ça au visage. Ni ma vie, à moi, et ces choses sur Ashton qui pour le coup, pour le coup je vois même pas comment j’avais pu avoir l’audace de lui en parler à lui. J’veux dire, j’espère qu’il a tourné la page, hein, mais je sais qu’Evan est un grand sensible. Même avec le temps, il est encore susceptible d’être blessé, heurté par ce genre de nouvelles. J’aurais vraiment du me taire, sur tout, donner des souvenirs généraux.

Pourquoi je pouvais pas faire comme les autres ? Balancer un « oh lui ça va, je l’ai vu l’autre fois » enchainer sur le beau temps ou, à défaut, la qualité de la nourriture à Poudlard, etc. L’art de ne rien dire, mais avec panache, avec régularité. L’art d’endormir les cerveaux surtout, oui. J’reste là, avec mes dents serrées, ma mâchoire coupable et j’attends. Il m’aurait foutu un poignard sous la jugulaire que j’aurais pas eu moins peur de sa réaction.

Evan laissa pisser, pour la première partie, rebondissant sur l’oisive passivité de ses vieux compères. Je plaçais un rire, là où il le fallait, mais un peu trop aigu sous l’effet de cette angoisse, de ce couteau d’angoisse sous la gorge, et le laissais couler jusqu’à la suite. Il n’était pas opposé aux groupes d’entraide mais ne voulait pas qu’on mette en place un truc superflu ; fallait que ça serve.

— Je suis bien d’accord. Si c’est pour qu’ils sachent juste qu’ils sont dans le groupe A, ça sert à rien, faudrait que ça alimente un vrai soutien, une vraie solidarité étudiante, et ce genre de truc... ce genre de truc on peut pas être dedans, nous. Le truc le plus parfait ce serait limite qu’ils le mettent en place, eux...

LEGIT peut-être ? Bon, je crois que j’ai tendance à confondre LEGIT avec « oh un truc à faire c’est pour vous les gars » mais bon, il faut dire que les gamins de cette troupe sont tellement enjoués qu’on leur confierait le sort du monde les yeux fermés.

Il est là, le couteau, à nouveau, et cette fois je le sens m’entamer la peau, sous la jugulaire. Je me tais. J’arrête mes regards fuyants, ce truc de biche de mes deux, et je me confronte à ce qu’il pense. S’il a des choses à me cracher au visage, maintenant, ce serait sans doute bien. A Paris, il n’avait pas su ; il m’aimait trop alors.

Il dirigeait sa colère contre d’autres personnes, d’autres situations, il avait refusé de me tuer ou de m’oublier, tout simplement. Peut-être ferait-il, à présent, un autre choix, car il est vrai que je pouvais donner l’impression d’exhiber ma fragilité pour qu’il me prenne dans ses bras. Quand suis-je devenue cette vilaine infamie ?

Il me conseille de le laisser partir. D’arrêter de m’accrocher aux souvenirs, de mentir à mes enfants. Il semble songer qu’ils savent, déjà, à la manière dont les enfants savent toujours et tout le temps, sentant ce que personne ne sait voir. Je hoche la tête, vaguement. Est-ce que je peux leur retirer ce père ? Cette image à laquelle ils se raccrochent, cette figure dont Braeden rêve tous les soirs ? Cette décision ne m’a jamais appartenue, en vérité...

Je ne lui mens pas, cependant. Je ne lui dis pas « tu as sans doute raison. » Non j’ai le coeur qui se serre, et je lui dis les choses comme je les sens en moi.
— J’aimerais que ce soit si simple. Mais si je m’y prenais trop tôt ? Si les jumeaux se trouvaient embourbés dans un deuil sans raison ?
Si ça pouvait finir demain ?


Il faut le garder, cet espoir. A nouveau, nos regards se croisent. Evan a la discrétion de ne pas fixer le cache-oeil ; il me regarde droit dans la greffe, ou sur le cache-oeil. J’aurais eu peur de ne plus pouvoir voir ses opales droites dans ma rétine, qu’il n’ose me voir qu’en oblique...

Quand il parle encore, l’espoir est balayé. Net, d’un coup. Car cette vie, je la mérite, avec ce que j’ai fait — lui ? Lui il aurait dû avoir accès à mieux.
— Je suis désolée, vraiment…

C’est injuste que ses démons ne le laissent pas en paix. J’ai envie de prendre ses mains dans les miennes, ou de lancer un sortilège pour le remplir d’une joie factice, juste quelques instants, mais ce serait trop éphémère. Il faut quelque chose de plus sincère pour panser ces maux que je hais. Le goût de la vie…

— On va faire un truc Evan. La prochaine fois, quand les démons te guettent, tu vas les confronter, et tu vas leur dire trois fois : “on s’retrouve chez le cerbère, on s’retrouve chez le cerbère, on s’retrouve chez le cerbère.” Et s’ils restent, bah tu m’envoies un petit patronus et tata Lizzie va les chasser direct.

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