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Dans la grande gare
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Re: Dans la grande gare

Message par : Invité, Ven 7 Oct - 16:14


Aymeric devait retrouver aujourd'hui Stu, mais aussi, et surtout, son petit ami : Alexander. A entendre le Serpentard, son mec est tout simplement parfait... A part peut-être son côté SM, quoi que Stuart ne s'en plaignait pas vraiment. Le tout jeune enseignant, s'était réveillé, comme à son habitude, beaucoup trop tard. Il avait rendez-vous à midi et demi à la gare de Londres, et le réveil d'Aymeric n'avait pas pris la peine de sonner. Au fait, il avait "oublié" de l'allumer pour le lendemain. Estimant que pendant le week-end un réveil n'était pas utile.

Une fois réveillé, vers midi, le jeune homme se dirigea lentement, avec flemme, dans la salle de bain pour prendre sa douche. Comme à son habitude, bien chaude, histoire de lui mettre un bon coup de fouet (pas le même que ceux qu'apprécient Stu, je vous rassure !) et de finir de le réveiller. Cette douche lui remit la nuit précédente en mémoire ; elle avait été magnifique... Après plusieurs mois loin de Luna, ils s'étaient retrouvés pendant la nuit. Aymeric avait eu du mal à détacher son regard du visage de sa fiancée qui dormait, pour rejoindre ensuite discrètement sa chambre. Il n'avait pas pris la peine de se déshabiller, et s'était endormi rapidement à ce moment-là, il devait être près de 6heures du matin.

La douche expresse prise, Aymeric s'était habillé en quatrième vitesse et sorti de Poudlard, pour aller à Pré-Au-Lard et ainsi pouvoir transplaner. Il choisit de transplaner dans une des rues adjacentes à la gare de Londres. Pour être discret (apparaitre, par magie en plein milieu d'une gare ne l'était pas vraiment), mais aussi, pour ne pas venir les mains vides. Après avoir vérifié que personne ne l'avait vu atterrir, le jeune homme se dirigea vers une boulangerie moldu, pour acheter des croissants et des bonbons. Aymeric préférait ne pas prendre de dragées surprise magique, car il avait toujours le chic, de tomber sur les gouts les plus immondes. En plus, il était très facile de se procurer de l'argent moldu dans le monde des sorciers. Les moldus n'y voyait que du feu ! Il mit les différents paquets dans la poche ensorcelées de son manteau et se dirigea vers la gare.

Un rapide coup d’œil à sa montre, lui permit de savoir qu'il n'était pas en retard pour le rendez-vous. Il avait encore 5 minutes. Pour faire 200 mètres, Aymeric avait donc encore le temps, mais il préférait ne pas trop flâner pendant le trajet, ainsi c'est à peine une minute plus tard, qu'il arriva à la gare. Il repéra rapidement Stu et Alexander, du moins, Aymeric en déduit que c'était Alexander, puisque deux garçons dansait une valse silencieuse en plein milieu de la gare, dont un était sans conteste, malgré quelques changements physique, Stuart. L'ancien Serpy sourit en les voyant. De loin les deux garçons étaient opposés en tout point. L'un chétif, l'autre musclé. Aymeric s'approcha du couple en continuant de les observer.

Décidément, Stu avait changé en ce moment. Mais, pas un changement négatif. Bien au contraire. Lui qui était maigre avant, retrouvait peu à peu des formes. Bien sûr, dans les bras d'Alexander, il avait encore l'air d'un gringalet mais, Aymeric en était certain, Stuart avait pris du poids ! Aurait-il pris des bonnes résolutions concernant sa santé ? Pendant ses années à Poudlard, le jeune homme avait vu son ami... Dépérir. Oui c'était le mot. Ses joues se creusaient toujours plus de jours en jours. Sa silhouette s'était affinées à l'extrême, a tel point que s'en était devenu inquiétant. Il était devenu, presque l'ombre de lui-même. Aujourd'hui, le jeune garçon qu'Aymeric voyait état plus... Humain. Moins spectral.

Le regard du jeune homme, se porta ensuite sur Alexander
, puisqu'il bougeait, Aymeric n'arriva pas à voir de détails. Il put quand même voir que le petit ami de Stu, avait les cheveux assez longs, décoiffés et noir, qui, dans la danse, voletait légèrement. En étant proche des deux garçons, il vit qu'Alex avait aussi quelques cicatrices sur le visage et un œil entièrement blanc.

"Hey ! Salut les gars !" lança Aymeric en direction du couple et continua avec un petit sourire en coin "Jolie danse". Leur nuit avait dû être agitée, car le jeune prof aperçut un bleu sur la joue de Stu....
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Luna Lovely
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Re: Dans la grande gare

Message par : Luna Lovely, Dim 9 Oct - 18:52


Luna se reveilla dans son lit, entièrement recouverte de sa couette bien chaude. Les yeux toujours fermé, elle tatta le lit des deux côté, esperant touché le corps de l'homme qui était son fiancé. Elle soupira, déçue que son lit sois vide de toutes préscence masculine... Elle se releva, en sous-vetements et s'étira un peu, courbaturée. La prochaine fois, la jeune fille irait dans les appartement du jeune prof, et y resterait jusqu'au matin... Les reveils pret de lui, lui manquait cruellement. Elle bailla une nouvelle fois et se leva, avant de se diriger directement vers la salle de bain. Une fois devetue et sous l'eau bien chaude de la nuit, elle finit de se reveiller.

Elle avait rendez-vous avec son fiancé, ainsi que Stu-Pot et son petit-ami, à Londres. La jeune fille avait été séduite par l'idée dès le début. Ils pourraient faire les magasins, se promener, et manger ensemble... Les fish and chips nourrisaient bien, et cela serait parfait pour Stu. Le jeune garçon avait repris forme humaine, grâce à elle, mais cela, elle s'en fichait. Le plus important était qu'il guérisse.

Finissant sa douche, elle s'habilla rapidement, avant de faire son sac. Le jeune-homme était avec Alexander, elle prit donc de la crème anti-bleus. De l'argent moldu, un paquet de bonbon, une pomme, du maquillage, et la jeune femme sortit du dortoir.

Une fois dehors, elle prit la cheminette jusqu'au chaudron baveur, et prit le train jusqu'a la garre du rendez vous. Elle sortit et trouva Stu et Alexander enlacés, entrain de danser, et Aymeric. Le jeune homme était toujours aussi beau, et la jeune femme se mordit un peu la lèvre en arrivant à côté des garçons.

Elle enlaça Stu rapidement, et fit de même pour Alexander sans lui laisser le temps de réagir. Sans que personne ne s'en apperçoivent, elle lui glissa quelques mot :

- J'espere pour toi que tu prend soin de lui...

Elle s'écarte, et embrasse amoureusement Aym avant de se retourner à nouveau vers les jeunes-hommes :

- Alors, on fait quoi ?

Elle sourit et se cala contre le torse de son cher et tendre.
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Paul Hiddleston
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Re: Dans la grande gare

Message par : Paul Hiddleston, Dim 9 Oct - 20:09


Continuant leur danse étrange et silencieuse, les deux jeunes hommes avaient presque oublié la raison de leur présence ici. Les yeux brillants et plongés dans ceux de son partenaire, Stuart et Alexander savouraient ce petit moment intime qu'était leur valse en plein coeur de la foule. Les deux garçons voyaient bien du coin de l'oeil que ce qu'ils faisaient attiraient des regards étonnés et des petites remarques comme quoi " deux mecs chelou dansaient " mais ils s'en contre-fichaient royalement. Seul la simple présence de l'autre comptait à leurs yeux et c'était cela qui rendait le moment magique. Stuart lui ne pouvait s'empêcher de sourire niaisement et quant à Alexander, il devait bien avouer qu'empêcher un sourire de venir écorcher son visage était une tache extrêmement compliquée. Finalement il craqua et un magnifique sourire vint alors illuminer son visage, lui conférant un air doux et heureux. C'était rare qu'il laisse cette expression prendre le dessus lorsqu'il sortait et cette pensée rendit encore plus heureux Stuart. S'approchant doucement de son fiancé pour l'embrasser, le jeune homme fut néanmoins interrompu par la raison même de leur présence ici, à la Gare de Londres.

- Hey ! Salut les gars ! Jolie danse.

L'apparition d'Aymeric fit comme un électrochoc à Alexander. Immédiatement il cessa de sourire pour retrouver son expression froide et dure habituelle avant de s'éloigner de son petit-ami brusquement. Même si, néanmoins, il ne lui lâcha pas la main. Regardant Aymeric de haut en bas, Alex' ne pu que le détailler et remarquer qu'il n'était "pas trop mal" en effet. Assez grand, mais néanmoins plus petit que Stuart ou lui-même, il était brun aux yeux verts avec l'un des deux plus clair. Bref rien d’extraordinaire. Fronçant les sourcils, Alex' continua de fixer le nouvel arrivant d'un air froid un peu dérangeant. Pour ce qu'il en était de Stuart, lui se contentait juste de sourire gentiment en maudissant un peu l'arrivée de son ami. Certes il était heureux de le revoir mais Aymeric venait de détruire en une seule petite phrase le magnifique moment qui était en train de se dérouler. Enfin bon il ne pouvait pas lui en vouloir, après tout ils avaient rendez-vous et le Professeur était simplement pile à l'heure.

Alors que le vert et argent s'apprêtait à répondre, il vit sa meilleure amie Luna arriver, ses longs cheveux châtains volant au vent. Comme à son habitude elle était ravissante et en à peine une seconde, il sentit la jeune femme l'enlacer doucement, puis faire de même avec Alexander, qui devait être au bord de la crise de panique. L'Ex-Serpentard était du genre très distant et purement asocial. Alors qu'une personne qu'il ne connaissait pas vienne le serrer dans ses bras devait être une chose horrible pour lui. Stuart serra un peu plus la main crispée de son petit-ami, comme pour tenter de le rassurer. Enfin la jeune femme termina " ses salutations " par son fiancé, qu'elle embrassa passionnément. Le vert et argent afficha un petit sourire, patientant doucement.

Alexander quant à lui s'était tout simplement figé sur place et raidi lorsqu'il avait senti la jeune femme le serrer dans ses bras. A peine avait-il eût le temps de faire un mouvement de recul que la jeune femme lui avait glissé à l'oreille :

- J’espère pour toi que tu prends soin de lui ...

Fronçant les sourcils et lui lançant un regard des plus noir, Alexander regarda la jeune femme embrasser son fiancé avec colère. Pour qui se prenait-elle ? Pour qui LE prenait-elle ? Un monstre ? Un connard fini ? ( Bon ça c'était pas totalement faux dans le fond mais avec pas avec son mec. ) Puta*n, tout ça commençait mal, très mal .. ne quittant pas des yeux la Serpentarde, il la foudroya du regard lorsque celle-ci demanda ce qu'ils allaient faire en premier. Ne laissant le temps à personne de répondre, il lui dit d'une voix avoisinant le zéro absolu :

- Ecoute gamine. Je donnerai ma puta*n de vie pour le con à côté de moi, c'est clair ? ...... Et sache que je déteste qu'on m'enlace comme ça ...

Stuart regarda son petit-ami avec un air des plus étonné. Pourquoi disait-il cela ? Serait-ce Luna qui aurait glissé quelque chose à l'oreille de son fiancé alors qu'elle le saluait ? Ouais. Possible. Quoiqu'il en soit il était très touché par les paroles d'Alex', même si il l'avait traité de con derrière. Il était rare que l'ancien Serpentard dise ce genre de chose en sa présence. Souriant, il répondit d'une voix douce :

- C'est gentil ce que tu dis là. Mais c'est toi le con.

L'ancien vert et argent grogna et après quelques secondes passées à bouder faussement, il finit par sourire doucement. Stuart et Alexander partageait cette forme atypique d'amour qu'était l'amour vache. Ils ne pouvaient faire autrement que de s'insulter à longueur de temps, riant toujours ensemble des insultes qu'ils s'envoyaient. C'était un peu puéril mais c'était comme ça qu'ils s'aimaient. Point barre. Après, si certain ne pouvaient pas comprendre ce fonctionnement c'était tant pis. Finalement, après quelques minutes de sourires complices, ce fût Alex' qui lança doucement :

- Vous avez un magasin préféré ou on campe ici ?

Stuart appuya ses dire d'un regard interrogateur envers ses deux amis. Si ils n'en avaient pas de préférés ce n'était pas un grand problème, Alexander et lui-même en avait tout un tas en réserve !

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Re: Dans la grande gare

Message par : Invité, Mer 12 Oct - 18:59


HRPG : Tout moche et tout court pardon :/

_____________________________________________________________________

L'apparition d'Aymeric, sembla contrarier Alexander, puisque le petit ami de Stu perdit son sourire et s'écarta rapidement de celui-ci. Alex, fusillait presque l'arrivant du regard. Si celui-ci, avait eu des révolvers à la place des yeux, Aymeric n'aurait pas donné cher de sa peau !

Luna
arriva alors, (sauvant sans doute son petit-ami dans le même temps) et enlaça les deux amoureux avant d'embrasser Aymeric et de se caler contre lui. Il n'avait pas bien vu ce qui s'était passé, mais Alexander s'énerva en foudroyant carrément la jeune fille :

-"Écoute gamine. Je donnerai ma puta*n de vie pour le con à côté de moi, c'est clair ? ...... Et sache que je déteste qu'on m'enlace comme ça ... " Cette fois l'ambiance était carrément pourrie par Alex. Stu-Pot ne leur avait pas menti, son mec était un vrai ours ! Le Serpentard essaya alors de calmer le jeu en prenant une voix calme :

-"C'est gentil ce que tu dis là. Mais c'est toi le con." Aymeric ne put s’empêcher de sourire à cette réplique. Entre les deux garçons ça semblait être de l'amour vache. Énormément de tendresse transparaissait malgré tout. Ils s'échangèrent des regards complices pendant quelques instants -le jeune homme en profita pour prendre la main à Luna-, puis se fût Alexander qui prit la parole d'une voix douce... Première parole aimable !

-"Vous avez un magasin préféré ou on campe ici ?", tel deux frères jumeaux, Stuart lança un regard interrogateur aux deux amoureux qui lui faisait face, appuyant ainsi les dires de son mec.

-"Bah écoutes" commença Aymeric "L'endroit est pas mal, mais il manque de terre pour planter les tentes !" il sourit un peu, puis continua "Je ne suis pas un fana des magasins, alors pour ça, demandes à Luna"

Le jeune homme n'aimait pas vraiment le lèche-vitrine. Il ne voyait pas l’intérêt de regarder des vêtements en se demandant si ça lui allait, sans même les essayer ! Se déshabiller dans une cabine d'essayage, camouflée par un simple rideau l'enchantait d'ailleurs encore moins ! Mais, si c'était seulement pour passer un bon moment avec Stu et son petit ami ainsi que Luna, il n'y voyait pas d'inconvénient à les accompagner. L'argent moldu étant en plus, très simple à se procurer... C'est pour cela qu'il avait l'équivalent d'un bon salaire dans sa poche....
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Luna Lovely
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Re: Dans la grande gare

Message par : Luna Lovely, Mer 12 Oct - 19:33


[ Post naze et court... Désolée... ]

Luna se contenta d'un sourire doux à la reponse d'Alexander. Elle lui convenait parfaitement, bien que pronnoncé d'un ton plus froid que le pôle nord et accompagnée d'un regard plus noir qu'une nuit sans lune. Il prennait soin de Stu, c'était l'important. Son sourire devint malicieux à la reponse de Stu. L'amour était visible, mais visiblement ils devaient aimer s'insulter... Cela lui rappella. Elle ouvrit son sac, et sortit la crème anti-bleu, avant de la passer a Stu.

- Tient, je crois que tu en a besoin ! Elle rit un peu, tout en refermant son sac.

Elle s'apprêtait à repondre à la question d'Alexander, mais Aymeric la devança... Pour dire qu'il fallait mieux la laisser repondre elle. Ce qu'elle fit, le sourire aux lèvres :

- J'ai tendance à me fringuer pendant mes voyages en France... Je ne connais pas vraiment les boutiques anglaise... Tout ce que je sais, c'est que j'ai besoin de lingerie... Enfin, vous ètes pas obligé, je suis la seul fille... J'aurait aussi besoin de manger... Sa vous tente un fish and chips ?

Forcément qu'elle avait besoin de lingerie... Son homme avait beaucoup trop tendance à lui arracher ! Mais pas forcément au deplaisir de Luna...

Elle se reconcentra un instant. Elle avait vraiment faim, et ce fish and chips la tentait diablement ! Elle verrait si les garçons serait d'accord. Si oui, ils verraient le reste du programme ensuite, ou alors elle se laisserait conduir par Stu et Alex' !
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Paul Hiddleston
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Re: Dans la grande gare

Message par : Paul Hiddleston, Dim 23 Oct - 15:11


Visiblement la réponse qu'avait donné Alex sembla plaire à Luna car celle-ci ne rajouta rien, se contentant seulement de faire un sourire doux. Stuart lui rendit ce sourire et observa du coin de l'oeil son fiancé sortir une cigarette de la poche droite de son manteau bleu marine à double rangée de boutons de la marque Vivienne Westwood. Cela lui fit penser qu'ils pourraient peut être tous se rendre à Selfridges, situé dans Oxford Street. Luna et Aymeric ne devaient avoir aucun problèmes d'argent n'est-ce-pas ? De toute façon il était très facile de se procurer de l'argent moldu lorsque l'on était sorcier ... Reposant son attention sur son amie, il vit que le sourire auparavant doux qui était apparu sur son visage avait muté en un sourire malicieux qui ne plût pas forcement au Serpentard. Qu'est ce que Luna allait faire .. ?

La réponse lui apparut très vite. Alex' qui regardait du coin de l'oeil, sa cigarette dans la bouche, daignant de faire semblant de ne pas du tout être intéressé par ce qu'il se passait, manqua de s'étouffer avec son tabac lorsqu'il vit ce que Luna donna à son petit-ami. Stuart se contenta de regarder le petit pot de crème contre les coups, la bouche et les yeux grands ouverts, incapable de dire quoique ce soit.

    Tiens, je crois que tu en as besoin !

La jeune femme déposa le pot de crème dans la main de son ami en riant légèrement. Les deux garçons eux, restèrent quelques secondes sans réaction, se demandant quoi dire. Alexander lâcha finalement l'affaire pour faire comme si il n'avait rien vu et rien entendu, laissant soin à son petit-ami d'être gêné pour deux. Stuart dû se retenir de ne pas lâcher un " Enfoiré " mal placé et fit finalement un petit sourire mi-gêné, mi-amusé à son amie vert et argent.

    Euh.. Et bien, euh .. bh .. Merci !!

Finalement ce fût Aymeric qui sauva le jeune homme en changeant de sujet,répondant à Alexander avec ce qui semblait être une tentative d'humour.

    L'endroit est pas mal, mais il manque de terre pour planter les tentes ! Je ne suis pas un fana des magasins, alors pour ça, demandes à Luna.

Suite à cela, Alexander qui s'était légèrement éloigné de Stuart pour le laisser honteusement seul dans l’embarras, se rapprocha de lui pour lui glisser quelque chose à l'oreille.

    Il a un humour pourris ou c'est moi ?

Cette remarqua fit pouffer le vert et argent. Amusé et essayant de contenir un rire, il donna un coup dans l'épaule droite de son fiancé, un grand sourire amusé incrusté sur son visage fin. Il fallait avouer qu'Aymeric avait un humour assez spécial et ... Pour la plupart du temps, absolument pas drôle du tout. Alex' avait vu juste sur ce point et cette remarque amusait beaucoup le Serpentard. Le dénommé Alex' quant à lui, s'était replacé bien droit à côté de son fiancé, faisant comme si de rien n'était. Seul un faible sourire qui s'étirait sur la commissure droite de ses lèvres pouvait trahir son amusement mais son air buté et concentré laissait penser qu'il n'avait absolument rien dit et que toute son attention était reposée sur Luna qui parlait.

    J'ai tendance à me fringuer pendant mes voyages en France... Je ne connais pas vraiment les boutiques anglaise... Tout ce que je sais, c'est que j'ai besoin de lingerie... Enfin, vous êtes pas obligés, je suis la seule fille... J'aurais aussi besoin de manger... Ça vous tente un fish and chips ?

Les deux jeunes hommes se lancèrent un regard entendu. La lingerie féminine c'était hors de question, Luna devrait se débrouiller pour ça, ils en étaient désolés. Ils étaient peut être homosexuel mais pas au point de conseiller une fille dans l'achat de sous-vêtements ! Leur virilité en prendrait un coup. Quant au Fish & Chips, pourquoi pas ? Stuart n'était pas fan du poisson frit mais ils pourraient certainement trouver autre chose. Mais Alexander fût plus rapide que lui et il lança d'un ton catégorique :

    Ah non pas de fish & chips, on est pas dans la misère au point de prendre un plat de restauration rapide à manger en cinq minutes. On bouffe au resto point barre.

Bon sur ce coup il n'y avait rien à redire, Alexander avait été catégorique. Stuart réfléchit quelques instants, il avait vraiment envie de se rendre à Oxford Street, ils pourraient certainement trouver un restaurant ou un pub là-bas non ?

    Ça vous dit Oxford Street ? J'aimerai retourner à Selfridges. On pourra trouver un resto une fois là-bas, y'a de quoi.
    Bonne idée face-ache, ça fait longtemps qu'on y est pas allés.

Stuart fit un petit sourire aux deux amoureux qui se tenaient dès lors la main. Il espérait qu'ils soient d'accord mais visiblement, Aymeric se fichait pas mal de l’endroit ou ils iraient et Luna ne connaissait pas très bien les grandes boutiques de Londres. Oxford Street étant la rue la plus populaire et avec le plus large choix de boutiques, dont une des plus célèbres de la ville, il n' y avait aucune raison pour que cela ne plaisent pas aux deux fiancés.
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Rily Dacker
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Re: Dans la grande gare

Message par : Rily Dacker, Mer 2 Nov - 13:34


{RP unique ; désolé de vous déranger les cocos!}

Haut perchée sur ses talons, Rily marchait dans les rues de Londres, se maudissant de n'avoir jamais finit sa croissance. Même avec des plateformes de 7 centimètres, la blonde faisait tout juste la taille de certaines femmes. Elle était vraiment trop petite! Même si sa robe bustier l'allongeait un peu, cela ne changeait rien au fait qu'elle n'arrivait pas à voir où elle allait, se dirigeant grâce à son terrible sens de l'orientation. Qui l'amena à se tromper de rue ou de croisement plus d'une fois en une seule matinée. De plus, sa demi-panique agrémentée d'une dose de stress ne l'aidait pas plus que ça. Sa main était crispée sur un bout de parchemin, lu et relu, en larme, en colère, heureuse, lasse, terrifiée. En une semaine, elle était passée par tous les états possibles et imaginable rien qu'en lisant trois lignes. Une adresse. Un rendez-vous. Une peur immense. Une hâte inimaginable. Une méfiance injustifiée. Une colère ancestrale. Tout cela se mélangeait en elle pour former un véritable tourbillon qui ne tarirait que lorsqu'elle l'aurait en face d'elle. A ce moment-là, un seul sentiment prendrait le dessus. Rily se connaissait trop bien pour savoir cela.


Cinq ans qu'elle n'avait pas revu son père. Pas plus que sa mère d'ailleurs. Alors âgée de 20 ans, son dernier souvenir de sa famille était bien mauvais...



---
Cinq ans plus tôt

- J'en ai marre! Pourquoi tu t'acharnes sur moi, comme ça, tu me fais ch**r!


- TG! Tu ne te rends pas compte de ce que tu fais? J'vais te le dire, moi, pourquoi je m'acharnes! Tu fais courir la famille à sa perte! A toi toute seule! T'en as pas marre, Rily, t'en as pas marre de faire des choses qui risquent de nous tuer!

La blonde, en larme, rageuse, se détourna.

- REGARDE-MOI! hurla sa mère en l'attrapant à l'épaule si fort qu'en la retournant, elle faillit la lui déboiter. Ce monde est beau, ce monde est calme, il n'y a rien à craindre de ces stupide Mangemorts qui ont disparu avec leur maître il y a un siècle! UN SIECLE! Et... et toi! TOI! T'es là à foutre le bordel dans notre famille, avec tes idées à la cons, de "sauver le monde", nianiania! Tu veux vraiment mettre ma.. nos vies en danger? Si c'est ça, alors DEGAGE! Je n'veux plus te voir, t'es majeur, alors tu vires, et plus vite que ça!

Elle ponctua sa phrase par un gifle si puissante qu'elle rendit Rily à moitié sourde. La jeune femme rendit un regard pleins de larmes, mais si noir que, s'il avait pu tuer, sa mère aurait été foudroyé sur le champ.

- Tu verras, sale pute, quand ils réussiront à instaurer leur règne. Tu crèveras de trouille, toi, et toute ta famille de Mer**! Alors que moi, MOI, je me battrais! lui cracha-t-elle à la figure avec hargne.

Puis elle se détourna et monta dans sa chambre en claquant sa porte. Un silence pesant s'installa dans la petite cuisine de la maison. Rick Dacker, qui avait assisté à la scène sans rien dire, tiraillé entre les deux personnes qu'il aimait le plus, osa parler:

- Il faut peut-être la laisser faire ce qu'elle veut...

- Tu prends sa défense? siffla Lynn en se tournant vers son mari, les mains sur les hanches. Je croyais que tu défendais mes principes à moi.

-Oui, mais...

- Il n'y a pas de mais! Tu en vas pas t'y mettre, toi aussi? Je croyais que tu aimais notre petite vie tranquille et que tu étais prêt à tout pour la garder! Depuis notre mariage, tout était bien. Mais voilà que... que RILY vient foutre le bordel avec ses idées de révolution! Les Aurors l'ont refusés, elle était tellement contente de ne pas être prise! Pourquoi ? POURQUOI? Parce que, prétendument, les Mangemorts ont infiltrés le ministère! Et puis quoi, encore?

- Mais écoute-là, un peu, toi! s'emporta Rick. Elle a peut-être raison! C'est vrai que ça paraît complètement dingue, mais c'est peut-être la vérité, ouvre les yeux! Et dire que tout va bien depuis notre mariage, c'est mentir! MENTIR! Et Lou, tu l'oublies?
- Oui, je l'oublies, elle a suffisamment perturbée Lyl et notre tranquillité pour finir en enfer!


Lynn ne le laissa pas finir sa phrase, elle sortit de la cuisine et alla s'enfermer dans le living-room. Rick s'affala sur une chaise, désemparé. Sa femme comme sa fille le haïssait. Il n'aurait pas du retourner sa chemise, à présent il était comme un traître aux yeux des deux femmes de sa vie, qui se déchiraient sans qu'il puisse y faire quelque chose.

A l'étage...
Rily rageait. Contre sa mère, qui n'aimait que sa petite vie tranquille et contre son père qui, après avoir rejoint l'idée de sa mère, laissait tomber celle-ci pour faire l'arbitre entre elles. Un arbitre bien silencieux. Un père inutile. La jeune femme acheva de fouiller le double-fond de son tiroir pour en sortir ses quelques gallions, mornilles et noises en sa possession. Elle en avait peu, le reste de son salaire était à Gringott's, et elle savait où loger. Elle fourra ses vêtements préférés dans un grand sac à dos, avec tous ses objets personnels auxquels elle tenait, notamment la totalité de ses livres, puis elle disparut en un *CRAC* sonore sans cérémonie. On ne la revit plus au cottage.

---

Une larme menaça de couler sur la joue pâle de Rily. Ce dernier souvenir la rattrapait violemment. La lâcheté de son père lui fit mal au cœur. S'il ne se rattrapait pas aujourd'hui, elle ne savait pas si elle lui pardonnerait un jour. Pourtant elle en avait envie, oh oui! Elle en avait envie. Presque machinalement, la jeune femme entra dans la gare de Londres. Il y avait un monde fou, comme toujours, et, coincé en sandwich au milieu de toute cette populasse, elle avait du mal à se mouvoir. L'émotion lui nouait la gorge. Elle était si près... où était-il? Que faisait-il? L'attendait-il ou était-il en retard? La larme glissa sur sa joue tandis qu'elle se frayait un chemin jusqu'au point d'information, c'était là qu'elle avait rendez-vous. Il n'y avait personne, si ce n'est une file de quelques personnes qui ne ressemblaient pas le moins du monde à Rick.

Alors elle attendit. Jusqu'à ce qu'une voix féminine et timide l'interpelle par surprise. Rily sursauta et se retourna précipitamment.


- Ex... excusez-moi, seriez-vous... Rili Dacker?


- Rily (Raï-li!) Dacker, oui, c'est moi,
répondit-elle, surprise.

Sans rien dire de plus, la jeune femme lui tendit une enveloppe fine et lui fit signe de partir. Intriguée, Rily s'éloigna, se cala dans un coin et, au bord de la déception, ouvrit l'enveloppe. Elle s'attendait à une lettre d'excuse de quelques mètre de long pour lui dire qu'il était désolé et qu'il ne pouvait pas venir... elle fut donc surprise de trouver un billet de train. Moldu. qui l'amènerait à... Prague? La blonde fronça les sourcils et ses yeux verts s'animèrent d'une curiosité nouvelle. Qu'est-ce-que son père voulait faire à Prague ? Et puis, elle était parfaitement capable d'y transplaner! Seulement, comme elle n'aimait pas brûler les étapes, elle décida de faire ce que son père lui demandait. Prendre le train. La Phénix espérait seulement que ce n'était pas un piège.

Un peu inquiète, elle se dirigea vers le quai indiqué sur le billet et, après avoir longuement hésité, monta dans le train. Quelques minutes plus tard, elle partait pour la capitale Tchèque.

{suite ici}
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Ciarán A. Merrow
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Serdaigle
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Re: Dans la grande gare

Message par : Ciarán A. Merrow, Lun 6 Fév - 16:59


{ RP avec Claire Wilson. }

Une foule haletante qui s'affairait autour d'elle. Des visages inconnus qui défilaient. Des traits durcis par le froid, des frimousses rougies par les brusques changements de température. Chloé Greenwood tenait une lourde valise dans chaque main. Voilà une semaine qu'elle avait quitté Londres ; elle aurait du en passer deux chez sa soeur. Seulement voilà, ses amis lui manquaient. Le monde magique lui manquait, si bien qu'elle ne pouvait s'en éloigner plus de quelques jours. C'était au dessus de ses forces. Non pas que les relations avec sa soeur se gâtaient, non ; de ce côté là, tout s'était toujours maintenu au beau fixe. C'était simplement le besoin irrévocable de passer son temps dans des lieux qui constituaient son monde, depuis maintenant dix longues années.

Elle n'avait jamais su se repérer nulle part. Que ce soit dans des gares, des aéroports moldus, ou simplement dans des ruelles. A part dans le château de Poudlard où elle avait passé toutes ces années, elle avait toujours trouvé le moyen de se perdre au moins une fois. Et aujourd'hui, elle n’échapperait en aucun cas à la règle.

La Gare de Londres ressemblait de près comme de loin à une gigantesque fourmilière. Bruyante, qui plus est. Des panneaux étaient éparpillés un peu partout. Les yeux vers le plafond, Chloé recherchait celui qui pourrait lui indiquer la sortie. Quai n°1, quai n°2. Et bla, bla, bla. Aucune SORTIE. Allait-elle finir ses jours dans cette foutue gare? Et, comme elle ne trouvait rien, elle questionna un moldu qui passait par là.

    « - Excusez-moi, vous savez où est la sortie? Je suis un peu per...

    -Ouaip'. Alors. Mh. Comment dire. En fait, vous êtes complètement à l'opposé. Mais vraiment hein. Vous avez plus qu'à faire demi-tour. Ahah. Si vous voulez, j'peux vous accompa...»

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle lui avait déjà tourné le dos. C'était tout elle, ça. Finir à l'opposé d'où elle devrait être. Si c'était le cas dans sa vie de tous les jours, c'était aussi le cas dans sa tête. Toujours avoir des pensées qu'elle s'interdisait. Finir dans un état d'esprit complètement incompatible avec son humeur. C'était toujours la même chose.

Blasée, elle prit la direction opposée, marchant à contresens de la plupart des passagers. Elle aurait peut-être mieux fait de rester chez Alice, en fin de compte. Elle n'aurait pas été perdue dans ce bazar, cognée de toute part par des inconnus. Et surtout, elle aurait été au chaud. Décidément, elle n'avait aucun sens de l'orientation.

Elle baissa les yeux. Elle était entourée de toute part, et pouvait à peine se mouvoir. D'un coup, une épaule heurta la sienne d'un geste brusque. Chloé perdit l'équilibre et chuta, au milieu de tout ce monde. Comme si cela ne suffisait pas, sa valise s'ouvrit, tous ses dossiers avec.

    « -Et Mer**, tiens. Vous auriez pas pu faire attention, non?»

Elle s'en voudrait sûrement d'avoir parlé sur ce ton. Surtout s'il s'agissait d'un homme, beau, brun, ténébreux. Digne d'une scène de film.

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Claire Wilson
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Re: Dans la grande gare

Message par : Claire Wilson, Sam 11 Fév - 21:42


Pour de grandes retrouvailles !
# Chloé Greenwood & Claire Wilson #
CRÉDIT - CSS



Les yeux rivés sur l'horloge du salon, une belle jeune femme pris la dernière gorgée de café qui restait encore au fond de sa tasse, appréciant les quelques grains de sucre qui n'avait pas correctement fondu se frotter à sa langue et descendre le long de sa gorge. Elle regarda à travers la fenêtre le soleil qui se levait à peine, tentant désespérément de réchauffer le sol de la belle Angleterre. Malheureusement, le froid de l'hiver était arrivé et le neige qui jonchait sur le sol en était la preuve. Elle aimait voir ce manteau blanc qui recouvrait l'habituel champ qu'il y avait en face de chez elle mais préférait voir cela que quelques jours par an et malheureusement, le froid persistait cette année et cela faisait plus de deux semaines que la neige était là. La demoiselle monta à l'étage de sa demeure, s'habilla rapidement, pris sa baguette avant de la ranger dans son manteau et sortit de chez elle pour partir dans un 'plop' presque inaudible en direction de chez sa mère.

Après avoir réussi à régler quelques détails là bas, elle partit à pied vers sa destination en tenant par la main une petite brune. Sur le quai de la gare, Claire avait posé une genoux à terre afin de se mettre à la hauteur de sa petite soeur. Remontant machinalement le col de la petite fille, elle lui disait de faire attention à elle dans le train et de ne pas parler à des inconnus. Derrière la petite brune, plusieurs enfants se trouvaient là, tous plus excités les uns que les autres à l'idée de partir en voyage scolaire. Les parents de la jeune sorcière étant occupé avec leur travail, ils avaient demandés à la vélane d'accompagner la petite Hellya jusqu'au train. Elle ouvrit le petit sac à dos vérifiant une nouvelle fois si tout se trouvait bien là, elle embrassa sa soeur avec délicatesse avant de l'étouffer d'un gros câlin... Elle n'aimait pas savoir la petite fille loin d'elle, surtout ces derniers temps depuis qu'elle était redevenue Phénix et qu'il était possible que sa famille soit en danger même si elle faisait tout pour ne pas que cela se produise. A l'aide de puissants sortilèges qu'elle avait appris au fil du temps, l'ancienne Gryffondor avait réussi à protéger la maison de ses parents et la sienne, mais elle ne pouvait malheureusement pas toujours rester avec ceux qu'elle aimait dans la crainte de les perdre.

Après avoir prodigué ses derniers conseils - qui étaient en soit totalement inutile puisque la petite Hellya ne l'écoutait plus, trop attirée par le train - la grand soeur la laissa monter dans le train. Le contrôleur siffla deux coups distinct, demandant aux accompagnateurs de s'éloigner de l'engin. Elle suivit du regard la brunette, lui adressa un dernier signe de la main et lui envoya un baiser à travers la fenêtre et enfin, le train s'éloigna avant de disparaître totalement de sa vue.
Elle repartit en direction de la sortie de la gare, trop pressée de retrouver sa propre fille qu'elle avait laissé avec Atana, sa meilleure amie, exceptionnellement. Emmitouflée dans son manteau, son écharpe, ses gants et son bonnet, elle avançait entre les gens s'en faire attention à ce qu'elle faisait, trop occupé à penser. D'ailleurs, elle avait sans cesse l'esprit occupé ces derniers temps à cause des Phénix et des dernières découverte qu'elle avait pu faire ; cela faisait maintenant plusieurs années qu'elle avait de nouveau rejoins ce groupe illicite et les combats n'avaient malheureusement pas diminués. Elle percuta alors quelqu'un sans le vouloir ce qui l'a sortit immédiatement de ses pensées.

    - Et Mer**, tiens. Vous auriez pas pu faire attention, non ?


Elle dévisagea la jeune femme qui regardait en direction du sol, trop occupée à ramasser ses affaires qui venaient de s'éparpiller sur le sol... Pour qui elle se prenait cette gamine pourri-gâtée à parler comme ça à une inconnue ? Les bonnes manières semblait visiblement être quelque chose qu'elle ne connaissait pas. Préférant ne pas relever l'arrogance de la demoiselle, elle s'accroupit afin de l'aider en disant sans grande conviction :

    - Je suis désolée... Je vais vous aider.


Elle avait dit ça machinalement sans attendre une réponse particulière. Tout à fait naturellement, elle rapprochait vers elle les différents papiers sans faire spécialement attention à ce qu'elle faisait, trop occupée à penser à la fois au Phénix et à cette brune insolente. Mais l'une des feuilles qui venait de s'éparpiller sur le sol avait attiré son attention, il était marqué "Chloé Greenwood" en lettre capitale. Cela lui fit l'effet d'un électrochoc. Ce nom et ce prénom, elle le connaissait et le reconnaîtrait entre mille. Pour être sur de ne pas se tromper, elle prit dans ses mains l'un des dossiers beige et ses soupçons se confirmèrent : il y était écrit la même chose.

    - Ne me dis pas que tu es LA Chloé Greenwood... ?!


Elle n'avait pas encore vue entièrement le visage de la "gamine insolente" - qui visiblement n'en était pas une - mais cette longue chevelure brune et cette peau légèrement bronzé ne pouvait que trahir son interlocutrice et déjà la jeune Maman affichait un immense sourire sur son visage. Elle était persuadé d'avoir retrouvé cette amie d'enfance qu'elle avait tant aimé par le passé et qu'elle avait perdu de vue sans le vouloir.

    - C'est moi... Claire !
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Re: Dans la grande gare

Message par : Ciarán A. Merrow, Sam 18 Fév - 15:52


Et son esprit commençait à vagabonder au gré de plusieurs pensées sur lesquelles elle ne réussissait même pas à mettre de mots. Le brouhaha, le monde, l'ambiance, mêlés à toute cette agitation, arrivaient à lui retourner la tête. Tout l'énervait, et rien ne pouvait la calmer. Elle détestait se trouver dans un tel état d'esprit, d'autant plus qu'elle avait souvent été admirée pour cette bonne humeur qui la tenait même dans les pires situations. Mais comment réagir face à cette colère qui prenait possession d'elle de cette façon? Elle était loin d'y être habituée. Et le sourire qui la caractérisait si bien avait disparu, laissant place à des traits durcis par son irritation.

Chaque regard lancé, chaque parole prononcée la mettait un peu plus en fureur. Elle avait beau ne connaître personne, elle ne les aimait pas. Elle ne les supportait pas. Mais, quand on est énervé, on critique n'importe qui, n'importe quoi. Et quoique les gens disent, ça met hors de soi. Même si, bien souvent, ils n'y sont pour rien.

Alors, quand quelqu'un la bouscula, les mots sortirent tout seul. La personne en question ne l'avait sûrement pas fait exprès. Elle était peut-être même profondément désolée. Mais, actuellement, Chloé se fichait de tout. Ce n'était juste pas le moment. Elle s'en voudrait d'avoir été si directe et si désagréable, surtout que cela ne lui ressemblait en aucun cas. Au moment même où sa valise s'était ouverte, la brune s'était baissée, commençant à rassembler rageusement toutes ses affaires. N'ayant que faire de qui l'avait heurtée, l'auror s'imaginait même que la personne en question était déjà bien loin, ayant probablement réussi à se frayer un chemin entre tous ces affairés.

Et puis, elle sentit des doigts frôler les siens. Loupé pour l'homme beau, brun, ténébreux. C'était une main fine, féminine. Chloé leva discrètement les yeux, sans pour autant faire attention au visage de la jeune femme ; elle avait simplement aperçu de merveilleux cheveux blonds qu'elle n'avait même pas pris le temps de détailler. Mais lorsqu'elle sentit un regard pesant sur des dossiers, un nouvel accès de colère fit sa place dans son ventre. En plus de la bousculer, elle se permettait de lire ses papiers? C'était vraiment le comble. Elle allait hausser le ton, mais elle fut prise de cours. La jeune femme blonde lui lança :

« Ne me dis pas que tu es LA Chloé Greenwood... ?! »

A vrai dire, c'était la dernière chose qu'elle avait eu envie d'entendre. Si ça n'avait tenu qu'à elle, Chloé aurait aimé être n'importe qui, sauf cette femme qui portait le nom de Greenwood. Elle s'auto-insupportait, et appréciait l'idée de disparaître sur le champ, pour n'apparaître que quand bon lui semblerait. Elle avait beau être une sorcière, elle n'avait pas non plus tous les talents possibles et inimaginables, alors il lui faudrait faire sans. Trop absorbée par ce tas de papiers personnels qui s'était répandu sur le sol de la gare, elle prit la peine de relever les yeux uniquement quand elle entendit ces autres paroles :

« C'est moi... Claire ! »

Ce prénom remua en elle une montagne de sensations. Elle fut prise d'un mal de ventre horrible. Ce n'était pas un mal de ventre ordinaire, comme ceux qui vous clouent au lit, qui vous donne envie de vomir. Non. C'était un de ces maux de ventre qui font monter en vous un flot d'images anciennes, une immense nostalgie. Ce sentiment empli de chaleur qui naît, grandit et meurt même parfois en vous. Abandonnant toutes ces feuilles éparpillées, Chloé se résolut enfin à regarder dans les yeux son interlocutrice.

C'était comme une évidence. Ces longs cheveux blonds. Ces yeux merveilleux, perçants. Ce visage d'une beauté sans égal. Cette peau très légèrement halée, cette perfection magique qu'elle représentait. Chloé évita de se concentrer plus que ça sur son visage. Mais, quand son regard descendit vers son avant bras droit, elle sentit véritablement les larmes lui monter aux yeux. C'était elle, cette amie, cette soeur, cette seconde famille qu'elle avait perdu plusieurs années auparavant pour une raison qui leur échappait sûrement à toutes les deux.

« Oh mon Dieu...Claire...J'le crois pas. »

Prononcer son prénom avait été l'élément déclencheur de ses pleurs. Elle sentit une goutte perler sur ses joues, glisser pour rejoindre lentement ses lèvres. Pendant toutes ces années, elle avait oublié, parce que le temps l'avait voulu ainsi. Mais le manque qu'elle avait pu ressentir parfois s'imposait à elle d'une étrange façon, si bien qu'elle avait autant mal qu'elle pouvait être heureuse. Elle avait envie de serrer dans ses bras cette personne si chère à ses yeux, mais la peur l'en empêchait ; un geste qui, dans le temps, était anodin et quasi quotidien était peut-être aujourd'hui déplacé et mal-vu. Il y avait tant de paroles qui se bousculaient pour être dîtes qu'elle préféra garder le silence. Et pourtant, elle s'observaient toujours, comme deux inconnues. Alors qu'au fond, elles se connaissaient par coeur.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Claire Wilson, Lun 20 Fév - 14:17



Elle la regardait, la dévisageait même. Etait-ce vraiment possible que des retrouvailles se fassent ainsi ? Plus elle vieillissait, plus la demoiselle se demandait si le hasard existait vraiment ou si quelqu'un tirait les ficelles de la haut et faisait toujours en sorte de réunir les gens qui étaient fait pour s'entendre. Le doute ne pouvait que s'installer en elle devant les relations qu'elle vivait en ce moment. Elle vivait avec la meilleure des amies qu'elle n'avait jamais connu et leur complémentarité faisait parfois peur aux invités ; la vélane avait dernièrement rencontré une jeune femme qu'elle ne pouvait s'empêcher de protéger, Zepheryn était devenue une petite soeur à ses yeux ; elle avait aussi mis au monde la plus belle et la plus parfaite des petites filles et là aussi, la relation qu'elles entretenaient ne pouvaient pas être meilleure. Et aujourd'hui, elle avait en face d'elle une personne qui lui était cher à son coeur. Chloé Greenwood, qui aujourd'hui était devenue une magnifique jeune femme, était la seule personne avec qui elle arrivait à rire dans son enfance. En une fraction de seconde, elle se souvint de tout ce qu'elles avaient pu faire lorsqu'elles étaient jeunes. De quelques années sa cadette, la belle brune avait toujours fait preuve d'une grande maturité et c'était en grande partie pour cela que l'ancienne Gryffondor l'appréciait plus que tout.

Chloé, quant à elle, n'avait pas encore fait attention à la remarque de la demoiselle et semblait beaucoup plus qu'énervé. Il n'y avait aucun doute la dessus, elle reconnaissait bien le caractère de son amie... Elle s'empressait de ranger ses affaires, accroupit, tentant désespérément de faire attention aux feuilles qui tentaient de se faire la malle. Il était toujours difficile pour un sorcier de faire face à une situation qui pouvait se régler d'un coup de baguette habituellement dans un endroit rempli de moldus. D'ailleurs, ces derniers passaient à côté des deux demoiselles s'en s'arrêter pour les aider mais semblait dévisager leurs faits et gestes trop peu habitué à voir de tel choses dans leur train train quotidien. L'égoïsme humaine était flagrant dans cette gare, personne n'était prêt à mettre la main à la patte, chacun ses problèmes et débrouillez-vous, voilà la devise des hommes.

Visiblement, sa Chloé n'avait pas encore réellement compris qui elle était et c'est pourquoi Claire préféra se présenter. La réaction fut cette fois-ci immédiate. Elle avait arrêté de chercher à ranger ses affaires et ne bougeait plus, comme si elle venait de recevoir un électrochoc. Et lorsqu'enfin son interlocutrice se sentit prête a affronter les souvenirs de son passé, de son enfance, elle se releva enfin pour regarder la Phénix droit dans les yeux. Pas de doute, c'était bien sa petite Woody comme elle aimait l'appeler lorsqu'elles étaient jeunes. Elle était vraiment devenue une magnifique femme avec ses longs cheveux bruns qui encadraient parfaitement son visage légèrement bronzé et sa peau toujours aussi parfaite s'accomodait parfaitement avec ses yeux profondément noir dans lesquels il était si facile de se perdre.

    - Oh mon Dieu...Claire...J'le crois pas.


C'était bon. Elle l'avait enfin reconnue. Mais au fond, elle était presque persuadée que Chloé allait réagit comme ça. Sans vraiment réussir la contrôler, la jeune maman avait les larmes qui montaient jusque dans ses yeux et se détestait de se montrer aussi faible. Chloé c'était son amie qu'elle avait perdu de vue au fil du temps et c'était très certainement l'une des choses qu'elle regrettait le plus dans sa vie et aujourd'hui, elle avait la possibilité de remédier à tout cela et de ne plus la laisser s'enfuir. Sentant une certaine gêne que Claire n'appréciait guère parce qu'elle signifiait que trop de temps avait passé ; la Phénix s'approcha de la brunette avant de la prendre dans ses bras ; Ce fut à ce moment précis qu'elle se jura intérieurement de ne plus la laisser partir loin de sa vie. Elle se détacha lentement des bras si rassurant de son amie retrouvé avant de lui dire :

    - Je suis tellement contente de te voir ! Tu... Tu n'as pas changé, toujours aussi belle.

Elle accompagna ses paroles d'un sourire qui se voulait être rassurant. Elle avait tellement de chose à lui dire : Mia, sa petite fille par exemple. Tant de mots qu'elle avait envie de dire, de question qu'elle avait à poser et de souvenirs qu'elle avait envie de revivre avec elle. Pourtant, il y avait une certaine retenue entre les deux femmes et c'était la preuve que le temps était ravageur parfois. Claire n'arrivait pas à détacher ses yeux de ceux de Chloé, c'était comme si elle avait trop peur de la voir repartir aussi vite qu'elle était apparut. Étrangement, elle avait la gorge sèche et avait du mal à parler mais préféré briser le silence tout en gardant se sourire qu'elle n'arrivait pas à quitter.

    - Je... Tu as quelques minutes à m'accorder ; pourquoi ne pas aller boire un de ces cafés moldu dans se bar juste là ? C'est moi qui t'invite, je crois qu'on a du temps à rattraper non ?

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Re: Dans la grande gare

Message par : Ciarán A. Merrow, Mar 28 Fév - 11:32


Voilà que des tonnes d'images s'imposaient à elle. Aussi douloureux que des souvenirs, c'était comme un mal lointain qui s'était soudainement réveillé en elle. Ce n'était pas une souffrance aiguë que la jeune Auror sentait renaître dans ses entrailles ; plutôt un tiraillement quotidien avec lequel elle s'était habituée à vivre au fil des années. La simple prononciation du prénom de son amie d'enfance avait ravivé en elle un feu éteint depuis bien longtemps. Chloé ne parvenait pas à mettre de mots sur ce qu'elle ressentait. Il en allait de même à chaque fois. Tout ce qu'elle voulait, c'était que le temps s'arrête autour d'elles. La jeune femme voulait à présent redevenir une enfant, retrouver son innocence, perdre tous les doutes qui la tiraillaient, revivre tous ces instants d'allégresse associés à une lenteur extrême.

Claire et Chloé avaient passé environ onze années de leur vie ensemble. A quatre ans, tous les enfants autour d'elles se disputaient pour de simples jouets. Les deux petites, elles, avaient déjà appris le sens du mot "partager". Leurs parents avaient, eux aussi, tissé de forts liens. Du coup, la petite brune avait élu domicile chez son amie qu'elle considérait déjà comme une grande soeur. Elle n'aurait pas été surprise de constater qu'elle avait passé autant de temps dans sa propre maison que chez sa voisine.

Avec du recul, elle pouvait même se souvenir de la crise de jalousie d'Alice. Sa soeur, de sang cette fois-ci, détestait la relation que les deux petites avaient autrefois eu. Et elle avait attendu que sa cadette devienne adulte pour le lui avouer.

« Chloé, j'avais rien contre Claire, en soit. Le seul truc qui m'a fait peur, tu vois, c'est de te perdre. D'être au même niveau que d'autres personnes, à tes yeux. C'est complètement infantile, j'le sais en plus. Mais t'es ma petite soeur, t'es tout ce que j'aime. »

S'en était suivi un long débat sur les liens que des soeurs pouvaient entretenir, ce qui pouvait y mettre fin et ce qui pouvait les renforcer. Ni l'une ni l'autre n'était parvenue à se faire entendre, après quoi elles avaient décidé de ne plus jamais entretenir de sujets qui pouvaient amener à une dispute. Depuis, leurs points de vues divergeaient peu.

Soudain, Claire la prit dans ses bras. Aussitôt, Chloé fut assaillie par un tas de sentiments ; peine, bonheur et excitation se retrouvaient intimement mêlés. Peine, parce qu'elle avait perdu tant d'années. Bonheur, parce que les épreuves de la vie leur avaient enfin permis de se retrouver. Excitation devant tout ce qu'elles étaient amenées à vivre. Passé, présent, futur étaient résumé en trois sensations. Chloé n'arrivait pas à fuir le regard de son amie ; elle aurait voulu lui montrer à quel point elle n'avait pas compris pourquoi elles s'étaient un jour éloignées. Elle aurait voulu comprendre pourquoi une amitié comme la leur avait un jour été vouée à l'échec pour aujourd'hui renaître comme si rien ne s'était passé. Tant de questions qui ne demandaient qu'à être posées. C'était comme si le temps était compté, alors qu'en vérité, elles avaient toute la vie devant elles maintenant. Oui, parce que la jeune Auror ne commettrait jamais la même erreur deux fois, c'était certain.

- Je suis tellement contente de te voir ! Tu... Tu n'as pas changé, toujours aussi belle.

La jeune femme continuait de ramasser ces papiers tout en observant la magnifique blonde. Aucun Moldu n'aurait eu la bonté de les aider. L'égoïsme humain ressortait davantage du côté de ceux qui étaient dépourvus de pouvoirs magiques, c'était incontestable. Les sorciers avaient toujours sû montrer, avec le temps, que la solidarité ne pouvait qu'être bénéfique. Même s'il y avait toujours des exceptions à la règle, bien entendu. La Vélane ne savait quoi répondre. Claire était tout aussi belle, mais c'était tellement flagrant qu'elle ne trouva pas d’intérêt à le lui dire. Elle se contenta donc d'un immense sourire qui voulait dire « Tu t'es vue...? ».

- Je... Tu as quelques minutes à m'accorder ; pourquoi ne pas aller boire un de ces cafés moldu dans se bar juste là ? C'est moi qui t'invite, je crois qu'on a du temps à rattraper non ?

Quelques minutes ? A ce moment présent, la jeune Auror aurait pu lui accorder toute une vie, à lui promettre un tas de choses. Le temps la ferait sûrement mentir. Elle préférait ne rien assurer quand elle n'était pas certaine du résultat. Et pourtant, devant les yeux de Claire, des tonnes d'engagements faisaient leur apparition. Non, plus jamais de promesses tant qu'elle ne pouvait être sûre de les tenir. Ce temps là était désormais révolu.

- J'ai tout le temps devant moi. C'est même plus du temps qu'on a à rattraper... C'est une enfance, une adolescence. Quand je te vois là... oh, j'arrive pas à... trouver les mots. Ces foutus papiers sont ramassés maintenant, allons-y. »

Et sur ces mots, elle se leva, tendant une main à Claire. Et dire que, si son amie ne l'avait pas bousculée aussi violemment, elles se seraient vraisemblablement passées à côté sans même se voir. Parfois, Chloé en arrivait à se questionner sur le rôle de la providence. Le hasard faisait-il simplement bien les choses, ou bien était-ce que leurs vies étaient écrites, et ce depuis le début ? Tant de questions sur lesquelles elle ne mettrait jamais de réponses.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Claire Wilson, Jeu 15 Mar - 22:58


Plus elle regardait son amie Chloé, plus Claire se rappelait tous les plus beaux souvenirs qu'elles avaient vécu ensemble. Elles avaient passés des heures interminables ensemble, à rester simplement l'une à côté de l'autre, couché sur un lit sans dire un mot. La simple présence de son amie lui suffisait pour respirer correctement et être tout simplement heureuse. A l'époque, ce n'était pas une chose facile d'ailleurs. Dans son enfance, la jeune blonde n'arrivait jamais à se faire des amis dans son école et la raison était très simple : une école primaire moldu qui accueillait une jeune sorcière que, bien évidemment, personne ne croyait parce que bien trop de parents répétaient à leurs enfant que "la magie ça n'existe pas". Ne maîtrisant que très peu le don qu'elle avait découvert quelques jours auparavant, elle n'avait jamais réussi à reproduire devant les yeux de ces jeunes moldus ce qu'elle leur promettait : mettre feu à une branche sans même la toucher. Et bon sang qu'à cette âge là les enfants sont ingrats et peuvent très facilement laisser sur le ban de touche une petite fille un peu trop menteuse.

Elle avait vécu ainsi les toutes premières années de sa scolarité sans jamais sourire, jusqu'à l'arrivée tant attendu de Chloé. Elle vivait juste à côté de chez elle, le jardin des deux jeunes filles se touchaient et leurs parents se fréquentaient très souvent. La jeune mère, à l'époque, c'était très vite pris d'affection pour la jeune brune qui semblait bien différente des autres. Par crainte de perdre sa seule nouvelle amie, elle avait tout fait pour ne pas lui raconter cette histoire de bout de vois qui avait prit feu. Mais entre confiance et partage il n'y avait qu'un pas et très vite, elle lui avait confié son secret. La seule différence se trouvait dans le fait que Claire avait réussit à remettre feu au bout de bois qui se tenait devant elle ; à sa grande surprise, sa nouvelle amie aussi avait cette capacité. Qui se ressemble, s'assemble. C'est Chloé qui lui apprit le plus de choses sur la magie étant beaucoup plus au courant de ce monde et de sa magie.

Puis quelques années plus tard, elles s'étaient même rendu compte détenir le même don, elles étaient toutes les deux Vélanes. Déjà deux grands immenses points communs les unissaient en plus des traits de caractères identiques qu'elles possédaient. Mais, le temps qui s'écoulait était toujours dangereux et puisque Claire était deux ans plus âgé que la petite brune, elle était parti à Poudlard avant elle. Triste réalité, séparation très douloureuse pour ces deux jeunes filles qui ne pouvaient pas passé plus de deux journées loin l'une de l'autre. Et puis au fond, c'était injuste parce que c'était Chloé qui lui avait tout appris... De nouveaux horizons et des nouveaux amis à Gryffondor pour la petite blonde alors que son amie était coincée pour deux ans encore dans ce petit village.

Enfin, la dernière chose, dans leur efance, qu'elles avaient vécu ensemble était la mort commune de leurs parents. Dans un accident de voiture alors qu'ils étaient ensemble, Claire avait perdu ses deux parents adoptifs qu'elle n'avait jamais particulièrement apprécié ; Chloé quant à elle avait perdu sa mère à qui elle tenait plus que tout. Trop peu affectée par la mort de Gabriel et Christine, la Phénix n'avait jamais réussi à trouver les mots justes pour consoler son ami, surtout puisqu'elle venait de rentrer en deuxième année et que - par conséquent - n'ayant plus de parents officiels, la demoiselle était obligé de rester à Poudlard pendant les vacances et n'avait plus aucune raison et possibilité de revenir dans ce village où elles avaient grandit. L'an suivant Chloé s'était fait répartir à Serdaigle, chose qui ne l'étonnait absolument pas mais chose qui allait les éloigner encore plus bien malgré tout. Elles étaient doucement devenue des étrangères mais se surprenaient toujours à voler quelques discussions précieuses lorsqu'elles se croisaient. Claire était si heureuse de retrouver son amie, de pouvoir leur donner une nouvelle chance de vivre à deux, comme elles l'avaient toujours fait.

    - J'ai tout le temps devant moi. C'est même plus du temps qu'on a à rattraper... C'est une enfance, une adolescence. Quand je te vois là... oh, j'arrive pas à... trouver les mots. Ces foutus papiers sont ramassés maintenant, allons-y.

Sourire, sourire, sourire et encore sourire. Claire n'arrivait pas à retirer se sourire de ses lèvres tellement le hasard, ce jour là, l'avait rendu heureuse. Chloé n'avait pas changé, pas d'un poil, pas d'un sourcil, pas d'une ride. Les deux jeunes femmes avaient les yeux qui pétillaient, le destin était parfois trop bien fait pour que ce ne soit pas un signe. Elles devaient être unis pour longtemps, pour toujours même. A même pas deux pas de là où elles venaient de se percuter, il y avait un café et une table semblait être présente rien que pour les accueillir ensemble. Elles s'installèrent face à face.

    - Je suis juste super contente de te revoir ! Je... Je veux tout savoir, qu'est-ce que tu deviens, que fais-tu dans la vie, comment s'est passé la fin de Poudlard, ta vie, tes amis, tes amours... Tout, tout, tout !

Trop de question, elle avait juste envie de tout savoir sur ce que cette belle jeune brune devenait, elle voulait simplement rattraper du temps perdu.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Ciarán A. Merrow, Dim 25 Mar - 16:07


La vie réserve parfois de drôles de surprises. On passe bon nombre d’années en présence d’une seule et unique personne. Ensemble, tout a déjà été vécu. L’enfance s’est déroulée sans trop d’encombres. On a pu se disputer, c’est vrai. Mais on a toujours réussi à se réconcilier, parce que nous avons toujours su que nous ne pouvions vivre l’une sans l’autre. Et puis, le temps passe. On grandit, on se perd, on s’éloigne. On s’oublie même, parfois. Et puis, le hasard décide un jour de discrètement nous jouer quelques-uns de ses tours. Sans qu’on comprenne vraiment pourquoi, le passé refait soudainement surface. D’un coup d’un seul, un tas de souvenirs s’imposent. Des images. Des paroles, même. Et c’est à ce moment qu’on comprend qu’on n’oublie jamais rien. On apprend tout simplement à vivre avec.

Claire était de ces gens-là. Elle était une personne inoubliable, de près ou de loin. Chloé avait appris à avancer sans elle, parce qu’elle y avait été contrainte. Le temps l’y avait obligée. Mais elle avait toujours gardé ce prénom dans un petit coin de sa tête. Et les soirs où elle se sentait déprimée, seule, la jeune femme avait pris plaisir à revoir naître en elle des tas de souvenirs aussi joyeux les uns que les autres. Tous en présence de cette même personne qui portait le prénom de Claire. Souvent même, la Vélane avait frémis en entendant ce prénom. Comme si la simple prononciation de ce mot la ramenait soudain à ce douloureux souvenir qu’était la perte de cet être hors du commun.

Pourtant, devant ce sourire, c’était comme si elle n’avait jamais souffert. Comme si elles ne s’étaient jamais éloignées. Comme si leur amitié n’avait jamais eu de limites. Comme si la vie ne les avait pas séparées. Comme si plusieurs années étaient passées sous silence. Comme si les évènements de la vie ne leur avaient jamais fait mal.

Il est vrai qu’elles étaient passées par toutes les émotions possibles et inimaginables. La joie, le bonheur, la tristesse… mais aussi la douleur. Une douleur commune qu’elles avaient appris à gérer ensemble, parce qu’elles avaient toujours su se montrer présentes l’une pour l’autre. Peut-être que Claire avait moins souffert qu’elle, de part le fait qu’elle n’était pas réellement attachée à ses parents adoptifs. Pourtant, quand Chloé avait appris que sa mère avait été tuée dans un accident de voiture, c’était comme si le monde venait de s’écrouler autour d’elle. Plus rien ne la rattachait à la Terre, puisque celle qui lui avait offert la vie était décédée. Son enfance avait dès lors prit une tournure différente. Elle n’arrivait plus à vivre comme elle avait vécu, parce que la souffrance l’avait aveuglée. Et puis, n’ayant vraisemblablement plus de parents, Claire n’était plus revenue au village. Pendant deux ans, Chloé a poursuivi son bonhomme de chemin, avec pour seule véritable soutient moral sa sœur. Bien évidemment son père était là, lui aussi. Seulement, il se contrefichait de ses filles et Alice devait à elle seule supporter le rôle de père, de sœur, de meilleure amie. Et avant tout, elle devait assumer le rôle d’une mère qui était désormais perdue et impossible à remplacer.

Repenser à cette douleur éveilla en elle une petite douleur au plus profond d’elle. Sa mère restait un sujet sensible et à chacune de ces évocations, la jeune Journaliste sentait grandir quelque chose en elle. Ce n’était pas une souffrance lancinante, ni même une torture impossible à faire passer. C’était une source de chaleur qui répandait en elle un soupçon de nostalgie. Comme si d’un geste doux, quelqu’un venait d’effleurer une blessure mal cicatrisée. Ca piquotait, mais c’était loin d’être intolérable.

Les deux jeunes femmes s’assirent ensuite à la terrasse d’un café moldu. Voilà bien longtemps que Chloé n’avait pas passé un moment dans un lieu comme celui-ci. Et c’était avec un grand plaisir apparemment partagé qu’elle profitait de cette redécouverte du monde non magique avec son amie. Quand elle la regardait dans les yeux, l’ex Serdaigle pouvait se rappeler à quel point elle se plaisait à la voir sourire. Si seulement le temps pouvait leur permettre de sentir à nouveau ces sensations d’autrefois… Pourvu qu’il n’ait pas définitivement brisé tous les liens qui pouvaient les relier.

- Je suis juste super contente de te revoir ! Je... Je veux tout savoir, qu'est-ce que tu deviens, que fais-tu dans la vie, comment s'est passé la fin de Poudlard, ta vie, tes amis, tes amours... Tout, tout, tout !

Oh bon sang, elle n’allait pas être déçue. En y réfléchissant, il ne s’était pas passé grand-chose dans sa vie. Pourtant, une petite voix lui chuchotaient qu’elle allait en dire à son amie bien plus qu’elle ne pouvait l’imaginer.

- Si je te raconte tout, je veux être sûre que tu en feras de même après. Je compte bien tout savoir sur toi aussi…

Elle marqua une pause. Par quoi pouvait-elle bien commencer ? Elle qui détestait vraisemblablement de parler d’elle..

- Mh, j’avoue que je sais pas vraiment par où commencer. Tu sais quand je me suis retrouvée seule avec Alice et Papa, j’étais un peu perdue. Je t’avais perdue toi, j’avais perdu maman… Enfin ça s’est avéré compliqué de grandir avec Papa puisqu’il n’était jamais là. Imagine ma joie quand j’ai reçu la lettre de Poudlard ! J’imaginais que ma vie allait prendre un nouveau tournant. Enfin, c’est ce qu’Alice disait. Sauf que mon intégration ne s’est pas vraiment passée comme j’aurais voulu. Du coup, je n’ai jamais eu réellement d’amis parce que j’étais repliée sur moi-même et parce que je n’arrivais pas à aller vers les autres. Enfin, ça a du durer les 3 premières années… Après, ça a été. J'ai rencontré Aziliz, et heureusement qu'elle était là...

Poudlard : Fait. Restait à lui dire qu’elle était auror, qu’elle était avec Ethan… Et ce serait son tour.

- En sortant de Poudlard, je ne savais pas trop quoi faire de ma vie. Je n’avais pas réellement d’idées… Et puis, j’ai rejoint les aurors. Ca fait pas super longtemps que je les ai rejoint, je les connais pas tous encore… Mais j’aime ce que je fais. J’aime beaucoup, même.

Plus que quelques mots et c’en était fini… Peut-être que les questions suivraient, mais c’était le prix à payer.

- Puis en ce qui concerne le reste… Ben j’ai rencontré Ethan il y a peu. Un ancien Serdaigle. Et ça se passe bien, et je suis heureuse avec lui et… c'est tout en fait ! Des questions avant que ce ne soit ton tour ? ajouta-t-elle dans un grand sourire.
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Claire Wilson
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Re: Dans la grande gare

Message par : Claire Wilson, Jeu 12 Avr - 10:39


La jeune femme voulait tout savoir, tout connaitre et par dessus tout, rattraper le temps perdu qui l'avait tant séparé de son amie. Chloé... Sa meilleure amie qui l'avait tant comblée dans sa jeunesse et qui avait été une véritable révélation était devenue une magnifique belle jeune femme qui devait très certainement en faire tomber plus d'un. Mais en regardant de plus près, elle avait toujours les mêmes yeux, le même petit nez et la même forme de visage, Claire arrivait à retomber en enfance et à la revoir à 7 ans, comme si rien n'avait changé. A cette époque, elles avaient vite compris qu'elles ne pouvaient pas vivre l'une sans l'autre et que se disputer n'était même pas une option possible ; elles avaient fait les quatre cents coups ensemble et avec le recul, c'était grâce à Chloé que la jeune blonde avait appris à aimer... Parce qu'au fond, ce n'était pas dans sa famille adoptive qu'elle avait connu se fort sentiment dès l'instant ou sa petite soeur, Jane, était arrivée puisque plus personnes ne faisait attention à elle. C'était d'ailleurs impressionnant de voir à quel point les liens du sang était parfois bien plus fort que les liens du coeur pour certaines personnes ; Claire en revanche avait précisément placé ces liens du coeur en premier, par obligation tout d'abord et surtout parce que Chloé était la seule qui comptait réellement.

De la revoir, là, ici, et purement par hasard lui avait fait détester en quelques secondes les années qui avaient pu les séparer. L'ancienne Gryffondor ne pouvait s'empêcher de ce poser cette question : comment aurait été sa vie si elles ne s'étaient pas éloignées ainsi ? En y réfléchissant un quart de seconde, même pas, elle avait vite compris que rien aurait été pareil. C'était affreusement douloureux de se rendre compte à quel point son amie l'avait manqué et de voir qu'elle avait gâché des années de bonheur à ses côtés. A ce moment précis, Claire s'en voulait énormément de ne pas avoir su garder Chloé près d'elle et s'en voulait énormément de ne pas avoir pu changer les choses. Elle se sentait, bien évidemment, responsable de cette situation puisque c'était elle qui s'était éloignée la première lors de son entrée à Poudlard. Les circonstances avaient fait que deux années de séparation plus deux maisons différentes plus une réaction opposée à la mort de leurs parents respectifs avaient poussé à l'éloignement.

La chose la plus complexe était très certainement le fait que Chloé c'était complètement éteinte suite à la mort de sa mère alors que Claire se sentait presque libérée d'un poids, une chose qu'elle n'arrivait pas tout à fait à comprendre à son jeune âge. Là avait été leur premier désaccord, ce fut le seul évènement qui avait véritablement séparée les jeunes femmes puisque Claire n'arrivait absolument pas à consoler son amie avec les mots justes ne vivant absolument pas la même situation bien qu'on aurait pu croire le contraire d'un point de vue extérieur. Et puis, l'arrivée des services sociaux magiques n'avaient pas permis d'arranger les choses : toujours habituée à se voit à n'importe quelle heure de la journée en sautant simplement le grillage qui séparait leur maison, elles avaient du apprendre à se voir que quelques fois par semaines. Ces souvenirs là étaient douloureux, affreusement douloureux.

Enfin, les deux jeunes femmes s'assirent à la terrasse de se café Moldu, une chose que Claire n'avait pas fait depuis longtemps mais il était hors de question de laisser son amie partir de nouveau ; elle refusait de se donner rendez-vous dans quelques jours. Non, elle voulait profiter de l'instant et la garder pour elle toute la journée s'il le fallait. Elle espérait simplement qu'Atana ne s’inquiéterait pas et que Mia comprendrait. D'ailleurs il lui tardait d'avouer la présence de sa fille à Chloé... C'était comme dans toutes ces histoires où de vieux amis se rencontraient des années bien après leurs enfance et qu'ils faisaient le bilan de leur vie. Bon sang ! La jeune maman avait hâte de savoir ce qu'était devenue son amie, si les souhaits qu'elles avaient prononcé lorsqu'elles étaient jeune s'étaient réalisés ou non.

- Si je te raconte tout, je veux être sûre que tu en feras de même après. Je compte bien tout savoir sur toi aussi…

- Compte sur moi ! J'ai tant de choses à te dire...
Elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire une fois de plus. A cet instant précis, Claire ne pouvait s'empêcher d'être heureuse et d'afficher son bonheur. Un serveur arriva alors et les deux jeunes femmes prirent un café. C'était quelque chose que Claire avait appris à aimé avec le temps et c'était habituée à ce gout amer qui pouvait rester dans la bouche pendant longtemps. Ici, impossible de commander une bierreaubeurre. La jeune vélane s'installa confortablement dans sa chaise, croisant ses jambes et attendant enfin de savoir ce que Chloé était devenue, bien qu'elle n'avait aucun doute sur sa réussite.

- Mh, j’avoue que je sais pas vraiment par où commencer. Tu sais quand je me suis retrouvée seule avec Alice et Papa, j’étais un peu perdue. Je t’avais perdue toi, j’avais perdu maman… Enfin ça s’est avéré compliqué de grandir avec Papa puisqu’il n’était jamais là. Imagine ma joie quand j’ai reçu la lettre de Poudlard ! J’imaginais que ma vie allait prendre un nouveau tournant. Enfin, c’est ce qu’Alice disait. Sauf que mon intégration ne s’est pas vraiment passée comme j’aurais voulu. Du coup, je n’ai jamais eu réellement d’amis parce que j’étais repliée sur moi-même et parce que je n’arrivais pas à aller vers les autres. Enfin, ça a du durer les 3 premières années… Après, ça a été. J'ai rencontré Aziliz, et heureusement qu'elle était là...

Son amie avait commencé par un souvenir douloureux, et cela pouvait encore se lire dans ses yeux. Sa mère lui manquait encore et avec le temps, Claire pouvait très bien comprendre ce sentiment puisqu'elle ne supporterait pas elle même de perdre l'un de ses parents qu'elle avait retrouvée ou n'importe quelle personne de sa famille. Chloé avait touchée en pleine poitrine la jeune femme lorsqu'elle avait évoquée rapidement sa propre absence : son départ à l'orphelinat puis son départ à Poudlard. Poudlard... Ca avait visiblement été une grande révélation pour les deux demoiselles, cette école permettait de changer sa vie et de devenir ce qu'elles avaient toujours cachées à l'école : une sorcière. Mais visiblement l'intégration avait été compliqué pour la demoiselle et au fond ça avait été exactement la même chose pour l'ancienne Gryffondor. Si seulement son amie n'avait pas été à Serdaigle, la jeune femme était persuadée qu'elles auraient pu rattrapée le temps perdu et se retrouver. Elle évoqua le nom d'Aziliz et sans vraiment le vouloir, Claire ne put s'empêcher d'être jalouse. Vu les yeux pétillant qu'elle avait pu avoir en prononçant ce nom, cette femme devait être sacrément importante dans le coeur de la brune.

- En sortant de Poudlard, je ne savais pas trop quoi faire de ma vie. Je n’avais pas réellement d’idées… Et puis, j’ai rejoint les aurors. Ca fait pas super longtemps que je les ai rejoint, je les connais pas tous encore… Mais j’aime ce que je fais. J’aime beaucoup, même.
A cet aveux, Claire ne put s'empêcher de frissonner. Et pour éviter que cela ne se voit, elle décroisa ses jambes d'un geste naturel pour les recroiser de l'autre sens. Ce n'était jamais simple de se retrouver devant un Auror lorsqu'on était soi même Phénix. Bon sang ! Qu'est-ce que Claire pouvait détester ce statut d'hors la loi que pouvaient avoir les Phénix. Après tout, ce n'était pas des Mangemorts ! Ils luttaient contre la même chose, ils étaient du même côté ! Alors pourquoi devoir se battre les uns contre les autres ? A cet instant précis, Claire avait compris que les retrouvailles allaient être différentes et malheureusement basé sur un mensonge que la vélane aurait tant voulu éviter.

- Puis en ce qui concerne le reste… Ben j’ai rencontré Ethan il y a peu. Un ancien Serdaigle. Et ça se passe bien, et je suis heureuse avec lui et… c'est tout en fait ! Des questions avant que ce ne soit ton tour ?


- Je suis impressionnée ; tu as tellement grandi et tu es devenue quelqu'un de bien... Mais ça je n'en ai jamais douté. Même si j'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ce que tu sois Auror... Ne me demande pas pourquoi. Mais, va vraiment falloir que tu me présentes ce Ethan !

Elle lui sourit à nouveau. La complicité qu'elles avaient pu avoir était encore intacte c'était sûr. Tout l'amour qu'elle avait pu avoir pour Chloé était en train de lui revenir en plein coeur. Elle avait juste envie de la garder près d'elle pour toujours et de ne plus jamais la quitter ; de s'allonger sur leur lit d'enfant, de regarder le plafond avec leurs têtes l'une à côté de l'autre à parler de tout et de n'importe quoi ; à rester dans le silence lorsqu'elles n'avaient plus rien à dire mais rester ensemble coûte que coûte. Elle prit une inspiration, c'était à son tour de se confier.

- Si tu veux tout savoir, je n'ai pas vécu des années superbes à Poudlard moi non plus. Les deux premières années sans toi, tu me connais, je suis pas trop du genre à aller vers les gens ; à l'époque tu avais été la seule avec qui je m'entendais bien. Je n'ai pas eu beaucoup d'amie... Personne ne comprenait vraiment la jeune orpheline que j'étais et moi je devais toujours rester pendant les vacances au château... Il n'y a que Sandra avec qui je m'entendais bien. Enfin ça m'a permis de me consacrer à mes études et d'obtenir mes ASPIC avec la mention Optimal...

En résumant cela ainsi, la jeune fille se rendit subitement compte à qu'elle point son passage à Poudlard avait été douloureux. Elle ne s'en était jamais vraiment rendu compte finalement et c'est à cet instant précis, au moment du bilan, qu'elle se rendit compte que les années à Poudlard qu'elle avait mis sur un piédestal n'étaient en faite que sept ans de renfermement sur elle même. Et puis son amie de l'époque, Sandra, contre qui elle avait combattu lors de son premier combat en tant que Phénix, elle qui était devenue une Mangemort... Comment prendre la chose et faire la conclusion de cela ? Elle continua...

- Je suis sortie de Poudlard sans vraiment savoir quoi faire et j'ai réussi à trouver un travail en tant que vendeuse à la boutique d'animaux magique sur le chemin de traverse. Puis ma patronne a du partir et m"a cédé sa boutique que j'ai pu racheter. Là bas j'ai rencontré Atana qui est la deuxième personne à qui j'ai pu donner mon coeur... Toi étant la première.


Bon, tout n'était pas vrai dans cette histoire mais la jeune mère ne pouvait pas dire à la brunette qu'elle avait rencontré Atana au détour d'une réunion au Quartier Général des Phénix. D'ailleurs, elle mit dans un coin de son cerveau cette version de l'histoire : peut-être qu'un jour Chloé viendrait chez elle, croiserait Atana et il était important que les deux jeunes femmes aient la même version des faits.

- Bref, nous avons très vite sympathisé et nous avons décidé d'habiter ensemble. Nous possédons toutes les deux un manoir à Loutry Saint Chaspoule, tu es d'ailleurs la bienvenue quand tu le souhaites... Je suis devenue la marraine de son fils Liam. Et... Entre temps... J'ai réussi à retrouver mes parents biologiques et j'ai appris que j'avais deux jeunes frères et soeurs. C'est notamment pour accompagnée ma petite Hellya que j'étais ici.

Qu'est-ce qu'elles avaient pu en parler des parents biologiques de la jeune blonde... Elles s'étaient posées mille et une questions sur leur apparence physique, les raisons de leur abandon de Claire, ce qu'ils étaient devenue aujourd'hui, s'ils étaient tous les deux des sorciers ou non.

- Et j'ai gardé le meilleur pour la fin... Evidemment ! Je suis Maman d'une petite Mia qui va bientôt fêter ses cinq ans. Je l'ai eu assez jeune et... Il n'y a pas vraiment de papa malheureusement.

En fait, faire le bilan de sa vie était bien plus complexe que ce qu'elle aurait imaginé. Sincèrement, Claire ne s'attendait pas à avoir autant de difficulté de parler de sa vie, de pointer du doigts les échecs qu'elle avait pu vivre. Bien sur, elle avait caché de nombreuses choses... Notamment l'enlèvement d'Atana par les Mangemorts, chose qui pourrait mettre la puce à l'oreille de Chloé ou encore sa propre appartenance à l'Ordre du Phénix. Et il y avait tant de petits détails qu'elle avait oublié dans son court récit, tant de chose qu'elle aurait voulu lui dire à l'instant même mais c'était difficile de monopiliser la parole, la vélane voulait tellement en savoir plus sur son amie. Une chose était bien réelle et véritable : Chloé lui avait affreusement manqué.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Ciarán A. Merrow, Mar 8 Mai - 19:51


Il arrive parfois que le temps se montre affreusement destructeur. Que ce soit dans des relations, des pensées, des façons d'être, il détruit souvent tout ce qui a pu être acquis, et forge de nouvelles personnalités. Le temps peut être un ami comme un ennemi. Il peut être bon ou mauvais. Joueur ou malsain. En fait, la réussite d'une relation ne dépendra que de lui.

Ici, le temps n’avait pas été destructeur, mais n’avait pas été bénéfique non plus. Il y avait une sorte de retenue plus ou moins gênante entre les deux femmes. Pas de celles qui vous poussent à garder plusieurs mètres d’écart ou qui vous interdit de vous approcher à tel ou tel rayon. Plutôt de celles qui vous empêchent de sauter dans les bras de vos amis, celles qui vous font perdre totalement confiance en vous. Celles qui vous chuchotent qu’il ne faut rien tenter, éviter à tout prix les risques. Celles qui vous mettent mal à l’aise.

Bien entendu, la Vélane ne laissa rien paraître, restant naturelle, souriante, et ravie d’avoir retrouvée cette personne, si chère à son cœur. Au fond d’elle pour temps, elle gardait les cicatrices que le temps avait laissées, une douleur enfouie depuis longtemps qui ne faisait que se raviver à la vue de son amie. Etrangement, Chloé ne pouvait s’empêcher de penser à la mort de sa mère en regardant Claire. Peut-être était-ce parce que, de près ou de loin, elle avait été à ses côtés durant cette période, bien qu’éphémèrement ? C’était compréhensible après tout, son amie n’avait jamais véritablement porté sa famille adoptive dans son cœur… Elles avaient vécu une douleur non partagée, et peut-être était-ce cette rancœur qu’avait instaurée le temps en elle. Chloé se détestait intérieurement et s’injuriait elle-même. Pourtant, la jeune femme savait pertinemment qu’elle ne laisserait plus jamais le temps se mettre entre Claire et elle, ne supportant pas l’idée de devoir la perdre. Une seconde fois.

Claire avait toujours constitué, à elle seule, une seconde famille aux yeux de Chloé. Enfants, les deux jeunes filles avaient déjà tout vécu, si bien qu’à l’époque elle ne s’était pas imaginée grandir sans son amie, et réciproquement. A 8 ans déjà, elles instauraient ce genre de phrases inoffensives « Quand on sera grandes, on achètera une grande maison toutes les deux, tu promets hein ? ».Toujours doublée d’un « on », « nous » « toutes les deux ». Jamais l’une sans l’autre.

Ça avait été des promesses de gamines, des « je te fais la gueule », des « on fait la paix maintenant ? » Parce qu’il fallait bien le dire, même si ça avait été rare, les deux amies avaient été en désaccord. Cependant, leurs disputes n’avaient jamais duré longtemps, l’une des deux se rendant toujours vite compte qu’il lui était impossible de vivre sans l’autre. Elles avaient toujours été proches, même si le temps a finit par les séparer.

L’avoir devant elle comme ça, alors que ça faisait bien longtemps que les choses avaient changé, faisait remonter un tas de souvenir s en elle. Des bons comme des mauvais, il fallait l’avouer. Sa difficile intégration à Poudlard, le décès de sa mère, son père qui avait littéralement disparu de la circulation et sa sœur qu’elle n’avait pas vu depuis quelques temps déjà… Heureusement, entretenir la discussion lui faisait oublier tout ça. Et justement, Claire se mit, elle aussi, à évoquer tous les évènements qui avaient rythmé sa vie depuis qu’elles s’étaient perdues de vue :

« Je suis impressionnée ; tu as tellement grandi et tu es devenue quelqu'un de bien... Mais ça je n'en ai jamais douté. Même si j'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ce que tu sois Auror... Ne me demande pas pourquoi. Mais, va vraiment falloir que tu me présentes ce Ethan ! - Si tu veux tout savoir, je n'ai pas vécu des années superbes à Poudlard moi non plus. Les deux premières années sans toi, tu me connais, je suis pas trop du genre à aller vers les gens ; à l'époque tu avais été la seule avec qui je m'entendais bien. Je n'ai pas eu beaucoup d'amie... Personne ne comprenait vraiment la jeune orpheline que j'étais et moi je devais toujours rester pendant les vacances au château... Il n'y a que Sandra avec qui je m'entendais bien. Enfin ça m'a permis de me consacrer à mes études et d'obtenir mes ASPIC avec la mention Optimal... - Je suis sortie de Poudlard sans vraiment savoir quoi faire et j'ai réussi à trouver un travail en tant que vendeuse à la boutique d'animaux magique sur le chemin de traverse. Puis ma patronne a du partir et m"a cédé sa boutique que j'ai pu racheter. Là bas j'ai rencontré Atana qui est la deuxième personne à qui j'ai pu donner mon coeur... Toi étant la première. »

A ces mots, Chloé sourit grandement et frissona quelque peu. Elle n’avait pas perdu sa place dans le cœur de son amie et même si Atana semblait prendre une place énorme dans son cœur, Chloé était restée en première place s’il fallait parler comme ça, et ce malgré le temps qui avait passé.

« Bref, nous avons très vite sympathisé et nous avons décidé d'habiter ensemble. Nous possédons toutes les deux un manoir à Loutry Saint Chaspoule, tu es d'ailleurs la bienvenue quand tu le souhaites... Je suis devenue la marraine de son fils Liam. Et... Entre temps... J'ai réussi à retrouver mes parents biologiques et j'ai appris que j'avais deux jeunes frères et soeurs. C'est notamment pour accompagnée ma petite Hellya que j'étais ici - Et j'ai gardé le meilleur pour la fin... Evidemment ! Je suis Maman d'une petite Mia qui va bientôt fêter ses cinq ans. Je l'ai eu assez jeune et... Il n'y a pas vraiment de papa malheureusement. »

Chloé ne put s’empêcher de pousser une exclamation de surprise, ne sachant quoi répondre d’autre. A vrai dire, elle n’avait jamais pensé être mère un jour jusque-là, ne se sentant absolument pas à la hauteur.

« En ce qui te concerne, je trouve que tu as bien évolué aussi… Tu es la même, et bordel, qu'est ce que ça me fait plaisir...Je suis tellement heureuse pour toi, tu sais. Que tu sois maman, que ta vie soit belle, tout ça. Mais maintenant, j’espère simplement une chose, c’est qu’on vieillira encore ensemble, sans refaire les erreurs que nous avons pu faire. J’ai franchement plus envie de te perdre…» Elle marqua une pause et enchaîna. « Viens, on va se balader...»

Elle tendit la main à son amie et ne lui laissa même pas le choix. Elle voulait passer la totalité de cette journée avec Claire. Chloé n’avait aucunement souhaité l’interrompre dans son récit, et avait voulu être directe et franche en ce qui concernait ses ressentis. Elle s’était laissé aller en lui disant tout bonnement ce qu’elle avait sur le cœur, la stricte vérité. La fin de l’après-midi se déroula lentement, sans embûche aucune pour briser leur bonheur. Elles parlèrent de tout, de rien, profitant de chaque minute comme si c’était la dernière. Leur amitié retrouvée rendait Chloé heureuse, d’autant plus que la gêne qu’elle avait pu éprouver en début d’après-midi s’était totalement dissipée, laissant place à des rires sincères. Les jeunes femmes discutèrent et retrouvaient leur complicité, qui, même si estompée par les épreuves de la vie, ne s’était jamais effacée.

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