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Dans la grande gare
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Ciarán A. Merrow
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Re: Dans la grande gare

Message par : Ciarán A. Merrow, Mar 8 Mai - 19:51


Il arrive parfois que le temps se montre affreusement destructeur. Que ce soit dans des relations, des pensées, des façons d'être, il détruit souvent tout ce qui a pu être acquis, et forge de nouvelles personnalités. Le temps peut être un ami comme un ennemi. Il peut être bon ou mauvais. Joueur ou malsain. En fait, la réussite d'une relation ne dépendra que de lui.

Ici, le temps n’avait pas été destructeur, mais n’avait pas été bénéfique non plus. Il y avait une sorte de retenue plus ou moins gênante entre les deux femmes. Pas de celles qui vous poussent à garder plusieurs mètres d’écart ou qui vous interdit de vous approcher à tel ou tel rayon. Plutôt de celles qui vous empêchent de sauter dans les bras de vos amis, celles qui vous font perdre totalement confiance en vous. Celles qui vous chuchotent qu’il ne faut rien tenter, éviter à tout prix les risques. Celles qui vous mettent mal à l’aise.

Bien entendu, la Vélane ne laissa rien paraître, restant naturelle, souriante, et ravie d’avoir retrouvée cette personne, si chère à son cœur. Au fond d’elle pour temps, elle gardait les cicatrices que le temps avait laissées, une douleur enfouie depuis longtemps qui ne faisait que se raviver à la vue de son amie. Etrangement, Chloé ne pouvait s’empêcher de penser à la mort de sa mère en regardant Claire. Peut-être était-ce parce que, de près ou de loin, elle avait été à ses côtés durant cette période, bien qu’éphémèrement ? C’était compréhensible après tout, son amie n’avait jamais véritablement porté sa famille adoptive dans son cœur… Elles avaient vécu une douleur non partagée, et peut-être était-ce cette rancœur qu’avait instaurée le temps en elle. Chloé se détestait intérieurement et s’injuriait elle-même. Pourtant, la jeune femme savait pertinemment qu’elle ne laisserait plus jamais le temps se mettre entre Claire et elle, ne supportant pas l’idée de devoir la perdre. Une seconde fois.

Claire avait toujours constitué, à elle seule, une seconde famille aux yeux de Chloé. Enfants, les deux jeunes filles avaient déjà tout vécu, si bien qu’à l’époque elle ne s’était pas imaginée grandir sans son amie, et réciproquement. A 8 ans déjà, elles instauraient ce genre de phrases inoffensives « Quand on sera grandes, on achètera une grande maison toutes les deux, tu promets hein ? ».Toujours doublée d’un « on », « nous » « toutes les deux ». Jamais l’une sans l’autre.

Ça avait été des promesses de gamines, des « je te fais la gueule », des « on fait la paix maintenant ? » Parce qu’il fallait bien le dire, même si ça avait été rare, les deux amies avaient été en désaccord. Cependant, leurs disputes n’avaient jamais duré longtemps, l’une des deux se rendant toujours vite compte qu’il lui était impossible de vivre sans l’autre. Elles avaient toujours été proches, même si le temps a finit par les séparer.

L’avoir devant elle comme ça, alors que ça faisait bien longtemps que les choses avaient changé, faisait remonter un tas de souvenir s en elle. Des bons comme des mauvais, il fallait l’avouer. Sa difficile intégration à Poudlard, le décès de sa mère, son père qui avait littéralement disparu de la circulation et sa sœur qu’elle n’avait pas vu depuis quelques temps déjà… Heureusement, entretenir la discussion lui faisait oublier tout ça. Et justement, Claire se mit, elle aussi, à évoquer tous les évènements qui avaient rythmé sa vie depuis qu’elles s’étaient perdues de vue :

« Je suis impressionnée ; tu as tellement grandi et tu es devenue quelqu'un de bien... Mais ça je n'en ai jamais douté. Même si j'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ce que tu sois Auror... Ne me demande pas pourquoi. Mais, va vraiment falloir que tu me présentes ce Ethan ! - Si tu veux tout savoir, je n'ai pas vécu des années superbes à Poudlard moi non plus. Les deux premières années sans toi, tu me connais, je suis pas trop du genre à aller vers les gens ; à l'époque tu avais été la seule avec qui je m'entendais bien. Je n'ai pas eu beaucoup d'amie... Personne ne comprenait vraiment la jeune orpheline que j'étais et moi je devais toujours rester pendant les vacances au château... Il n'y a que Sandra avec qui je m'entendais bien. Enfin ça m'a permis de me consacrer à mes études et d'obtenir mes ASPIC avec la mention Optimal... - Je suis sortie de Poudlard sans vraiment savoir quoi faire et j'ai réussi à trouver un travail en tant que vendeuse à la boutique d'animaux magique sur le chemin de traverse. Puis ma patronne a du partir et m"a cédé sa boutique que j'ai pu racheter. Là bas j'ai rencontré Atana qui est la deuxième personne à qui j'ai pu donner mon coeur... Toi étant la première. »

A ces mots, Chloé sourit grandement et frissona quelque peu. Elle n’avait pas perdu sa place dans le cœur de son amie et même si Atana semblait prendre une place énorme dans son cœur, Chloé était restée en première place s’il fallait parler comme ça, et ce malgré le temps qui avait passé.

« Bref, nous avons très vite sympathisé et nous avons décidé d'habiter ensemble. Nous possédons toutes les deux un manoir à Loutry Saint Chaspoule, tu es d'ailleurs la bienvenue quand tu le souhaites... Je suis devenue la marraine de son fils Liam. Et... Entre temps... J'ai réussi à retrouver mes parents biologiques et j'ai appris que j'avais deux jeunes frères et soeurs. C'est notamment pour accompagnée ma petite Hellya que j'étais ici - Et j'ai gardé le meilleur pour la fin... Evidemment ! Je suis Maman d'une petite Mia qui va bientôt fêter ses cinq ans. Je l'ai eu assez jeune et... Il n'y a pas vraiment de papa malheureusement. »

Chloé ne put s’empêcher de pousser une exclamation de surprise, ne sachant quoi répondre d’autre. A vrai dire, elle n’avait jamais pensé être mère un jour jusque-là, ne se sentant absolument pas à la hauteur.

« En ce qui te concerne, je trouve que tu as bien évolué aussi… Tu es la même, et bordel, qu'est ce que ça me fait plaisir...Je suis tellement heureuse pour toi, tu sais. Que tu sois maman, que ta vie soit belle, tout ça. Mais maintenant, j’espère simplement une chose, c’est qu’on vieillira encore ensemble, sans refaire les erreurs que nous avons pu faire. J’ai franchement plus envie de te perdre…» Elle marqua une pause et enchaîna. « Viens, on va se balader...»

Elle tendit la main à son amie et ne lui laissa même pas le choix. Elle voulait passer la totalité de cette journée avec Claire. Chloé n’avait aucunement souhaité l’interrompre dans son récit, et avait voulu être directe et franche en ce qui concernait ses ressentis. Elle s’était laissé aller en lui disant tout bonnement ce qu’elle avait sur le cœur, la stricte vérité. La fin de l’après-midi se déroula lentement, sans embûche aucune pour briser leur bonheur. Elles parlèrent de tout, de rien, profitant de chaque minute comme si c’était la dernière. Leur amitié retrouvée rendait Chloé heureuse, d’autant plus que la gêne qu’elle avait pu éprouver en début d’après-midi s’était totalement dissipée, laissant place à des rires sincères. Les jeunes femmes discutèrent et retrouvaient leur complicité, qui, même si estompée par les épreuves de la vie, ne s’était jamais effacée.

[Fin du RP]
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Re: Dans la grande gare

Message par : Valens Fenwick, Mer 4 Juil - 15:22


Les pavés résonnaient sous les bruits de pas. Des pas rapides qui frappaient le sol à intervalle régulier... pour le moment. Tôt ou tard la fatigue ferait son oeuvre et les pas seraient aussi irréguliers que le souffle qui les cadençait. Le soleil déclinait lentement mais les rues étaient d'or et déjà désertes dans ce quartier abandonné des dieux non loin de la gare de Londres. Désertes? Pas tout à fait. Il ne pouvait les voir, pourtant il savait. Dans les ombres qui s'étiraient dans la démesure décadente de la fin de journée se tapissait des hommes de main au service des Nerolase... d'un Nerolase. Des mouvements, des sons étouffés, d'aucun aurait pensé avoir des hallucinations. Cependant, se sachant traqué, il savait qu'il n'en était rien. Il avait réchappé au premier assaut mais il n'aurait pas toujours une chance insolente. De plus, il ne portait plus sur lui pour le moment sa précieuse cape.

Il aurait pu certes transplaner afin de s'échapper, afin de trouver refuge auprès de sa protectrice. Mais il lui fallait des réponses, des informations. S'il parvenait à les attirer où il le souhaitait, la proie deviendrait le chasseur et les chasseurs les proies. En profitant de l'effet de surprise, il pourrait aisément se défaire d'un ou deux adversaire avant d'avoir des ennuis sérieux... en espérant qu'il n'y en ait pas davantage. Alors il pourrait sans doute en savoir davantage. Sur Maximilien, ses plans, ses cibles. Oh il savait être la cible principale et il se doutait que ses proches seraient des victimes privilégiées. Hugin veillait sur eux mais est ce que ce serait suffisant? Non il devait savoir quelles étaient ses forces, ses habitudes et ses intentions. Chaque bribe d'information arrachés aux sbires serait appréciable, même s'il devait les arracher par un interrogatoire écoeurant.

Plus que quelques rues. Ses poursuivants se montraient prudent. Valens était un adversaire coriace et pleins de ressources. Sorcier de sang pur, il ne rechignait pas à employer toutes les ruses à sa portée, fussent-elles d'origine moldue. Il devrait en avoir honte mais il avait enchanté ses billes et ses caltrops d'une bien vilaine manière... dommage pour ses poursuivants. Toujours aucun sort n'avait fusait, ils attendaient le moment propice, essayant de refermer sur lui une toile stratégique, l'étouffant dans ses craintes pour l'attaquer de toutes parts.

Un gros nuage gris passa au dessus de sa tête, réduisant d'autant une luminosité qui se faisait déjà rare. Ce n'était pas de bonne augure mais l'obscurité pouvait bénéficier autant à la proie qu'au prédateur. La pluie en revanche ne serait pas la bienvenue et il espérait que la masse duveteuse au dessus de lui ne se soulagerait sur lui de ses larmes innombrables.

Toutefois, il n'eut pas le temps d'atteindre son objectif, quittant une ruelle adjacente, une étrange jeune femme croisa sa route au plus mauvais moment, au plus mauvais endroit et de la moins bonne façon. La journée allait de mal en pis et elle était encore loin de s'achever.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Adalbrechta Sullivan, Mer 4 Juil - 20:12


Une journée longue et oppressante. Déjà le temps ne prêtait guère à rire: ce fichu orage qui traînait depuis une semaine annonçait son éclatement pour la soirée. En plus, elle travaillait depuis le matin six heures pour arnaquer les vieux dans la une grande fête foraine, s'incrustant parmi les forains grâce à quelques sorts plus ou moins autorisés. Cette dernière avait été bruyante, chaude, graisseuse et sucrée comme à l'habitude. Adalbrechta avait encore l'odeur de l'huile bouilli dans la truffe et elle avait l'impression que tous les effluves de la foire s'étaient collés à sa peau moite.
Au moins, si ses voiles plus nombreux et bariolés que d'habitude (pour entretenir d'illusion de la gitane) lui collaient à la peau, sa bourse était pleine d'argent moldu sonnant et trébuchant, qu'elle se ferait une joie le lendemain de transformer en Gallions et Mornilles.
Elle avait également eu le plaisir de partager un repas avec quelques amis londoniens, qui, malgré ce défaut, lui témoignaient beaucoup d'affection. Et donc, le palais brûlé par un verre de Whisky Pur Feu de mauvaise qualité (quoi que bue avec la gaieté de ceux qui passent un bon moment) et le ventre plein d'un Fish&Chips, elle était de fort bonne humeur. Même si prendre une douche bien glacée entrait tout à fait dans ses vues.

Elle se glissait dans les ruelles sombres de Londres, évitant la population bruyante du centre-ville, fatiguée par le brouhaha de la journée. Une aussi longue confrontation avec les Moldus l'épuisait, non qu'ils soient plus désagréables que les sorciers; elle n'aimait guère se passer de la magie ou devoir la cacher. Seuls marquaient son pas les ronds de cuivres ouvragés qui tintaient autour de sa taille et son front, tandis que sa foulée ne faisait pas un bruit, bien que ralenti par une légère claudication. Elle avait un peu l'air d'un fantôme, drapée dans sa longue robe noire, avec ses foulards rouges et violets, qui prenaient le vent et formaient dans l'air d'allégoriques figures, d'un fantôme au teint pâle et aux yeux noirs qui buvaient la nuit et le Styx tout ensemble.

Elle réprima un bâillement. Même les rires de la soirée ne l'empêcherait pas de se lover dans son lit, enfin dans le lit de la piaule qu'elle avait dégoté chez un ami. En plus, elle avait hâte de pouvoir masser avec sa crème spéciale la douloureuse cicatrice le long de sa jambe qui la lançait dès que le temps était électrique ou qu'elle avait eu une longue journée. A ce moment, un nuage énorme au gris anthracite domina les rayons du soleil, les bloquant quasi-totalement. Elle se retint de lancer un sort de lumière.

Mais alors même qu'elle essuyait de ses yeux les demi-larmes provoquées par la fatigue, s'arrêtant un instant pour se faire au changement de luminosité, un tout jeune homme déboula de la ruelle qui traversait la sienne et, d'un pas rapide, quasi en courant, se dirigea vers elle. Et de là, deux surprises. La première fut dû à son visage dur, sévère, d'une détermination effrayante, animé d'une volonté féroce qui frappa immédiatement Adalbrechta. Instinctivement et sans le formuler avec des mots, elle se demanda ce que le jeune garçon avait pu vivre pour montrer une telle force de caractère à un âge aussi tendre. Étrangement, elle sentait monter en elle une vague frayeur à la vision de son aura.
La seconde surprise provoqua chez elle un hoquet de stupeur. Ce petit, elle le connaissait... De vue bien sûr, mais le souvenir de ces deux yeux verts brûlants, qui à l'époque habitait la petite figure d'un gamin de cinq ans, l'avait marqué. Rares avaient été les enfants dans les réceptions mondaines de ses parents, et entre tous celui-ci avait occupé ces officielles et fastidieuses soirées.

« Que le Sinstros m'emporte ! Le jeune Fenwick, si je m'attendais à ça ! »

Là-dessus, sans autre forme de procès, elle s'approcha, et d'envoyer une petite tape amicale au gamin, un sourire accroché aux oreilles.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Valens Fenwick, Jeu 5 Juil - 11:06


Malédiction! Freinant des quatre fers, le jeune homme se retrouva devant une femme aux allures rom qui avait surgit devant lui en boitillant un peu. L'échine frémissante, il sentait le filet se refermer sur lui. Cependant, il était prêt à vendre chèrement sa carcasse et il tira subitement sa baguette. Mieux valait tomber baguette à la main en luttant jusqu'au bout que de tomber désarmé face à ce scélérat. Celle qui lui faisait face ne tira pas la sienne, son comportement était étrange. Elle l'appelait jeune fenwick d'une voix amicale. Etait-ce là un nouveau piège afin de pouvoir le prendre plus aisément? Il savait cet homme pervers, cela restait donc possible. Pourtant elle se contenta de lui tapoter l'épaule.

Décontenancé, il commença à douter. Etait-il sensé la reconnaître? Son regard lui donnait un sentiment de déjà vu. Toutefois il n'aurait su dire d'où ce dernier pouvait venir. Elle souriait, mais loin d'être un mesquin sourire de triomphe, ce dernier était plutôt amical. Plissant légèrement son oeil gauche, il allait se poser davantage de question lorsque sa fuite éperdue lui revint à la conscience de la manière la plus brutale qu'il soit. Un bombarda venait d'exploser non loin d'eux, projetant le jeune et la gitane au sol accompagnés par des gravats qui ne furent pas tendres avec leurs vêtements.

Le serpentard pesta. Ce retard inopiné avait réduit son plan à néant. Il ne pouvait plus désormais espérer les attirer dans un piège, c'était au contraire leur piège à eux qui se refermait autour de lui. Devait-il transplaner et laisser cette femme étrange derrière lui? Non c'était l'une de ses faiblesses. Sacrifier une personne lui vouant une certaine affection lui était impossible. Grognant contre cette infortune, il leva un ragnarock devant eux sur lequel trois sorts inconnus s'abbatirent avec fracas avant de se disperser plus loin. Tout en se relevant, il tendit la main à la personne qu'il avait ainsi rencontré sous les plus mauvais auspices, l'invitant à le suivre dans la ruelle d'où elle provenait afin de se mettre à couvert. Son mur magique n'allait pas tenir bien longtemps et les tirs continueraient à fuser. Son regard était ferme, avec ou sans elle, il ne resterait pas sous un feu nourrit très longtemps.

- Venez! A couvert! Ils ne plaisantent pas!

S'il aurait pu pleuvoir une eau fraiche des nuages qui s'ammoncelaient, c'était par une pluie de sorts qu'ils s'apprétaient à être rincés. Aucun moldu heureusement n'assistaient à la scène, mais certains d'entre eux risquaient tôt ou tard de passer par là ou d'être attirés par les bruits qui émanaient du lieu. Même si par miracle, ils parvenaient à s'en sortir, ils auraient de toute manière des problèmes avec le Ministère de la Magie. Il n'avait vraiment pas besoin de cela en ce moment...
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Re: Dans la grande gare

Message par : Adalbrechta Sullivan, Jeu 5 Juil - 16:26


Tout ne se passa pas comme prévu. A vrai dire, en saluant le jeune homme, Adalbrechta s'attendait à le voir se dérider, s'arrêter, ne pas la reconnaître immédiatement peut-être, puis discuter quelques instants, demander des nouvelles de ses parents, et repartir l'un comme l'autre le sourire au cœur comme sur les lèvres, heureux de cette rencontre impromptue.

Tout ne se passa pas comme prévu. Elle se rendit compte, après l'avoir accolé, qu'il avait tiré sa baguette, ce que la pénombre lui avait caché jusqu'ici. Son visage était encore plus froid et sur ses gardes qu'auparavant, hurlant « Danger ! » par toutes les pores de sa peau. Et il la dévisageait sans aucune gêne, faisant marcher tous les rouages de son cerveau. Il ne l'avait pas reconnu, de toute évidence...
Et là, Adalbrechta se dit qu'elle ferait peut-être mieux de filer, et vite.
« On » ne lui en laissa pas le temps. Il y eut un bruit, énorme, comme celui d'un feu d'artifice ou d'un énorme pétard et elle se retrouva par terre, les oreilles sifflantes, le corps égratigné, sonnée. A plat ventre sur le sol, avec -ce qu'elle mit de trop longs instants à comprendre- une coupure sur le front dont le sang lui ruisselait dans les yeux, elle releva la tête, incapable d'aligner une pensée cohérente ou même d'essayer de comprendre ce qui venait de se passer. Sous le choc, le cerveau d'Ada s'était mis en mode « off ». Mais déjà Fenwick à ses côtés, soufflé comme elle, se relevait et lançait ce qui semblait être un Ragnarok sur lequel trois sorts aux airs agressifs vinrent s'écraser en sifflant, émettant quelques étincelles aux couleurs vives. Elle l'observait d'un œil éteint, sans comprendre vraiment ce qu'il faisait, ce qu'il se passait, notant objectivement les faits les uns après les autres, sans les lier, sans les analyser.
Tout d'un coup il se retourna, lui tendit la main, dit quelque chose qu'elle n'entendit pas, les oreilles encore bourdonnantes. Machinalement elle le saisit et, s'appuyant sur lui de tout son poids, se releva.

Il se mit à courir. Empruntant les ruelles sans une seconde d'hésitation, il traînait comme un poids mort Ada qui n'avait toujours pas repris conscience d'elle-même. Cependant les effets secondaires du Bombarda disparaissaient peut à petit: elle commençait à entendre les bruits de la nuit, à sentir la chaleur moite qui se lovait contre elle, à percevoir la nuit qui tombait. Elle porta la main à la plaie de son front, essuya vaguement le liquide poisseux, frotta ses yeux et vit enfin clair, bien que peu de temps. Elle commençait à être essoufflée et son esprit le nota comme un détail intéressant, le déclarant digne de créer un bon gros point de côté pour le mettre en valeur. Et puis soudainement, au bout de cinq bonnes minutes de courses, elle ressentit la douleur de sa hanche et de sa cuisse qui revenait avec plus de force que jamais et en accusa le coup dans sa course.
Tout aussi brutalement, elle reprit une pensée cohérente. Qui débuta glorieusement par un « Je... Que... Hein ? »

Là-dessus Fenwick s'arrêta. N'étant pas assez fraîche pour en voir les signes avant-coureurs, Ada lui rentra dedans mais ne se cassa néanmoins pas la figure, une fois dans la soirée lui suffisant. Elle se posa quand même sur les fesses, adossée à un mur aux pierres suintantes d'une fraîche et bienvenue humidité, une main sur le cœur pour en enrayer la course, une autre sur la jambe qu'elle massait vigoureusement pour faire passer la douleur.
D'une main tremblant de fatigue et d'émotions, elle finit par tirer le foulard qui lui ceignait la taille et s'en servit pour éponger son front, dont la circulation rapide avait interdit toute coagulation.

Finalement, elle lâcha, pleinement revenue dans la possession de ses moyens, l'observant du coin de l'oeil, le souffle encore un peu court:

« Quelle charmante soirée, Fenwick, et quels délicieux amis que voilà ! Si tu pouvais m'expliquer... ? »
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Re: Dans la grande gare

Message par : Valens Fenwick, Jeu 5 Juil - 23:49


Loin de se dérider, Valens menait une course folle dans ces petites rues, ne daignant mesurer son allure que pour éviter que sa compagne ne puisse risquer de choir. Le sang battait dans ses tempes et son coeur battait la mesure de sa course. Sa fuite éperdue n'avait aucune chance de réussir ainsi mais il n'avait sans doute besoin que de quelques instant, que d'une occasion. Derrière eux, ses poursuivants ne se pressaient pas, ne s'épuisaient pas. Ils sentaient que leur proie était blessée et que chaque seconde qui passait l'affaiblissait davantage, la faisait ralentir davantage, la rapprochait inexorablement de sa perte.

Quelle poisse! Peu de solutions s'offraient à eux, peu qui signifient de s'en sortir tous deux sains et saufs. Valens sentait derrière lui sa camarade ralentir et claudiquer. S'il forçait davantage, elle s'écroulerait et ils n'en seraient que d'autant plus vulnérables. Croisant une ruelle perpendiculaire, il s'arrêta brusquement. Trop brusquement. La femme aux allures roms le percuta alors et ils faillirent tomber tous les deux. Fort heureusement, elle se réceptionna contre le mur sur lequel il essayait de la plaquer et lui même tomba à genoux à ses côtés.

Si la scène avait été toute autre, la demoiselle aurait peut être été flattée d'avoir un fringuant jeune homme à ses pieds. Bien qu'à genoux devant elle, il semblait plus frèle et vulnérable qu'il avait pu l'être durant leur course. Ses vêtements une fois de plus ne ressemblaient plus à rien, déchirés de toutes part par les éclats et les sorts qui les avait suivis durant leur course. Son avant dernière robe de sorcier songea-t-il, décidément, avec lui, les tailleurs avaient un glorieux avenir devant eux. Contrairement à celle qui était contre son gré fugitive avec lui, il avait de ses bras protégé son visage par pur réflexe. Les blessures était un domaine qui ne le connaissaient que trop, mais il savait le plus souvent se prémunir de celles qui n'étaient que par trop débilitantes. Les autres... et bien, il serrerait les dents jusqu'à ce que son corps cesse de le porter et que l'inconscience lui ouvre ses bras bienveillants. Sous les déchirures de ses manches et d'autres manches sous elles, un secret semblait se loger, un mystère qui mériterait que l'on s'y attarde. Toutefois, une atmosphère glauque planait autour de ses manches et donnait à réfléchir. D'autant plus que ni le lieu, ni le moment ne s'y prêtait.

D'une manière aimable quoique ironique, son acolyte demanda quelques explication sur ce qu'il était en train de se produire. Soupirant, le vert et argent tacha de lui expliquer le plus rapidement possible. Cependant, bien qu'un peu haché par son souffle court, il essaya de conserver une voix calme. Brusquer ses explications ne risquait que de lui faire perdre du temps.

- Je... regrette. Je n'arrive point à vous reconnaître bien qu'au contraire vous l'eussiez fait. Je suis traqué et mes poursuivants ne plaisantent pas. Et s'ils sont à moitié aussi sans scrupules que monsieur Nerolase qui les emploit, ils ne s'embarasseront ni de témoins ni de craintes de dommages collatéraux. Je crains que vous n'aillez croisé ma route au mauvais endroit, au mauvait moment... quand bien même un bon moment existerait pour cela. Mais le temps nous est compté... Pouvez vous transplaner?

[HRP : je t'emprunte ton personnage le temps d'une mimique Wink]

Mais la réponse n'eut pas le temps de venir. La gitane écarquilla les yeux et le phénix vit la mort arriver en leur sein comme un mirroir qui projetait le reflet d'une scène cauchemardesque. Des rabatteurs, leurs poursuivants n'avaient pas fondus sur eux car ils n'étaient que des rabatteurs. Le vrai piège se refermait désormais sur eux. Trois sorciers cagoulés pointaient déjà leur baguette sur eux leurs sorts presque incantés. Il ne restait plus de temps pour établir une pensée cohérente et le jeune Fenwick lança le premier sort qui lui vint à l'esprit. Il ne sut jamais pourquoi ce fut celui ci, mais la suite des événements aurait été probablement totalement différente sans lui.

- Pecus udis!

Le sort partit au moment même ou trois autres sorts arrivaient sur eux et les quatres sortilèges se percutèrent violemment. La combinaison unique de ces quatre sorts au contenu inconnu, liés à d'autres facteurs de ce lieu, produisit un effet des plus atypiques. Des éclats de lumière mandarine fusèrent de toutes parts, frappant les environs au hasard dans une myriade d'endroits.

Subitement, les immeubles, les lampadaires, les poubelles et tous les objets présents se mirent à grandir, grandir et grandir encore autour d'eux. Leur vue se modifia d'un manière désagréable sous l'effet d'un probable maléfice. Ne se laissant déstabiliser pour autant, il pointa sa baguette vers... sa bagu... sa... Sa patte était vide. Vide... fine... velue. L'air soufflait sur les moustaches de son museau, lui apportant des sensations nouvelles. Quant à son autre patte, elle tenait celle d'un rongeur géant qui mesurait sa taille!
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Adalbrechta Sullivan
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Re: Dans la grande gare

Message par : Adalbrechta Sullivan, Mar 10 Juil - 15:57


Si Adalbrechta avait enfin récupéré pleine possession de ses moyens, il lui restait difficile de penser, de réfléchir vraiment. Essayez donc d'aligner deux mots de logique quand vous êtes bombardés de sorts pas des plus câlins en pleine nuit, après un repas assez arrosé, hm, j'aimerais vous y voir !
Quoi qu'il en soit, la réponse du jeune homme la força à se sortir le neurone du muscle fessier. Il était à genoux à côté d'elle, très en forme, soufflant comme un pachyderme (presque autant qu'Ada !), le regard dur et l'air fragile.
Elle mis quelques secondes, trop précieuses en l'occurrence, pour avaler ce qu'il lui disait. « Dommage collatéraux »... Diantre, dire bonjour aux petits poissons de la Tamise ne l'amusait pas plus que cela. Ou au moins, à peu près autant que d'aller saluer la gueule d'un Kroutartare. Elle blanchit, un peu plus encore. Son cœur s'emballa, ses mains devinrent moites et sans force et l'espace d'un instant elle crut défaillir.

Hop hop hop, on se calme Ada, ce n'est vraiment pas le moment. Elle se releva, passant du statut assis à accroupi. Son regard se fit plus dur, plus volontaire. On en voulait à sa vie ? Non, pire, on ne la prenait que comme un « dommage collatéral » ? Non mais, non, ça n'irait pas comme ça ! Elle n'avait pas fait trois fois le tour du monde, bravé les jungles birmanes et les déserts sahariens pour se faire écharper en compagnie d'un minet dans une ruelle londonienne par trois péteux.

Malheureusement, avant même qu'elle n'ait pu décliner son identité et son incapacité à transplaner, une lumière faible attira son attention vers l'autre bout de la ruelle: avec effroi, elle vit s'avancer trois mages vêtus de noir, aux menaçantes baguettes pointées vers eux, qui émettaient une lueur des plus mauvais augures. Presque aussitôt, Fenwick hurla quelque chose, un sort de protection sûrement.

Le choc de la quadruple rencontre fut violent et d'une grâce toute particulière. Des halos de lumière orangée vinrent découper des ombres fantasmagoriques sur les immeubles alentours et des étincelles de feu d'artifice vinrent s'éteindre en rivière sur le sol inégal. Et finalement, tout aussi brusquement, le spectacle prit fin.

Enfin, pas vraiment. Étrangement l'envie de vomir la prit soudain. Un sifflement aigu, encore différent du bourdonnement de l'explosion de naguère, naquit dans ses oreilles. Et les immeubles qui grandissaient, grandissaient, grandissaient... Mais là n'était pas le plus étrange. Adalbrechta observait, avec une stupéfaction non dénué d'un intérêt très professionnel, son jeune compagnon à la pilosité décidément très active se transformer petit à petit en... hamster. Ok, en hamster. Un museau chafouin et pointu, le regard noir et rond, un pelage brun et blanc, des petites dents pointues. Oui-da, un vrai hamster.

Elle compris soudainement ce qu'il se passait. En fait le fait qu'elle se transforme elle-même en lièvre y fut pour beaucoup: le sort avait mal tourné. Les immeubles grandissant, les oreilles sifflantes étaient dû au sort... Ils s'étaient transformées en bestioles de compagnie. Chouette. Cependant le côté cocasse de la scène, si inattendue qu'il fut, l'aida à retrouver son neurone (la distance muscle fessier/cerveau devenant moins importante). Elle attrapa alors son compagnon par la peau du cou, avec les dents, petit qu'il était et fila à toute patte dans les rues londoniennes, laissant là la baguette du jeune homme.
Heureusement, son pelage était noir grâce à sa robe et elle mit bien plus de temps à s'essouffler. Elle s'arrêta dans un recoin, sous des marches menant à un porche, en sécurité et lâcha la petite bestiole.

Finalement elle était plutôt contente d'elle. Il serait bien plus difficile de les retrouver sous cette forme et elle avait eu la présence d'esprit de filer assez vite: peut-être que les hommes du triste sire Nerolase évoqué plus tôt par Fenwick ne seraient pas apte à les retrouver. Elle s'apprêtait à faire part de sa satisfaction à ce dernier, quand elle se rappela qu'elle ne s'était toujours pas présentée.

« Oh, et au passage, je m'appelle Adalbrechta Sullivan. »

Haha. Voilà ce qui aurait dû sortir de sa lapine gorge, malgré le gênant sortilège. Malheureusement ce fut quelque chose de bien plus embarrassant, qui en substance donna cela:

« Bê-êêêêh bêh bêh. »

Ils ont un cri sympa, les lièvres...
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Valens Fenwick
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Re: Dans la grande gare

Message par : Valens Fenwick, Mer 11 Juil - 15:54


[HRP : J'adore ton post, il est vraiment drôle ^^]

Le rongeur géant auquel il tenait la patte s'avéra être un lièvre. Mais que faisait godzilapin ici? Et pourquoi lui tenait-il la patte? Et urtout, surtout, pourquoi la sienne avait-elle ainsi changé. Remontant du regard le long de la patte, il découvrit avec horreur un corps qui allait avec. Il n'avait pu l'accepter jusque là mais son intuition lui criait à l'oreille * NON! Le monde n'a pas grandit! C'est toi qui a changé! *. Avec un couinement de protestation, il se demanda ce qui avait bien pu se produire.

Il n'eut pourtant guère l'occasion de s'attarder sur la question qu'on lui mordit la peau du cou. Couinant de douleur et se débattant face à ce prédateur, il se clama néanmoins un peu en réalisant que l'énorme lapin devant lui n'était autre que la femme avec qui il s'était enfui. N'empêche, il n'était pas un chaton que l'on avait promené ainsi depuis tout petit et n'avait pas la peau du cou ainsi renforcée. Et les choses ne pouvant aller que de mal en pis, il réalisa que la démarche sautillante du lapin ne lui allait pas du tout.Cela lui rappela les premières fois où il avait transplané. Il avait hm... disons le mal du lapin. Ou plutôt le mal des transports léporides, qui était, le serpentard y songeait, une affliction qui devait être des plus rares. Après tout, à part lui, qui d'entre ses condisciples avait déjà voyagé en hamster entre les crocs d'un lapin, hein? Dites? Voilà.

La nausée le gagnait de plus en plus et il commençait à se poser des questions existentielles. Est ce que la nourriture qu'il avait ingurgité en tant qu'humain avait été rétrécie, est ce qu'elle se trouvait dans un état magique lui permettant de régurgiter une énorme quantité ou s'était-elle changée en noisette et graines pour refléter l'alimentation de l'animal? Il songeait qu'en tout cas, elle n'était pas restée telle quelle sinon le pauvre animal aurait explosé. Hey! Mais c'était lui le pauvre animal, la perspective ne l'enchantait guère. De toute manière, cette question sur laquelle il se perdait en conjecture allait probablement bientôt exposer sa solution à la face des cieux... et sur les pavés... Voir les pattes du lièvre.

Son coeur battait de plus en plus vite comme si son instinct de proie paniquait d'être ainsi pris entre des crocs. Allait-il mourir d'une crise cardiaque? Soudain, il fut lâché sous un porche et il courut se pelotonner dans un coin, guettant d'un oeil le gros animal qui l'avait amené ici, euh la femme en tenue étrange quoi, enfin le lièvre. Il aurait préféré la compagnie d'une hamster dame mais le sort, littéralement, n'en avait pas décidé ainsi.

Celle ci voulu lui dire quelque chose et bêla. Un lièvre? Bêlant? Il commença par couiner de rire en se pliant en deux. Il voulut lui répondre mais bêla également et se passa très vite la patte devant la bouche. Le pedicus... Zut, la lumière commençait à se faire dans sa tête. Cet accident magique était autant du à lui même qu'à leurs agresseur. Zut encore! Se grattouillant la tête, il réfléchit un instant avant d'aller chercher un petit morceau de branche. Le pointant dans la poussière, il écrivit, ce qui prit un certain temps.

- Cela va être compliqué de communiquer mais il le faut. Que me disiez vous?

Puis il regarda les mouvements des deux grandes oreilles au dessus de lui en rongeant machinalement le morceau de bois avec lequel il avait écrit. Que voulez vous, n'avez vous jamais rongé votre stylo sans y songer? Imaginez alors comme cela doit être difficile pour un rongeur d'y résister! Mais réalisant que pour lui répondre, elle aurait besoin d'écrire également, il lui tendit ce bout de bois mâchonné pour qu'elle puisse s'exprimer également...
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Max Aaron Parker
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Re: Dans la grande gare

Message par : Max Aaron Parker, Lun 27 Aoû - 20:00


/Rp avec Kim Stevenson\

Aujourd'hui était un jour parmi tant d'autres. Avec toujours autant de flegme, Max commençait durement la journée. Et bien oui, se réveiller et se préparer n'était pas la chose la plus simple à faire quand on à les couvertures encore sur soi. Mais avec un effort considérable, le blondinet réussi à faire cela. Quand il fût fin près, la pire des visions qu'il pouvait avoir atterri devant ses yeux : Son lit encore près à le recevoir. Toute sa force le quitta et il s'écroula littéralement dedans. Le garçon passa quelques heures ainsi, en apnée dans son oreiller.

Je vous passerais sans doute les moments inopportuns, tel que ses amis le tirant de son lit et ses mêmes amis le forçant à manger, ce qu'il ne fit pas évidemment. En effet, ce garçon et la nourriture étaient totalement incompatibles. Pour lui, un repas et quelques grignotages dans la journée était largement suffisant. Il quitta donc la grande salle en ayant plus parlé que mangé, mais on ne pouvait malheureusement pas le changer en quelque minutes. Sinon, ce serait bien trop simple.

Maintenant que Max était dans les couloirs de Poudlard, une question existentielle lui traversa l'esprit, que pourrait-il bien faire aujourd'hui ? Car ce jeune homme aime plus que tout aller partout, autant à l’intérieur qu'à l’extérieur du château. Mais les journées à ce reposer étaient trop ennuyantes. Bah, il ferait sans doute rien de très important aujourd'hui encore. Il décida finalement d'aller ce balader à Londres, sa dernière visite remontant à quelques semaines maintenant. Sans but en tête, le garçon marchait, tout en pensant à ses rencontres depuis qu'il était à Poudlard. En y réfléchissant bien, les personnes l'ayant le plus marqués, ne sont pratiquement que des filles. Heureusement que Matthew venait casser un peu tout cela. C'était ici, à Londres que Max avait rencontré Jessy, une jeune fille fort intéressante. Elle avait onze ans quand ils s'étaient vu, malgré son jeune âge, elle parlait et se comportait comme une vraie jeune femme. Sa gentillesse avait fini par la faire apprécier par le jeune homme.

Le blondinet passa donc la journée ainsi, à ce rappeler de tout ce qui s'est passé depuis sa véritable entrée à Poudlard et en regardant les gens qui passaient à côté de lui de temps à autre. Il tournait un peu en rond. Et puis la vue de tous ces gens qui se bousculaient pour aller dans les premières boutiques qui se portaient à leur vue fini par agacer Max qui était plus en train de faire de la danse qu'autre chose. Il parti donc de cet endroit sur-peuplé à ce moment de la journée. Le garçon continua de marcher sans savoir où il était. Mais ce n'était pas ce qui l'inquiétait, il retomberait bien sur une rue qu'il connaissait. Sa journée n'était pas des plus intéressante, d'habitude, il tombait toujours sur quelqu'un à qui il pouvait parler, mais aujourd'hui c'était différent apparemment. Soudain il s'arrêta, posa la main sur un mur, comme s'il essayait de garder l'équilibre. Sa tête tournait et ses entrailles le tiraillait. Mais qu'est ce qu'il avait fait pour mériter tout ça ? Si cette question résonnait dans l'esprit de Max, ce n'est que parce qu'il n'avait tout simplement pas réaliser à quel point il avait faim. Il devait être aux alentours de 16-17h, et rien n'avait franchit la bouche du blondinet depuis hier soir.

Il ne voulait tout de même pas prendre quelque chose pour atténuer son estomac, c'est qu'il est têtu quand on parlait de nourriture. Il partit à la recherche de quelque chose qui pourrait lui faire oublier cette sensation bizarre. Il tomba sur la mauvaise boutique au mauvais moment, et il entra dedans. La première chose sur laquelle il tomba était une bouteille de vodka. Évidemment, il parti l'acheter. Dans l'esprit du garçon, c'était totalement logique : ça lui passera l'envie de manger. Sauf qu'il n'avait pas réalisé que le ventre vide, l'alcool fait un peu plus d'effets. Il continua d'arpenter les rues, la bouteille à la main, buvant plusieurs gorgées à la suite. La moitié de ce qu'il venait d'acheter passé, il chanta à pleins poumons, bousculant les personnes sur son passage et ne se préoccupant pas le moins du monde de ce qu'ils pouvaient bien dire.

Il arriva ensuite devant la Gare de Londres. Il s'arrêta quelques instant, et il passa de totalement joyeux à complètement déprimé. Cette vue lui avait rappelé tout ce qu'il avait vécu avant d'entré à Poudlard. Pas qu'il est eu une vie difficile, mais c'était surtout à ses parents qu'il faisait référence. Il alla s'installer sur un banc, mais rata la cible et s'écroula à terre. Il ne prit pas la peine de se relever et resta ainsi, adossé contre le mur, continuant sa bouteille.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Kim Stevenson, Mar 28 Aoû - 17:14


Une belle journée d'été pointa à travers les rideaux du dortoir ce matin-là. Kim, très matinale, sortit des couvertures en même temps que le soleil. Se levant sans faire de bruit, afin de ne pas réveiller les autres jeunes filles encore endormies, elle fila à la salle de bain. Elle coiffa ses longs cheveux blonds, s'habilla à la va vite, enfilant un short en jean et un débardeur blanc, souligna, comme à son habitude, ses yeux noir d'un léger trait de crayon de la même couleur, puis elle sortit.

Comme tous les matins, elle passa l'étape du petit déjeuner à la trappe, ne jugeant pas cela nécessaire. Puis, elle sortit respirer l'air frais du petit matin. Il devait être près de 8 heures, les oiseaux chantaient, et le parc de Poudlard était désert. Souriant largement, la jeune fille partit en direction de la Gare de Londres...

En effet, la jeune Pouffy devait, aujourd'hui même, rejoindre ses parents par le train. Ses billets étaient bien rangés dans sa poche, elle ferait venir sa valise, déjà préparée la veille à l'aide d'un sortilège "Failamalle", une fois arrivée à la gare. Elle ne partait que pour une semaine, aussi n'avait-elle préparé qu'une petite valise, et non pas son énorme malle, qu'elle prenait tous les ans pour venir au château...

Son train ne partait que sur le coup des 20 heures, Kim avait donc toute la journée devant-elle. Elle flâna dans les rues de Londres, heureuse comme pas pensable. Le soleil, le fait qu'elle allait bientôt rejoindre ses parents, tout cela la rendait gaie comme un pinson !!!

A 16 heures 30, la jeune fille entra dans la gare de Londres. Elle aimait être en avance. Il n'y avait pas beaucoup de monde, et le brouhaha habituel était presque inexistant. La Pouffy regarda autour d'elle, et aperçut une tête blonde qu'elle reconnaissait parfaitement marchant de guingois vers un banc de pierre. C'était Max, ou Aaron, à force, Kim ne savait plus... En tout cas, c'était lui. Il tenait une bouteille de vodka à moitié vide à la main, et semblait carrément éméché, pour ne pas dire bourré... Il voulut s'assoir, mais rata son coup, et tomba lourdement à terre, continuant de boire la bouteille d’alcool.

La blondinette courut vers le jeune homme, une expression inquiète scotchée sur le visage. Elle s'accroupit à ses côtés et lui dit:
"Max, ça va ? Regarde dans quel était tu es !!! Donne moi ça !"
Elle lui confisqua la bouteille, avant de l'aider à remonter sur ses deux jambes, comme tout humain parfaitement lucide... La petite tête blonde du jeune homme, la poussait à être très maternelle...
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Re: Dans la grande gare

Message par : Max Aaron Parker, Mer 29 Aoû - 23:55


La bouteille à la main, toujours adossé au même mur, Max essayait de ne pas penser à toutes les choses qui le tracassaient en temps normal. Cette gare, cela lui rappelait tellement de souvenirs … C'est vrai qu'avec l'alcool, il ne pensait plus vraiment à rien, mais il y avait sans cesse des images qui lui tortureraient l'esprit. Bien sûr, ça ne le laissait pas indifférent, mais ce n'est pas pour autant qu'il allait se mettre à pleurer ou à devenir violent.

Il se distrayait tout simplement en regardant le peu de personnes qu'il y avait en ce moment dans la gare tout en prenant quelques gorgées de plus. Soudain, un truc blond arriva à toute allure sur lui. Il ne compris pas vraiment ce qui se passa. La seule chose qu'il réussit à capter était qu'on lui avait retirer sa bouteille ! Avant même qu'il ne puisse regarder qui était devant lui, il entendit la voix de l'inconnue et des mains l'empoignant pour le remettre sur pieds. Ne cherchant pas vraiment à l'aider, il se laissa faire.

Max, ça va ? Regarde dans quel état tu es !!! Donne moi ça !

Il put regarder qui c'était quand il fut à peu près stable sur ses deux jambes. Même s'il savait qu'il avait déjà entendu cette voix quelque part, il n'avait pas réussi à mettre de nom dessus. Ce n'est que lorsqu'il vit le visage de la blondinette qu'il réalisa qu'il avait affaire à Kim. Une jolie Poufsouffle qu'il avait déjà rencontrée dans la forêt interdite en même temps que pas mal d'autres personnes. Cette jeune fille … en voyant l'état de Max, elle aurait très bien put faire comme si elle ne l'avait pas reconnu, mais non, elle s'était élancée vers lui. Pourquoi ? Pourquoi vouloir l'aider ? Bah, se doit sûrement être une autre de ces personnes ayant le cœur sur la main. Mais c'est bien vrai qu'en ce moment, on manquait cruellement de personne comme cela. Le blondinet n'avait pas la tête à réfléchir pour une réponse convenable, une seule chose lui traversa l'esprit.

Je vais très bien, merci. La seule chose qui me manque, c'est ma bouteille. Max essaya avec un ultime effort de la lui prendre des mains, mais il tituba et failli tomber. Il poussa finalement un soupir, comprenant qu'il ne reverrait pas de sitôt sa nouvelle copine. Et puis, qu'est ce qui te prend de venir à mon secours comme ça, si t'es la, c'est bien que tu as un train non ? Pas qu'il n'aime pas la jeune femme en face de lui, oh non au contraire, mais elle ne pourrait sans doute pas rentrer avec de l'alcool en sa possession. Oui, l'esprit de Max s'était malheureusement focalisé sur ce qu'il avait il y a encore quelques secondes. Dite donc, c'est qu'il était encore assez lucide pour comprendre qu'il était dans une gare et que donc on prenait des trains. C'était un bon début.

Soudain, un bruit sourd se fit entendre sortant de son ventre. Il avait encore faim. Ayant l'habitude des remontrances des autres personnes, Max fit le même sourire qu'à chaque fois. C'est-à-dire qu'avec son petit minois, il paraissait beaucoup plus enfantin qu'il ne l'était réellement, ce qui attendrissait beaucoup de personnes. Ce n'était malheureusement pas le cas avec tout le monde, mais il pouvait toujours essayer.

Kim, tu viens faire quoi ici ?

Question assez bête quand on y pense, mais il voulait parler, et c'est ce qu'il fit. Et puis, il se contredisait un peu vu ce qu'il venait de dire avant, mais ce n'est pas ce qui dérangea le blondinet, loin de la. Déjà qu'en temps normal Max n'était pas quelqu'un de très timide et aimait parler, alors si vous vous retrouvez en sa présence à ce moment, je ne parie pas sur les choses qui pourraient sortir de sa bouche.
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Franck Shelley
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Re: Dans la grande gare

Message par : Franck Shelley, Sam 1 Déc - 1:57


Partenaire : Abygaël Thompson
Lieu : King's Cross
Période : Septembre (Ce Rp se passe donc avant tous les autres)

___________________

Franck aimait la langueur. C’était un homme qui appréciait prendre son temps, et à profiter de chaque seconde. Il était de ceux qui pouvaient attendre deux heures dans une salle d’attente sans s’en offusquer –ou presque, ça dépendait aussi de son humeur sur le moment- ou regarder le même paysage durant des dizaines de kilomètres sans se lasser de la monotonie de celui-ci. Voilà pourquoi nous le retrouvions dans le train qui le ramenait à Londres, son ancien chez lui. Il aurait pu utiliser le transplanage pour rejoindre la capitale anglaise me diriez-vous, mais non, Franck préférait subir des heures, et des heures de voyages plutôt que de régler cette affaire de quelques secondes pour un sorcier expérimenté tel que lui.

Le futur directeur était de la vieille école. Il avait de plus en plus de mal à adopter ce train d’enfer qu’était la vie en ce 22ème siècle. Celle-ci filait à toute allure, à l’image de ce cheval de fer pris alors d’une incroyable furie de vitesse. On ne l’arrêtait plus, et ce pauvre Franck, ça, ça le rendait malade. Le temps, c’est tout ce qui lui manquait, et d’ailleurs, il revenait ici, quittant les grandes natures éprises de liberté, avec l’intention, quasi-impossible –et le pire c’est qu’il le savait !- de le rattraper.

Franck soupira. Coincé entre la vitre du train et un jeune moldu un casque sur les oreilles, il pensa à sa fille Elizabeth. Sa fille qu’il n’avait plus vue pendant presque 10 ans maintenant. Hormis une correspondance soutenue, ils n’avaient plus eu aucun contact physique. C’était étrange. Lui, qui était sorcier, aurait pu, d’un simple CLAC, la revoir quand il le voulait. Combien de moldu aurait aimé posséder cette capacité ? La notion de distance n’existait plus, et pourtant ; Il n’avait rien fait. Il avait continué à voyager, de pays en pays, à chercher un passé oublié, engloutis par le présent. Le presque quarantenaire s’était efforcé à suivre ces senteurs de bonheur laissées sur une route, dans un hôtel, un restaurant, une plage, qu’importe. Tel un forcené, il n’avait donné chemin à sa vie, que celui de sa femme défunte, oubliant, malgré lui, celle qui lui resterait à jamais d’elle, Elizabeth. Les gens étaient parfois très étranges. Quelque chose les poussaient à faire des choix vraiment…très improbables et qui paraitraient, pour quelqu’un de simple et d’équilibré, incompréhensibles.

Après s’être excusé au moins cinq fois à l’encontre du jeune homme au casque pour passer, pour lequel une leçon musicale s’imposait, Franck emprunta le couloir du wagon, direction le wagon bar. Durant ce petit voyage, il vit combien les technologies avaient pris place dans les réalités des gens. Ordinateurs, tablettes, portables…il y en avait pour tous les gouts, de toutes les couleurs et toutes les tailles. C’était assez impressionnant. Le futur directeur était en outre un peu dépaysé. Il avait vécu, ces dernières années, d’un épicurisme presque total. Il allait forcément reprendre ses vieilles habitudes assez rapidement, certes, –il n’avait pas le choix de toute manière- mais son retour à la civilisation la plus avancée le troublait quelque peu. Il allait devoir se remettre à la page le plus vite possible. Qu’est-ce que ce serait sinon à Poudlard avec les élèves !

Il commanda un jus de fruit à l’hôtesse, et, tout en savourant ses bienfaits, examina d’un regard curieux et nostalgique le paysage par l’une des petites fenêtres. Londres. La fin de l’été, et le début de l’automne rendait cette ville plutôt grisâtre. Déjà qu’elle n’était pas très réputée pour son soleil constant, la capitale anglaise annonçait parfaitement l’arrivée d’un rude hiver. Après quelques minutes d’intense observation, le sorcier revint vers ses quartiers. Il s’arrêta alors devant son sac de voyage, pour y prendre un bouquin. Ce dernier étant coincé entre deux autres grosses valises, la tâche ne semblait pas des plus aisées…et il était étonnant de voir combien nous avions raison. Car, sans crier garde, l’un des sacs, visiblement mal fermé, s’ouvrit, laissant échapper tout un tas de trucs bidules chouettes dont une poudre bien étrange…une poudre bien étrange qui vint s’étaler sur le visage surpris et déjà en colère du Directeur de Maison.


- Mais quelle…! lâcha-t-il instinctivement. Nom de Dieu, ce qu’il allait s’amuser ici ! Argh ! Et le responsable de cette contrepèterie n’allait pas, dans un futur très, très proche, recevoir des douceurs de sa part. Sur ce point, y avait pas de doutes.


Dernière édition par Franck Shelley le Jeu 20 Déc - 14:02, édité 6 fois
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Re: Dans la grande gare

Message par : Invité, Dim 2 Déc - 2:49


Le regard vague, je laissais défiler le paysage sous mes yeux sans vraiment lui accorder d'importance. Je me focalisais davantage sur le défilement en lui-même, ce rapide roulement qui faisait s'enchaîner les plaines, les petits bois, les quelques bâtiments à la périphérie, les villes... Les formes se succédaient tandis que je m'efforçais de les fixer dans ma mémoire. Je ne tenais pas à incruster dans ma matière grise le tableau morne qui s'offrait à moi en ce début d'automne, cependant l'exercice me permettait de concentrer mon esprit sur quelque chose de plus joyeux que les pensées que je ruminais ces derniers temps. Des petites phrases toutes simples en vérité. Si petites qu'elles s'insinuaient partout, qu'elles triomphait de la moindre faille. Je baissais brièvement la garde et elles avaient le temps de passer. "Je pars, définitivement. Ne cherchez pas à me retrouver. Ne cherchez pas à me contacter. Désormais, je ne suis personne."

Je recalais ma tête contre le dossier de ma chaise, fermais les yeux. J'allais dormir, oui ça irait bien comme ça. Je n'aurais plus à penser si seulement j'arrivais à m'endormir... Je repliais mes jambes contre moi, resserrais sur elles l'étreinte de mes bras. Lente inspiration. Le sommeil allait venir, oui, je n'avais pas à m'en faire. Fais pas la conne t'es insomniaque depuis gamine. Pis roupiller dans un wagon pleins d'étrangers, avec ta paranoïa c'est pas gagné.
Ronchonnant, je fis un demi-tour sur moi et vint poser ma joue contre la paroi vitrée. Froide, elle amenait une distraction bienvenue pour mon cerveau que je n'arrivais plus à cadenasser. Une solution éphémère, je n'avais rien de durable sous la main.

Le départ de Lizzie occupait mon esprit. Ces phrases tentaculaires, c'étaient les quelques mots couchés sur papier pour expliquer son acte, dans une salle désolée. Ce n'était pas vraiment des explications en fait, ni une justification. Une lettre pour fixer la réalité. Mais quelle était-elle ? Que s'était-il passé au juste ? Dans les yeux des autres, j'avais lu le désarroi et le chagrin, sur leurs lèvres, un nom: suicide. C'était hilarant et pitoyable en même temps. Comment pouvaient-ils connaître Elizabeth Jane Parker et penser qu'elle avait mis fin à ses jours ? Les derniers évènements les avaient ravagés, on aurait pu soulever le haut du crâne pour voir qu'en dessous c'était plus que de la tourbe. Ils étaient profondément atteints par la mort d'Alicia. On l'est tous mais c'était pas une raison pour dire des conneries pareilles... D'ailleurs ils avaient déposés les armes pour la plupart. L'Ordre subissait une hécatombe alors même que la large majorité de ses membres étaient bien vivants. Tout ce qui constituait ma vie filait entre mes doigts, comme si je tenais un tissu et qu'un petit malin s'amusait à tirer sur un fil pour le défaire.

Enfin, j'en aurais rien eu à faire, si seulement j'avais des preuves qu'elle était vivante. Abandonner la vie ne lui ressemblait pas mais tous nous abandonner du jour au lendemain non plus. Elle avait eu beau spécifier que personne ne devait partir à sa recherche, je n'avais pas suivi ses consignes longtemps. Une visite à Bag End pour m'apercevoir qu'elle ne vivait plus là-bas, un saut au Sanglier Rieur pour faire le point sur la situation. Évanouie dans la nature, purement et simplement. Je n'avais pas cherché à savoir où et comment puisque cela allait à l'encontre de sa volonté mais à chaque fois que l'occasion se présentait de faire de modestes vérifications pour éclairer son statut de mort ou vivant, je la saisissais. Je n'avais jamais lu autant les journaux. La Gazette, le Chicaneur, le Jobarbille enchaîné... Aucun fait divers qui aurait pu être lié à la disparition de ma soeur d'armes. Je souhaitais de tout mon coeur que rien ne lui soit arrivé. J'aurais pu être heureuse si seulement je savais qu'elle était partie, dans une autre région, peut-être un autre pays, la France où elle avait de la famille, pour repartir de zéro, refaire sa vie. Mais pourquoi ne m'en avait-elle jamais parlé ? J'aurais pu l'aider, on aurait pris le temps de tout poser, on serait parties quelques jours ensembles et on aurait oublié la vie que l'on menait... Ou j'aurais été là pour l'écouter puis pour la couvrir le temps qu'elle s'éclipse si elle avait besoin d'air, si elle voulait s'affranchir de ses attaches quotidiennes. Elle aurait tout aussi bien pu rester muette quant à ses sentiments si elle avait besoin d'être seule, juste me dire qu'elle partait avec un air las et j'aurais compris, je l'aurais laissée. N'importe quoi, n'importe quelle attitude, n'importe quelle situation! Tout du moment qu'elle me laissa savoir si elle était en danger ou non. Bloody hell, je voulais juste qu'elle vive, était-ce si difficile ?!

- Mais quelle…!

Un cri pour le moins mécontent m'arracha de mon prélassement dépressif. J'ouvris un oeil, prête à lancer moi aussi quelques interjections et cracher ainsi le venin qui coulait en moi ces derniers temps. Lorsque l'oeil marron eut capté que le monsieur qui venait de protester était recouvert d'une poudre provenant de ma valise, le bleu s'éveilla à son tour et les deux brillèrent d'une lueur affolée. Je sautais aussitôt les deux pieds par terre, quittant ma position foetale pour une plus adéquate lorsqu'il s'agissait de faire face à une solution d'urgence. Car il y avait urgence : la poudre qui se retrouvait sur le visage du monsieur devant moi avait des propriétés particulières qui avaient largement de quoi choquer les personnes non magiques. Or, le train n'étant pas un transport magique, la majorité de ses passagers serait en panique s'ils voyaient les effets que causaient cet étrange sable.

- Excusez moi monsieur, la valise et son contenu m'appartient, dis-je très vite, laissant sentir mon empressement. Tout en parlant, j'analysais rapidement la situation. OMFG il s'en est foutu de partout! Je sortis un mouchoir pour récupérer la poudre sans étendre les dégâts. Opération difficile s'il en est, d'autant plus quand l'usage de magie était proscris. Les autres passagers nous regardaient de travers mais n'intervenaient pas ce qui me facilitait la tâche. A la recherche des symptômes qui précédaient les coulées, je scrutais le visage de l'homme, un type qu'avait la gueule à se retrouver en une des magazines féminins. J'espérais qu'il n'y tenait pas trop à son joli minois... Pour l'instant celui-ci semblait en place mais je n'étais guère rassurée. Ma pensée ne s'était pas entièrement formulée dans ma tête qu'elle fut contredite. La peau sous son oeil gauche tressautait. Pour un quidam, il devait s'agir d'une sorte de tic, rien de très alarmant. Sauf que si je n'agissais pas dans moins de trente secondes, la peau se mettrait à se ramollir et deviendrait toute flasque, son visage entier se mettrait à couler. Suivez-moi, enchaînais-je sans cérémonie, le tirant hors du compartiment. Vous savez où se trouvent les toilettes ?
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Franck Shelley
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Re: Dans la grande gare

Message par : Franck Shelley, Ven 7 Déc - 16:48


Alors que Franck se débattait assez ridiculement pour enlever cette poudre bleue qui lui collait sur tout le visage, une personne vint à son aide. Le futur directeur rageait intérieurement. Il venait à peine de revenir de son grand voyage, et déjà, oui déjà, la malchance jouait en sa défaveur. Et dire qu’en deux trois coups de baguette tout aurait été réglé si le wagon n’avait pas été bondé de moldus. Qu’est-ce qu’il rageait ! Le vent n’avait pourtant rien annoncé de mauvais ce matin, Franck avait revu les signes, quel qu’ils soient, comme tous les jours, minutieusement, et aucunes manifestations étranges ne lui firent penser qu’une bêtise de ce genre lui arriverait. A Lui ! A Lui !

Bref, Franck s’attendait à ce que la jeune femme trouve une solution à son problème, mais il s’avéra que c’était à elle-même qu’appartenaient la valise et son contenu, enfin ce qu’il en restait. Femme ou non, Franck ne se gênerait pas pour lui faire part de sa colè…mais c’était quoi cette poudre à la fin ! Plus les secondes passaient, plus son contact sur sa peau en devenait étrange. Il avait l’impression que son cuir se détendait petit à petit, et qu’il allait dégouliner comme du fromage chauffé avant de s’écraser par terre.
« - Suivez-moi , dit-elle en tirant soudainement le grand brun vers les couloirs du train. Vous savez où se trouvent les toilettes ? »

Là, s’en était trop pour Franck. « - A votre avis, j’ai l’air d’être en état de voir quelque chose avec ce truc sur le visage ?! Débrouillez-vous ! » En réalité Franck n’était pas dans la meilleure position pour parler de cette manière à la demoiselle, jeune femme ou dame, qu’en savait-il. Sans elle, il serait encore en train de se débattre dans le wagon sans autre solution que celle d’utiliser sa baguette. Néanmoins, en cet instant, il ne pouvait se retenir. Cette poudre devenue gluante –il ne savait pas que c’était sa peau qui commençait à subir les effets magique de celle-ci- le démangeait de plus en plus. C’était vraiment un cauchemar ce machin !

Toutefois, grâce au ciel, ils parvinrent enfin dans les WC. Le Serpentard chercha instinctivement le lavabo pour laver son visage en espérant que son supplice s’arrêterait très rapidement.
« - Bon, vous allez me dire quoi faire pour me débarrasser de votre poudre bizarre à la fin ?! » En outre, la fin de son calvaire ne serait que le début du calvaire de la coupable.


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Re: Dans la grande gare

Message par : Invité, Sam 8 Déc - 0:59


C'était à prévoir, la réponse de mon interlocuteur n'était pas des plus aimables.
- A vos avis, j’ai l’air d’être en état de voir quelque chose avec ce truc sur le visage ?! Débrouillez-vous !
Ou que je fus trop éreintée, ou trop empressée de trouver une solution qui ne me vaudrait pas un procès pour avoir transporter des objets magiques dans un lieu moldu (et ce sans remplir aucun papier ni suivre aucune procédure, pour sûr j'allais en avoir pour mes gallions!), je ne relevais pas les paroles qui auraient d'ordinaire écoper d'au moins un "allez vous faire foutre" avec peut-être quelques plaisants agréments si l'inspiration me venait.

- 'Tain ils sont où ces foutus...
Un bruit de chasse d'eau arrivant à pont nommé, j'obliquais immédiatement en sa direction et nous parvînmes enfin à ce que la bourgeoisie appelle pompeusement "lieu d'aisance". Pas trop tôt. Tandis que môssieur l'imbécile qui envoyait bouler la seule personne capable de l'aider se ruait sur le lavabo, je fis discrètement sortir ma baguette de son cache, un bras de mitaine, afin qu'elle se retrouva dans ma main et toutefois partiellement à l'abri des regards sous ma manche. J’insonorisais la pièce à l'aide de la magie.
- Collaporta, murmurais-je aussi bas que possible et un dérangeant bruit de succion se fit entendre, quelque peu masqué par celui de l'eau s'écoulant dans le lavabo. La porte était fermée, pas de non sorciers pour ouvrir la porte et hurler à la mort. Je fis remonter ma baguette et la remis à sa place, collée contre le tissu et ma peau.

- Bon, vous allez me dire quoi faire pour me débarrasser de votre poudre bizarre à la fin ?!
Sauf lui, évidemment. Je me tournais vers mon problème avec un soupir exaspéré. Bien que je connaissais les effets de l'article, mes yeux eurent du mal à retrouver sur le visage devant moi les traits originaux de l'homme qu'ils avaient vu auparavant. Déconfit, ce qui avait été un agréable faciès était en train de s'affaisser sur lui-même. La peau semblait en état d'ébullition, se gonflant à certains endroits avant de se ramollir subitement. A l'aspect, elle n'avait plus du tout l'air d'avoir la même consistance et c'était le cas.
- Éclaircissons les choses, dis-je d'une voix ferme dont on sentait le sarcasme. J'étais en position de supériorité sur quelqu'un qui me courrait sur le potiron et cela faisait des jours que j'avais un intense besoin d'explosion (le genre beaucoup de bruit et longue liste de dommages collatéraux) alors non, je n'allais pas me laisser faire! J'ai vraiment très très envie de vous foutre un marron dans la figure et le seul truc qui m'en empêche c'est que je n'ai pas l'intention que ma main reste collée dans le machin gluant qui vous sert de tête en ce moment.

Ne résistant plus à la tentation d'amocher l'ego du brun pour regonfler le mien, quitte à devoir le payer d'un sortilège d'oubliettes, je fis un signe de tête vers un miroir taché, l'invitant à y voir son reflet.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Franck Shelley, Dim 23 Déc - 0:37


[Désolé pour le temps de réponse :S et j'espère que ça conviendra...]


- Éclaircissons les choses, Répondit la jeune femme avec fermeté. En réalité, Franck ne s'était pas attendu à pareille réaction. D'ordinaire, quand il s’énervait ou montrait des signes d'agacements, ce qui était devenu assez rare durant les dix dernières années de son existence, on faisait en sorte de moins la ramener. Or, c'était tout le contraire ici. Mais en même temps avec la tête qu'il avait le pauvre Franck...hum...enfin, Soit le futur directeur avait perdu de son autorité -et dans ce cas il allait rapidement devoir la retrouver !- soit la jeune femme possédait un caractère de celle qui refuse de se laisser marcher sur les pieds et ce, dans n'importe quelle situation. Des femmes libres voulant montrer aux hommes qu'il ne fallait pas les sous-estimer.

Elle continua d'ailleurs dans ce sens :

- J'ai vraiment très très envie de vous foutre un marron dans la figure et le seul truc qui m'en empêche c'est que je n'ai pas l'intention que ma main reste collée dans le machin gluant qui vous sert de tête en ce moment.

Franck tenta de la dévisager pour lui faire son terrible regard. Un terrible regard exprimant généralement toute sa colère mais, en cet instant, seulement impuissant. Le fait est qu'il ne voyait d'ailleurs presque plus celle qui lui faisait subir pareil affront. En effet, devenue visqueuse, sa peau commençait vraiment à couler le long de son visage, comme de la cire, changeant radicalement la beauté du ténébreux en quelque chose de monstrueux. Parfois on voyait des plis se former, monter sans grâce les uns sur les autres, filant vers le sol avec dégoût. Il en fallut de peu pour que le Serpentard ne lâche pas un cri d'horreur en apercevant dans le miroir, et avec difficulté, ce tableau digne des plus grands peintres de la monstruosité.

- Mais...Qu'es...qu'est-ce que vous m'avez fait bon Dieu ? Dit-il lentement, les mains quelque peu hésitantes quant à toucher son pauvre visage.

Franck n'en revenait pas. Comment pareille chose pouvait bien se produire ? C'était insensé !...oui vraiment Franck, insensé ! Oh réveille toi Franck, tu fais partie de quel monde ? Tu crois vraiment qu'une moldu pourrait faire pareille bizarrerie avec une simple poudre bleue ? Non tu le sais bien Franck, tu le sais. Oui, tu ne vois qu'une seule explication Franck, qu'une seule. Cette femme est une sorcière comme toi, une sorcière avec des poudres bizarres certes, mais une sorcière ! Ou alors c'était vraiment une moldue qui possédait des pouvoirs de sorcières maléfiques comme dans les contes pour enfant. Bref, le temps s'écoulait, comme la peau du grand brun, et ça n'allait pas en s'arrangeant. Il devait à tout prix s'enlever ce truc de la figure !

- Dites, je préférais que vous m'en mettiez une une fois votre machin chose enlevée, mais ça serait vraiment trop vous demander de m'en d-é-b-a-r-a-s-s-e-r ?


Dernière édition par Franck Shelley le Mar 25 Déc - 23:35, édité 1 fois
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