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Dans la grande gare
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Ailinn Kafka
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Re: Dans la grande gare

Message par : Ailinn Kafka, Dim 3 Mar - 21:12



« C'est vrai qu'un kidnapping de prof n'est pas vraiment cumulable avec une enseigne de préfète... Et désolé pour la réserve mais je t'ai pas attendu avant d'aller y faire un tour. C'est vachement sympa comme endroit, plein de trucs visqueux comme je les aime! Les choses se sont un peu gâtées quand j'ai tout fait péter et Lecomte m'a gardé prisonnier pendant une semaine, alors autant te dire que je suis un habitué des lieux...Heureusement Higgs est venue à ma rescousse! »

Ailinn lui jeta un regard blessé, déçue qu'il ne lui ait pas proposé de l'accompagner.

« Eh bien, dans ce cas, je trouverai quelqu'un d'autre pour m'accompagner. » répondit-elle, arrogante.

Ils n'étaient assis que depuis quelques secondes lorsqu'un élève de deuxième année, plus teigneux qu'un troll en captivité, passa la tête par la porte de verre, et lança méchamment à Jackson :

« Eh! T'attends quoi pour la bécoter? »

Storm ne tarda pas à l'envoyer paître, mais le mal était déjà fait et Ailinn se tourna vers la vitre, les joues en feu. Pourquoi était-elle si gênée ? Ce n'était pas la première fois qu'on lui lançait ce genre de remarques, mais jamais elle n'avait ressenti cette brûlure.

Jackson était plus distant que jamais, et sa réponse, froide et cinglante, la blessa plus qu'une lame chauffée au rouge alors qu'elle venait de se laisser aller à ses sentiments pour la première fois de sa vie.

Et puis, il se mit à hurler, et Ailinn se tassa au fond de la banquette de cuir comme sous une pluie de coups, soudain aussi blanche qu'un spectre. Par Merlin, mais qu'est-ce qu'il lui prenait ?!

« Ca t'aurait tué de m'envoyer un hibou? M*rde quoi! Tu te serais bien foutu de ma gueule si tu m'avais vu, assis sur le trottoir sous la flotte à attendre une foutue lettre! Mais chuis c*n, t'avais sûrement d'autre chose à faire, pleins d'amis à voir, ton bronzage à entretenir. D'ailleurs, désolé mais t'es toujours aussi blanche que ton c*l. Tu veux vraiment savoir ce que j'ai fait de mes vacances ? Attendre ! »

« Oh, pardon ! »s'écria Ailinn, le rouge lui montant aux joues en même temps que sa colère. « Pardon de ne pas être parfaite, de ne pas savoir exactement ce qu'il se passe dans ta tête à chaque instant ! Qu'est ce que tu crois que j'ai bien pu faire, cet été, Jack ?! J'ai passé un mois et demi dans une grotte puante, à me cacher dans le noir pendant que ma marraine traquait des Mangemorts ! Et la dernière semaine, je l'ai passée à Londres, et tu sais pourquoi ? Je te cherchais, imbécile ! Alors tu sais quoi, Storm, si tu voulais des nouvelles, t'avais qu'à bouger le strangulot obèse qui te sert de derrière, et m'envoyer un hibou ! »

Ailinn était entrée dans une rage folle, à présent, et les larmes lui montaient aux yeux. La colère l'emplissait de la tête aux pieds tandis que ces derniers jours lui sautaient au visage. Le silence de la nuit, la peur d'être attaquée sans pouvoir se défendre.

« Ça ne te vient pas à l'esprit, que j'ai pu t'attendre, moi aussi ?! Pu*ain, j'ai passé une semaine entière à te chercher dans tout Londres, j'ai passé mes nuits dans la rue à regarder derrière chaque angle si tu n'étais pas là ! »

Contrôle-toi, contrôle-toi Ailinn... Mais la jeune femme explosait à présent, libérant toute la rage qu'elle accumulait depuis des semaines.

« SERIEUX, JACK, T'ES VRAIMENT TROP CON ! »

Ce dernier éclat de voix n'ayant qu'attisé sa colère, la jeune femme s'enfuit en courant en laissant échapper un sanglot, des larmes brûlantes coulant sur ses joues, et claqua violemment la porte du compartiment derrière-elle.

Fuyant à toutes jambes dans les corridors à présent déserts du train qui venait de quitter le quai, la rouquine ne cherchait plus qu'une seule chose : un recoin sombre dans lequel se cacher jusqu'à l'arrivée à Poudlard, et surtout grâce auquel elle pourrait dissimuler ses larmes.

Ailinn détestait être faible, être perdue comme en cet instant, indécise, fragile. Elle ne savait même pas ce qu'elle voulait. D'un côté, elle fuyait Storm et son injustice, mais de l'autre, elle souhaitait plus que tout qu'il la rattrape et s'excuse.
Pfff, arrête de rêver, se fustigea-t-elle. Jack ne s'excuse jamais.

Et, à défaut d'un endroit isolé, elle se laissa glisser le long de la paroi métallique, et éclata pour de bon en sanglots.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Jackson Storm, Lun 4 Mar - 8:46


"Eh bien, dans ce cas, je trouverai quelqu'un d'autre pour m'accompagner."

Le sourire narquois du jeune brun disparut aussitôt et il ne put s'empêcher de crisper la mâchoire tout en serrant le poing, prêt à l'envoyer dans la tronche du premier imbécile qui s'approcherait d'Ailinn. La seule éventualité qu'elle pourrait violer le règlement avec une espèce de boursouflet balourd le rendait fou de rage. C'était lui qui lui avait fait découvert le plaisir des sorties illicites, elle n'avait pas le droit! ... But...What is the fuck? C'était elle qui était sensée être jalouse, et en aucun cas le contraire...

Alors qu'ils étaient tous deux installés dans leur compartiment, la tension se faisait palpable. Soudain, il explosa et les petits curieux amassés à la porte eurent la chance d'assister à une scène de mélo extraordinairement bien interprétée, avec des hurlements hystériques, des pleurs, des insultes... Bref, de quoi donner à n'importe quel individu normalement constitué une indigestion d'histoires d'amour foireuse.

Son sang palpitait dans ses tempes, sa respiration s'était faite saccadée et les jointures de ses mains devenues blanchâtres à force de serrer, comme pendant un bon match de Quidditch, la batte à la main, prête à frapper de toutes ses forces. Mais un coup d'oeil au visage décomposé d'Ailinn lui apprit qu'il était allé trop loin. Beaucoup trop loin.

" Oh, pardon ! Pardon de ne pas être parfaite, de ne pas savoir exactement ce qu'il se passe dans ta tête à chaque instant ! Qu'est ce que tu crois que j'ai bien pu faire, cet été, Jack ?! J'ai passé un mois et demi dans une grotte puante, à me cacher dans le noir pendant que ma marraine traquait des Mangemorts ! Et la dernière semaine, je l'ai passée à Londres, et tu sais pourquoi ? Je te cherchais, imbécile ! Alors tu sais quoi, Storm, si tu voulais des nouvelles, t'avais qu'à bouger le strangulot obèse qui te sert de derrière, et m'envoyer un hibou ! "

Sous le flot de paroles, la rage le reprit à la gorge accompagnée d'une envie de la faire taire de toute les manières. La saisir par les épaules et la secouer jusqu'à ce qu'elle ferme sa grande gueule. L'obliger à tourner la tête pour qu'il ne voit plus les larmes briller dans ses yeux.

" Ça ne te vient pas à l'esprit, que j'ai pu t'attendre, moi aussi ?! Pu*ain, j'ai passé une semaine entière à te chercher dans tout Londres, j'ai passé mes nuits dans la rue à regarder derrière chaque angle si tu n'étais pas là ! "

" J'dormais pas dans la rue, pauvre imbécile, j'm'étais engueulé avec le SDF du coin parce que son sale cabot avait pissé sur mes godasses. J'ai toujours préféré les parkings..." marmonna-t-il sans la regarder, priant intérieurement *Pleure pas, s'teu plaît, pleure pas...*

La réponse ne se fit pas attendre, Ailinn s'arracha à la banquette et dans un ultime accent tragique ajouta la cerise sur le gâteau:

"SERIEUX, JACK', T'ES VRAIMENT TROP CON! "

Et le pire arriva, une larme roula le long de la joue pâle, suivie d'une autre...qui disparurent dans les longues mèches rousses. Sans s'attarder davantage, Ailinn tourna les talons. La porte claqua avec un bruit retentissant qui fit trembler les murs du wagon. Jackson réussit enfin à mettre la main sur son foutu paquet de cigarettes et cala une clope dans sa bouche. Après avoir souffler un nuage de fumée, il cria de toutes ses forces:

"J'TENMERDE!"

Elle n'avait sûrement pas pu l'entendre, elle était déjà loin. Mais ça faisait du bien même si rien n'aurait pu vraiment le soulager en ce moment tandis que la culpabilité s'insinuait sournoisement dans ses veines. Quel sombre crétin il était. Quel atroce égoïste. Quel con. Après tout, que savait il de la vie qu'elle menait? Absolument rien, en bon égocentrique qu'il était il avait pensé être le seul à souffrir dans ce monde pourri. Royal erreur. Il revoyait la longue trace humide sur le visage d'Ailinn, et chaque larme qu'elle avait versé lui faisait un peu plus mal. Storm n'avait jamais supporté de la voir pleurer, peut être parce qu'il n'avait jamais su comment faire pour la consoler, ou également parce qu'il était souvent à l'origine de ses pleurs. Oh boy, pourquoi ne réussissait-il pas à lui montrer qu'il l'aimait?

La colère avait disparue, et il n'était plus qu'un gros tas de m*rde, incapable de faire un geste. Une part de lui même lui reprochait les élans qui l'avaient poussé à s'attacher à Ailinn. Il devait se débrouiller tout seul, il ne pouvait que compter sur lui même, c'était la dure loi de la vie.
*Mais Ailinn t'as sauvé la vie, sinistre abruti.* Jackson ne risquait pas d'oublier la petite fée aux cheveux de feu hissée sur le dos d'un sombral volant à sa rescousse... P*tain, son amie avait toujours été là pour lui, elle ne le laisserait jamais tombé. Et lui non plus.

Une minute plus tard et il arpentait les compartiments d'un air hagard, traversant la marée d'élèves étonnés à force coups de pieds et coudes, trébuchant parfois contre une malle ou une cage de Hiboux. La vingtième porte se referma derrière lui et le rouge et or se retrouva seul au milieu d'un corridor désert. Soudain un bruit de hoquets contenus attira son attention. Elle était là, recroquevillée à dix pas de lui, les bras enroulés autour des genoux. Il se laissa tombé à côté d'elle sans dire un mot. Le silence n'était troublé que par les sanglots étouffés d'Ailinn, les fouilles qu'il menait dans la poche de son jean accompagnées de quelques "P'tain!...M*rde alors...." Lorsqu'il s'en saisit enfin, il retira sa main si brusquement qu'il assena à Ailinn un coup de coude dans l'épaule... Youhou! La palme du mec le plus godiche du monde revient à...

"Je... commença-t-il, un peu confus. Enfin...bref, c'est pas grand chose mais...Tiens."

Storm lui tendit un petit paquet emballé à la hâte avec un sourire hésitant, ses grands yeux trop clairs brillant d'une lueur inquiète, attendant que son amie déchire le papier cadeau à l'imprimé de petits hyppogriffes coiffés de bonnets rouges.

"Je...j'pensais te l'offrir à Noël...Pour qu'on ne se... perde jamais de vue...enfin, tu vois ce que j'veux dire, quoi, bredouilla-t-il. Et...j'étais pas au courant que tu te jouais assistante auror pendant les vacances. La prochaine fois, j'viendrais vous refiler un coup de main, pas que je sois fana des partisans des Ténèbres KO mais j'ai toujours eu un faible pour les grottes..., enfin si tu veux bien m'inviter."

"Miroir à double sens, objet très précieux permettant de rester en contact avec n'importe qui tant que chaque personne possédait l'alter égo du premier miroir." avait affirmé la vendeuse avec son sourire très professionnel. Ils venaient tout droit de l'Allée des Embrumes, de la boutique de Magie Noire... Storm ne voyait pas une meilleure façon de montrer à la jeune fille ce qu'elle représentait pour lui...
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Re: Dans la grande gare

Message par : Ailinn Kafka, Lun 4 Mar - 10:37


Il ne viendra pas, il ne viendra pas. Pauvre idiote, comment as-tu pu croire ne serait-ce qu'un instant qu'il te suivrait ? Il se fiche de toi, imbécile ! Ailinn avait envie de se donner des claques pour avoir été si naive. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle se retrouve dans ce genre de situations ? Elle qui avait connu la solitude, la peur et l'incertitude glaciale de la rue n'avait jamais ressenti cette violente douleur qui lui serrait le coeur, ce sentiment irrévocable d'avoir tout gaché, tout perdu.

Blottie dans son coin, la rouquine n'avait qu'une envie : disparaitre. S'enfuir quelque part, parler à quelqu'un qui lui dirait quoi faire, lui expliquerait comment démêler les sentiments contradictoires qui l'animaient. Seulement, lorsque la petite sorcière voulait parler, c'était bien souvent à Storm et sa conscience lui soufflait à l'oreille qu'il n'aurait probablement pas envie d'écouter ce qu'elle avait à lui dire.

L'épaisse porte métallique du wagon claqua brusquement, propageant un long tremblement dans les murs instables. Il ne manquait plus que cela, un élève idiot qui allait probablement l'envahir de questions ou la prendre pour une folle.

Mais quand l'inconnu se laissa doucement tomber près d'elle avec un soupir, la jeune femme comprit qu'il s'agissait de Storm, sans en croire ses yeux. Elle ne le regarda pas, attendant qu'il parle, qu'il dise au moins quelque chose...

"Je... Enfin...bref, c'est pas grand chose mais...Tiens."

Ailinn ne comprit pas tout de suite de quoi il lui parlait, jusqu'à ce qu'elle aperçoive qu'il lui tendait un petit paquet cadeau, un sourire tremblant éclairant son visage. Pourquoi était-il si calme, tout à coup ? Elle ne pouvait y croire...

"Je...j'pensais te l'offrir à Noël...Pour qu'on ne se... perde jamais de vue...enfin, tu vois ce que j'veux dire, quoi. Et...j'étais pas au courant que tu te jouais assistante auror pendant les vacances. La prochaine fois, j'viendrais vous refiler un coup de main, pas que je sois fana des partisans des Ténèbres KO mais j'ai toujours eu un faible pour les grottes..., enfin si tu veux bien m'inviter."

La jeune femme eut à peine entrouvert le papier cadeau, simplement entraperçut un éclat scintillant au milieu de ses larmes qu'elle se jeta dans les bras de son ami, sanglotant encore plus. Elle n'avait plus peur, dans ses bras, blottie dans cette odeur de cuir et de cigarette qui avait bercé son enfance.
Ses nerfs échappaient à tout controle, et elle ne parvenait pas à lui répondre autre chose que des bredouillements épars, alors qu'elle aurait voulu le remercier calmement.

Bien que ce soit un cadeau magnifique, ce n'était pas lui qui comptait le plus, mais la signification qu'il portait. Storm était venu, il s'était excusé, en opposition totale à tous ses principes. Et il ne voulait pas qu'ils se perdent de vue. Que demander de plus ?

Elle pleurait de joie à présent, de stupéfaction envers la conduite de celui qu'elle croyait si bien connaitre. En un instant, elle oublia sa distance glaciale, les pimbêches du premier compartiment et les sorties dans la réserve. Plus rien n'avait d'importance. Et, dans un élan spontané qu'elle ne s'expliqua pas, elle l'embrassa, avec le sentiment que ce baiser mouillé de larmes était la chose la plus juste qu'elle puisse accomplir en cet instant.
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Jackson Storm
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Re: Dans la grande gare

Message par : Jackson Storm, Dim 10 Mar - 13:07


Il restait assis, le dos appuyé à la paroi du long corridor, sans dire un mot, les yeux fixés obstinément sur la petite fenêtre du wagon. Cependant, Storm ne prêtait aucune attention au paysage qui défilait sous ses yeux, toutes ses pensées convergeant vers la jeune fille auprès de lui. Il s’était comporté comme un imbécile, impitoyable et brutal dans son égoïsme, le dernier des salauds. Un miroir à double sens, c’était à la fois si peu de choses et tellement...Est ce que cela suffirait pour qu’elle comprenne qu’il ne pouvait pas la perdre, qu’il ne pourrait pas se passer d’elle, qu’il la voulait toujours auprès de lui comme aujourd’hui ?

Soudain, une joue brûlante ruisselante de larmes contre son visage endurci, des mèches soyeuses mêlées à ses cheveux drus, une main délicate et blanche appuyée sur sa peau cuivrée et rugueuse. Il se sentait incroyablement empoté et timide devant tant de douceur, désarmé par cette fragilité inconnue, dominé par ce petit bout de femme qu’il aurait pu briser d’un geste et qui gardait pourtant tellement de pouvoir sur lui. D’une main hésitante et maladroite, il caressait ses épaules agitées de sanglots, sans trop savoir quoi dire mais ils n’avaient pas besoin de mots pour se dire qu’ils s’aimaient.

Les lèvres d’Ailinn se posèrent sur les siennes pour lui donner un baiser dont il avait longtemps rêvé. Ils s’étaient cherchés longtemps, il venait de se trouver. Les yeux fermés, sa main toujours dans le dos de la jeune fille qu’il pressait contre son torse, Jackson se laissait aller à ce bonheur, savourant cette odeur de feu de cheminée et le goût salé des larmes qu’elle versait.

Tout à coup, dans un sursaut de bon sens, il s’arracha à ces caresses, se délivrant de son étreinte. Depuis le temps qu’il attendait de la tenir dans ses bras, depuis le temps qu’il désirait l’enlacer contre son coeur... Le Gryffondor avait ignoré délibérément ses sentiments, il avait su se retenir, réfréner ce désir qui peuplait ses songes et s’était transformé durant ces années, prenant chaque jour davantage de place. Il savait que le jour où il franchirait la barrière qui sépare l’amitié de l’amour, ce serait le commencement de la fin. Choisir de vivre quelques minutes de passion, c’était accepter de devoir un jour se quitter.

A quelques centimètres de lui, chatoyaient les grands yeux verts, deux lueurs allumées dans le petit visage pâle et tiré. Les deux jeunes gens s’observaient, frémissant encore. Une mèche tombait sur le front diaphane d’Ailinn et Jackson mourrait d’envie de la remettre en place derrière sa délicate oreille. Il ne pouvait plus, c’était au dessus de ses forces...

« P’tain...Si j’avais su que tu roulais des pelles aussi bien, ça ferait un bâille que j’serai passé à l’acte ! »

Il la renversa en arrière, lui rendant son baiser avec plus d’ardeur, s’enivrant de cette félicité éphémère. Il voulait la posséder, assouvir ce désir qui le dévorait. Les baisers d’Ailinn lui ressemblaient, des braises brûlantes qui réchauffaient sa bouche, pleins d’émotions et de ferveur, à la fois vulnérable et volontaire, intense. Storm ne voulait pas lui faire du mal, juste apprendre à aimer, sachant pertinemment qu’une fois qu’elle serait à lui, tout serait fini. La chasse est terminée lorsque la proie a été attrapée...
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Re: Dans la grande gare

Message par : Ailinn Kafka, Sam 16 Mar - 22:47


Un bref regard. Ils s'embrassèrent, portés par les hoquets mécaniques du train à vapeur, dans un silence de verre brisé à chaque instant par les roues métalliques.
Comme si tout se résolvait dans ce souffle, ce cri silencieux mettant à nu leurs coeurs meurtris. De fines paupières mauves voilèrent les émeraudes liquides papillonnant devant deux iris blue jean.

Au cours de sa brève existence, la sorcière à la chevelure de feu avait par trois fois appris à aimer.
Naomé, avait été la première. Sauveuse aux grands yeux noirs dont la silhouette tremblante se découpait en ombres chinoises derrière le moindre de ses souhaits, elle demeurerait à jamais le modèle éphémère traçant à l'encre blanche le fil de son avenir.
Ahlys avait suivi, jeune marraine émérite dont le coeur d'or n'égalait que sa grandeur d'âme. Et puis il y avait eu Jackson, cet éternel enfant perdu, ce jeune homme insaisissable dont chaque parcelle d'être était à vif.

Elle l'aimait, l'aimait plus que tout sans véritablement faire la part entre son amitié infaillible et son désir naissant.
Leurs lèvres se détachèrent doucement, et les deux adolescents demeurèrent immobiles et frémissants dans le bringuebalement du train jusqu'à ce que le rouge et or rompre le silence.

« P'tain...Si j'avais su que tu roulais des pelles aussi bien, ça ferait un bail que j'serai passé à l'acte ! »

« T'es pire qu'un gosse, Storm. »
répondit-elle sarcastiquement alors qu'un sourire étirait ses lèvres, illuminant son visage diaphane.

Il l'attira vers lui et elle lui rendit son étreinte, s'abandonnant sans plus réfléchir. En cet ultime instant, la Serdaigle ne pensait plus à rien.

Ailinn avait oublié l'antique locomotive crachotant sa vapeur éphémère, les élèves piailleurs et la longue année à venir.
Les saisons tourneraient aussi vite que les aiguilles de la grande horloge, mais tout ce qui comptait à présent, c'était ses lèvres sur les siennes, ses mains sur sa peau et son odeur autour d'elle. La jeune femme rendait chaque baiser comme une revanche, son coeur battant la chamade sous sa poitrine.

Elle n'aurait su opposer aucune limite à cette passion soudaine qui l'envahissait si l'employée de Honeydukes qui vendait des confiseries n'était entrée à ce moment précis.

La quadragénaire à l'embonpoint généreux avait trébuché avec un bruit sourd, et si elle n'avait pas immédiatement distingué les deux adolescents enlacés derrière la porte métallique, elle se tenait à présent debout au milieu de wagon. Ses larges mains appuyées impitoyablement sur ses hanches épaisses que son long tablier blanc trop cintré pour une femme de sa corpulence, ainsi que ses cheveux grisâtres relevés en un chignon mou lui conféraient cette autorité aigrie que possèdent naturellement les mégères, impression que sa forte voix criarde ne démentit aucunement.

« Par Merlin, n'avez vous rien d'autre à faire ? Un peu de tenue, que diable ! Ouste ! Je ne veux plus vous voir ici ! »

La jeune sorcière, ses joues de porcelaine empourprées par la cuisante brûlure de la gêne, s'empressa de rajuster sa tenue, et se releva, tremblante, en glissant le petit miroir brillant dans la poche de sa veste.
Leur étreinte avait ébouriffé ses cheveux flamboyants et les larmes versées emplissaient encore ses yeux pourtant brillants.

La présence de cette femme était extrêmement gênante, surtout en cet instant où elle s'abandonnait pour la première fois à ses véritables sentiments.
Mais par tous les Pitiponks, qu'est-ce qui n'allait pas avec elle ? En temps normal, elle ne se serait pas gênée pour envoyer promener cette importune ! L'incendie légendaire de sa colère semblait avoir migré vers son coeur.

De nouveau décente, elle jeta un regard meurtrier à l'intention de l'employée, avant de déclarer à son ami d'une voix soudain glaciale, tranchant amèrement avec la brûlure qui consumait son âme.

« Merci pour le miroir Storm, c'est vraiment gentil. On ne devrait pas tarder à arriver, je vais aller me changer. »


Sa félicité éphémère s'était évanouie en un instant, en ne laissant sur son sillage qu'une vague impression de trahison. Elle savait que c'était fini, à présent. Tout se concluait toujours en un baiser, avec Jackson.

Par sa bêtise, elle venait de mettre un terme à leur amitié, et jamais elle ne se pardonnerait cela. La rouquine essuya ses larmes et s'éloigna d'un pas décidé, ses yeux d'émeraude plus sombres qu'ils ne l'avaient jamais été.

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Re: Dans la grande gare

Message par : Jackson Storm, Sam 23 Mar - 21:35


Le petit coeur brûlant d'Ailinn battait tout prêt du sien, si fragile et pourtant invincible grâce à l'amour indomptable qui le dirigeait. C'était troublant et tellement nouveau... Storm avait déjà embrassé des tas de filles mais Ailinn était son premier baiser. Son premier vrai baiser, de ceux qui restent toujours au creux de la poitrine et qui allument une petite lueur lorsqu'il fait nuit dehors.

Chaque caresse était comme un doigt d'honneur au destin... Il n'aurait jamais du réussir à se faire aimer, jamais du rendre ce merveilleux sentiment. C'était écrit. Cependant, une petite sorcière rousse lui avait tendu la main et avait fait mentir la providence... Dans ses yeux émeraudes, le jeune garçon pouvait enfin être quelqu'un de bien, un grand frère protecteur, un preux chevalier prêt à défier tous les trolls de la terre, il pouvait enfin être amoureux...

« Par Merlin, n'avez vous rien d'autre à faire ? Un peu de tenue, que diable ! Ouste ! Je ne veux plus vous voir ici ! »

Au son de la voix perçante, Ailinn s'arracha brutalement à son étreinte dans un sursaut de pudeur et de reculer jusqu'à l'autre extrémité du wagon. Jackson jeta un regard irrité à la matrone qui, scandalisée par les ébats des deux jeunes gens, les réprimandait, tout son être jusqu'à son tablier immaculé respirant le reproche.

Le Rouge et Or, fidèle à lui même, l'aurait bien envoyé balader en beauté avec tous les honneurs qu'il réservait aux acromentulas balourdes de son genre qui osaient le déranger... puis, il aurait embrassé la jolie rousse avec encore plus d'ardeur, un peu par défi et beaucoup par désir. Cependant, le regard d'Ailinn était devenu fuyant et ses joues s'étaient colorées d'une touche cramoisie tandis qu'elle lissait le pli de sa robe nerveusement... Soudain, la vérité s'imposa d'elle même. Son amie avait honte, honte de lui. Elle rougissait d'avoir été surprise dans les bras du petit sal*p insupportable, du fouteur de m*rde de première, de l'arrogant incapable. Du bouseux qui avait passé plus de temps en retenue et à faire chier le monde que n'importe qui, du sale gosse ingérable qui aurait donné envie à tous les élèves de l'école de se cotiser pour payer un tueur en série, histoire de lui régler son compte. Ailinn, l'élève parfaite, la merveilleuse batteuse de Quidditch aimée de tous, la future préfète, n'avait rien à faire avec lui...et elle lui avait bien fait comprendre.

" Merci pour le miroir Storm, c'est vraiment gentil. On ne devrait pas tarder à arriver, je vais aller me changer."

Le ton avait changé, la chaleur qui emplissait sa voix avait disparue en même temps que son sourire railleur et heureux, ses yeux olivâtres devenant indifférent. Ce détachement après ces élans passionnés lui était intolérable et Jackson sentit mourir sur ses lèvres le dernier baiser, quelque chose se brisant en lui. Il avait été stupide de se laisser aller à cet amour naissant, le retour sur terre était d'autant plus douloureux. Le Rouge et Or aurait du savoir qu'on ne peut pas changer la fatalité...

"Ouais, c'est ça. On se revoit au Château..." lâcha-t-il avec rancoeur.

Storm savait pertinemment qu'il ne la reverrait pas. C'était fini. Et tandis que son esprit aventurier avide de sensations nouvelles tentait de le persuader que c'était bien mieux ainsi et qu'il n'avait plus rien à tirer de la jeune sorcière rousse après cet ultime baiser qui marquait la fin de la conquête, son coeur lui criait qu'au contraire, une nouvelle route s'ouvrait à lui, une histoire à explorer qui le mènerait peut être vers le bonheur...

Mais Jackson avait toujours été très fort pour ignorer son coeur et rater le bonheur... Sans un mot, il la dépassa, la bousculant au passage d'un coup d'épaule. A cause du heurt, le miroir se brisa sous ses doigts, blessant son âme tandis que le sang chaud coulait le long de son pouce. Son dernier lien avec Ailinn était lui aussi réduit à néant...
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Nikki Sullivan
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Re: Dans la grande gare

Message par : Nikki Sullivan, Dim 12 Mai - 20:25


[ RP avec Oswin T. Hooper le magnifique ]

La nuit commençait à tomber et la gare se vidait petit à petit. Bientôt il ne resterait plus qu'elle, seule sur ce banc. Elle était totalement perdu et n'avait plus la force de bouger se contentant de regarder les quelques passants qui étaient encore dehors. Le froid était mordant et la brunette n'avait qu'une simple petite veste pour tenter de se réchauffer. Elle ne savait plus trop depuis combien de temps elle était là, à réfléchir sur tout et rien, à se poser des tonnes de questions qui restaient malheureusement sans réponse. Elle ne pleurait plus, les larmes n'arrivaient plus à couler et elle restait là, le regard perdu dans le vide sans aucune expresision. Elle était vidée, vidée de tout sentiments et ne savait plus trop quoi faire pour s'en sortir. Ca vie avait été un échec. Petit à petit elle c'était enfoncé dans une douleur sans nom et n'avait absolument rien fait pour tenter de s'en sortir.

Elle ferma les yeux se laissant emporter par ses pensées. Des tonnes de choses lui revenait à l'esprit. Des choses qu'elle aurait bien aimé pouvoir oublier. Des choses qu'elle regrettaient. Elle avait même souhaitait ne jamais être une sorcière, cela lui attirait encore plus d'ennuis. Pour la première fois de sa vie, elle passait ses vacances en dehors de Poudlard et n'avait aucun endroit où aller. Ses parents avaient fait une croix sur elle depuis qu'elle avait été réparti à Serpentard et par honte elle n'avait jamais osé dire qu'elle était seule à chaque fois qu'elle devait quitter l'enceinte du château. Son compte en banque commençait à s'épuiser de plus en plus et elle essayait d'économiser le plus possible quitte à dormir dehors. C'était malheureux de devoir vivre comme ça quand on avait seulement 16 ans.

La brunette se frotta les mains tentant vainement de les réchauffer sans grand succés. N'étant pas majeur, elle n'avait même pas le droit d'utiliser la magie en dehors de l'école pourtant, cela aurait été bien pratique. Elle poussa un soupir de dépit, luttant contre la faim et la fatigue. Il lui restait une barre au chocolat dans son sac et ce n'est pas avec ça qu'elle irait loin. Elle avait pensé à appeller Lexie mais, elle n'avait surtout pas envie qu'on s'appitoit sur son sort. Il y avait pire qu'elle et il fallait qu'elle arrive à faire face à tout ses problèmes. Elle enleva l'élastique qui lui retenait les cheveux et ses boucles brunes tombèrent en cascades sur son dos. Pourquoi avait-elle aussi peu de chance ?

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Re: Dans la grande gare

Message par : Oswin T. Hooper, Lun 13 Mai - 0:41



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J'avais froid et j'avais faim, même sous ma forme de chien. J'étais fatigué, je voulais me reposer, dormir à jamais pour ne plus être emmerdé par cette vie pourrie où rien de bien n'arrivait jamais. Mais je continuais de marcher quand même, parce que même si j'avais l'apparence d'un clébard-loup mité, je restais Oswin Hooper, celui qui n'arrêtait jamais de se battre même pour sa vie misérable qui n'avait du sens que grâce au Jack et à deux-trois paumés. Alors ouais, j'avançais, sous une pluie dégueulasse qui me faisait sentir le chien mouillé.
Je passais devant une épicerie, le genre de truc ouvert tard le soir et tenu par 12 chinois qui se ressemblaient tous avec leurs foutus yeux bridés. J'avais vraiment faim, je devais manger, n'importe quoi. Juste un truc, un tout petit quelque chose. Alors j'entrais, discrètement. Parce que les chiens n'avaient pas le droit d'aller là, mais que j'avais plus de chances de sortir avec de la bouffe entre les mains comme ça.

Je me glissais à l'intérieur, repérant de suite un paquet de brioches qui traînait non loin de là où je me trouvais. Alors que je l'attrapais avec ma gueule de cabot, un des chinois du magasin me hurla dessus en me tapant de son balai, que le sale clébard que j'étais devais dégager. Ah ouais, je n'étais qu'une vermine à leurs yeux. Une sale bestiole bonne à abattre, une saloperie haïssable. Je n'étais rien d'autre qu'une erreur de cette société. Société qui ne laissait une chance qu'à ceux qui avait quelque chose derrière eux pour les pousser. Ouais, tout le monde avait pas les mêmes chances visiblement. JE n'avais pas cette chance.
Alors je courrais, le paquet de brioches dans ma gueule, renversant l'un des gamins asiat' au passage. J'étais si fatigué ... Mais je poursuivais ma course inlassable. Quand s’arrêterait-elle ? Je voulais qu'elle cesse, mais la seule façon dont j'imaginais sa fin, c'était avec la mienne. Sauf que je voulais pas crever, pas après tout ça, pas après avoir enduré cette vie ... Je pouvais pas.

Et sans savoir comment, je me retrouvais sous le grand hall de la gare King's Cross, le souffle court et à bout de forces. Tous ces gens infects qui me répugnaient, me regardaient tous comme si je n'étais qu'une sombre m*rde dégoûtante. Qu'ils arrêtent, qu'ils me laissent ... Pitié. Alors je courrais encore, tant pis si je devais en crever, mais je voulais me cacher. Pour une fois je ne voulais pas être sous les projecteurs. Non, pour une fois je voulais juste me cacher et attendre, attendre que ça vienne. Que ça aille mieux, que je sois moins seul et que la vie s'améliore. J'attendais le miracle, et peut-être que ce miracle serait le jour de ma mort.
Je restais caché des heures dans un coin sombre de cette gare, attendant qu'ils s'en aillent tous. Attendant qu'il ne reste plus personne.

Mais cette fille seule sur son banc, elle ne partait pas. Pourquoi est-ce qu'elle ne partait pas ? Oh bien sûr je l'avais reconnu. Je la reconnaissais toujours. Si belle, si douce. Mais je ne voulais pas la voir, je haïssais la voir, parce que je remarquais ô combien j'étais heureux quand j’apercevais son visage. Ce n'était pas quelque chose de normal et ça me rendait dingue. Je ne voulais plus la voir, plus jamais. Mais elle était toujours là, au moment où je m'y attendais le moins.
Alors j'allais vers elle, mes brioches dans la gueule et prenant l'horrible prétexte qu'elle ne me reconnaîtrait pas sous la forme que j'avais là. Et aussi, que j'allais pouvoir profiter de sa compagnie sans devoir lui cracher dessus.
Parce qu'à ses yeux je ne serais pas celui qu'elle n'aimait pas, mais un simple chien venu partager ce qu'il avait trouvé en cette longue nuit froide et pluvieuse de mai.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Nikki Sullivan, Lun 13 Mai - 1:21


Le froid était de plus en plus mordant et Nikki avait du mal à sentir ses membres. Les mains l'une contre l'autre, elle soufflait dessus essayant d'apporter un minimum de chaleur avant d'être complètement engourdi. Ses yeux piquaient et son estomac criait famine pourtant, malgré tout elle tentait de résister. Elle avait envie de hurler, de pleurer contre cette vie injuste. Elle ne méritait pas ça mais, rien ne changerait. Peu importe ses supplications, tout resterait comme ça si elle n'essayait pas de se battre. Se battre ! Un bien grand mot, elle ne faisait que ça mais, la fatigue l'avait emporté. Toujours se battre et ne voir aucune amélioration ne servait à rien. Elle aurait presque eut envie que le froid l'emporte cette nuit comme cela arrivait souvent aux sans-abris. Tout serait réglé au moins. Seulement, cette solution était trop facile et elle savait que quand le jour refairait son apparition elle serait encore là, seule et perdue.

Puis sortit de nulle part, alors que la gare était désormais déserte un chien avait fait son apparition. Un chien errant qui avait plutôt l'air dans un piteux état. Lui aussi devait-être abandonné. Il venait vers elle, un paquet de brioche à la main. Elle se sentait seule et il fallait que se soit un animal qui vienne lui tenir compagnie. Pourtant, elle éprouvait de la pitié pour lui. Pourquoi était-il seul, dans ce froid ? Encore des ignobles humains, qui aggacé de devoir s'occuper d'autre choses que leur petite personne l'avait mis dehors sans aucun remord. Elle se décala légèrement pour laisser de la place au nouveau venu et lui prit son paquet de brioche. Les doigts complètement gélées, la verte et argent eut bien du mal à l'ouvrir mais, après un combat acharné réussi enfin à sortir l'un des petits pains et le posa devant l'animal.

    T'es tout seul toi aussi ? En fait on est un peu pareil toi et moi. Seul en pleine nuit. Mon pauvre, je peux rien faire pour toi, j'suis même pas capable de m'occuper de moi.


La brunette regardait le chien quelque minute sans trop savoir pourquoi puis finit par passer sa main le long de sa fourrure. Elle aimait bien les animaux, elle en avait eu un une fois, mais, ça remontait à bien trop longtemps. Quand tout allait encore parfaitement bien dans sa vie. Elle continuait à le fixer lui trouvant quelque chose d'étrange. Ses prunelles étaient drôlement expressive pour un chien, il avait quelque chose d'humain. C'était un être vivant, d'accord mais, ça allait plus loin que ça. Comme s'il ressentait réellement des choses, elle était presque sûre que s'il pouvait parler il le fairait.

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Re: Dans la grande gare

Message par : Oswin T. Hooper, Lun 13 Mai - 2:02



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Il faisait si froid. J'avais presque l'impression que c'était la fin. Ma fin. Mais elle était là, seule et perdue comme moi. Pourtant elle brillait encore, elle brillait pour moi. Ses yeux, j'aimais ces yeux. C'étaient eux qui brillaient et je me perdais dedans, l'espace d'un instant. Je ne voulais pas les quitter parce que ça me faisait un bien fou de les retrouver, sans que je n'en comprenne pour autant la raison. Je ne l'aimais pas, je la haïssais. Mais cette haine qui brûlait en moi me rendait vivant, même lorsque je croyais que tout était terminé. Alors je la laissais prendre le paquet que j'avais volé, parmi les tant autres choses que j'avais pu dérober dans mon simulacre de vie. Je n'étais qu'un voleur sans avenir, ni plus, ni moins. Mais être là avec elle, profiter de ce moment avec le plaisir interdit qu'elle ne sache pas qui je suis, me faisait croire l'espace d'un instant que je valais encore quelque chose. Que je pouvais être quelque chose. Quelqu'un.

C'était idiot, totalement con même. Mais depuis la première nuit, ça avait été ainsi. Même sil n'y avait eu qu'une seule nuit en réalité. Une nuit étrange qui m'avait effrayé. Une nuit que je voulais oublier mais qui revenait sans cesse dans mon esprit. Cette nuit où j'avais été le centre du monde pour une personne. Cette nuit effrayante ...
Elle déposait une brioche devant moi, j'avais oublié à quel point j'étais affamé et faible. J'en avais assez d'avoir faim. J'en avais assez de tout. Mais je savais que cette nuit, grâce à elle, je survivrais. Car c'était celle-là la deuxième nuit, celle-là où je serais tout pour elle même si elle ne me voyait que comme un chien puant. " T'es tout seul toi aussi ? En fait on est un peu pareil toi et moi. Seul en pleine nuit. Mon pauvre, je peux rien faire pour toi, j'suis même pas capable de m'occuper de moi. " Je venais de gober la brioche en une bouchée, relevant la tête vers elle pour l'écouter. Alors elle était seule, vraiment ? Pourquoi était-elle seule ?

Je plongeais mon regard couleur pluie dans le sien, d'un bleu éclatant. C'était mes yeux d'humains, mes yeux à moi. Mais je ne pensais pas un seul instant qu'elle puisse s'en souvenir, je n'étais rien pour elle. Rien qu'un homme rempli à rabord de haine et dégoulinant d'une fierté qui cachait une intense faiblesse. Non, ce soir, j'étais juste un animal prêt à entendre une histoire, un simple animal qui ne valait rien à ses yeux. Je ne valais de toutes façons pas grand chose.
J'essayais d'exprimer ce que je ne pouvais dire par ce simple regard. Je voulais qu'elle m'explique. J'étais là pour écouter cette nuit, parce que c'était une autre nuit spéciale rien que pour nous. Une nuit froide et emplie de solitude où nous seuls étions les acteurs principaux. Deux acteurs perdus et sans talent, rejetés de tous et mal-aimés. Vivre sous les projecteurs était cruel, on en faisait les frais.

Je m'avançais un peu, hésitais. Non, je ne pouvais pas la toucher. Alors je me contentais de continuer de la regarder. Là, dans le froid de ce mois de mai. J'espérai bêtement qu'elle me raconte tout, moi, un simple clébard venu avec des brioches plein la gueule. Et plus que tout, j'espérais qu'elle parle de moi. Juste un peu, même en mal. Surtout en mal. Je voulais savoir si j'étais sorti de sa vie définitivement et si j'étais juste un terrible crétin de continuer à penser à elle.
Ouais, j'étais con de toute façon, je le savais bien.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Nikki Sullivan, Lun 13 Mai - 2:32


Elle continuait à sonder le regard du chien de façon étrange. Cette couleur était pas banale. Vraiment pas. Elle lui disait quelque chose, lui rappellait quelqu'n. Elle n'arrivait pas à savoir à qui mais, elle était certaine d'avoir déjà vu ce regard avant. Elle tentait de comprendre comment un animal pouvait se montrer aussi expressif mais, aucune réponse ne lui venait à l'esprit. Elle détourna soudainement le regard et se perdit une nouvelle fois dans ses pensées. Comment avait-elle pu tomber aussi bas ? Pourquoi n'était-elle pas tout simplement capable de demander de l'aide ? Elle avait désèspérement besoin de quelqu'un. De quelqu'un qui la comprenne et l'écoute alors qu'elle était au plus bas mais, il n'y avait personne. C'était normal en même tant, elle avait repousser tout le monde, les uns après les autres préférant s'enfermer dans sa solitude. Personne n'avait fais attention qu'en réalité c'était un appel au secours. Personne n'avait compris et maintenant, elle se retrouvait seule avec un chien dans une gare en pleine nuit.

Elle avait besoin de parler. De vider son sac maintenant. De raconter sa vie mais, elle n'avait personne pour qui le faire. Personne à part un animal lui aussi abandonnée. Elle reprit une brioche et la posa de nouveau devant lui l'air songeur. Après tout, elle n'avait qu'à parler au chien, c'était toujours mieux que de parler toute seule. Son regard croisa à nouveau le sien. Elle était prête à jurer qu'il avait envie de l'écouter. C'était de la folie. Elle était en train de devenir folle et pourtant, après quelques temps d'hésitation elle prit la parole. Ca la soulagerait peut-être un peu de dire absolument tout ce qu'elle ressentait. Elle avait gardé trop de chose pour elle alors peut-être qu'après ça elle se sentirait libéré même un cours instants.

    Tu sais, je crois que je me suis foutu en l'air toute seule. J'avais déjà des problèmes mais, j'ai rien fait pour que ça s'arrange. Je me suis laissé tomber encore plus bas. J'ai personne sur qui comptait tu vois ? Même ma propre famille ne veux pas de moi et je crois que tout à dérapé un soir à Londres. J'sais pas pourquoi je te raconte ça, tu comprends même pas mais, au moins je parle pas seule. Tu sais j'ai rencontré un garçon, Oswin. J'peux te dire que je l'aimais pas puis la soirée c'est déroulé vraiment étrangement. J'avais toujours été quelqu'un de raisonnable et ce soir là il a fallut que je termine dans son lit alors que ça ne m'étais jamais arrivé avant.


Nikki prit une profonde inspirtation. Elle n'avait jamais reparlé de cette soirée. Jamais. Elle avait tenté de l'oublier, d'oublier tout ce qui c'était passé mais, c'était plus fort qu'elle. Il c'était passé quelque chose ce soir là qui avait déclenché tout une série d'évènement. Elle ne savait pas trop si elle regrettait ou pas. Elle avait toujours une drôle de sensation quand elle le revoyait mais, elle n'était pas capable d'expliquer pourquoi.

    J'crois que je pourrais jamais oublier cette nuit là, même si je le voulais. J'crois que je regrette même pas. Il a tout les défaut du monde tu vois mais, pendant un court instant j'ai eu l'impression de découvrir une autre personne. Une personne qui valait vraiment la peine qu'on s'intéresse à elle. J'ai pas réussi à comprendre son comportement. Je sais pas pourquoi il est comme ça. Tu sais ce qui m'a le plus marqué chez lui ? Ses yeux. Il a des yeux incroyable. Couleur pluie...


La voix de la Serpentard se perdit dans la nuit. Couleur pluie. Elle regarda à nouveau le chien. C'était pas possible. Il avait exactement les même yeux qu'Oswin, voilà pourquoi il lui semblait avoir déjà vu ce regard. Est ce que c'était lui ? Etait-il un animagus ? Non, impossible. Si c'était le cas, il ne serait jamais allé vers elle. Il la détestait et lui avait bien fait comprendre en l'humiliant à plusieurs reprise. Ca ne pouvait pas être lui. Il fallait qu'elle se conforte dans cette idée.

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Re: Dans la grande gare

Message par : Oswin T. Hooper, Lun 13 Mai - 13:45



What a sad and lonely night.



Pourquoi parlerait-elle de ma misérable personne hein ? J'étais vraiment con de penser qu'elle pourrait encore penser à moi, après toutes ces années. Toutes ces années passées à s’éviter, se croiser par hasard et se haïr. Oh oui, je la haïssais, c'était tout ce que je savais faire. Blesser les autres encore et encore. Alors je l'écoutais juste me parler, je l'entendais me dire qu'elle s'était foutue en l'air et qu'elle en était seule responsable. Au moins on était deux. Elle me disait qu'elle était seule, qu'elle n'avait personne sur qui compter. Encore une fois, on était deux. Je comprenais ce que c'était et même si je m'étais habitué à vivre avec la solitude, il y avait des nuits où j'en étais fatigué.
Cette nuit, j'étais fatigué. Fatigué de tout et il avait fallu que je tombe encore sur elle, c'était toujours elle. Elle revenait sans cesse sans que je comprenne pourquoi. J'en avais marre de ne pas comprendre, marre d'être paumé.

Je pensais qu'elle me parlerait de ses parents, de Poudlard, de n'importe quoi en fait. Mais surtout pas de ça. J'espérai juste secrètement qu'elle en parle, même si je savais très bien que c'était impossible. Et pourtant ... Mon nom sortit de sa bouche. Comme ça, sans que je m'y attende. Je tressaillais, il fallait que je fasse attention, elle ne devait pas me reconnaître. Si elle me reconnaissait, alors tout serait perdu. Elle n'avait pas le droit de deviner, pas le droit de me voir encore une fois faible et perdu. Pourquoi est-ce que je tombais toujours sur-elle dans ces moments là ? C'était rare pourtant, je supportais toujours tout sans rien dire. Mais elle était encore là alors que ça n'allait pas. Encore et toujours elle.

Je ne comprenais pas ce qu'elle disait. C'était la première fois que ça lui arrivait ? Elle n'arrivait pas à oublier ? Pourquoi elle n'y arrivait pas ? Je ne valais rien pourtant, elle devait arrêter d'y penser. J'aboyais, comme pour lui dire qu'il fallait arrêter d'y penser. Mais elle ne pouvait pas comprendre, je n'étais qu'un cabot abandonné et sale à ses yeux. J'avais presque oublié l'espace d'un instant, avant de me rappeler avec soulagement qu'elle ne savait pas. Elle me parlait de cette nuit, de l'autre moi que j'avais montré quelques instants. J'avais honte. Une p*tain de honte que je cachais en moi et qu'elle me remémorait d'un simple regard. C'était peut-être pour ça que je la haïssais tant, parce qu'elle m'avait vu comme je ne permettais à personne de me voir. Seul, faible et perdu. Sans rien.

Elle parlait de mes yeux et je prenais peur. Parce que j'avais beau avoir la forme d'un animal, mes yeux restaient les mêmes. Mais ça ne pouvait être qu'un pur hasard, comme il y avait toujours. Tout était toujours basé sur le hasard de toute façon. Ou la fatalité, je ne savais pas trop.
Je montais alors sur le banc, hésitant encore un peu. Et je frottais ma tête sur son épaule avant de la poser sur ses genoux. C'était pour se tenir chaud bien sûr, ni plus, ni moins. Je n'avais pas envie de la toucher. Ou alors peut-être juste un peu, pour me faire croire que je n'étais pas si seul que ça. Et lui dire qu'en cette nuit froide et pluvieuse de mai, elle n'était pas seule non plus. Que j'étais là, même si ce n'était que pour cette nuit là.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Nikki Sullivan, Lun 13 Mai - 20:51


La verte et argent était toujours en réflexion avec elle même, mine de rien le fait de comprendre qu'Oswin et ce chien avait les mêmes yeux la perturbait un peu. C'était pour le moins étrange et la brunette commençait vraiment à avoir des doutes. Cet animal semblait comprendre ce qu'elle disait et elle n'était pas bête. Elle avait bien vu que pendant son monologue il avait agit un peu étrangement. Assez suspicieuse, elle le regarda quelques instants cherchant à trouver ce qui pourrait le trahir puis abandonna cette idée. Si c'était réellement Oswin elle ne pouvait pas expliquer ce comportement mais, elle préférait encore le voir sous une forme animal. Au moins, là il ne cherchait pas à la blesser et surtout il n'était pas capable de parler. Elle avait beau n'avoir pratiquement jamais réagit à ses attaques cela ne voulait pas dire que ça ne la touchait pas. Il avait réussi à se montrer plutôt blessant même. De toute manière, elle n'était sûre de rien et elle aurait eut l'air bête à s'énerver sur lui pour lui demander de reprendre sa forme humaine.

Elle secoua la tête se demandant si elle venait réellement de parler de ce qu'elle ressentait par apport à Oswin à Oswin lui même. Cela aurait été quand même un comble. Elle préféra effacer cet idée de sa tête une nouvelle fois et laissa l'animal poser sa tête sur elle. C'était un chien des rues, pas forcément beau à voir mais, elle l'aimait bien. Elle le trouvait attendrissant à sa manière. Elle le caressa doucement replongeant encore une fois dans ses pensées. Il fallait qu'elle continue de parler, qu'elle continue de se vider peu à peu de tout ce qui l'avait rendu si mal ces derniers temps. Mais, pour ça, il fallait qu'elle se décidé à parler de ses parents. A expliquer pourquoi personne n'entendait jamais parler d'eux. C'était pas la chose la plus facile mais, elle se conforta dans l'idée que ce n'était qu'un chien et qu'il ne pouvait définitivement pas comprendre ce qu'elle pouvait bien raconter.

    Enfin passons, j'sais pas pourquoi je parle de lui. De toute manière il en a absolument rien à faire.. Dis, tu crois que je pourrais m'en sortir ? Qu'un jour tout iras mieux ? Je suis consciente que j'ai rien fais pour arranger les choses et que je me suis laisser couler mais, j'aimerais ne pas être aussi bas. Pouvoir m'en sortir. Aller juste un peu mieux. C'est pas trop demander, si ? Je pense que pour ça il faudrait que j'ai quelqu'un sur qui comptait mais, j'ai personne. Y a personne qui a comprit que rien n'allait, que ce n'était pas juste un jeu.


Ouais, une personne. Mais qui ? Des visages défilaient dans son esprit sans que personne ne lui semble pouvoir convenir. Neala ? Elle était partit de Poudlard et elle ne voulait surtout pas être un fardeau pour elle. Nate ? Il l'avait trahi alors que c'était l'une des personne à qui elle faisait le plus confiance. Lexie ? Elle avait sa vie à gérer. Elles avaient beau être cousine, elle ne voulait pas non plus être un poids. Il y avait bien Solange O'Riley, son professeur de métamorphose qui lui avait proposé son aide quand elle avait comprit sa détresse mais, avec tout ce qui c'était passé dernièrement, notamment à son cours, elle n'osait pas aller lui demander quoi que ce soit. A trop jouer avec le feu elle avait finit par se retrouver complètement seule encore une fois sans qu'une once d'espoir ne lui parvienne.

    Tu sais pourquoi mes parents m'ont renié ? Parce que je suis à Serpentard. Je serais selon eux le mal absolu et je ne pourrais jamais rien faire de bien dans ma vie. La honte de la famille, voilà ce que je suis. Ils ont peut-être raison. Peut-être que je finirais mangemort ou quelque chose comme ça, Nikki rigola légèrement et secoua la tête. Non mais sérieusement, regarde moi. J'ai l'air d'être quelqu'un de mauvais ou de méchant ?


Elle arrêta de caresser l'animal et le fixa comme si elle s'attendait à recevoir une réponse. C'était assez perturbant. Elle se faisait un monologue, elle n'était pas sûre qu'il écoute, qu'il comprenne. Il en avait peut-être rien à faire et souhaitait juste qu'elle se taise afin de pouvoir dormir. Les larmes lui montèrent au yeux alors qu'elle c'était promis de ne plus pleurer. Faut croire qu'elle n'était pas assez forte pour supporter tout ça..
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Re: Dans la grande gare

Message par : Oswin T. Hooper, Mar 14 Mai - 14:47



What a sad and lonely night.



J'étais bien là, je me sentais mieux. J'avais plus chaud, j'étais moins seul. Même si tout ça n'était qu'un jeu qui sonnait terriblement faux. Parce qu'une fois le jour venu, tout redeviendrait comme avant. Je redeviendrais un homme sans coeur, dans sa carapace inaccessible et avec pour seule compagnie, sa haine. Sa haine et le Jack Daniel's.
Je n'aimais pas ces nuits où tout allait mal, ces nuits où tout semblait perdu. Ces nuits où je tombais sur elle et où je ne pouvais m'empêcher de l'approcher. Ça me laissait toujours vide et honteux, même si cette fois elle ne savait pas que derrière le chien, se cachait l'homme qui revenait toujours. L'homme qui lui faisait du mal parce que c'était tout ce qu'il savait faire. L'homme qui ne connaissait que ça et rien d'autre. Je la laissais me caresser la tête, après tout je n'étais qu'un chien et c'était ce qu'on faisait aux chiens. Puis elle continua de parler, pensant surement que je ne comprenais rien. Mais je comprenais pourtant tout.

Elle me disait qu'elle ne savait pas pourquoi elle parlait de moi, que je n'en avais rien à faire. C'était vrai et pourtant, j'étais quand même là, près d'elle à lui tenir compagnie. Seulement, elle n'en savait rien. Et je ne voulais surtout pas qu'elle sache. Je relevais la tête alors qu'elle me demandait si ça s'améliorerait un jour. Je ne pouvais pas dire oui, je n'y croyais pas moi-même. Alors je me contentais de reposer ma tête sur ses jambes, parce que j'avais perdu espoir que tout aille mieux un jour.
L'espoir reviendrait demain.
Elle me racontait que personne ne comprenait, que personne ne voyait qu'elle allait mal. Personne ne comprenait jamais, on était toujours seul dans ce monde cruel et pourri. Les gens préféraient fermer les yeux sur ce qui n'allait pas autour d'eux pour se conforter dans l'idée que la vie était belle. Que même si leur vie était misérable, celles des autres était mieux. Les gens avaient espoir, on espérait tous. Et il y avait des nuits comme celles-ci, où l'espoir nous quittait pour nous laisser seul et désespéré.

Elle changeait de sujet, me parlant de ses parents. Ses parents qui la voyait comme le mal absolu pour être à Serpentard. Ses parents qui la voyait déjà avec la marque des Ténèbres sur l'avant bras gauche. C'était idiot, le monde était décidément peuplé de crétins fini. Tous les Serpentards ne finissaient pas par lécher le cul d'un homme qui pensait être le meilleur en voulant conquérir le monde. Elle me demandait de la regarder, je le faisais. Mes yeux dans les siens, elle me questionnait sur sa nature. Bonne ou mauvaise ?
Elle semblait juste perdue et fragile. Seule et affamée. Abandonnée. Je collais mon museau sur sa joue, baissant ma tête au fur et à mesure pour la poser sur son épaule.
Moi, peu m'importait qu'elle décide de devenir Mangemort ou non, ce n'était pas mes affaires, pas mon problème. Mais je ne la croyais pas capable de cela, ce n'était pas son genre. Lécher les c**illes d'un mec qui se croyait le plus puissant à cause de son âme baignée dans le noir ? Laissez-moi rire. C'était affligeant.

Je restais là, collé à elle. J'oubliais presque d'agir comme une véritable animal. J'étais de toute façon trop fatigué pour jouer la comédie. Alors je fermais les yeux, laissant le noir m'envahir, ce contact nous apaiser. Peut-être que tout finirait par aller mieux après tout. Peut-être que tout n'était pas perdu.
La pluie dehors s'était subitement arrêtée, un calme étrange régnait alors. Un calme agréable, qui annonçait peut-être un lendemain meilleur.
Oui, peut-être.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Nikki Sullivan, Mar 14 Mai - 15:14


C'était fou comme il semblait comprendre exactement tout ce qu'elle voulait dire. C'était simplement un chien et pourtant, il semblait vouloir essayer de la rassurer. Il semblait attentif à ce qu'elle racontait bougeant seulement quand elle posait des questions. C'était étrange, cela aurait pu même être flippant mais, elle venait d'un monde où la magie existait, où toute ces choses là n'était pas surnaturel. Elle commençait à douter de l'animal, étant de plus en plus sûre que celui-ci n'était pas celui qu'il voulait paraitre. Un animagus était la seule chose censée qui lui venait à l'esprit pourtant, elle ne voulait pas savoir s'il en était réellement un. Elle préférait croire qu'elle parlait seule à un animal qui ne pouvait rien comprendre plutôt que de se dire qu'un humain se cachait réellement là et qu'elle venait de lui livrer tout ce qui la tourmentait. C'était tellement plus facile de faire semblant. Elle le laissa poser sa tête sur son épaule et se sentit étrangement bien, comme si quelque part, sans le vouloir, il tenter de la rassurer. Elle ferma une nouvelle fois les yeux tentant vainement de trouver les réponses qu'elle cherchait tant sans grand succès. Elle savait que même une fois le jour levé rien ne s'arrangerait. Elle ferait juste semblant, semblant que tout allait bien et elle sourirait à tout le monde cachant le mal qui la rongeait. C'était un cycle perpétuel. Faire semblant jour après jour. Personne ne comprenait rien, les humains étaient stupides.

La pluie avaient cessé pour laisser place à de la brume qui les enveloppaient de toutes part. Si elle avait été seule, elle aurait sûrement stressé toute la nuit. Le calme qu'elle trouvait généralement plutôt angoissant était bizarrement apaisant aujourd'hui et pour rien au monde elle n'aurait voulu que le jour se lève. Pourtant, cela faisait des heures qu'elle était assise là, sans bouger, luttant le plus possible contre tout ce qui pourrait la faire sombrer. Il fallait qu'elle se reprenne en main. Bientôt, elle retournerait à Poudlard et personne ne devait savoir ni voir la misère dans laquelle elle avait été ses derniers jours. Tout le monde devait penser qu'elle avait passé des vacances merveilleuses. Personne ne devait être au courant qu'elle avait été seule, perdue et qu'elle avait erré comme une sans abri dans les rues. Non. Quand elle retournerait au château tout le monde la verrait comme d'habitude. Comme la fille arrogante aux allures de princesse pourri gâté, elle préférait encore ça. Elle n'avait plus vraiment la notion du temps mais, ils ne devaient rester que quelques heures avant que le jour se lève. Elle n'avait plus envie de parler, elle c'était déjà étalée sur beaucoup de choses et le sommeil était en train de l'emportait.

Toujours collé contre le mur, la brunette ferma les yeux se laissant emporter doucement par la fatigue. Quand elle dormait elle semblait paisible sans aucun problème apparent. C'était le seul moment où elle pouvait faire le vide dans sa tête et arrêter de se torturer. Malgré le froid et la tristesse qu'elle ressentait elle réussit à s'endormir n'ouvrant à nouveaux les yeux que quand les premières lueurs du jours firent leur apparition. C'est comme si Londres c'étaient remis à fonctionner petit à petit. Tout n'était plus aussi calme et les passants ne tarderaient pas à envahir les rues pour mener leur vie quotidienne. Elle émergea doucement, bien décidé à ne pas rester ici plus longtemps quand elle se rendit compte que l'animal n'était plus là. Du moins, plus sur le banc. Il était en train de partir croyant certainement qu'elle ne se serait pas réveillé à ce moment là. Elle plongea son regard dans les prunelles couleur pluie de l'animal n'étant plus dupe du tout. C'était Oswin elle en était sûre et certaine. Pourquoi était-il resté là à l'écouter ? Pourquoi avait-il passé la nuit avec elle comme s'il tentait de la protéger ? Elle n'aurait certainement jamais les réponses. Il ne les lui donnerait jamais et la prochaine fois qu'ils se recroiseraient ils se cracheraient certainement au visage comme ils avaient l'habitude de faire.

    Merci de m'avoir écouté Oswin. Merci.
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Oswin T. Hooper
Oswin T. Hooper
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Chien-loup


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Re: Dans la grande gare

Message par : Oswin T. Hooper, Mar 14 Mai - 16:43



What a sad and lonely night.



Elle ne disait plus rien, je n'avais plus à écouter. Nous n'étions plus que deux êtres collés l'un à l'autre dans cette froide nuit de mai. Deux êtres seuls dans cette noirceur qu'était leurs vies. Tout était calme, le temps semblait s'être arrêté. Je pensais m'être endormi, je croyais être en train de rêver cette nuit étrange et sans sens. Mais pourtant je la sentais contre moi, la chaleur de son corps réchauffant le mien. Tout était vrai mais tout semblait pourtant si faux. Pourquoi rien n'avait-il de sens lorsque j'étais avec elle ? Mon esprit luttait pour répondre à toutes les questions qui me traversaient, en vain. Rien ne venait, je restais dans l’incompréhension, dans le noir. J'en avais assez de ce noir, de cette brume épaisse dans laquelle je m'enfonçais un peu plus chaque jours. J'avais peur aussi, peur de m'y perdre à jamais et de ne jamais revenir. Mais j'avais surtout peur que ce soit ça la chose dont je désirais le plus au fond de moi.

Mais la fatigue m'emportait, me faisant fermer les yeux pour de bon. Je sombrais dans l'obscurité rassurante du sommeil, me plongeant dans le monde des rêves. Rêver était surement la meilleure chose que cette vie pouvait offrir et je commençais à comprendre pourquoi mes parents avaient été ce qu'ils étaient. La drogue les faisait rêver encore et encore, les sortant d'un monde haïssable et douloureux. Je n'avais jamais compris cette faiblesse, mais en cette nuit froide et solitaire, je commençais à accepter. A comprendre. Mais je ne leur pardonnerais jamais. Ils auraient dû faire attention, je n'aurais jamais dû exister. Je n'aurais jamais dû vivre. Je n'étais qu'une aberration et je le serais jusqu'à ma mort. J'avais bien compris ça et je leur en voulais. Je leur en voulais d'avoir fait cette erreur, je leur en voulais de m'avoir fait exister. Je leur en voulais de n'être qu'un échec et de m'avoir rendu comme je l'étais.
Encore de la haine. Encore et toujours.

Au réveil, je ne me souvenais pas de mon rêve. Mais je me sentais mieux, je sentais que l'espoir revenait en moi. Le jour se levait et la vie devait continuer. Les premiers rayons du soleil me firent refermer les yeux, je n'étais pas sûr d'avoir envie de partir. Mais je le devais.
Elle, elle dormait encore. Si fragile et si belle. Elle ne méritait pas de dormir là, de subir ça. Elle n'était pas comme moi, nous étions différents. J'étais la bête, c'était la belle. Celle qui venait d'une bonne famille, riche et qui était d'une grande beauté. Tout le monde devait l'aimer, ça aurait été la logique des choses. Mais elle m'avait montré que même pour elle qui avait tout, ça ne se passait pas comme ça. Je voulais cracher sur ce monde où rien ne tournait rond. Je voulais prouver que même un rien pouvait devenir quelque chose. J'allais enc*ler ce monde avec beauté, leur prouver que même cette vermine des rues que nous étions valait quelque chose.

Je ne savais pas encore comment, mais j'avais retrouvé la volonté de me battre. J'allais reprendre cette vie en main, lui donner un sens. Même un tout petit. Je trouverais bien un moyen de lui faire prendre la bonne direction.
Mais l'heure était venue ; je devais partir, je devais la laisser. La nuit était terminée et comme la dernière fois, nos routes se séparaient avec les premiers rayons de soleil. Je la laissais dormir, m'éloignant sans un bruit. Mais à peine avais-je fait quelques mètres, que ça voix s'éleva dans les airs, me figeant sur place. Elle me remerciait, moi, Oswin. Pas le chien, mais bel et bien moi. Elle m'avait reconnu et bizarrement ça ne me gênait plus. Je baissais juste la tête, mes yeux ne quittant pas les siens, avant de reprendre ma route.
Cette route longue et sinueuse qui finirait bien par m'apporter quelque chose de bien un jour.


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