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Alentours de Londres
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Lestat Delioncour
Serpentard
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lestat Delioncour, Mar 8 Mai 2012 - 23:50


Lestat regarda à tour de rôle Valens et Evanna. Cette dernière lui rappelait davantage encore pourquoi les bonnes femmes l’insupportaient. L’air ambiant humide et poisseux lui tournait la tête. Il revoyait encore et encore sa mère allongée sur le sol, dans le salon immaculé où il jouait enfant avec la baguette magique de son beau-père et un nécessaire de Maître des Potions réservé aux 5-8 ans. Cette scène le hantait, l’harcelait, le torturait. Ils avaient été seuls, elle et lui.

Sa baguette pointée sur le tapis birman, le sang, un peu partout. La fenêtre légèrement entrouverte. Un bruit.

* Un bruit, Lestat ? *

Oui, un craquement de branche. Et si… ? Non.

Cela lui avait paru si insignifiant, à l’époque. Mais si son esprit avait retenu ce détail si particulier, si ce craquement voulait dire ce qu’il semblait lui souffler depuis ces quelques mois.


« Et si… ? »

Lestat avait parlé d’une voix blanche et déconnectée et doutait que ses comparses de mauvaise fortune ait pu l’entendre. Il s’éclaircit élégamment la gorge et reprit de plus belle.

« Et si, au lieu de chercher comment le piéger, étant donné le peu d’éléments que nous avons ainsi que… »

Il lança un coup d’œil à Evanna et ravala la réplique cinglante qu’il était sur le point de porter.

« … d’autres éléments perturbateurs, nous essayions de trouver qui aurait pu être présent lors de nos petits moments de faiblesse ou qui pourrait être au courant. Pourrait-on trouver un dénominateur commun ? Je n’en sais rien. Mais si nous devons entrer en guerre contre cet énergumène dénué de sens de l’honneur… »

* Ah parce que tu en as de l’honneur toi ? *

« … nous devrions peut-être rassembler le plus d’éléments possibles concernant son identité présumé. Réduire la liste des suspects. »
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Valens Fenwick
Serpentard
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Spécialité(s) :
Permis de Transplanage


Re: Alentours de Londres

Message par : Valens Fenwick, Mer 9 Mai 2012 - 14:47


Après un léger blanc, voyant apparemment une limite dans les discussions autour de la manière de piéger l'auteur de ces lettres, Lestat hasarda une autre manière d'aborder les choses, non sans souligner la coopération délicate entre eux. Toujours en croisant leurs données, il proposa de voir si certaines personnes revenaient dans chacune de leurs affaires, de près ou de loin.

L'idée en soi ne semblait pas mauvaise et le jeune homme approuvait la réflexion. Mais désigner des individus précis lui serait juste impossible. Il réfléchit rapidement mais aucun moyen ne lui vint à l'esprit pour pouvoir émettre une liste de personnes. Il ne put émettre que des hypothèses complètement sorties de son chapeau. Il n'oublia pas d'en prévenir ses complices avec un profond soupir.

- Je n'en ai pas la moindre idée. Il ne me cible pas vraiment moi directement et je ne serais pas étonné si certains des faits remontaient à avant ma naissance. Toutefois si sa motivation est la vengeance, je peux lister un certain nombre de familles déchues susceptible de m'en vouloir directement. Indirectement ce serait trop vaste.
Mais si la motivation est autre, s'il poursuit un but véritable, la situation se complique et je ne peux émettre que des conjectures. J'image qu'un employé du ministère ayant accès aux archives et pouvant consulter et croiser rapports et actes notariés pourrait en être à l'origine. Mais quelqu'un s'y intéressant de près depuis très longtemps, ayant suivi différentes affaires et ayant fait sa propre enquête pourrait également être parvenu à ce résultat. D'un autre côté, l'héritier de cette dernière personne pourrait également avoir hérité d'un dossier mis en réserve comme une arme qu'il a décidé d'utiliser à présent.
L'un dans l'autre, je trouve le champ des possibles excessivement vaste... Mais si vous pensez pouvoir trouver des similitudes en croisant les données, je vous en prie, toute information supplémentaire est bonne à prendre.


Sur ce point, le garçon se montrait un peu défaitiste. Il n'avait pas encore entendu les hypothèses des autres que déjà la tâche lui semblait herculéenne. Après tout qu'en savait-il? Les autres personnes auraient peut être des informations plus précises qui mettraient en exergue les petits détails de leurs listes de suspects.

Il étira ses bras et machinalement s'appuya sur le dossier de sa chaise qui craqua de manière sinistre d'un côté. Manquant de choir, il se repris bien vite en se redressant prestement. D'un air un peu dégoutté, il vit que le bois avait été rongé par les termites et avait perdu de leur solidité. Il espérait cependant qu'elles n'étaient pas en train de diner sous lui...
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Franck Stein
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Re: Alentours de Londres

Message par : Franck Stein, Lun 28 Mai 2012 - 3:19




Rp Ithylis McQuinn-Aloys Riverside

____________________________

    -Fais pas le malin avec nous ! File tout ce que tu as où on te crève !


******


C’était une triste journée de printemps. Le ciel était gris et menaçait, d’un moment à l’autre de tomber, de ses gouttes de pluie, sur Londres. J’étais, en effet, marchant, dans les rues Anglaises. Dans les rues Moldus pour être plus précis. Mais pas dans celles, où, ma famille avait l’habitude de se rendre, pas dans celles, où les familles aisées avaient l’habitude de se rendre. Non, j’errais, seul, dans les Banlieues de la Capitale Anglaise. On entendait le bruit des voitures, le roucoulement des pigeons, les volets qui s’ouvrent et se referment, les sirènes des policiers –toutes les deux minutes.

Le Bus Magique, en attendant d’avoir mon permis de Transplanage, m’avait déposé non loin de là. J’effectuais, à présent, tout le chemin à pied vers ma destination. Une destination qui m’était cher au cœur.

J’avais, d’une idée aussi brève et lumineuse qu’une étoile filante, de me rendre dans l’une des ruelles de mon enfance. Là où j’avais rencontré Iris, un pauvre ivrogne à la barbe grise, sale et puante. Il toussait sans cesse ; c’était ce qui m’avait, la première où je l’avais vu, le plus marqué. Tousser. Tousser. Il ne faisait que ça. Finalement, cela lui aura été fatal quelques années plus tard. Je tournais à un carrefour, et entrais dans une sombre ruelle. Il y a un peu moins de 10 ans, j’avais entendu une voix, une voix venue de cette ruelle. Il pleuvait en ce jour, aujourd’hui, le ciel n’était pas loin de répéter la même symphonie. D’ailleurs, des petites gouttes commençaient à tomber sur le sol. Je me souviens de m’être abriter, non sans peur, sous la petite maisonnette carton qu’Iris, le vieil ivrogne, avait construit comme il le pouvait. Nous avions discutés longtemps autour d’un petit feu. Sa chaleur n’en était rien à côté de ses paroles…pleines de sagesse, pleines de tendresse, de gentille, et d’humour. Durant de nombreuses années, il m’avait soutenu, en sa présence, je me libérais de l’étau familial et de sa pression. Je me laissais aller à ce vieil homme. J’étais à présent devant ce qui était, avant sa destruction, surement par le vent, -quoique- la maison d’Iris. –Quoique-. Je me demandais que fût devenu le corps de mon vieil ami. En effet, très étrangement, ce fut le jour où mes pouvoirs s’étaient révélés qu’Iris –un moldu- avait rendu l’âme. –Quoique-. Quoique, parce que je m’étais évanouis, et réveillé dans mon lit. Cela voulait dire que quelqu’un m’avait retrouvé, ramené ? S’agissait-il de mon père ? Tout ce que je savais ce que j’ai jamais su ce qu’on avait fait au corps d’Iris.
    -Ahahaha, keuf, keuf.

On toussait, dans mon dos. Des rires, dans mon dos. Des pas, dans mon dos. Une présence, deux personnes, dans mon dos.
    -Hey toi ! Qu’est-tu fou ici ?!

Je me retournais, et me faisant face, deux jeunes –la trentaine- deux hommes me toisaient, sourire aux lèvres. Ils étaient pauvrement vêtus, une barbe de trois jours, sale, venait recouvrir leur visage. L'un deux avait une cigarette dansante de la bouche à la main. L'autre, de sa main gauche, jouait, comme si de rien n’était, d’un couteau bien aiguisé. Ils n’étaient surement pas là pour me faire la conversation.
    -Allez…montres nous tout ce que tu as sur toi…dirent-ils en s’avançant.

    -Je n’ai r…

    -Fais pas le malin avec nous ! File tout ce que tu as où on te crève !

Le ton était beaucoup plus autoritaire. L’ironie n’avait plus lieu d’être. Leurs intentions étaient palpables. Je voulus, d’un geste instinctifs et habituels, sortir ma baguette, mais, me trouvant devant deux moldus, je renonçais à cette initiative ; et me réfléchis, sans panique, -ce qui me surpris, je me sentais invulnérable en cet endroit, je savais l'esprit d'Iris veillant sur moi- à un moyen de m’en sortir.


Dernière édition par Aloys Riverside le Jeu 14 Juin 2012 - 13:01, édité 1 fois
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Juliet Lennox
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Re: Alentours de Londres

Message par : Juliet Lennox, Sam 2 Juin 2012 - 23:46


Ce n'était pas un jour particulièrement ensoleillé. Il faisait un temps aléatoire, et la météo était de celle que la plupart des gens dépréciait. Personnellement, j'aimais beaucoup cet aspect nuageux et couvert que prenait le ciel, comme si celui-ci allait était indécis et pris dans un tourbillon d'émotions. Et puis, si il pouvait pleuvoir, ma journée serait complète : j'adorais sauter dans les flaques, grande gamine de mon état, et puis se rendre compte du regard des passants lorsque, riant aux éclats, je me retrouvais mouillée jusqu'au visage était toujours quelque chose d'extrêmement satisfaisant, sans que je sache réellement pourquoi. J'avais choisi, comme lieu de balade, Londres. Pourquoi ? Tout simplement à cause de la magie qui émanait de l'endroit. C'était une ville que j'appréciais beaucoup, et que je redécouvrais à l'infini et avec extase. Pourtant, toute cette agitation était bien loin de mon environnement natal... Pourtant, j'aimais autant les grandes cités que les grandes régions désertes et pleines de merveilles naturelles.

En cet instant, j'avais pris la décision de me perdre dans les rues à l'allure un peu sordide de la capitale. Se perdre... Vu mon naturel parfois enfantin et donc un peu étourdi, j'avais toutes les chances de pouvoir réaliser cet exploit. Et qui sait ce qui pouvait arriver, une fois perdue...

Deux heures plus tard, je l'étais complètement. Je possédais de plus un sens de l'orientation dont on ne pouvait avoir confiance, malgré mon don d'Animagi. D'ailleurs, par précaution, je ne laissais jamais mon esprit animal complètement léthargique. Cela avait l'avantage de me conférer des sens acérés. Et également des yeux remarquables, dont la couleur animale oscillait entre le doré et le noisette. Donc. «Paumée dans les rues» résumait bien ma situation, mais je ne laissais pas une chance à l'angoisse, qui rêvait depuis toujours de me contrôler. Et puis, cela ne venait que de ma décision, si j'étais perdue, il n'y avait aucun problème. Même s'il ne faisait pas beau, je savais fort bien que nous étions en fin de matinée. J'avais tout mon temps.
    - Fais pas le malin avec nous ! File tout ce que tu as où on te crève !
Une voix, menaçante. Quelque part, elle gueulait, dans la rue adjacente. J'aurais pu ne rien faire. Après tout, des gens se font agresser tout les jours, et que des inconnus entendent ou voient leur douleur ne les empêchent pas de finir à l'hôpital. Ou à la morgue, d'ailleurs. Mais laisser faire, c'était une attitude méprisable. Le comble de la déchéance humaine, entre autre. Mon père, Drew, m'avait toujours appris à tendre la main aux personnes en difficulté, quelles qu'elles soient. Bien sûr, il avait le cœur trop bon, et sa maxime avait quelques raisons d'être subtilement erronée, mais dans son ensemble, je la respectais, tout comme lui, je le respectais.

Aussi, forte de mes principes, et de ma supériorité, je me faufilai un chemin jusqu'à l'avenue sombre, sans pour autant sortir ma baguette ou la moindre arme Je ne pouvais tout de même pas montrer ma prédisposition à la magie. La police Moldue aurait pu me rattraper, et même le Ministère de la Magie si l'envie leur en prenait; être cataloguée Mangemort alors que je voulais simplement essayer de sauver quelqu'un n'étant pas quelque chose qui me plairait.
J'arrivais. Trois hommes étaient là. L'un d'eux, en mauvaise posture, venait probablement de sortir de l'adolescence et arborait un air noble. Les autres étaient plus vieux, et si un seul s'amusait avec un couteau (que j'enviais d'ailleurs beaucoup), tandis que l'autre fumait. Je me vis un instant en eux, parce que finalement, j'aurais pu devenir ainsi, et je le pouvais encore. Ils ne m'avaient pas encore vu. Je sortis de l'ombre où j'étais confiné, un peu indécise, prise au dépourvu. Un peu chamboulée, je n'en conservais pas moins ma combattivité, et je me mis en devoir d'agiter ma carcasse en direction des pitoyables crétins de bas-étage, avec précaution, pour ne pas prendre le risque de me faire blesser. Je tenais tout de même à la vie, et refusait le rôle de héros qui se sacrifiait pour un parfait inconnu. Avec détermination, j'entrepris de désarmer les deux hommes, qui avaient commencé par m'adresser des menaces pour le moins futiles. Et, bien que mon intention n'était pas de leur faire profiter d'un lynchage en règle, il fallait bien les faire partir. Et puis, après tout, c'était bien eux qui avaient voulu racketter l'inconnu, je ne faisais rien de mal. Enfin... Pas vraiment. Ils finirent par partir, alors que le sang, leur sang, se mettaient à couler de façon plus grave, sans toutefois mettre leur vie en péril. C'était du moins ce que j'espérais. Ce fut toutefois un soulagement de les voir détaler.

Je prenais place devant le jeune homme rescapé, le fixant avec intérêt de mes yeux ambrés. Je pris un sourire censé redonner le moral, bien qu'en ces conditions il put paraître un peu surfait. Je remarquais une protubérance rappelant beaucoup la forme d'une baguette magique, mais je fis semblant de ne rien voir, car il était possible que je me sois trompée.
    - Est-ce que ça va ?
Dans mes paroles, je n'étais pas le moins du monde originale. Mais se renseigner sur l'état de ce garçon me semblait la chose la plus logique, alors qu'il venait de se faire «agresser». Ce n'était pas quelque chose de banal, et il y avait des raisons d'être choqué par ce qui venait de se dérouler. Pour laisser au loin cet aspect un peu trop lugubre des choses, je continuais avec fluidité, pour occuper l'esprit de ce jeune homme dont je ne connaissais rien.
    - Em... Je m'appelle Ithylis. Et toi, c'est comment ?
Stupide, peut-être. J'avais aussi probablement tort de le traiter avec tant d'égards, car quelques personnes, dont moi, n'appréciaient pas cet étrange traitement de faveur. D'autant plus que je venais de voler au secours de l'étranger sans lui demander son avis, même si cela partait d'une bonne intention. Bref. J'attendis la suite des évènements en me balançant virtuellement d'un pied sur l'autre, sans oser trop ajouter quelque chose par peur de la réaction de l'autre.

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Franck Stein
Serpentard
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Re: Alentours de Londres

Message par : Franck Stein, Lun 4 Juin 2012 - 14:24



Ils se rapprochaient de moi. Ma baguette toujours, dissimulée. Ma main, hésitante, venait et s’éloignait de l’endroit, où, le bois de bois magique, l’appelait avec insistance. Mais ma raison, devant ces deux moldus, m’empêcher de céder à son chant. Ils se rapprochaient de moi, et, je ne savais que faire. Je n’avais jamais appris à me battre. Mon père pensait que toutes les batailles se gagnaient par le charisme, par l’argent. Or je doutais que cette première arme, si l’on pouvait nommer cela ainsi, soit l’un de mes premiers atouts de par ma nature renfermée ; en ce qui concernait la seconde…mon père la détenait mais refusait de la partager avec moi. En outre, je n’en voulais pas.

Ainsi, je devais me débrouiller, par je ne savais quel moyen….La fin de ma pensée ne fut pas aussi certaine que le début, car, de la ruelle, venant de la lumière, une jeune femme vint à mon secours. A l’image d’un catwoman, -une héroïne de bande dessinée moldue que j’avais eu le plaisir de feuilleter-, bien que sans déguisement –car catwoman était une jeune femme déguisée en chat noir- la nouvelle arrivante troubla mes agresseurs, et après une lutte plus ou moins acharnée, où le sang, néanmoins coula, les fit fuir. Ces derniers prirent leur jambe à leur cou, non sans lancer des insultes et autres commentaires censurés envers la jeune femme. Sa présence avait totalement éclipsée la mienne.

Que mon père aurait-il pu s’il savait qu’une jeune femme venait de me sauver la vie… ? Il aurait été honteux, et fou de rage. M’enfin, ce qui était fait…était fait, et je remerciais d’un sourire la jeune femme présente devant moi.

Ses yeux me fixaient avec intensité, comme pour voir, si, après cet événement, dans quel état je me trouvais. Son sourire formel, et sa réponse confirmèrent cette idée :
    - Est-ce que ça va ?

Avant que je ne puisse répondre, elle continua, d’une voix fluide et calme, sur sa lancée, ayant pour seul but, semblait-il, de me rassurer.
    - Em... Je m'appelle Ithylis. Et toi, c'est comment ?

Me rassurer en me donnant son nom…Ihylis, ce n’était pas courant. Enfin, de par mon expérience. Aloys…non plus d’ailleurs. Me rassurer, également, en me tutoyant, mais, bien que donner mon identité n’était pas un soucis pour moi, tutoyer était une autre affaire, et d’une autre difficulté quant à l’éducation bourgeoise que j’avais reçu, ces 17 premières et dernières années.
    -Oui Merci, ces mo…

Je me tus aussitôt, me rendant compte, de la gaffe que j’étais peut-être en train de faire. Rien ne me disait que cette jeune femme était une sorcière. Rien ne me disait qu’elle était au courant, de quelques façons, du monde magique dans lequel je vivais. J’avais été à deux doigts de prononcer le mot moldu devant elle…qu’elle en aurait la conséquence ! Les prochaines minutes, surement, pourraient me le dire. Je réfléchis donc, en deux secondes, à ce que je pouvais répondre, sans me dévoiler. Tout allait pour le mieux, mais, je ne pouvais lui donner cette réponse. La présence de ma baguette m’avait, durant ces longues minutes d’agression, rassurées, car je l’aurais utilisé en dernier recours…et même si, j’avais résisté à son appel, l’inquiétude, au contraire d’une tranquille surprenante, ne m’avait pas habitée.
    -Oui, ça va, je vous remercie pour votre aide. Vous me semblez doué pour ce genre d’affrontement, lui disais-je en souriant, pour plaisanter. J’attendis quelques instants. Enchanté de vous connaitre Mademoiselle Ithylis,

Je me rapprochais d’elle, elle qui se balançait sur ses pieds comme une enfant, afin de lui serrer la main, pour lui montrer, à la fois, mon respect et ma gratitude. A quelques mètres d’elle, je pus, enfin, enfin à cause de l’obscurité de la ruelle qui m’empêchait de la voir correctement, je pus, enfin, me la décrire. Trois à quatre ans plus âge que moi, de mon humble estimation, Elle était plutôt mignonne, avec sa longue chevelure blonde, qui, à la lumière, paraissait celle d’un Ange. Une véritable héroïne, me disais-je ironique. Elle n’était pas très grande, quoique à ma taille, ce qui permettait à mes yeux, de s’ancrer dans les siens sans difficultés. Des yeux troublants, de couleur noisette doré. Ils dégageaient une innocence prononcée, une expression allant à l’encontre de tout ce que je venais de voir de la jeune femme. Elle était trempée…pourtant, il n’avait pas encore plu… ?

En outre, tout dans son être, dans son attitude, se contredisait…Enfant, enfant rebelle...
    -Je suis Aloys Riverside.

Et ce fut à cet instant, que du ciel, de nombreuses gouttes de pluie tombèrent. Heureusement, enfin, je ne savais pas vraiment, mais, à quelques mètres, toujours dans cette même ruelle, j’apercevais, non sans mélancolie et nostalgie, un carton faisant office d’abris. J’aurais pu utiliser la magie, trouver un quelconque sortilège, bien qu'en cette seconde, aucun de cet aspect ne me vint à l'esprit, toutefois, il m’était impossible d’en faire l’utilisation tant que je n’étais pas certains de la véritable nature de mon interlocutrice. En ce cas, Je fis un signe de la tête à la jeune femme, alors que le cliquetis de la pluie s’était transformé en une forte parade symphonique, vers le bout de carton, et lui soufflais, dans le tumulte du sol fracassé :
    -Peut-être ferions-nous bien de nous abriter non ?

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Juliet Lennox
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Re: Alentours de Londres

Message par : Juliet Lennox, Lun 16 Juil 2012 - 13:50


Le jeune homme me regarda un instant sans rien dire. Rien d'étonnant à cela, puisqu'il venait de se faire agresser. Sans doute, la surprise, le choc, devaient l'avoir figé. Il est toujours plus que déroutant, en tant que passant se promenant tranquillement à Londres, de se faire agresser, d'autant plus que souvent, on n'hésite pas à se dire que les malheurs n'arrivent qu'aux autres. Cependant, il reprit très vite ses esprits, et commença à dire quelque chose, mais il s'interrompit rapidement. Je tiquais, et émit une inconsciente moue surprise, car le garçon avait arrêté de parler en désignant les deux personnes qui s'étaient enfuies comme des "mo"-quelque chose. Avait-il voulu dire «moldus» ? Peut-être. Ou peut-être pas. Beaucoup trop curieuse, j'avais envie de lui demander ce qu'il avait voulu dire, mais c'était au risque trop important de compromettre la sécurité du Monde Magique. Je n'avais jamais apprécié le fait de cacher la vérité aux non-sorciers, ce que je trouvais totalement stupide et déraisonné, pourtant en moi ne persistait aucune envie d'être traînée en justice; car cela entrainait perquisition et enquête, et ce que faisait ma famille n'était pas tout à fait légal. Avoir peur de déclencher un problème qui nuirait à mon frère, la seule personne de mon sang qui me restait et que j'adorais, m'avait depuis longtemps dissuader de faire des conneries importantes.
A mon léger étonnement, mon curieux interlocuteur ne semblait pas plus inquiet que cela, comme il m'avait semblé au premier abord. Il sourit, et nota que je me débrouillais bien pour affronter des gens, tout en me remerciant de mon aide; et après avoir attendu quelques instants, il ajouta qu'il était enchanté de faire ma connaissance. L'inconnu s'approcha et me serra la main. Il me semble que nous en profitâmes pour nous détailler mutuellement du regard, attitude normale face à un inconnu. Lorsque j'étais plus jeune, et encore maintenant, quand je me trouvais seule, il n'était pas rare que je prenne du temps pour observer les personnes que je ne connaissais pas, à essayer d'en apprendre sur eux grâce à leur physionomie. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la façon dont s'habillent les gens, leur démarche, leur posture, et d'autres critères, en disent long sur eux.
En l'occurrence, l'homme qui me faisait face était plus jeune que moi, probablement était-il encore étudiant. Il possédait une épaisse chevelure bouclée, brune, qui contrastait avec son maintien et son port de tête nobles, et ses traits fins et élégants. Nous avions approximativement la même taille, aussi on pouvait dire qu'il n'était pas très grand. Ses yeux étaient marrons, et ils émanaient d'eux une sorte de rêverie mélancolique. On ne le voyait pas facilement, et décrire ainsi la pseudo-lueur qui soit-disant illumine le regard de quelqu'un est d'une bêtise presque absolue. Aussi je dirais que ce que je pensais du garçon était surtout question d'impressions, et il faisait sur moi un bon effet, dans l'ensemble, tout comme ses pupilles me faisaient penser au fait que l'esprit de l'anglophone devait être songeur.
Mon examen de sa personne ne dura guère plus de quelques secondes, et bientôt le garçon se présenta comme Aloys Riverside. La pluie se faisait violente, et bien que j'aimais beaucoup me trouver sous elle, cela n'était pas idéal pour entamer une conversation avec quelqu'un. Tant pis, lorsque les gouttes arrêteraient de tomber avec autant de frénésie, je pourrais me jeter dans les flaques d'eau qui ne manquaient pas de se trouver dans la rue, qui était vieille et emplie de bosses. Le dénommé Aloys devait penser la même chose que moi, car soudain il désigna un carton dans l'allée, me proposant de s'abriter en dessous. J’acquiesçais et me dirigeais délibérément vers celui-ci.
La question que je me posais depuis tout à l'heure, et qui me brûlait les lèvres encore maintenant, à savoir si Mr. Riverside était un sorcier ou pas, menaçait dangereusement d'être dite. Je décidais de lui demander de façon sous-entendue, car de toute manière j'avais peu de doute sur l'identité de mon interlocuteur. Une fois que nous nous fûmes réfugiés sous l'abri de fortune, je me mis à observer d'un air pensif la pluie qui tombait.
    - Dites... C'est étrange, que la pluie tombe à cette période de l'année. On dirait que quelqu'un a jeté un maléfice, dis-je avec un sourire. Vous y croyez, à ce genre de choses ? Aux sorcières et à la magie ?

Alea jacta est. J'étais presque sûre d'avoir raison en pensant qu'Aloys était un sorcier, de nombreux détails m'y poussaient : il était particulièrement bavard, pour quelqu'un qui ne me connaissait pas. Même si je lui aurais sauvé la vie, un Moldu ne m'aurait même pas remercié. Je ne pense pas cela par animosité pour eux, mais les Moldus sont incroyablement fermés. Deuxièmement, le garçon était bien habillé, et cela ajouté à son attitude générale me permettaient de croire qu'il faisait partie du monde magique, et même qu'il devait appartenir à une famille noble, car je n'avais jamais croisé de personne n'ayant pas connaissance de la magie qui s'habillait ainsi, dans un style typiquement sorcier, car ne suivant pas les modes vestimentaires édictées, et qui avait cette manière de paraître.
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Joe Parker
Poufsouffle
Poufsouffle

Re: Alentours de Londres

Message par : Joe Parker, Jeu 19 Juil 2012 - 20:44


Veuillez excusez mon intrusion, mon RP n'a aucune incidence sur le votre, je ne fais que passer pour les patrouilles


Et voilà qu'une nouvelle soirée de patrouille commençait. Depuis que le ministre avait mit le monde magique en état d'urgence les Auror devaient être partout dans le pays pour protéger les habitants, qu'ils soient sorciers ou non, d'Angleterre. La tâche était vraiment ardue, surtout qu'avec ça suivait une diminution du nombre d'Auror. Joe avait été chargé de superviser une équipe avec Roxanne Jones dans Londres. Autant dire que le territoire était plus que grand, le groupe était constitué de quatre personnes, les deux Auror "chef" ainsi que deux autres qui étaient sous leurs ordres. Chaque "chef" prenaient avec lui un autre Auror du même sexe que lui, comme ça il n'y aura aucun arrêt dans des ruelles sombres afin d'occuper la nuit.

Joe partait donc avec son co-équipier avec qui il avait eu la chance de faire connaissance lors de leur première patrouille ensemble, la veille. Ils avaient beaucoup discuté tout en marchant dans les rues et ruelles de Londres. La chose la plus délicate était de repérer les sorciers encore présent dans les rues après le couvre feu, fixé à 21H30. En effet, le minstère avait décrété que plus personnes ne pouvaient sortir une fois l'heure dépassé. Il fallait donc différencier les sorciers des moldus et de rediriger les sorciers chez eux, avec politesse même quand ils étaient bourré. Marchant lentement, les deux jeunes hommes regardaient souvent leur montre, pour voir quand leur ronde allait prendre fin. Roxanne et l'autre jeune femme devaient être dans le même état que les hommes. Tout se passait bien pour le moment, mais la nuit n'était pas fini, tout pouvait arriver, d'un moment à l'autre.


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Claire Wilson
Gryffondor
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Alentours de Londres

Message par : Claire Wilson, Jeu 30 Aoû 2012 - 14:22


Rencontre et passion.
# Logan & Megan #


Les yeux rivés sur le plafond de son tendre appartement, Megan avait les paupières plus que grandes ouvertes. C'était un cauchemars affreux qui l'avait fait se réveiller en sursaut, laissant quelques perles du sueur couler sur son front sans qu'elle ne puisse faire quelque chose. Ses muscles avaient du mal à ne pas rester crisper et son souffle ne semblait pas vouloir se calmer. Elle avait eu la trouille. Voyant que de rester ainsi sans bouger ne lui permettait pas d'oublier les affreuses images qui avaient traversé son subconscient et qui avaient semblé plus réelles que jamais elle s'appuya sur ses mains encore tremblantes pour s'asseoir sur son lit. Voilà bien longtemps que la jeune vélane n'avait pas fait un rêve aussi douloureux que celui ci et les souvenirs l’assaillaient sans qu'elle n'ait demandé quoi que ce soit. La blonde regarda l'heure : 5h07 du matin. Bon sang qu'il était tôt ! Mais tant pis, il lui était à présent impossible de se rendormir ; la nuit aura été plus que courte et elle aurait voulu la continuer puisque son premier cours n'était qu'en début d'après-midi.

Tant pis. La jeune femme se leva quand même et enfila une tenue de sport, courir un peu aller lui faire du bien. Il faisait encore nuit dehors mais cela l'arrangeait plus que ne l'a dérangeait... Il y avait peu de chance qu'elle ne croise quelqu'un et tant mieux. Elle n'était pas du tout d'humeur à papoter tranquillement ; elle avait juste envie de se retrouver seule sans que quiconque ne vienne l'importuner, la vélane désirait simplement penser et repenser à ce qu'elle avait vécu cette nuit là. C'était sa façon à elle d'effacer toutes les possibilités que ce rêve ne vienne la hanter une nouvelle fois. Elle se devait d'écarter toutes les possibilités, toutes les fins possible, même les plus affligeantes. Habillé d'une tenue noir collant à son corps et d'une écharpe blanche, elle sortit donc de son appartement et son visage fut frapper par la froideur de l'automne qui s'approchait plus de l'hiver que de l'été. Elle se mit donc rapidement à courir afin de se réchauffer.

Cela faisait maintenant plusieurs minutes que Megan courait à travers les rues sans qu'elle ne croise quelqu'un. Elle avait eu l'occasion de se faire observer par quelques chats qu'elle avait tiré de leur sommeil à cause du bruit qu'elle faisait ; d'un air dérangé, ils n'avaient daigné n'ouvrir qu'un oeil et tendre leur oreille, cela étant suffisant pour constater qu'il n'y avait aucun danger ; ils vivaient leur vie tranquille et avec solitude sans demander quoi que ce soit à quiconque à part un peu d'amour de temps à autre. Elle aimait les chats. Sans s'en vraiment s'en rendre compte, l'ancienne Gryffondor avait accélérer son allure qui ressemblait plus à un sprint qu'à une course matinale pour se réveiller. Ne quasiment plus sentir le sol sous ses pieds était une sensation très agréable qu'il fallait connaitre au moins une fois dans sa vie et pour cela il fallait travailler dur, courir souvent... Mais alors qu'elle s'apprêtait à tourner elle percuta violemment quelqu'un.

- Non mais vous n'auriez pas pu faire attention! Regardez où vous marchez bon sang !


Sa réaction ne s'était pas fait attendre ; les insultes c'était son fort... Lorsqu'elle avait heurter la personne, elle avait été déséquilibrée dans sa course et son pied s'était visiblement tordu, la faisant tomber au sol. Non mais c'était pas possible ! Assises par terre bien malgré sa volonté, elle tata sa cheville sans même prendre le temps d'adresser un regard à l'auteur de ce crime, beaucoup plus préoccupé par la douleur qui venait de se réveiller brutalement au bout de sa jambe gauche.
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Logan Jameson
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Re: Alentours de Londres

Message par : Logan Jameson, Ven 31 Aoû 2012 - 1:04


Marcher, pour oublier. Si seulement ça marchait. Des souvenirs noirs hantaient le jeune homme, plus sinistres que le noir lui même. Il sentait ses poils se dresser sur sa chaire froide, refroidie par la brise fraîche du matin. Comment oublier ce passé sanglant ? Jamais il n'oubliera. Voir sa mère se faire tuer sous ses yeux à l'âge de huit ans, une partie de l'âme du jeune homme s'était envolée avec elle. Marchant dans les rues de Londres, il repensait comme souvent à son passé tragique et hors du commun. Les yeux humides, il vivait et vivra la souffrance toute sa vie, cachant la vérité aux autres.

La chaleur n'était pas au rendez-vous, à croire que tous les atomes s'étaient gelés. Une fois de plus il marchait en pleine rue déserte, sans personne, il n'avait besoin de personne. Une larme coulait sur sa joue droite, une petite perle d'eau salée qui renfermait au fond d'elle une enfance brisée et, le manque d'une mère. Son battement de coeur s'accentua, il le sentait frapper contre son oesophage, un autre flash back, cette fois-ci il avait revu l'image de sa mère morte sur le carrelage glacé de la maison. Il stoppa sa marche afin de reprendre ses esprit, il ne sentait plus cette brise matinale, la chaleur envahie en peu de temps tout son corps. Il fallait être fort mentalement, depuis l'âge de huit ans. Ne parlons pas de son père, qui ne mérite même pas ce nom, comment un homme peut abandonner son fils, en pleine adolescence ? Son passé était bel et bien glacial et faisait froid dans le dos.

Vivre sans repères, sans père ni mère a été très difficile pour lui dans le passé. Maintenant il cherche à repartir à zéro bien qu'il n'oubliera jamais sa vie antérieure. Il avait repris la route, sans vraiment savoir où il allait, de plus à cette heure-ci aucun tabac n'était ouvert, oui il avait pris une des mauvaises habitudes moldu, la cigarette. Il allait entamer un virage quand une personne lui rentra littéralement dedans, avant de se vautrer sur le sol.

Il posa les yeux sur le visage de cette personne, qui était venue perturber son tourbillon infernal de souvenirs. Une jeune femme, dotée d'un visage qu'on ne cesserait de regarder. Elle n'avait même pas posé les yeux sur Logan, elle avait seulement prononcée quelques paroles. Il se plaça devant-elle, il ne voulait pas la relever, la jeune femme s'était peut-être fait une entorse, il valait mieux la laisser assise un moment. Il s'accroupit face à elle et pénétra littéralement dans ses yeux.


- Je ne vois pas à travers les murs, veuillez m'excuser.

Lança-t-il en esquissant un léger sourire. Lui qui pensait trouver personne, comme d'habitude, un peu de changement de ferait pas de mal. Il était encore perdu dans ses yeux, comme s'il ne pouvait plus s'en défaire.
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Claire Wilson
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Re: Alentours de Londres

Message par : Claire Wilson, Sam 1 Sep 2012 - 14:04


Elle avait cette étrange sensation d'avoir son coeur dans les chevilles ; en gros, elle avait vraiment mal. Ah non, c'est sur cette fois elle ne s'était pas loupée et sa cheville devait sans doute être bien foulée ou quelque chose dans le genre qu'elle ignorait parce que la médecine et elle ça faisait 3. La seule chose que la jeune femme savait, c'est qu'elle avait mal et que c'était de la faute du gars qui lui était rentrée dedans. D'ailleurs les hommes étaient toujours là quand il ne fallait pas, à nous coller dans les pattes pour rien et à nous faire tomber ! Elle souffla tellement son énervement était dru ; Megan, c'était pas le genre de bonne femme à apprécier se faire bousculer par un homme et se retrouver les quatre fers en l'air en pleine rue - certes déserte à cette heure ci. L'homme venait de s'accroupir face à elle et semblait complètement à sa merci. Même si être vélane avait quelques désavantages qu'elle était notamment entrain d'enfouir au plus profond d'elle avant que l'agacement dont elle faisait preuve lui soit fatale ; elle avait ce pouvoir envoûtant bien utile lorsque de l'aide était nécessaire.

- Je ne vois pas à travers les murs, veuillez m'excuser.
- Et sinon vous savez au moins comment traiter une femme correctement ? Faire votre sourire dragueur et inutile n'est pas un bon début en tout cas... Rel'vez moi bon sang !


Le pauvre, il n'avait rien demandé et voilà que la colère de l'ancienne Gryffondor s’abattait sur lui... Mais pour sa défense, la journée avait déjà super mal commencé et sa mauvaise humeur était simplement dû à un cauchemars dont elle se serait bien passé. Néanmoins, elle prit le temps de regarder correctement le jeune homme à qui elle était entrain de tendre sa main pour qu'il la relève. Il n'était pas si désagréable à regarder bien que la cigarette qu'il avait à la main était un point négatif pour la mauvaise haleine, l'inconnu était potentiellement... Il y avait une possibilité que... il était probable que... elle en fasse son petit quatre heures, juste pour le plaisir et pour que cette journée pourris se transforme en une meilleure journée. Après tout, Megan voulait simplement faire du sport et si sa cheville n'était plus capable de fonctionner pour l'instant, il lui suffisait de trouver un autre sport.

Elle respira donc un bon coup afin de se calmer ; ses deux mères qui elles aussi étaient deux vélane magnifiques lui avaient expliqué que des pulsions sexuelles elle pouvait en avoir à n'importe qu'elle heure et à n'importe qu'elle moment et que généralement, il était facile qu'elles s’exaucent puisqu'il lui suffisait de mettre ses atouts féminins en avant pour qu'un homme lui tombe généralement dans les bras. Les hommes n'avaient aucune résistance, c'était assez impressionnant. Mais ce sentir désirée était très appréciable. On verra bien comment il réagirait et s'il choisirait de se faire un peu plus insistant et si des pulsions s'étaient éveillés en lui comme cela venait d'être le cas pour la vélane...
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Re: Alentours de Londres

Message par : Invité, Jeu 22 Nov 2012 - 18:38


{ RP unique }
Décembre, banlieue de Londres. Il pleuvait légèrement, comme souvent dans cette capitale. Un léger brouillard planait encore et il faisait si froid qu’une brise glacée vous mortifiait le visage. Il était encore tôt ce matin-là et les rues étaient pour ainsi dire désertes dans ce riche quartier résidentiel de la périphérie. Pourtant, tel un spectre, une silhouette apparut à l’angle de la rue. Elle s’était matérialisée d’un coup, comme sortie de nulle part. C’eut de quoi en interpeler plus d’un, mais il n’y avait personne pour témoigner de cet acte surnaturel. À vue d’œil, il s’agissait d’un homme et il trimbalait une lourde malle. Pas besoin de vous faire un dessin car vous l’aurez compris, c’était un sorcier qui venait de transplaner.

Cet homme, c’était Victor. Et ce quartier, c’était celui dans lequel il avait grandi. Celui dans lequel il n’avait plus mis les pieds depuis bien des années. La malle qu’il trainait, c’était celle qui l’avait emmené accompagnée à Poudlard durant les sept années de sa scolarité et qui fut sa fidèle accompagnatrice durant ses nombreux périples. Qu’il était étrange de se retrouver là, après tout ce temps. Et c’était d’autant plus déroutant que rien n’avait changé. Enfin, si : il y avait de nouvelles maisons, un nouveau chantier, les charmants réverbères d’époque avaient été remplacés de plus modernes et le tout puait encore plus le moldu qu’avant. Mais fondamentalement, c’était toujours le même quartier et il n’y avait pas de quoi se sentir désorienté.

Victor se rappelait très bien de la dernière fois où ses pieds avaient heurté ce trottoir. Il avait 17 ans et était sur le point d’entamer sa septième et ultime année à Poudlard, cette prestigieuse école de sorcellerie qu’il abhorrait tant. Que n’aurait-il pas donné pour aller dans un établissement plus digne de sa condition, comme Durmstrang ; cet institut dont il avait si longtemps rêvé. Le fait est qu’il n’était plus jamais revenu chez lui après cette fameuse dernière année à Poudlard, et c’était en quelque sorte une promesse qu’il s’était faite. Ne plus jamais remettre les pieds chez lui, chez cette mère traitre à son sang et ce pleutre qui lui servait de frère. C’est ainsi qu’il s’était volatilisé au sortir de l’école, et qu’il avait entrepris un tour du monde long de plusieurs années.

Finalement, fort est de constater que ce qui avait le plus changé c’était lui. L’adolescent introverti avec un léger embonpoint avait fait place à un jeune homme empreint d’une certaine assurance et pouvait à présent compter sur un certain charisme. Cet éloignement du nid familial lui avait été plus favorable que tout ce qu’il avait pu imaginer et c’était bien plus serein qu’il était de retour à la maison. Dans cette bonne veille capitale où ses racines prenaient leur source, et ce quoi qu’il en dise. Cela se marquait d’ailleurs sur son visage, car il avait beau avoir parcouru des contrées plus exotiques les unes que les autres, son teint était toujours aussi pâle et contrastait plus que jamais avec sa chevelure brune foncée, accentuant la couleur surnaturelle de ses yeux. On est anglais ou on ne l’est pas.


« Locomotor Barda », lança-t-il alors machinalement à son gros coffre, décidé à se mettre en route. Et lorsqu’il se mit on marche, c’est tout naturellement que ses affaires lui emboitèrent le pas. Et les moldus, me direz-vous ? Au Diable les moldus, ils n’avaient qu’à se mêler de ce qui les regardait ! Pourquoi pas méditer sur leur misérable existence ? Il fallait dire qu’ils ne voyaient jamais rien de toute façon, et à tous les coups ils s’imagineraient que Victor était l’un de leurs et que sa malle était munie de roulettes. Comme si c’était possible de le confondre, lui, avec l’une de ces pitoyables créatures…

Au bout de quelques minutes de marche, le jeune homme arriva devant le portail qui menait chez lui – où plutôt chez ‘eux’, car il avait toujours eu bien du mal à s’identifier à ce qui lui restait de sa famille. Mais quelle ne fut pas son étonnement que sa maison était surplombée par un écriteau ‘À vendre’, qui plus est recouverte d’une inscription ‘Vendue’. Alors comme ça sa pauvre mère avait eu le malheur de déménager et de léguer son bien, héritage de ses ancêtres depuis bien des générations, à de vulgaires inconnus ?! Moldus de surcroit comme en témoignait l’agence immobilière en charge de la vente. Oh, mais ça n’allait pas se passer comme ça ! Elle le lui paierait, cette folle… et cher.

En colère, Victor cracha par terre et frappa du pied. Il ne manquait plus que ça tiens ! Il était enfin de retour et c’était tout ce dont il avait droit comme comité d’accueil. Voilà qui lui rappelait bien brutalement pourquoi il s’était résolu à fuir cette famille de fous et ce monde dans lequel il n’avait pas ça place ! Mais les années avaient filé bien vite et il avait bien été obligé de constater que tous ses voyages, ses rencontres, ses expériences et ses aventures ne l’avaient mené nulle part. Enfin, il n’était pas parvenu à trouver d’endroit sur terre où il se sente davantage chez lui, mais il s’était trouvé lui-même et c’était peut-être déjà ça. Il était à présent prêt à affronter son destin ! D’ailleurs, en un nouveau crac sonore, il transplana à nouveau pour se rendre au Chemin de Traverse où il séjournerait quelques temps.
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Oswin T. Hooper
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Re: Alentours de Londres

Message par : Oswin T. Hooper, Sam 9 Fév 2013 - 20:34



Enjoy.

(( PV : Nikki Sullivan ))


Ça aura été une vraie journée de malade today. Une de ces pures journées qui commencent tellement mal mais qui terminent si bien. La bande et moi-même, on était en train de mettre le feu dans ce bar branché de Camden Town et malgré la taille assez restreinte du lieu, y'avait un paquet de monde de présent. Y'a encore deux heures, j'aurais jamais crû me retrouver là, sur cette petite scène et devant ce public de malade. D'la faute à Léo ça encore, cet idiot s'était pété une jambe en faisant le con sur une chaise en équilibre sur une table. J'avais eu envie de lui arracher la tête avec les dents sur le coup, tellement j'avais eu la haine et qu'il m'avait foutu les boules. Je vous jure, ce mec était un crétin fini par moment. Encore, il aurait fait ça un jour où on avait rien, j'dis pas. MAIS PAS UN JOUR OU ON DONNE UN CONCERT SA MÈRE. Enfin, après quelques sortilèges plus ou moins approximatif de notre part à tous, on avait réussi à lui remettre ses os en place. Ça avait été un peu un miracle, mais on avait réussi. Enfin fallait dire aussi que le Léo, il avait l'habitude de se péter des trucs. Sauf qu'après, ça avait été au tour de Charlie de faire de la m*rde avec sa vie, comme d'habitude aussi quoi. Cet andouille trouvait plus sa basse ... J'avais gueulé tellement fort, qu'il l'avait retrouvé très vite. J'vous dis même pas.

Mais on y était arrivé au final.
Et on était à fond.
Déjà deux heures qu'une ambiance de dingue régnait et la dernière chanson arrivait doucement mais surement. J'étais fatigué à force de courir partout et chanter comme un dingue, mais j'aurais sincèrement pu crever sur scène et continuer comme ça à jamais. J'adorais ça. J'étais vraiment heureux que comme ça d'ailleurs et ça se voyait. On était sur " Love is a Social Disease " de Bon Jovi désormais et je venais tout juste de rouler une pelle à Léo histoire de faire crier un coup le public. Ça marchait toujours bien ce genre de truc et j'avais de toute façon déjà vu assez de son corps pour me permettre ça. C'était qu'un pote hein, mais on était vraiment très proches. Au point de faire des plans à trois ensemble et de s'amuser à s'embrasser sur scène.

C'était old scool comme jamais ce soir. J'adorais le hard rock, le bon vieux. Je voulais pas que ça se perde cette merveille, je voulais pas que le monde oublie à quel point cet univers musical était génial. Les dernières notes de la chanson résonnèrent et c'était la main sur le micro que je reprenais mon souffle, un sourire immense sur le visage. Y'avait vraiment du monde, de tout genres. Des moldus comme des sorciers. Mais on avait tous un truc en commun à cet instant précis : La musique. C'était trop bon. Je voulais pas que ça s'arrête.
Mais j'avais pas le choix.
Je décrochais le micro et allait le placer à mon piano, m'installant ensuite derrière le clavier. L'heure de la dernière chanson avait sonné, la plus calme, une des plus belles. Une que j'adorais. Le piano bouffait pas mal de place sur la petite scène, mais on s'était tous mis d'accord sur le fait que cet chanson devait être jouée. Parce qu'elle parlait à tout le monde et qu'elle était vraie comme jamais. " Merci d'être là ce soir pour nous écouter ... " Je plaçais mon index et mon majeur sur ma bouche, envoyant un bisou invisible dans les airs. " Mais c'est l'heure de la dernière chanson, malheureusement. Ouais, le bar veut pas de nous plus longtemps ! Donc voyez avec eux pour les réclamations ! " Des cris de protestations s'élevèrent, me faisant éclater de rire.



Les premières notes de November Rain résonnèrent donc, ma voix glissant doucement " November Rain " près du micro. Cette chanson ... Elle me retournait toujours. Je vous avez déjà dit que j'étais tombé amoureux une fois ? Non ? Et bien voilà. Ça m'était arrivé, à moi. Oswin Thomas Hooper avait donné son coeur. J'étais jeune à ce moment là, j'avais 13 ans. J'étais amoureux comme jamais de cette espèce de salope qui me l'a piétiné comme si ça avait été un vulgaire tapis. Bref.
"When I look into your eyes, I can see love restrained. " Mon coeur se serrait à chaque paroles prononcées et c'était surement pareil pour les personnes dans la salle. Une fausse pluie nous tombait dessus - Magiquement en fait, mais cela pouvait passer pour un tour moldu tout simple. Un silence régnait dans ce bar auparavant si agité et à mes yeux, c'était ça la vraie magie. La puissance d'un chanson, d'une mélodie. Faire passer les émotions à travers des notes, des nuances de ton. On pouvait me dire ce qu'il y avait de plus magique que cela ? A mes yeux, rien.

La fin de la chanson arriva bien vite, une puissante émotion émanant de chacun des membres de W.A.R. On avait tous une histoire derrière ses mots et Gamblebeard en pleurait même. C'était normal, avec ce qu'il avait vécu.
A la dernière note, je restais un moment immobile, mains sur mon piano avant de me reprendre enfin. "Merci à tous, vous êtes géniaux. On espère vous revoir bientôt ! "

Et voilà, c'était terminé. Après deux heures et demies, l'intense bonheur qui m'habitait allait prendre fin. J'aimais pas les fins, je les détestais même. Mais elles étaient inévitable. Le bar se vidait peu à peu tandis qu'on commençait tous à ranger notre matos en discutant du show. Mais moi j'avais besoin d'un verre avant de partir, et d'une cigarette. C'était gratuit pour nous d'ailleurs, alors c'était en me dirigeant vers le comptoir que je comptais bien en profiter un peu. J'avais pas remarqué la fille à côté de moi alors que j'commandais mon verre, ni même qu'en fait, je la connaissais. P*tain, le monde était vraiment petit.


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Re: Alentours de Londres

Message par : Nikki Sullivan, Sam 9 Fév 2013 - 22:34


Nikki avait vraiment passé une mauvaise journée, le genre de journée ou tout va de travers quoi. Alors là, maintenant elle avait juste envie de décompresser et surtout qu'aucun petit con ne vienne lui prendre la tête. Vraiment elle avait les nerfs là, elle aurait pu exploser d'une seconde à l'autre et tout casser autour d'elle. Bref, ce soir elle voulait s'amuser et peu importe avec qui. Et la de suite elle avait surtout besoin de boire, quelques verres de vodka et elle se sentirait libérée. Oui elle était mineure et alors ? Sa fausse carte d'identité ferais l'affaire.

Il était assez tard quand elle pénétra dans le bar, y avait un espèce de groupe de hard rock sur scène qui hurlait comme des malades. Un peu comme des animaux enragés quoi. Peu importe, valait mieux ça que des ballades mielleuses à faire vomir. Elle s'assied, commanda un verre.. Puis deux. En fait elle les enchaînait, pour oublier.. Oublier quoi ? Cette saloperie de vie de Mer**, ces putains de journée plus merdique les unes que les autres et ces putains de gens tous plus cons les un que les autres aussi.

Généralement elle était pas comme ça, elle était plutôt aimable avec les autres sauf si vraiment on la cherchait trop mais aujourd'hui c'était juste pas possible. Ce qu'elle avait vu un peu plus trop dans l'après-midi l'avait déchirée à l'intérieur.
Alors là, c'était fini. The end. Il était hors de question que ça continue comme ça. Elle n'en pouvait plus d'être la fille gentille avec tout le monde, qui sourit tout le temps et qui ne dit jamais rien. Et puis ça lui avait apporté quoi à part de se faire prendre encore plus pour une conne ? RIEN. Non, vraiment c'était une salle journée.

L'alcool commençait à lui monter à la tête, elle allait se lever pour se dégourdir les jambes quand elle entendit le chanteur du groupe prendre la parole. Elle connaissait sa voix mais, le bar était tellement blindé qu'elle n'arrivait pas à l'apercevoir. Tant pis, elle s'en foutait de toute manière. Une nouvelle chanson débuta, une chanson de Mer**. Toute tranquille accompagnée de ce piano à la con. Elle tenta de se concentrer sur les paroles, grosse erreur. Les larmes lui montèrent aux yeux, c'était pas censé être un groupe de hard là ? Pourquoi fallait-il qu'il chante une stupide chanson d'amour ?

Elle recommanda un verre. Nikki bouillonnait à l'intérieur d'elle, journée de Mer**, histoire de Mer** et groupe de Mer**.

Merci à tous, vous êtes géniaux. On espère vous revoir bientôt !

Si je pouvais ne pas vous réentendre sa serait cool aussi,marmona-t-elle.

Enfin de toute façon ils avaient terminé, elle aurait plus besoin d'écouter cette horrible musique. Le bar commençait à se vider mais, Nikki n'avait pas envie de bouger. Elle regarda autour d'elle s'il n'y avait pas quelqu'un de potable, histoire
de s'amuser un peu quoi. Elle secoua la tête, ce n'était vraiment pas dans ses habitudes. Puis là, il vint s'asseoir à côté d'elle. Elle le fixa un bon moment avant de se rendre compte qu'effectivement elle le connaissait. Oswin Hooper, dernière année à Gryffondor. Elle soupira, il avait fallu quelle tombe sur la personne la plus désagréable, prétentieuse et emmerdante au monde.

Super, lança-t-elle, je ne crois pas que ça aurait pu être pire..
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Oswin T. Hooper
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Re: Alentours de Londres

Message par : Oswin T. Hooper, Dim 10 Fév 2013 - 22:45



Enjoy.



J'étais vraiment crevé, mais tellement heureux. Heureux et triste à la fois en fait, parce que ça avait été génial cette soirée mais qu'elle touchait à sa fin. J'aimais décidément pas les fins. Ouais je l'avais déjà dit mais j'vous emmerdais, bien profond même. Je passais une main dans mon cou, le faisant craquer pour faire passer la douleur qui commençait à me tirailler à force d'avoir fait le con pendant aussi longtemps. Mais c'était une bonne douleur, alors j'me plaignais pas. J'aurais pu avoir mal toute ma vie à cause de ça que, honnêtement, ça m'aurait pas gêné du tout. Ça faisait un peu maso dit comme ça tiens.
Mon verre de Jack Dan' venait d'atterrir sous mon nez quand une voix désagréable heurta mes douces oreilles. Elle me disait un truc, mais j'avais pas envie de me péter le cul à m'occuper de ça. J'lui jetais même pas un coup d'oeil sur le coup, tellement j'étais bien et que je voulais pas me prendre la tête avec une rageuse venue se vider la tête dans l'alcool. C'était moche d'ailleurs ça, mais j'le faisais souvent aussi. Sauf que je finissais jamais mort et que j'étais pas déprimé, c'était juste une p*tain d'addiction au Whisky et avec mon job au Chaudron Baveur, la tentation était trop forte pour que j'y résiste.
Enfin bon, on s'en battait les couilles en fait.

Après une première gorgée, j'allumais une clope, laissant traîner mon paquet à ma droite. Je jetais un coup d'oeil à la bande, histoire de voir où ils en étaient et si Léo était ou non, sur le point de se péter un bras ou sa deuxième jambe. Ça aurait pas été étonnant de sa part vous savez et j'étais presque surpris de voir qu'il était tout calme et en train de draguer une petite serveuse. J'en connaissais un qui allait pas finir seul ce soir, le p'tit chanceux. Enfoiré même. J'avais pas envie de finir seul non plus mais tout ce que j'avais à proximité c'était une espèce de dépressive en rogne. J'l'avais même pas regardé tellement son commentaire quand j'étais arrivé m'avait fait chier. Elle était pas contente de me voir ? Mais qu'est-ce que j'en avais à foutre ?! Si ça allait pas elle dégageait d'ici et allait se trouver une autre place, ou même mieux, elle dégageait du bar tout cours et rentrait voir sa mère.
Sauf que attends. Si elle avait dit ça, c'était parce qu'elle me connaissait nan ? Je roulais des yeux, maudissant ma malchance à croiser perpétuellement des gens que j'pouvais pas encadrer dans les endroits les plus plus improbables du monde. J'étais sûr que même perdu au fin fond du Pérou, après un voyage dans les montagnes à dos de lama et arrêté à un chiotte, je serais foutu de croiser un de ces trous du cul d'élèves ou autres paysans que j'avais juste envie de cogner dès que je les voyais.

J'risquais donc un oeil vers cette fille, dégageant un nuage de fumée en sa direction. J'voyais pas grand chose de son visage à cause de sa touffe de cheveux brun, mais j'mis pas longtemps à la reconnaître pour autant. C'était cette espèce de grognasse de Serpentard ... Miky ? Twinkie ? Nan ... M*rde je me souvenais plus, mais c'était un truc du genre. Plus ou moins quoi. Oh attends. On s'en battait aussi.
Elle avait l'air aussi ravie que moi de la voir. Autant dire que c'était pas joyeux. Elle avait un verre de Vodka à moitié vide devant elle et ça devait pas être son premier. Fallait le vouloir pour boire de cet alcool pur comme ça, parce que c'était vraiment pas très bon niveau goût et ça défonçait vite. Soit elle voulait oublier des trucs pas cool, soit c'était une alcoolique anonyme de 15 piges. Je penchais plutôt pour la deuxième solution perso', cette fille me semblait pas nette du tout. J'tirais une nouvelle bouffée sur ma cigarette, faisant ensuite tomber les quelques cendres en équilibre dans le cendrier en face de moi. J'avais toujours rien dit à la Minkie à côté de moi et j'en avais de toute façon aucune envie. Je l'ignorais à mort quoi, sauf que je sentais qu'elle me regardait de temps à autres et ça me gênait grave.

J'poussais un soupir de dingue avant de tourner la tête, croisant son regard pour la première fois. J'étais complètement inexpressif, un mélange de fatigue, joie et mélancolie bouillant en moi. J'étais vraiment très détendu pour une fois et ça allait surement lui clouer le cul au sol de me voir aussi peacefull. C'était pas souvent mais là j'avais aucune raison de péter un câble : La soirée avait été parfaite, j'buvais un verre du meilleur whisky du monde en fumant tranquillement, dans un bar quasiment vide. Il pouvait bien y avoir cette meuf à mes côtés que j'en avais quand même rien à foutre. Elle aurait pu dire ce qu'elle voulait : que la musique était merdique, que mon cul était pas ultra sex, que les chimichangas c'était dégueulasse; que je serais resté zen. " Bonsoir à toi aussi Rikkie ... Ou un truc du style " Je fronçais les sourcils, buvant une gorgée. Okay il m'avait fallu 10 minutes pour lui répondre, mais j'lui répondais. " J'vais pas faire genre je suis content de te voir puisque c'est pas le cas mais bon. J'ai un talent pour tomber sur les gens que je veux pas voir alors je vais faire avec pour ce soir ! Pas envie de m’énerver. " Ça se sentait grave que j'étais mort rien qu'en m'entendant parler. " Tu préfères pas du Jack à la Vodka ? Parce que c'est grave pas bon la Vodka ! " Ouais bon, j'avais déjà eu des sujets plus philosophiques que ça mais là j'étais pas trop en état. Allez, barman ! Un nouveau verre s'vous plaît !


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Re: Alentours de Londres

Message par : Nikki Sullivan, Dim 10 Fév 2013 - 23:41


Même pas il prenait la peine de lui répondre ce petit con. Il était à la hauteur de sa réputation quoi, un emmerdeur prétentieux. Le pire c'est que ça l'énervée, une réponse ça l'aurait pas écorché. Elle continua à l'observer, le truc bien chiant en fait. Il lui souffla la fumée de sa cigarette en plein visage, non mais sérieusement, il se prenait pour qui ? Il pouvait bien se donner un genre avec ses cheveux longs, son groupe pourri et tout le reste. Il n'en restait pas moins un abruti sans intérêt.

Elle hésita à se lever, elle lui en aurait bien collé une, juste pour lui remettre les idées en place à cet idiot mais, elle n'était pas sûre d'arriver à tenir debout. Elle pesta intérieurement, c'était vraiment un boulet. Le genre qui se la pète et qui prend de haut tout le monde alors qu'en réalité il est encore plus merdique que tous les autres. Puis là d'un coup il se décide à lui répondre, 10 minutes après. En plus d'être un emmerdeur il foutait quarante ans à comprendre qu'on lui avait parlé.

Rikkie ? En plus de ça, il était même pas foutu de dire correctement son prénom. C'est pour dire à qu'elle point il était con. Nikki esquissa un sourire moqueur, préférée le Jack à la Vodka ? Le gars il était même pas capable de formuler correctement une phrase et encore il se la pétait. Elle attrapa le paquet de cigarette que Oswin avait laissé trainer et lui en pris une. Elle lui demanda pas, elle voulait juste lui mettre les nerfs. Elle termina son verre de vodka cul sec et en recommanda un autre. De toute manière au point où elle en était un de plus ou un de moins ça ne pouvait pas lui faire de mal. Elle approcha un peu plus son tabouret du garçon avant de lui lancer :

- T'as jamais pensé à arrêter la musique ? Parce que sérieusement c'était.. Pourrave quoi.

De la pure provocation, du Nikki tout cracher. En réalité la musique passer encore, elle avait juste envie d'emmerder le monde. En l'occurance, Oswin quoi. Puis avec toutes les fois où il faisait chier les autres ça pouvait bien lui retomber dessus un peu, non ? L'alcool lui monta encore plus à la tête, elle avait peut-être un petit peu trop abusée. L'avantage c'est qui si elle décidait de ramener quelqu'un chez elle se soir elle ferait pas trop la difficile vue son état.

Elle observa un peu plus le Gryffondor. Il avait de beaux yeux, un beau visage aussi.. Oh mais c'est quoi le problème là ? Elle se gifla intérieurement, fallait vraiment qu'elle soit désèsperait pour le trouver à son goût. Honnêtement, Hooper à quand même une tête de dépravé. Bon la elle y allait un peu fort mais c'était pas sa journée. Puis rien à foutre, elle pouvait pas l'encadrer elle allait pas essayer d'être sympa avec lui.

Le bar était quasi vide désormais, y avait qu'elle, Oswin et les autres mongoles de son groupe. La Mer** quoi, elle pourrait même pas s'amuser avec un gars à moins qu'elle se décide à faire dans la charité et à ramener l'un d'entre eux avec elle. Désespérant comme situation. Elle soupira avant de reprendre la parole.

- Tu sais que ta un don ? J'veux dire pour emmerder les gens.
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Oswin T. Hooper
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Chien-loup


Re: Alentours de Londres

Message par : Oswin T. Hooper, Lun 11 Fév 2013 - 21:15



Enjoy.



J'venais d'vider mon verre cul sec, enchaînant le deuxième de la même façon. J'avais l'air d'exaspérer la demoiselle à mes côtés et j'pigeais pas trop pourquoi. J'étais pas désagréable là, si ? Enfin j'étais assez narmol, zen, détendu, calme, pépére, COOL. Enfin tout ce que vous voulez quoi. Mais j'étais pas en mode super sayan de haine ultime style je fais la pute à mort. Okay j'avais un peu oublié son prénom à cette meuf et elle avait du mal le prendre, ça d'accord. Mais j'en avais rien à péter moi de sa gueule ! Alors c'était pas un peu logique que son prénom me passe au dessus du bandana ?! Allez, troisième verre. J'allais pas tenir longtemps à ce rythme, mais j'pensais bien que j'allais en avoir besoin pour supporter l'autre. J'avais un peu envie qu'elle parte, même si elle m'faisait marrer à s'la jouer pétasse avec moi. Fallait qu'elle pige que vu mon état d'esprit aujourd'hui, j'en avais rien à foutre. Pis même, elle faisait un peu pitié en fait.
'Tain, attends là, d'où elle se rapprochait d'moi ? J'la voulais pas plus prêt oh !
J'torchais mon verre d'une traite encore une fois et le Jack' me montait doucement mais surement à la tête. J'avais chaud et même si j'venais d'finir ma clope, j'en rallumais une aussi sec. Un jour promis, je me calmerais là dessus.

" T'as jamais pensé à arrêter la musique ? Parce que sérieusement c'était.. Pourrave quoi. " J'lui jetais un coup d'oeil purement et simplement amusé. C'était tellement bas comme attaque que c'en était risible. Elle avait pas aimé ? Mais et aloooors ? Je l'avais pas forcé à rester nous écouter si ? Surtout que j'étais sûr qu'elle me disait ça juste pour me foutre à mal. Dommage, c'était raté, ça m'faisait juste marrer. Enfin bon, chacun ses goûts de toute façon et c'était pas la première fois que je me prenais la fougue de jeunes ados prépubères en mal de sensations fortes. En temps normal j'aurais cherché à la foutre plus bas que terre, parce que soyons honnête, c'était assez simple à faire ça. Mais là j'avais pas le goût à faire ça, et puis quand elle verrait que ses remarques débiles me passaient au travers, elle se sentirait peut-être assez conne pour arrêter.
J'remarquais qu'elle m'avait piqué une clope aussi, elle pétait pas plus haut que son cul comme meuf, c'était bien ça. J'étais vraiment dans un good mode pour laisser passer ça.

" - Tu sais que t'as un don ? J'veux dire pour emmerder les gens. " Et allez, vas-y que j'ouvre encore ma gueule ! Franchement elle me faisait rire tellement c'était minable. Même si c'était pas tout à fait faux ça ... Faire chier les gens c'était un peu un art après tout, et j'étais une grand artiste dans ce domaine ! Tiens d'ailleurs ça me donnait une idée.
C'était avec un grand sourire aux lèvres que je plantais mon regard pluie dans le sien,une main sur le comptoir et l'autre sur le haut du tabouret. J'étais carrément tourné vers elle en fait, et j'tapais un rythme avec mon pied droit. Elle aimait pas ma voix ? Elle pouvait pas m'encadrer ? Et bah elle allait être servie. " I'm a cold heart breaker fit to burn " C'était vrai que c'était spécial comme style, vachement enragé et tout. Mais elle pouvait pas nier le fait que je chantais parfaitement juste, sinon c'est qu'elle avait pas d'oreilles mais des feuilles de chou à la place. Enfin quoi que ...
" And I'll rip your heart in two. Then I'll leave you lyin' on the bed " Bon forcement, c'était un peu plus calme sans les instruments derrière, mais ma voix de chat enragé envoyait du pâté quand même. " I'll be out the door before you wake, it's nothin' new to you "

" 'Cause I think we've seen that movie too " J'descendais d'mon tabouret, passant derrière le sien et posant mes mains sur le dossier. C'était même pas vraiment pour la rendre dingue, je commençais juste à être un peu poivrasse et un poil trop joyeux.
" 'Cause you could be mine ! But you're way out of line ... " J'avais pas envie qu'elle soit mienne, mais elle était pas non ultra moche alors, avec quatre ou cinq verres en plus dans le nez peut-être que j'aurais pas dit non au final ...
" With your bitch slap rappin'
And your cocaine tongue
You get nothin' done
"
J'avais dit chacune des phrases un coup à droite, un coup à gauche de sa tête et j'revenais finalement me placer près de mon tabouret " I bet you could be mine " J'terminais sur ça, riant doucement. Elle tirait une tête assez fun, j'en pouvais plus. J'savais pas pourquoi mais je la trouvais plutôt cool en fait, avec ses faux-airs de " Je suis trop méchante je vais t'éclater le cul avec mes vilaines paroles de vilaine fille. " Non franchement, c'était marrant. Allez, hop, le quatrième verre. J'aimais l'alcool en libre service. Je plantais à nouveau mon regard dans le sien et je savais pas trop pourquoi mais, une espèce de compliment était sorti de mes lèvres. " 'Sont chouettes tes yeux tiens. J'avais pas vu. " Mon verre dans la main, je pointais un doigt vers elle " Couleur chocolat. J'aime bien le chocolat "

Allez, un p'tit verre de plus ♪



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