AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
Page 9 sur 9
Allemagne, la bière, la joie !
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9
Lizzie Bennet
Modération RPGPoufsouffle
Modération RPG
Poufsouffle

Re: Allemagne, la bière, la joie !

Message par : Lizzie Bennet, Mer 4 Mai 2016 - 10:55


(HRP : En fait, je n’arrive pas du tout à intégrer Lizzie au début du portrait pardooon.)

Pourquoi étais-tu là déjà ?

Il fait noir et lourd comme en un four. Il suffirait, pour le visualiser, de remplacer les barres métalliques et tâches grasses incrustées par des rangées de sièges où toi et les autres spectateurs vous asseyez. Ce soir, Underlinen ouvre le bal de la fascination. Vous ne vous fiez pas tant, bien sûr, aux on-dit. Par exemple, il est évident que tu n’as guère le profil pour te laisser pénétrer l’esprit par quelque inconnu. Un mariage put*in. Tous des c*ns. Ils nous font perdre notre temps, et ruinent le nôtre. Mais ils ont à bouffer. Et puis. Tu connais le maître du jour. Et reste que tu désires voir les jeux de lampes et de rampes.

Parce que c'était un juge ?

Ouverture de rideau. Frémissement avorté. Quelque clown grossier comble la transition, qui se fait longue. Sélectionne un enfant qui, brun et maigre comme une tige, s’avance dans l’arène, se prête aux jeux de casseroles à claquer avec une chaussure, en rythme, pour clore la série réalisée aux clochettes. Ah non. Ils sont frères et soeurs.

Parce que c'était des riches ?

B*rdel y a vraiment besoin de faire autant de boucan pour un mariage ? Ils se prennent pour quoi, les princes des terres voisines ? Ton attention, d’abord encourageante, presque bienveillante, décroît rapidement. Tes yeux lorgnent avides le biscuit apéritif logé entre les mains de ton voisin de gauche. Tu ne peux t’empêcher de songer qu’à manger si lentement, il les laissera froides et esseulées dans leur plastique rectangulaire. Vous oubliez le château, le spectacle, l’étendue marbrée ; rien n’importe plus tant que le besoin insistant de lui en piquer un… juste un… rien qu’un bout. Une bouchée. Innocente.

Parce que c'était un mariage ?

Là. Tu voyais une meuf qui distribuait les gâteaux salés, sur plateau. D'argent, avec les cuillers qu'ils avaient tous en bouche depuis la naissance. C'était toujours comme ça ? En vrai, tu savais pas. T'avais jamais assisté au mariage de ta soeur. T'étais à Azkaban, à l'époque. Mais vu qu'il l'avait tuée direct, de toute façon, t'espérais qu'ils aient pas fait trop de dépenses pour la cérémonie.

Lequel portait le plus la marque du parjure ?

Ces gens étaient bien trop habillés. C’en était indécent. M’enfin, pour récupérer à bouffer, t’allais faire pareil. Tu repérais un mec. A peu près ta taille. Tu lui faisais de l’oeil. Marchait pas. Tu l’attirais dans un coin avec un banal #Voluptas Garden. Tu le butais. #Hostium Halitus. If you're ready ladies, better keep steady. Ready, aim, shoot. Don't need ammunition, on a mission. Headshot.   Tu cherchais un arbre, en trouvais un, te changeais. T’espérais que le type était pas trop important, connu, intégré à cette famille de richos, mais il semblait assez esseulé quand tu l’avais trouvé.

De la trahison de la communauté magique ?

Tu bidouillais tes cheveux. En vrai, t’étais carrément sexy en mec. Plus encore qu’avec le Polynectar Parkerien. Il allait falloir envisager les costumes plus souvent.
Tu cherchais la fille avec le plateau de bouffe. Elle était plus là. Rentrée, sans doute.

Des privilèges des tradis asservis au Ministère ?

Comme beaucoup des invités. En même temps, on faisait pas attendre un Juge au Tribunal magique du Schleswig-Holstein. A l’entrée, il y avait deux silhouettes en robes ; une femme un peu trop belle pour être vraie ; un adolescent longiligne. Lui, il était finalement plus marquant. Il avait des imperfections qui attachent l’oeil ; des cernes plongeantes ; des veines qui émergeaient de sous la peau trop pâle ; un teint maladif ; un nez grossier ; une coupe ratée.

Des nobles soumis aux moldus ?

Mais par Merlin qu’ils semblaient tous coincés du balai dans le coin. C’en était désolant. Une bande de tradi, mais pas dans le bon sens du terme. Supportaient-ils le Ministère ? Sans doute. Les agents du droit n’étaient que les esclaves des administrations. Oh, ils avaient leurs réserves d’interprétation, mais on était encore bien loin du gouvernement des juges. Toute cette bande était la pire collaboration. Merci pour l'invitation, voix d'alto pratique. Tu adressais au jeune un coup d’oeil suspicieux, un sourire charmeur à la pseudo-princesse du jour, et filas en quête de bouffe.

T’avais la baguette qui te démangeait.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Asclépius Underlinden
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang


Re: Allemagne, la bière, la joie !

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 24 Mai 2016 - 18:29


Au bout de plusieurs longues et éprouvantes minutes de figuration, le Serpentard parvint à se soustraire à ce devoir injustement imposé sur sa personne, en choisissant de répondre à un regard suspicieux d’un des invités, par une œillade tout aussi soupçonneuse. C’était qui ça, pour le dévisager ainsi ? Sa tronche ne lui rappelait rien, ni personne. Pourtant, il s’en serait probablement souvenu, si l’une des connaissances des Underlinden avait une tête si… Pas moche ? Il n’avait pas trouvé de meilleur qualificatif pour le moment. Mais le bonhomme l’intriguait, et, profitant de la venue d’un des membres de la famille Übertanzen, il s’éclipsa afin de demander à un des elfes de maison présent, la liste des invités.
Peut-être s’y prenait-il mal, ou tout simplement que sa tête ne lui revenait pas ? Quoiqu’il en soit, la créature refusa de lui fournir les informations demandées. Allons bon, on est réfractaire ? Tant pis, il n’aurait plus qu’à se débrouiller tout seul… Comme d’habitude : l’on n’était jamais mieux servi que par soi-même… Même s’il préférait se sustenter auprès d’un plateau de petits apéritifs, si gentiment disposé à sa portée…

Grignotant un petit four à l’olive, l’étudiant songeait au fait qu’il y avait décidemment quelque chose de pourri dans l’air… Mais il n’arrivait pas encore à en déterminer la provenance exacte… Les hôtes ? Les invités ? La nourriture ? Les discours qu’il entendait ? Les regards qu’il percevait ? Les odeurs qu’il sentait ? L’herbe mouillée sous ses pieds ? La réputation qu’il se trainait ? La figure qu’il affichait ? Tant de choses, et si peu en somme…
Sa famille, par exemple, après son exil au XIXe siècle, suite à une affaire obscure de tentative de prise de pouvoir aux moyens de sortilèges d’une magie peu recommandable par les honnêtes gens, avait peu à peu gagnée les Länder du Schleswig et du Holstein… ça n’avait pas été une mince affaire mais, désormais, en cette aube du XXIIe siècle, les Underlinden possédaient ces territoires… Ou, tout du moins, la partie sorcière. Pas question non plus de se mêler aux Moldus, de quelque façon que ce soit. Mais là… Ils étaient en territoire ennemi… Chez les von Übertanzen… Une famille qui avait la main-mise sur le Länder d’Hesse. Et contrairement aux Underlinden, ils n’avaient pas à traîner une réputation de mages douteux et ambitieux derrière eux… Leur réputation était même bien trop lisse pour être honnête… Si… Transparente, et épurée… Avec tous ces gens bien portants, le visage sain, le regard avenant, des dents comme des perles, la chair chaude et voluptueuse sous la pulpe des doigts et un beau sourire placardé sur un visage racé, qu’encadrait une tendre chevelure aux jolies couleurs d’automne. Ça lui soulevait les viscères.

Toute cette perfection… ça cachait forcément quelque chose de bien vicieux, de bien poisseux… Il n’avait pas encore trouvé quoi, mais avec l’entrée de sa future belle-sœur dans la famille, il ne tarderait pas à le découvrir…
Sa belle-sœur… La deuxième, donc… L’épouse de Scarvius… Future épouse… Tout ceci était tellement… Surréaliste ? Il avait encore beaucoup de peine à y croire… Scarvius, épousant une demoiselle…
Mais les raisons au pourquoi de ce mariage étaient assez évidentes : les von Übertanzen étaient riches. Davantage que les Underlinden qui faisaient partie intégrante de la vieille noblesse désargentée du vieux continent… Pas complétement désargentée non plus… Mais moins parvenue que les von Übertanzen. Disons, tout simplement, que les Underlinden possédaient cette classe, cet honneur, ce prestige tout particulier des vieilles familles… Ainsi qu’une solide réputation d’êtres troubles, aimant fricoter avec les pans obscurs de la Magie, quitte à choisir l’exil, face à un gouvernement britannique en colère… Qui avait su tirer profit du départ de la famille…
Bref, c’était compliqué. Surtout, qu’il ne connaissait pas avec précision tous les détails de l’affaire… probablement plus que ce qu’on lui en avait dit… Mais pas encore assez pour se faire sa propre opinion…

Terminant son petit-four, Asclépius observait le baron von den Numenkark (c'était le nom du bonhomme qu'il observait depuis maintenant un bon bout de temps. Heureusement, il arrivait encore à se souvenir des détails mondains essentiels). Il n’avait pas souvenir d’un si joli visage… Bien qu’il ne se soit jamais spécialement attardé sur l’existence du baron… Mais peut-être suffisamment pour aller le saluer ? Après tout, une distraction passagère ne coûtait rien, et lui évitait de devoir jouer au portier.
D’un pas tranquille, il se dirigea vers l’invité, et lui proposa poliment une coupe de champagne, qui se trouvait auparavant sur un plateau d’argent volant (ou tenu par quelqu’un ? Qu’importe, cela revenait au même), avant de prendre la parole :

« - Guten Tag, mein Herr. Quel plaisir de vous compter parmi nos invités… Comment se porte votre épouse ? La pauvre femme, j’espère qu’elle se remet bien de sa maladie. »

Tout en parlant, l’aristocrate aurait très bien pu admirer ses ongles, tant le sujet de la conversation l’ennuyait. Mais bon, il fallait bien faire preuve d’amabilité, n’est-ce pas ? Surtout envers quelqu’un de si… Etrangement déplacé.
Mais, bien que ses mots aient été prononcés sur le ton d’une banale conversation mondaine, le Serpentard prêtait une grande attention à la réponse qui en découlerait. Non pas par devoir sociaux – aucunement – mais par question de… Comment dire… ? « Vigilance constante » ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Lizzie Bennet
Modération RPGPoufsouffle
Modération RPG
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)


Re: Allemagne, la bière, la joie !

Message par : Lizzie Bennet, Mar 7 Juin 2016 - 16:25


Il te répondait par un coup d’oeil tout aussi soupçonneux. Et merdre. En même temps, qui serait étonné ? Tu connaissais pas du tout les us et coutumes mondains. Leçon du jour bonjour : quand tu rencontres un inconnu qui t’inspires pas confiance mais semble accueillir, il est d’usage d’être poli même dans notre expression. Oh god. Tu saurais jamais te fondre dans le décor. On allait te démasquer. Tu savais pas mimer la bonne composition. Un seul choix s’ouvrait, choper un Polynectar. Pourquoi t’en avais pas fait ? Et puis non, t’façon c’était dégueulasse ces m*rdes !

Toi t’aimais les trucs bons. Style les jus de fraise et lait de coco. Des images s’imposèrent à ta mémoire. Radadas, d’abord : l’enseignant bizarre, qui serait encore moins rentré dans le décor. Fin bon, lui se contentait de siroter, toi même à son cours tu venais à moitié déshabillée, bourrée un sort sur deux, défoncée, dégradais du matériel... Ouais, quand on pensait à tes talents de perturbatrice, il était normal de s’interroger sur la durée de survie de ton anonymat. L’autre souvenir, tu -Sunil- le refoulait. Pas envie de penser à Elle ; elle qui changeait tout, qui t’apprenais les doutes et liens, avec qui la confiance s’écrivait sur balai. Elle que t’avais abandonnée pour faire mumuse avec de la gente masquée.

Gente bien sympathique, au demeurant, mais gente qui ne t’aiderait jamais à rattraper tes loupés avec Emily et Jade. En même temps. Du feu éternel. T’avais un peu abusé. Mais dans l’instant, tu ne suivais que ce que l’instinct te dictait. Moue insatisfaite, une bouchée de petit-four -encore chaud, parfait, mais beaucoup trop petit. Quel était le principe de servir de la bouffe en si maigre quantité ? On se serait cru chez les italiens, avec leurs assiettes au trois-quart vides ! Et moi ça te rendait folle. T’étais pas du genre si morfale que ça, mais les tiers de portions c’était juste trop pour Toi. T’allais-

Il y avait trop de monde. Beaucoup trop de monde, tu ne pouvais pas te concentrer. Pas sur où la mariée était, même ! T’étais trop paumée. Ça commençait à tanguer, un peu, comme un bateau, fin non, plutôt un rouleau compresseur, tant et si bien qu’il devenait impossible d’écrire tes pensées. Comme si un enfant était dans ta tête, et appuyait trop fort sur le stylo, et les courbures des lettres étaient trop rectilignes, et le tiroir appréciait pas, et les chaussettes s’emmêlaient, et les chiffres se brouillaient, incapacité à savoir si le fond était noir ou blanc, dans le doute, tu pris la direction des toilettes, et à peine avais-tu pénétré ta cabine que la mine péta. Eclats cris de crayon et silence.

Tu frissonnas. Tu avais perdu l’habitude des endroits avec plein de gens. Oh, à Poudlard, c’était une norme, mais depuis tu fréquentais plutôt les cellules et antres isolés. Même les appartements trop peuplés t’étaient étouffants. T’étais pas parée. Respirer. Lentement. Soulager ta vessie. Arrêt côté miroir. Des mèches rebelles tranchaient trop dans ce décor, aussi les dissimulas-tu avec plus de patience. Bien. Frais. Y retourner. S’armer d’un whisky de haute qualité -à l’étiquette de la bouteille, car c’était de trop haute gamme pour que tes papilles y soient familières- et repartir en quête du couple marié.

L’homme était pour l’heure bien impossible à repérer, trop de costumes, toute de qualité indécente, fallait en garder un ou deux, les revendre, et pof, un mois de loyer ; mais l’on ne pouvait lorgner en paix que déjà des gens vous approchaient. Les esquiver avec le prétexte de cette petite saucisse que vous n’aviez eu l’occasion de goûter encore, je vous prie Sire, être serveur ici était incroyable calvaire, mais sans doute était-ce aussi bien payé. Le second fut plus insistant que le premier ; tu avais repéré qu’il te gardait quelque peu à l’oeil depuis le début de la cérémonie.

Il t’accosta en allemand, et tu hésitas à insérer un faux accent. Sauf qu’il y allait ensuite du titre incompréhensible, de la femme, de- wait, il te prenait pour qui ? Frauder, frauder, tu lui avais déjà parlé, impossible de feindre un souci de voix. Voix d'alto remaniée à outrance lors de ta formation ; tu t'essayais au plus grave.
Plaisir partagé ; la réception est somptueuse. Ecoutez-

Assez de monde pour qu’un dos te frôle, tu recules comme pour mieux observer le gamin, choc suffisant pour que le verre de whisky qui t’échappe, éclabousse le torse de Nez Franc. Oh, je vous prie d’accepter mes excuses, je suis maladroit aujourd’hui ! Attendez que je vous fixe cette insulte...

T’as pas l’âge d’avoir de femme. Si ? Non. Non t’en as pas. Tu penses pas, mais t’esquives. Comme certains sorciers de haute naissance le disaient, magie et mariage sont injures au ménage ; il valait mieux se délester de la tache, avec et sans accent. Garçon !
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Asclépius Underlinden
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang


Re: Allemagne, la bière, la joie !

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 12 Juin 2016 - 16:45


Echec critique.
C’était à peu près tout ce à quoi il était présentement en train de penser.

Non seulement, il avait été frustré par la réponse de son interlocuteur, mais en plus, ce corniaud… Lui avait renversé du whisky sur le costume en coton. Ça y est, ça s’imbibait, ça puait l’alcool gras…
Les relents de vieux entrepreneurs alcooliques, ce n’était pas pour lui…
Finirait-il vraiment ainsi, plus tard ? Vieux, dans un fauteuil, la flasque de whisky à la main ?

Quelle qu’en soit la qualité… Il n’appréciait que bien peu cet alcool. Beaucoup trop connoté à son goût.
Il préférait le jus. De raison. Fermenté. Et avec des bulles, de préférence…
Un bon Ruinard, ou un petit vin rouge, par exemple… Quoiqu’il pouvait aussi faire exception pour du blanc, ou du jaune…

Allons, voilà qu’il devenait alcoolique, sur la fin de ses quinze ans… C’était bien triste… En ayant à peine vécu, il se faisait déjà vieux…
Suite aux effluves, qui venaient titiller son nez sensible, une brusque douleur survint juste au-dessus de son sourcil gauche. Grimaçant, il massa la zone douloureuse, tandis qu’un serveur, avait été réquisitionné pour retirer la tâche ; et hop ! D’un coup de baguette magique, voici l’habit plus propre que propre ! Bien que les molécules de whisky soient désormais incrustées dans ses narines…
Tout ceci était fortement déplaisant…

« - Je vous en prie, ce n’est pas grand-chose… Finit-il par répondre. Une maladresse, c’est commun, nulle raison de s’en inquiéter… A moins que la maladresse en question ne soit un grave impair… »

D’ailleurs… Pourquoi parlait-on d’ « impair », lorsqu’il y avait faute ?
Asclépius aimait les impairs, les chiffres qui ne vont pas de deux en deux… Il aimait les rythmes ternaires, et tout ce qui pouvait entacher au mieux un manichéisme démagogique qui lui soulevait le cœur, plus sûrement que la vision de Giliana von Übertanzen au bras de son frère.
Mais un pair… C’était autre chose… Plus qu’un chiffre, une danse en binaire… C’était une signification : les pairs, c’était les confrères, les membres de l’intelligentsia ; caste à laquelle il appartenait… C’était l’aristocratie…
Le primus inter pares, premier entre les pairs…
Ce serait lui.

« - Ravi que vous vous plaisiez, j-
- Bonjour, mon cher baron. »

Asclépius releva la tête, jugeant l’impertinent qui venait de l’interrompre… Et rencontra les pupilles sévères de son frère Scarvius.
Tiens ? Le marié était-il finalement disposé à faire acte de présence ?

Son frère serra poliment la main du baron, glissa quelques mots de politesse, puis s’excusa et repartit, en direction de sa belle-famille, qui quémandait sa présence. Un Magenmage… C’était du plus bel effet dans les relations.
Le Serpentard observa la silhouette de son frère d’un air pensif, délaissant un instant le badaud qui lui avait tâché son costume, puis se décida finalement, à ne pas éterniser cette conversation :

« - Vous venez d’arriver, n’est-ce pas ? Et si nous allions présenter nos vœux à la mariée ? Je crois que Giliana sera ravie de vous revoir : surtout en sachant à quel point elle s’est enquise de la santé de votre épouse, ces dernières semaines… »

Allez, et rebelote le schème de la gonzesse. Mais il n’avait rien trouvé de mieux. Et… Attendez…
S’enquise… Ou S’enquéri… ? Nah, ça se disait pas ça… S’est enquise ? Enquise… Anchise ?
Anchise, fils de Thémithé et de Capys, père d’Enée, qu’il eut avec la déesse Aphrodite, alors que cette dernière était déguisée sous les traits d’une mortelle… Est un des descendants de Tros, le héros éponyme de la Troade, son grand-père est Assaracos… Rendu boiteux par Zeus, célèbre pour ses dons prophétiques, et l’image mythique de la fuite de Troie : Enée portant Anchise sur ses épaules, avec les pénates… A rejoint les Champs-Elysées, selon Virgile… Mort à… Quatre-vingt ans… ?
Bien, il se rappelait encore des bases.
Pourquoi avait-il fait un récapitulatif de ses cours de Latin et de Grec lui ?

En plein bug cérébral, le sinople reprit finalement contact avec la réalité en avisant le faciès aimable de Giliana von Übertanzen un peu plus loin.
Ah oui… Ils étaient censés discuter… Avec le baron von der Numenkark
Ça promettait…

« - Eh bien… Après vous mein Herr. »

Et l’aristocrate ponctua son invitation, d’un sourire à la limite du cauteleux.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Lizzie Bennet
Modération RPGPoufsouffle
Modération RPG
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)


Re: Allemagne, la bière, la joie !

Message par : Lizzie Bennet, Ven 12 Aoû 2016 - 6:18


Pas d’entrée dans la danse
Sans violent coup de pelle


Diantre que les mondains étaient difficiles à quitter. C’était simple pourtant ! Un serveur en approche, l’esquive, pas de pokeball en pleine poire, l’éclipse, hors des solaires rayons de sa vision, l’ellipse, vers le chapitre suivant, que j’espérais amusant, sans trop me rappeler ce qui m’avait conduite ici. Conduit. Fallait que je me pense au masculin, sinon les impairs risquaient fort de tomber à l’oral. Tandis que le gamin se massait le sourcil -qu’il avait fourni- d’un air incroyablement insatisfait, le serveur usait de magiques ressorts pour délester son maître des traces restantes. Quelques effluves émanaient encore de son torse, si fortes que je l’aurai léché si nous nous étions trouvés en terrain plus isolé. L’enfant parla enfin ; langue vieillie, arrêtée au XVIIe, si pétrie de clichés et conventions que l’envie de l’étriper ne manquait pas. Oui, les envies se faisaient changeantes ; là était la base de l’homme, ces pulsions, ces mouvements internes à la bestialité décuplée par la faculté de raison.

Enfin. Tout ça pour dire qu’il m’excusait, avant de partir dans des réflexions songeuses, mais je n’avais le temps de me volatiliser entre deux petits fours qu’il repartait en conversation sur mon morne plaisir -quand cesserait-il de me tenir la jambe ? Il m’ennuyait. Par chance, ou presque, bientôt une silhouette s’incrustait entre nous, j’espérais une recrudescence d’intérêt. Salutations rendues, poignée ferme, pourtant sa main m’était trop lisse. Il avait la main de ceux qui vivent sans effort, n’ont vu s’enruguer, s’épaissir, s’encorner leurs paumes aux frais des essais laborieux. Son maigre discours confirma l’affaire : il était Magenmage -et seul un propriétaire de boutique de magie noire pouvait avoir cet emploi tout en étant respectable, les autres étaient des gueux et des profiteurs, des hommes détenant les règles du jeu de la vie, en abusant au quotidien- et pire, il était celui qu’on fêtait aujourd’hui. Le juge dont j’avais entendu parlé. Les liens se faisaient. Comme il ne s’arrêta sur mon interlocuteur, je ne sus trop s’ils étaient trop proches ou partageaient de trop nettes animosités. Mais comme dans cette société la seconde option est celle qu’on enveloppe de plus de velours et d’hypocrisie, je misais sur la première possibilité.

Boom. Il cumulait toutes les raisons d’être disgracieux. Par chance, il disparut rapidement, comme appelé par les encombrants tissus de sa promise. Elle était belle, en vérité. Effroyablement guindée et fausse. Mais belle. Aussi lorsque le pré-pubère offrit de lui présenter mes voeux, je hochais la tête en l’approuvant. « Vous avez tout à fait raison. » Il poursuivit encore sur la santé de ma femme, et je souriais d’un air de connivence. Le costume social était serré, étriqué, mais je rentrais encore dedans. Je crois. J’avais la baguette bien demandeuse. Mille scénarios se distillaient, de son toucher à mes veines, un feu d’idées pour presser le rythme de la cérémonie. Un drain de vie.

Qu’en penses-tu, lecteur ?
Adapté à cette haute cour, une magie suffisamment puissante ?

Informulé, un sort assura la prochaine chute du plafonnier -chandelier pour être exact- -et si luxurieux, si ostentatoire... à vomir- situé juste au dessus du noyau de la fête. 30 secondes, et il déverserait ses cristaux pour les empaler. Il renouvela son invitation. J’obtempérais alors que la décision s’ancrait en moi. Il n’y avait nul motif justifiant plus haute mort aux gens « bien nés. » Ils étaient nés dans un cocon d’argent, froid mais si somptueux. Je les haïssais pour ça. Je venais de lignées aussi, sinon plus, pure. Des générations de sorcellerie étaient la base de ma chair. Pourtant, nous avions vécu un an sans domicile fixe, trois de mes soeurs étaient mortes, j’avais été incarcérée pour une tentative de vol même pas aboutie.

Une enfant défoncée qui cherche à changer la vie de sa famille, et se retrouve, sans procès, dans une structure des plus déstructurantes. Où étaient-ils, leurs Magenmages, quand les branches bâtardes de la société s’embourbaient dans les difficultés ? Quand Azkaban rimait avec abandon, dépossession de soi, harcèlement. Qu’à la sortie nulle réinsertion n’était proposée. Pas de service à la communauté, pas d’emploi, pas de moyen d’obtenir les diplômes que l’affaire avait rendu secondaires. La violence s’inscrivait dans l’ADN, faute d’alternative sociétale. Et ces gens, là, tous, en étaient les responsables. Les bénéficiaires. Ils étaient ceux qui perpétraient le système. Aujourd’hui, l’un d’eux mourrait. Rien de bien spectaculaire, non ; ils ne méritaient de meilleure mort que les miens. Mais il fallait qu’ils paient. Un pas devant l’autre, la silhouette la plus enfardée se retourna à notre approche. Si fausse et si réelle pourtant.
J’espère que ce mariage vous sera libération. Elle rit, et tendit ses lèvres vers ma joue, posant une main -fausse- sur mon épaule.

Je fis de même. La bague était ouverte. La piqua imperceptiblement. Dans quelques instants, la mariée serait vidée de son sang. Tomberait comme une feuille morte. Deux pas en arrière, le temps que mon guide salue la belle. Dont le teint se faisait déjà plus diaphane. Tic tac des horloges. Sa mort, le chandelier, mon polynectar -qui céderait le premier ? J’attendais. Je voulais la voir mourir entre eux. Immaculé. De mieux en mieux. Elle se sentait mal. Ne pas tenter le diable, entre le plafonnier et mon masque. Cireux. J’avais vu ce qui m’intéressait. Et si demain l’on n’annonçait sa mort, un incendie règlerait leur sort. Oh, eux, le Ministère retournerait ciel et terre pour les reloger dans une propriété équivalente. La foule m’absorbait. Avais-je semé le petit ? Trop collant, lui. Et si... Un cri s’éleva. J’atteignais la porte. Bientôt. Le chandelier. Il oscilla. J’étais sur le porche. Une mèche me chatouilla l’épaule. Je transplanais. C’était d’un simple, tuer.

Edit si soucy / sinon fin du RP pour moi

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Asclépius Underlinden
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang


Re: Allemagne, la bière, la joie !

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 30 Sep 2016 - 15:07



Peut-être un jour…

Honnêtement, il n’avait eu aucun apriori sur ce mariage : déjà, parce que les aprioris, bah c’était moche, c’était conventionnel, étriqué, un peu comme un corset, quoi. Pis lui, il n’aimait pas trop les corsets : ça serrait bien trop les côtés, ça empêchait de respirer ; et déjà qu’il avait, en temps normal, à cause de son asthme, sa petite santé, des problèmes à respirer… Il n’allait pas en plus, s’infliger des souffrances volontaires, merci bien… Qui était assez fou pour faire un truc pareil ?
A peu près l’ensemble de l’assemblée dans laquelle il était plongé : eaux troubles et saumons déterminés à remonter le courant des origines coûte que coûte.

Pis lui…
Bah…
Une méduse ? Un Véracrasse ? Une algue ?
Un truc qui se laissait tantôt porter par le courant, tantôt le subissait.
Ouais, un roseau, c’était pas mal, aussi. Pis ça faisait une sacrée différence, à côté du chêne… Ou du tilleul. Arbre, contre arbrisseau.
Comme disait l’autre, il n’était encore qu’Asclépousse.

Vous vous plaisez, à la soirée ?

Un vague sursaut, qui ébranle sa carcasse, fait reconnecter ses maigres facultés mentales à la réalite. Oui, la réalité, le mariage, son frère, les von Übertanzen
C’était bien beau, de parler de mariage, alors qu’en rélaité, c’était plus une vente aux bestiaux qu’autre chose… Admirez comme celui-ci à le sang pur, et celle-là ! Dix générations de pure consanguinité, eh oui, monsieur ! Du pur de chez pur !

Tout ça…
Tout ça, ça finissait en tarés congénitaux. Des détraqués tous plus atteints les uns que les autres…
Ses yeux glauques dérivèrent vers Albert, celui qui’était cloué en fauteuil, à vie, suite à un accident… Une expérience plutôt…
Bon, lui il l’avait un peu cherché, aussi. A force de fricoter avec les Embrumes, on finit par s’embourber.

Il monologuait, admirait ses ongles manucurés, mais n’en faisait pas exception. Il était, dans cette foule, comme un cochon d’Inde près d’une porte sujette aux courants d’air : à chaque claquement, il frôlait la crise cardiaque.
Ouais, description parfaitement objective de son milieu, en somme.

Vaguement en retrait, vaguement présent, il observait le baron faire ses salutations, Giliana les lui rendre, heureuse… Ce devait vraiment être la consécration, pour elle… Voilà qu’avec son argent, elle pouvait s’anoblir. C’était beau, cette bourgeoisie qui s’élevait… Quelle belle leçon sociale…
Il masqua une grimace : entre moldus et bourgeois, il préférait rouler une pelle à un Détraqueur.

Paraîtrait qu’on avait tous besoin d’amour.

De nouveau, son œil loucha, vers une autre branche du tilleul : sa mère.
Ouais…
Bof…
Tous besoin…
Besoin

Il haussa les épaules, vit la Giliana s’approcher et sourit de nouveau. Mécanique, simple, huilé, pas bien compliqué : l’avait le faciès musclé, le minot, à force de répéter devant la classe.
Y devrait monter une troupe de théâtre : sûr qu’ils auraient du succès. Pis, les masques, c’était à la mode, apparemment… Y avait comme une frénésie, tout autour…
Après, il n’était pas très adeptes des sombrités, même si ce mot n’existait pas. Il préférait la dérision et la bouffonnerie de la Comedia de’ll Arte : qui oserait montrer son derrière en premier ?

L’approche de petit pas de satin, d’un teint de soie qui, peu à peu, semble s’échapper de par les veines.
La chute fut très rapide. Tellement, que nul ne réagit.
Etait-ce seulement possible ?

Son frère, finalement, ce héros de la journée, vint auprès de sa presque-compagne, la secoua, lui parla, tâta son pouls, lança quelques sorts…
Puis l’on commença à paniquer.

Abattit, abruti, Asclépius observait cet être, cette fleur si parfaite dans sa robe immaculé, qui semblait si desséché, en pauvre plante qui ne recevait plus d’eau… Pauvre plante qui n’avait plus de sève… Pauvre plante qui s’était fané d’un coup, en pleine vanité…
C’était un beau tableau, mais… Quelle horreur que cette pensée.

Fort heureusement, il n’eut guère le temps de la développer : sa chute n’avait duré qu’un instant pour permettre celui d’après : une autre chute, plus matériel, plus sensationnel qu’un pétale de rose blanche qui tombe pour se faner immédiatement dans le Styx...
C’était le chandelier, le si beau chandelier, cette merveille d’orfèvrerie tellement chargé que le simple fait de le regarder dans les pierreries un peu trop longtemps abîmait le regard…

C’était ce chandelier, qui chutait.

Il y eut du bruit, à la hauteur de la monstruosité de cette création méticuleuse : c’était un fracassement de verres, de pierres, des volées d’éclats… Ajouté à ce concert des cris de panique, des envolés de pintades diverses dans leurs costumes sans plis…
Mais bon sang, vous êtes des sorciers, servez-vous de vos-… !

Il se baisse, se plaque au sol : lui, ne peut utiliser sa baguette. Déjà, parce qu’il se sait médiocre en utilisant magique, ensuite, parce qu’il n’avait pas même l’âge requis pour se défendre en-dehors des murs de Poudlard.
Stupide législation d’un Ministère tout aussi stupide : comment était-il censé se défendre hors les murs, sans sa baguette ? Comme s’il pouvait compter sur-…

Un bout de verre qui se fiche dans sa cuisse, près de l’aine, des larmes aux yeux et un teint qui pâlit. Tout autour, des gens censé ont su faire usage de leurs maigres cours de défenses, d’autres, eh bien… D’autres n’était pas assez darwinien :
Ce n’est pas le plus fort qui survit, mais le mieux adapté.

L’handicapé du groupe, avait la présence d’esprit de lancer un Protego. Il semblerait qu’il ait retenu la leçon de son inconscience passée.

Il grimaça, mais ne pleura pas : c’était très douloureux, mais il craignait que ce le soit encore plus, après…
Alors, il ne retira pas ce stupide bout d’ornement, qui faisait saigner son membre, collait à son pantalon, le rendait lourd, disgracieux, insecte, bouvier pathétique… Pauvre Tantale…

Là, au loin, la silhouette qui se meut…
Seulement deux instants ont passés, comment cela avait-il pu paraître si long ?

Des cris, derrière lui : deux trois incompétents n’avaient pas été en mesure de se protéger. Il y avait, peut-être, eu plus de mort que Giliana
Aujourd’hui, elle était morte.

Il lève sa main en direction de la silhouette, ouvre la bouche, puis chute à son tour.
Devant lui, plus rien.
Derrière lui, des désastrés.


______________
HRPG

Navré pour cette conclusion beaucoup trop tardive ! C’est donc la fin du RP pour moi aussi, merci encore Femelle ! :kiss:
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé

Re: Allemagne, la bière, la joie !

Message par : Contenu sponsorisé, Aujourd'hui à 21:24


Revenir en haut Aller en bas
Page 9 sur 9

 Allemagne, la bière, la joie !

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.