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Vieille histoire irlandaise
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Louis Desaix
Gryffondor
Gryffondor

Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Louis Desaix, Dim 26 Aoû 2012 - 5:46


M'envoyer un MP si un problème s'impose.

Sitôt dit, sitôt fait, une fois ces paroles achevées la jeune fille monta à l’étage et Louis qui patientait alors depuis un long moment se demandait ce qu’il pouvait bien se passer là-haut après ce claquement de porte. Las d’attendre en vain, le Sang-Pur ne put résister à l’envie de s’approcher de ce chandelier mural, qui fumait encore d’une flamme récente. Suspicieux quant aux nombreux passages secrets que le manoir pouvait recueillir, il tenta de tirer légèrement le chandelier, ce qui entraîna l’ornement qui le fixait au mur, et une partie de celui-ci. Au moment où il vit redescendre la Française, le jeune homme dissimula hâtivement et en toute innocence le mobile de sa méprise dans un pot d’or où un géranium grandissait lentement mais sûrement. Feintant l’occupation à regarder par la fenêtre, il se retourna lorsque Catherine lui adressa la parole. Ils étaient prêts et pouvaient enfin partir, Catherine le conduirait jusqu’à Rosie.

Sur la route une fois de plus…

Ainsi donc, les deux Français quittèrent Blackrock, et de Bantry ils traversèrent les vertes collines d’Irlande, ses lacs, ses prairies et les innombrables villages qui abritaient la population de cette île merveilleuse, jusqu’à atteindre les quais de Derry dans la partie Nord de l’île. Là ils pénètrent dans l’appartement de Rosie, qui évidemment n’y était plus depuis plus de deux semaines. Une fois la porte défoncée – ce qui ne fut pas dur à effectuer vu l’état dans lequel elle se trouvait – le Sang-Pur s’assura qu’aucun sortilège n’imprégnait les lieux, seul un Repousse-Moldu avait été appliqué. Dans la chambre à l’étage, la poussière s’était déposée sur les débris et d’autres souvenirs perdus, des photos et du papier jonchaient le sol au point où l’on ne pouvait faire un pas sans que l’on ne marche sur quelque chose.

Cependant, les informations inscrites sur les feuilles ne furent que peu captivantes, et ne présentèrent aucun intérêt à la recherche de Rosie. Mais suite à un long moment de fouille, Catherine trouva dans une trappe sous le tapis, une boite scellée. Ouverte aisément, elle contenait un échange de courrier entre Rosie et un certain Jack. Au grand étonnement de nos deux sorciers, l’on pouvait lire l’effondrement de la jeune femme après la mort de son compagnon, et ce correspondant mystère semblait vouloir la réconforter. Toutes venaient de la même adresse à Galway. Dubitatif par rapport aux intentions de l’homme des lettres, Louis ne parvint pas à démêler le vrai du faux, il s’agissait de ne pas perdre un instant pour se rendre là-bas. Le jour même, les Français s’en allèrent en direction de Galway, Irlande de l’Ouest.

Ils continuaient encore de marcher, sans jamais montrer le moindre signe de vouloir s’arrêter…

Quelques temps après, les deux sorciers se trouvaient à la ville des tribus, non loin de la cathédrale Notre-Dame de l'Assomption et de Saint-Nicolas. Positionné à l’adresse indiquée sur les lettres, le Sang-Pur frappa à la porte. Un visage familier vint lui ouvrir, ce genre de souvenir qui refaisait surface mais qui n’inspirait qu’un sentiment néfaste. Un homme âgé d’une cinquantaine d’années aux cheveux châtains, le visage vieilli par la barbe et les quelques rides du front, ouvrit la porte. L’échange de regard fut long et étrange, l’on sentait que les deux hommes s’étaient déjà vus quelque part, pourtant si Louis ne s’en souvenait plus, au fur et à mesure, l’homme en face, lui devait s’en remémorer.

-Bonjour, vous êtes Jack, c’est bien ça ?

Lorsque le Français parlait ainsi, son interlocuteur sourit et répondit d’un ton différent, comme s’il le connaissait depuis toujours.

-Et tu es Louis je présume. Tu as bien grandi à ce que je vois. Entre, je t’en pris.

L’homme s’enfonça dans sa modeste maison, où des balais de collection étaient empilés sur le mur. Il se dirigea vers une autre pièce et y ramena un masque. L’incompréhension du jeune homme était à son apogée. Cela faisait si longtemps, s’empressa de répondre l'homme avec une voix calme, inspirant le bon vieux temps. C’est alors que Louis comprit. Il savait désormais qui lui ouvrait sa porte, et des images qu’il tentait d’oublier depuis des années, lui revinrent à l’esprit. Cette voix, il n’y avait plus de doutes, c’était lui. L’un des Mangemorts qui avaient participé à l’assassinat de sa chère mère. Un profond dégoût s’empara de lui, cette envie de vomir le fit se détourner. Essayant de reprendre son sang-froid, il lança :

-Où est Rosie ?

Ces mots firent sourire l’ancien Mangemort qui contemplait son masque, celui qu’il portait le jour du meurtre de sa mère et sûrement de celui d’Émile. Louis rapprocha sa main de sa baguette, mais l’homme sortit la sienne d’une vitesse fulgurante, et la pointa vers le Français. Dans sa façon de tourner la tête, il exprimait sa menace, et contraignait le Sang-Pur de déposer son arme. Louis avec un pincement au cœur, se saisit de sa baguette et la lança au sol. Ensuite, l’ex-Mangemort, força son hôte à le suivre dans la cave de la maison. Passé le premier, Louis descendit les escaliers peu confiant, et se noyait dans la noirceur de l’étroite pièce. Au même instant, la porte se referma violemment et il se retrouvait enfermé dans ce lieu clos, plongé dans les ténèbres. La voix de Jack résonnait entre les murs :

-Tu sais Dolentis, j’aurais particulièrement aimé te tuer ce soir là, mais c’est vraiment plus excitant de te faire prisonnier ici. Bientôt tu perdras espoir, comme tous les autres avant, et ensuite tu m’imploreras de t’achever. Je ne pense pas que tu puisses comprendre la sensation divine d'avoir le contrôle absolu sur la vie et la mort de quelqu'un.

Le Français tentait en vain de trouver la sortie, il venait de se faire prendre au piège de manière la plus stupide qui soit, et lorsque la lumière s’alluma, Louis s’aperçut avec effroi qu’il se retrouvait derrière les barreaux d’une cage assez large pour contenir au moins trente personnes entassées les unes sur les autres. En face, l’ex-Mangemort se tenait debout et observait le Sang-Pur avec admiration, comme une œuvre d’art, une pièce de collection. Tentant de ne pas sombrer dans la panique, Louis serra les points et dissimula son angoisse avec flegme.

-Voir l’espoir disparaître du visage de mes victimes, c’est mon moment favori. Lorsqu’elles comprennent qu’il n’y a aucune chance pour elles de s’en sortir…

En entendant ces paroles emplies d’une perversité et d’un sadisme effroyable, le jeune homme sentait se combiner en lui l’envie de vomir, de s’évanouir d’anxiété et d’exploser de colère, mais il trouvait le moyen de ne pas sombrer, il se battrait jusqu’au bout contre ce dérangé mental. C’est à cet instant précis que la lumière s’enfuit de nouveau de la pièce sauf une petite lueur qui subsistait au fond de la cave. Louis restait ainsi, debout dans le noir, pendant que son agresseur enfilait un casque et contempla de nouveau sa victime. A peine Louis eut le temps de se tourner vers la lueur que celle-ci se rapprocha et un son extrêmement fort et aigu gronda dans la cave et probablement dans toute la maison. Une Banshee emmétait un cri strident, faisant se tordre de douleur le Français, qui n’en pouvait plus de cette torture abominable, sous les yeux ravis de l’ancien Mangemort, qui jouissait d’un tel spectacle.

Catherine qui attendait à l’extérieur en lisant d’autres lettres, fut alertée par le bruit de la créature et se précipita à l’intérieur, suivant le cri et ramassant au passage la baguette du Français. Elle força la porte avec une volonté hors du commun, surmontant sa peur, et pénétra dans la cave. Sans hésiter un instant, elle formula un #assurdiato vers la créature et lança divers sorts offensifs en direction de Jack qui prit la fuite. Ouvrant la cage à l’usage de la magie, Catherine tendit la baguette à Louis et sans dire un mot, tous deux s’élancèrent à la poursuite de l’ex-Mangemort.

Libéré, il était sauf, et c’était tout ce qui lui importait, bien décidé à se venger de tout ceci. Et bien que le Sang-Pur n’entende plus grand-chose, il pouvait apercevoir son agresseur enfourcher l’un des balais sur le mur et s’envoler en brisant la fenêtre. Il l’imita de suite en se saisissant d’un autre balai, mais avant de s’élancer, il ordonna à Catherine de se rendre en sécurité et de retourner à Dublin. Celle-ci avant d’obtempérer, informa en criant pour que Louis puisse bien entendre, que Rosie et Jack s’étaient donné rendez-vous près d’un lac au Connemara dans quelques instants, mais elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que le Français s’envolait vers d’autres cieux.

Dans le ciel de Galway, les nuages gris empêchaient une bonne visibilité, mais Louis poursuivait avec conviction cette silhouette noire qui s’éloignait dans le lointain. Retrouvant peu à peu son ouïe, le Sang-Pur sentait et entendait le vent cingler contre lui, et son balai filait dans le ciel comme un éclair. Ce n’est qu’après une course de quelques minutes que le Français aperçut à Terre non loin de lui, les célèbres lacs du Connemara. Une telle distance parcourue en si peu de temps, et il n’était jamais aussi proche de son adversaire. Il en profita alors pour lancer l’offensive et utilisa la magie pour tenter de maîtriser l’ancien Mangemort. Celui-ci répliqua de rayons verts de bien triste augure, et Louis ne les évita que de peu.

A cet instant crucial, un corbeau arriva depuis les nuages, et fonça droit sur le balai de Jack, déstabilisé par cet irruption, il ne put empêcher sa chute et s’échoua alors au cœur du lac qu’il survolait en cet instant. Louis surpris, se posa sur la rive et descendit de sa « monture ». Des nuages noirs venant du nord coloraient la terre, les lacs, les rivières. Et le corbeau se posa aux abords de l’eau, avant de reprendre sa forme humaine. Rosie, observait alors l’étendue du lac, sur lequel la pluie commençait à tomber doucement. Louis s’approcha au rythme de la pluie, silencieux comme la lande, chacun connaissait sa faute, le Sang-Pur s’était mépris quant aux intentions de Rosie, et celle-ci n’avait peut-être pas agi comme elle aurait du le faire. Leur regard en disait long, ils s’étaient pardonnés. Louis n’avait plus qu’à rebrousser chemin, alors qu’aucun signe de vie ne parvenait du lac, s’en était finit de Jack.

Mais à l’instant où le Français s’éloignait, un rayon vert surgit du milieu de l’onde et frappa de plein fouet Rosie, qui eut à peine le temps de se tourner vers Louis avant de s’effondrer. Ce dernier laissa échapper un léger cri de stupéfaction, mélangé à une légère amertume, aussitôt, il se saisit de sa baguette et désarma le meurtrier qui sortait du lac. Il n’avait pas remarqué la présence du jeune homme, et ce fut fort dommage pour lui, il devenait ainsi la proie d’un homme empli de haine et de colère, qui le menaçait toujours avec son arme. L’ancien Mangemort essaya alors d’atténuer cette rage avec ces paroles éloquentes :

-Tu sais mon garçon, nous n’avons jamais voulu que ton bien... Prendre des vies était nécessaire à notre quête. Ton père a fait de mauvais choix, Dolentis, mais tu n’as pas à faire cela. Imagine ce que nous pourrions effectuer. Nous bâtirons un monde nouveau, sur les ruines de celui-ci, n’est-ce pas ce que tu as toujours voulu ? Rejoins-moi, ensemble, nous pourrions faire de grandes choses… Finalement nous ne sommes pas si différent toi et moi.

Semblant boire les mots de son adversaire, Louis paraissait s’apaiser et se laissait approcher lentement, abaissant doucement sa baguette, comme par consentement. Jack n’était plus qu’à un petit mètre et tendait la main vers le jeune homme, impassible. Mais au dernier instant, Louis formula d’une voix horriblement déterminé : #Endoloris. L’homme se pliait sous ses souffrances, gémissant pour ne pas hurler, se recroquevillant sur lui-même. Louis marcha à ses abords avec calme mais l’on sentait une certaine haine dans son timbre :

-Mon père croyait qu’en rejoignant votre ordre, vous ne vous en prendriez pas à nous. Hélas, il s’est trompé. Sachez que je suis d’accord avec tout ce que vous venez de me dire, mais… Vous avez tué ma mère.

Jack demeurait sous l’effet du sortilège, et ne pouvait émettre d’autres sons que ses stupides petits cris aigus de douleur, il tapait des points au sol pour que cela cesse, mais Louis prenait plaisir à voir souffrir celui qui avait participé à lui enlevé sa chère mère. En entendant ces « pitié ! », « Je vous en prie », « Arrêtez », il voyait sa vengeance en partie assouvie. Des larmes perlaient de ses yeux, dont la rage émanait, plus aucune compassion. Seulement de la colère. Et il tendit de nouveau sa baguette, et un rayon vert fit tout s’arrêter. L’homme au sol était inerte, sans vie.

Le cœur encore sous l’emprise de sa haine, le jeune Français aurait déclenché des cataclysmes pour se venger, mais il ne se sentait pas rassasié, tout cela n’avait pas été assez. Après quelques minutes à observer le lac sans effectuer un mouvement, Louis brûla le corps de Jack avec sa magie et se dirigea vers celui de Rosie. Elle avait le sourire aux lèvres. Le même que celui de sa mère lorsque la vie l’avait abandonné. Il se pencha et lentement, lui ferma les yeux. Alors la haine devint de la tristesse et il demeura auprès de la défunte durant des heures sous la pluie du Connemara.

Émile et la mère de Louis, étaient vengés…


Quelques semaines plus tard à Dublin, Louis avait attendu des jours durant l’arrivée de Catherine, mais elle ne donna plus jamais de signe de vie. Comme le vent d’Irlande, elle ne fit que passer à travers l’immensité de ce pays, de la baie de Bantry jusqu’au quai de Derry, et de Galway à la ville de Dublin. Le Français se retrouvait à boire un verre seul en plein milieu d’un pub de Temple Bar. Mais au fond de son cœur, il savait qu’il n’oublierait jamais Rosie, l’Étoile du comté de Down.



{ RP terminé. }
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Ailinn Kafka, Sam 19 Jan 2013 - 18:53


[RP unique]


Noir, il faisait si noir. Rien n’éclaircissait la nuit d’encre qui venait de tomber sur Galway, exceptées quelques lueurs chancelantes qui brillaient encore derrière certaines lucarnes du petit bourg, vaillants témoins d'une vie confortable, et de braves moldus pour lequels un pain de cire n'est qu'une broutille. Cependant, tout cela restait bien trop loin de cette petite fille qui se terrait dans une ruelle sombre, de peur que l’on ne la remarque, qu'on ne la chasse, qu'on ne la hue. Elle avait toujours fui, sans trop savoir pourquoi, comme si un esprit invisible la poursuivait… Mais aujourd’hui, l'enfant savait que la fuite touchait à sa fin.

Il faisait bien trop froid pour une fillette de cette âge, et, au fond de son inconscient cette enfant devinait déjà qu’elle ne passerait pas la nuit. Dans les chaumières, on se blottissait dans d’épaisses couvertures au coin de cheminées flamboyantes, tout en dégustant peut-être d’épaisses tranches de dinde et de pudding moelleux accompagnées de tasses de thé chaud arrosé de lait frais. Mais la fillette, seule et grelottante, tentait d’oublier le froid en se blottissant contre un mur de pierre impitoyable tandis qu’un gros rat grattait dans un sac poubelle éventré à l'odeur pestilentielle, non loin d’elle.

Cependant, elle n’y prêtait pas vraiment attention, et après tout, c’eût été un comble de jouer les fines bouches dans son état. Ses cheveux étaient rêches, couvert d’un mélange friable de poussière et de boue, presque solides tant ils étaient sales. Quant à ces vêtements, ils n’étaient pas reluisants non plus. Troués, crasseux et bien trop petits pour elle, ils auraient presque été plus pitoyables sans la pluie qui les avait trempés, glaçant la fillette jusqu’aux os.

Elle avait tellement froid… Il fallait qu’elle pense à autre chose pour s’évader de cette réalité trop fade. Elle ferma les yeux tout en songeant aux douces tropiques et à un bonheur onirique, et à sa grande surprise, ressentit une agréable chaleur l’envahir. Était-ce donc cela, la mort ? Elle rouvrit doucement les paupières, et resta bouche bée sous l’effet de la surprise.

Ses vêtements, dont les multiples éraflures avaient disparu, étaient désormais à sa taille, et aussi secs et propres que s’ils sortaient d’une buanderie. Leur tissu avait retrouvé une agréable élasticité, et ils étaient même tièdes, comme après un repassage appliqué. En levant la main pour mieux apprécier ce miracle, la fillette fit malencontreusement voleter une mèche de cheveux par-dessus son épaule, et s’aperçut avec bonheur qu’ils étaient redevenus doux et soyeux. Leur odeur était pure, elle aussi, évoquant en elle de lointains souvenirs de champs fleuris et de bouquets printaniers.

Enfin, comble de la surprise, un petit feu bleuet se consumait devant-elle, l’enveloppant d’une douce chaleur. Comment cela était-il possible ?
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Invité, Mer 30 Jan 2013 - 0:01


{ PV Enigmera Prewett & Taylor Maëlan }
C’était fou. Cela ne faisait que quelques semaines que Victor était de retour à Londres, mais c’était déjà comme s’il n’était jamais parti. Il n’avait pas fallu longtemps pour qu’il se refasse une situation, à croire qu’il avait bien choisi son moment pour revenir. Il était là seulement depuis quelques jours lorsqu’un vieil ami de son père lui avait proposé de reprendre sa boutique d’accessoires de magie noire, le gérant précédent s’étant fait la malle. C’était l’emploi rêvé pour quelqu’un de sa nature, un savant mélange d’aventure et de sécurité, de clandestinité et de normes établies. La magie noire, il fallait dire que c’était sa passion depuis toujours et c’était bien cette quête de connaissance qui avait animée son long périple au travers le monde. Aujourd’hui, il avait néanmoins besoin de reprendre racine et cette échoppe s’était révélée être une opportunité en or. Il pouvait enfin se poser et faire le point sur tout ce qu’il avait appris.

Et pourtant… Et si cette situation n’était pas ce qui lui convenait finalement ? Avec les habitudes, c’était finalement la routine qui avait pris place dans la vie du jeune Wyrman. Lui qui pensait que gérer ce magasin lui permettrait de garder un pied dans la magie noire et les mystères qui l’entourent, il avait vite désenchanté. Ses clients ne s’étaient pas révélés à la hauteur de ses espérances et il y avait des jours où il avait l’impression de tenir un vulgaire bric-à-brac. La plupart du temps, il vendait des bibelots sans intérêt à des sorciers on ne peut plus ordinaires. C’était à croire que la magie noire était une mouvance qui se perdait chez les nouvelles générations. Certes, elle les fascinait, mais ils n’avaient plus cette fouge qui caractérisait les vrais passionnés. Ils étaient abjects et écœurant de bonnes intentions, de politiquement correct. Ils voulaient faire mal, mais pas trop. Ils voulaient le pouvoir, mais n’étaient pas prêts à en payer le prix. Les Anglais étaient indignes de cet art noble et Victor avait l’impression de vendre son âme en rendant possible cette mascarade.

Alors, oui, il reprenait peu à peu pied avec la réalité de cette vie à laquelle il avait tourné le dos pendant plus de dix ans, mais la forêt dans laquelle il prenait racine était trop dense et sa cime n’avait aucun espoir de s’élever jusqu’à la lumière. La seule chose qu’il lui restait à faire, s’il voulait s’établir dans la capitale, était de son complaire dans cette lassitude. Il n’avait qu’à aménager son quotidien pour le rendre aussi exaltant que possible, il n’avait qu’à ravaler son besoin fou d’aventures. Il ne lui restait plus qu’à adopter cette posture de ceux qui ont renoncé. Il s’intégra d’ailleurs bien plus rapidement que prévenu à la faune qui peuplait l’Allée des Embrumes. La communauté sorcière avait beau les redouter, ils n’avaient rien de bien méchant. La plupart d’entre eux n’était que des ivrognes. Certains avaient des choses pas trop connes à raconter, d’autres lui paraissaient même sympathique. Tous avaient déclaré forfait et force était de constater que Victor leur ressemblait plus qu’il ne l’aurait voulu.


Ce jour-là, il avait donné quartier libre un peu plus tôt à ses vendeuses et assumait donc seul la fermeture de la boutique. Parce que, oui, la Boutique d’Accessoires de Magie Noire était finalement un magasin comme un autre, avec le même système de salariat que n’importe quel établissement sorcier. Un petit coup de baguette par-ci par-là, l’un ou l’autre soupir lorsqu’il prenait conscience de la banalité des objets qui se vendaient le mieux : de vulgaires miroirs à double sens. Wyrman voulait faire vite, car il avait rendez-vous. Ce soir-là, des combats illicites de créatures magiques étaient organisés au pub de l’Allée des Embrumes et il ne raterait ça pour rien au monde. Apparemment, c’était tout un événement et il était bien aise que quelque chose de spécial vienne enfin casser son morne quotidien. Mais c’était sans compter sur une visite un peu particulière… Tandis que la noirceur de la nuit s’engouffrait peu à peu dans l’échoppe à mesure que son gérant éteignait les chandelles qui l’éclairaient, un oiseau imposant et sauvage se posa sur le rebord de la vitrine. Grommelant, Victor sortit voir ce dont il s’agissait. C’était un hibou messager, vieux et rabougri. Sauvage. Il avait l’air de venir de loin. Faisant rarement dans la dentelle, le ténébreux pétrifia le volatile d’un coup de baguette pour se saisir du parchemin qu’il transportait. On n’était jamais trop prudent avec ces bêtes-là.

La lettre avait été rédigée à la hâte, dans une écriture tourmentée. Elle était cachetée au nom d’un certain Maëlan, ce qui n’inspirait rien de particulier à l’étranger qu’il était à présent. Cela faisait tellement longtemps qu’il était sorti du circuit en même temps, on ne pouvait pas vraiment lui en vouloir ! Sa requête était simple, il lui demandait son avis d’expert en magie noire. Il implorait son aide. En cause, une vieille relique irlandaise qu’il n’évoquait que de manière très vaporeuse, sans doute par souci de sécurité. Sa fiancée avait été assez sotte pour se l’approprier sans mesurer de la menace qu’elle représentait et il était aujourd’hui déterminé à la défaire de cette malédiction. À cette évocation, Victor ne put s’empêcher d’esquisser un sourire. C’était précisément cela qui lui plaisait temps dans les arts occultes. Ce danger latent dont nul n’était à l’abri. La naïveté de son correspondant était du reste touchante, car il fallait bien reconnaître que les chances de trouver un moyen de contrer ce type de magie ancestrale étaient maigres, pour ne pas dire complètement hypothétiques.

Mais cette affaire n’en était que plus énigmatique et ce fut donc sans hésiter un instant que Wyrman lui répondit sur le champ. Il les invitait à venir à sa rencontre, ici dans sa boutique, de sorte qu’ils puissent en discuter de vive voix et qu’ils puissent examiner de plus près ce… pendentif ? Pas avant une semaine, de sorte qu’il ait le temps d’effectuer quelques recherches de son côté. Autant sur cet objet que sur les expéditeurs de cette dépêche d’ailleurs, car le sang pur comptait bien s’informer pour savoir à qui il avait affaire. Une fois sa réponse rédigée, Victor alla nouer le petit rouleau de parchemin à la patte de l’oiseau qui gisait toujours devant la boutique et le réanima d’un coup de baguette. Après l’avoir défié de son regard de prédateur, le hibou s’envola sans demander plus d’explications. Il savait où son maitre l’attendait et c’était parfait. Mais tout cela lui avait fait perdre un temps précieux et notre ténébreux était à présent en retard pour son rendez-vous du soir. Il termina donc fermer boutique en deux temps trois mouvements et se dépêcha de gagner l’autre bout de l’Allée des Embrumes où, déjà, l’attendaient ses compagnons d’infortune.


« L’Maëlan ? L’Vagabond ? s’exclama l’un, le visage rougi par l’alcool. Rha, si j’lui mettrais la main d’ssus à c’vaurien ». « Y s’prend pour un justicier ! fit un autre. Mais y vaut pas mieux qu’un autre, ça non ! Reste loin de ce type, y t’apport’ra qu’des emm*rdtes ». « ‘k rhaat d’ze verlrotte kchloootzaak ! », baragouina un troisième homme qu’on ne comprenait jamais lorsqu’il s’emportait, mais il était évident que son avis sur le dénommé de Maëlan n’était guère plus positif que celui de deux autres. « Naaan, mais… reprit le premier en faisant exploser une bouteille de whisky entre ses doigts. L’est dangereux ce garçon. Si on t’voit ‘vec lué, sois sûr qu’t’y passera aussi ». Ce fut ensuite le second qui alla de son avis : « Si tu d’vais avoir affaire à lui, tue-le et ce s’ra d’jà ça d’fait… avant de préciser : Pis va savoir, j’suis sûr qu’sa tête doit être mise à prix qu’que part. Tu touch’rais gros ». « Ouais, pour sûr ! approuva le premier. Sans parler du mérite que ça t’ferait. Depuis des années qu’on essaye de le coincer, personne est jamais arrivé à l’avoir. L’est pas bien épais pourtant, un p’tit bien placé et c’en est fait ». « Y a sa meeischje aussi, précisa le troisième, d’un air vicieux. Auror, mais l’est pikant. T’vois l’truuk, mij dirait pas nee ! ». Et, à partir de cet instant, il n’eut plus rien à tirer de ces trois lourdauds, ils étaient repartis de plus belle dans leurs histoires salaces, l’occasion paraissant trop bonne.

Voilà systématiquement ce qui ressortait lorsqu’on prononçait les mots Taylor Maëlan en présence des vieux de la veille. Ils s’accordaient tous pour dire que ce personnage était subversif, voire dangereux. Mais, et il fallait bien le souligner, le moins qu’on pût dire était que cet homme jouissait d’une certaine notoriété et qu’il était autant craint que méprisé. Et tout cela ne faisait qu’attiser la curiosité de Wyrman, qui sentait que leur échange promettait d’être intéressant. Depuis qu’il était de retour à la capitale, il n’avait pas échangé avec qui que ce soit qui en vaille vraiment la peine, alors il attendait beaucoup de cette rencontre. Les adeptes du Mal s’étaient tous rangés, alors peut-être que c’était finalement l’autre camp qui lui réinsufflerait un soupçon de passion ? En plus, il avait beau se revendiquer du côté du Bien, ce Maëlan n’avait pas vraiment l’air d’être un garçon de cœur…

Les quelques recherches que Victor avait faites sur cet artefact ne s’étaient pas révélées très fructueuses, mais il s’était bien gardé d’en avertir Maëlan. Parce que si le problème qui les amenait à se rencontrer semblait insolvable, c’était bien la perspective de rencontrer cet homme énigmatique qui enthousiasmait le plus notre ténébreux. Le trèfle ne venait donc qu’en second plan et le vendeur de magie noire ne savait pas encore très bien ce qu’il ferait… S’en emparer pour jouir de ses pouvoirs, au détriment de la demoiselle qui serait menacée d’une mort certaine ? Détruire purement et simplement l’objet, au risque de réveiller des forces qu’ils ne soupçonnaient même pas ? Dénicher un quelconque rituel pour en détourner les effets maléfiques, pour le restituer à son propriétaire légitime ? Victor avait décidé qu’il aviserait sur le moment même, après avoir soigneusement examiné la chose. D’ailleurs, une semaine s’était écoulée depuis qu’il avait reçu la fameuse lettre, donc Maëlan et sa fiancée ne tarderaient plus à venir à sa rencontre, ici à la Boutique d’Accessoires de Magie Noire.
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Enigmera Prewett
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Enigmera Prewett, Mer 30 Jan 2013 - 16:53


Ce matin là Era s'était réveillée très tôt. Le jour ne s'était pas encore levé et elle traînait dans son lit. Blottie sous la couette comme une enfant sortant d'un cauchemar, la rouquine était impatiente et effrayée. C'était aujourd'hui que Taylor et elle devaient rencontrer le sorcier qui les aiderait à se défaire du trèfle maudit. Beaucoup de questions s'étaient insinuées dans l'esprit de la jeune femme, mais celle qui revenait en boucle était "existait-il seulement un moyen de détruire cette relique sans sacrifier sa vie ?".

Jugeant qu'elle avait laissé son esprit vagabonder suffisamment, la lionne se leva et commença à se préparer. Lorsqu'elle sortit de la chambre, ce fut sans surprise qu'elle trouva Taylor déjà prêt et installé à la cuisine devant une tasse de thé. La rouquine répondit au sourire du serdaigle et c'est dans un silence pesant que les deux jeunes prirent leur petit déjeuner, jetant souvent un coup d'oeil à la vieille horloge qui grinçait dans son sinistre tic-tac. Tous deux attendaient beaucoup de cette rencontre qui pourrait, ou pas, sauver la vie d'Era.

Puis enfin le moment de partir arriva. Ils s'emmitouflèrent dans leur cape respective, et transplanèrent main dans la main. L'astre jaune commençait sa lente ascension dans le ciel clair. Aucun nuage en vue, mais le temps ici changeait rapidement. Enfin leurs pieds touchèrent le sol dans l'allée des embrumes et c'est un peu anxieuse qu'Era prit la tête de la marche en direction de la boutique de magie noire. Elle s'y était rendue peu de temps auparavant pour acheter une cape d'invisibilité et un miroir à double sens. D'après ce que lui avait raconté Taylor, c'était le propriétaire de la boutique en personne qui les aiderait à résoudre leur problème.

Etait-il vraiment qualifié pour ça ? Ne valait-il pas mieux contacter plusieurs mages afin d'avoir plusieurs avis et que les recherches avancent plus vite ? C'était l'initiative de Taylor de contacter ce Mr Wyrman et rien que lui, aussi Era décida de lui faire confiance.

Il faudrait probablement raconter à cet homme de quelle manière le trèfle avait atterrit entre ses mains. Raconter comment lors d'une mission d'Auror elle se l'était appropriée dans une confuse précipitation pour sauver sa peau. Elle ne s'était pas attendue à ça. Elle avait compris bien rapidement que cet objet était magique, c'était d'ailleurs grâce à lui qu'elle avait retrouvé le vagabond, mais elle avait été loin de se douter que loin d'elle, ce trèfle pouvait la tuer... Il fallait maintenant trouver un moyen de rompre cette "malédiction" sans en payer les conséquences, ou du moins, sans en mourir...

Sortie de sa rêverie par Taylor qui la poussa gentiment par les épaules, Era ouvrit d'une main tremblante la porte de la boutique qui tinta pour avertir le gérant de leur arrivée. Une silhouette se tenait près du comptoir et la jeune femme s'avança vers elle d'un pas déterminé.

- Bonjour, dit-elle, merci d'accepter de nous aider pour... le trèfle.
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Taylor Malëan
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Taylor Malëan, Jeu 31 Jan 2013 - 13:10



Musique d'ambiance

La nuit avait été plutôt courte. Depuis quelques temps maintenant, les rêves de Taylor viraient aux cauchemars. Tantôt il massacrait celle qu'il aimait, tantôt, il torturait simplement de nouvelles têtes. Ses songes se faisaient de plus en plus violant et sanglant, sortant chaque nuits le rêveur, de son doux sommeil réparateur. Cette nuit là, complétait le début d'une histoire qu'il avait entre aperçu trois soirs auparavant. Il était avec un homme, tous les deux encapuchonnés. Leurs baguettes collaient l'une à l'autre ils combattaient ensembles, une horde de créature semblable aux inféris. La pièce où il se trouvait était très sombre. On entendait couler de l'eau mais la seule visibilité offerte était sur les corps à moitié en décomposition qui avançaient droit devant eux, tombant peu à peu les un sur les autres, défait par la main du vagabond et de son amis inconnu. Les sortilèges fusaient dans toute la pièce, des flammes s’élevaient, disparaissaient, des jeux d'ombres et de lumières se dessinaient sur les murs, rendant l'atmosphère aussi effrayante que possible. Mal grès l'acharnement des deux sorciers, les ennemis semblaient de plus en plus nombreux, et surpassé par leur masse, Malëan se vit tomber, sous le poids de l'ennemi.

-Expulso !

Un trait jaune venait de jaillir de la baguette de Taylor, laissant pour toute trace un trou gigantesque dans la toile de la tente. Au moins maintenant était-il réveillé. Il ne dormais toujours pas avec Era, il était dans le canapé du salon, et sa belle dans la chambre, qu'il lui avait laissé comme un gentleman. Ca faisait un moment maintenant que les deux individus vivaient de nouveau ensemble, bien que leur relation ne soit plus du tout la même qu'avant. Après tout, peu importait, ainsi au moins il avait le pouvoir de veiller sur celle qu'il aime, tout en se détachant d'elle à son bon vouloir. Il se demanda un instant si sa tente ne finirait pas par prendre une tournure de dortoir de Poudlard.

Le sommeil l'avait quitté, et Malëan errait seul dans les couloirs de son petit chez lui, en attendant que les heures passent. il était encore très tôt et les rayons du soleil ne perçaient pas encore la couche nuageuse de l'extérieur. Du temps à tuer, ça faisait un moment qu'il n'en avait plus eut. Avec la construction de leur battisse le ré-aménagement, les mauvais coups dans lesquels Era tombaient dont il devait la sortir. Le corps et l'esprit du vagabond se retrouvaient ses derniers temps, bien trop sollicités. Même son repos ne lui était pas totalement bénéfique, gâché par toutes ses images choquantes. Il avait bien besoin de prendre du temps pour lui, et tant mieux, il avait justement aujourd'hui quelques heures à tuer.

Il prit la direction des bois après s'être vêtu, et après avoir rangé sa baguette à sa ceinture. Comme il l'avait deviné, le ciel était toujours sombre, et la lumière qui se dégageait du lac glacé était agréable. Le reflet de tous se blanc, entouré par l'obscurité totale, on aurait dit un bain de lumière au milieu du chaos. il resta là un moment, absorbé par les micros cristaux de glace réduit en poussières sur la surface de la glace. La morsure du froid sur ses pieds encore nus le berçait. Qu'il était bon de respirer à nouveau, de prendre le temps de gonfler ses poumons entièrement. Il ferma les yeux, se laissant porté par le zéphyr matinal. Toute sa pilosité frissonnait, les hululements des chouettes au loin résonnait dans ses oreilles. Qu'il faisait bon vivre, dans un chez soi.

La faim le tirailla, le sortant de son délire, il prit la direction de la tente, et une fois à l'intérieur, il se prépara une tasse de thé, et une biscotte au beurre. Era ne mit pas longtemps à se réveiller. Elle se prépara à son tour son petit déjeuner, mais la discussion matinale ne fut pas des plus fournies. Ils se contentèrent de parler de la journée qui arrivait, et de leur prochains déplacement. La finition de la maison serait bientôt terminé, mais le nouveau travail qui les attendait retarder la fin du chef d’œuvre. Un repas plus tard, les deux se préparèrent à sortir, puis transplannèrent jusqu'à l’allée des embrumes.
Comme à son habitude, elle était sombre, et salle, remplit de gens malfamé et rebut de la société. Alcoolique et drogué, ivre et en manque. Un squat géant des plus grands perdus. Le dernier arrêt pour les âmes en peine et en perdition. Un endroit que trop souvent, Taylor avait visité. Les gens le regardaient toujours de leurs regards vide à son passage, parfois il les entendait penser "Malêan ici ? Avertissez quelqu'un !" Il se sentait épié, rejeté, détesté.

-Pressons, où nous risquons d'être en retard.

Il prit la tête du convoi, et se dirigea à la boutique. Leur entré était déjà attendu. Au comptoir une silhouette les observait. Elle ne parlait pas, et ce contentait de ne regarder que d'un œil. Jugeait-il ses arrivants ? Taylor vit que l'une de ses mains n'était pas visible, et par précaution il préféra poser sa main sur sa propre arme, juste au cas où. Era était derrière lui, il pouvait sentir sa poitrine s'appuyer contre son dos.

-Bonjour, merci d'accepter de nous aider... pour le trèfle. Elle avait baissé la voix pour prononcer ses derniers mots.
La silhouette bougea laissant voir un homme, à l'aspect triste, morose. Son corps semblait présent mais son esprit moins, ses yeux étais vide, de tous ressentiments, et encore moins rassuré, Malëan prit la parole.

-Je suggèrerait que nous allions dans un endroit plus calme. Que nous puissions parler de ce fardeau plus librement, fermez vôtre boutique pour le moment, je vous apporte une pièce de collection en magie noire, qui vaut le détour Mr Wyrman. Nous avons besoin de vous pour la détruire, mais au moins, vous aurez tous les renseignements que pourrez vous apportez cette expérience, en tant que pratiquant de la magie noire, je suis sûre que ça pourrait vous intéressez. J'ai entendu dire, que vous avez ici, une bibliothèque consacrait entièrement à la magie noire, peut être pourrions -nous commencer par là. Je sais déjà que la première fois, que la pièce fut découverte, elle était en Irlande, et je connais déjà son pouvoir. Le temps presse et certain éléments de réponses nous manques. Allez vous accepter de nous aider ?

Le vagabond s'était approché pendant son discours, et tendait maintenant sa main droit devant lui, en attente de celle de Wyrman. Au moindre coup foireux il était prêt à intervenir, et si jamais le départ annonçait une alliance, il avait était bon, de mettre les choses au point. Les deux sorciers attendaient la réponse du vendeur, un sourire inquiet au visage.
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Invité, Jeu 31 Jan 2013 - 17:15


Derrière son comptoir, Victor savait que ce jour-là ne serait pas un jour comme un autre. Non, il allait rencontrer Taylor Maëlan, ce baroudeur dont la réputation n’était plus à faire. En cause, un mystérieux trèfle magique dont l’emprise menaçait sa fiancée, la discrète Enigmera Prewett que notre sang pur n’avait pas encore la chance de connaitre. Apparemment désespérés, ils avaient fait appel à ses services, pour le meilleur et sans doute pour le pire. Wyrman n’avait jamais été un homme de confiance et l’altruisme ne faisait pas partie de ses vertus. Néanmoins, il avait toujours été curieux de nature et était animé par une grande soif de connaissance, or cette affaire promettait d’être on ne peut plus intéressante. Quelle qu’en soit l’issue d’ailleurs. Heureuse ou tragique, selon qu’ils parviennent ou non à délivrer la fille.

Avec une ponctualité notable, un couple finit par apparaitre dans l’embrassure de la porte. Maëlan était là, en chair et en os, et Victor ne manquait pas de savoir qu’il prenait des risques à se déplacer jusqu’à Londres, surtout en plein jour et qui plus est dans l’Allée des Embrumes… Il n’avait jamais entendu son nom avant de recevoir sa lettre, mais tout ce qu’on lui avait raconté à son sujet l’intriguait au plus haut point. Une seconde surprise fut la fille. Elle ne lui était pas tout à fait inconnue, puisqu’il lui avait vendu un miroir à double sens et une cape d’invisibilité à peine quelques semaines plus tôt. Elle s’était bien gardée de lui signaler qu’elle était Auror, la bougresse ! Mais ce n’était plus un problème, à présent elle avait besoin de lui et il y avait peu de chance qu’elle ne mêle le Ministère à tout ça. Cela ne rendait le jeu que plus intéressant.

« Bonjour, avait-elle lancé en se dirigeant droit vers lui. Merci d'accepter de nous aider pour... le trèfle.

- Bonjour à vous, rétorqua-t-il. Bonjour Miss Prewett, toujours aussi ravissante… ».

Mais les formalités ne furent pas poussées plus loin et Maëlan alla droit au but. Il savait pourquoi il était là et semblait déterminé à en venir à bout de cet artefact maléfique. Pour cela, il ne voulait pas perdre de temps. Il suggéra de fermer la boutique, ce qui n’était pas une mauvaise idée en soi et, silencieusement, Victor s’exécuta. Ce ne fut l’affaire que de quelques coups de baguettes et les volets de bois massifs se refermèrent sur la vitrine, tandis que la porte fut verrouillée. Le gérant du magasin prit également le soin d’allumer quelques chandelles, la pièce étant plongée dans une inquiétante obscurité. Seuls quelques fins faisceaux lumineux parvenaient à s’engouffrer dans la pièce.


« Vous ne seriez pas là si je n’avais pas accepté de vous aider, répondit un peu froidement le jeune homme. Je garde ces livres dans la réserve, c’est plus sûr. Au moins, on n’y sera pas dérangé… Si vous voulez bien me suivre », et, à ces mots, il révéla une trappe dissimulée derrière le comptoir.

Cette trappe s’ouvrait sur un petit escalier en colimaçon qui menait à l’étage inférieur, inconnu des autorités du pays. C’était dans cette réserve qu’étaient acheminés les objets les plus dangereux ou simplement ceux qu’il était interdit d’avoir en sa possession, et encore plus de commercialiser. Il y avait notamment une vierge d’acier, des crabes de feu maintenus artificiellement dans un état de somnolence, quelques plantes particulièrement nuisibles et un tas de petits objets qu’il valait mieux manipuler avec précaution. « Surtout ne touchez à rien… », crut d’ailleurs bon de préciser Victor, qui voyait tout de même d’un mauvais œil d’accueillir une Auror dans un tel endroit. Il indiqua alors un coin de la pièce où se trouvaient un fauteuil et quelques chaises datant d’un autre âge, non loin de quelques ouvrages consacrés aux arts occultes. Certains d’entre eux étaient d’ailleurs mis en évidence, c’était ceux que notre ténébreux avait jugés utiles pour cette affaire.


« Mais si vous commenciez par m’en dire plus sur ce pendentif, son histoire… et la manière dont il est arrivé entre vos mains ? », suggéra Victor qui trépignait d’impatience.
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Enigmera Prewett, Jeu 31 Jan 2013 - 18:03


Les trois sorciers se trouvaient maintenant dans la réserve de la boutique. Taylor avait suggéré un endroit tranquille et isolé pour pouvoir parler sans crainte, et c'est dans une pièce dissimulée sous une trappe que le gérant les avait emmené. Si ce qui était présenté aux clients en boutique n'était en rien illégal ou dangereux, la réserve, elle, semblait contenir tous les véritables trésors de cette échoppe. Divers objets étaient disposés méticuleusement et alors qu'Era s'approchait pour regarder de plus près ce qui semblait être des crabes de feu endormis, la voix du propriétaire résonna dans la petite pièce.

- Surtout ne touchez à rien…

Sans se presser, la rouquine rejoignit son compagnon dans un coin où étaient entreposés de nombreux grimoires. Cet endroit était inquiétant, limite effrayant, et la jeune femme secoua légèrement la tête pour chasser l'idée d'une fouille ici. Elle n'était pas là pour le boulot, loin de là.

- Mais si vous commenciez par m’en dire plus sur ce pendentif, son histoire… et la manière dont il est arrivé entre vos mains ?

Aussitôt Era serra le trèfle dans sa main cachée dans la poche de sa cape. Son visage prit un air grave, elle était mal à l'aise. Gênée, elle sortit la petite relique de sa poche et ouvrit lentement ses doigts pour la montrer à Wyrman. Elle ne savait pas grand chose de cet objet, seulement les effets qu'il procurait.

- Le voilà... dit-elle sans pour autant le donner à Wyrman. Tout ce que je peux vous dire, c'est que celui qui le détient devient chanceux. Très chanceux, ajouta-t-elle. A plusieurs reprises je n'ai eu qu'à penser à retrouver... quelqu'un, pour qu'aussitôt il m'emmène à l'endroit exact où la personne se trouvait.

La lionne fit une pause dans son récit. Wyrman la mettait mal à l'aise. Peut-être parce qu'il avait la possibilité de la libérer de ce trèfle maudit, à moins que ce ne soit le ton qu'il employait lorsqu'il s'adressait à Taylor et à elle ? Elle se racla la gorge et continua :

- Ca marche aussi évidemment pour les petites "poisses" courantes et pour... sauver la vie de celui qui le détient. Là où ça se complique, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons fait appel à vous, c'est que si je viens à le perdre ou si on me le vole, c'est plus que de la malchance qui va me tomber dessus. Cette relique donne l'apparence de donner la chance, alors qu'en réalité elle l'absorbe, elle s'en sert pour s'enrichir, pour devenir plus puissante, rendant alors son ancien possesseur victime à tout moment d'une mort certaine. Je suis devenue sa propriétaire malgré moi, lors d'une mission - je pense que vous savez quel poste j'occupe - je devais récupérer les objets volés par un mage noir, et les choses ont fait que je n'ai pas su m'en défaire à temps.

A ce moment-là, Era se tourna vers Taylor et décida de le laisser continuer à raconter l'histoire de la relique maléfique. Sans y être invitée elle s'installa sur une des chaises et se prit la tête dans ses mains. Elle se sentait mal, comme si elle réalisait soudainement que s'ils échouaient, sa vie ne tenait plus qu'à un fil.
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Taylor Malëan, Lun 4 Fév 2013 - 13:19


Je donne a Victor Wyrman le contrôle de mon personnage, à des fins de fluidité dans le RP.





Taylor reprit la parole derrière sa douce.

- La première fois que j'ai entendu parler de ce trèfle c'était en Irlande il y a quatre ans. Une légende locale qui parlait d'un gars avec une chance incroyable qui gagnait toujours aux jeux de cartes. A l'époque on le surnommait Félix, vous imaginez bien pourquoi. Il y peu ce Félix m'a contacté pour retrouver son trèfle. Mais il n'en est pas le créateur, il n'a donc aucune idée de comment le détruire, et vu qu'il désire le récupérer, il ne me le dirait pas de toute façon. Les yeux du propriétaire de la boutique s'ouvrirent grands Malëan y entre-aperçut une idée qui ne fut non loin de la sienne.Vos idées semblent bien plus sombre, que l'éclairage de vos lieux. Je suis dans l'impossibilité d'utiliser quelques pressions sur lui, lié par un contrat, je me dois d'en protéger la cible.

-Mais vous vous permettez de détruire l'objet de sa requête ?

-J'ai dans l'espoir que son état normal revenu, il sera assez heureux pour considérer ma mission comme accomplie.

L'ambiance était froide dans le petit coin entouré de livre. Le vagabond s'en alla à travers les rayons, en scrutant les différents noms d'ouvrages, sur la côte des livres. De magnifiques grimoires, presque tous d'une couleur très sombre s'étalaient sur les étagère de bois brut. "emprisonnement d'un corps", "détruire l'âme", tout un tas de noms plus horribles les uns que les autres. plusieurs mètres le séparaient à présent du reste du groupe toute fois il entendait déjà Wyrman lui dire de "ne rien toucher". Et là sous ses yeux, un titre attira son attention. "Maléfices et enchantements, tentez vôtre chance." Peut être n'était-ce qu'un nom, mais il fallait bien commencer par quelque part.

-Wyrman ! Ici, j'ai trouvé quelque chose, je pense qu'il pourrait être utile.

Wyrman et Era qui étaient restés seuls s'approchèrent à grands pas. Victor avait visiblement lui aussi trouvé quelque chose, il tenait dans ses mains une petite pile de grimoire. Il vint se saisir de l’œuvre que Taylor désigné, lui tendit puis continua à avancer en faisant signe de le suivre. Le couloir continuait menant à une petite table dans un recoin entourée de chaises en bois vieilli. Tous trois s’installèrent et se mirent à la chasse aux indices.

*Maléfices et enchantements, tentez vôtre chance, alors voyons ce que tu nous réserves.*

Le gros grimoire noirci était couvert d'une couche de poussière que le vagabond balaya d'un souffle, puis il l'ouvrit en son sommaire. Un listing parfait s'offrait à lui mais un chapitre parmi les autres retint son attention, "La guilde de l'enchantement Artefact Théorie. P.685" Il se rendit à la page de rendez-vous et quand il ouvrit la page une abbaye s'installa au centre la feuille. A son sommet un signe étrange et en dessous le nom Artefact Théorie. Le bâtiment en transparence, laissait toute fois la possibilité de lire le contenu du livre. Il était écrit:

Il réside en Ukraine une formation de chercheurs en enchantements qui se sont concentrés sur l'étude de la magie sur les objets et artéfacts. Ils sont à la base de nombreuses créations comme le sifflet alarme, le miroir à ennemi qui dévoile les pensées de celui qui se trouve en face, et d'autre fantaisies bien plus intéressantes et utiles encore, que vous découvrirez au fur et à mesure de vôtre lecture.
C'est en 1689 que la guilde fut crée, par le grand Archibald Etona. Enchanteur d'ukraine, Maitre de la forêt, premier combattant anti-dragon, inventeur de la potion anti-feu. Tel était son nom en référence aux exploits qu'il avait accomplis. Alors que ses générations tremblaient...


-C'est ici qu'il faut nous rendre. Là-bas ils seront quoi en faire. Peut être pourrions nous leurs adresser un courrier. Le vagabond ne se rendait pas compte que visiblement il parlait tout seul. Les deux autres ne l'écoutaient même pas plongée dans leur grimoire. Era avait un petit bout de papier sur laquelle elle semblait parfois noté des information, alors que Victor restait froid devant l'ouvrage. Il ne bougeait que très peu les yeux, et de temps à autres, il tournait une page. Sa lecture était complète, et pourtant il lisait avec une telle rapidité. Ses yeux ne dégageait toujours aucune expression, et rien n'aurait pu le déranger dans sa lecture. Malëan préféra reprendre sa lecture, et attendre de voir ce que tous le monde auras trouvé. Il tourna quelques pages, et repris en haut.

et ainsi fut fondé la Guilde. Depuis il font dans leurs laboratoire différentes expériences pour leur propre commerce, comme une firme de farce et attrape par exemple. Ils ont aussi mit un place un service d'aide à la demande, et propose donc leurs service à qui pourra bien les payer ou les intéresser. En outre il important de savoir que...

*Je crois vraiment qu'il faudrait leur en parler. Je les ai déjà vu. Je suis sûr qu'ils auront une solution.*

Malëan ferma son grimoire et se mit debout. Il regarda Era d'un air de dire, on s'en va, j'ai trouvé ce qu'il fallait.

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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Invité, Jeu 14 Fév 2013 - 18:02


Victor referma lourdement le livre qu’il tenait entre les mains. Il traitait du folklore irlandais, la piste la plus intéressante à suivre dans l’état actuel des choses selon le sang pur. En effet, il fallait selon lui remonter aux origines mêmes de l’artefact si on voulait comprendre pleinement son mode de fonctionnement et donc prétendre le contrer. La solution résidait toujours dans les intentions du créateur, restait juste à savoir qui était le créateur. Pour l’heure, le ténébreux n’avait rien trouvé de particulièrement relevant à ce sujet. Il ne savait même pas dire s’il s’agissait d’un sorcier ou d’une autre créature… Il imaginait que ce devait être un mage puissant qui tenait plus que tout à ce pendentif et qu'il l'avait enchanté afin de s'assurer que personne ne le dérobe. Vu les effets de l'objet, il devait être vicieux... Ce qui n'était pas pour déplaire au jeune homme qui esquissa un sourire en coin à cette perspective. Pour faire lever la malédiction, il suffirait alors de le lui restituer. Mais il était sûrement mort il y avait fort longtemps. En outre, ce n'était que des hypothèses vaseuses et rien ne disait qu'elles se vérifieraient.

De leur côté, Maëlan et sa rouquine retournaient la petite bibliothèque en quête d’informations. Victor aurait sans doute pu leur mâcher un peu plus le travail, mais le fait était que le peu de recherches qu’il avait effectuées ne s’étaient pas montrées très fructueuses. Sans doute aurait-il pu les pousser un peu plus loin, mais il préférait fonctionner à l’instinct. Bien qu’il ne nie pas leur intérêt, il n’avait jamais été un grand amateur de pages jaunies. Il n'en était pas moins vrai qu'il n'était pas très à l'aise à l'idée que ces inconnus posent leurs mains partout... et surtout les regards curieux. Il savait que certains ouvrages qu'il détenait ou dont il avait hérité des précédents propriétaires de la boutique n'étaient pas à mettre entre toutes les mains et il redoutait ce qu'une Auror pourrait bien conclure de tout cela.


« Si Miss Prewett ne trouve rien, c’est qu’il n’y a rien à trouver je suppose, déclara-t-il tandis que Maëlan semblait sur le point de prendre congé. Avec un tel artefact, cela ferait déjà belle lurette qu’elle aurait trouvé quelque chose, n’est-ce pas… ? À moins que… C’est quoi le livre que vous tenez entre les mains ? ».

Si on suivait la logique de fonctionnement de l'objet, il y avait toutes les chances pour qu'elle soit tombée sur quelque chose d'intéressant...

Il marqua donc un court arrêt, s’approchant doucement de la jeune femme :


« D’ailleurs, vous n’avez pas tout dit… ajouta-t-il, bien que cela n’ait pas grand rapport. Que dit le ministère de tout ça ? Je suppose que vous avez mentionné le trèfle dans votre rapport… ou je ne sais trop quoi. Parce que c’est bien comme ça que ça marche, n’est-ce pas ? Personne ne s'est inquiété de savoir ce qui est advenu de lui ? ».

Tandis que Victor s’intéressait à ce que pouvait bien avoir à dire la jeune femme, Maëlan semblait avoir trouvé une piste. En tout cas, sa trouvaille semblait suffisamment intéressante pour qu’il s’en contente pour l’instant, puisqu’il avait laissé son livre de côté et qu’il s’était avancé vers le petit escalier qui menait dans la salle principale de la boutique. Cela ne laissait rien présager de bon au jeune gérant qui avait la nette impression qu’il n’était pas convié à la suite des aventures. Or, s'il avait accepté de les recevoir et de leur donner un coup de main, c'était bien pour ça. Il était donc hors de question de les laisser filer si facilement, surtout après s'être autant compromis. Non, il ne pouvait résolument pas les laisser faire. Autrement, c'eut été comme s'ils s'étaient joués de lui.


« Qu’est-ce que vous allez faire, Maëlan ? demanda-t-il alors, bien décidé à s’imposer au programme. Où que vous alliez, vous pouvez compter sur moi. Je dirais même que vous avez tout intérêt à me faire confiance, car vous ne savez pas dans quoi vous vous lancez… ».
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Enigmera Prewett, Jeu 14 Fév 2013 - 21:13


Cela faisait déjà de longues, très longues minutes que le silence régnait dans la petite cave sombre. Taylor, Wyrman et elle étaient plongés dans d'épais grimoires à la recherche d'un indice pouvant les aider à débuter leurs recherches concernant le trèfle maudit.

Concentrée comme jamais, l'air grave et les sourcils froncés, Era était totalement absorbée par sa lecture. Sa main tourna machinalement une nouvelle page et elle continua sa lecture attentive. On n'entendait plus que la respiration parfois agacé des jeunes gens qui s'impatientaient à mesure que le temps passait, et le froissement des pages qu'on tournait. L'ambiance était pesante, presque gênante. La rouquine se sentait mal à l'aise de devoir demander de l'aide à ce sorcier, cet inconnu, surtout en ayant conscience qu'il pourrait très bien avoir la possibilité de lui sauver la vie...

C'est alors que Wyrman prit la parole. Il fallu quelques secondes à la lionne pour comprendre qu'il s'adressait à elle.

- D’ailleurs, vous n’avez pas tout dit… Que dit le ministère de tout ça ? Je suppose que vous avez mentionné le trèfle dans votre rapport… ou je ne sais trop quoi. Parce que c’est bien comme ça que ça marche, n’est-ce pas ? Personne ne s'est inquiété de savoir ce qui est advenu de lui ?

La jeune femme se tortilla sur sa chaise, respira un grand coup et referma d'un coup sec le livre qu'elle n'avait pas finit de lire.

- Lene prit Ministère est au courant. J'étais bien obligée de signaler l'objet puisque j'avais pour mission de le récupérer... Mais ils ont compris qu'il était crucial que je le garde avec moi, et ma mission ne sera réellement achevée que lorsque le trèfle sera détruit et que j'en serai libérée. Je dois donc jongler entre cette relique et mon emploi. Ceux qui sont au courant ont tendance à vouloir m'éviter, et ce n'est pas plus mal comme ça.

Du coin de l'oeil, Era vit Taylor poser son ouvrage et se diriger à grandes enjambées vers la pièce principale de la boutique. Mais Wyrman l'interpella d'une voix un peu plus forte, afin d'être sûr d'être entendu.

- Qu’est-ce que vous allez faire, Maëlan ? Où que vous alliez, vous pouvez compter sur moi. Je dirais même que vous avez tout intérêt à me faire confiance, car vous ne savez pas dans quoi vous vous lancez…

"Vous ne savez pas dans quoi vous vous lancez." Wyrman avait-il trouvé quelque chose ? Le coeur d'Era s'accéléra subitement et elle déglutit avec difficulté. La sorcière se leva finalement d'un bond, posa son livre sur la petite pile déjà disposée sur la petite table, et avança vers Taylor murmurant dans un fol espoir :

- Tu as trouvé quelque chose ?

Mais son compagnon ne prit pas la peine de répondre et grimpa rapidement l'escalier.

Elle se tourna ensuite vers le propriétaire de la boutique qui l'observait à présent d'un air à la fois curieux et suspicieux. Taylor était déjà remonté, il ne restait plus qu'elle et Wyrman dans la petite pièce.

- On ferait mieux de le suivre, dit simplement Era.

Elle tourna le dos à Wyrman et grimpa à son tour jusqu'à la pièce principale de la boutique. Taylor se tenait près du comptoir, mi sérieux mi excité. A coup sûr, il avait trouvé quelque chose, et Era n'avait qu'une hâte, d'en savoir plus.

Elle-même avait trouvé quelque chose d'intéressant dans le livre qu'elle lisait avant l'intervention de Wyrman. Il existait, dans un village d'Afrique, une dague possédée par un vieux sorcier. Cette dague avait un pouvoir particulier. Elle absorbait, par sa pointe, la magie, noire ou blanche. C'était une arme aux pouvoirs exceptionnels, et dont il fallait faire usage avec d'extrêmes précautions, car une fois absorbée, la magie ne pouvait être rendue. C'était tout ce que disait le livre. Rien de plus, rien de moins. Era n'avait pour information que le nom du village où habitait le sorcier. Peut-être pourraient-ils y faire un tour ? Si cette arme avait réellement autant de pouvoirs, l'histoire de ce maudit trèfle ne serait bientôt plus qu'un mauvais souvenir.

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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Taylor Malëan, Ven 15 Fév 2013 - 15:20


-Ok, c'est parfait, je pense avoir ce qu'il nous faut. Cependant j'aimerais faire remarquer, que vous deux n'avez rien trouvés, et ça me déçoit. Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé une piste. Une certaine guilde, dans un certain pays, qui travaillent sur certain artéfacts. Nous allons en Ukraine. Mr Wyrman, j'ai bien saisi vôtre envie de venir avec nous, et bien que ma vigilance m'ordonne de vous laisser ici, je dois avouer que vôtre compagnie risquerai de nous ravir.

L’Ukraine, rien que ça. Era regardait Taylor avec de grand yeux ronds. Quand à Wyrman, il semblait satisfait de la réponse, il se hâta de déplacer quelques babioles du bout de sa baguette, un peu partout dans le magasin. Il faisait un genre de micro ménage avant de quitter les lieux.

-Faites vos valises et prenez de quoi vous couvrir. Era, tu as besoin de quelque chose que je n'aurais pas dans mon sac ?

-Non, tu devrais tout avoir.

Malëan se jeta sur le comptoir et posa ses mains sur ses genoux.

-Nous devrions trouver quelques choses là bas. A condition qu'ils acceptent de nous aider. Bon ils se trouvent à Kovel. C'est une petite ville au nord est de leurs capitale. Ils habitent une grande guilde au milieu même des moldus. Ils sont tellement puissant en enchantements, que leurs première caractéristique est d'être totalement introuvable. Leur guilde est entourée d'une clôture qui les cachent aux yeux de tous. Le seul moyen de les contacter serait de leur demander de l'aide par l'intermédiaire d'une missive. Je vais demander à Victor de s'en occuper si vous le voulez bien.

Taylor lança un regard au vendeur qui revenait vers eux à présent. Il paraissait clair qu'il avait tout entendu mal grès son absence, et il répondit favorablement à la requête.

-Nous allons devoir traverser l'Allemagne, et la Pologne, en cette saison il y fait plutôt très froid.J'ai prévu de quoi loger et nourrir tous le monde le temps de quelques jours. Nous avons donc trois sorciers sur le coup. Une auror, un spécialiste en magie noir, et un vagabond. Nous devrions donc pouvoir nous sortir des opérations frauduleuse, ministérielle, et improbable. Grossir nos rang sera bien Utile. Vous avez pris tout ce qu'il vous faut ?

Le vendeur sembla réfléchir un instant et se contenta de hocher la tête. Taylor tendit sa main vers Era qui le tira vers elle, pour l'aider à se lever du comptoir. Il remit son manteau correctement, vérifia que sa baguette était toujours à sa poche, et prit l'avant du convois en direction de la sortie de la boutique. Ils passèrent le paliers tous les trois et Wyrman donna un tour de clefs à sa boutique juste après être sorti. Sans mots ni bruits inutiles, ils pivotèrent tous ensemble du même pieds, et s'envolèrent dans les cieux. L'air fouettait leurs visages, et ils fonçaient à toute allure dans leurs tourbillons de vents. Ils passèrent la ville, la manche, arrivèrent en Allemagne, n'y passèrent qu'un instant. Dans le ciel presque sombre, Era prenait un évident plaisir à planer à travers les nuages. Malëan souriait lui aussi, observant loin devant lui toutes traces de leur chemin. La Pologne et ses plaines, puis enfin l'Ukraine. Deux heures avaient passées depuis leurs départs de Londres, et la fatigue se faisait plus que sentir. Bien qu'ils furent bientôt arrivait, Le vagabond proposa de faire un halte pour rechercher plus activement la route pour Kovel. Wyrman vous devriez en profiter pour écrire nôtre requête. Quand à toi Era, tu devrais monter le campement. A peine avaient-ils posés le pieds à terre que Taylor avait déjà donné les directives. Après le déluge d'ordre, il put prendre le temps d’apercevoir qu'ils étaient dans une plaine encore enneigées, à l’orée d'un bois.

-Je vous retrouve un peu plus tard tous les deux. Je pars faire des recherches en villes. Dressait les sortilèges de protections, et préparer la lettre. Quand je reviendrais, nous irons la déposer à la poste moldu, ils possèdent une boite aux lettres là bas, qui leur offre l’anonymat. Mais à partir de maintenant, je n'ai plus aucun renseignement sur eux. Si nous ne les trouvons pas comme ça, nous devrons chercher autre chose. Alors si vous avez du temps devant vous, n'hésitez pas à chercher autre chose. Vous n'aurez qu'à tout inscrire sur des parchemins, que nous réunirons tous au fur et à mesure, est-ce que ça va à tout le monde ?
Bon, au travail, je serais de retour avant la nuit.


Malëan plia le genoux, et tourbillonna hors de vue des deux sorciers.
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Invité, Ven 22 Fév 2013 - 22:30


Docilement, Victor emboita le pas de la jeune Auror et alla rejoindre Maëlan dans la boutique. Celui-ci semblait déterminé et leur exposa ses trouvailles. Bien que notre ténébreux était un peu dubitatif quant à la pertinence de se rendre en Ukraine pour rencontrer une bande d’illuminés, il n’émit aucune réserve. En effet, il voyait ça comme l’occasion rêvée de repartir à l’aventure et d’échapper quelques temps à son morne quotidien. En plus, le jeune couple ne semblait tolérer sa présence qu’avec quelques réserves, donc ce n’était pas le moment de se désister. Quoi qu’il en soit, tout cela promettait d’être particulièrement excitant… d’autant plus qu’il n’était jamais allé en Ukraine. Il s’était par contre établi quelques temps en Biélorussie et croyait savoir que les deux pays partageaient certaines similitudes. Il connaissait en outre quelques rudiments de russe, ce qui pouvait toujours être utile. Le fameux sortilège Interpretis ferait le reste.

Mais il n’y avait pas de temps à perdre. Maëlan semblait décidé à partir au plus vite, tout était d’ailleurs déjà prêt. Apparemment, il transportait tout ce dont il avait besoin dans son baluchon, mais Victor évita une nouvelle fois de poser des questions. Il se mit donc à réunir tout ce dont il pourrait avoir besoin lors de leur quête, notamment quelques livres et de nombreux objets qu’il vendait dans la boutique. Il prit aussi quelques ingrédients pour les potions, car on ne savait jamais. Il laissa un mot comme quoi il s’absenterait quelque temps, à l’intention de ses vendeuses sous la caisse enregistreuse, puis fit une brève escale dans sa chambre d’hôtel. Il confia sa malle à la réceptionniste et ne prit que le strict minimum qu’il fourra dans un sac de voyage avec tout ce qu’il avait pris dans sa boutique. Il fut alors fin prêt et put rejoindre le couple qui commençait déjà à s’impatienter. En même temps, il aurait difficilement pu prévoir qu’il serait si vite embarqué à l’autre bout du contient et il paraissait logique qu’il n’ait pas pris toutes les dispositions nécessaires à cette éventualité !


« Nous y voilà… », fit-il lorsqu’il fut fin prêt et qu’il les rejoignit dans la ruelle.

Et c’est ainsi que, après un petit discours presque solennel du meneur du groupe, ils se mirent en route. Main de la main, ils unirent leur force et leur flux magique pour transplaner d’un seul et même élan. Magie ou pas, ils mirent plus de deux heures à traverser le continent. La Manche, l’Allemagne, la Pologne et puis enfin l’Ukraine. Ils durent puiser au plus profond de leurs ressources pour parvenir à mobiliser l’énergie nécessaire pour ne pas se faire désartibuler et plusieurs escales furent nécessaires avant d’arriver à destination. Une destination provisoire du moins, car aucun d’eux n’était vraiment sûr de là où ils étaient. Il s’agissait d’une petite plaine enneigée, à la lisière d’une forêt et à quelques enjambées d’une petite ville. Avec un peu de chance, ils n’étaient plus loin de Kovel…

Fidèle à lui-même, Maëlan prit les devants en se rendant à la ville afin de quérir plus d’informations. Il laissa donc la rouquine et Victor monter seuls sa tente et placer les sortilèges de protection d’usage. L’Auror semblait avoir l’habitude et prit rapidement les devants, du coup le sang pur se contenta de la seconder. Cela tombait bien, car il était presque à bout de forces. Le voyage l’avait épuisé et ce fut un soulagement immense de pouvoir aller se poser dans leur abri de fortune. Le jeune gérant alluma un feu auprès duquel il alla se lover, enroulé dans une couverture. Il n’avait bien entendu pas oublié de prendre sa plume et un morceau de parchemin, puisqu’il avait le devoir de rédiger la missive qu’ils enverraient à la fameuse guilde afin de pouvoir les rencontrer. Bien qu’épuisé, Victor s’appliqua du mieux qu’il pût. Ils ne pouvaient pas se permettre d’essuyer un refus.

Une fois qu’il eut terminé, il conclut avec des salutations cordiales et se permit de souligner une nouvelle fois l’importance capitale que cette rencontre représentait pour eux. En quelques coups de baguettes, il déchira alors le morceau de parchemin et le plia à l’intérieur d’un second, formant une petit enveloppe faite maison ! Il n’y avait plus qu’à la poster, et il laisserait Maëlan s’en charger. Victor n’était jamais très chaud lorsqu’il s’agissait de moldus et moins il avait affaire à eux, mieux il se portait. C’était d’ailleurs bien pour ça qu’il mettait rarement les pieds dans le Londres moldus depuis qu’il était de retour dans la capitale. Bref, il était plutôt fier de lui et pouvait enfin se reposer un peu. Pour ce faire, il s’allongea à même le sol pour profiter au mieux de la chaleur du feu qui frémissait devant lui.

Il s’intéressa alors à la fille, Enigmera de son prénom :


« Qu’est-ce que tu fous avec ce gars-là en fait ? fit-il, à peine indiscret. Te vexe pas, mais vous avez pas l’air très en phase. T’as l’air tellement plus posé que lui… », parce que, quant à faire, autant joindre l’utile à l’agréable et faire plus amples connaissances…
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Enigmera Prewett
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Enigmera Prewett, Ven 22 Fév 2013 - 23:11


La route avait été longue, fatiguante. Transplaner à trois était certes avantageux car ils avaient ainsi déployé moins d'énergie individuellement, cependant, c'était loin d'être pratique et il leur avait fallu plusieurs pauses avant d'arriver enfin près de Kovel.

A peine eurent-ils posés les pieds en Ukraine que Taylor avait chargé Era de protéger l'endroit de leur campement et Victor d'écrire la lettre qui pourrait convaincre la fameuse guilde de les aider...

Bien qu'épuisée, la rouquine s'empara de sa baguette et commença à prononcer divers sorts afin de protéger les lieux.

- Protego totalum, salveo maleficia, cave inimicum...

Plusieurs étincelles de couleur s'échappèrent de la baguette de la lionne, déployant progressivement un bouclier protecteur autour des sorciers. Era termina avec un Evanescartae. On n'était jamais trop prudent et la paranoïa commençait à monter doucement. Ce trèfle de malheur la stressait énormément, mais elle ne pouvait se permettre de se laisser distraire par ses émotions.

Elle se tourna finalement vers Wyrman qui était emmitouflé dans une couverture près d'un feu qu'il avait allumé. La tente était montée, prête à être habitée. Il ne restait plus qu'à attendre Taylor... Elle n'avait pas eu le temps de lui parler de ce qu'elle avait trouvé dans la cave du propriétaire de la boutique. L'histoire de cette précieuse dague qui absorbait toute magie.

Alors qu'elle se disait qu'il était urgent de faire part de sa trouvaille à son compagnon, Era fut sortie de ses pensées par Victor.

- Qu’est-ce que tu fous avec ce gars-là en fait ? Te vexe pas, mais vous avez pas l’air très en phase. T’as l’air tellement plus posé que lui…

La rouquine ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Il était vrai qu'au premier abord on avait du mal à croire que Taylor et elle aient pu construire quelque chose ensemble. Et pourtant... Leur histoire remontait à très longtemps maintenant, ils avaient vécu beaucoup de choses, bravés de nombreux dangers, franchis des obstacles importants. Plusieurs fois leur histoire avait prit fin, plusieurs fois Taylor avait cru protéger la sorcière en lui ôtant ses souvenirs, mais ils n'avaient pu se résoudre à se séparer bien longtemps. L'un était complémentaire à l'autre, ils s'apportaient beaucoup mutuellement, même si depuis la dernière séparation, quelque chose s'était brisé et n'avait pas encore eu l'occasion de se recoller.

- Plus posée que lui... dit-elle dans un rire. C'est l'impression que je te donne ? ... Tu n'as pas tort en fait... Taylor est quelqu'un de spécial. Je ne te connais pas encore assez pour te raconter notre histoire, et je crois que je n'en ai pas envie non plus, avoua-t-elle en sentant son coeur se serrer douloureusement. Mais pourquoi tu me demandes ça ? Qu'est ce que tu appelles "en phase" au juste ? Si c'est juste une histoire de ressemblance, je crois que tu te trompes sur les relations humaines, Wyrman.

La lionne avait été surprise autant par la question du sorcier que par sa propre réponse. Elle se sentait gênée. Elle n'avait pas pour habitude de parler de ses relations privées, encore moins quand celles-ci se montraient un peu bancales. Elle n'osait plus regarder Victor, attendant simplement sa réponse, ou, par chance, l'arrivée de Taylor qui viendrait mettre fin à cette conversation qui n'avait strictement rien à voir avec ce pour quoi ils étaient là. Le sorcier était curieux, Era l'avait bien sentit, et elle savait aussi que comme beaucoup d'hommes quand ils décidaient d'obtenir ce qu'ils voulaient, en l'occurrence des réponses, il ne lâcherait pas tout de suite l'affaire. Pour preuve, cela faisait à peine quelques heures qu'ils se connaissaient, qu'Era lui avait en quelques sortes "confié" sa vie entre ses mains, et le voilà qui parlait déjà de sujet personnel. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'avait pas sa langue dans sa poche !

- Tu as finit d'écrire la lettre ? s'enquit-elle, essayant de revenir à ce qui les avaient amenés ici.
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Taylor Malëan, Sam 23 Fév 2013 - 0:14


La ville de Kovel s'étendait sous ses les yeux du vagabond. D'un geste rapide il attrapa ses cheveux pour les attacher. Il réajusta sons manteau, et fit mine d'être le plus moldu possible, une fois encore. *Toujours avoir à se cacher... que ça me gonfle !* Il entra dans la ville par une route goudronnée. La plaine avait débouché sur un bord de chemin me menant peu à peu à la ville. Les moldus circulaient dans de vieilles auto crasseuses qu'on voit aussi en Ecosse, et le charme de la ville lui rappela soudain les highlands. Il passa les premières habitations et les premiers commerces. Il se devait de trouver une poste pour pouvoir expédier la lettre à la guilde. Le long des allées les passants le regardaient de plus en plus bizarrement. Avec le froid de l'Ukraine, son nez et ses oreilles avaient rougies fortement. Emmitouflé dans son manteau chauffant, les mains tremblantes, il ressemblaient un peu à un alcoolique sans abris.

Après quelques minutes à chercher dans le vide, il décida de poser des questions. A l'affut d'une ruelle déserte, il se déplacer avec hâte. Une fois assuré d'être seul, d'un geste léger il se saisi de sa baguette et fit usage du sort Interpretis. Bien qu'il passait pas mal de temps en pays Nordique, sa compréhension du slave et du russe n'aurait pas était suffisante, vu les soupçons qu'il faisait déjà planer rien que par son apparence. A sa sortie de la ruelle, il accosta la première personne qu'il vit.
C'était une petite dame d'une soixante d'année, l'air inoffensif. Un grand manteau de fourrure grise sur les épaules et une toque de la même couleur, un sac à main en cuir. Le peu d'Ukrainien qu'il connaissait lui permettait au moins de trouver son chemin.

-Привіт панове, вибачте, що турбую вас, але не могли б ви сказати мені, в найближчому поштовому відділенні, будь ласка ?

Et alors que le vagabond s'attendait à un flux de parole incompréhensible, quand la femme creusa ses joues pour lui répondre, et il comprit distinctement, la moindre de ses paroles, comme si elle s'exprimait en anglais.

-Ho ! Vous m'avez fait peur, veuillez m'excuser. Bien sûr, la poste n'est qu'à quelques rues d'ici. Vous n'êtes pas du coin ? Qu'est-ce-qui peut bien vous amener à Kovel ? d'où venez-vous ?

Je suis Anglais madame, reprit-il Me comprenez vous ? J'ai du mal à m'exprimer en russe.

-Mais certainement, comme si on pouvait vivre en Ukraine en ne parlant que l'Ukrainien. Vous êtes Anglais hein ? Venez donc, j'ai un petit moment de repos, je vais vous menez à la banque, mais dite moi ce qui vous amène ici,
OK ?
accentua t-elle dans un sourire.

Ils convinrent de marcher un peu ensemble, jusqu'à atteindre la poste. Il apprit que cette femme avait était comptable puis banquière, mais que les actions de l'Ukraine faisait beaucoup souffrir leur pays. Elle n'arrêtait pas de parler de chose irréel qui pourrait les sauver. Il suffirait de créer plus d'emplois ! mais le gouvernement dit qu'il n'y a pas de magie possible, quand il n'y a pas de travail, on ne peut pas créer des besoins [...] Si seulement elle savait. Taylor dû lui aussi parler de sa vie, et se contenta de d'inventer un nouveau lui.
-Je suis ingénieur en Aéro-nautique comme mes parents. Je suis ici parce qu'un scientifique russe peut m'aider dans mes recherches, et il loge dans cette ville. Il s'inventa un frère du nom d'Oliver, et une femme nommer Era. Il avait aussi soit disant deux fils, Perceval et Kaëlan, de six et huits. Les mensonges s'accumulèrent, ravissant la vieille dame.

-Et voilà la poste cher Monsieur. Ce fut fort agréable que d'avoir des nouvelles de nouveaux venus. J'espère que vous trouverez ce que vous cherchez !

Et là, la vieille dame le quitta. Enfin il avait trouvé la poste. Il se dépêcha d'y entrer. A l'intérieur, un seul guiché et une petite fille d'attente. Deux personnes étaient devant lui, un jeune homme propre sur lui blond au yeux bleus, et un vieux monsieur qui se serait très bien assemblé avec la petite vieille de tout à l'heure. Patiemment il attendit son tour. pendant se temps, il en profita pour écrire sur un petit bout de papier:
Je voudrais envoyer une lettre, dans cette ville. Il n'y a qu'une seule feuille de papier de taille A4. Merci. Sous son manteau il pointa le papier de sa baguette et les lettres se détachèrent dans une flaque d'encre, avant de prendre une nouvelle forme. Probablement une traduction vue les caractères de l'écriture. Une fois que ce fut à son tour Malëan tendit son papier à l'homme du guichet, qui s'empressa de lui fournir une enveloppe timbrée. Il paya son du et sa mission finie, il ne lui restait plus qu'à rentrer le plus vite possible. Il imaginait déjà l'ambiance entre ses deux accompagnateurs. Soudain, un sentiment dérangeant vin le persécuter. Serait-ce de la jalousie ? Une envie furieuse lui prit de rentrer au plus vite. Il ne prit pas la peine de faire chemin arrière et se contenta de transplanner d'une ruelle déserte, après tout, qui le remarquerait ?

A son arrivée il n'y avait aucune trace ni d'Era ni de Victor.-Parfait. Era ! c'est moi ! Dans l'espace qui semblait vide devant lui, une petite coupe en cercle se fit dans le paysage, et Era apparue. Malëan brisa le sort de protection, atteint la tante avec Era, et en traça un nouveau.

Alors ce n'était pas trop long j'espère, j'ai l'enveloppe et les timbres, j'ai aussi trouvé la poste. J'aurai aimé en apprendre plus sur la guilde, mais je ne vois pas comment parler de ça avec des moldus.

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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Invité, Lun 4 Mar 2013 - 18:10


L’Ukraine, c’était peut-être pas une si bonne idée que ça finalement. Il faisait caillant et ce n’était certainement pas un temps pour faire du camping. Il faisait froid, genre vraiment froid, et ce n’était pas leur misérable petit feu et les quelques sorts qu’ils avaient jetés qui allaient les réchauffer. Clairement, il faisait encore pire qu’en Angleterre, à la différence que là-bas il avait sa chambre d’hôtel qui était bien chauffée. C’est ainsi que, blotti au coin de feu et recroquevillé dans une épaisse couverture, Victor se maitrisait pour ne pas laisser ses dents claquer. Il faudrait sans doute un bon moment avant que le feu ne finisse par faire effet…

D’ailleurs, comme si l’atmosphère n’était pas assez glaciale comme ça, l’échange que Victor tenta d’enclencher avec la jeune rouquine se révéla un échec et l’ambiance s’en trouva bientôt à la mesure que la température. En bref, le ténébreux s’était fait envoyer paître avec sa question indiscrète et, susceptible de nature, il n’avait pas franchement envie de retenter sa chance avec un sujet de conversation moins glissant. Si la demoiselle n’avait pas envie de bavarder, elle avait qu’à attendre dans le silence le plus complet le retour de son fiancé. Pire encore, elle avait osé remettre en cause les compétences en relations humaines du jeune homme et Merlin savait comme c’était un point sensible chez lui. De toute façon, tout ce qui laissait entendre qu’il n’était finalement qu’un vulgaire asocial était tabou. Il aimait se conforter dans l’idée qu’il avait changé et qu’il n’était plus ce garçon refrogné qu’il avait été.

« Tu as finit d'écrire la lettre ? s’enquit-elle tout de même, dans une tentative de briser la glace.

- Ouais », fut tout ce que répondit Victor qui n’eut même pas le cœur de préciser que cela faisait déjà un moment que c’était fait.

Il ne leur restait donc plus qu’à attendre le retour de Maëlan, en espérant qu’il ne tarderait pas trop. Ce ne fut finalement l’affaire que de quelques minutes. La seule chose qu’Enigmera et lui avaient oublié, c’était que lui aussi était sensible aux nombreuses protections qu’ils avaient jetées à la tente. La jeune femme fut donc obligée de sortir personnellement pour le faire rentrer, tandis que Victor ne daigna pas bouger de là où il était. Non pas qu’il eut été particulièrement bien installé, mais il n’était décidément plus d’humeur pour socialiser. Il écouta tout de même avec attention Taylor expliquer qu’il avait trouvé un bureau de poste et que… Non, en fait c’était tout. Il était pour ainsi dire revenu bredouille.


« On est bien à Novel au moins ? », s’exclama Victor, dubitatif.

Il se redressa ensuite et tandis sa lettre à Maëlan. Il l’avait déjà pliée dans une enveloppe de sa propre confection, mais ce dernier semblait décidé à utiliser une enveloppe moldue… Comme il voudrait ! Il observa ensuite le vagabond déchirer sa belle enveloppe et parcourir la lettre en diagonale, avant de la glisser de la nouvelle, de l’affranchir et de renseigner une adresse en cyrillique. C’était parfait, elle était prête à poster !


« Je me suis permis de leur décrire l’endroit où on se trouve, précisa-t-il tout de même. On sait jamais qu’ils viennent eux-mêmes à notre rencontre… Bon allez, je vais la poster moi-même, je trouverai bien une boîte aux lettres moldue… J’ai franchement besoin de m’aérer », avant de saisir la lettre et de prendre congé.

Ce n’est qu’une bonne heure plus tard qu’il fut de retour, frigorifié, et qu’il appela pour qu’on vienne lui dévoiler l’emplacement de la tente. Seules quelques marques de pas qu’il avait laissées en partant indiquaient vaguement l’endroit où Maëlan et la fille se trouvaient, et encore elles ne tarderaient pas à être recouvertes… En tout cas, c’était mission réussie et, pour la première fois de sa vie, Victor avait fait usage du service postal moldu. Un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour… Nan, pour rien en fait. Le plus dur avait été de trouver une de ces boites aux couleurs du drapeau national sur lesquelles était fièrement apposé le logo de la firme nationale, relique du passé communiste du pays. En effet, Novel était une ville plutôt petite et il n’y avait pas des boîtes postales à tous les coins de rues. La plupart des gens se rendaient certainement en personne à la poste, seulement Victor ne l’avait pas trouvée non plus et il n’avait du reste pas franchement envie d’entrer en contact avec les moldus. Il ne fallait pas abuser non plus…

« Grrr… maugréa-t-il en enlevant son manteau. Il fait un froid sibérien aussi… J’ai posté la lettre, il ne reste plus qu’à attendre. Vous avez un peu avancé ? Je suis le seul à avoir faim ? ».
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Enigmera Prewett
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Re: Vieille histoire irlandaise

Message par : Enigmera Prewett, Jeu 7 Mar 2013 - 13:53


L'ambiance était aussi glaciale que la température extérieure. Wyrman n'avait pas répondu à la rouquine suite à la réponse qu'elle lui avait donné. Elle espérait ne pas l'avoir trop brusqué et qu'il n'était pas du genre trop susceptible sinon son aide ne serait bientôt plus qu'un souvenir... Heureusement, Victor ne semblait pas rancunier et il était partit lui-même poster la missive pour contacter la guilde.

Pour autant, Era n'avait pas encore parlé de sa trouvaille, elle préférait attendre que les trois sorciers soient réunis, histoire de ne pas avoir à répéter plusieurs fois ce que racontait le livre. Et trois cerveaux fumants en même temps était également préférable.

Taylor semblait totalement ailleurs. Il s'était assis sur une chaise dans la tente, et contemplait d'un regard vague l'extérieur enneigé. La jeune femme n'osa pas le déranger dans ses réflexions, et elle-même avait l'esprit déjà embrumé. Elle faisait les cents pas dans la tente magique, tenant dans sa main le trèfle maléfique jusqu'à s'en faire mal. Quelle idée stupide avait-elle eu de garder cette relique ! Elle donna soudain un coup de pied contre l'étagère qui contenait toute la collection de livres de Taylor, et ces derniers se renversèrent dans un vacarme assourdissant, faisant ainsi sortir le vagabond de sa torpeur.

Era allait s'excuser et s'expliquer mais Wyrman revint à ce moment-là.

- Il fait un froid sibérien aussi… J’ai posté la lettre, il ne reste plus qu’à attendre. Vous avez un peu avancé ? Je suis le seul à avoir faim ?

La lionne ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Aaah l'estomac des hommes...

- Je m'en occupe, dit-elle avant de s'éloigner rapidement vers la petite cuisine, trop heureuse d'avoir à échapper à rendre des comptes à son compagnon sur son soudain accès de colère.

Plongée dans la préparation d'un plat de spaghettis bolognaises, Era ne prêta pas attention à la conversation qui avait débuté derrière elle. Les voix qui s'élevaient prenaient tantôt un air grave, tantôt ce n'était plus que de simples chuchotements entrecoupés de silence où seule la brise qui soufflait dehors se faisait entendre.

Le repas prêt, Era amena le tout sur la table, pointant sa baguette vers la petite commode d'où s'envolèrent des assiettes, verres, couverts et serviettes en papier pour tout le monde.

Le repas se passa dans un nouveau silence. La rouquine pu voir cependant les regards que se lançaient les deux hommes. De quoi avaient-ils parlé pendant qu'elle s'occupait à la cuisine ? Elle décida de rompre ce silence ridicule et prit la parole.

- Bon, à moins que vous ne vous décidiez à me dire de quoi vous avez parlé, tout à l'heure, je dois vous dire que j'ai trouvé quelque chose, dit-elle en posant sa fourchette. Dans un de tes livres, ajouta-t-elle en désignant Victor d'un coup de tête. Il existe une dague, en Afrique, qui absorbe la magie. Aussi bien la noire comme la blanche... C'est un sorcier qui la possède, et de ce que j'ai lu, aucune magie ne lui résiste. Ce serait peut-être bien d'aller y faire un tour quand on aura terminé ici, non ?

Elle attendait maintenant la réaction de ses compagnons, son coeur tambourinant violemment dans sa poitrine. Elle espérait tellement que cette maudite relique ne soit plus la sienne, qu'elle soit délivrée de son emprise sans avoir peur de mourir par un coup du sort à la noix.
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