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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Aux abords de la Tamise.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Maître de jeu, Dim 5 Nov - 13:25


Le membre 'Mered Adand' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé 4 faces' :
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Aria Morrison
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Aria Morrison, Dim 5 Nov - 14:36


Bravo Aria ! T’es même pas fichue de réussir un sort aussi simple et aussi facile ! C’est pourtant un sortilège que l’on apprend dès le début de la première année ! Et tu veux être Auror ? Pffff ! Lamentable... Bon, dans mon malheur, je me dis que l’inferi est toujours ligoté, il ne devrait donc faire de mal à personnes.

Un cri venant derrière moi m’interpelle. On criait mon nom et étrangement, je reconnaissais cette voix… Mais ce n’était pas possible, que pouvait-elle faire ici ? Je me retourne pour constater qu’il s’agissait bien de Mered et sa présence me rassure pendant un instant. Cette sensation fut malheureusement de courte durée puisqu’en voulant me rejoindre, elle se retrouve face à une de ces créatures. Non, non, non ! Ce n'est pas possible !

Je cours vers elle en espérant qu’elle réussisse à se défendre mais je constate avec stupeur qu’elle échoue. Sa baguette venait de prendre feu. Il fallait que j’intervienne et vite avant que l’inferi ne s’en charge lui-même ! Arrivée presque à son niveau, je lui crie : "Eloigne-toi Mered !" et hurle le même sort que tout à l’heure : #Incendio


1&4 – échec : J’ai bien réussi à jeter le sort mais celui-ci ne touche que sa main droite. Elle s’enflamme mais ne tue pas la créature. Courrons !

2 – réussite : Je vise la tête de l’Inferi qui prend immédiatement feu. Sans tête, il ne peut plus rien nous faire ! T'as vu Mered ? La lionne est capable de protéger l'Aigle !

3 – échec critique (blessure) : Comme tout à l’heure, mon sortilège a été lancé sans puissance, ce qui fait que je n’ai pas réussi à l’atteindre. Lui par contre, m’a vivement écorcé le bras gauche qui saigne.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Maître de jeu, Dim 5 Nov - 14:36


Le membre 'Aria Morrison' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé 4 faces' :
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Artemis Lhow
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Artemis Lhow, Dim 5 Nov - 14:50


Les choses s’enchaînent très vite ... la tête de l'Inferi roule sur le sol tandis que la petite lionne sort les crocs, sans parvenir à atteindre le mort vivant. L'une des deux jeunes femme de l'autre côté du pont parvient à ligoter le cadavre ambulant et une furie rousse déboule dans la partie. Elle aurait pu être utile ... aurait pu, si elle ne s'était pas éclater la main avec son propre sortilège. Sa baguette en cendre tombe sur le sol pour terminer de se consumer tandis que, prise d'une hargne folle, Aria balance un sortilège qui fait exploser la tête du dernier cadavre du pont.

C'est à ce moment là que le pont fut ébranlé par une première secousse, suivit d'une deuxième quelques secondes plus tard. Mes yeux se posent une entrée de métro à quelques pas derrière le pont. De la fumée s'en échappe, il doit y avoir d'autres adversaires là-bas. Ôtant mon badge de ma ceinture, je lance rapidement un « Portus ! » direction Sainte-Mangouste. J'avance à grand pas vers la rouquine, suivit de ma jeune lionne, plus forte et courageuse que je ne l'aurai pensé. Arrivé près de l'infirme, je m'adresse aux deux demoiselles et tends mon badge à Aria

« Aria, tu vas prendre ce badge, d'ici une minute il vous transportera à Sainte-Mangouste. Préviens l'hôpital que de nombreux blessés risquent d'arriver prochainement afin qu'ils puissent faire le nécessaire. Ne prenez plus de risque inutile et ne quittez pas l'hôpital tant que je ne vous y ais pas rejoins, compris ? »

Sans attendre de réponse, je m'élance à grandes enjambées en direction de la bouche de métro. J'ai l'impression que l'une des jeunes femmes présente sur le pont m'a suivi, mais je ne prends pas le temps de me retourner pour vérifier. Voyons ce qui se passe sous terre...

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Rikka M. Bennett
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Rikka M. Bennett, Dim 5 Nov - 19:22


Digne soirée d'Halloween
~ tant d'amour, amusons-nous ~




Le cœur dans la gorge, la brunette regarda sa boule de lumière disparaître dans les ténèbres de la nuit. Trouver un souvenir suffisamment heureux pour parvenir à réussir un Patronus n'avait pas été le plus difficile ; se concentrer et faire abstraction de la situation critique l'était en revanche. Les cris des passants qui s'éteignaient à mesure que ces derniers s'enfuyaient, les pleurs et les plaintes des blessés, déchirants de tristesse et de douleur, les odeurs de sang et de chair brûlée... Quelques secondes de détachement total. Katerina n'avait pas réfléchi plus avant et s'était lancée. Il en allait pour sa vie, celle de sa mère et celle de la sorcière qui se trouvait là, inespérée. Elle n'aurait pas cru y arriver mais en elle se cachait bien plus de force qu'elle ne l'imaginait.

L'autre magicienne se mit à l'ouvrage et déploya une protection magique autour d'elles trois. Tandis que le Patronus s'éloignait, il leur fallait maintenant trouver un plan pour se sauver. Deux cadavres ambulants étaient toujours présents et avançaient dangereusement dans leur direction. Celui ou celle qui avait lancé l'horreur sur Londres était-il encore dans les parages pour admirer son oeuvre ? Si tel était le cas, il n'y avait qu'à espérer qu'il ou elle ne soit pas d'humeur à venir se frotter aux deux sorcières. Katerina était sûre de pas tenir la distance. Déjà, faire face à des Inferi était un exploit, mais quand il n'y avait pas d'autre solution... La métisse avait fait sa part, elle avait réussi à détruire un mort-vivant. Pouvait-elle faire plus, à part quérir de l'aide ?

— Qu'est-ce que ça signifie tout ceci ? murmura Ellen. Je... ne comprends pas...

Moment de flottement entre mère et fille. Ellen était une Non-Maj' mais avait de grandes connaissances sur le monde magique, de par ses origines où la magie faisait partie du folklore. Lorsque sa fille avait été reçue à Ilvermorny, cela ne l'avait pas choquée le moins du monde et ses connaissances s'étaient vues confirmées, voire modifiées et agrandies. Cependant, voir de ses propres yeux l'oeuvre de la magie noire dépassait tout ce qu'elle pouvait supporter. Tous ces gens innocents morts... Elle-même se trouvant en danger, là, au milieu d'un pont de la capitale, avec sa fille qui s'était montrée courageuse au possible en faisant face, toute seule du haut de ses quinze ans et demi, à ces créatures de cauchemar. Pourquoi était-ce arrivé ?

— Il n'y a rien à comprendre, maman... répondit la jeune fille sur le même ton. Mais ne t'inquiète pas, je te protégerai...

Elle la tenait dans ses bras, regardant l'avancée des deux morts-vivants restants. Sa baguette magique était fermement tenue dans sa main gauche, sans aucun tremblement. Même sa voix sonnait forte, sans crainte. Pourtant, une vraie tempête de terreur grondait au fond d'elle. La peur de ce qu'elle voyait, comme un cauchemar éveillé ; la peur de mourir ; la peur de voir mourir sa mère ; la peur de souffrir. A la surface, rien de tout cela ne se voyait. Elle était calme, presque trop. Seuls ses yeux reflétaient peut-être tous ces sentiments enfouis. D'où lui provenait cette force ? Kat n'en savait fichtrement rien. Mais c'était une bénédiction. Au moins paraîtrait-elle forte aux yeux de sa mère et de cette sorcière inconnue... avant de trépasser. C'était forcément ce qui allait se produire.

A moins que... Soudainement, un crac retentit et apparut un jeune home accompagné d'une fille plus jeune. Le premier devait être un Auror, au vu de l'insigne qui brillait à la lueur des flammes qui terminaient de consumer les deux Inferi. Le nœud qui s'était formé dans la gorge de Katerina se dénoua quelque peu. Du renfort. L'adolescente serra brièvement le bras de sa mère, comme pour lui donner du courage et de la force. Elles étaient sauvées. Le jeune homme s'élança presque instantanément vers les Inferi qui étaient presque sur les trois rescapées et un fouet enflammé jaillit de sa baguette. Le cou enserré dans cette langue de feu magique, la créature la plus proche fut bientôt hors d'état de nuire. Chair brûlée, tête découpée.

L'odeur atteignit Katerina, qui ne put retenir un haut-le-cœur. Elle détourna le regard, tandis que la sorcière à ses côtés, sans doute ragaillardie par la venue des renforts, s'occupait de l'Inferius restant. Ellen prit la tête de sa fille dans ses mains et sentit les larmes qui s'étaient mises à couler sur ses joues. Voilà que toute la force dont elle faisait preuve volait en éclat. Les images des passants courant dans tous les sens, en proie à la folie et à la peur, se mirent à défiler dans sa tête. Celles du sang sur le pavé, des blessés réclamant de l'aide, l'incompréhension se lisant sur leurs traits, des morts mis en charpie tels des pantins désarticulés... Les Inferi se consumant sous les sortilèges de feu... Non, tout cela était bien trop dur à supporter.

La Gryffondor vomit sur le sol, en proie à une violente nausée — nous passerons les détails... Ellen caressait les cheveux de sa fille, lui murmurant des paroles réconfortantes. Derrière Kat se livrait un dernier combat mais la jeune fille n'en vit rien. Son regard était flou, brouillé par les larmes. Celles-ci se tarirent rapidement, alors que la pression retombait d'un coup. La rouge et or expira longuement et déglutit avant de se retourner pour à nouveau contempler la scène d'horreur.

Les deux derniers Inferi étaient hors d'état de nuire et brûlaient comme leurs compères déjà carbonisés. L'Auror et sa compagne, ainsi que l'autre sorcière brune, avaient bien joué leurs cartes. Il semblait toutefois y avoir un problème : une autre personne, assez jeune, s'était jointe au groupe et paraissait gravement blessée. Sa main était en effet brûlée, sans doute à cause d'un sort ayant mal tourné, ayant voulu aider le petit groupe de héros du dimanche. Un dommage qu'il était difficile d'éviter dans ce genre de cas ; un accident pouvait arriver. Cela aurait pu être le pire, mais les secousses qui vinrent ébranler le pont firent bien comprendre le contraire. Une première détona dans le silence bizarrement installé, suivie d'une seconde quelques instants plus tard.

Les regards se tournèrent vers la bouche du métro de l'autre côté du pont, d'où une fumée noire se dégageait en même temps que d'autres passants. Ceux qui avaient espéré échapper aux Inferi de la Tamise et du Golden Eye s'étaient-ils retrouvés face à d'autres cadavres par là aussi ? L'Auror s'était attelé à créer un Portoloin, d'après le sort qu'il utilisa sur son badge. Il échangea quelques mots avec celle qui accompagnait et lui tendit l'insigne. Tandis que tout se déroulait très vite, Katerina était en proie à une intense réflexion. Si ce qui se passait ce soir, ici, était l'oeuvre de mages noirs — il en pouvait être difficilement autrement — ravis à l'idée d'effrayer la population moldue le soir d'Halloween, il pouvait être logique que d'autres attaques se déroulent ailleurs.

Les deux filles, jeunes comme la Gryffondor, disparurent lorsqu'elles touchèrent le Portoloin fraîchement créé. Direction Sainte-Mangouste. Quant à lui, l'Auror s'était dirigé vers le bout du pont, dans l'intention de découvrir ce qui causait le grabuge vers le métro. Ellen tira doucement le bras de sa fille.

— File derrière lui, ma chérie, dit-elle en désignant le jeune homme. Il aura probablement besoin de toute l'aide possible.
— Mais... rouspéta Kat. Je ne vais pas te laisser ici ! C'est hors de question !
— Quelqu'un doit bien rester pour aider ces gens et faire une déposition aux secours qui ne vont sans doute pas tarder à arriver... Laisse-moi m'en charger, ma fille, c'est quelque chose qui est dans mes cordes ! Contrairement à... enfin tu vois.
— Maman... Je...

Ellen posa un doigt sur les lèvres de la rouge et or et la poussa en avant. Le choc et la peur se lisait toujours sur son visage. Mais l'intervention de l'Auror et les quatre Inferi hors service lui avaient redonné de l'espoir. En tant que Non-Maj', la mère de Kat ne pouvait pas être d'une grande utilité lorsque la magie était à l'oeuvre. En revanche, la métisse était une sorcière et avait quelques compétences en la matière. Preuve en était l'Inferius cramé gisant par terre. Mais elle était si jeune... si inexpérimentée... En voyant la détermination qui brillait dans les yeux de sa mère, elle comprit que rien ne pouvait lui faire changer d'avis.

Katerina hocha la tête, toute hésitation envolée. Elle serra sa mère dans ses bras et courut rejoindre l'Auror qui avait déjà atteint l'entrée du métro. Baguette en main, la jeune fille ne savait pas du tout ce qu'elle faisait. Elle n'avait rien d'un héros. Mais quand des innocents avaient besoin d'aide, il fallait bien que quelqu'un se sacrifie. Kat lança un dernier regard vers le pont, vers sa mère qui s'activait déjà à aider les blessés, ceux qu'elle pouvait, et vers l'autre sorcière brune...
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Sue Glanmor
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Sue Glanmor, Mar 7 Nov - 0:59


L’œil trempé de Jessy ne lui avait pas fait défaut : la protection magique qu'elle avait dressée un peu plus tôt s'était volatilisée en même temps qu'elle avait été prise de fortes nausées. L'arrivée du dernier cadavre ambulant l'avait poussée à tenter quelque chose, n'importe quoi. Elle avait réussi à le ligoter assez fermement. En revanche, elle ne voulait plus brûler ce corps. L'odeur de la chair en décomposition était répugnante mais alors celle de la chair carbonisée était insupportable. Elle pensait pouvoir compter sur les nouveaux arrivants pour savoir quoi en faire, l'un d'entre eux étant probablement l'Auror qui avait répondu à l'appel à l'aide de la petite métisse. Épuisée, elle se recula légèrement pour s'adosser à la bordure du pont. Elle prit le temps de souffler tout en essayant de capter ce qui se passait autour d'elle.

Apparemment, un Inferius ligoté n'était pas si facile à maîtriser. Il se débattait et menaçait de s'extirper de ses liens. Il valait mieux agir vite pour éviter de le laisser s'échapper. La jeune fille à côté du sorcier sembla vouloir s'en charger mais seules des gerbes de flammes éclairèrent la nuit. Le mort en profita pour se défaire de ses liens - oups. Du coin de l’œil, la brune vit une rouquine rejoindre l'autre côté du pont en courant. Elle semblait reconnaître une de ses connaissances. En tentant de se défendre contre l'Inferius qui s'était approché d'elle, un phénomène impensable se produisit. Sa main avait pris feu, sans doute à l'instar de sa baguette magique. Voilà qui n'était pas de chance, mais si elle réussissait à s'en sortir dans cet état elle pourrait déjà s'estimer heureuse. Sa voisine fut la première à réagir et sut venir à bout de la créature coriace. Il ne semblait pas y en avoir d'autres. Une bonne chose de faite...

Jessy plongea sa tête dans ses mains, ses mèches encadrant un visage invisible. Elle se permettait de se couper pour un instant de la ténébreuse scène. À ses oreilles parvenaient toujours les bruits lointains de la circulation moldue, ainsi que les gémissements des blessés. Puis soudain une détonation à faire vibrer les êtres, bientôt suivie d'une seconde. Cela ne finira donc jamais ? Jessy ouvrit les yeux avec un pincement au cœur. Un nouveau mouvement de foule, là-bas. Qui fuyait le métro et une fumée dense. Elle se demanda ce qui pouvait bien se passer là-bas. Si ce n'étaient pas de nouveaux Inferi, peut-être en étaient-ce les maîtres qui avaient voulu s'en prendre aux Moldus en quittant les lieux ? Son cerveau tournait au ralenti et elle ne voyait pas d'autre explication pour le moment. C'était certainement l’œuvre des masqués, on y reconnaissait leur patte. Elle frissonna, ressentant de nouveau l'air frais réchauffé. Elle n'avait pas envie de se frotter à eux, oh non.

Le sorcier quant à lui s'enfuit dans cette direction. S'il était Auror, lui n'avait pas à se poser de questions : il agissait. Mais y aller tout seul n'était pas prudent. La mère qui se trouvait à ses côtés semblait du même avis. Elle exhorta sa fille à le suivre et à se rendre utile, tandis qu'elle ferait ce qui était à sa portée, c'est-à-dire s'occuper des blessés. Jessy saisit les remarques au vol, se tançant qu'elle pouvait bien servir à quelque chose pour une fois qu'elle était sur place. Elle craignait de ne pas être utile, de se confronter à des images bien pires qu'à celles qu'elle avait déjà pu voir, et de se retrouver en face des mages noirs à l'origine de ce massacre. Simplifiant la situation, elle songea que trois choix s'offraient à elle : rester sur place au chevet des victimes, partir retrouver les plus téméraires ou rentrer chez elle et tenter d'oublier. Ses vertiges s'étaient calmés mais risquaient de reprendre si elle ne s'activait pas, or elle n'était pas très douée en magie de guérison. Oublier ce drame lui paraissait malheureusement impossible. Au fond d'elle, elle aurait dû savoir ce qu'il lui restait à faire.

Au moment où elle prit sa décision, la fourchelang remarqua que les magiciens de tout âge étaient partis. Ne restait que la mère qui avait commencé à prendre soin des blessés. La sorcière chercha les autres et croisa le regard de la demoiselle qui disparut à l'entrée des transports en commun. Elle réfléchit un instant puis se tourna vers la Moldue qu'elle épaula un instant dans ses tâches. S'il valait mieux aider les forces de l'ordre, il n'était pas plus sage d'abandonner cette femme dans les cendres de la magie. Bientôt, elle entendit des véhicules d'urgence arriver dans une lueur bleue indistincte. Elle se leva et fit disparaître les corps calcinés afin d'épargner au Ministère quelques Sortilèges d'Amnésie. Une fois qu'elle vit des blouses blanches approcher, elle partit à l'abordage de la fumée.


Suite ici
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Mangemort 33, Mar 7 Nov - 16:30




Lentement, elle pousse la porte qui la sépare de l'extérieur. Un goût amer en bouche. Elle sait que ses inferis n'ont pas été d'une grande utilité, même d'aucune. Ils n'ont pas été à la hauteur, par assez résistant. Peut-être que cela venait d'elle-même après tout, c'est elle qui les avait réveillé.

Les cris, le froid et la chaleur, elle s'éloigne lentement du Big Ben. Masque, capuche, elle se mêle à la panique des moldus. Des frissons lui parcourent la chair, elle se lèche les lèvres. Les gens ne font pas réellement attention à elle, on dirait seulement qu'elle est déguisée comme la plupart de la population. Elle ne tente rien, elle ne veut pas attirer l'attention. En courant, elle traverse le pont jusqu'à l'autre rive.  

De loin, elle aperçoit que les lieux se vident pour laisser place aux secours et aux forces de l'ordre. 33 hausse des épaules, elle s'en contrefiche. Elle veut juste éviter la moindre interaction avec d'autres, elle n'est pas là pour se battre, pour tenter de vaincre qui que ce soit. Il y a juste un message, juste une force à faire grandir à travers des gestes.
Doucement, elle se détourne de la scène et se dirige près de la Grande Roue.

Reprenant sa respiration, attendant d'avoir un peu plus d'énergie. Elle regarde le désordre, être mort, être tétanisé par la surface. Certains étaient venus gâcher son plaisir, stupide humain. Baguette sous cape, elle se concentre. Elle lève le bras, aux regards de tous  #Bombarda Multiplicare.
Le sort fonce droit vers les pieds de métaux de l'attraction principale. Ne voulant rester plantée là, à la merci d'un quelconque abruti, 33 transplane encore une fois. Plus loin, là où il est difficile de l'apercevoir. Elle s'assoit sur un toit, fatiguée. Toute cette agitation, ces deux sorts l'ont vidés de son énergie. Il fallait qu'elle réfléchisse à deux fois la prochaine fois, transplaner, lancer des sorts puissants. Il lui faudrait un petit revigor pour la remettre un peu sur pied.

Mais peu importe, là où elle se trouve, personne ne viendra la chercher. La seule chose à faire avant de rentrer, c'est d'observer le nouveau massacre. Les cris qui s'intensifient et la peur panique des moldues. Des flammes qui s'élèvent à cause des récentes explosions. Et puis, un bruit grinçant, des boulons qui lâchent.  

Sourire aux lèvres, elle observe la Grande roue tomber dans la Tamise.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Luke Belt, Mar 7 Nov - 22:24


Suite de ce RP
LA de Mangemort 33

Mes créations ne demandèrent pas leur reste et se mirent en mouvement en direction de chaire fraîche à déguster, qu'elle soit moldue ou sorcière. Un sourire satisfait se dessina sur mon visage. Mes créatures étaient très réussies et se fondaient parfaitement dans le chaos de la ruelle. Tapis dans la pénombre, appuyé contre le mur, je me délectais du massacre qui se déroulait sous mes yeux tout en reprenant mon souffle. La création d'inféris demandait énormément d'énergie, ce n'était pas une magie anodine, même pour les plus puissants des sorciers.

Le spectacle était saisissant, un véritable ballet mortel. Les passants dansaient avec les pantins, entre jets de lumière et flammes, sur fond d'une douce mélodie de hurlements, rythmée par les pleurs et plaintes des blessés. Le tout sous la surveillance de la marque des ténèbres, flottante dans le ciel, qui teintait la scène de vert.

Alors que je m'apprêtais à réanimer un dernier cadavre, des bruits de détonation attirèrent mon attention. Je relevai la tête, une once de surprise dans le regard, et aperçu au loin, au dessus des toits des bâtisses, le haut de la Grande Roue s'affesser puis disparaître derrière les maisons, là où je ne pouvais plus la voir. De nouvelles festivités pour fêter Halloween de la part des Mangemorts ? L'originalité n'était pas au rendez-vous, niveau date, mais il fallait avouer qu'ils avaient frappé fort. Les Oubliators allaient devoir employer les grands moyens.

Je jetai un rapide coup d'oeil autour de moi, personne ne prêtait attention à ma présence et les combats se calmaient. Constatant que j'avais à présent mieux à faire, et ne voulant pas me trouver nez à nez avec des aurors, je pivotai alors sur moi même, transplanant sur des toits à proximité du London Eye déchu.

Alors que j'observais le sinistre tableau qui me faisait face, un mouvement sur ma gauche capta l'intégralité de mon attention. Je me retournai immédiatement et tombai nez à nez avec une silhouette masquée, qui ne tarda pas à prendre la parole.

- Je n’aime pas trop crier en silence, alors si tu es comme moi… occupe toi de Big Brother.

Un léger rire s'échappa de mes lèvres. Comme si j'allais suivre un ordre, un ordre venant d'une masquée. Pour qui se prenait-elle ? Je n'étais pas un de leurs imbéciles partisans, pantins manipulables. J'appartenais à une grande dynastie de Mangemorts et j'occupais un poste haut placé au Ministère de la Magie.

- Je ne suis pas un de vos petits pions à qui vous pouvez donner des ordres. J'ai fait partie de vos rangs et ma famille a connu de nombreux Seigneurs des Ténèbres. À présent, j'agis seul.

Je marquai une pause, le temps que l'information monte au cerveau de la Mage Noire.

- Qu'est-ce qu'attaquer ce monument m'apporterait ? De l'amusement ? Je me suis déjà suffisamment diverti tout à l'heure.


Dernière édition par Luke Belt le Mar 14 Nov - 20:27, édité 1 fois
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Mangemort 33, Dim 12 Nov - 17:39




Un nouveau spectacle, qui fait sourire. La tamise qui s'agite, les cris de stupefaction, une nuit mortelle où les vieilles légendes prennent vie. Et pourtant, parfois elle se demande encore si ça sert à quelque chose. La cause avait l'air perdu, et ils se battaient quand même. Elle soupire, ses dents grincent. 33 s'étire et attend une suite.

Et doucement, il apparaît près d'elle. Quelle étrange coïncidence. Elle se relève et s'approche de lui, sourire sous masque, invisible symphonie. Pourquoi ce gars, cet inconnu ?
Elle aimerait savoir de quel coté il est, dans le pire des cas, elle le pousse et s'envole.

Je n’aime pas trop crier en silence, alors si tu es comme moi… occupe-toi de Big Brother.

Et ce rire au goût amer, cette réplique cinglante. 33 lève les yeux au ciel, c'est finalement un imbécile comme un autre qui ne sait pas prendre de recul sur les mots. Elle ne cherchait pas à lui donner des ordres, c'est lui qui se faisait des idées. Soupirant, elle se détourne, il n'est pas très amusant.

Votre ego vous perdra mon cher. Il faut faire attention. Et, ce n'était pas un ordre, c'était une demande adressée à ceux qui n'aiment simplement pas crier en silence.

Elle fait tourner sa baguette, elle regarde son oeuvre si magique.

Et franchement... vous avez fait partie de nos rangs, vous avez connu de nombreux Seigneurs. La seule chose que j'ai envie de dire, c'est que j'en ai rien à faire. Je ne suis là, ce soir que pour la satisfaction de mes pulsions. Chacun ses objectifs.

Elle se rassoit, qu'il se tire ou non, ça lui importe finalement peu. En cette soirée, il n'a rien d'important à lui apporter. Il est comme un grain de sable au milieu d'une immense plage.

Il est inexistant dans ses projets d'avenir.

Parce qu'elle est juste là pour tout détruire en une soirée.

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Ambroisie Palel
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Ambroisie Palel, Mar 2 Jan - 20:57


Planer sur la folie
avec Mary Drake

Contenu sensible-usage de substance illicite

-----Une fin d'après midi, un coucher de soleil, un reflet sur l'eau, de la fumée dans l'air.
Adoration d'un moment, fin des pensées négatives, fin de toute pensée censée.
Tu fumais, comme parfois, histoire de planer loin, tu pourrais marcher à la surface de l'eau si tu pouvais ça te ferait encore plus adorer le moment.

Assise au bord de la tamise sur un rebord en pierre, une de tes Dock Martins sur le muret, genou ramené à ta poitrine. Ton jean noir allait morfler avec ce mur, mais tu t'en foutais tellement tu étais bien.
Veste en cuir retroussée jusqu'aux coudes, chemisiers blancs pour dépareiller, une cigarette à la bouche pour tout ceux qui te voyait de loin.
---------------------Les apparences sont parfois trompeuses, souvent, toujours, à jamais.
En réalité c'était quelque chose de plus pervers, de plus viscérale, tout simplement un joint, un joint de pure drogue rien de tel pour planer à des kilomètres au dessus de la tamise.

Tu tirais une latte, tu gardais la fumée dans ta gorge et dans tes poumons aussi longtemps que ceux-ci te disaient pas m*rde. Puis tu relâchais la pression sur ta cage thoracique pour évacuer ce qui restait de fumée. C'était simple mais c'était bien, magique.
L'apocalypse pouvait s'abattre sur le monde que tu serais encore là, à fumer, profiter, humer le parfum splendide qui se dégageait.
T'avais les yeux un peu rouge tu pensais, mais t'en avais pas grand chose à foutre.

Comme un aigle dans le ciel tu planais, loin, partout, dans le confond d'un cosmos non exploré.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------Planer, apprécier, déguster, délirer.
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Mary Drake
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Mary Drake, Mer 3 Jan - 12:04




Il en faut peu pour que les souvenirs décident de revenir à la charge. Tu étais funambule tu étais somnambule tu étais une sirène, j'étais tout et rien à la fois. Puis je suis passée et c'est retourné mais là je me souviens à nouveau de comment c'était. Cette douceur ocre de se croire dans un rêve, à l'aube de la journée quand peu encore étaient réveillés. Le sentiment de se croire invincible dans cette mare de foule pas encore présente. Je pouvais tout faire, sans avoir la conscience des répercussions et ce temps-la manque terriblement. Alors je demande, prière muette, juste parfois, occasionnellement, de retourner à cette insouciance où on ne se rend pas compte, que nous sommes . Juste vivre, ivre de sensations, sans pensées derrières.

j'ai envie de retourner en arrière
~ De faire ce bon dans le temps qui me permet de voir comme avant

Ici c'était mon royaume je le veux j'étais une sirène en pyjama il suffit de le sentir contre ma peau la douceur du coton, du tissus simplement créé aux motifs dauphins bleutés. Puis se mettre sur ce bord et recommencer la marche du cirque de la folie, des ingrédients parfaits pour à nouveau sortir de ce tourbillon pessimiste de réalité oui juste simplement y penser très fort. Oui fermer les yeux et les ouvrir, pour trouver cet endroit transformé. Dis Stella tu veux bien me rendre mon monde à moi s'il-te-plaît ? Une journée, le coeur débordant d'envie. Je ne veux plus de cette protection, je préférais l'autre vision, celle où le voile tombe mais où les gens sont bons. Elle s'effrite à nouveau, quelle folie est-ce donc ! La tienne la notre sans doutes. Mais cela ne serait-il pas bénéfique ? Sentir à nouveau les zestes chaud de Sun entre mes doigts pour ensuite coiffer les cheveux de Stella, rencontrer enfin Xavier et ce sourire métamorphosé. Cela ne vous manque-t-il donc pas à vous aussi, d'exister ?

Paupière à nouveau soulevée, le monde coloré revient à moi en piquant les rétines, ça fait un peu mal mais je finirai pas m'y accommoder. D'un côté, il y a les flammes gigantesques de l'enfer, les gens de feu qui marchent paisiblement. De l'autre, l'eau. Et toutes ces créatures mystérieuses. Si je tombe à gauche je peux toujours me sauver à droite, si je me laisse aller à droite par contre, je finis engloutie, je n'ai plus aucune chance de sortie. Il ne reste plus que cette route étroite, devant. Je n'ai plus le choix, il faut garder l'équilibre au risque de se heurter à une poignée de douleur, plus forte encore qu'un bras coincé dans une clinche par inadvertance. J'ai pas envie d'avoir de bleu - aussi étonnant cela soit-il - alors je dois être forte et rectiligne. Je pensais pouvoir contrôler cette planète de quelques claquements de doigts, mais il s'avère que je n'y arrive pas. Le pouce et le majeur s'approchent, se frôlent, s'embrassent même, qui sait, puis s'éloignent vivement sans émettre d'autre son qu'un souffle étouffé. J'ai dû me tromper quelque part dans les finitions.

Puis il y a sur cette route
L'obstacle
La déesse
Entourée de volupté
Masquée entre tout voile
Qui lui couvre la peau

j'aimerais lui dire de partir
mais le spectacle est beau
envoûtant
charmant

et cette fumée qui semble l'englober
range la colère

elle est plus douée que moi
pour claquer des doigts

L'apparition n'a pas de visage, pour l'instant c'est une sorte de peau brouillée, une inconnue un peu masquée. Je perce le brouillard, dense et multicolore pour venir me placer devant elle, mais rien n'y fait, je n'arrive pas à percevoir ses yeux, son nez - si elle en a - et la frustration se voit rangée. Est-une humaine ? ma voix se pose, s'interroge, peut-être que l'apparition est sourde. Une déesse ? et ainsi je ne me serai pas trompée un fantôme ? car ils sont souvent invisible et les êtres de l'enfer ne semblent pas le remarquer. Mamie ? comme un espoir pour la dernière proposition.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Ambroisie Palel, Mer 3 Jan - 13:01


------Tourne, tourne dans ma tête. Une sensation tournante, inattendue mais espérée.
Oh Ambroisie, depuis combien de temps n'avais-tu pas goûté à ces plaisirs voluptés ?
Bien trop longtemps à ton avis, tu étais beaucoup plus défoncée que d'ordinaire, et ça te faisait sourire, oh oui, ça te faisait rire.
Perception d'une folie trop longtemps refoulée, anéantie par le monde, anéantie par les gens.

D'ailleurs les gens, où sont-ils les gens Ambroisie ? Tu ne les vois pas ? Pourtant ils t'observent Ambroisie, eh oh, ont-ils l'air de dire tu es vraiment dépravée !
Oh oui Messieurs Dames, la dépravation a du bon, voyez comme je ne vous vois pas.
Dans ton monde, rien que le tien, toi et la Tamise, puis bientôt, toi et une ombre. Hallucination lancinante ou réalité tu ne savais pas, mais tu souriais.

Tête baissée tu avais sorti de quoi te refaire un petit ami pour continuer de planer, une feuille, un bout de carton plié au bout, tout était en place.
Substance positionnée tu relevais la tête en roulant la feuille entre tes pouces et tes majeurs.

Une fille, en pyjama. T'avais presque éclaté de rire, sous l'effet de la drogue c'était tellement risible. Drôle d'hallucination tout de même. Elle marchait dans ta direction. Comme un funambule sur le rebord. Tu hochais la tête de gauche à droite au rythme de ces pas, spectacle absorbant et divertissant. Elle avait les yeux fermés, puis un regard jeté à la dérober pendant que tu roulais après elles les avait ouvert.
-----------------Applaudis donc Ambroisie, ce spectacle de ton imaginaire magnifique, bravo il faut dire, bravo il faut crier, bravo il faut l'encourager !

Un geste en avant, deux en arrière et voilà que tu as finis ton oeuvre, penchée la tête vers le bas, tu ne fais plus attention à l'illusion, elle sera là quand tu émaneras de ton activité et elle perdurera une fois que tu auras fumé.
Tu colles la feuille à l'aide de ta langue, bien collée surtout, ne rien perdre, ne rien loupé.
Puis tu allumes avec ton zippo ce nouvel ami, que tu vas consumer si tu le pouvais jusqu'à l'infini...

Cheveux en bataille, fumée dans l'air, yeux rouges, tu relèves la tête un peu plus haut pour voir Illusion debout devant toi, elle a l'air plus réelle que les passants que tu ne vois plus, que tu ne vois pas. Elle a l'air de ton monde, comme si vous étiez toutes deux dans une autre dimension.
---------------Puis Illusion parle, demande, questionne, espère.
Les yeux rouges tu tends ta main, assise tu es à la hauteur de ses cuisses. Tu tends ta main pour toucher son genou sous son pyjama, puis tu retires vite ta main, après avoir senti qu'elle est bien réelle, tu ramènes cette même main à ta joue puis tu lâches un petit rire enjoué tout en tirant une latte sur ton nouvel ami qui a déjà mauvais mine.

Et tu ris et tu ris, avant d'articuler dans paroles peut-être pas tout à fait censées.

- Humanité oui, déesse j'aimerai bien mais je ne suis qu'une fille, je ne suis rien.
Désolée aussi je ne suis pas Mamie, je voyage dans le temps sans pour autant affecter le présent.
Et toi, Illusion, qui es-tu dont ?


------------------------
Sourire aux lèvres, main qui retouche le genou d'Illusion,
--------------------------------------------------bien qu'il lui faudrait un autre nom,
-------------------------------------------------------------un recul enfantin et un rire cristallin.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Mary Drake, Sam 6 Jan - 16:20


Je ne suis pas la seule à disserter sur Espoir. C'est une madame qui inspire et détruit à peu près tout le monde. Une grande dame qui pourtant est un un en français mais l'importance est tellement... minime. Des fois je lui en veux. Je pourrais lui arracher la peau juste pour le plaisir de la voir souffrir quand moi je souffre le martyr. Elle a pour habitude de s'enrouler autour de mes poignets, d'accrocher ses longs ongles contre pour me regarder briller l'espace de quelques secondes. Avant de venir roucouler auprès de quelqu'un d'autre, me laissant avec sa meilleure amie Détresse. Espoir elle s'amuse, parce qu'elle sait que tout le monde la recherche. Que jamais elle ne ressentira cette solitude prenante. Mais je ne la comprends pas. Vu ce qu'elle est, elle doit baigner dans une bonne vision des choses tout le temps alors pourquoi s'obstine-t-elle à être méchante alors qu'elle pourrait combler tout le monde ? C'est à cause des fausses illusions. Espoir se casse quand Concrétisation ne se décide pas à venir et qu'elle fait apparaître Impossible à la place. Espoir n'aime pas les voir. C'est pour ça que quand ils arrivent, elle part. Mais j'en ai marre de la voir fuir comme une lâche. Je tourne la tête, un peu, côté eau. Et je vois Stella. Qui me regarde. Je ne l'avais plus vue entière depuis le chat. Tu m'as manqué.

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai voulu te serrer dans mes bras
- mais où tu n'étais pas là

Espoir était donc là, parmi toute cette fumée. Une brindille cassée dans un océan d'aiguilles affûtées. J'ai cru l’apercevoir dans l’œil de la déesse entourée de grisaille. Mais elle s'est envolée, devenant un simple reflet dans les feux de l'enfer. Pourtant impossible ne vient pas. Juste une main. Qui frôle la peau. Qui ne provoque pas pour autant un sursaut. Je pensais que j'allais crier. Hurler. Mais non. J'en suis à la limite de trouver ça marrant. Je n'arrive pas à bien distinguer l'apparition. Mais je sais que ses doigts sont solides, loin des voluptés. Son contact ne fait pas l'effet d'une brise. Plutôt d'une surprise. J'arrive même à le regretter lorsque sa main repart pour laisser place à un léger rire. Un nouvel élément apparaît. Yeux rouges. Quelle créature est-ce donc ? Yeux froncés n'y change pas, je ne vois vraiment rien. Destinée à être aveugle, sans l'apparition d'une réponse venant de ma part.

Cependant je finis par avoir la voix de la créature qui raisonne dans mes petites oreilles. Elle n'est rien de ce que j'avais espéré, pourtant je n'arrive pas à lui trouver ce qu'elle a décidé ; l'humanité. Ce n'est pas possible, je refuse d'y croire. Être humanité il n'y a rien de plus cruel et de plus embêtant. Je secoue la tête, négativement. Elle ne peut décidément pas être cela. Je pourrais lui susurrer dès maintenant qu'elle fait fausse route mais la suite de son discours m'intrigue ; voyager dans le temps sans pour autant affecter le présent, mais d'où vient-elle alors ? et quel chouette don, celui de pouvoir se balader entre les minutes en n'y changeant rien. Si elle n'est point déesse, ni humanité, je peux affirmer qu'elle est maîtresse du temps ; car en simple mots elle montre qu'elle a fait ce que je tente de réussir depuis quelques années.

tu joues avec le temps
dépassant les chiffres et les horloges
plus douée qu'une enfant
tu mériterais maintes éloges

Et le nom qu'elle m'a donné. Illusion. Il s'écrit en lettre doré devant mes yeux avant de s'effacer lorsque, à nouveau, ses doigts viennent rencontrer ma peau. Un gloussement s'échappe de mes lèvres, loin du rire cristallin dont iel peut faire preuve. Je crois que c'est Elle, tente de me faire remarquer Stella.

Illusion

J'aime ce mot. Je veux y goûter. Illusion. Il roule parfaitement contre ma langue. Il serait l'explication de tellement de choses. Si je suis illusion c'est parce que j'arrive juste quand on veut me créer et tout ce qui me semblait illusion serait en fait réalité parce que c'est moi qui n'existe pas. Je serai une conscience perdue qui prend un peu de consistance parce que je ne me rends pas compte que je ne suis plus. Un phénomène hors du monde sorcier, un fantôme qui n'a rien avoir avec le reste, plongée entre deux univers je baigne dans le parallèle. Simple solution pour toutes les questions que je me pose et qui serait une explication pour tous les problèmes. J'existe sans exister. Je suis sans être. Et c'est pourquoi malgré les coups de couteau je ne suis pas morte ; parce que je peux arriver et disparaître quand je le souhaite !

Je crois que je suis funambule, commencement en m'accroupissant. Je m'approche de plus en plus d'elle mais malheureusement je me vois dans l'obligation de retirer sa main, que je garde pourtant entre mes doigts. Puis je m'assieds, juste en face. Inspiration ~ un peu de fumée respirée dont l'odeur n'est pas si dérangeante. J'recommence une nouvelle fois. mais que tu as aussi raison, je suis un peu illusion. Ce n'est pas fini pour autant il y a tant de choses à dire et à taire puis des morceaux de Mary comme un lien déchu qui malheureusement n'est plus tu ne peux être humanité je vois trop de choses dans ces iris rouge et ces mains voilées pour que tu puisses te rabaisser au simple rang d'homme déchiqueté.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Ambroisie Palel, Sam 3 Fév - 16:53


La communication n'a jamais été ton fort, c'est sûrement pour ça que tu fumes, que tu te plonges dans ton propre monde.
D'ailleurs ce monde il n'est pas qu'à toi n'est ce pas ? Il y a toi, et maintenant Illusion, elle parle Illusion, comme si elle comprenait tout, qu'elle avait saisi ce qu'était ce monde.

Toi t'en sais pas grand chose, tu voyages dans ton petit crâne sans trop chercher de réponses, tu cherches même pas de question en fait. Tu te contentes de vivre, en tout cas de suivre le chemin de ce qu'ils appellent tous la vie. Mais toi, tu préfères être dans ton monde. Une latte de plus, puis Illusion s'accroupit en face de toi, tenant la main que tu avais mis sur son genou plus tôt.
Tu gardes la fumée dans ta gorge avant de la souffler sur elle, vers elle. Comme pour la faire voyager avec toi, un appel comme on peut dire. Comme si tu lui disais ehoh, viens avec moi, je m'ennuie toute seule avec la Tamise, et puis j't'aime bien toi, t'es plutôt une chic Illusion.

Funambule ou pas, elle est très douée pour tenir debout, toi si tu te lèves tu tombes à la flotte c'est certain. Enfin dans le meilleur des cas parce que sinon c'est la tête sur le béton. T'as la tête dure, tu l'as toujours eu pour tout, au sens propre comme figuré. Parce que toi Ambroisie on te disait ne fait pas ci, ne fait pas ça mais Ambroisie tu le faisais quand même, à ce souvenir tu riais un peu, comme une débile pour les gens qui te regardaient mais Illusion elle, elle dirait rien.

Et puis un nom sort de sa bouche, des morceaux d'une fille qui s'appelle Mary. C'est joli Mary, mais du coup Illusion est en fait réelle... C'est moins drôle qu'avant alors tu fais une petite moue en tirant une nouvelle fois sur ton petit ami qui va bientôt rendre l'âme.
Des morceaux, comme si un être n'était pas, mais c'est ça ! Elle a raison ! Nous ne sommes pas, nous ne sommes rien. Que des morceaux de personnes dispatchaient dans des enveloppes qu'on appelle corps, mais au fond rien n'est réel, rien n'existe, rien ne dure.

Tu la regardes enfin, en rigolant un peu, comme prise d'une crise inquiétante de folie, comme si tu partais loin, Ambroisie tu es cinglée, Ambroisie tu es trop délurée. Qu'ils aillent se faire f*utre tous ceux qui te jugent.
Tu laisses tomber ton buste sur le muret en arrière tout en continuant à rire et à fumer, à laisser un nuage grisé s'élevait au dessus de toi.
Puis d'un coup tu te relèves, comme prise d'une soudain envie de répondre à Mary l'Illusion.

- J'suis pas vraiment humaine, c'est quoi les humains hein ? C'est pas grand chose. Juste des petites poupées qu'on bouge comme on veut. Mais toi Mary l'Illusion, j'suis sûre que t'es pas humaine non plus, sinon pourquoi tu serais dans ce monde avec moi ?

Tu ris de plus belle, tu te balances un peu d'avant en arrière en jetant ton petit ami dans la Tamise, une histoire brève et terminée rapidement mais qui injecte en toi un nouveau souffle de satisfaction, tes yeux sont rouges, ton visage est détendu, tu planes, tu fumes, tu es, tu n'es plus.


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