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Aux abords de la Tamise.
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Elhiya Ellis
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Elhiya Ellis, Dim 18 Nov - 13:38


LA piqué

Tout allait bien ? Vu sa bosse, t’en doutais mais tu pouffais quand même vu son empressement à te faire scruter sa tignasse et son trophée en haut de la tête. Certains aimais les couronnes, Arty lui, partait sur des petites cornes a moins que ce ne soit un nouveau signe distinctif de capitaine. T’étais pas bien sûre, et vu l’enthousiasme contagieux au pied posé dans l’embarcation, t’avais vite fait d’oublié qu’il trainait peut être une commotion cérébrale même si ces propos pouvait clairement te faire douter. L’esprit pas une seconde sur un combat possible sur la Tamise à bord d’un kaway pour l’équipe des Ombres et le truc là pour Arty, t’arrachant un nouveau pouffement au ridicule de la chose. « Je vois, je vois, ça à de quoi déstabiliser tu as raison ! » Tant de devoir se déplacer dessus que de réussir à viser correctement sans nul doute.

Puis, retour à la réalité nommée Rames. Le genre de chose que tu ne pensais pas revoir aux creux de tes doigts tellement t’avais trouvé ca pas pratique quand bien même ta binôme –Kohane- était vraiment synchrone avec quoi avant qu’on ne te balance à l’eau. Une grimace aux lèvres, la moue boudeuse aux joues, les opales passaient des instruments de tortures pour tes bras au brun de toute évidence ravi. « Nan, mais genre pas de magie ? » Mirettes écarquillées, un coup de baguette devait pouvoir actionner les trucs, sans avoir à se fatiguer. Dubitative, tu haussais les épaules mais t’exécutais, prenant place au milieu du petit navire, récupérant une pale de bois à chaque main, les posant comme il faillait sur les petites encoches, en soupirant un peu avant de te marrer aux mots super-hero. «  Naaaaaaan, j’suis sure que non ! T’utilise ta baguette avoue ! »  Tu t’étais retournée, les opales espiègles en le voyant en capitaine de bâtiment le doigt fendant l’air indiquant la direction.

Alors, t’avais pas cherché vraiment plus loin, car fallait bien avouer qu’il tombait à pic l’Auror, à errer l’âme en peine sur les quais, ou ramer bêtement, tu préférais nettement la seconde option, car en plus, il savait pas que t’étais nulle à tout ce qui demandé la moindre synchronisation du corps. C’était pour ca qu’on ne se battait qu’avec une seule baguette usuellement, ca permettait d’éviter de se la mettre dans l’œil. Reprenant les fausses pagaies en main, tu les plongeais dans l’eau, dans un entrain soudain recouvert. « Oui mon capitaine ! Eclaboussement de circonstance te faisant cligner un œil, et mouvement circulaire des engins pour tenter d’avancer. Tenter oui…  car au faible mouvement, les doigts ripes, échappent l’ustensile géant en bois qui glissent et file en arrière attaquer le brun dans un « Gniiiii » strident de ta part, suivit d’un éclat de rire. « Ouai mais non,  t’vas finir empalé à force » ou aplati au choix, de quoi faire deux belles petites bosses parallèles.

Coup d’œil vers le capitaine de fortune détrempé illuminant encore plus ton sourire. «  Déso…lée » Entrecoupé de pouffements enfantin. A ce rythme vous n’étaient pas près de quitter le bord des quais. Aussi le bois sortait rapidement de la poche avant de reprendre la rame fuyante et enchantait le tour d’un discret #Anima Onnat. « Sbon mon Capitaine on décolle ! » Ouai enfin vous bougiez quoi, tout droit, tamponnant tout ce qui était sur la route sous tes « pardon, désolée, navrée, j’apprends » jetés à la volée jusqu’’ a ce que vous vous trouviez enfin à flot. « Faciiiiile ! t’avais raison ! » sourire gonflé de fierté et haussement de sourcils attendant l’approbation.
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Enzo M. Aiken
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Enzo M. Aiken, Mar 8 Jan - 13:01


RP pv avec Aya L. amour / Édit : Rp abandonné pour des raisons personnels.


Welcome to the new black parade.
   
Ce besoin d’évasion qui s’annonce, tout d’un coup, je me sens étrangement à l’aise au bord de la tamise, même si je devrais être entre les 4 murs du château. Une fois de plus, j’avais fais le mur, jugeant bon qu’il soit préférable que je sois au dehors de l’école plutôt que dans mon lit. Je n’arrive même pas à fermer l’œil, cette nuit, je veux simplement évacuer cette rage, cette colère qui provoque en moi, quelques insomnies. À l’aide du #Ländatill Fälligen et de ma baguette, je me dessine sur mon épaule de libre, au-dessus de mon tatouage en binôme avec celui d’Héra, une montre à goussets entouré de ronces. Et parmi les petits détails, une zone flou, d’ombres qui s’égarent parmi le temps. J’ai ce besoin d’exprimer mon ressentit par ma créativité, mon imagination aussi. Puis, lorsque je termine de colorer ma peau, je soupire tout en prenant mon visage dans mes mains, laissant ma tête se reposer tout en essayant de faire le « vide » dans mon esprit qui se veut, parfois, torturer par quelques ombres du « passé ». Lentement, je soupire encore, finissant par me redresser un peu après avoir retirer mes chaussures et mes chaussettes, glissant ma baguette dans son support à ma taille pour ensuite remonter les jambes de mon jeans. Quelques pas droit devant moi et je marche au bord de l’eau, m’amusant à tremper mes pieds pour simplement profiter de l’instant présent sans me soucier du reste, ni de quoi sera fait demain. Autant dire que je préfère nettement entendre le ruissellement autour de moi que les voix de quelques personnes que je ne supportes plus voir jusqu’à présent. Une simple inspiration de ma part et j’ai subitement l’envie de me laisser tomber sur le dos. Je veux me laisser porter par le courant, je veux profiter de cette nuit étoilée pour ne plus penser à rien, plus penser à demain, ni à hier aussi. D’un mouvement de mon pieds, je créé des vagues à la surface, brouillant ainsi mon reflet afin de ne plus pouvoir profiter de celui-ci. Aussi paradoxale soit mes pensées, je veux disparaitre et exister en même temps. Et cette euphorie qui me guette du coin de la rue, au loin, m’arrache soudainement de légers frissons au point où je ne remarque que maintenant, cette légère brise qui me rappelle que je suis en vie et où est-ce que je suis, exactement. Alors, calmement, je soupire encore, mais pas de lassitude. Je m’accorde juste une pause pour me permettre de passer à autre chose. Après tout, ce soir, peut – être que je pourrais profiter de mon moment de solitude pour en faire un échappatoire.

(c) ROGERS. & Melody(Bazzart)


Dernière édition par Enzo M. Aiken le Mar 29 Jan - 10:41, édité 1 fois
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Aya Lennox
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Aya Lennox, Dim 20 Jan - 18:06


- Tu sais que c'est comme ça qu'on choppe la leptospirose ?

Comme s'il fallait justifier un tournant d'âme, une désagrégation de l'être dans ses particularités d'envies ; traits de faiblesse guidés par l'appétit, le désir pur et malpropre de faire ce qu'il ne fallait pas à un instant t, donné, comme noir sur blanc sur le papier.
Ignorons les périples qu'il avait fallu compromettre pour parvenir jusque-là. Étrangement, ce qui était entre les doigts y était toujours, le manteau noir froidement abattu sur les épaules maigrelettes réchauffait toujours la peau mise à nu par la nuisette d'ivoire. Mademoiselle n'étant pas non plus trop audacieuse, elle avait bien pris soin de fermer convenablement les boutons et la ceinture à sa taille.

Elle ricana un peu. Pas parce qu'elle trouvait cela particulièrement drôle, encore moins parce que la situation s'y prêtait, mais parce qu'elle avait vu ce que le jeune homme avait fait un peu plus tôt, puis l'avait observé vaquer à ses occupations un peu plus tard, sottises de lassitude et divagations dans la pataugeoire couleur bouteille. Ça lui plaisait.
Sans prendre la peine de se laisser inviter par la situation, la blonde s'installa sur un rebord, un peu plus loin de l'eau, et croisa les jambes.
- Est-ce que tu fais ça aux autres ? interrogea-t-elle de la main où traînait, victime de pauvre désintérêt, sa cigarette encore fumante.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Aldís Björnsdottír, Jeu 11 Avr - 13:42


RP abandonné si j'ai bien lu ? J'espère que c'est bien le cas, sinon ma volière est ouverte !
Réparer les âmes
Avec Osvald Osborne

Pourquoi elle ne les avait pas pris ?

Pourquoi n'avait-elle pas pris ces fichus médicaments ? Qu'est-ce qui lui était passé par la tête ? C'était l'une des ces fois, encore une, où elle avait l'impression de perdre le contrôle d'elle-même, si durement acquis, ces fois où Unnür se faisait cruelle. Il aurait suffi qu'elle fasse comme tous les jours, qu'elle ouvre cette stupide boîte, qu'elle avale ces stupides comprimés moldus avec un peu d'eau, à l'abri des regards. Pourquoi donc ne l'avait-elle pas fait ? Elle savait pertinemment ce qui arrivait quand elle ne le faisait pas, mais elle avait eu l'impression que quelqu'un agissait à sa place, et ce dernier n'avait que faire de ces comprimés. Elle sentait déjà l'habituel flou qui s'emparait d'elle, l'habituelle crispation de ses doigts lorsque la boîte était restée intacte et qu'aucune molécule ne régulait ses émotions. Elle savait déjà que bientôt, des images s'insinueraient dans son esprit, subtiles d'abord, et qu'elle ne pourrait plus distinguer le vrai du faux, mais surtout, surtout qu'elle serait envahie par une panique indescriptible. Car les médicaments n'empêchaient pas tant son cerveau de lui créer des images, des hallucinations comme on disait plutôt, mais ils l'empêchaient surtout de sombrer dans une terreur, un monde où elle n'était plus maîtresse d'elle-même. Et elle savait que c'était dangereux, pour elle surtout, pour les autres un peu.

Pourquoi marchait-elle ici ?

Oui, au juste ? Qu'est-ce qui la poussait à se balader dans les rues, comme si de rien n'était, alors que la vague menaçait de la submerger une fois de plus ? Elle était encore tout à fait consciente de ce qu'elle faisait, ou du moins le plus consciente qu'elle pouvait être, et il était encore temps de rebrousser chemin, de rentrer chez elle. Mais elle ne supportait pas d'être enfermée, d'étouffer ainsi. Il n'y avait certes personne pour la voir, mais également personne pour l'aider. Il lui semblait parfois que son appartement était plein de menaces, plein d'images terrifiantes qui avaient éclos un jour, lors d'une crise ou d'une autre, et qui s'étaient imprimées en elle de manière indélébile. Elle ne parvenait jamais à oublier tout cela, et était bien incapable de démêler le vrai du faux. Cette homme par exemple, qui passait devant elle, avait un trou dans la joue. Ou bien c'était encore Unnür qui lui jouait un tour ? Dans sa poche, ses doigts se crispèrent sur l'objectif de son appareil photo en métal froid. Elle essayait de se contenir : après tout, ce n'était pas bien grave. Qu'il ait un trou dans la joue ou non ne changeait rien. Sa méfiance était inutile et elle avait déjà essuyé maintes fois les regards outrés de ceux qu'elle prenait en photo, leur trouvant un accoutrement bizarre ou une main en moins. De toute façon, elle avait une autre préoccupation : le sol sous ses pieds était soudain mouvant, il oscillait légèrement, et continuait ce mouvement jusqu'à l'horizon, le plus loin qu'elle puisse voir, sous les pas pressés de londoniens. Elle manqua de perdre l'équilibre et continua sa route d'un pas plus rapide, courant presque. Il y avait un rue plus étroite, moins passante surtout, et elle s'y engagea. Sa tête lui tournait, ses mâchoires se serraient autour de sa langue comme étau si bien qu'elle était incapable de parler, de crier. Les murs qui maintenaient la rue en son sein étaient menaçants, grandes ombres noires, mouvantes elles aussi. Il lui sembla soudain que sa tête enflait. Ses pieds perdaient le contrôle, le sol était traître, il ne cessait de bouger. Aldis lâcha son appareil photo, sortit sa main de sa poche pour se tenir au monticule de briques qui était soudain apparu devant elle, mais chaque brique se dérobait sous sa main pour glisser plus loin, inaccessible. Elle craignait que le sol lui-même ne s'effrite sous ses pieds pour l'abandonner à un trou béant, comme il l'avait déjà fait parfois. La rue était vide mais tourbillonnante autour d'elle. Elle avait peur. Elle était perdue. Elle tendit la main pour chercher quelque soutien sur la pile de pierres, à nouveau reformée, mais n'y trouva rien de palpable et s'effondra soudain sur elle-même, le pied agrippé par une main sortie de nulle part.

Elle s'étala de tout son long, son menton heurtant le sol avec violence, un liquide métallique se répandant soudain dans sa bouche, une douleur lancinante s'emparant de tout son corps. Elle avait basculé une fois de plus dans l'autre côté du vide. Pourquoi, bon sang, n'avait-elle pas pris ces foutus médicaments ?
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Osvald Osborne, Ven 12 Avr - 12:35


Elhiya avait raison : les soigneurs moldus sont très gentils !
Profitant des vacances de printemps pour me pencher sur la question, je me suis rendu à Londres pour voir de moi-même ces fameux magasins de médicaments. Des Farmacies. Non. Pharmacies. Voilà. Comme l'infirmière de Poudlard leur empreinte certaines techniques, je me suis donc renseigné auprès des enfants de moldus de l'école pour savoir comment ça se passait. On m'a expliqué que leurs soigneurs écrivaient des prescriptions pour que les malades aillent chercher leurs médicaments, car ils ne les ont pas sur eux. C'est un peu bête, je trouve, comme système. Mais comme les moldus n'ont pas de sacs sans fond et qu'ils ont un tas de médicament différents, c'est difficile de tout transporter tout seul. Pour palier à ça, ils ont construit des Pharmacies partout ! Je ne les avais jamais réellement remarquées, mais avec leur grande croix verte lumineuse, on ne pouvait pas les manquer. Depuis mon arrivée ce matin à la gare, je les ai compté et rien qu'en quelques heures j'en ai déjà vu douze ! Évidemment, je suis rentré dans chacune d'entre elle, pour regarder. Elles ne sont pas toutes pareilles, mais il y a certaines choses qui se ressemblent. Comme par exemple les sprays pour les allergies.
Moi qui me demandais il n'y a pas longtemps quel sortilège il faut utiliser lors d'une crise allergique, je sais que si ça arrive en pleine rue, je peux aller en Pharmacie. C'est un soulagement !

Les yeux plissés pour lire les inscriptions sur les boites en carton, je note mentalement quelques noms que je comprends. Mal de tête, migraine, maux de ventre, anti-vomitif,... Ça, ça va. À chaque fois que je vois un nom de mal physique, j'essaie de trouver le remède que je pourrais donner en version sorcier. Jusqu'ici, je connais les bases. Mais pour le reste, j'avoue que je bloque. Surtout qu'il y a plein de choses que je ne comprends tout simplement pas.
Je prends une boite jaune, l'air complètement perdu. Il y a plein d'indications mais pas ce que ça soigne. C'est absurde ! L'étiquetage c'est quand même la base pour s'y retrouver dans ses fioles ou ses boites !
Comme ça fait un moment que je suis là, à errer et observer, quelqu'un vient finalement me demander si j'ai besoin d'aide. Tout paniqué, je bafouille que non pas vraiment, enfin je suis stressé pour les examens mais ça va, puis j'ai mal nul part mais je me demandais ce que ça, la boite jaune, c'était, puis que j'allais partir et que j'étais désolé. Cette soupe enrouillée a le mérite de faire sourire la soigneuse qui m'explique que c'est pour les problèmes digestifs... quand les intestins ne fonctionnent plus comme il faudrait.
Un merci et un au revoir gêné et empressé plus tard, me revoilà dehors.

L'air doux du printemps rafraichi mes joues rougies et chauffées tandis que je m'éloigne tête baissée.
M'éloigner de la foule.
Il fait beau alors les gens sont de sortie, ils profitent, c'est normal.

Ironiquement, je me rapproche de l'eau. La Tamise pointe le bout de son bleu sombre et ça me rappelle des souvenirs. C'est devant les mêmes vaguelettes fluviales que j'ai rencontré Castielle pour la première fois. Sauf qu'on était dans un endroit nettement mois accueillant que là où je débouche. Une petite barrière, des arbres plantés à intervalle régulier, les pavés puis le calme aussi. Surtout.
Un petit banc, face à la Tamise, espace de repos et d'observation. J'en profite pour m'asseoir et faire plus ample connaissance avec mes trouvailles du jour.

De mon sac à dos, je sors et dépose à côté de moi : des boites de pansements (bruns, blancs, roses et jaunes avec des petits oursons dessus), de la pommade pour les brûlures, les fameuses agrafes à bandages avec lesquelles j'avais eu du mal lors de mon premier cours particulier improvisé,... Il y avait aussi plein de choses dont je ne connais pas encore l'utilité. Mais je finirais bien par trouver ! En tout cas, j'avais dépensé pas mal de pièces et de papiers monnaie moldus. C'était la première fois de ma vie que j'ai du aller à la banque pour faire une conversion !

Tandis que je déballe un thermomètre spécial aux couleurs d'une chanteuse de chez eux (Amélie Sky, selon la légende de la photo où elle danse sur plein de couleurs) et que je tente de déchiffrer le mode d'emploi - c'est qu'il y a plein de boutons ! - un bruit de chute me fait lever la tête.
Plusieurs mètres plus loin, sur ma droite, quelqu'un venait de cogner contre le sol ! Sans réfléchir, je me relève et marche vite à sa rencontre. Les premiers mètres me permettent de me demander ce qui se passe, qui elle est, si elle va bien, comment elle est tombée. Puis arrivé plus près, je vois le fin filet rouge sur le menton, et là je me mets à courir. Mes affaires rester sur le banc, pas eu le temps de les prendre avec moi, pas penser à le faire, tout simplement. Je m'agenouille à côté et propose mon bras dans une invitation à se relever. « Ça va ? Pas trop mal ? Je peux aider ? »
Des questions, toujours des questions ! En attendant je regarde le visage mince et l'origine du sang. La pauvre n'a pas l'air bien... Mais je ne peux pas commencer à la saucissonner de bandages comme avec Jasper sans lui demander son avis !
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Aldís Björnsdottír
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Aldís Björnsdottír, Ven 12 Avr - 13:45


De manière tout à fait étonnante - mais habituelle - la chute avait mis fin à la crise. La majorité de ses crises hallucinatoires se finissaient ainsi : elle se prenait un mur, trébuchait, tombait par terre ou se blessait, de manière plus ou moins importante. Il fallait mieux, quand on y pense, qu'elle se blesse elle-même plutôt qu'elle ne blesse quelqu'un. Il fallait tout de même qu'elle arrive à les prendre, ses médicaments. Elle n'était pas à l'abri d'une nouvelle crise, même si elles étaient de plus en plus rares au fil du temps. Aldis resta au sol un instant, gémissant de douleur, incapable de se relever. Son menton était extrêmement douloureux, sa cheville aussi. Elle sentait le goût désagréable du sang dans sa bouche, elle devait s'être mordu la joue en tombant. La douleur lui faisait tourner la tête, des points noirs dansaient devant ses yeux et elle se sentait au bord du malaise. Malgré le fait qu'elle se blessât souvent, elle n'avait pas développé de plus grande résistance à la douleur et était toujours aussi faible à la vue du sang. Une voix derrière elle l'obligea à tourner légèrement la tête. Un jeune homme, qui devait avoir moins de vingt ans, se tenait là, debout à côté d'elle. Il lui avait demandé quelque chose. Elle était incapable de se souvenir quoi, la question s'était effacée de son esprit à l'instant même où il l'avait prononcée. De toute façon, elle n'était pas vraiment en état de répondre, du sang dégoulinant sur son menton. Elle hocha la tête en grimaçant. Elle n'était pas sûre de vouloir qu'il l'aide, et en même temps, elle n'allait pas se balader dans Londres avec une cheville en miette et la bouche en sang. De manière assez contradictoire, elle n'avait pas confiance en la médecine moldue. C'était pourtant la seule qui avait été capable de prendre en charge sa maladie, à croire que les sorciers n'étaient pas bien avancés sur le plan des maladies mentales. Il était sans doute impossible de traiter ces dernières par la magie. Mais pour ce qui était des blessures physiques, les moldus avaient une fâcheuse tendance à choisir le remède le plus long et le plus inefficace possible. Ce n'était pas la première fois qu'elle se blessait ainsi, et elle s'était retrouvée un jour plâtrée jusqu'au coude pendant deux semaines. Un coup de baguette magique aurait suffi.

Aldis se redressa tant bien que mal et parvint à s'asseoir, adossée contre le mur. Il fallait qu'elle arrange sa cheville et son menton, mais aussi et surtout qu'elle prenne ses médicaments. Le jeune homme pourrait aller les lui chercher, mais elle n'avait pas son ordonnance. Il aurait été aisé d'en faire apparaître une, mais elle ne pouvait évidemment pas utiliser la magie devant un moldu. D'ailleurs, elle n'était même pas sûre de parvenir à faire quelque chose de convenable tant ses pouvoirs s'amoindrissaient à chaque crise, tant elle tremblait, aussi. Elle releva les yeux vers l'inconnu et une pensée lui traversa soudain l'esprit. Elle porta une main fébrile à la poche de son imper bleu ciel. Ses doigts tremblants glissèrent sur son appareil photo, puis sur sa baguette. Elle en avait déjà brisé cinq au cours de sa vie, lors de crises essentiellement. Elle avait aussi dû remplacer son appareil photo deux ou trois fois. Mais cette fois, tout était intact. Soulagée, elle sortit sa main de sa poche et tenta de cacher au regard du jeune homme le bout de sa baguette, qui était apparu furtivement. Il croirait sans doute qu'elle se baladait avec une branche dans la poche, ce qui ne l'étonnerait peut-être pas, venant de quelqu'un qui venait de faire une crise de schizophrénie sous ses yeux. Peut-être bien qu'il ne l'avait pas vue, d'ailleurs. Elle croisait les doigts. Résolue à se laisser aider, et cherchant à toute vitesse un moyen de se procurer ses médicaments, elle bafouilla :

- Ma cheville, je crois que...

Elle désigna sa cheville enflée, particulièrement douloureuse. Elle devait être foulée, ou même fracturée. Aldis était dans un brouillard qui l'empêchait de réfléchir correctement. Ses veines battaient sur ses temps, elle avait mal à la tête, ses yeux se fermaient à demi. Le jeune homme allait sans doute l'emmener à un hôpital proche, où bien il appellerait de l'aide, et elle se retrouverait, encore et toujours, face à quelques médecins qui chercheraient à comprendre ce qu'il s'était passé. Et elle devrait vivre, une fois de plus, l'humiliation du moment où elle devrait expliquer qu'elle était malade. Mentalement malade. Le genre de choses qui faisait se raidir tout le monde, même les médecins, qui soignaient le physique avec beaucoup plus d'enthousiasme. Foutu cerveau.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Osvald Osborne, Ven 12 Avr - 18:08


Mon bras reste tendu mais en vain, la fille hoche mollement la tête, le regard confus, et se redresse, toute tremblante d'effort, pour aller s'adosser à un mur. Je déglutis piteusement, ravalant mon sentiment de gêne face à cette situation. Qu'est-ce que je fais ? Elle n'a vraiment pas l'air bien. Le visage fatigué, le menton en sang, l'air complètement perdu. Et puis les grimaces de douleurs quand elle bouge. Sous ses paupières lourdes, des iris gris me regardent. Je m'accroupie pour être à sa hauteur, ne voulant pas que lever la tête et se tordre le cou ne lui prenne encore plus d'énergie. Elle a l'air à bout de forces, c'est vraiment étrange...

À l'école, on croise souvent des yeux bleus ou verts. Les prunelles foncées sont aussi présentes bien sûr, très courantes, mais je peux compter sur les doigts d'une main mes connaissances qui n'ont pas le regard clair. Pourtant, cette teinte grise, si particulière qu'elle peut tout aussi bien se parer de reflets de n'importe quelle couleur, c'est plutôt rare. Quelque part, ce trait physique commun avec la blessée me touche. J'ai l'impression que je dois encore plus faire attention, qu'il y a quelque chose sous ce prétendu hasard.
Les Nornes ne tissent aucun fil de destin par hasard. Il y a toujours une raison. Un choix. Une rencontre.
Certains entremêlés sont terrifiants, d'autres faits de pur bonheur, il faut savoir les saisir pleinement et se faire confiance face aux chemins croisés.

« D'accord. Je vais regarder ta cheville, ok ? »
Toujours expliquer au malade ce qu'on fait et pourquoi on le fait. Elhiya avait approuvé ma manière de parler en plein exercice, disant que ça contribuait à rassurer la personne, qui peut craindre de ne pas savoir ce qu'on lui fait. C'est logique, quand on y pense. Mais parfois, dans le feu de l'action, on oublie de communiquer. Trop concentré sur ce que l'on fait, ou alors si les gestes nous semblent trop naturels et logiques pour être énoncés. Je recule donc au niveau de son pied, tout en gardant un oeil sur son visage. Elle est très pâle et vu comment sa tête vacille, j'ai peur qu'elle ne fasse un malaise ! « OK je vais appuyer un peu, pour voir, dis moi tout de suite si ça fait trop mal, ok ? »

En parallèle, un détail me titille. Une information que mon cerveau aurait capté, mais pas moi directement. Sensation des plus dérangeante, comme quand on a un mot sur le bout de la langue, impossible à saisir ou même décrire. Une idée abstraite, un concept fuyard, rien à faire, les rouages de mon esprits s'échauffent sur deux plans à la fois sans que je comprenne de quoi il est question pour l'un d'eux. Concentre toi Osvald ! C'est pas le moment de faire une bêtise ! Une mauvaise manipulation et je peux lui faire très mal, la pauvre !
Ma paume gauche vient cueillir la cheville par en-dessous, la faisant se reposer sur moi. De l'autre main, j'avance à tâtons, prudemment, appuyant çà et là pour sentir ce qui se passe sous cette peau blanche. Loin d'être un expert, j'arrive quand même à estimer que ce n'est pas trop grave. Alors forcément, la première chose à faire c'est de le dire pour que la fille ne s'alarme pas trop en attendant que je me décide. « Ça va, c'est pas cassé, juste foulé. » Si ça avait été une fracture, je pense qu'elle hurlerait et pleurerait fort. Maintenant ce qui est sûr, c'est que c'est bien gonflé et ça... comment je fais moi maintenant ?
Je fouille dans ma mémoire à voix haute : « Je crois qu'un sort de bisou magique fera l'affaire, c'est pas énorme. Puis si ça te soulage pas j'ai peut-être quelque chose de plus fort dans mon sac, maintenant y a d'autres sorts mais j'avoue être plus à l'aise avec les potions. » Enfin pour le moment, du moins.

Le temps que la phrase sorte, que les mots s'échappent de mes lèvres, qu'ils résonnent dans l'air et que je m'entende parler, et c'est trop tard. Je ne réalise qu'après une seconde ce que je viens de dire. Normalement j'aurais dû paniquer. Au fond de moi je la sens, la panique, brûlante et jaillissante comme de la lave en fusion crachée d'un volcan dans mon ventre.
Mais là, je suis juste déboussolé.
*Hein ?*
Le cerveau fait remonter des informations.
*Mais ?*
C'était pas une... ? Si hein ? Non attend. Si ?

« EUUUUUH, enfin c'est comme tu veux hein ! »
C'était ridicule, vraiment. Tout moi.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Aldís Björnsdottír, Lun 15 Avr - 11:32


Le jeune garçon se voulait rassurant, mais Aldis n'était pas des plus à l'aise à laisser sa cheville blessée entre les mains d'un jeune moldu inexpérimenté. Elle détailla son visage tandis que sa main s'aventurait sur la blessure, sans pouvoir réprimer une grimace de douleur. Il avait un air étonnant, avec des mèches de cheveux éparses, un regard clair, doux. Il semblait savoir ce qu'il faisait, ce qui était pour le moins surprenant. Aldis ferma les yeux en grimaçant tandis qu'il reposait sa cheville au sol en annonçant le verdict. Foulée, pas cassée. Est-ce qu'elle pouvait vraiment lui faire confiance ? Elle avait l'impression qu'un essaim d'abeilles bourdonnait dans son crâne en l'empêchant de réfléchir. Même si elle avait l'habitude de ce flou, elle en était épuisée. Elle avait la gorge sèche, la langue pâteuse. Il fallait vraiment qu'elle prenne ses médicaments. Elle écoutait d'une oreille quelque peu distraite ce que le jeune homme commençait à dire, plus pour lui-même que pour elle d'ailleurs, mais dans son malaise, des mots lui frappèrent les oreilles. Sort, bisou magique, potions. Elle se força à redresser la tête, qu'elle avait laissé rouler contre le mur de pierre, et l'observa. Avait-elle bien compris, où était-ce une fois de plus son imagination qui lui jouait des tours ? Ce genre de situation était typiquement celles dans lesquelles sa maladie était un inconvénient majeur. Elle était incapable de savoir ce qui était vrai ou non. Pourtant, le jeune homme semblait réellement gêné, il bafouilla quelque chose que la jeune fille ne saisit pas, tout à son observation. Non, elle n'avait pas rêvé, cette fois. D'ailleurs, il était si improbable qu'un moldu puisse la soigner, mais un sorcier...

Elle déglutit difficilement - le sang avait arrêté de couler dans sa bouche et séchait sur son menton - et dit :

- Tu es... un sorcier.

Cela aurait dû être une question plutôt qu'une affirmation, mais peu importait. Après tout, s'il n'était qu'un simple moldu, ce ne serait à ses yeux qu'une bizarrerie de plus. Il y avait des choses qu'elle pouvait se permettre, sous couvert de son trouble. Pas sûre qu'elle en fût heureuse, mais dans cette situation précise, elle ne prenait que très peu de risque. Elle espérait, au fond, que le jeune homme soir bel et bien un sorcier. Il pourrait arranger sa cheville en un rien de temps, peut-être même pourrait-il l'aider à se constituer une fausse ordonnance pour aller chercher ses médicaments. Une fois de plus, Aldis songea qu'il aurait été sage qu'elle apprenne un minimum de sorts de médicomagie. Elle se blessait si régulièrement que ç'aurait été fort utile. Mais elle n'était pas sûre que son état post-crise lui permette de lancer un sort correctement, et ce n'était pas la peine d'aggraver les choses. Si elle prenait ses médicaments correctement, les crises étaient plus rares, ne survenaient que dans des situations stressantes. Ce jour-là, c'était son imprudence qui l'avait punie. Puis, elle songea que le jeune homme, s'il était un sorcier, ne comprendrait pas forcément sa maladie. Ou bien ne la connaîtrait tout simplement pas. Pourtant, elle ne devait pas être la seule sorcière à en être atteinte. Les sorciers s'arrangeaient sans doute pour fermer les yeux sur ce genre de trouble psychiques qui n'avaient aucune origine magique. Ils laissaient le sale boulot aux moldus. Comme souvent. Elle devrait alors lui expliquer ce qu'il en était et...

Elle reporta son attention vers l'inconnu. S'il était un sorcier, alors qu'il guérisse sa cheville, et vite. Le sang ne montait plus suffisamment à sa tête et des points noirs se remettaient à danser devant ses yeux.
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