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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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[Habitation] La colline étoilée
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Azphel
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Re: [Habitation] La colline étoilée

Message par : Azphel, Mer 28 Déc - 15:37


T out aurait pu être différent pour Aya, Azphel le croyait. Si Mysie ne l'avait pas quittée si jeune, dans une redoutable atrocité, la sorcière n'aurait pas été là sur son canapé, figée dans un silence tremblotant, proche, il le devinait, de se laisser aller à un désarroi douloureux. Il avait essayé de l'aider, d'accompagner ses mots de gestes doux vers elle, mais c'était peut-être là son erreur, il aurait sûrement mieux fait de ne pas évoquer Mysie ?

Ce n'était pas pour la blesser.
Elle devrait l'affronter de toute façon, si dur que cela serait pour elle, Aya devrait faire face à cette mort et il lui fallait faire son deuil si elle souhaitait avancer. Je le sais, mais elle se brise au moindre mot...
- Oui, ça va passer, dit-il alors qu'elle le fuit inexorablement, laissant sentir l'évidence en lui : elle va craquer, s'effondrer ou faire quelque chose de stupide. Aya avait toujours témoigné d'une force de conviction indéfectible, mais face à ses émotions, elle perdait encore tous ses moyens. Il aurait pu faire plus, je dois faire plus, ouvrir sa gueule pour s'excuser, parler d'autre chose, calmer le jeu avant qu'elle n'implose, ne pas se contenter de lui mettre le petit chat en évidence, comme si la tendresse de l'animal allait tout arranger, retenir une colère que le mage noir lui-même ne pouvait pleinement apaiser.

Ses tremblements, ses frissons sur sa peau, ses gestes hésitants de jeune fille fragile.
Je reviens...
Trop tard. Raté. Moment brisé.

Quelques secondes, Azphel resta immobile sur le canapé, regarda le petit chaton qui paraissait tout désorienté et la bouteille de whisky qui risquait d'être rapidement ravagée après ce début de discussion. Ce n'était pas évident de parler de tout ça, de confronter Aya à ses douleurs, mais si elle ne le faisait pas... il avait peur de la voir sombrer, craquer un jour et pour en avoir fait l'expérience, il devinait que si cela arrivait ce serait par un acte motivé par une colère extrême... Elle foutrait tout en l'air. Tout ce pourquoi il cherchait à la protéger. Il ne pouvait pas se permettre ça, alors qu'il s'était promis de la préparer, de la protéger quoi qu'il lui en coûte.

- Aya ! hurla-t-il à travers le salon, se levant brusquement.
Il ne se rendit compte que durant sa foulée jusqu'à la porte d'entrée que son coeur battait la chamade et que ses mains tremblaient. Il resta immobile.
Bordel. Va te faire foutre.
La silhouette blanche de la sorcière n'était que l'ombre de la jeune fille de dix-huit ans qu'elle était. Elle balança quelque chose qu'elle avait dans les mains, qui émit un bruit de feraille en retombant. Il allait avancer vers elle quand il se rendit compte qu'elle avait sa baguette dans la main.
Confringo !
Un bruit d'explosion métallique éclata à l'extérieur. La chatte et Duchesse avaient sursauté et rappliquaient devant la porte, mais Azphel les empêcha de sortir avec un regard noir.

La sorcière s'était retournée vers lui, baignée dans le halo de lumière du porche et il s'avança vers elle calmement. Elle était immobile, tremblante, apeurée, et ne répondait qu'à la colère.
Le regard d'émeraude d'Azphel s'était quelque peu embué, triste de la voir ainsi, de l'avoir mise dans cet état. Lentement, sa main resserra celle de la sorcière qui tenait sa baguette, en une prise à la fois ferme et délicate.
- Ça va aller, dt-il. Ça va aller, d'accord ? De son autre main il remit en place une mèche de cheveux d'Aya avant de caresser sa joue d'un revers de la main affectueux et de la prendre dans ses bras.
Il la serra de toutes ses forces, comme un père aurait étreint son enfant, un frère aurait serré sa soeur comme au dernier jour...
- Ça va aller, je te le promets. Ce sera pas toujours comme ça, ça ira.
Fais plus. La flasque qu'elle venait de détruire n'était plus qu'un bout de métal déglingué fumant.
- Viens, on retourne à l'intérieur.

Les deux félins les regardèrent passer avec des yeux chargés d'incompréhension. Enki n'avait rien entendu de la scène mais dévisageait sa propriétaire avec suspicion. Le mage noir avait raccompagné Aya au canapé, son bras autour de ses épaules, et cherchait à la sonder du regard alors qu'elle disparaissait dans ses propres doutes. Il déglutit en admettant qu'il lui fallait lui laisser du temps.
- Je vais nous faire du café, je ramène ça tout de suite.
Il n'attendit ni réponse ni accord de sa part et partit à la cuisine, des remords dans l'âme. Une tasse lui échappa des mains alors que ses pensées remuaient les attitudes impulsives de la sorcière. Il poussa les débris de son pied et resta un moment les bras appuyés sur la table, le regard perdu vers l'extérieur à travers la fenêtre.

Trois minutes plus tard, il revenait dans le salon avec deux tasses fumantes et un regard qu'il voulait doux. Il les posa sur la table mais vida son verre de whisky en premier. Aya affichait un calme de circonstance, sûrement déçue de s'être emporté de la sorte. Il choisit de ne pas lui en tenir rigueur.
- Je suis désolé, je n'aurais pas dû parler de Mysie. Si j'avais su que ça te mènerait à ça, je me serais abstenu. C'est à partir de ton âge que j'ai commencé à accepter de mon côté, alors ça viendra, ne t'en fais pas. Pour ce qui est de la haine en toi, elle ne disparaîtra sûrement que lorsque tu auras fait ce que tu veux faire. Mais ça viendra.

La voix du mage noir était moins hésitante qu'auparavant. Il se voulait rassurant et confiant pour aider la sorcière. La gérer lui semblait bien compliqué sur le moment, mais il ne lui avait pas menti, il serait là pour elle, pour les souvenirs qu'elle lui rappelait de lui et tout ce qu'il sentait en elle.
- Il faudrait que l'on s'entraîne toi et moi, dit-il pour changer la conversation avant qu'Aya ne remue trop ses peines. J'ai vu que tu es apte à détruire une flasque sans rencontrer de résistance, mais j'aimerais te pousser un peu dans tes retranchements. Au niveau combat je parle. Je veux voir si tu es capable de contrer des attaques par surprise. Mais nous ferons ça plus tard, pas ce soir.
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Re: [Habitation] La colline étoilée

Message par : Aya Lennox, Dim 8 Jan - 11:57


Ça va aller
Ça va aller
Ça va aller

Les mots se répercutent dans le silence. Là, voix qui se veut rassurante. Elle voudrait dire dégage, mais.

Ça va aller, d'accord ? Donc, si c'est toi qui le dit, c'est que ça doit aller, c'est ça ?

La colère persiste, mais elle se tait. Ne pas lui balancer quelque chose à la face, et encore moins lui reprocher de l'avoir évoqué, Elle. Jusqu'à présent, elle n'a jamais réagi ainsi face à la disparition de Mysie et surtout face à quelqu'un. Elle, a lancé le sujet. Elle, a remué le passé avec ses questions sur Cyrielle. Il n'a fait que chercher à en savoir plus, à comprendre. Comme toujours.
Elle se laisse entraîner dans les bras rassurants qui l'étreignent. Ça va aller, je te le promets. Ce sera pas toujours comme ça, ça ira. Comment tu peux en être si sûr ? Il a bien vu, ce qu'elle vient de faire. Il a bien vu à quel point elle n'est même pas fo.utue de tenir une discussion à propos d'Elle. Et c'est pourtant Elle qui occupe toutes ses pensées, à l'instar de la vieille qui la laisse sombrer dans le __?__ , son propre cœur froid et morbide de ténèbres, au centre du ventre, là, le point sacramentel. Tout débute ici.
jouer à la grande alors qu'on est même pas capable de se contrôler

Viens, on retourne à l'intérieur.
Un œil à la flasque encore fumante de ses excès. Objet qui l'entraînait auparavant dans certains péchés, ou plutôt l'empêchait parfois de penser, tout simplement. Plus rien. Fini.
...
Une autre la remplacera.

A l'intérieur, Enki, son double intensément muet, la dévisage, enchaîné par sa nature même d'espion à son poste habituel. Elle sait ce qu'il pense, elle reconnaît ce scepticisme. Comme son propre jugement sur elle, son propre cynisme latent personnifié.
Garder silence et éviter au mieux de regarder Azphel. S'il te plaît, arrête d'essayer de me sonder, crient ses épaules d'où des milliers de piquets de glace percent, cachés par le voile qui dénature les illusions, là, toute la glace érigée de son monde imagé. Espère qu'il saura le ressentir. Pas par vilenie. Plutôt par furie sous pudeur.
Sans se faire prier, elle s'installe sur le canapé. L'écoute pas. Elle a juste compris café, ça suffira.

Pu.ain de bordel de m.rde. elle est d'un coup prise d'une honte glaciale. A même du mal à se remettre de son attitude. incontrôlable
Tu-n'es-pas-censée-être-aussi-fragile. Non. Ce n'est pas toi, alors qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Où est passé le silence, dans tes yeux ? Tu t'es entendue ?
Déchanté, j'ai déchanté, ça arrive à tout le monde.
Ne te laisse pas porter par tes instincts, par tes sentiments. Tu n'as tout simplement pas le droit.

Elle dégage Ira de sa vue, toujours fermement plantée entre ses doigts qui se sont cependant apaisés. T'es incontrôlable comme moi. Féroce-Ira, vociféra.
Ça craque. Non, écoute au loin, bruit d'une tasse qui se brise. Elle relève le menton, dérangée par les débris qu'on racle sur le sol. Qu'est-ce qu'il fait ?
Respire un bon coup et choppe son verre dont elle engloutit le reste d'un coup. Ressers-toi.
Non.
Si, ressers-toi. Elle s'obéit, encore un verre, ça ira mieux après, tu verras. Le goût est encore dans ta bouche, tu l'as oublié mais l'amertume perdure. Laisse l'éthanol prendre la relève.

Azphel revient rapidement, deux tasses en main alors qu'elle attend sur le canapé, verre vide entre ses griffes et regard perdu sur le cristallin.
La chaleur douce et l'odeur du café l'apaise, quelque chose de réconfortant au beau milieu du noir absolu. Elle avale une gorgée et déglutit difficilement, mélange de goûts douteux, mélange qui rend sa soif insatiable.
Je suis désolé, je n'aurais pas dû parler de Mysie. Si j'avais su que ça te mènerait à ça, je me serais abstenu. C'est à partir de ton âge que j'ai commencé à accepter de mon côté, alors ça viendra, ne t'en fais pas. Pour ce qui est de la haine en toi, elle ne disparaîtra sûrement que lorsque tu auras fait ce que tu veux faire. Mais ça viendra.

Ne sois pas ridicule, rétorque-t-elle calmement après un court silence. Tu n'as pas à t'excuser.
Hésitation masquée par une gorgée.
Je réagis seulement de plus en plus violemment à mes souvenirs. Mais je t'ai posé des questions sur Cyrielle, tu as naturellement évoqué Mysie. C'est juste parfois impossible de contrôler ses souvenirs. Voilà tout. Tu parles. Idiote.
Une autre gorgée lui coupe la voix.

Azphel, lui, n'a pas troqué son calme habituel contre l'inquiétude. Il n'hésite pas sur les mots, jamais. Il sait gérer. Les secrets, connivences, situations difficiles.
Il faudrait que l'on s'entraîne toi et moi, ajoute-t-il comme pour chasser la tension de la jeune sorcière qui a retrouvé son habituelle nonchalance. Elle lui jette un œil. C'est ce qui était prévu, oui. J'ai vu que tu es apte à détruire une flasque sans rencontrer de résistance, mais j'aimerais te pousser un peu dans tes retranchements. Au niveau combat je parle. Je veux voir si tu es capable de contrer des attaques par surprise. Mais nous ferons ça plus tard, pas ce soir.

Un sourire en coin. Elle jette un oeil à Ira. Ma nouvelle baguette semble prête à suivre mes colères. Et savourer l'agressivité et l'impulsivité.
Une bonne inspiration en somme, érigée de sa première baguette, premier instrument de ses choix et de sa haine qui lui avait jamais été donné.
Elle s'est donnée à elle. Signe. Et puis, un beau jour, la fidèle et première compagne n'est devenue que trop prévisible. Pas assez.
Ira, elle, semble réagir au quart de tour et à la colère d'Aya. Est-ce une bonne idée pour autant quand on veut tout contrôler ?

Aya finit par réaliser. Se souvenir de quelque chose. Sans s'excuser, elle finit sa tasse de café et disparaît quelques instants dans l'entrée, réapparaissant avec un morceau de tissu épais entre les mains.
Tu m'as dit qu'un moyen de communication nous serait peut-être utile. J'y ai aussi pensé. Tu as tes trucs à faire, j'aurai aussi les miens dans les prochains temps.
Elle débarrasse l'objet, ou plutôt les deux objets liés, du fin tissu. Une paire de Miroirs à Double Sens. Je ne sais pas s'ils nous seront vraiment d'utilité un jour. Mais j'aime savoir que je peux, et que tu peux toujours m'appeler en cas de besoin. On ne sait jamais, ne serait-ce que pour la Colline. Alors voilà. Celui-ci est pour toi.

Elle tend l'objet à Azphel et attrape sa tasse. Une gorgée qui lui réchauffe l’œsophage et lui fait plisser les paupières de contentement. Et puis là, s'avance le petit chaton, qui s'était perdu dans l'ombre. Elle attrape la bestiole d'une main, un sourire attendri aux lèvres de l'avoir vu débouler maladroitement, et la laisse se blottir contre elle, se disputer avec le tissu d'emballage qu'elle a oublié sur ses genoux.
Je partirai peut-être en Écosse. Une petite journée, ou moins. Je ne sais pas encore quand. Très prochainement certainement. Elle caresse la petite patte pâlotte du chaton, se demande bien comment elle pourrait l'appeler en observant la frimousse curieuse plantée sur son doigt. Il est temps de rompre définitivement avec l'idée que je suis une Lennox. Ses ténébreuses se posent ensuite sur Azphel, laissant toujours bambin-félin s'amuser avec ses doigts, les prendre dans la gueule comme de nouveaux jouets. Et j'aimerais que tu viennes. Je dois te présenter quelqu'un.
Ou plutôt, à quelqu'un.
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Re: [Habitation] La colline étoilée

Message par : Azphel, Lun 9 Jan - 18:26


U ne distance presque feinte entre eux, comme si Azphel et Aya ne pouvait vraiment s'éloigner, sous la colère, sous la douleur. Ils se comprenaient, il la comprenait et il ressentait dans ses yeux noirs qu'elle le devinait elle aussi dans les moindres détails, juste parce qu'ils étaient faits pareil, du même tissu de noirceur, profond, indescriptible. Leurs regards parlaient souvent pour eux dans les silences imposés, mais c'était ce qui avait établi leur confiance et leur relation complexe depuis le jour de leur véritable rencontre, sur l'allée des embrumes. Aya ne s'échapperait plus, il sentait qu'elle avait ce besoin de lui, de la protection qu'il avait promis sans date de péremption. Lui-même ne s'imaginait pas une seconde rompre sa promesse et laisser la fragile sorcière de porcelaine s'échapper dans la nature. Il ne prendrait pas le risque de la perdre.
J'ai déjà perdu Cyrielle sans rien faire.

Le whisky bu plus tôt faisait effet et la tête d'Azphel dansait furieusement, ses pensées pourtant bien ordonnées depuis le coup de colère d'Aya. Il n'en avait pas peur, mais venait de prendre conscience qu'elle était dangereuse, que sa soif de vengeance était dangereuse, peut-être pour lui aussi. Et encore une fois, son attitude de gamine ne lui rappelait que trop bien le ressentiment qui l'avait harcelé à la sortie de Poudlard.
Aya était comme une ombre pour lui, pour le meilleure et pour le pire. C'était peut-être ce qui expliquait qu'il avait tout de suite été pris d'affection pour elle et qu'elle aussi s'était laissé aller aux confidences des yeux et des hésitations dans la parole.

Mais aujourd'hui tout changeait. C'était plus fort depuis qu'Aya avait fait son retour et savait où elle voulait aller. Il l'accompagnerait, toujours. Toujours. impossible de rompre une promesse adressée à une personne, surtout quand celle-ci risquait de finir brisée ou morte s'il ne la tenait pas. Il y avait en Aya une flamme de mage noir, une flamme qui brûlait et réchauffait Azphel également, comme si les débris de son passé, gisant derrière lui, avait été ramassés par la sorcière pour lui dire "viens, on fait un bout de chemin ensemble. Je savais pas où j'étais y a trois mois, mais maintenant on va là".

Le chaos était proche de revenir. Azphel le sentait. Qu'il s'agisse des démons de Tina, des siens, de ceux d'Aya, sa vie de normalité qu'il avait mis du temps à fabriquer était au bord d'un précipice.

Sur le canapé, il avait laissé la belle se murer dans le silence, laissant les explosions des flammes dans l'âtre de la cheminée bercer leurs pensées volages. Il ne but pas son café, son regard d'émeraude succombant à l'appel ambré de la bouteille de whisky restée sur la table. Il s'en but un vers cul-sec, appréciant l'agression du liquide qui coulait dans sa trachée. Voilà à quoi tu dois te préparer.
Quelques mots pour elle, réconfortants, la réorientant dans leur direction commune, son entraînement, sa promesse de lui enseigner tout ce qu'elle voudrait, dans le secret ; et les onyx de la sorcière retrouvèrent un éclat souriant, logées dans les émeraudes d'Azphel.

- Ma nouvelle baguette semble prête à suivre mes colères. Et savourer l'agressivité et l'impulsivité.
- Tant mieux. Pensées échappées, alcoolisées, geste vers la bouteille pour se resservir. Une baguette fidèle et rapide d'exécution, c'est toujours un atout, quelque soit ce que l'on en fait.

Aya resta pensive avant de se lever d'un bond, ce qui eut pour effet de braquer Azphel. Il crut qu'elle allait récupérer la flasque laissée dehors, détruite, mais elle s'arrêta dans l'entrée du manoir, chercha quelque chose dans ses affaires avant de revenir avec un bout de tissu entre les mains.
- Tu m'as dit qu'un moyen de communication nous serait peut-être utile. J'y ai aussi pensé. Tu as tes trucs à faire, j'aurai aussi les miens dans les prochains temps. Déballant ce qu'elle avait été chercher, Azphel reconnut tout de suite une paire de miroirs à double sens. Je ne sais pas s'ils nous seront vraiment d'utilité un jour. Mais j'aime savoir que je peux, et que tu peux toujours m'appeler en cas de besoin. On ne sait jamais, ne serait-ce que pour la Colline. Alors voilà. Celui-ci est pour toi.
Il la regarda un moment avec une forme de tendresse dans le regard, surpris mais content de voir que leurs pensées se rejoignaient sur de nombreux points.
- Merci, dit il en tournant entre ses doigts le précieux objet. Je pensais nous acheter quelque chose pour communiquer en cas de besoin, c'est parfait. N'hésite jamais à m'appeler, ne reste pas dans le secret, je serai là pour toi. Pensées dites tel un renouvellement de son engagement envers elle.

Le miroir sonna comme un apaisement de l'ambiance un peu pesante qui régnait depuis le coup de sang d'Aya. Elle avait retrouvé son calme et Azphel s'efforçait de mettre de côté ses craintes au profit de pensées positives. La chatte blanche était revenue en minaudant et Aya s'en était emparé alors qu'Azphel se resservait un whisky, en proposant également à la sorcière dans un regard compris. Elle acquiesça et s'occupa à jouer avec le chaton, qui trouvait visiblement dans les longs doigts fins de la sorcière un plaisir certain, et un instant, Azphel envia le bonheur et l'innocence de la petit chatte. Tellement loin du bordel qu'était sa vie.

Je partirai peut-être en Écosse. Une petite journée, ou moins. Je ne sais pas encore quand. Très prochainement certainement. Il est temps de rompre définitivement avec l'idée que je suis une Lennox. Et j'aimerais que tu viennes. Je dois te présenter quelqu'un, dit-elle en relevant les yeux vers lui.
Gorgée, gorgées, de whisky avalées. Émeraudes apaisées dans le regard de la sorcière qui avait retrouvé son calme et les idées claires.

- Bien sûr. C'est normal. Je serai-là, essaye juste de me prévenir un ou deux jours à l'avance, mais je viendrais avec toi. Je suis curieux de voir, de ressentir dans les personnes que tu vas me présenter, l'animosité et le détachement. Je me demande si j'y retrouverais la même noirceur que j'ai vu dans mes parents, y a longtemps...
Il releva les yeux, verre déjà évaporé. Un sourire sur les lèvres. Un autre qui lui disait qu'il serait toujours là.
Il réfléchit un instant, une seconde d'hésitation durant laquelle son bras rompu au rituel le resservit en whisky, avant de dire à Aya :

- J'aurais besoin de toi aussi. Une journée, peut-être plus. Ça peut encore attendre, je n'ai pas toutes les informations nécessaires au sujet de la personne que je cherche, mais je dois aussi informer quelqu'un que je n'ai jamais été un Lamar. Tu pourras refuser, ce n'est pas ton fardeau et je comprendrais que tu aies autre chose à faire le moment venu. Mais ça peut-être une bonne occasion de tester les capacités de ta baguette. Et je ne serais pas étonné qu'il y ait des similitudes entre la personne que tu souhaites que je connaisse et celle que je recherche.
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Aya Lennox
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Re: [Habitation] La colline étoilée

Message par : Aya Lennox, Mar 10 Jan - 15:11


empressée, c'est un peu à chier, désolée

Risquer quoi risquer de crever ? plus seule, elle n'est plus vraiment seule maintenant.

Qu'est-ce qu'on s'en fout après tout,
des répercussions,
des blessures,
d'une folie indépendante d'elle qui va peut-être la tuer.

Au final, elle s'en fout peut-être de mourir. Peut-être que la haine, les représailles prêtes à imploser juste là, sous sa peau, l'empêchent de s'inquiéter de sa propre mort.

Confiance, faire confiance à quelqu'un d'autre.
Jamais eu l'idée. Pour quoi faire ?
La dernière confiance qu'elle a offerte est dans un corps abandonné six pieds sous terre
corps foutu foutu là par les siens foutus
C'en est fini d'elle, c'est fini tout ça.
Page qui se tourne.

Cracher sur L-e-n-n-o-x ;
elle ne veut tout simplement plus être assimilée à ça.
Chaque lettre du nom qu'elle roule entre ses dents, mordre déchiqueter,
laissez-moi rire mais à ce qu'il paraît
je suis une Lennox
Lénoxe, Lainoxe, Ai-ya Lénoks.

Quitte à pourrir ton sang, Moira, rouler le r, je roule les r,
laisse-moi le faire couler sur tes si beaux tapis d'orient.

Cause it don't mean all that much, does it?
But we never really had a choice
No, it don't mean all that much to us
But we never really had a choice
We're conscience killers

I'm a red-blooded sickness
There was no way around it
I'm a fine line teaser
Never been nothing but a cheater
I'm a son of the night
Give a little room and I'll spit in your eye


Une gorgée de feu, whisky, comme goût de chantilly. N'importe quoi.
Boire dans le verre comme dans la coupe presque ras-bords mais infiniment vide du Léthé.
C'est bien marrant, d'être prise du vertige du doute et d'un coup de ne plus en avoir aucun. Se relever, observer tout autour de soi et se rendre compte que non, non en fait tout va bien. Jamais sentie aussi soi-même.
Qu'est-ce qui se cache dans mes veines ? Du poison ?

Les liens autour des poignets qui se défont face à la sauvagerie. Elle veut, désire ce féroce sentiment de brutalité et de mort qu'elle peut, va donner.
Mais non, attendez, taisez-vous.

I'm nails
Elle regarde Azphel de ses mirettes sombres, verre en main, chaton coulissant sous ses doigts, affectueuse petite bestiole pleine d'attention. Innocente créature blanche. Erf.
I'm a knife
A lui, lui, elle lui fait confiance à lui.
I'm a preacher with a gun
Elle sait qu'il et qu'elle ne l-a-e trahira pas. Pourquoi chercher les raisons des liens indéfectibles d'une amitié naturelle, qu'importe, de cette familiarité tout simplement conquise en deux battements de cils.
I'm a one woman lie
Il lui rappelle intérieurement Mysie, tout en étant infiniment différent d'elle.
I'm a queen
Toujours fascinée par les gens qui la voient elle, là, loin derrière le fard. Lui, il l'a reconnue Allée des Embrumes, s'est intéressé à elle alors qu'elle a jusqu'ici traversé la vie bras tendus devant elle, cherchant à tout prix la nuit dans les Ténèbres. Personne ne l'a jamais guidée. Personne à part lui aujourd'hui. Parce qu'ils sont quelque part pareils.
I'm a ruse
Il lui propose un autre verre, elle hoche la tête. Non, veines pas pleines de poison ce soir. Pleines, offertes à l'ambre et au renouveau.
I'm born again with no life to lose

Il sait qu'elle l'aidera toujours. C'est, et ce sera toujours comme ça.
Dans un hochement de tête et une nouvelle et non pas dernière gorgée de whisky,
comme une poignée de main,
signer le pacte et retrouver les passés involontairement liés.


| Fin du RP. |
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Re: [Habitation] La colline étoilée

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