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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Europe de l'Est
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Harel Chaitan
Serpentard
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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Jeu 9 Jan - 22:05


Son ventre l'obligea presque à sortir de son paisible sommeil. Son estomac vide lui faisait l'impression de se tordre en tout sens, quémandant de la nourriture. La brume du sommeil envahissant encore ses sens, Harel fut bien en peine de reprendre ses esprits. Petit à petit, elle prit conscience du lit de fortune dans lequel elle était couchée. Comme un flux soudain et discontinu, sa mémoire lui envoya les dernières images enregistrées avant qu'elle ne sombre. Ses yeux s'ouvrirent et inspectèrent ce qui l'entourait. Il lui fallu peu de temps pour reconnaître l'intérieur de la tente. Ses mains frottèrent ses yeux encore lourd de fatigue afin de s'assurer qu'ils ne lui jouaient aucun mauvais tour. Ce fut ainsi qu'ils tombèrent sur une assiette remplit d'aliments en tout genre. Pas de traitements de faveur pour les rescapés. Les protestations de son estomac s'intensifièrent et lui ordonnèrent de ne pas faire la fine bouche en de telles circonstances.

Tandis que l'adolescente entamait son repas, une voix s'éleva provenant d'un recoin sombre de l'installation précaire. Du coin de l'oeil, elle remarqua la position de Malëan. Elle n'était pas surprise de sa présence, en fait, elle n'en doutait pas c'était un peu comme si elle la ressentait.

- J'étais persuadé que tu ne survivrais pas deux jours de suite en ces lieux, sans magie.  
 
Fort bien, ça ne l'avait pourtant pas empêché de l'y laisser seule. Au moins pouvait-elle se félicitait d'avoir contrarié ces a priori et cela malgré ces maigres espoirs.

- Mais tu as su me prouver le contraire. Je vais suspendre ton entrainement pour le moment. Il est bien assez suffisant pour ce que nous nous apprêtons à faire. Comme tu as honoré ta part du contrat. Je vais honorer la mienne ma grande. Finit ton repas, nous quitterons ses lieux dés que tu auras pris une douche. Elle se trouve à l'étage. Prends ton temps, rien ne presse.

L'orpheline ne lui accorda pas plus d'attention préférant se restaurer. La simple vision du sorcier s'associait à un sentiment de rancune et elle ne souhaitait pas se montrer blessante, ce serait malvenu et déplacé. Lorsqu'il l'informa de la localisation de la douche, elle repoussa sans plus attendre son assiette. Voilà plusieurs jours qu'elle avait quitté Poudlard avant de devoir survivre seul et sans baguette au cœur de cette forêt dépourvue de toutes commodités. L'étudiante fouilla dans son sac à dos, posé prés du lit, et en tira un change. Toujours silencieuse, elle grimpa à l'étage sans un mot pour l'homme de toute façon absorbé par son ouvrage.

Le bonheur de sentir l'eau délicieusement chaude parcourir sa peau sale et soumise aux intempéries pendant plusieurs jours, fut indescriptible. Son esprit s'apaisa quelque peu et ses muscles se relâchèrent. Cela sonnait un retour à la normale qu'elle n'espérait plus. En descendant, Harel réunit ses maigres affaires, dont Azael qui rejoignit sa boîte de transport que la magie diminua pour pouvoir le calé dans son sac en toile. Sa cape sur les épaules et sa capuche rabattue sur sa tête, la jeune fille suivit Malëan en dehors de l'abri. Pendant que d'un coup de baguette, il pliait bagage, elle en profita pour observer une dernière fois l'endroit devenu presque familier.

-J'imagine que tu n'as jamais transplané au vue de ton âge. Mais nous ferrons de nôtre mieux. Il est hors de question de voyager autrement, nous perdrions bien trop de temps.

- Votre imagination est perspicace Monsieur Malëan.

Ses sourcils se froncèrent : où l'emmenait-il à présent ? Il lui avait signifiait la suspension de son entraînement, la ramenait-il à Londres afin qu'elle rentre à Poudlard. Avant qu'elle n'ait pu formuler sa question à haute voix, sa main vint prendre la sienne et bloqua son mouvement de recul. Ces manières ne lui plaisaient pas. Etait-ce trop demandé d'être tenu au courant de ce qui la concernait ? L'adolescente avait l'impression d'être trainer d'un endroit à l'autre comme une vulgaire poupée de chiffon. Finalement, ses doigts se refermèrent sur la main du Vagabond quand un crac sonore annonça le transplanage.

En théorie ce mode de déplacement sorcier, pour tout pratique qu'il fut, ne durait qu'un temps infime. Pourtant ça paru une éternité à la jeune Chaitan qui avait eu l'impression d'être enfermée dans un espace réduit, trop petit pour sa corpulence, que l'on s'amusait à secouer en tout sens. A peine atterri sur le planché des vaches que le contenu récent de son estomac se déversa douloureusement au sol. Cet homme ne lui épargnerait rien.

-Désolé, c'est vrai qu'il est quelque peu compliqué de transplanner en bonne santé les premières fois. Mais bientôt tu sauras le faire de ton propre chef, je t'apprendrais si nécessaire.

Il était aussi désolé qu'un mage noir qui usait d'un doloris. Sa dignité malmenée et son cœur encore pas bien loin de ses lèvres, elle se remit debout en lui envoyant un regard noir. Si pour le moment le remercier pour son offre ne lui effleura pas l'esprit, Harel la garda dans un coin de son esprit. En le suivant mécaniquement, ses yeux s'attardèrent sur le paysage et ce ne fut qu'à cet instant qu'elle réalisa qu'il les avait une fois de plus mené sur un terrain forestier. Prévoyait-il de lui faire visiter tous les sites forestiers abrités par le globe terrestre ?

-Bientôt tu entreras dans un lieu totalement secret Harel, et tu devras mal grès toi garder tout ceci sous silence, mais je t'expliquerait le tout plus tard. Tu n'as qu'à la voir comme une seconde école, si ça peut t'aider, mais elle tellement plus. C'est ici, que toutes nos recherches sur ta famille commenceront et finiront jusqu'à ce que nous trouvions au moins un survivant. Elle pourra aussi être ta nouvelle habitation si tu ne sais pas où allait. Tu y trouvera toujours refuge et protection, mais n'oublie jamais, que personne de doit découvrir cette endroit.

- Monsieur Malëan, je sais que mon âge vous laisse sceptique, cependant le principe simpliste du secret ne m'est pas inconnu.

Encore une fois, il repoussait à plus tard des explications à propos d'une situation qui l'impliquait pourtant directement. Tout en continuant d'évoluer entre les arbres, en écoutant d'une oreille le discoure du Vagabond, son sens visuel détecta la bâtisse qui se dressait modestement au milieu de la végétation. Quel était cet endroit ? Un lieu où se déroulerait les recherches sur sa famille jusque là rien d'anormal cela suivait un enchaînement logique à sa présence auprès de Taylor Malëan. En outre, l'étudiante saisit moins les formulations suivantes : " seconde école " et " nouvelle habitation ". Ses pas devinrent plus hésitants et ralentirent un peu l'allure craignant d'entrer entre les murs décrépis de la maisonnette.

Elle avait aussi appris à faire confiance à l'homme qui la précédait. Le soleil présent au-dessus de la cime des arbres l'encourageait à se détendre. Après tout, elle venait de survivre à un séjour solitaire au milieu des bois sans autre abri qu'une grotte et sans autre ressource que ses mains et sa tête. Sur la porte de la demeure, qui devait être abandonnée avant que Malëan en décide autrement, s'étalait un corbeau. Non, cela ne devait pas être une simple cabane, le mouvement de la poignée sur le poignet osseux du sorcier le lui confirma. Un lieu de rassemblement ? Mais pour qui dans ce cas là.

Rien extérieurement, ni la taille et encore moins l'état, ne laissait présager à la jeune sorcière, maintenant partagée entre méfiance et curiosité, un tel intérieur. Mise à part l'obscurité, la poussière qui régnait en maître et l'odeur de renfermé rehaussée par l'humidité qui avait dû se loger dans le bois, l'espace était vaste et fournit en mobilier. Harel ne put empêcher ses yeux de fureter. Ce qui devait-être la pièce principale était organisée en plusieurs partie. Une voix grave interrompit son observation silencieuse :

-Là, sur la table, tu vois ce dossier ? Il renferme tous ce que j'ai pu apprendre sur ta famille. Il est à toi, à l'unique condition qu'il ne quitte jamais ce lieu. Tu l'as bien mérité, prend un peu de repos, maintenant tes journées, t'appartiennent. Quand tu auras pris connaissance du tout, nous travaillerons de nouveaux ensemble. Fait comme chez toi.

Effectivement, une pile de parchemin trônait sur une table et accapara ses pensées. Elle n'écouta et ni ne fit attention à plus rien d'autre. Le contenu de ce dossier réunissait des informations qui relevait d'un trésor. Un trésor inestimable qu'elle ne croyait plus réussir à obtenir quelques mois plutôt. Pourtant, l'héritière des Chaitan ne se résolut pas à s'en rapprocher tout de suite. Elle craignait de consulter ce dossier qui pouvait renfermer des informations qui mettraient à mal l'idée qu'elle se faisait de sa famille. Peut-être qu'elle n'y trouverait pas les réponses qu'elle désirait. Cette perspective l'effrayait.

L'adulte entreprit de nettoyer l'endroit, un sourire étaler sur son visage d'habitude si sérieux. Afin de reprendre contenance et ne rien laisser transparaître de son trouble, Harel posa son sac sur la table et projeta avant toute chose de libérer son félin. Il feula sur sa jeune maîtresse surement excédé par le voyage mouvementé, puis détala sans demander son reste. Ensuite, elle s'installa sur la chaise face à la raison de sa présence et retarda autant que possible sa consultation en contemplant celui qui en était l'auteur. On aurait dit un enfant qui venait de retrouver son jouer fétiche.

Finalement, l'adolescente se résolut à affronter la lecture de ses origines.


~ * ~


Pendant qu'elle s'impatientait entre les murs sécurisés de Poudlard, Malëan n'avait pas chaumé. Harel culpabilisait presque de toutes les pensées peu enviables à son encontre. Le dossier construit par ces soins réunissaient des informations diverses et variés. Certaines ne faisaient que confirmer celles qu'elle lui avait rapporté, d'autres dissiper quelques zones d'obscurité. L'une d'elle par exemple lui apprenait que le vieil homme qui lui avait fournit les premier piste avait disparu deux ans plus tôt. Son corps avait été découvert sans vie par des passants, cacher fond d'une ruelle. Une note confirmait que des membres de la famille Chaitan avait fréquenté l'Institut Durmstrang, situé au nord de l'Europe, mais plus depuis une vingtaine d'années. Etonnamment aucun des registres des vendeurs de baguette du vieux continent n'enregistraient d'achats au nom de sa famille. En outre, l'adolescente fut étonnée de lire un témoignage au-dessus duquel était griffoné " Greenwood ". Apparemment, le couple détenait plus d'informations qu'ils n'avaient voulu l'admettre. Les employés de l'orphelinat dans lequel, ils l'avaient adopté, leur avait spécifié de ne surtout pas modifier son identité et de lui transmettre, lorsqu'ils le jugeraient opportun, un bijou appartenant à la famille. Celui-ci n'était jamais parvenu jusqu'à elle, pire, elle n'en n'avait jamais entendu parler. La dernière page de parchemin fut celle qui la chamboula le plus : officiellement les Chaitan n'existaient plus. Néanmoins, des indices subtiles contribuaient à infirmer cette dernière affirmation. Certains des sorciers interrogeait témoignait d'attitudes nerveuses dés que l'on citait ce nom. Et les mots " Mercenaires ", " Magie sans baguette ", et " société moldu " avait été prononcés.

Ce flot d'informations, s'il permettait à l'orpheline de mieux se saisir de ses origines et de continuer à espérer retrouver des membres de sa famille, il la perturba. Ce jour-là, ses lèvres restèrent résolument closes. Harel avait besoin de d'intégrer ce qu'elle venait d'apprendre et d'y mettre un peu d'ordre. Si jusque-là le projet de partir à la recherche de sa famille l'excitait, maintenant l'adolescente devait bien avouer que la peur s'y ajoutait. On ne pouvait nier les nombreuses inconnus qui persister d'assombrir le chemin, et les agissements suspects qui devaient en découler. Sinon pourquoi se cacher, aussi minutieusement, aux yeux du monde sorcier ?

Heureusement, cette maison construite, au milieu d'une forêt désertée, pour des raisons encore inconnues à Harel, se révéla être une aubaine. Un lieu lui permettant de réfléchir à ce qui se préparer. A s'accorder du temps pour prendre un peu de recul. Son corps quant à lui récupéra rapidement de l'entraînement intense, mais de courte durée. Peu à peu, elle prenait ses marques dans ce lieu qui suscitait un grand nombre d'interrogations auxquelles Taylor Malëan ne répondait pas toujours. D'ailleurs, à force de cohabitation, à se demander si cet homme avait une vie en dehors des missions qu'ils remplissaient pour autrui, l'orpheline apprit à le considérer autrement. Il détenait des compétences et un savoir certains qu'elle lui enviait et qu'elle hésitait de moins en moins à solliciter. Néanmoins, elle n'osait pas encore l'interroger sur les causes qui l'avaient conduit à choisir ce genre de vie. Son passé l'intrigué. De son côté, elle faisait des efforts pour ne pas rester constamment sur ses gardes, se dévoiler et s'alimenter correctement. Tous deux partageait ce point en commun de souffrir d'un sommeil capricieux capable de les maintenir éveillés une partie de la nuit, de manière récurrente.

Toutefois, tout ce temps mis à disposition lui permis de remplir ses devoirs d'étudiante facilités par les ressources disponibles, malgré l'épaisse couche de poussières qui recouvrait chaque centimètre carré. De premier abord, on pensait à une cabane abandonnée par un propriétaire usait par la solitude. Après des observations plus minutieuses, l'agencement de la salle principale, le nombre de lui qui composaient les chambres et le mobilier laissaient transparaître une autre réalité, mais laquelle ? Par exemple, la bibliothèque de la maison était captivante, elle abritait des ouvrages abordant des thèmes fascinants que Poudlard ne fournissait pas ou alors pas de façon aussi étayée. Peut-être parce qu'il n'était pas recommandable pour des étudiants de détenir ces connaissances. Cela encouragea d'autant plus la jeune Chaitan à questionner Malëan sur ce lieu et sa raison d'être. Son attitude détendue laissait penser qu'il fréquentait ce lieu à une époque antérieur et qu'il en conservait de bons souvenirs.

Une nuit installée confortablement aux creux des fauteuils disposés dans l'espace dédié aux livres, des boissons chaudes entre les mains, il avait accepté de lui raconté. Cela faisait de nombreuses années que sa curiosité ne l'avait pas autant démangeait. Elle avait l'impression de revenir plusieurs années en arrière lorsqu'elle attendait sagement, mais non moins impatiemment, qu'on lui raconte un conte avant d'aller se coucher. Ici pas de " il était une fois ", mais le récit d'un groupe de sorciers motivé par la soif d'apprendre la Magie et un lieu qui les avaient réunis pour mener à bien recherches et expériences ainsi  que pour se réunir, partager, et s'entraîner. Voilà ce que projetait Malëan : recréer ce groupement de sorciers avec des membres de tout âge, aux ambitions différentes, mais à l'intérêt commun. Apprendre, ne jamais cesser d'apprendre. Il clôtura son monologue en lui proposant de le rejoindre. Avant de répondre, ses yeux s'abaissèrent vers le sol, réfléchissant à ce que cela impliquait. Concrètement, on lui offrait un toit quand elle le souhaiterait, une multitude de possibilités en terme d'apprentissage, et d'autres membres qui partageraient cette curiosité pour des aspects de la Magie oublié, caché ou encore inconnu. Refusé aurait été de la bêtise.

Sa tête s'inclina et ses lèvres formulèrent une réponse positive, agrémenté d'un sourire reconnaissant. Le rictus ne dura pas longtemps, mais elle savait qu'il serait apprécié à sa juste valeur.
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Taylor Malëan
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Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Ven 10 Jan - 14:10


-Tout sera prêt à ton réveil demain. Avait-il dit à la jeune fille qui grandissait mentalement à vue d’œil ses derniers temps.

Elle avait su le convaincre. Cette nuit là, Malëan c'était souvenu de la petite fille frêle et inconsciente qu'il avait menacé dans cette ruelle sombre. Les différents enseignement en matière de défense qu'il lui avait enseignait au cours du temps, lui permettait maintenant de réaliser un protego sans faille. Elle avait connaissance des sortilèges de protection des lieux, et les exécutaient tous parfaitement, mis à part le dôme d'anti-tranplannage. D'autre petits exercices lui furent tout aussi profitable dans l'art de la discrétion. Le sortilège du kaléidem et du silencio, ainsi que celui qui permettait d'effacer ses traces n'avait aucun secret pour elle. Il était inutile de préciser, qu'elle avait de toute évidence, une grande avance sur tous les gens de sa classe à Poudlard. Et ses résultats à l'école était surprenant. Sa soif de connaissance n'était jamais éteinte, et si elle ne se concentrait pas sur la magie, alors elle se concentrait sur l'étude de sa famille.
La semaine elle restait à Poudlard, comme tout élève normal. Mais ils avaient mis, elle et le vagabond, un "plan d'apprentissage secondaire", qui consistait à venir la chercher dans un coin perdu de pré-aux-lards tout les week end pour l'emmener à la guilde. Ainsi Malëan avait le temps de se consacrer à ses affaires, et de voir l'élu de son cœur souvent.

Il n'avait pas parler d'Harel à Era. Ni même de la re-formation de la guilde. Il se disait qu'elle était déjà bien assez en danger ainsi, et après tout, elle était Auror. Un jour il l’emmènerait voir le résultat, et il savait que ce jour là, la guilde serait parfaite et prospère. Pour qu'aucune reproche ne puisse lui être faite, qu'aucun sentiments de danger ne puisse tirailler Era. Il voulait démontrer la force de son enseignement, et voir sa passion se voir relevé par d'autres sur les générations futur.

Harel devenait peu à peu, le plus bel exemple de la génération, qu'il voulait mettre au monde. A la fois forte et sans peur, mais aussi sage et avenant. En plus de la magie, la Miss subissait chaque week end une discussion sur l'utilisation de la magie. Comme quoi il fallait la protéger car les hommes avides de pouvoir était prêt à tout pour s'en emparer. Que toutes les connaissances étaient bonnes à prendre, mais qu'il fallait toujours assez de recul pour savoir quand les utiliser, et que parfois, il ne fallait pas les utiliser du tout. Et c'est en s'appuyant sur l'histoire Moldu, et de celle de la magie, qu'il faisait ses exemples.

Ce soir, il avait proposer à Harel de rejoindre la Guilde. Et avec son acquiescement, un corbeau avait croassé au loin dans son cœur. Cette nuit là, la guilde avait reprit toute sa splendeur en un quart de seconde. La poussière envolée et le bois rayonnait de milles éclats sous le feux qui ronflaient sous toutes les cheminées et chaudron. Il vu Light, le nez plongeait dans son grimoire personnel, il vu l'ancien gardien des lieux, ex prisonnier d'Azkaban, toujours une carte à la main. Dans le fond, l'homme du ministère attisait un foyer, en dessous d'un chaudron, et l'odeur du bois brûlé se rependait dans la pièce. Des centaines de bouquins s'empilaient sur les tables, certain à moitié ouvert, prenaient déjà la poussière. Et le bar circulèrent comptaient les derniers à siroter tranquillement un verre
racontant leurs dernière aventure.

-Merci de perdurer ce rêve... Murmura-t-il.

Il quitta l'endroit et se retira dans la bibliothèque, d'où il sortit un énorme grimoire sur lequel trônait un magnifique corbeau noir. il pointa sa baguette dessus et le livre s'ouvrit sur une page nommée "Charte". Il disposa ensuite deux chaises, l'une en face de l'autre, et dressa une table de chevet de fortune avec quelques livres. Il dispersa quelques bocaux vide dans la pièce, et referma l'endroit.

Harel était repartit sur la lecture de son livre.

-Vas te reposer. Mais ne ferme pas les yeux immédiatement. Repense à ma proposition, demain il sera encore temps de changer d'avis. N'oublie pas que tu ne pourras partager ce secret avec personne, et que toi même le posséder, risque chaque jour de te tuer.

Il savait que la Miss ne s'arrêterait pas là. Et tant mieux, il avait encore tant à lui apprendre. Ses recherches avaient continuée dans le secret d'avancer ses dernières semaines, et il possédait désormais un nom. Mais pour l'instant Harël devait grandir encore.
Bientôt elle serait prête. Il s'en alla se coucher prêt d'un feu et ferma lentement les yeux. Tous les sons extérieur avaient disparut, et la guilde reprit soudain vit dans sa tête, jusqu'à ce qu'il s'endorme.

Le Lendemain matin Harel était déjà levée quand le vagabond ouvrit les yeux. La tête encore plongée dans les livres.

-Tu es prête ? demanda le vagabond.

Elle hocha la tête sans rien dire et tout deux s'enfermèrent dans la bibliothèque, et se rapprochèrent du gros grimoire, qui était ouvert en grand sur le bureau. Une plume d'un blanc éclatant sur le côté.
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Harel Chaitan
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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Dim 12 Jan - 21:31


Debout, devant un épais grimoire installé sur le bureau présent dans la bibliothèque de la maison, au côté de Taylor Malëan. Les yeux sombres de l'adolescente tombèrent sur une plume blanche immaculée. Celle-ci stimula sa mémoire et doucement des brides de souvenirs s'imposèrent. Harel se revit dans une ruelle de l'allée des embrumes attendant de rencontrer l'homme capable de l'aider. Elle se sentait complètement différente de cette fille qui avait ensuite suivit un inconnu dans un appartement abandonné. A présent, la sorcière était plus confiante en ses capacités. Capacités développées et aiguisées par celui qu'elle ne considéré plus comme étranger.

Une fois de plus, la jeune fille allait devoir signer un document seulement cette fois-ci ce n'était pas elle qui fixerait les clauses. Elle devrait accepter les conditions d'une tiers personne. La principale étant de ne jamais révéler, en aucune circonstance, l'existence de la guilde et encore moins son emplacement et ses membres. Ca ne l'inquiétait pas outre mesure, conserver les secrets étant ce qu'elle pratiquait depuis son plus jeune âge. Pourtant, c'était ce qu'avait l'air de redouter Taylor : qu'une information ne lui échappe ou peut-être était-ce les contraintes que cela induisait. Menée un pan de sa vie en toute discrétion sans que cela ne se sache jamais. Quoi qu'il arrive et quoi qui lui en coûte, à cet instant, l'adolescente savait qu'elle ne trahirait pas le projet auquel il semblait tant tenir.

Le reste faisait référence à son engagement en tant que membre ainsi que son investissement. De nature réfléchit, elle ne se serait pas engagée si le principe de l'endroit ne lui convenait pas. Par conséquent, sa main gauche attrapa la plume. Elle qui en rentrant à Poudlard et en quittant définitivement la maison des Greenwood avait fait le serment de plus dépendre de personne, voilà qu'elle s'apprêtait à signer un second document qui la lierait à une organisation, donc à plusieurs personnes, cette fois-ci. La pointe, préalablement plongée dans l'encre, gratta le parchemin qui formait l'une des nombreuses pages de l'ouvrage.

Ce ne fut qu'après avoir reposé la plume que ses poumons se remplirent d'air et que la jeune fille prit conscience qu'elle avait retenu sa respiration pendant qu'elle signait. Son regard chercha celui de Taylor. Restait-il encore des papiers ou des épreuves ?

- J'en suis la première surprise, mais non moins ravie de constater que je n'ai pas besoin de me trancher les veines pour signer de mon sang.

Ce n'était que de l'humour teinté d'ironie qui lui permettait de se défaire de ses tensions. L'ambiance devenait trop solennelle et ça l'embarrassait. Un nouveau chemin se dessinait, parcouru de nombreuses ramification. Elle était contente de l'y suivre.

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Taylor Malëan
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Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Mar 14 Jan - 17:02


--------Elle ne croyait pas si bien dire. Avait-elle bien comprit ce que la charte exigeait ? Avait-elle lu le document correctement ou signée à la hâte ?

-Les effusions de sang ne sont pas ce qu'il y a de plus propre alors nous allons éviter. Mais si maintenant tu veux bien venir t'assoir que nous passions à la partie la plus essentielle ?

Harel rejoint Taylor qui s'était déjà assis, ne laissant de ce fait plus qu'une place de disponible. Entre eux se trouvait la table de fortune, sur laquelle il demanda à harel de poser son bras, puis il vint y déposer le siens attrapant la main de la Miss sur son passage.
Harel eut un petit sursaut, et ses yeux s'ouvrirent grand. De toute évidence un minimum de peur était cachée en elle. C'était à coup sur le premier serment inviolable qu'elle ferait

-Je suis heureux que tu sois venue me trouver se jour dans la cette ruelle sombre alors que tu n'étais qu'une enfant. Peu de temps on passés depuis, mais je suis certain qu'il t'a fait grandir plus qu'à l'habitude, et que je pourrais m'adresser à toi comme à une adulte. Mais je tiens à ce que tu restes une enfant, parce qu'il te reste encore une chose à découvrir. La magie n'est que création, et la créativité la plus forte est celle des enfants. A partir d'aujourd'hui tu vas intégrer la guilde, et de grandes responsabilités vont peser sur tes épaules. Mais si tu tiens bon, que tu t'endurcis et que tu trouve ta créativité afin de la développer avec le temps. Tu seras invincible, et tu retrouveras ta famille.

Il pointa sa baguette sur son bras, et un filin d'argent commença à s'en échapper.

-Tu jures ne jamais dévoiler l 'emplacement de la guilde, ni le nom ou la localisation d'aucun de ses membres, de n'accepter aucun contrat en son nom sans l'accord de tes supérieurs et de ne jamais user du savoir que tu obtiendra ici s'il risquerait de perturber l'équilibre naturel des choses ? Jures-tu de protéger la vie, aussi bien que la mort, et de ne jamais porter la main sur des savoirs qui pourraient changer la nature profonde de ce que tu es ? Il attendit que la jeune fille aquiesce à nouveau avant de poursuivre.

Et enfin jures-tu que tu entres dans cet guilde avec pour seul envie de t'enrichir de connaissance, et que tu n'es motivé ni par la soif de pouvoir, ni par la vengeance ?

Cette dernière question faisait prendre tout son sens à la guilde. En fait, personne ne pouvait venir en ses lieux pour prétendre apprendre dans le but d'une vengeance future ou d'une soif de pouvoir trop accrue. Taylor faisait en général ce tri lors de ses entretient avec les gens qu'il recrutait pour la guilde, mais le vagabond pouvait se faire prendre au jeu. De cette façon, il était certain que seul quelqu'un qui savait pertinemment que son cœur n'était ni dirigé par la soif de pouvoir, ni par la vengeance pourrait faire cette promesse, sans mourir aussitôt.

-Il ne sera pas question de te venger de ceux qui ont décimés ta famille après cette promesse tu en es consciente ?

Le silence se fut. Malëan resta planté là un moment. Les lèvres de la miss demeuraient entrouverte. Ses pupilles vibraient dans le vide, sans rien regarder. A quoi pouvait-elle bien penser ?
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Harel Chaitan
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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Dim 19 Jan - 22:02


Progressivement, l'entretien prenait une tournure qui lui échappait. L'anxiété que cela produisait faillit lui faire commettre un geste irréfléchi. Heureusement, elle se rattrapa de justesse. La dernière intervention de Malëan distilla de la colère dans ses pensées qui ne tardèrent pas à se communiquer au reste de son corps. Tant est si bien que sa main faillit se soustraire à celle de son aîné. Une parcelle de raison retint son action motivée par une impulsion plus que par un quelconque raisonnement.

Sa respiration devint plus profonde. Harel tentait de calmer sa soudaine agitation. Son regard se perdit dans le vague afin de relayer les éléments perturbateurs au second plan. Un pas de côté fictif lui paraissait nécessaire. Les actions irréfléchies menaient à des résultats insatisfaisants.

A bien réfléchir, l'orpheline n'avait jamais nourrit de sentiments de vengeance envers les potentiels assassins de ses parents, encore fallait-ils que les bourreaux existent et que cette disparition ne soit pas le résultat d'un accident malencontreux. Même si cette dernière hypothèse semblait peu probable. Son esprit était surtout investi à retrouver, non pas à condamner, mais peut-être que cela viendrait une fois la première étape franchie. Or, sans en comprendre les raisons, sa première réaction fut de considérer comme insupportable qu'on lui pose un tel ultimatum. Des désirs de vengeance, elle en avait depuis qu'elle avait soufflé sa neuvième bougies. D'ailleurs, cette haine l'avait aidé à se relever et à avancer. A présent, d'autres objets motivés des projets différents de ceux qu'elle planifiait à une époque antérieur. Mais, ses angoisses ne se tapissaient jamais bien loin et la jeune fille avait l'impression qu'elle ne les surmonterait pas tant que leur auteur vivait.

La vengeance était-elle une raison suffisante pour se lever chaque matin ? qu'adviendrait-il une fois ce sinistre dessein assouvis ? Vers quelle destination le vent de la vengeance poussait-il une barque : le gouffre ?

Harel craignait la folie si jamais elle commettait un tel acte. La plupart du temps, elle se répétait qu'elle était assez forte, assez disciplinée pour ne pas plonger dans le cercle vicieux de la colère. De celle qui n'est jamais repue et ne cesse de rechercher un coupable. Et de temps à autre, l'adolescente prenait conscience du risque et s'effrayait de ce goût pour la douleur et la mort. Humiliante déchéance. La souffrance revêtait le costume de la solution et de l'échec. Détruire ne ferait pas disparaître ses peurs cela ne produirait qu'une illusion, par contre, elle confirmerait les mots " monstre " et " démon " prononcer à plusieurs reprises à son encontre.
Son héritage magique était une fierté et ne devait pas être source de mépris, ni de dédain. C'était pour cette raison que l'héritière des Chaitan investissait beaucoup de son énergie à acquérir connaissances et compétences, pour faire honneur à ce qu'elle considérait comme un don plus qu'à une malédiction ou autres châtiments divin.

Un mouvement entre les murs de la bibliothèque la réintégra à la réalité. Ses yeux sombres et légèrement désœuvrés se posèrent sur sa main et celle de celui qui la formait et l'aidait. A cet instant rompre le contact, la renverrait à sa solitude et ne lui permettrait plus de bénéficier d'un garde fou qui la protégerait d'elle-même. De plus, son désir de participer à un tel projet n'avait pas de lien avec celui de se rendre justice. Un mal avait été commis, elle souhaitait le réparer et c'était le moyen qui s'était imposait comme une évidence.

- Mon souhait d'entreprendre des recherches sur ma famille est antérieur à ta proposition de rejoindre cette Guilde. Je considère donc que je ne l'utilise pas pour assouvir des ambitions vengeresses.

Ses obsidiennes se levèrent pour rencontrer les émeraudes de Taylor. Son débit était lent, car elle ne voulait pas commettre de maladresse et risquait qu'il interprète de travers sa pensée. L'objectif étant d'être honnête pour qu'il puisse juger de ses motivations :

- En revanche, je te mentirai si j'affirmais que de telles pensées ne m'animaient pas. Sans elles, je ne serais sûrement pas ce que je suis et peut-être n'en serions-nous pas là. La haine est une compagne séduisante et bien plus plaisante à vivre que ce sentiment qui pousse à pardonner. Mais, je prends aussi conscience qu'elle ait bien plus néfaste et perverse. Je confirme donc que je m'engage en connaissance de cause. Ma seule vengeance sera celle de m'appliquer à en apprendre toujours plus sur la Magie afin d'accroître ma puissance et mon savoir et de les utiliser à bon escient.

Ce serment inviolable s'il avait pu l'impressionnait dans un premier temps à cause de ce qui l'induisait comme responsabilités et engagements, la rassurait maintenant. Si pour une raison ou pour une autre, sa loyauté, qui n'était pas sa qualité première, flanchée : le serment ferait son œuvre et la préserverait de se voir devenir une personne noyé dans la colère et diriger par ses obscurs désirs. Et protégerait le groupe.

Sa réponse contenait tout ce qu'elle souhaitait véhiculer. A lui de voir si cela était suffisant. Sans lui être totalement familière, elle ne lui était plus inconnue. Il faisait partie des peu de personnes qui la connaissaient au-delà de ce qu'elle voulait bien laisser entrevoir. Les filaments blanchâtres suspendus autour de leurs mains et avant-bras attendaient que l'on achève l'Enchantement.

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Taylor Malëan
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Spécialité(s) : - Animagie : Salamandre maculée


Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Mer 12 Fév - 14:43


Et ce fit fait. Les filaments s'entremêlèrent et vinrent se plaquer contre le bras de Malëan et de la miss, puis il s'étirèrent brièvement, en s'entortillant avant de disparaitre dans les ombres que tout la pièce offrait.  Comme pour donner un effet dramatique à l'acte qu'elle venait de boucler, toutes les bougies de la pièce s’éteignirent, et on ne pouvait plus rien distinguer de tous ce qui se passé dans la pièce. Taylor lacha le bras de la Miss.

-Je ne pensais pas te voir un jour faire parti de ce lieu, ni de ses secrets, mais je dois avouer qu'apprendre à te connaître fut une incroyable expérience. J'espère que tu seras capable de trouver ici, ce que tu as toujours cherché, et je m'en assurerais. Il n'y a pas d'échec possible pour les gens comme toi et moi. Nous persévérons et nous réussirons.

Malëan se leva, rangea le grimoire de Guilde, puis quitta la pièce en laissant la petite Chaitan derrière lui. Elle aurait probablement besoin de réfléchir à toutes les conséquences maintenant. Le vagabond repensa en suite à l'affaire qui avait amené la Miss à l'embaucher, et à ce fameux nom, dont il n'avait pas encore décidé de lui parler la jugeant trop faible pour aller plus en avant. Mais les semaines avaitent passées et il n'y avait plus aucune raison de garder ce renseignement secret. Demain, aux aurores, il parlerait de ses découvertes à Harel, et ils partiraient ensemble à la recherche de cette personne, soit disant l'une des dernières à avoir croisé un membre de la lignée des Chaitan...


Fin du Rp
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Re: Europe de l'Est

Message par : Invité, Ven 11 Avr - 16:32


{PV ~ Alexander Scott}

(Flashback ~ Un an plus tôt.)
Belle journée d’été en prévision. Aucun nuage n’occupait le ciel. Laura ouvrit les yeux. La lumière du soleil l’éblouit. Elle poussa un juron et se redressa. Elle était dans le coin d’une ruelle, étalée par terre. Si ces souvenirs étaient bons, elle était arrivée dans cette rue bourrée, comme toujours, et s’y était endormie. Devant elle, des gens passaient le sourire aux lèvres, heureux de voir une si belle journée après une semaine complète de pluie. Certains gamins la montraient du doigt en passant. Laura les auraient tués avec plaisir, mais elle ressentait une trop grande flemme à ce moment-là. La blonde s’étira. Une douleur lui traversa le dos. On ne peut pas dire que les pavés de Pré-Au-Lard étaient très confortables pour dormir, mais elle n’avait pas de logement. Peut-être qu’elle aurait pu s’en payer un si elle le voulait, sûrement même, mais elle préférait garder son argent pour des choses plus utiles, comme l’alcool par exemple L’ex-Serdaigle se releva péniblement. Elle réajusta son T-shirt, remonta son jean et ramassa sa longue cape au sol, qu’elle secoua pour la débarrasser de sa poussière. Elle se la mit sur le dos et remonta la capuche sur sa tête. Ensuite elle sortit de la rue. Tout le monde l’observait bizarrement. C’était bien la seule personne qui se promenait autant habillée avec ce soleil. Elle avança lentement dans la grande rue, slalomant entre les groupes de gens qui s’étaient formés. Aujourd’hui, la blonde avait envie de changer d’air, de ne plus avoir à subir les regards entre la pitié et la moquerie que lui lançaient les personnes qu’elle croisait. Aujourd’hui, elle décida de partir à l’étranger, loin de ces rues, loin même, du monde magique. Il ne lui restait plus qu’à trouver un moyen de transport pour s’y rendre. Le seul qu’elle appréciait était le balai, et son poster d’attrapeuse dans l’équipe de Quidditch de Serdaigle lui facilitait bien la tâche. C’est alors en accélérant légèrement le pas que la jeune femme se dirigea vers Poudlard. Le terrain de Quidditch plus exactement. Derrière celui-ci, se tenait une réserve où les balais des joueurs pouvaient être gardés en dehors des matchs.


Laura y arriva une vingtaine de minutes plus tard. Elle y récupéra son balai et l’enfourcha après avoir vérifié qu’elle avait bien sa baguette dans sa poche. Elle poussa le sol de son pied et le balai s’élança dans les airs. Elle sourit en sentant le vent lui fouetter le visage. Finalement, en dehors des matchs, la jeune femme n’avait pas souvent l’occasion de voler en balai et cela lui manquait quelque peu. D’ailleurs, elle ne savait toujours pas sa destination. Elle voulait juste voler, voler loin sans réfléchir, sans penser. C’est d’ailleurs ce qu’elle fît pendant plusieurs heures sans s’arrêter. L’air se faisait de plus en plus frais et Laura ne regretta pas d’avoir pris sa cape. Mais peut-être n’étais-ce qu’une impression car quand elle posa un pied à terre en milieu d’après-midi, l’air n’était pas si frais que ça.


Elle venait d’arriver en Europe de l’Est. La distance aurait pu paraitre petite sur une carte d’Europe, mais elle se ressentait dans les jambes et les bras engourdis de la blonde. Quelque part, toute cette distance entre ici et sa vie dans le monde sorcier là-bas l’apaisait quelque peu. Quand elle regarda autour d’elle, elle s’aperçut qu’elle était atterrie près d’une ville de taille moyenne en apparence. Après avoir métamorphosé son balai de sorte à ce qu’il ne ressemble plus qu’à un balai abimé de Moldu et l’avoir planqué dans une petite ruelle désert à l’entrée de la ville, elle se mit à arpenter les rues. Elle ne venait pas souvent dans le monde Moldu. Quand elle n’était qu’une simple gosse, elle se disait que ce monde était presque parfait, que toutes ces histoires de la famine dans le monde, des meurtres, des viols, des disparitions ce n’était que des histoires pour mettre un peu « d’ambiance » dans la vie de gens. Quand elle était gosse, elle était comme tous les autres enfants, innocente. Mais en vieillissant, elle s’est aperçu que tout n’était pas si parfait que ça, que le monde était bel et bien cruel et que personne n’y pouvait rien, du moins, pas tout seul. Quand elle fût scolarisée à Poudlard, elle redevint quelque peu cette enfant qui pensait que cette fois-ci, c’était le bon monde, le vrai monde ou tout était parfait. Encore une fois, elle se trompait. Tout n’est pas mieux dans le monde magique. Certaines le sont, oui, c’est sûr, mais c’est un monde avec ses défauts, comme les autres.


Laura poussa la porte d’un bar, puis d’un deuxième, puis d’un troisième après tout, autant faire honneur à l’alcool Moldu (assez similaire de celui des sorciers d’ailleurs) puisqu’elle ne venait pas souvent. Quand elle ressortit du troisième, l’après-midi commençait à se terminer et malgré la dizaine de verres qu’elle avait bus, elle allait bien. Après avoir trainé dans les rues encore un moment, elle se décida pour reprendre la route et retourner chez les sorciers même si elle n’en avait absolument pas envie. Quand elle arriva dans la rue ou elle avait laissé son balai, elle tomba sur trois gamins, enfin quatre, mais trois qui en tabassait un.  Elle hésita entre récupérer son balai et simplement repartir ou défendre celui qui se faisait taper. Elle alla alors s’appuyer contre l’un des murs de la ruelle, à deux ou trois mètres des jeunes Moldus et les regarda faire pendant quelques minutes. Ils ne s’étaient même pas aperçus de la présence de Laura. Avant que l’un des trois mette une droite au gamin couché par terre, elle se racla la gorge assez fort pour qu’ils l’entendent. Ils relevèrent alors tous la tête vers la blonde -dont on ne voyait pas le visage avec sa capuche- et une expression de peur s’installa directement sur leurs visages  d’ados rebelles. Le jeune tabassé en profita pour se relever en vitesse et partir en courant sans se retourner. Le plus grand et plus fort des trois restants voulu lui partir après, mais y renonça quand Laura se décolla du mur et s’approcha d’eux. Elle n’était pas si grande que ça et ce n’est pas par sa taille qu’elle les dominait, non, simplement par son caractère et sa hargne. A mesure que la blonde avançait, les jeunes garçons reculaient.

Et alors, on perd son courage quand on ne fait pas face à plus faible que soi ?


Sa voix était agressive et n’avait rien de chaleureux. Elle était tout simplement différente d’avant. La blonde avait changé, beaucoup changé depuis son retour. Et peut-être étrangement, elle en était fière. Elle ne voulait plus avoir cette image de la Laura bonne amie, serviable, adorable, et lâche par la même occasion. Elle voulait qu’on la voie à présent comme elle a toujours été, elle. Et que cela plaise ou non. Un des gamins au bout d’un moment décida de prouver que c’était lui le plus courageux de tous et répondit d’un ton presque aussi agressif que la bonde mais avec beaucoup moins d’assurance.

Qu’est-ce que tu nous veux ? T’as rien à foutre là, dégage, occupes toi de tes affaires.

Quelle vulgarité les enfants, répondit Laura d’un ton moqueur. Je tiens déjà à te dire que je ne te permets pas de me tutoyer espèce de gamin. Ensuite, je peux te… enfin vous retourner la question : Qu’est-ce que vous faites ici ? Ça vous amuse de taper des plus faibles que vous ? Et vous croyez vous montrer courageux et fort comme ça ? Belle mentalité !


Laura était à présent à quelques dizaines de centimètres d’eux. La peur n’avait aucun mal à se lire sur leur visage même s’ils essayaient tant bien que mal de le cacher. Un autre bredouilla quelque chose d’incompréhensible puis renonça finalement à parler. Les trois jeunes hommes se regardaient avec des regards qui traduisaient des « Vas-y, dis quelque chose ! », « Non mais non, toi vas-y !». Un petit rire sadique sortit de la bouche de l’ex-Serdaigle.

Alors les jeunes, on a perdu sa langue ?

Cassez-vous d’ici on vous a dit ! cria celui qui avait bredouillé auparavant.


La blonde ne releva pas.

Dites-moi, c’est quoi vos petits noms ?


Les trois jeunes se jetèrent un regard rapide et jugèrent prudent de lui répondre. Le plus courageux des trois s’appelait Maxime. Le bredouilleur, Lucas. Le troisième qui n’avait pas encore parlé quant à lui, ne daigna pas répondre. Un sourire machiavélique apparut alors sur le visage de Laura et elle fourra la main dans sa poche avant d’en retirer sa baguette. Elle allait bien s’amuser. Rien qu’à l’idée de voir leur tête quand elle ferait de la magie, elle en rigolait déjà. Mais pour ce qui était de rire, elle n’était pas la seule. Les trois jeunes s’étaient mis à rigoler à pleins poumons en voyant la blonde sortir sa baguette de sa poche. Celui qui n’avait pas parlé la nargua alors en rigolant à moitié.

Tu comptes nous faire peur avec une brindille de bois ?


Les deux autres rigolèrent de plus belle. La sourire ne s’effaça pas du visage de la jeune femme qui leva sa baguette et fit voltiger le garçon avant de le faire atterrir au pied d’un vieux réverbère. Les autres se stoppèrent et le silence retomba dans la ruelle. Ils avaient l’air d’hésiter. Avaient-ils bien vus ou avaient-ils rêvé ?

Alors, on dit quoi maintenant, toujours pas peur de cette soit disant brindille ? leur demanda Laura en rigolant

Mais… Comment vous avez fait ça madame ?

Comme ça.


Elle pointa à nouveau sa baguette sur Lucas qui venait de parler et celui-ci se retrouva par terre, les bras et les jambes immobilisées. Maxim parût à la fois impressionné et inquiet. Après quelques secondes où il fixa simplement la sorcière, il se mit à courir dans sa direction en criant de laisser ses amis tranquilles. Pour ce dernier, Laura prit pitié et rangea sa baguette en se disant qu’après tout, il fallait bien leur laisser une chance. Quand il arriva sur elle, elle se décala simplement de sa trajectoire et l’attrapa par sa capuche. Bien sûr, il se débattit et elle se prit quelques coups de poing dans le ventre qui ne lui firent pas du bien. Mais elle s’efforça de ne rien laisser paraitre.

Fais gaffe ou je la ressort.


Le gamin se calma quelques peu mais sans plus. Laura le poussa alors contre un mur. Voulant se rattraper, il trébucha et tomba. Laura s’approcha alors de lui et le regarda avec un air de mépris. En dernier recours, celui-ci tenta de faire tomber l’ex-Serdaigle,  et essaya même de la mordre à la jambe. Comme seule réponse, Laura lui mît un coup de pieds à la tête qui lui fît saigner le nez et qui le cassa sûrement aussi par la même occasion.

Alors, c’est comment de se faire tabasser ?

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Ethan Wood
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Re: Europe de l'Est

Message par : Ethan Wood, Mer 20 Aoû - 15:05


Pv avec Valentina Boccini

Déposant son verre d’eau dont le contenu glissait dans sa gorge, Ethan essuya ses lèvres humides d’un revers de manche. Il était tôt et le soleil n’avait pas encore pointé le bout de son nez, à l’extérieur la nuit était encore bien présente dans l’allée principale de Pré-au-Lard. Seule une lumière jaunâtre émanait de la cuisine du Manoir, le brun s’éclipsa rapidement et retourna dans sa chambre pour essayer de terminer sa nuit qui avait été beaucoup trop courte à ses yeux. Se laissant tomber sur son lit avec autant de fatigue que s’il venait d’achever une journée entière de travail, Ethan bailla longuement. Et épuisé, il se laissa aller dans un long sommeil apaisant dont il avait bien besoin.

Réveillé par un bruit désagréable, il se frotta les yeux machinalement et s’extirpa de sa couette tant bien que mal. Il jeta un regard las à son radioréveil, ayant l’impression de n’avoir dormi que trop peu, il sauta de son lit comme si quelque chose venait de lui pincer le postérieur, et se jeta sur son armoire, saisissant quelques habits au hasard. Il ne pensait pas qu’il fut si tard, alors qu’il aurait dû être parti depuis un bon moment, il était encore en train de se coiffer dans sa salle de bain. Pièce qui était d’ailleurs d’une sobriété alarmante par rapport au reste du Manoir, les murs étaient recouverts de simples carreaux dans les tons de bleu et semblait sortir tout droit d’un magasin de décoration de grande surface. Aucun objet personnel n’était accroché sur les murs.

Tout prêt de quitter sa demeure, Ethan se munit juste avant de sortir de sa veste qu’il enfila rapidement tout en vérifiant que sa baguette se trouvait bien dans sa poche. Assuré d’avoir de quoi se protéger, il ouvrit rapidement la porte et pénétra dans l’allée. Dehors, la température était exécrable, le ciel était rempli de nuages qui rendaient impossible au soleil de montrer le bout de son nez. Quelques gouttes de pluie tombaient du ciel et ne tardèrent pas à tremper Ethan qui essayait tant bien que mal de se protéger de la pluie. D’un pas pressé, il alla se tapir dans une petite ruelle sombre et transplana tranquillement. Il ne savait pas pourquoi il perpétuait cette habitude de toujours vouloir se cacher quand il transplanait, dans un lieu moldu cette manie s’expliquait mais lorsqu’il se trouvait dans un village sorcier comme celui de Pré-au-Lard, il n’avait aucune raison de faire ça. C’était sûrement une des quelques habitudes qu’il avait prise depuis qu’il était dans l’Ordre du Phénix, toujours vouloir se cacher et se protéger d’une quelconque menace.

Dans un léger bruit, Ethan se retrouva debout sur un des nombreux cabinets que comportait le Chaudron Baveur, poussant la porte en risquant un coup d’œil furtif, il sortit des toilettes et jeta un regard à son portrait dans la glace. Ajustant sa chemise qui avait été toute retournée par le voyage et réajustant sa coupe, il pénétra rapidement dans le petit bar côté. Adressant un large sourire au personnel du pub, il se dirigea vers le célèbre mur de briques qui s’ouvrit bientôt à lui, offrant une vue surplombante sur le Chemin de Traverse. Comme à son habitude, il se mit en route vers la boutique où il travaillait depuis maintenant plusieurs mois. Saluant d’un geste amical les propriétaires des différentes enseignes qui s’occupaient d’astiquer leurs vitrines, il poussa la porte de la célèbre boutique de baguettes magiques alors que le doux tintement familier des clochettes atteignait ses oreilles. Le ciel était plutôt dégagé ici à Londres, la journée ne serait sûrement pas des plus calmes.

Derrière le comptoir, Anthony et Liv’ s’activaient. L’une dépoussiérait le bureau de bois et l’autre vérifiait que tout était bien à sa place. Faisant d’abord un tour dans l’arrière-salle pour déposer son manteau, il les rejoignit rapidement pour les aider dans leur traintrain habituel. Cette routine devenait assommante, Ethan qui avait toujours voulu voir du pays, découvrir chaque jour de nouvelles personnes, de nouveaux endroits, n’était pas servi avec ce petit boulot de vendeur qui l’obligeait à passer toutes ses journées enfermées dans un magasin. Certes, il y avait bien pire comme travail et sa rémunération était plus que correcte mais il avait toujours rêvé d’autre chose, quelque chose qu’il n’arrivait même pas à pointer du doigt pour l’instant. Et c’est quelques minutes plus tard que le carillon sonna une nouvelle fois pour indiquer que les affaires débutaient. Chacun reprit sa place initiale alors qu’Ethan était déjà occupé à accueillir le nouvel arrivant.

La journée fut longue, beaucoup plus longue que prévu. Comme il l’avait prédit, de nombreux clients s’étaient montrés et avaient accaparé l’attention du jeune homme qui s’était occupé d’eux tout sourire mais qui étaient finalement repartis après n’avoir rien acheté. Agacé, Ethan avait fini par aller faire une petite sieste dans l’arrière-salle, certes ce ne serait pas applaudi par Elenna qui tenait à tout prix que chacun y mette du sien dans sa boutique mais il était beaucoup trop tendu pour tenter de jouer les vendeurs souriants.

C’est les traits tirés qu’il quitta la boutique après avoir prié Anthony de faire la fermeture. Dehors le Chemin de Traverse était vide, les boutiques fermaient, les propriétaires sortaient de leur gagne-pain beaucoup moins souriant qu’en début de matinée, la journée semblait avoir été dure pour tout le monde. Les mains dans les poches, Ethan se remit sur le chemin du retour en traînant des pieds. Et dire qu’il était obligé de revenir ici demain. Rien que le fait de penser à ça le faisait broyer du noir, il ne voulait pas travailler. Cette routine l’assommait, il ne supportait plus d’avoir sa vie bien planifiée, de savoir ce qu’il allait faire à n’importe quelle minute de n’importe quelle journée, il voulait du changement, tous les jours. Ne pas savoir ce que le lendemain lui réserve, vivre au jour le jour et ne pas se soucier de ce qu’il mangerait le soir, vivre sa vie comme il l’avait toujours voulu, à une allure folle, en mettant de côté toutes les responsabilités qu’un adulte devait traîner derrière lui. Il le savait au fond de lui-même, il n’était pas un adulte et ne l’avait derrière jamais été, il n’était pas prêt pour tout ça ! Ah, tout ce qu’il aurait donné pour pouvoir retourner à Poudlard, ne serait-ce que pour se persuader qu’il n’était encore qu’un enfant, et que le jour où il devrait prendre son envol était loin.

Mais malheureusement ce n’était pas la réalité, tout ce qu’il espérait n’arriverait jamais et ce soir encore, il serait contraint de rentrer chez lui pour retrouver ses colocataires. Et puis… Pourquoi était-il obligé ? N’avait-il pas le droit de s’adonner à quelques folies et rentrer plus tard que prévu ? Il était grand désormais, il pouvait s’accorder un petit détour avant de rentrer au Manoir ! Qui serait apte à l’en empêcher ? Alors c’est sûr un coup de tête qu’il repensa à ce voyage qu’il avait eu la chance de faire alors qu’il était encore enfant. Kiev. Il se souvenait des belles demoiselles qu’il avait vu là-bas, de sa première bière qu’il avait eu la chance de goûter et qu’il avait trouvé, ô combien douce !

Il ne se rappelait pas du nom de ce pub qu’il avait visité, juste de cette devanture chaleureuse qui lui avait rapidement donné envie d’entrer, accompagné de ses parents bien sûr, ils ne l’auraient certainement pas laissé vadrouiller seul dans la rue ! Mais la joie de découvrir cette ville avait été telle qu’il n’avait pas eu l’habituel poids parental sur les épaules, il s’était senti libre de ses choix, libre d’aller où il voulait tout en sachant qu’il ne serait jamais déçu. C’est cette même joie qu’il recherchait à présent, il voulait être surpris à chaque coin de rue, rencontrer des personnes qu’il n’oublierait jamais et partageait des choses dont il pourrait se rappeler cinquante en plus tard, alors qu’il savourerait sa retraite bien méritée.

Il était parti. Il avait transplané tout en essayant de se rappeler le nom du pub qui lui avait donné tellement envie de revenir. Il ne savait pas si le nom était exact mais il l’avait quand même mené quelque part, dans un quartier sombre où toute l’agitation dont il se rappelait semblait avoir disparue. Juste quelques chats noirs qui erraient près des poubelles à la recherche d’arêtes à se mettre sous la dent démontraient qu’il y avait encore de la vie ici. Tous les volets des habitations étaient fermés et aucune lumière ni aucun son n’émanait de ces murs de brique ternes. Une ville fantôme.

Il marcha quelques minutes dans le froid de la capitale et arriva rapidement devant un pub – ou du moins ce qu’il en restait – à l’enseigne familiale. Mais malheureusement, plus personne ne se pressait à l’entrée du petit bar pour se disputer leur bière si agréable, tout ce qui restait c’était de vieux décombres. Des morceaux de bois étaient éparpillés sur le sol et avaient perdu leur bel éclat, des cendres venaient assombrir ce décor désolant. On ne savait pas par n’importe quel miracle, l’enseigne avait réussi à tenir mais elle oscillait désormais calmement au rythme du vent, comme si rien de tout ça ne s’était passé, comme si rien n’avait eu lieu. Les lieux criaient au drame et inconsciemment, Ethan était triste et apeuré. Il ne savait plus où il était, ces jeunes femmes souriantes dont il se rappelait si bien n’étaient plus maintenant que l’ombre d’un souvenir, une image dans son esprit qui ne tarderait pas à s’effacer. Il fallait oublier pour ne pas souffrir, il avait l’impression qu’une partie de son enfance venait d’être détruite en même temps que ce pub sordide. Il y en avait à tous les coins de rues des bars de la sorte, mais celui-là avait quelque chose… Il était spécial.

Des bruits de pas. Quelqu’un venait. Intrigué, Ethan se retourna rapidement et vit arriver trois jeunes hommes qui devaient se situer dans sa tranche d’âge. Leurs habits étaient plus que misérables, et leurs casquettes rafistolées empêchaient à Ethan de voir clairement leurs visages.

« Eh ben alors ! Qu’est-ce tu fais sur les lieux d’l’accident ma poule ? Tu sais pas qu’il est tard pour se promener ? » demanda l’un des trois.

Surpris par cette remarque peu avenante, Ethan arqua un sourcil et se rapprocha, il n’avait pas pour habitude d’être abordé de la sorte et en était même agacé, depuis quand ces jeunes se croyaient tout permis ? Dès qu’ils sont en surnombre, c’est la loi du plus fort qui compte et en l’occurrence, même s’il était armé de sa baguette, Ethan ne ferait pas le poids face à ces trois molosses. C’est pour cela qu’il songea judicieux de ne pas les narguer. En prendre pour son grade était bien la dernière chose qu’il cherchait.

« Peut-être pourriez-vous m’éclairer sur ce qui s’est passé ici messieurs ? Je me souviens d’un pub très populaire la dernière fois que je suis venu. »

Il ne dit rien de plus, mieux valait ne pas trop parler. Ce type de personnes ne comprennent pas les grands mots, seuls les agissements. Mais pour l’instant, ils n’en étaient pas encore venus aux mains, pour le plus grand plaisir d’Ethan. Bien qu’ils n’avaient pas paru l’air très violents au premier abord, la bouteille de bière que l’un d’eux tenait dans sa main ne parut soudainement pas à en très bonne place aux yeux d’Ethan. Il imagina le contact du verre sur sa peau et frissonna légèrement, il espérait qu’ils puissent garder leur sang-froid.

« Un gens de la haute ! Mais c’est qu’on a d’la chance les gars ce soir ! répondit-il en ricanant, y’a eu une bombe. Le bar a explosé, fin de l’histoire. »

Ouvrant grands les yeux, Ethan se demandait qui avait pu être l’investigateur d’un tel acte. Le jeune ne semblait pas très envieux à l’idée de parler mais Ethan réussirait bien à lui tirer les vers du nez, il était déterminé à en savoir plus sur cette étrange histoire.

« Vous pouvez quand même m’en dire plus. On a arrêté la personne qui a fait ça ? Ou bien court-elle encore à l’heure qu’il est ? J’aimerai vraiment en savoir davantage. »

La curiosité ne semblait pas être une qualité pour le petit trio car ils se placèrent de manière à pouvoir intervenir si les choses tournaient mal. Le plus grand, mais celui qui paraissait le plus idiot également, celui qui avait adressé à la parole à Ethan se trouvait en « première ligne » tandis que ses camarades s’étaient réfugiés derrière lui mais semblaient encore plus enragés que ce dernier. Quelle belle trouvaille avait-il fait ce soir, c’était vraiment sa chance de tomber sur un gang de rue. Surtout que dans un tel quartier, il n’y aurait pas grand-monde pour le défendre, il fallait espérer que le trio ne se sente pas d’humeur massacrante ce soir.

« Écoute-toi ! J’t’ai déjà dit tout c’que je savais ! Ça explosé, y’a plus rien ! J’dois t’le répéter combien d’fois ? »

Pour un sujet qui ne le concernait pas, il était bien à cran. Ethan recula d’un pas, le ton était monté et la conversation ne tarderait pas à exploser. D’une voix quelque peu tremblante qu’il tentait tant bien que mal de maîtriser, il s’adressa aux trois garçons tout en reculant.

« Excusez-moi, je ne voulais pas vous offenser. Je pense qu’il est tant que je parte maintenant… »

Mais cette idée ne sembla pas les ravir, non loin de là. Un sourire narquois aux lèvres, les molosses avançaient à mesure qu’Ethan reculait, alors que le plus grand relevait la tête et cracha un énorme molard, un de ses deux acolytes qui était muni d’une bouteille de bière la frappa contre un mur. Il ne lui restait plus en main qu’une arme aussi coupante et pointu qu’un couteau de cuisine.

Sentant que ces tessons de verre ne servaient pas de décoration dans sa main, Ethan n’attendit pas une seconde de plus et commença à courir aussi vite que possible. Il entendait derrière lui que le trio se mettait à sa poursuite, il courait comme il n’avait jamais couru. Comme frôlant le sol de ses pas, l’air frais fouettant son visage. Il pensait être intouchable mais il fut rapidement rappelé sur terre lorsqu’il entendit les pas des gars se rapprocher de plus en plus. Ils arrivaient et bientôt Ethan n’aurait plus assez de souffle. Il ressentait désormais ses heures de sommeil en moins, la fatigue commençait à prendre le contrôle de ses muscles qui se paralysaient peu à peu. Et ne faisant plus attention où il courait, il trébucha sur une brique et s’étala de tout son long sur le sol, la cheville foulée.

C’était fini. Il les voyait se rapprocher de plus en plus et étant dans l’incapacité de se lever, il se contenta de ramper. Ramper pour essayer de fuir son destin.  Et c’est quand ils furent tout près de lui qu’il leur jeta un regard violent, traduisant tout ce qu’il ressentait en ce moment-même. Attrapant tout ce qui se trouvait à porté de mains, ils reçurent de la poussière, des cailloux mais rien de plus qui aurait pu les inciter à fuir. Dans un cri qui déchirait la nuit, le verre pénétra dans sa chair, libérant énormément de sang. Sa jambe droite était désormais inutile, sa plaie qui continuait à saigner et sa cheville tordue, il ne pouvait plus espérer s’enfuir.

Et ils continuaient de frapper. Et Ethan continuait d’hurler, espérant attirer quelqu’un qui passerait par là.
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Valentina Boccini
Serpentard
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Occlumens
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Re: Europe de l'Est

Message par : Valentina Boccini, Mer 20 Aoû - 20:41


PV Ethan

Je fermais la porte de ma classe avec un petit soupir fatigué. Ce n'était que le deuxième cours de la journée, et pourtant, je me sentais déjà lasse. Heureusement, cette heure-là avait été intéressante. Les troisièmes années étudiaient maintenant les strongulots, et cette garnison de Serdaigles et de Poufsouffles avaient réussi pour la plus grande majorité à apprendre comme se débarrasser de cette vermine magique. Une heure de trou se profilait devant moi, et je comptais bien en profiter pour aller prendre un petit café en salle des professeurs. J'avais mal partout, et me traîner jusqu'à la grande pièce réservée aux enseignants fut un calvaire. À peine y fus-je rentrée se j'enlevais mes escarpins, maudissant et insultant de tous les noms cet élément que je jugeais indispensable à toute bonne tenue féminine. Comme à mon habitude quand je travaillais, j'avais revêtu une petite jupe noire coupée crayon, et un chemisier de soie blanc. Mes cheveux étaient remontés en une queue de cheval pour ne pas avoir de mèches blondes dans les yeux. Traversant la salle pour m'affaler dans un fauteuil, je soufflais enfin.

Ma fatigue n'étais pas anodine : je ne dormais tout simplement plus. Et pourtant, ce n'était pas faute d'avoir essayé. Je passais mes nuits les yeux ouverts, à regarder le plafond et à penser. Parfois, souvent même, William m'aidait à oublier mes problèmes. Mais alors qu'il finissait par s'assoupir, fatigué par sa journée de travail et par nos ébats, je restais réveillée, incapable de sombrer entre les bras de Morphée. Au moins connaissais-je la raison de mes insomnies. La cicatrice sur mon bras était une excellente piqûre de rappel. "You're nothing else than a slut". C'était précisément ce que l'assassin de ma tante et marraine, le kidnappeur de ma mère et la personne à cause de qui j'avais tué mon frère avait écrit dans ma peau, de la pointe empoisonnée d'une dague. J'avais faillit mourir ce soir là. Je n'avais été qu'à deux doigts de trépasser. Sans Schiavo, mon elfe, qui était apparut au moment le plus opportun, et surtout sans William, qui me fit ingurgiter un bézoard juste avant que mon cœur ne cesse définitivement de battre, je ne serais plus. Je m'étais juré de retrouver le sal*p qui m'avait fait ça. Qui avait décimé ma famille pour son argent et ses trésors. La plus grande famille italienne avait nombre d'ennemis, mais ce criminel là était celui que je devais absolument éliminer, et au plus vite. Il fallait que je retrouve ma mère. Que je l'empêche de s'en prendre à mon oncle et à Léon.

Je poussais un soupir à fendre l'âme et me relevais dans le but de me faire un café. Pendant que la boisson amère et noire coulait dans une tasse blanche, je replongeais dans mes pensées. Il y a quelques jours, j'étais allée chercher un livre, sur Oxford Street, à Londres. J'avais vu juste. Dans la petite librairie où je m'étais rendue, un ouvrage m'avait interpellée. Il s'agissait d'un registre des plus grandes familles de Florence. Je voulais voir si dans ces noms là, les noms de nos ennemis, l'un d'eux pouvait en avoir après les Boccini. J'avais épluché chapitre par chapitre, page par page dans le but de découvrir qui avait brisé la vie des miens. Et il se trouve qu'un nom était revenu plusieurs fois. Un nom qui ne m'inspirait plus qu'haine et rancœur. Il s'agissait de...

Mes pensées furent coupées nettes par l'arrivée de Dwayne et April. Je saluais mes deux amis, puis sans m'attarder plus, je quittais la Salle des Professeurs. J'avais encore plus d'une demi heure, mais je ne voulais pas les laisser briser mes réflexions. Pour une fois que je parvenais à penser avec calme ... ! Je me dirigeais inconsciemment vers le parc. Le temps était mauvais, aujourd'hui. Typique de l'Angleterre. Ah, mon Italie me manquais. Le soleil, la mer, les glaces et le manoir... Ma vie la bas était terminée, mais à chaque fois que j'y pensais, je me sentais mélancolique. J'avais été heureuse. J'avais souffert, aussi. Mais c'était de Florence que je venais. C'était chez moi... Les yeux rivés sur le lac, je repensais à mes années Poudlard. Pendant sept ans, j'avais dormis sous cette étendue d'eau. J'avais vécu avec certains grands sorciers de notre temps. J'avais par exemple partagé mon dortoir avec Raphaëlle Elfast, la directrice de la maison Serpentard ! Mine de rien, j'avais l'impression de manquer ma vie. On m'avait promis un avenir brillant, des rêves de richesses et de luxe. Je n'étais que professeur, ne roulais pas spécialement sur l'or, et si je vivais dans un manoir, ce n'était pas le mien mais celui de l'homme que j'aimais et avec qui je vivais. Non, je n'étais plus spécialement heureuse. Je n'avais pas vraiment goûté au bonheur depuis que mon frère avait disparut. Depuis que je l'avais fait disparaître... Le souvenir de l'éclat vert ricochant sur mon bouclier pour se loger dans le cœur de Georgio me hantais. Son regard qui s'est vidé de toute la vie qu'il conservait, qu'il aimait. Son corps affaissé, qui finalement tomba au sol. Je me rappelle du rire de cet inconnu qu'une rage innommable m'invitais à tuer...

Me relevant doucement, je regagnais le château. J'avais encore deux heures de cours avec des sixièmes années qui allaient apprendre à lancer le sortilège du Patronus. Le mien était un corbeau, tout comme celui de Jo', tout comme celui de Will. Les deux hommes de ma vie... Mes pas me menèrent vers la Grande Salle, où quelques premiers années de Gryffondor planchaient sur leurs devoirs. L'un d'eux sortis de sa poche un papier de couleur bleu et le posa sur la table. Presque aussitôt, quatre de ses congénères vinrent l'examiner.

-Il est un peu froissé, mais c'est un vrai. Je l'ai trouvé dans le sac d'un troisième année. L'Ordre du Phénix, vous vous rendez compte...!

Une fillette, brune aux yeux noirs, hocha doucement la tête. Elle regarda ce qui se trouvait être un journal. Le titre me fit l'effet d'un coup derrière la tête. L'étincelle... Je m'approchais du petit groupe qui,  plongé dans sa lecture, ne m'entendis pas arriver. Je posais la pointe de ma baguette d'ébène sur le papier et informulais un #Incendio ! . Le journal prit feu et il n'en resta bientôt que quelques cendres que les adolescents contemplaient d'un air désespéré. Puis la jeune fille de tourna vers moi et blêmit. Je secouais la tête avant de déclarer, un peu trop calme :

-Je ne pense pas que ce journal vous aurait été très utile. Je vous conseille plutôt d'apprendre à vous défendre plutôt que de compter sur un organisme secret qui a laisser des enfants comme vous se faire tuer dans l'attentat du Poudlard Express. Je pense que deux heures de cours supplémentaires ne vous feront pas de mal. Vous viendrez donc samedi à huit heure en salle de Défense Contre les Forces du Mal. Ah et... Emmenez vos baguettes. Maintenant, je vous conseille de regagner vos dortoirs.

Le garçon fronça les sourcils, son regard posé sur feu le journal. Ses yeux exprimaient un mélange téméraire d'incompréhension et de colère, et il se tourna vers moi la bouche entrouverte. Il tenait dans sa main un petit bout de papier bleu, sur laquelle on voyait écrit : ..ix n'est jamais mort . Il le posa brutalement sur la table et s'exclama :

C'est injuste ! On ne faisait que lire ce journal et...

Lassée, je le coupais.

Je retire cinq points à Gryffondor pour votre indiscipline ! Maintenant, regagnez vos dortoirs sous peine de vous exposer à une nouvelle chute de vos rubis.

Je quittais la salle en même temps qu'eux, tandis que le rouge et or me j'étais un dernier regard assassin. Pour être franche, cela ne me faisait ni chaud ni froid. Il me haïssait ? Soit. Je n'étais pas la professeure la plus sympathique de Poudlard. Je n'étais pas Poufsouffle. Grimaçant, je rejoignais ma salle de classe pour une nouvelle heure de cours...


~~~~~~>-


Chaque partie de mon corps me faisais souffrir. Je poussais un soupir de soulagement quand le dernier élève quitta la salle. Ce soir, je serais complètement incapable de corriger la moindre copie. Pourtant, j'avais quelque chose d'important à faire, et, aussi mal se je puisse me sentir, je ne voulais pas remettre à demain cela. Il allait falloir que je rende une petite visite à mon malfaiteur. Je glissais ma baguette dans mon soutien-gorge et m'habillais d'une cape fermée par un unique bouton sur la poitrine. On distinguait encore ma jupe courte et mon chemiser, et le tout était plutôt esthétique. Je récupérais également un petit poignard que je cachais dans une poche de l'emploi vêtement noir et quittais mon bureau. Je sortais dehors, ou quelques élèves profitaient de leur temps libre autour du lac alors même que l'orage menaçait. Soupirant de plus belle, je franchissais au bout d'une dizaine de minutes le portail et transplannais aussitôt.

Kiev était toujours aussi terne. Une odeur apte de saleté et d'urine empestait dans les rues, et l'humidité suintante des mes ne faisait rien pour arranger ce tableau démoralisant. Je marchais quelques instants, regardant la nuit tomber sur cette obscure allée. J'entrais dans le premier bar que je trouvais et m'approchais du comptoir. Je commandais une bière, regrettant l'absence de son homonyme magique. Je me tournais vers la salle, cherchant une victime qui puisse m'aider. Je la trouvais bien vite. Au fond de la salle? Dans un boxe vide ou presque, se trouvait un homme. Il était plutôt grand, massif. Une casquette rapiécée était posée à coté de ses mains câleuses. Son visage était dur et rougis, et je contemplais avec dégoût le verre de vodka posé devant lui. Le combientième était-ce ?! Pourtant, je décidais de me contenter de ce badaud a la barbe drue. Je m'approchais lentement et laissais glisser ma cape sur le siège en face de lui, dévoila mon décolleté plongeant et ma jupe ultra courte.

-Je peux m'asseoir ? demandais-je simplement, un sourire séducteur aux lèvres.

Les yeux porcins et noirs charbon de l'homme me toisèrent avidement avant qu'il ne me montre le siège. Il hocha la tête et sourit à son tour, dévoilant une dentition incomplète et jaunie. Il leva son verre et le vida cul sec. Aussitôt, il leva la main pour en commander un autre. Je repérais l'anneau doré à son doigt. Ce mec était marié. Cela allait-il m'empêcher de mener mon plan à bien ?

-Qu'est-ce qu'une créature aussi jolie que toi vient faire dans c'trou ? grogna t-il.

Il parlait plus à ma poitrine qu'à mes yeux. Cela m'exaspérais au plus haut point mais je n'avais pas le choix. Je devais passer par là si je voulais obtenir les informations qui me tenaient à cœur. Je croisais donc sensuellement les jambes, la pointe de mon escarpin doucement appuyée contre sa jambe. Je fut étonnée par la fermeté de la surface rencontrée et jetais un rapide  coup d'œil à ses bras. Il était particulièrement musclé. J'avais tout intérêt à ce se tout ce déroule bien, car je ne pouvais tout simplement pas utiliser ma baguette devant tant de moldue. Et je sûre qu'aucun des clients ne viendraient m'aider. Leur vie si monotone ne serait qu'enrichie par le spectacle d'une bimbo écartelée. Je me forçais à sourire, refroidie par mes pensées. L'accent de l'homme était mauvais, mais il parlait bien anglais.

-Je suis à la recherche d'un homme.. Vous pourriez peut être m'aider .. ?

Les traits de l'inconnu se durcirent un peu plus. Il se méfiait. J'écartais prudemment ma jambe. Une petite serveuse arriva. Elle était potelée et il lui jeta un coup d'œil dégouté.

-Tu me donnerais quoi en échange, ma beauté ?

Soufflant entre mes dents, je laissais ma jambe remonter le long de sa cuisse, avec un regard qui équivalait à un long discours. L'homme eut un sourire satisfait. Il était marié bordel ! C'était dégueulasse ! Je n'allais cependant pas me plaindre, et je me sentis mieux des qu'il me signifia son accord d'un signe de tête. Je me penchais pour récupérer ma cape et en sortis un petit bout de papier. Je l'avais découpé dans le livre acheté dans la librairie. Je posais le morceau devant lui et déclarais, un peu trop sûre de moi :

Vous le connaissez ?

L'homme resta longuement silencieux, à contempler la petite photo de mon malfaiteur. Il ferma un instant les yeux et puis vida son verre. Je crus qu'il ne pourrait plus répondre tant des yeux sortirent de ses orbites sous la brûlure de l'alcool. Puis finalement, il et claquer son verre sur la table et eut un rire rauque. Sa main câleuse trouva ma jambe qu'il caressait avidement. Ça me donnais envie de vomir. J'aimais William au delà du supportable et devoir ainsi jouer de mon physique me faisait enrager.

-Et pas qu'un peu ! Il tenait un bar, un peu plus loin. Une bombe est tombée dessus. On l'a pas revu depuis. Tu devrais aller voir ça, un de ces quatre. Tu continues tout droit jusqu'au croisement et après tu prends à gauche.

Aussitôt, je me levais, récupérant la photo. Son regard se durcit et ses yeux noircirent encore, brûlant de haine. Il venait de comprendre que je ne passerais jamais de nuit avec lui. Je haussais les épaules.

Espèce de sal*pe ! Tu vas pas t'en tirer comme ça ! J'vais te bais...

Il se coupa dans sa phrase. Je venais de réenfiler ma cape, et reboutonnais le bouton sur ma poitrine. Au moment où il allait dire son obscénité, j'avais laissé glisser un pan du vêtement pour lui montrer l'éclat d'argent du poignard. Avec un sourire satisfait, je le remerciais, et quittais le bar rapidement. J'avais eu chaud. Je décidais d'aller voir moi même les dégâts de l'explosion donc ce gros porc m'avait parlé. Je continuais donc ma route sur ce chemin. Une brise légère soufflait sur la ville, et je crus voir des cendres voleter. J'avais enfin une piste tangible ! Je pressais donc les pas, et au croisement, je tournais à gauche. Cette rue là était plus déprimante encore que la précédente. Et comme l'homme me l'avait dit, elle donnait sur des ruines. Les restes d'un bar servaient sans doute d'exemple aux tristes badauds vivant dans le coin. Il ne restait que l'enseigne et la cendre. Je poussais un soupire et ne m'attardais pas plus. Je ne trouverais rien ici. Mais au moins, j'avais appris une chose : je n'étais pas la seule ennemie de mon adversaire.

Je m'éloignais des ruines. Je ne connaissais pas Kiev et me laissais donc guider par mon instinct. J'arpentais les rues pendant de longues minutes. Un silence lourd pesait sur le coin. J'en avais des frissons. Mais ce silence fut éphémère, car un cri de douleur rompit la nuit. Je redressais la tête. C'était un homme. Je haïssais les épaules et continuais mon chemin, pas troublée le moins du monde. Pourtant, après plusieurs récidives d'hurlement, je me décidais à trouver la cause de cette agitation soudaine. Je n'eu pas à chercher longtemps. Au tournant d'une rue éclairée par un seul lampadaire qui clignotait faiblement, je distinguais un amas de silhouettes, toutes masculines. Trois d'entres elles s'acharnaient sur la quatrième, source des hurlements. Tout mon être me criais de laisser la victime à son sort, mais la minuscule part de rouge et or en moi me soufflais de m'en mêler. Mais comment ? Même avec ma baguette, j'étais en minorité. Le corps par terre n'était absolument pas en mesure de m'aider...

La professeure de défense contre les forces du mal se réveilla, et je tirais ma baguette de mon soutien-gorge. Je savais ce que j'allais faire. Pourtant incertaine, j'avançais vers les trois hommes. L'un d'eux tenait une demi bouteille dégoulinante de sang... P*tain, qui que tu sois, tiens le coup !

-Hey les loosers ! les trois hommes se retournèrent. #Ango Nubes [/font]

Une brume piquante s'échappa de ma baguette. Je la dirigeais vers eux. Elle répondait aux mouvements de mon arme, et elle allait faire mal... Le sortilège de la brume étrangleuse. Le premier homme touché porta directement les mains à sa gorge, incapable de respirer.

-Hey ! hey, tu vas bien ? lui cria un de ses acolytes avant de me regarder. ´Spèce de sal*pe ! Qu'est-ce tu lui as fait ?!

Les deux me regardaient avec un air de chien apeurés. Et je regardais froidement l'homme en face de moi tomber au sol, le corps agités de soubresauts. Folie meurtrière. Crève. C'était la deuxième fois qu'on m'insultais aujourd'hui. Les potes du demi-cadavre n'osaient pas approcher. En même temps, la brume me protégeais... Mais je savais que si quelqu'un arrivait par derrière, j'étais morte.

-Partez ! partez et je vous laisse la vie sauve. Si vous parlez de ça à qui que ce soit, vous mourrez. Comme votre copain, là.

Les deux autres détalèrent comme des lapins. Aussitôt, je levais le sortilège, pour que l'homme respire à nouveau. Je voulais pas avoir un troisième mort sur la conscience. J'avançais doucement, soudainement épuisée. Je tanguais un peu. Je manquais de butter sur ma victime, dont la poitrine se soulevait faiblement. Il survivrait. Je m'effondre os contre le mur, pres du t'as de chair sanguinolent que j'avais sauvé. La respiration haletante, je posais la main sur le cou du garçon. Son cœur battait encore. Quand je retirais ma main, je la trouvais pleine d'un sang étranger. J'avais l'impression que les murs clignotaient, que le ciel allait m'assommer.

-Ok..

Dans un souffle, je posais ma baguette sur le mec au sol, le gentil innocent. Ou peut être un meurtrier ou un violeur, pour ce que j'en savais. En tout cas, j'informulais un #Vulnera Sanentur. Après ça, je m'étalais par terre. Je savais qu'il aurait fallut que je le dise trois fois, mais j'étais épuisée et légèrement en étage de choc. Je venais de manquer de me faire tuer pour sauver un inconnu, me retournant face au sol, je crachais, du sang striant ma salive. Je fermais les yeux épuisée.. Pitié que le mec se réveille.. Pitié, faites que je n'ai pas fait ça pour rien...

L'homme que j'avais étranglé remua, gémissant doucement. J'espère qu'il ne reprendrait pas conscience avant moi... Je devais lutter. Je contemplait mon protégé. Son visage me disait quelque chose. Mais là, couverte de son sang, je n'étais pas en état de réfléchir à ça. Je soufflais pour calmer mon souffle...

Mais je ne pouvais pas lutter contre la crise d'angoisse qui me serrais le cœur.  
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Re: Europe de l'Est

Message par : Invité, Mer 31 Déc - 17:37


[Vu qu'Ethan a l'air d'être un pas-gentleman qui pose des gros lapins, eh bien moi je poste !]



Engraved in Flesh...
-- Fragment de mémoire --





[...suite de ce RP...]



« Eh, gars, c'est super moche tout ça, t'es sûr que tu veux faire ça par dessus ? Ça risque de faire un mal de chien !
- C'est exactement ce qu'il me faut... Tu me le fais ou je vais voir ailleurs ?
- Non non ! Si t'es v'nu me voir en premier, c'est parce que je suis le meilleur ! J'suis pas du genre à me vanter, mais faut bien que je me vende un minimum, et j'ai bien l'droit d'être fier de ce que j'fais... Bah... Il est où ? »

Rurik avait complètement ignoré l'homme et s'était installé sur le fauteuil prévu à "l'opération" qui allait se dérouler. Lyov Druugnovsk était un maître tatoueur, un des meilleurs au monde, du moins pour ceux qui savaient le trouver : il ne travaillait pas pour les célébrités ou autres personnalités, il adorait le danger, le monde hors-la-loi l'inspirait et le fascinait.

Le criminel russe ne quittait pas des yeux cet étrange énergumène : on lui donnait trente-cinq, trente-huit ans, son crâne rasé ça et là, sa crête encore plus violente que celle du punk le plus rebelle de la société, ses bandages en cuir ornés de pointes, ses piercings et ses tatouages à en faire perdre le compte d'un gobelin... Cette chose était inhumaine... C'était exactement le genre de personne que pouvait supporter Rurik en cet instant. En y regardant de plus près, l'on pouvait sentir l'esprit créatif de Lyov : chacun de ses tatouages était un chef-d'œuvre, tantôt haut en couleur, tantôt d'un noir profond. L'imposant jeune homme était presque hypnotisé par toutes les histoires que laissaient deviner ces gravures de peau.


« T'es conscient que tu me mates depuis deux bonnes minutes, mec ?
- T'as pas qu'à être à moitié à poil...
- J'dois bien montrer mes bébés ! Quand j'aurais fini mon projet en cours, j'pourrais presque me balader à poil, et tout le monde pourra voir mon génie !
- Bébés, se balader à poil, exposer son génie à tout le monde... Excuse moi de trouver tout ça bien dégueulasse. On se met au boulot ? Je t'ai apporté l'encre...
- Ah, t'étais sérieux ? Pourquoi tu veux utiliser ça ? Si ça se trouve ça va pas bien prendre !
- Non non, t'en fais pas, je me suis renseigné... On dirait pas mais je suis médecin.
- Woaah, trop cool, un toubib qui vient se faire graver chez moi ! On pourra plus jamais dire que le tatouage c'est mauvais pour la santé ! Haha ! »

Tendant le gros container opaque bien fermé à l'artiste tatoueur, le sorcier fut quelque peu rassuré : cet homme ne lui posait pas plus de questions, c'était parfait ! L'encre "spéciale" était particulière dans sa composition enrichie en éléments habituellement inutiles : poudre d'argent et dictame... Le même remède qu'il avait utilisé pour refermer ses blessures la semaine auparavant. Ses études en médecine et médicomagie allaient lui épargner un calvaire mensuel : la morsure du loup-garou avait été plus que brutale. Son bras s'était difficilement remis, et la blessure risquait de se rouvrir lors de ses transformations, l'empêchant de guérir à cause du temps trop court entre chaque pleine lune pour qu'une telle plaie puisse se refermer complètement. Avec un tatouage contenant des ingrédients dans le genre, cela lui permettrait de récupérer un bras "normal" (si l'on mettait de côté ses proportions de brute massive). Normalement, pour ce qui était du tatouage en lui-même cela ne devrait pas poser de problèmes.

« On reste sur l'idée de base ? Non parce que si c'est pour changer d'avis au dernier moment... Les gens réalisent pas que tout un bras marqué à vie, c'pas une décision qui se fait comme ça !
- T'es aveugle ou quoi ? Je suis déjà marqué à vie, alors oui, le motif que tu m'as proposé est parfait, ça couvrira bien tout...
- Et même en haut ?
- Oui, même la partie devant et derrière l'épaule... Si c'est pour avoir un truc aussi important, autant que ce soit bien fait.
- Oh toi tu sais parler aux hommes comme moi ! Au travail ! Tu vas souffrir, on va suer, ça va être long, dur, éprouvant, bordel le pied ! »

~~~~~


« Oh mon dieu, oh put***... Oh gawd, oh...
- Épargne moi la déclinaisons dans tous les langages... Qu'est-ce qu'il y a ?
- C'est fini... Bordel c'est fini ! »

Lyov se redressa, s'écartant comme si Rurik venait de se transformer en lépreux, se cachant la vue de ses bras.

« Chaque détail, chaque trait, chaque parcelle de surface... J'ai tout en tête, mais je sais que le rendu final sera encore plus beau que tout ce que j'ai pu imaginer ! Redresse toi ! Fais-moi voir cette beauté !
- Euh, d'accord... une minute... »

Cet homme était vraiment bizarre. Le jeune sorcier avait le bras en compote : la douleur n'était plus d'actualité, il ne sentait presque plus son bras. Cela lui rappelait cette horrible nuit, la sensation des os qui se broient sous la morsure de la bête, du sang qui jaillis, de la malédiction lupine qui s'insinue en lui... C'était grisant maintenant qu'il savait qu'il avait survécu à tout ça !

« Tu peux bouger ton bras, j'espère ?
- Bien sûr, même si je le sens presque plus, il est encore là... »

Gémissant de plaisir, le tatoueur lui tourna le dos, vibrant visiblement d'impatience.

« Je veux pas voir ! L'éclairage n'est pas parfait ! T'es pas bien positionné ! NE ME DIS RIEN !
- Détends-toi... Moi aussi je veux voir ce que ça rends, t'as pas un miroir ou un truc dans le genre ? »

Couinant faiblement, l'artiste pointa du doigt le fond de son magasin, qui donnait sur une autre pièce. S'y engouffrant, Rurik alluma la lumière et regarda autour de lui : il fit bien vite face à son propre reflet dans un grand miroir. En effet, Lyov avait ce qu'il fallait ! Ce dernier arriva justement, à reculons, les yeux fermés, les bras en visière, dément...

« Le moment de véritéééé, fous toi à poil devant le miroir ! Montre moi la perfection absolue ! La nature et l'art qui communient parfaitement !
- Eh... C'est juste le bras, hein... Faut pas exagérer non plus.
- Oh, que de clients ingrats, tant pis, je ferais de mon mieux pour m'extasier devant l'éternelle splendeur en faisant fi des artifices répugnants ! »

Le Druugnovsk avait beaucoup plus qu'une case en moins, mais Rurik se plaça néanmoins bien face à la surface réfléchissante, son regard se posa lentement sur son bras gauche.

« OH MON DIEU ! »

En effet, le résultat était à la hauteur de ses attentes : son bras était méconnaissable, désormais recouvert d'un motif le recouvrant complètement, comme des lianes, des tentacules d'ombre luisant de manière irréelle à la lumière. C'était comme si le bras gauche de l'imposant jeune homme était entouré par un monstre fait de ténèbres, se mouvant lentement pour attraper ses proies. Le motif démarrait au niveau de son épaule, l'englobant totalement en débordant un peu sur son pectoral et derrière sur son omoplate, se poursuivant jusqu'au poignet en de fines extrémités toutes aussi noires et menaçantes.

... Un autre attribut de monstre venait de lui être associé... Lyov était abasourdi, comme en pleine extase.


« Gaaaah... C'est juste... juste.... blblblbblrrrrrr... ! »

Souriant d'un air mauvais, Rurik se décida d'achever l'artiste en faisant une chose qu'il n'avait jamais fait depuis qu'il était sorti de prison : prendre la peine de s'admirer un peu, s'accorder au moins une once de fierté pour avoir réussi à se forger un corps aussi puissant. Roulant des épaules, il fit jouer de ses muscles, et notamment de son biceps gauche, ce qui anima le motif du tatouage... Le tatoueur tremblait de la tête aux pieds...

« Qui mate qui, maintenant ?
- Meeec... J'viens d'avoir quinze orgasmes d'affilé ! C'est juste génial ! Non, c'est indescriptible, j'arrive pas à croire que c'est moi qui l'ait fait ! C'est si... si... adapté ! »

Sans qu'il ne puisse faire le moindre pas, le loup-garou se retrouva avec l'homme accroché à son bras.

« J'avais bien vu que t'étais balaise, mais bordel que ça rend super bien ! J'avais pris l'habitude de dessiner des catins sur des gros lards, tu m'fais revivre, mec ! »

Les mains de l'artiste dansèrent sur la peau du sorcier, remontant lentement pour se poser sur ses épaules massives. Un regard dément le fixait tout entier... Il était impossible de dire ce que fixait Lyov... Cela restait inhumain !

« Pitié ! Encore ! J'peux te faire l'autre bras ! Le corps tout entier ! Rase toi le crâne et j'te fais un truc super aussi ! Je peux te transformer en un chef-d'œuvre ! Tu seras le Titan d'Encre ! Je te rendrais parfait de la tête aux pieds, en passant par... partout ! ABSOLUMENT PARTOUT !
- Euh... woooh, du calme, reprends-toi ou je t'en colle une ! Je suis venu juste pour ça... »

Druugnovsk afficha une mine déconfite qui, malgré son look, était capable de briser les cœurs les plus endurcis et froids du monde entier. Il vivait vraiment sa passion... Mais Rurik n'avait pas vraiment envie de se transformer en un truc trop bizarre...

« Tu sais quoi... Si j'ai d'autres idées de tatouage, je viendrais te voir toi, promis.
- Vraiment ?
- En général, je ne fais jamais de promesses, ça en dit long, non ?
- Oh mec, merci, merci, merci ! »

Les affaires en cours allaient peut-être le faire plonger dans cette sphère criminelle malfaisante... C'était exactement ce qu'il voulait : il fallait retrouver la piste de l'homme qu'il désirait abattre.

« Je vais revenir très vite, même... Tu sais faire les symboles des gangs, je suppose ?
- Euh...je...non. »

L'artiste avait perdu tout son entrain et sa joie, aussitôt remplacé par la terreur. Son métier était parfois intéressant et gratifiant, mais le danger demeurait omniprésent, surtout face à une brute comme Rurik. Aveuglé par la réalisation de son chef-d'œuvre, il n'avait pas pris la peine de faire attention. Tentant aussitôt de s'écarter de cette menace potentielle, Lyov fut immobilisé par le bras qu'il venait de tatouer.

« Je sais que tu as tatoué de nombreux mafieux, ne mens pas...
- Écoute, mec, je peux pas... Si je fais une marque sans avoir d'autorisation, je m'fais descendre !
- Oui, ça aussi je le sais, je ne vais pas te faire prendre des risques pour rien, t'es quelqu'un de bien, ce qui est rare par ici. Dis-moi juste comment faire pour avoir cette autorisation...
- Eh bien... En général ils envoient quelqu'un en plus de la nouvelle recrue, pour s'assurer que je fais bien le boulot, et pour "valider" la chose, en quelque sorte.
- Si tu fais bien le boulot. J'aurais tendance à dire qu'ils n'ont pas de soucis à se faire à ce niveau là...
- Je ne suis pas contre être tout près de mon chef d'œuvre mais... Tu m'fous un peu les jetons, mec, tu peux me lâcher, maintenant ? »

Grognant d'un air amusé, Rurik déplia lentement son bras : l'engourdissement se dissipait peu à peu, la douleur aussi... L'encre spéciale faisait bien son effet.

« Lyov... Merci. Si les choses se passent bien on se croisera assez souvent. Le reste de ton paiement arrivera dans le courant de la semaine, j'ai tellement de trucs à préparer que je me suis un peu embrouillé.
- Pas de soucis, mec ! C'est quand tu veux, tu m'as déjà donné une avance, c'est rare. Et euh... avant de partir, tu pourrais...
- Quoi ?
- Tu pourrais encore une fois... avec ton bras, tes muscles... C'est tellement génial...
- Je-ne-suis-pas-un-foutu-mannequin... »

Redressant le bras gauche, poing serré, pour faire mine de cogner le punk, Rurik eut la surprise de le voir couiner de satisfaction, les  yeux toujours rivés sur le tatouage. Soupirant, le jeune homme ne put s'empêcher de sourire, se contentant de retourner dans la salle principale pour remettre son haut et s'en aller continuer ses préparatifs.

Un autre allié dans la poche... sans doute plus intéressé par son corps que par autre chose, mais c'était déjà ça... Cependant, le tatoueur punk était une ressource assez vulnérable, il ne devait l'utiliser qu'en dernier recours pour ne pas le perdre. Quelques petites informations glanées ici et là pouvaient changer beaucoup de choses.

Avant de remonter sur sa moto (enfin... celle qu'il avait "emprunté"), l'imposant sorcier remonta sa manche et observa son bras : l'horrible blessure était invisible, il fallait regarder de très près pour la remarquer... Excellent, il venait de faire d'une pierre deux coups. D'un côté, il masquait cette horreur, et de deux, à son âge, se faire faire un tatouage aussi cool était tellement gratifiant.

Entre sa carrure, sa violence et ses projets, le Rurik mafieux commençait sur de très bonnes bases.



[Texte unique !]


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Liv J. Samuels
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Re: Europe de l'Est

Message par : Liv J. Samuels, Lun 2 Fév - 18:43


La Grèce, ses jolis paysages, ses belles montagnes...Et ses créatures violentes. Liv parcourait désespérément les collines des îles grecques, en long, en large, en travers, et ainsi de suite. Depuis que le Zoo Magique avait lancé un appel à la capture de créatures féroces et sauvages, elle essayait de contribuer comme elle pouvait. Elle avait donc rejoint Liam Riu, ancien Préfet de Poufsouffle avant elle. Liv savait qu'elle ne pourrait pas capturer de créatures toute seule, alors, elle avait décidé de faire équipe. Ce qui n'était absolument pas pour lui plaire. Oh, Liam n'était pas méchant, mais elle était plutôt du genre à travailler en solo. Pas pour certaines affaires, mais la plupart du temps, elle travaillait mieux seule. C'était encore pire depuis qu'elle ne travaillait plus et passait ses journées seules...

Mais elle avait ravalé sa solitude, et elle avait sourit à Liam lorsqu'ils avaient décidé d'aller chasser les créatures sauvages. Pour l'instant, ils étaient dans l'objectif d'attraper un Manticore, cette créature mythologique à corps de lion et tête d'homme, mais ils se contenteraient de n'importe quoi. L'important, c'était de ramener quelque chose. Soudainement, Liv eut un sursaut. Elle avait entendu du bruit....

1- Oh oui ! Un Manticore sauvage apparaît ! [Créature découverte]
2-Pfff, une fausse alerte. Et zut, ce sera pour la prochaine...[Créature loupée]
3-YES, YES, YES ! On en a un ! [Créature découverte]
4-Mais c'est que c'est gonflant cette affaire. Allez....[Créature loupée]
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Re: Europe de l'Est

Message par : Maître de jeu, Lun 2 Fév - 18:43


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Re: Europe de l'Est

Message par : Liam Riu, Lun 2 Fév - 19:04


Depuis que Liam avait capturé ce crabe de feu quelques jours plus tôt, le Poufsouffle avait découvert l'existence d'un zoo qui aurait apparemment ouvert ses portes et accueillerait toutes les créatures les plus rares et les plus dangereuses qu'il existait dans le monde magique. Il avait pu donner son crabe de feu à ces derniers, tout en ramassant quelques gallions. Trop cool ! Liam était riche ! Ou pas... Il n'avait gagné énormément finalement. Alors il s'était mis en tête qu'il devait absolument réussir à capturer d'autres bêtes, plus rares, plus dangereuses, plus chers !

Alors, il était tombé sur Liv. Ne demandez pas comment il avait fait, de toute façon je suis sûr que vous n'en avez rien à faire ! Et puis, ils ne pourraient rien vous dire. Ils ne savent pas non plus. Sûrement un peu trop d'alcool... Allez savoir. En tous cas, la jeune fille s'était trouvée très excités à l'idée de partir chasser le Manticore. Ce qui combla Liam ! Ils se retrouvèrent alors en Grèce, lieu où résiderait la bête. Oui parce qu'ils n'étaient sûrs de rien. Les manticores, c'est bien joli. On n'en parle dans les livres pour enfant ou les livres de mythologie mais trouver un véritable Manticore... Cela relevait de l'impossible. Mais le Suédois croyait en leur chance.

Et apparemment, cela fonctionnait. Alors qu'ils étaient en pleine recherche, à se balader un peu partout dans les îles à la recherche d'un lion avec une queue de scorpion, Liv décela un bruit que Liam n'entendit pas. Mais en se retournant, il vit la bête qui se dressait fièrement devant eux. Mais bizarrement, celle-ci était positionné comme si elle était prête à bondir et à les attaquer. Il fallait donc qu'ils agissent vite s'ils ne voulaient pas la perdre ou se faire dévorer pendant que le Manticore serait en train de chantonner !

1 : La créature est trop rapide pour nos deux Poufsouffles et envoie son dard sur Liam, qui doit sauter pour l'éviter mais se prend un gros rocher. Aïe... C'quoi ce truc rouge tout gluant ?

2 : La créature bondit sur eux, tandis qu'ils l'esquivent. Malheureusement, elle se barre de l'autre côté... Pourquoi ils l'ont laissé passer !

3 : Liam s'arme de sa baguette et lance un Petrificus Totalus qui immobilise la bête.

4 : Liam s'avance doucement et formule un Convulso Crispo pour affaiblir la créature.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Maître de jeu, Lun 2 Fév - 19:04


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Re: Europe de l'Est

Message par : Liv J. Samuels, Lun 2 Fév - 19:19


La bête était là. Ils étaient tous les deux, face à une énorme créature mythologique. Liv se sentit tout d'un coup minuscule. Elle serra très fort sa baguette dans sa main. Allez, c'était pas le moment de faire sa Pouffy. Préparant son plus beau Petrificus Totalus, Liv inspira un grand coup et arma sa baguette...Et non ! En fait, ce fut la créature qui les attaqua en premier. Elle bondit vers eux. Et comme ce truc avait un dard de scorpion, valait peut être mieux pas tester ce que ça faisait sur elle. Tentant de l'esquiver, elle sauta vers la droite, entraînant Liam avec elle. Olivia retomba avec la grâce d'une crêpe trop cuite dans la poêle sur le sol. Pendant ce temps-là, le Manticore en profita pour s'échapper.

Se relevant rapidement, Liv vérifia que tout marchait. Deux jambes, deux bras., tout était bon. Merci aux trois années de Quidditch durant lesquelles Anthony avait mis la pression sur l'entraînement physique. Pas le temps de réfléchir, la brune cria :

-B*rdel, ce truc s'est cassé. COURS !

Et obéissant à son propre ordre, et certainement un peu grisée par l'adrénaline, la jeune femme s'élança après la créature. Avec un peu de chance, ils pourraient rattraper la bestiole.

1- A bout de souffle, les deux Pouffys arrêtèrent de courir. Inutile de se provoquer une crise d'asthme pour ça...[Créature Loupée]
2-Allez, encore un effort....Oui...On y est presque...Oui, on l'a rattrapée ! [Créature découverte]
3-Liv se croûta encore une fois dans la caillasse grecque, et la créature en profita pour les distancer [Créature loupée]
4 - GO GO POUFFY RANGERS ! On l'a chopée ! [Créature découverte]
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Re: Europe de l'Est

Message par : Maître de jeu, Lun 2 Fév - 19:19


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Re: Europe de l'Est

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