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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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En Laponie
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Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor

Re: En Laponie

Message par : Leo Keats Gold, Sam 10 Déc 2016, 22:35


Anatomie de l’œil, physiologie des larmes, quelques gouttes saline, acides long des joues. Je veux noyer mon chagrin dans la bouteille de vin que je garde à la main, mais j'oubliais que depuis l'temps, il a appris à nager.
Ils tombent les pétales de mon âme,
Ils volent, loin, partent sous mes cils,
Sans que jamais je puisse les rattraper, les doigts fins,
Endor-loris.
Crr-Crr

Neige qui crisse sous les bottes, dans un bruits d'enfance qui te ramène en angoisse.
Crr-Crr de l'escalier
Sous les pantoufles à carreaux.
Crr-Crr du bois sali rien qu'au contact de ces pieds.
Frr-Frr des semelles caoutchoutées sur le carrelage bordeaux.
Pschhhht, l'air qui s'échappe du fauteuil alors que le poids de l'homme s'y laisse tomber.
Clic-Clap, mes pieds nus sur le carrelage froid de ma chambre.
Clic de l'interrupteur.
Squik des derniers livres qu'il t'a laissé qui glissent sous le lit.  
Poc, les doigts qui se croisent en espérant que jamais il ne les trouvera.
Halo protecteur
De la couette sur ton cœur.
Ne pas se retourner.
Ne pas croiser le reflet.
Fermer les yeux.
En pleurs.
Demain,
Ça ira mieux.
Pas vrai Papa ?
Pas vrai ?
Crr-Crr, des mots qui ricochent sur ma bulle.
Crac, Crac, leurs effets sur mes rêves..

Crr-Crr.

Je chasse le bruit de ma tête, l'écarte d'un geste de la main qui ne sert strictement à rien.
Ferme les tympans, voilà, concentre toi sur les petites volutes blanches.
Elles au moins elles sont silencieuses.
Elles ne résonnent pas dans le crâne.

You seem to replace
Your brain with your heart
You take things so hard
And then you fall apart
Your heart's too big for your body
It's where your feelings hide
They're pouring out
Where everyone can see


-de la neige en froufrous.


Rougie. Chaleureuse, mais pas de la même façon. Cuisante. Dorée, un peu comme du poulet. Sur mon âme.
Marque chérie de ton fer rouge sur ma vie, de ton emprunte dominante sur toute un partie.
Écraser, réduire, conserver puis pisser sur son territoire.
Et m'en vouloir quotidiennement
De cette pointe de jalousie
Quand j'entends que d'autres se sont barrés bien avant.
Regrets, amertume, bile noire qui déborde et coule entre les dents. Les larmes tombent sur le sol
Je les laisse se noyer.

Cry baby, cry baby
I'm afraid of the dark because of you
I'm affraid of people because of you
I'm affraid of me because of you.
Your guilt if i've became what i am now.


Et ton crr-crr à toi le jeunot, qui m'effraie encore plus que le mien.
Pourquoi t'es là ?
Pourquoi tu restes ?
Qu'est-ce que tu lui veux toi ? Il t'a volé tout ce que tu aurais pu être toi aussi ?
Quelqu'un qui n'a pas peur de mourir à chaque fois qu'il ouvre la bouche ?
Qui ne rase pas le mur ? Fais des vague ?
Tu serais donc comme moi à ce point là ?
J'en saurai rien, car ni toi, ni moi ne nous décidons à prendre la parole. Nous marchons, le plus rapidement possible, sans se regarder,
Avec pour seul but d'arriver.
Le vent couvre  les crissements, mais je crois désormais reconnaître le sifflement que le monstre me soufflait dans l'oreille, le même que lorsqu'il appelait le chien. J'aurais dû l'enfermer dans mon placard quand il en était encore temps.
Ombre squelettique en arche au dessus de moi.
Carcan.
De l'air.
J'ai besoin d'air.

Heureusement, mes yeux se posent sur la chaumière affreuse. , et la peur se balaye, laisse la place à l'euphorie.
La folie.
Cœur-chagrin
Cœur-lumière
Cœur de pluie, cœur qui grince.
Nous étions bien trop jeunes.
Nous étions ce qui brille dans le ciel de la nuit.
On s'appelait gamin, on s'appelait joie.
On s’appelait le ciel, on s'appelait pourquoi.
On avançait dans le Crr-Crr cymbale.

Et la porte pivote dans un grincement horrible.
Grr-Grr
L'homme en rouge, viens Aza, on bouge.
On fonce, sans réfléchir,
On lui fait la peau, on l'étripe.

- Oh-Oh-Oh, que voici donc ? Entrez entre mes murs, vous êtes les bienvenues nobles voyageurs du froid ! Un thé bien fumant vous attend dans le salon.


Ravale ta joie conn*rd. Ferme-la, tais-toi. Ravale ce sourire, à d'autres.
Tu ne nous reconnais pas hein ?

Nous sommes ces ombres que tu crées,
En nous oubliant à chaque distribution de cadeaux.
Au début ça fait juste un peu mal tu vois.
Puis à force de se casser les dents à force de lutter à t'attendre.
On arrête.
On perd tout.
Et on vient chez toi, pour te faire payer
Tout ce que tu nous as fait.

J'pensais y aller modérément, faire monter ton stress, ton angoisse à notre approche,
J'pensais te voir flipper, réaliser.
Mais colère prend le dessus.
Colère détruit tout sur son passage,
Les limites, les carcans, et je m'élance à la suite du poulain.
Je le vois bousculer l'homme, s'inviter lui même,
Rentrer sans égard pour la vieille carcasse rouge
Et je fais de même.
J'lui dois rien, je l'Emm*rde.
Et je me dispense bien de savoir ce qu'il en pense.

- On prendre l'thé plus tard. D'abord, tu vas m'expliquer pourquoi t'es qu'un con*ard. Et t'as intérêt à avoir une excuse convaincante, parce que je risque de vite m'énerver.

Attaque frontale qui n'est encore pas terminé,
Le jeunot menace désormais l'autre de sa baguette mal aiguisée.
ois d'if.
De poison,
De mort aussi.
Je souris.

- Surtout hésite pas à faire ce que tu veux. On va partager. C'est une bonne valeur le partage, pas vrai Père Noël ?

Acquiesce, en effet, bon valeur qui devrait en effet plaire au grand homme rouge.
À l'ordure qui,
Se relevant péniblement,
S'approche doucement.

- Ce ne sont pas des manières jeunes gens, mais mettons ça sur le compte de votre fatigue, c'est oublié. Vous ne voulez vraiment pas de thé ?

Et la voici,
Le goutte d'eau,
Qui fait tout déborder.
Que ne comprends-tu pas dans l'idée
Que l'on puisse te haïr ?
Sors de ta bulle de bonheur idyllique.
J'attrape rapidement mon Aubépine,
Fais venir un fauteuil sur lequel je l'invite à s'asseoir.
- Oh, Merci.
- Ta gueule.

Sans porte de sortie.
Je l'observe en riant,
On fait moins le malin hein ?
Quand on ne gâche pas d'enfants.
Un regard pour mon camarade.

- Le partage c'est ce qui semble le mieux en effet.

Baguette qui se pose sur la cuisse du Père Noël.
#Scios.
Tu auras la même cicatrice que la mienne
Celle que tu m'as causé.
Tu comprendras maintenant.









Notre grand homme rouge était loin d'être mecontant de la visite qu'il s'apprêtait à recevoir. Il devinait à la carrure et la taille des deux ombres qu'il s'agissait d'un homme adulte accompagné d'un deuxième plus jeune. Voilà qui le changerait un peu. Il faut dire que depuis la mort de sa regrettée femme, il n'avait guère fréquenté quelqu'un d'autre que des enfants, ses lutins et ses rennes. Il espérait trouver aujourd'hui moyen de tenir une réelle conversation avec ses hôtes.  Ses deux prunelles azurées semblaient d'ailleurs empruntes d'une excitation certaine à travers ses éternelles lunettes en demi-lune. Il se demandait pourtant si il serait capable de suivre et de tenir une discussion complète avec ses lacunes culturelles. Ah il avait des lectures pour rythmer son quotidien, certes, mais peu demandaientiscussion gens étaient sensibles à la philosophie absolue du bonheur.   Cette situation ne l'attristait pas, bien au contraire, il n'avait jusqu'ici aucune idée demandaientiscussieu ce que pouvait être la peine.

Il se réjouissait pour l'heure de voir le plus jeune des deux hommes accélérer fortement le pas en sa direction, suivi de près par son aîné. C'était quelque chose de splendide que de voir que la magie de Noël pouvait toujours faire naître un empressement enfantin dans les yeux des plus grands. D'ailleurs, l'excitation de ce plus-si-gamin semblait être telle que ce dernier eut du mal à la contenir et percuta le bonhomme rouge de plein fouet, l'envoyant à terre avant de pénétrer dans la maison. Surpris, Santa mit quelques instants à réaliser ce qui avait bien pu se passer. Mettant le tout sur une impatience grandissante agitant le garçon, le vieil homme se releva péniblement, époussetant sa barbe et son costume en riant de sa voix grave. Faisant face à ses deux invités, il allait leur proposer de le suivre dans le salon lorsque le plus jeune des deux pris la parole sur un ton qui écorcha un peu les tympans de ce bon Santa Claus.

- On prendre l'thé plus tard. D'abord, tu vas m'expliquer pourquoi t'es qu'un con*ard. Et t'as intérêt à avoir une excuse convaincante, parce que je risque de vite m'énerver.

" Conn*rd". Le mot tourna dans la tête du vieil homme qui fronça ses feux sourcils blancs sous le poids de la concentration... Il savait que ce n'était pas un joli mot, il l'avait mis depuis longtemps dans le tableau des motifs justifiant l'inscription d'un enfant sur la liste des vilains... mais il n'avait aucune idée de ce que ce mot pouvait bien signifier. Il nota cependant le mot "excuse" et "rapidement" et son esprit en arriva à une conclusion que le rassura, et ce malgré la baguette pointée sur son être.

- Surtout hésite pas à faire ce que tu veux. On va partager. C'est une bonne valeur le partage, pas vrai Père Noël ?

Si bien entendu, il acquiesça silencieusement avant de lancer sa propre tirade toujours convaincu que son interprétaton était la bonne.

- Ce ne sont pas des manières jeunes gens, mais mettons ça sur le compte de votre fatigue, c'est oublié. Vous ne voulez vraiment pas de thé ?

Il y a des moments comme celui-ci où l'on se compor te très naïvement avant de se rendre compte, plus tard, que l'on a dit une bêtise. La meilleure chose à faire semble alors de ne pas s'enfoncer, et dieu sait que Santa aurait aimé en avoir conscience à ce moment là, alors qu'un fauteuil venait s'écraser sur ses jambes, le forçant à s'asseoir. Toujours enfermé dans ses iris peintes à grands coups d'utopie, il se contenta de remercier l'homme qui lui avait fait venir dette commodité de la conversation. Il pensait tout simplement que son invité, ayant conscience du grand âge que son hôte arborait, avait voulu ménager ses articulations rouillées.

- Ta gueule.


Il n'en menait pas large, le pauvre veillard, car si, connaissant cette expression, il commençait à comprendre que ses convives n'étaient peut-être pas si bienveillants au final,  ciale de l'un, et le rire de l'autre achèverent ses doutes. Qu'avait-il bien pu faire pour qu'on lui en veuille autant ? Il s'efforcait pourtant de distribuer du bonheur. Ne songeant pas que quelqu'un puisse être assez fou pour le lui reprocher. Il allait demander, les yeux inquiets ce qu'il pouvait bien faire pour ces messieurs lorsque le plus âgé des deux le coupa net:

- [color=#B20D35] Le partage c'est ce qui semble le mieux en effet.


Mais étrangement ce partage là ne sonnait pas très vertueux aux oreilles du barbu qui commençait à transpirer dans son costume. La sueur goûtant jusque sur sinon front lorsque la baguette se posa sur sa cuisse. Ne sachant ce qui allait bien pouvoir se passer.

La peau se déchira en deux, tirant un violent hoquet de surprise mêlé à un cru de douleur au père Noël. Il avait l'impression qu'un pique en fer chauffé à blanc venait de s'enfoncer dans sa cuisse, alors que le sang commençait déjà à goutter sur le carrelage blanchies de la chaumière. Santa écarta d'abord sa barbe afin de ne pas la tâcher afinvant d'attraper sa cuisse à pleine main, tentant tant bien que mal d'exercer une pression afin de stopper l'écoulement. Vaine tentative. Relevant des yeux plus peines qu'énervés vers ses deux ravisseurs, il se demandait ce qui avait bien pu les pousser à devenir ainsi, ce qu'ils avaient pu voir. Entendre. Vécus. Mais une autre question lui brûlait les lèvres:

- Pourquoi vous en prendre à moi ? Je ne vous ai jamais rien fait.  

Malheureusement, alors qu'il terminait sa phrase, sa lutine de cuisine arriva dans l'entrée, les mains chargée d'un plateau et de deux tasses de thé.
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Azaël Liderick
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Re: En Laponie

Message par : Azaël Liderick, Sam 24 Déc 2016, 18:01


Tu le regardes. Tu le toises. Le gros bonhomme rouge que t'aurais été si heureux de voir débarquer il y a quelques années. Quand tu pensais encore que tu pouvais être heureux. Que ce n'était qu'une mauvaise passe. Qu'un jour dans l'année, tu serais comme tous les autres enfants, et que tu pourrais rire sincèrement. Éclater de rire, courir, sourire, sauter, danser, rêver. Nager dans le bonheur, recevoir un peu d'amour. Toutes ces choses qui maintenant te semblent si loin parce que tu as fini par les oublier. T'as pas eu le choix. T'as fait le deuil du bonheur. Tu ne penses plus que c'est fait pour toi. Maintenant, tout ce que tu peux faire, c'est vivre libre. Alors tu ne vas pas te gêner.

Regard noir, méprisant. Tu ne parviens pas à détacher tes yeux de lui, de son costume affreux, dont les boutons manquent d'éclater tellement il doit passer ses journées à se goinfrer de petit biscuits et de thé. Ce type là ne vit pas dans la réalité. Alors faut bien que quelqu'un vienne lui montrer ce que c'est, pas vrai ? Ta baguette toujours pointée sur lui, tu ne sais même pas par où commencer. T'attends une réponse de sa part. Parce que t'es quand même prêt à essayer de le comprendre, même si, au final, ça ne changerait probablement pas grand chose. T'es trop en colère. T'as trop de haine en toi, trop de rage. Et tu ne peux t'empêcher de blâmer ce gros tas.

- Ce ne sont pas des manières jeunes gens, mais mettons ça sur le compte de votre fatigue, c'est oublié. Vous ne voulez vraiment pas de thé ?

Non mais c'est qu'il se fout ouvertement de toi en plus. Il n'essaie même pas de répondre à ta question, le seul truc qui passe par sa vieille tête sénile, c'est qu'il faut absolument que vous buviez son put*in de thé. Mais si il savait où il pouvait se le carrer celui là. En espérant qu'il se brûle avec d'ailleurs. Au troisième degré si c'est pas trop demandé. T'as envie de lui faire mal, même de le frapper. Tu vas pas te gêner. Après tout, la méthode moldue, ça permet de bien se défouler. Les sorts bien douloureux viendront après. Le prorio des Trois Balais le fait s'asseoir dans un fauteuil sans vraiment lui demander. Et l'autre ne trouve rien de mieux à faire que de le remercier.

Tu lances un regard blasé à ton compagnon, qui a vite fait de lui répondre. Plus ça va, et plus tu te demandes si l'autre abruti en rouge peut vraiment comprendre pourquoi vous êtes là, ou s'il est juste tellement habitué à vivre dans son monde à part avec un sourire béat qu'il va juste se contenter de vous proposer quelque chose pour vous réchauffer pendant que vous vous amuserez à le torturer. Tu n'en serais même pas étonné. Il te dégoûte. Il te donne des envies de meurtre. Des sortes de bouffées de haine qui viennent des tripes et qui remontent se loger dans le coeur. Qui y restent, en faisant bien sentir leur présence, et qui sont douloureuses tellement elles ont besoin d'être extérioriser. Mais t'as peur de te laisser aller. T'as peur de pouvoir encore moins te regarder après.

Pendant que tu réfléchis, l'autre ne perd pas de temps. D'un sort bien trouvé, il coupe la jambe du Père Noël. Une jolie coupure bien nette, bien profonde, bien douloureuse, bien sanglante. Tu regardes. Le vieillard crie, gueule. Il a mal, il comprend toujours pas. De toute façon il ne comprendra jamais rien celui-là. T'aimes bien l'entendre hurler. C'est toujours mieux que de devoir encore refuser une tasse de thé.

- Pourquoi vous en prendre à moi ? Je ne vous ai jamais rien fait.

Mais c'est pas vrai, il est pas fichu de réfléchir deux secondes ou quoi ? Chaque fois qu'il ouvre la bouche t'as encore plus envie de le voir souffrir. T'as envie de l'entendre hurler encore. Pour qu'il ressente bien la douleur. Celle que toi tu ressens depuis des années et qui te bouffe de l'intérieur. Celle que l'homme a tes côtés semble aussi connaître un peu trop bien. Mais qu'est ce que vous avez fait pour mériter ça ? Comment c'est possible que l'autre ne comprenne pas ? Tu lèves ta baguette, prêt à lui lancer à ton tour un sort, peu importe lequel du moment qu'il te permet de lui faire du mal. De calmer un peu la rage en toi. Mais à ce moment là, une lutine débarque avec un plateau. Cette fois, c'en est trop.

Tu te tournes vers elle, la vise de ta baguette, et lâche d'une voix glaciale un #Exteo Stattiga. Les trois flèches fusent. Elle n'a pas le temps de réagir. L'une se plante entre ses deux yeux, une autre dans son coeur, et la dernière dans ses poumons. Exactement ce que t'avais prévu. Comme quoi, les cours de Benbow ont une légère utilité. La lutine laisse tomber le plateau, les tasses de thé se brisent au sol dans un fracas assourdissant, et elle finit par les rejoindre, raide morte. Première fois que tu tues quelqu'un. Ou quelque chose. En tous cas, à cet instant, ça fait du bien. Tu te tournes vers le Père Noël et ton compagnon imprévu d'un air faussement désolé.

- On avait dit non pour le thé, j'ai pas rêvé ?

Et puis tu éclates de rire. D'un rire un peu malsain, mais sincère. Ça fait du bien de faire du mal. T'aurais dû venir là avant. T'as enfin décidé de laisser toute ta rancoeur s'exprimer. Et depuis le temps qu'elle est accumulée, t'es pas prêt d'en avoir terminé avec le vieux barbu. T'aimes bien l'observer alors que tu viens de tuer sa lutine de cuisine de sang froid et qu'elle se vide de son sang sur le carrelage, à à peine quelques pas. D'ailleurs, le sang a une odeur spéciale. Entêtante, envoûtante.
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Leo Keats Gold
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Re: En Laponie

Message par : Leo Keats Gold, Dim 08 Jan 2017, 03:27


-Crac-
Un morceau de l'âme
Qui se détache
Et chute
Au sol
Abîmé.  


Et le rubis
En élixir
Qui jaillit,
Le long du tissu
Imprégné.

Soirée d'ocre
Rougie de rancœur
De culpabilité
Qui doucement
Tâche le tapis
Dans une flaque
Qui s'étend,
Lentement,
En larmes d'enfants,
Doublées par
Le lapin blanc.

L’intensité des dorures
-Brodées.
En fil d'or parsemés
De taches empourprées.
Forment comme de jolies billes
Pailletées.
Semblerait qu'il fête Noël
Jusque dans la perte de son sang
L'homme cramoisie
Vouté par les années.


Je ne détache plus mes yeux
Du sol tissé.
Car sous l'effet des pilules
Les dorures semblent comme
Clignoter.
Dans une farandole
Qui n'est pas sans rappeler
Les guirlandes
Ornant les maisonnées
À l'approche
De la date fatidique.
Quand la liesse grandissait
Dans le cœur des enfants
-Enchantés.
Quand les boules de neiges
N'étaient pas encore des effets
Et fleurissaient
Dans les mains gantées
Sous les rires habités.
Quand tu aimais regarder la vie
À travers les carreaux embués.
Alors que chez toi,
Les lumières étaient éteintes
Pour la première année.
Que les marques de pneus
Et de sang
Avaient été effacées par les saisons passées.  
Que dans le salon au loin
La télé hurlait.
Que ton presque-père endormi devant
Avait encore la photo
Posée sur la table
Et que l'emplacement du sapin
Restait inlassablement vide.
Pour la première
Des longues années à venir.
Toi aussi,
tu caressais une photo du bout des doigts
Déplorant l'absence
De l'odeur épicée
De la cuisine en pleine activité.
Du son des rires des amants
Heureux comme au premier jour
Malgré tout ce qu'ils avaient traversé
Du gout sucré des confiseries bipolaires
Des couleurs vives d'une maison pleine de vie
Désormais synonyme
De vie-de.
D'un manque plus grand que toi
À combler.
Trou dans ta poitrine d'enfant
Que visiblement,
Tu devrais réparer seul
Avec tes petits doigts.
L'autre étant incapable d'assumer
Et de supporter
Pour deux
-Pour trois.
Cette année
Pour la première fois
Le père noël serait aux abonnés absents.
Ta mère et tes deux pères
Egalement.

Un bruit de vaisselle
Brisée.
Qui te ramènes dans ton corps
Pour un instant encore.
Cassée,
Sa fêlure vrille tes tympans
Dans une symphonie déli-Kath.
Caresse clinquante.
Tu ne comprends pas tout de suite
Pourquoi la lutine repose
À tes pieds.
Trois flèches sortant du corps.
Mais heureusement
Tes synapses ne tardent pas à faire
-La connexion.
Un regard étonné pour l'enfant écorché
Tu te demandes si
Il avait déjà tué
Auparavant.  


- On avait dit non pour le thé, j'ai pas rêvé ?

Tu hoches distraitement la tête.
Les effluves du thé se mêlent à celle du rougeâtre.
Métallique mentholé. Sourire carnassier.
La bête est lancée,
Regard admiratif pour l'autre
Avant de reporter ton attention sur l'autre
Qui sanglote comme un enfant
Qui vient de faire tomber sa glace
Sur le carrelage de la cuisine.
À ton tour
De jouer.

- Va falloir que tu arrêtes d'oublier des gamins quand tu fais tes tournées. Ça en fait des enfants pas sages après.
Ton regard
-Braqué
N'indique rien de bon
Pour la suite à venir.
Car si l'essence d'un enfant
Est de pouvoir rêver.
Celle de cette ordure
Est tout autre
Et il ne semble ici
N'avoir qu'une seule fierté.
Il t'a ôté ce qui faisait de toi
Une normalité
En te volant ton droit d'espérer
À toi de le ôter ce qui fait son être
Sa personnalité.
Ne voulant pas qu'il se débatte
Tu l'emprisonnes
D'un
#Petrificus totalus
Avant d'informuler un
#Numen Arma
Transformant ta baguette
En une lame effilée.

Sifflotant,
Un vive le vent d'hiver
Tu te lances
Dans ton idée,
L’exécutant sans fausseté,
Alors que le blanc s'en va se mélanger
Aux rouges et or
Du tapis.
Deux trois égratignures
Et une dizaine de minutes plus tard,
Tu as finis ton oeuvre.
Tu te recules pour admirer,
Ta fierté,
Les longs filaments argentés
Trainent au sol,
Et face à toi
Se tient
Immobilisé
Un père Noël
Entièrement rasé.  

- T'en penses quoi Aza ?














Il n'en menait vraiment pas large le pauvre Santa, Non seulement lui qui espérer finir aujourd'hui finir son chapitre sur "Comment apprivoiser son déni pour ne voir que le côté positif de la vie", cela lui semblait assez mal parti, mais en plus, voilà que deux enfants mal élevés avaient décidé de débarquer chez lui, râler contre leurs jouer défaillants. Ou quelque chose comme cela, au fond il n'avait pas tout compris. Mais pour lui moment, il s'en fichait un peu, le père noël, de ce que lui voulaient les deux zigotos. Car malheureusement, Pimprenelle choisit fort mal son moment pour faire son entrée. Et alors que Santa lui intimait du regard de s'éloigner, il n'eut pas le temps de lui faire comprendre l'urgence de la situation que trois flèches fusèrent de nul part, filant se planter en trois endroits stratégiques, foudroyant la pauvre lutine qui s'écroula au sol. Cependant, sur le visage de notre bon vieux Santa, l'étonnement fit rapidement place à l'indifférence. Certes la perte de sa lutine la mieux élevée était tragique, mais il pourrait toujours en élever une autre. Il boirait tout à l'heure un verre en sa mémoire. C'était son astuce ça, pour conserver la façade, ajouter quelques gouttes de schnaps dans chacun de ses thés, pour tenir le froid et se détendre au coin du feu. Mais personne ne devait le savoir. Il restait avant tout le Père Noël voyons.

La douleur de sa cuisse le lançait de plus en plus à mesure que les minutes passaient, et les larmes commençaient à perler au coins de ses yeux, se reflétant dans ses lunettes dorées, ornées de petits sapins argentés sur les branches. Il se demandait quelle serait la prochaine étape:

- On avait dit non pour le thé, j'ai pas rêvé ?

Et alors que le gamin rit sans que Santa n'ait compris la blague, il bougonne dans sa barbe que le thé reste pourtant excellent pour la santé. Il n'a pas le temps de formuler ses pensées que le sourire du plus âgé le glace. Et qu'en moins de temps qu'il ne faut pour dire "théière", il se retrouve pétrifié. Les yeux paniqué alors qu'il voit l'ennemi approcher de sa gorge une lame acérée. S’attendant à vivre ici se derniers instants, il prie pour que sa mort soit rapide. Et c'est alors qu'il sent la lame glisser sur sa peau, encore et encore, et sa tête perdre du poids. Perdant sa pilosité au fil des minutes, il commence à se demander ce qui peut bien trotter dans la tête de ces deux imbécile lorsque son tortionnaire se retourne enfin, demandant à l'autre son avis sur son oeuvre.

Les larmes commencent alors à rouler, alors qu'il contemple tristement les vestiges de l'oeuvre de toute une vie étalés sur le sol, agitant la tete, une moue dépitée sur le visage. Une teinte de colère passe rapidement dans ses prunelles avant qu'il ne se décide encore à reprendre la parole.

- Vous n'avez donc aucun respect pour les personnes bienveillantes ?  
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Azaël Liderick
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Re: En Laponie

Message par : Azaël Liderick, Jeu 12 Jan 2017, 23:25


T'as arrêté de rire. Maintenant, tu te contentes d'observer. Le sang de la lutine qui s'échappe des ses blessures pour imbiber le tapis. Tout comme celui du Père Noël. Si elle avait été plus proche, leurs sangs respectifs se seraient mêlés au sol. Dans un tableau nouveau, une peinture spéciale. De l'art, pour ceux qui savent regarder. Il suffit de se placer du bon côté. De celui des oubliés, celui des opprimés. Celui du type à tes côtés, le tien. Si tu observes Santa, tu ne peux t'empêcher de revenir chaque fois vers le corps de la lutine. Première créature que tu tues. Et tu n'éprouves aucun regret, aucun remords, aucune honte. Juste de la puissance. Pour la première fois depuis ta naissance, tu es celui qui décide du sort des autres. Réellement. Tu décides de s'ils vivent ou s'ils meurent. C'est étrange de te dire que, d'un geste de baguette, de quelques mots, découle une action avec autant d'importance.

Enfin l'importance de ce que tu as fait est toute relative. Mise à part le Père Noël, personne ne sera touché par la disparition de la créature. Et même le Père Noël paraît davantage déçu que triste. A croire que le bonhomme en rouge qui est sensé aimer tout le monde n'est même pas capable d'éprouver la moindre affection pour celle qui lui préparait son thé et ses repas depuis quelques années. A quel moment s'est on dit que c'est un type comme ça qui était sensé distribuer amour et bonheur autour de lui ? Il n'a même pas l'air au courant de la valeur d'une vie, ou de savoir ce qu'est réellement l'affection. Pas étonnant qu'il fasse mal son boulot, qu'il ne soit pas foutu de s'occuper de tous les enfants. C'est juste un égoïste qui a décidé de vivre en ermite et de sortir une fois par an en faisant semblant de faire une bonne action pour se donner bonne conscience. La voix de Leo finit par te sortir de tes pensées.

- Va falloir que tu arrêtes d'oublier des gamins quand tu fais tes tournées. Ça en fait des enfants pas sages après.

Tu ne peux qu'hocher la tête. Acquiescer. T'aurais pas mieux dit les choses de toute façon. C'est de sa faute si vous êtes là. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Il aurait fait son boulot correctement, vous auriez été heureux. Et quelqu'un d'heureux ne vient pas jusqu'en Laponie pour torturer le Père Noël. Non, déjà faut avoir un sacré recul pour décider ça. Avoir remonter tout le fil de sa vie, pour voir d'où est parti le moment où tout s'est cassé. Où tout le bonheur auquel on pouvait espérer s'est fait la malle, pour seulement laisser un enfant abandonné par l'amour et la sincérité. Où tout cela a été remplacé par la peur, la solitude, la douleur et la colère. Père Noël, te voilà face aux monstres que tu as créé. A présent, tu ne peux plus t'en détourner.

Baguette toujours en main, bien serrée. L'arme qui a désormais tué, et qui ne serait pas contre recommencer. Mais Leo prend les choses en main. Il immobilise le vieux bonhomme rouge, change sa baguette en lame, et se met au travail. Un travail minutieux de barbier. Un coup sur la joue, un sur le menton, d'autres qui suivent. Bientôt la barbe se trouve au sol, et le Père Noël est tout rasé. Avec quelques coupures rouges et légèrement ensanglantée, mais le résultat est bel et bien là. Un Santa sans barbe. Voilà qui devrait lui faire les pieds. Tu recules d'un pas, comme pour mieux observer. Pour t'imprégner de l'image qui t'est dévoilée. Il faut dire que ce n'est pas quelque chose que l'on voit tous les jours. Et une fois de plus, le vieux n'a pu que subir, sans avoir son mot à dire.

- T'en penses quoi Aza ?

Un sourire se dessine sur tes lèvres. Bien large. Il te demande ton avis, alors qu'il doit se douter que l'idée te paît. Il n'était ici pas question d'infliger une quelconque douleur physique, simplement de l'humilier, de le rabaisser, de lui faire ressentir la même chose que vous lorsque vous étiez mis de côté. Et ça a l'air de fonctionner. Après tout, pour savoir que la torture psychologique fonctionne tout aussi bien voir mieux que la torture physique, t'es plutôt bien placé. Alors tu hoches la tête, pour montrer ton accord avec ce travail magnifique que le propriétaire des Trois Balais a effectué.

- J'pense qu'il est mieux comme ça.

Mais voilà, Santa étant ce qu'il est, il ne peut pas s'empêcher de l'ouvrir encore une fois. A croire qu'il ne comprendra jamais qu'il ferait mieux de se taire s'il voulait que les choses cessent de s'empirer.

- Vous n'avez donc aucun respect pour les personnes bienveillantes ?

Tu pousses un profond soupir en l'entendant. Tu finis cependant par étirer un sourire quelque peu sadique en secouant lentement la tête de gauche à droite. Du respect, tu n'en as pas pour grand monde. Et savoir que lui, qui a détruit ta vie, qui t'a fait devenir ce que tu es aujourd'hui, ose se présenter lui-même comme quelqu'un de bienveillant, t'as comme une envie de lui faire payer. Et alors que tu le regardes, en te demandant ce que tu pourrais bien lui faire, une idée te vient, complétant parfaitement la précédente de Leo.

- Faudrait peut être arranger aussi la coupe de cheveux... Histoire que ce soit bien raccord.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Tu pointes ta baguette sur l'extrémité des cheveux du vieux et lance un #Incendio. Un peu plus violent que prévu, le sort embrase la quasi-totalité de la masse capillaire du Père Noël. Tu grimaces légèrement. Faudrait pas que ça lui crame totalement la tronche, t'as pas envie qu'il meurt tout de suite. L'amusement aurait été de bien trop courte durée. Alors, à contre coeur, tu lâche un #Aguamenti en plein dans sa face. Il se retrouve trempé de la tête aux pieds, mais au moins, il est toujours en vie. La figure peut être un peu cramée, mais c'est un détail.

Le plus important, c'est que t'as réussi ce que tu voulais faire. A présent, devant vous, se tient un Père Noël rasé, mais en plus dont les cheveux restant ressemblent simplement à des poils de cochons grillés, noirs, gris, blancs, fumés, trempés et clairement parsemés. Autant dire qu'il a perdu de sa superbe. Tu souris, plutôt fier de ton oeuvre.

- Des fois, le changement, ça vaut l'coup !
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