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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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[Habitation] La Maison du Garde-Chasse
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Rilla Blythe
Serdaigle
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Rilla Blythe, Dim 8 Juil - 6:24


Rilla s'apprêtait à répondre à son ami, le rassurer ou plutôt se moquer gentillement de lui lorsque quelque chose dans ses paroles fit monter une étrange appréhension en elle. Se traitant de sotte, elle se concentra sur elle même, essayant de réfréner ce léger malaise qui croissait en son sein. Elle n'eut cependant pas l'occasion de répondre à son ami, car la voix du Maître des contes s'éleva et l'étonnement se lut sur le visage de la serdaigle.
*Se serait donc une femme? Pourtant sa carrure est celle d'un homme, et sa voix à mon arrivée était toute masculine j'en suis sûre. Que se passe-t-il? Qu'elle est donc cette magie?...* Les pensées de Rilla s'agitaient en tout sens dans sa petite tête blonde alors qu'elle tachait de se concentrer sur les paroles de leur hôte.

L'étonnement de la jeune fille s'imposa de nouveau à elle quand, une nouvelle fois, la voix du Maître des contes se métamorphosa. Il avait à présent une voix de petit garçon. Rilla fronça les sourcils, perplexe. Son malaise ne fut pas long à revenir, elle n'était définitivement plus rassurée. Plus que les mots qu'ils prononçaient c'étaient les voix qui la dérangeait. Elle avait l'impression que leur hôte était multiple pour ne pas dire fourbe, qu'il se cachait hypocritement malgré le serment qu'ils avaient tous prononcés. Une certitude s'imposa alors à la jeune serdaigle tandis que les dernières paroles de Valens revenaient résonner à ses oreilles: on ne pouvait faire confiance à l'être qui présidait la soirée. Il ne pouvait y avoir d’honnêteté chez un être qui n'avait pas assez de la nuit, d'un masque, et de sortilèges pour se camoufler, se cacher aux yeux et aux oreilles de ses propres invités.

Rilla se souvint alors de ce soir, un an plus tôt, où elle avait reçu un billet anonyme l'incitant à se rendre à un étrange rendez vous. Elle se demanda si le "A" du billet et le Maître des contes pouvaient être la même personne. Et pour la première fois elle comprit à quel point elle avait été "choisi", pour la première elle s'interrogeait sur les raisons de sa présence: pourquoi l'avait-on invité elle? Quel lien avec les autres? Elle ne connaissait même pas les deux gryffondors.

Une nouvelle fois Rilla fronça les sourcils avant de se réfugier derrière un visage impénétrable. Ce soir, elle ferait en sorte de garder ses émotions pour elle.
La jeune fille allait s'abymer plus avant dans ses pensées, lorsque la voix douce et grave de Valens la fit sursauter. La soirée venait de commencer et c'était son meilleur ami qui ouvrait le bal. Rilla du faire un effort pour tenir éloigner ses pensées et se concentrer sur le conte de son ami.

Heureusement pour elle, le serpentard était bon orateur et elle ne fut pas longue à se laisser happer par son récit tragique. Pendant tout le temps où il avait parlé, elle l'avait regardé. Son ami semblait comme absent, comme s'il n'était soudain plus avec eux mais avec ses jeunes gens et la jeune Nalia dans l'obscure forêt. Un léger frisson s'empara de la jeune fille. Enfin Valens se tut. Lorsqu'il s'avança pour reposer la pierre au centre de la table, Rilla aurait juré avoir vu luire dans son regard un éclat qui lui était habituellement étranger. Elle se mordit la lèvre inférieure alors que son regard s'assombrissait. Elle n'aimait pas ça du tout, pas du tout même.

Alors qu'elle dardait sur leur hôte un regard accusateur, elle se figea. Elle était sûre qu'il venait de lui adresser un imperceptible mouvement de tête. Troublée, elle détourna le regard. Si elle voulait masquer ses émotions, elle s'y prenait bien mal.

Une nouvelle fois son regard se posa sur l'homme masqué, une nouvelle fois la pierre quitta son centre. Cette fois c'est John Dawson qui joua les conteurs, cette fois Rilla s'obligea à fixer la table devant elle.
La serdaigle luttait pour ne pas regarder le garde chasse. Elle ne voulait pas voir cet air absent dans son regard, mais surtout elle ne voulait pas y voir la même lueur qui avait habité les yeux de Valens, car elle le sentait si ces choses se répétaient alors elle perdrait tout sentiment de sécurité.

Pourtant, elle fini par regarder, la curiosité avait toujours été son pire défaut. Et aussitôt après elle pâlit. L'absence d'abord, l'éclat ensuite, tout ce qu'elle redoutait de voir s'était présenté à elle.
"On court moins de risques, hein?" avait demandé Valens.
Non, mon ami, nous sommes au cours du danger, avait elle soudain envie de crier.

Alors que son cœur battait des records de vitesse dans sa poitrine, elle leva les yeux sur le Maître des contes. Elle aurait juré qu'il souriait derrière son masque. Etait-il légilimens ou la soirée se déroulait-t-elle comme il l'espérait? Et comment pouvait elle avoir une tell certitude alors qu'il masquait son visage?
Mû par un brusque désir de défier ce dernier, elle s'avança à son tour et se saisit de la pierre. Elle le regretta aussitôt lorsqu'elle sentit la chaleur s'insinuer en elle, tel un serpent s'enroulant autours de sa proie. Et quand la pierre vibra dans sa main, elle frissonna sensible à la sombre promesse qui venait de lui être faite. Elle posa son regard sur le Maître des contes et sa voix s'éleva. Son visage était fermé, sa main serrée jusqu'à blanchir. Non, elle ne reculerait pas. Elle relevait le défi. L'instant d'après, le masque disparu de devant ses yeux, elle était toute à son histoire. Absente à son tour...Prisonnière du cocon de chaleur. Était-ce elle qui tenait la pierre ou était-ce cette dernière qui la tenait?

Alors que sa conscience la quittait, et que ses lèvres délivrait l'histoire qu'elle avait choisi de raconter, elle se souvint d'avoir déjà entendu un timbre similaire à la voix masculine du Maitre des contes, elle se souvint d'une escapade dans la forêt interdite, elle se souvint des griffes dans sa tête, elle se souvint de "la chose", mais elle ne put que se souvenir, le processus était lancé. La seconde d'après elle n'avait plus conscience que de l'histoire qu'elle racontait, plus rien d'autre ne comptait, plus rien d'autre n'existait. Alors elle narra jusqu'à la fin.

- Il y a bien longtemps de cela, dans une contrée lointaine, un homme et une femme qui n'avait pas d'enfant. Chaque jour et chaque soir la femme se lamentait et chaque soir et chaque jour l'homme soupirait. Connaitraient ils jamais le bonheur d'être parent? Un soir de pleine lune, alors qu'une nouvelle fois l'homme et la fois pleuraient leur désir insatisfait, un être étrange se présenta à eux. Il ne se présenta pas. Il darda sur eux ses yeux rouges globuleux, et leur offrit son effrayant sourire, découvrant ainsi ses canines imposantes.
Je vous ai entendu, leur dit-il. Avoir un enfant est-il votre souhait le plus cher?
Il l'est, répondit le couple.
Êtes vous prêt à tout pour cela?
Nous le sommes!
En êtes vous bien sûr? Tout à fait sûr?
Oui, nous le sommes.

Très bien, dans ce cas je suis prêt à exaucer votre souhait le plus cher. Mais à une condition. La femme donnera la vie à deux enfants. Lors de la pleine lune qui suivra les naissances, vous irez au pied du mont Tzétel qui se dresse fièrement là bas, et y laisserez l'un des nourrissons, et vous retournerez chez vous sans vous retourner, sans hésiter, sans jamais revenir au pied du mont. Jamais! Vous aurez alors votre enfant et moi j'aurai le mien. Si vous acceptez ma proposition, vous n'aurez plus aucun moyen de faire marche arrière, alors réfléchissez bien.
Après seulement un échange de regard, le couple répondit en chœur: marché conclu. Le tonnerre gronda alors, une seule et unique fois. L'accord était scellé.

L'homme au regard sanglant s'approcha de la femme et après lui avoir planté ses canines dans le cou, là où le sang afflue en masse, il en aspira quelques gorgées qu'il recracha dans une fiole étrange en prononçant une série d'incantations à voix basse. Puis il fit de même avec l'homme, avant de leur ordonner de boire chacun la moitié du contenu de la fiole.

Le couple s'exécuta, puis l'homme au regard sanglant posa une main sur l'épaule de la femme, et une main sur l'épaule de l'homme en prononçant d'autres incantations.
Le couple se réveilla le lendemain matin, nu, dans son lit, incapable de se souvenir de ce qui s'était passé après l'imposition des mains. Neuf mois plus tard la femme donna naissance à des jumeaux. Deux beaux garçons en parfaite santé.

Le couple aima aussitôt ses deux beaux garçons. Ils étaient si parfaits, ils leur apportaient tant de bonheur, qu'ils ne pouvaient que les aimer, les choyer, les dorloter... Hélas, le temps passait, et la pleine lune arrivait. Le couple en devint malade de chagrin. Il ne pouvait se résoudre à se séparer d'un de leur bébé. Il ne parvenait à choisir lequel ils aimaient moins, auquel ils devaient renoncer.

Le jour de la pleine lune, les jumeaux avaient presque 3 semaines, et leurs parents les aimaient trop pour en abandonner un. Ils firent donc leur baluchon, et partirent très loin de leur maison, très loin de leur village, très loin de leur pays.
Persuadés d'être à l'abri de toutes représailles de l'homme au regard sanglant, ils ne tardèrent pas à se sentir en sécurité. Pourtant, dès la pleine lune suivante, des coups retentirent à la porte de leur logis.

L'homme ouvrit la porte et se tétanisa sur place. L'homme au regard sanglant se tenait devant lui. Il pénétra dans la chaumière, accusa le couple de tromperie, de trahison, de scélératesse, puis devant eux planta ses crocs dans le cou d'un des jumeaux et le vida de son sang, le vida de la vie.

Alors que les parents poussaient des hurlements, il s'approcha du père et fit comme avec son fils. La mère en profita alors pour se sauver avec son tout petit. Elle cacha son bébé sous la paille, au milieu des moutons, et continua de courir afin d'attirer son poursuivant loin de son enfant. La ruse fonctionna, et l'homme au regard sanglant eut beau la menacer de milles tortures affreuses elle ne dit mot. Toutefois, craignant de parler sous la douleur, craignant que l'homme ne tue son bébé comme il avait tué son père et son jumeau, elle fit mine de le conduire à l'endroit où se trouvait le nourrisson.

L'homme ne comprit que trop tard qu'il s'agissait là d'une excuse pour se rapprocher du puit, puit dans lequel elle se jeta la tête la première et mourut. L'homme ivre de colère, chercha en vain le nourrisson, qui dès le lendemain était retrouvé par un couple de fermier et élevé comme leur fils.
Depuis cette terrible nuit, l'homme au yeux sanglants revient dans ce village et ces alentours à chaque pleine lune, pour chercher le bébé, et il n'hésite pas à tuer quiconque à le malheur de croiser son chemin.


Rilla cessa de parler. Son récit était achevé. Elle ne vit pas l'éclat qui illumina furtivement son regard azur, elle se contenta de reprendre pleinement conscience de la réalité. Oubliant pour un temps les pensées qu'elle avait eut juste avant de se perdre dans son conte. Elle s'avança et posa la pierre avec plus d'empressement qu'elle n'aurait voulu en manifester, voulant se débarrasser au plus vite du contact de la douce chaleur traitresse.

Elle cligna des yeux, avant de les poser sur leur hôte, puis sur chacune des personnes présentes. Elle avait cédé à la volonté du Maître des contes, qui serait le prochain?
Alors que soulagement et angoisse sourde se mêlait en son sein, elle joignit les mains sur ses cuisses en espérant qu'elles cessent de trembler, en espérant que nul ne les avait vu trembler.
*Devrai-je faire part de mes doutes à Valens? Non, il se moquerait et me traiterait de froussarde, il penserait que ce sont les histoires que nous racontons qui me donnent la chair de poule, il me traiterait d'enfant. Pourtant, il a lui aussi ressenti une inquiétude avant que le Maître des contes ne prenne la parole, alors peut être qu'il comprendra. Oui, il me croira. Il est mon ami, il ne peut que me croire.*
Elle tourna son regard vers le serpentard, mais les mots ne franchirent pas la barrière de ses lèvres.

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Franck Stein
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Franck Stein, Mar 10 Juil - 12:46


La dernière invitée fut une jeune fille, semblait-il, appartenant à la maison Gryffondor. Aloys, hormis Valens, dans une moindre mesure, et Rilla, ne connaissait personne. Cette dernière lui jetait des regards discrets, auxquels le jeune homme répondait, également de façon discrète. Dans ses yeux une étrange lueur brillait. Il était difficile à Aloys de savoir comment se comporte avec la jeune Serdaigle avec ce qui s’était passé dans le parc, entre les deux jeunes gens…les lèvres de la jeune fille sur les siennes semblaient encore présentes ; surtout lorsqu’il la revoyait.

Toutefois, Aloys n’eut pas le temps de se prendre encore un peu plus la tête, que le maitre des contes annonçait la couleur de la soirée. Il parla d’une pierre magique qu’il fallait tenir dans sa main pour raconter un conte. Un conte…jamais dans sa vie Aloys n’avait raconté d’histoires…surtout en public. Il n’y avait pas vraiment réfléchis en plus. Et, la présence de l’homme masqué, qui ne préfigurait rien de bon, ne lui permettait pas de croire qu’il pouvait partir et oublier toute cette histoire de dingue. Ainsi, Aloys resta assis, et regarda Valens, John Dawson, le garde-chasse, et Rilla prendre les uns après les autres la pierre magique ; et qui n’avait rien de rassurant. En outre, une fois la pierre en possession, les trois jeunes gens commencèrent à raconter leur histoire d’un ton étrange et inquiétant. Ils paraissaient comme possédés par les vertus magiques ou maléfiques de la pierre. Je m’arrêtais parfois sur le Maitre des contes…impassibles, même si à certains moments, on jurait le voir sourire.

Bientôt, ce fut autour d’Aloys de devoir parler. Même s’il était en colère et prêt à n’importe quoi, la peur le prit. Il ne savait que raconter ; et d’une aussi belle et bonne manière que ses collègues du soir. Aloys, intimidé, prit la pierre, et à son contact, tandis que cette dernière commençait à vibrer, une douce chaleur l’envahit….et les mots dansèrent d’eux-mêmes.

-C’était il y a bien longtemps, à une époque oubliée, à une époque non située, dans un endroit inconnu, dans un endroit perdu.

Une pauvre famille habitait une maison isolée en bord d’un petit village perdu dans les montagnes. Un village plutôt tranquille, aux habitants normaux, si la normalité pouvait en être mesurée ; habitants et village sur lesquels, à vrai dire, il n’y aurait rien à raconter, si la présence de cette famille, pour notre histoire, ne se révélait pas comme exceptionnelle.

C’était une petite famille sans ambitions et à premières vues, ordinaire. Le père travaillait aux champs comme les autres hommes du village. La mère restait à la maison, vaguant à quelconques activités. Et puis, un jour, un heureux événement vint chambouler leur vie. Un enfant. Un fils. Mais, malheureusement, dans ces histoires, un bonheur n’arrive jamais sans malheur. L’instant même où l’enfant sortis du ventre de sa mère, comme un hasard non provoqué, des montagnes dans un grondement céleste, tombèrent cailloux et rochers sous lesquelles passaient à ce moment-là, un père impatient de retrouver sa famille. CRAC, fit le crâne sous le choc de la pierre.

Pleurs de tristesse et de joie montèrent dans la chaumière qui venait d’accueillir l’enfant et la terrible nouvelle. Durant plusieurs semaines la mère paraissait être un fantôme. En elle, en un temps record, venait de se construire le néant, et d’apparaitre la source de vie ultime. L’enfant ne put survivre à ces semaines abandonnées grâce aux quelques nourrices présentes. Néanmoins, plus le temps passait, quelques années pour être plus précis, et quelque chose d’étrange se produisait. Alors que la morphologie de l’enfant commençait petit à petit à se former, il n’était pas difficile de voir, que ce dernier ressemblait comme deux gouttes d’eau à son défunt paternel. Mêmes yeux. Les mêmes traits du visage. Il aurait été impossible à présent, de les différencier sur des photos du même âge. Mais cette étrangeté de la vie, aussi étrange qu’elle pouvait en être normale, ramena à la vie la mère de l’enfant. Cette dernière, à présent, s’occupait de son fils avec dévouement, de façon amoureuse, peut-être un peu trop pour les gens du village. Mais personne ne dit rien. Sa mère le chérissait plus que tout au monde, et c’était le plus important. L’enfant vécu ainsi plusieurs années de bonheur, où il me manqua de rien. Mais comme dans toute ces histoires, un mais finit toujours par arriver.

En effet, alors que l’enfant grandissait et devenait jeune fils; force était de constater qu’en la mère de l’ancien enfant, grandissait la mélancolie et la nostalgie des temps perdus. Elle voyait en son fils la raison de la mort de son mari, de son plus grand amour, et en même temps, elle le revoyait en lui. Ainsi débuta pour le fils des épreuves qu’aucun enfant n’aimerait vivre. La jeune mère, perdue, hors d’elle, commença à frapper le fils, tout en le chérissant encore plus qu’à l’ordinaire. Je vous laisse imaginer quelle torture amoureuse on peut faire subir à sa propre géniture. Reclus dans l’obscurité de sa maison, là où même les rayons de soleil n’osaient s’aventurer, le jeune fils voyait son esprit se détraquer à l’image de celui de sa mère. Il aurait pu partir malgré les chaines accrochées aux portes, il aurait pu se défendre, mais c’est qu’il aimait sa mère comme un enfant aime sa mère. Il ne pouvait se résoudre à lui faire du mal, même si, au fond de lui, une colère inconsciente, qui bientôt exploserait, grondait.

Dans le village personne ne se voulait être au courant de cette situation. Tout le monde avait trop peur. Car secrètement, on disait de la mère qu’elle était une sorcière des plus terrifiantes. Le jeune fils lui-même commençait à se résigner, à se dire que l’espoir en ce monde n’existait pas, mais ce n’était sans compter sur l’arrivée d’Heidi. Heidi, fée d’entre les fées ; un soir passa devant la fenêtre du pauvre garçon; elle ne fit pas que ramasser les petites fleurs jonchant ici et là, c’est le cœur du jeune homme qu’elle emporta avec elle. L’amour venait de lui tomber dessus, et pour la première fois de sa vie, il put rêver d’espoir et d’un avenir plus radieux. Les soirs se succédèrent, et chaque soir Heidi revint lui rendre visite. Très rapidement, mais non sans timidité, le jeune homme parvint à s’échapper de sa prison pour rencontrer celle qui faisait chavirer son être, avec la plus grande des douceurs. Très rapidement les deux jeunes amants s’attachèrent et eurent des projets pleins le cœur. Malheureusement, la terrible sorcière, mère de son état, s’aperçut de la situation. Et le pire fut à venir…

MON FILS ! MON HOMME ! MON FILS ! MON HOMME ! C’était les cris, qu’une nuit, tard dans la nuit, que pouvait entendre le jeune fils. Ils provenaient de l’étage d’en dessous. Ce fut d’une curiosité apeurée qu’il descendit et découvrit l’horreur. Sa mère, furieuse, frappait un corps sans vie. Un corps que le jeune homme aimait. Un corps qui appartenait à celui d’Heidi. Elle semblait dans les limbes de la mort. Et sa mère qui continuait à crier ! MON HOMME ! CELUI QUE J’AIME ! MON HOMME ! Sa mère qui bientôt ne dirait plus mots, après, sur sa tête, un impact fracassant. Elle tomba raide morte sous la moquette du salon. Le jeune homme, amoureux, déposa l’arme à terre, et s’accroupit près de sa bien-aimée. Cette dernière respirait à peine. Les larmes coulaient sur les joues du jeune homme. Jamais, jamais il ne l’abandonnerait, jamais il ne voudrait perdre le bonheur qu’elle lui avait donné, ce bonheur que toute sa personne personnifiait. Et alors que son dernier souffle allait s’envoler et disparaitre, le jeune homme, d’une manière encore inconnue, l’avala en lui ; cette petite lumière qui s’échappait du corps de la jeune femme ; il l’avala et s’accapara tout l’espoir et tout l’amour que cette femme avait ressenti dans sa vie. Il lui vola son âme pour garder pour toujours son amour et le bonheur qu’elle lui avait donné. Toutefois, alors qu’il se sentait emprise d’un bonheur sans excès, tout le corps du jeune homme s’assombris et en vile créature il se transforma. Tout autour de lui, ce ‘était plus que froid et ténèbres.

Comme une drogue dont les effets s’estompent aussitôt, l’espoir et l’amour en lui se ternirent, et disparurent.

Encore aujourd’hui, des villageois disent apercevoir une créature sombre pourfendre la lumière de la lune…une créature à la recherche d’espoir et d’amour ; pour ne jamais en manquer, même si, pour ce faire, il devait les voler au monde…


Les mots se turent…et comme guidé par une énergie, Aloys déposa la pierre au centre de la table…cette même énergie, cette même magie qui l’avait habité pendant toute son histoire…et son histoire d’ailleurs d’où l’avait-il sortie… ? Jamais il n’en avait entendu parler ? Jamais on ne lui avait raconté… ? Aloys baissa les yeux, incrédule et honteux après avoir parlé, peur que son histoire n’en soit pas à la hauteur. Peur surtout que leur histoire ne finisse mal…
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Zella Sentias, Jeu 12 Juil - 19:32


A la suite de Zella entrèrent plusieurs autres personnes. Une jeune fille de Serdaigle que la jeune Gryffondor était persuadé d’avoir aperçu en classe. Rilla. Celle-ci s’assit immédiatement auprès du Serpentard, et son regard se figea sur le prochain arrivant. Zella ne l’avait jamais vu. D’après son uniforme, il était à Serpentard, et avait apparemment quelque chose à voir avec Rilla. Les pensées de Zella s’estompèrent tandis qu’elle vit entrer Judas, sa nouvelle amie. Elle lui sourit amicalement en lui faisant un signe discret de la main, faillant s’esclaffer en voyant la Gryffondor tendre sa main en signe de sacrifice. Elle se retint de justesse en appréhendant le maître des contes toujours très sérieux dans sa longue cape. La jeune fille s’assied à ses côtés, l’air un peu apeurée.

- Salut Zella. Que je suis contente de te voir ! ça fout les chocottes dis-donc, murmura t’elle.

- Tu l’as dit, répondit-elle sur le même ton. Moi aussi je suis contente de te voir !

Le garde chasse prononçait lui aussi le serment auprès du maître des contes, coupant court à leur petite discussion. Une fois chaque personne installée, le maître des contes prit la parole. Un hoquet de surprise sortit de la bouche de la jeune Gryffondor en entendant la voix féminine qui s’éleva dans la pièce. Elle était pourtant sûre qu’il s’agissait d’un homme ! Elle commença à se poser de sérieuses questions sur la façon dont ils avaient tous été choisit, et sur la soirée qui se profilait. Tandis qu’il parlait, Zella remarqua que personne ne bougeait d’un pouce, comme si la chose était plus que solennelle. Une fois qu’il en eut terminé, un lourd silence s’installa, chacun fixant la lourde pierre mystérieuse au centre de leur cercle.

Personne dans le groupe ne semblât se lancer, jusqu’à ce que le Serpentard prenne enfin l’initiative. Zella le regarda avec admiration. Il était courageux. Alors qu’il attrapait la pierre, son regard sembla se perdre dans le lointain, et il débuta son conte d’une voix atone. Zella le trouva troublant, et passionnant. Une fois son histoire terminée, le garçon reposa la pierre au centre, l’air soulagé d’un poids. Tout ceci semblait bien mystérieux.

Chacun leur tour, les élèves se lancèrent dans la narration de leur histoire, et même le garde-chasse. Une fois que le récit d’Aloys fut terminé, Zella prit une longue inspiration avant de tendre lentement son bras vers la pierre. Elle la plaqua contre son ventre noué de stress, et sentit se répandre en elle une énergie positive, qui lui donna du courage. Elle ouvrit la bouche, prête à énoncer son conte.

Il y a de cela bien longtemps erraient dans la lande un homme et son jeune fils. A la recherche d’une terre à s’approprier, ils s’en allèrent à la ville pour demander de l’aide aux bons et honnêtes citoyens. Ils lui indiquèrent un morceau de terre peu éloigné des hautes collines, que personne ne voulait habiter. L’homme ne se posa pas de question, bien trop préoccupé à l’idée de trouver un endroit où bon vivre pour son enfant. Tous deux, ils commencèrent à bâtir une habitation, solide mais modeste, tout près d’un étang à l’eau clair. Les travaux étaient fort difficiles, et l’homme et le fils fatiguaient rapidement. Le troisième jour de leur construction, ils entendirent des voix s’élever dans la lande.

- Qui est-ce ? Qui est-ce ?
- Un bon et honnête homme qui veut gagner sa vie.
- On devrait l’aider !

L’homme demanda à ces intrus de se présenter sur le champ, légèrement inquiet.

- Qui êtes vous ? Et que voulez-vous ?
- Nous sommes les farfadets de la Lande. Que faites vous ?
- Je construis une maison pour moi et mon fils.
- Attends, on va t’aider ! Firent plusieurs de ces voix.

Et c’est alors des dizaines, des centaines et des milliers de farfadets qui sortirent des collines pour leur prêter main forte. En quelques minutes, le travail fut fait, et l’homme remercia grandement ses nouveaux amis.

Plusieurs jours passèrent, puis l’homme décida d’aller à la ville chercher des graines pour en faire des champs. Il emmena son fils, et à leur retour, à nouveau les farfadets les aidèrent à planter les semences et s’occupèrent de leurs champs. L’homme et le fils purent vivre heureux avec leurs haricots, qui grandissaient vite et bien, et qu’ils vendaient cher au marché.

Un jour que le père fut partit vendre ses produits à la ville, son fils voulu goûter quelques fruits dans leurs champs. Un farfadet arriva alors, curieux.

- Que fais- tu ? Demanda t-il.
- Je goûte les fruits du verger pour savoir s’ils sont de bons goûts, répondit alors le garçon.
- Attends, on va t’aider !

Les farfadets vinrent une fois de plus par dizaines, par centaines, par milliers, manger les fruits et légumes dans les champs environnant. Bientôt, il n’y eut plus un seul produit dans les champ du pauvre homme, et lorsqu’il revint de la ville, il vit le fruit de son travail dévasté. Très en colère, il disputa son fils, et décida de lui mettre la fessée. Alors qu’il le frappait, assit sur son tabouret, un farfadet arriva.

- Que fais-tu ?
- Je donne la fessée à mon fils, car il a détruit les récoltes de l’année.
- Attends, on va t’aider !

Et avant que l’homme n’eut le temps de répondre, des dizaines, des centaines, des milliers de farfadets vinrent donner la fessée à son enfant, qui décéda de toute cette souffrance. L’homme, très en peine, commença à pleurer.

- Que fais-tu ? Fit une voix.
- Je pleure, car mon fils est mort.
- Attends on va t’aider !

Et les farfadets vinrent une fois de plus des collines, envahissant les champs et le verger, pleurant toutes les larmes de leur corps. On raconte à présent qu’en ce lieu s’étend un lac, si grand et si profond que personne n’en connait le bout. La maison de ses anciens propriétaires serait toujours au-dessous de la surface, ainsi que leurs corps, et ceux des dizaines, des centaines, des milliers de farfadets qui pleurèrent ce soir là.


Zella se tut, le visage neutre. Elle se détendit quand elle posa la pierre, et se rendit compte d’avoir été absente le temps de conter son histoire. Il n’était pas cas de sorciers ou de sorcières, mais elle se dit que les farfadets feraient l’affaire, et elle avait des doutes quant à l’emplacement de ce lac. Satisfaite d’en avoir terminé, elle se tourna vers la dernière personne qui n’avait pas parlé. Judas. Elle lui sourit pour l’encourager. C’était une expérience exaltante.
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Valens Fenwick
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Valens Fenwick, Jeu 19 Juil - 22:08


L'histoire de la jeune fille prouvait qu'il fallait se méfier de ses désirs et de ses souhaits. Les farfadets avaient voulu bien faire et aider mais l'enfer était pavé de bonnes intentions disait-on. La pierre fut à nouveau posée au centre et le regard de la première gryffondor se dirigea comme les autres vers la seconde. Néanmoins, la plupart des personnes restaient dans l'expectative d'un mouvement qui ne vint pas tandis que sa condisciple essayait de l'encourager du regard. Pourtant, malgré tous ses efforts, la jeune fille resta coi (spécial dédicace :P).

Le visage du maître des contes était toujours entièrement dissimulé derrière son masque cérémoniel. Toutefois, on pouvait aisément sentir son regard agacé se poser sur la jeune fille. Au bout d'un moment, sans jamais la quitter du regard, il fit signe de la main pour leur demander de poursuivre la chaine qui avait été interrompue. Perplexe, Valens regarda la pierre. Il ne s'attendait pas à ce que ce soit son tour et fut un peu confus. Dans son énervement, le maître des contes ne put s'empêcher de demander oralement la suite d'une voix rauque et désséchée de vieillard.

- Continuez, continuez donc.

Un peu méfiant et convaincu que tout cela était quelque peu louche, le serpentard prit à nouveau la pierre en essayant de tenir son pouvoir en dehors de lui. Peut être ne s'y était-il pas pris de la bonne manière, peut être n'était-il tout simplement pas assez doué. En tout cas, cela ne fonctionna pas et la magie de la pierre l'envahit une fois de plus. De cette voix étrange qui n'était celle qu'il employait habituellement, il conta alors une seconde histoire.

Un sorcier arpentait le pavé d'une petite ville agréable bien que modeste. Joliment vétu et propre sur lui, cet homme était issu d'une glorieuse lignée, au sang-pur comme cela allait de soi. Il croisa le chemin d'une miséreuse qui l'aborda pour lui demander son chemin. La femme était âgée et sa vue n'était plus ce qu'elle était. Ses déplacements hésitants montraient les diffcultés qu'elle avait à se repérer. En voyant pareille lie aussi proche de lui, l'homme s'écarta d'un bond.

- Ne m'approche pas, vieille folle!

S'écria-t-il de peur peut être que sa condition modeste ne vienne déchoir sa grandeur. La vieille femme fut peinée d'entendre si méchante injonction et, cédant au désespoir du moment, lança une terrible malédiction.

- Si vous vous défiez même de moi, vous finirez par vous défier jusque de votre propre ombre et cette dernière signera votre perte.

Eclatant d'un rire qui sonnait faux, l'homme si arogant s'éloigna d'elle d'un pas nonchalant, non sans proférer encore à l'encontre de sa rencontre quelques amères imprécations. Cependant, les paroles de l'ancêtre résonnèrent longtemps dans son esprit. Lui avait-elle réellement ensorcelé? Doutant qu'un être si pitoyable puisse avoir un bien grand pouvoir, il alla se coucher dans la chambre du manoir familial. La plus belle chambre, la plus grande chambre, la plus haute chambre. Juste en dessous du grenier, la vue de sa fenêtre embrassait non seulement toute la ville mais également la forêt non loin et les collines au loin. Mais avant de se mettre au lit, il vit son ombre bouger sans qu'il n'esquissa un geste. Doucement, comme si elle essayer de s'extirper d'un carcan, elle dansait devant lui selon un rythme qui déclina. Horrifié, l'homme ne put bouger que lorsque son ombre se calma et malgré ses efforts, il ne put trouver le sommeil cette nuit là.

Le lendemain, il fit appel aux plus grands sorciers pour lever sa malédiction et briser sa tragique destinée. Tous s'y employèrent au vu des fortunes promises mais quand vint le soir, l'homme constata avec effroi et amertume que tous avaient échoués. Il lui sembla même qu'elle avait bougé davantage encore. Ne pouvant dormir, il chercha une solution.
Le jour d'après, il fit faire des recherches sur la sorcière responsable de son mal. Toutefois, rien ni personne ne put en trouver trace. Il n'existait nul ouvrage parlant de cette sorcière et de ses malédictions et nul témoins affirmant avec sérieux l'avoir rencontré. Une créature infâme et fourbe, engeance du démon, voilà tout ce qu'elle était songea cet homme.
Le jour suivant, il était hagard mais résolu. Si personne ne pouvait l'aider, ce serait lui ou son ombre. Et tout bien considéré, vivre sans ombre était préférable à la mort. Il alla se coucher muni de sa baguette et, alors que son ombre se dandinait plus violement que jamais, cherchant à le contourner pour mieux le prendre à revers, il invoqua la lumière la plus forte qu'aucun sorcier n'ait jamais invoqué, une lumière qui serait capable en elle même de dissoudre même une ombre. Il crut sa victoire assurée et s'en délecta alors même que le sort s'activait. La lumière fut si vive, qu'elle lui brûla les yeux. La surprise et la douleur l'entrainèrent violement en arrière où il fit corps avec le ratelier dont les pointes dépassèrent bien vite de sa poitrine.

Dérangés par toute cette agitation, les souris qui étaient descendues dans le luminaire pendant du plafond en forme de vasque remuèrent plus vivement. Davantage de grains chutèrent du grenier des sacs qu'elles avaient rongés et qui s'écoulaient dans un trou du plafond vers cette vasque de temps à autre. Le luminaire se balança alors, faisant vaciller doucement l'ombre du corps agonisant. On ne sut jamais ce qu'il était advenu de la vieille moldue...

Le serpentard reposa alors la pierre au centre. Il commençait à trouver le procédé sérieusement éprouvant et pria silencieusement pour que l'on n'exige nulle autre histoire de lui en cette nuit.
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John Dawson
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : John Dawson, Lun 23 Juil - 5:19


Tandis que les autres convives racontaient leurs histoires, John remarqua un étrange air absent sur les visages de chaque personne prenant la Pierre, il se demanda si lui aussi avait la même expression, mais une chose était sûre, leurs voix comme la sienne étaient différentes pendant qu'ils faisaient leurs récits. Mais à part cette atmosphère mystique qui régnait, les contes étaient aussi amusants que pleins de morales et de leçons. Tous racontèrent leurs histoires respectives sauf l'une des fillettes Gryffondor, ils attendirent le moindre mouvement vers la pierre, mais rien ne se passa. John regarda le Maitre des Contes en biais, il fit d'abord un signe de main indiquant qu'ils pouvaient se passer du conte de la fillette, c'était donc au tour de Valens, ce dernier eut un air quelque peu confus, il avait peut-être besoin d'un peu de temps pour se réorganiser les idées après cette interruption du cercle.

- Continuez, continuez donc.

Surpris, John constata que la voix de vieillard qu'il entendit fut celle du Maitre des contes. Un peu perplexe, le jeune Serdy" prit la pierre et parla de la même voix étrange, monotone et le même air absent que les autres avaient eus. Lorsqu'il reposa la pierre sa fatigue ne fut pas difficile à apercevoir; il y avait quelque chose de vraiment louche dans cette histoire de cercle de conteurs. C'était maintenant au tour de John, il décida de faire attention si les mêmes sentiments qu'il avait éprouvé auparavant allaient se manifester encore une fois, mais cette fois aussi les mêmes émotions prirent le dessus, aussi les mêmes vibrations et la chaleur et plus manifestement que les autres, sa voix ne fut pas la sienne lorsqu'il entama son conte.

Taqqiq était un jeune garçon inuit, connu dans la région pour sa beauté mais aussi pour sa cécité : en effet, il était devenu aveugle très tôt. Il vivait avec sa petite sœur, Siqiniq. Celle-ci, malgré son jeune âge, savait déjà entretenir la lampe à huile, préparer les peaux et coudre des vêtements chauds et résistants. À la mort de leurs parents, ils avaient été recueillis par leur grand-mère, une vieille femme colérique et méchante, qui estimait que Taqqiq, aveugle, n'était qu'une bouche inutile.
Ils habitaient tous les trois sous un iglou qui, en ce début de printemps ensoleillé, commençait à fondre et menaçait de s'écrouler. Déjà, le sommet gouttelait sur leurs têtes et les parois scintillaient de mille perles d'eau.
Une nuit, alors qu'ils dormaient profondément, pelotonnés dans une peau de caribou sur la plate-forme de l'iglou, ils furent réveillés en sursaut par un grognement effrayant. Taqqiq reconnut aussitôt ce bruit : c'était celui de l'ours. Il fallait réagir très vite. La grand-mère attrapa l'arc et la flèche posés près de ses bottes et les donna à Taqqiq :
« Prends cet arc et cette flèche. C'est l'occasion de tuer ton premier ours. Je vais t'aider à viser, tu n'auras qu'à te laisser guider. »
Ainsi fut dit, ainsi fut fait. Le craquement de la glace retentit sous le poids de l'ours, tombé raide mort. Un large sourire illumina le visage de Taqqiq. Aussi fut-il surpris quand sa grand-mère lui dit, feignant d'être très en colère :
« Idiot ! C'est le chien que tu as tué ! Non seulement tu as manqué une proie superbe, mais en plus, tu nous prives de notre meilleur chien de traîneau. Tu n'es vraiment qu'un bon à rien ! »
La grand-mère voulait garder la peau et la viande de l'ours pour elle toute seule. Elle rêvait déjà du pantalon qu'elle pourrait se coudre dans cette grande peau blanche, moelleuse et si chaude. Elle tua le chien et fit cuire sa chair. À chaque repas, elle servait ainsi de la viande de chien à Taqqiq, pendant qu'elle mangeait l'ours avec Siqiniq.
Un soir, Siqiniq réussit à cacher de la viande d'ours sous sa parka et l'offrit en cachette à son frère :
« Tiens, Taqqiq, voilà de la bonne viande d'ours ! »
Taqqiq eut ainsi la preuve qu'il avait bien tué l'ours et que sa grand-mère était une menteuse, égoïste de surcroît. Il décida de se venger.
« Petite sœur, pourrais-tu me guider jusqu'aux falaises, demain matin ?
— Bien sûr, grand frère. »
Le lendemain matin, Siqiniq accompagna Taqqiq près du rivage. Le paysage était magnifique et Siqiniq regrettait que son frère ne puisse pas le voir. Les falaises se reflétaient dans l'eau de la mer. Les derniers blocs de banquise dérivaient doucement le long de la côte. Quelques oiseaux s'y posaient de temps à autre. D'autres plongeaient à pic des sommets rocheux vers la mer, dans un brouhaha joyeux de cris auxquels les falaises répondaient en écho. Taqqiq percevait cette effervescence autour de lui et aurait été tellement heureux de voir enfin le soleil qui réchauffait son visage et les oiseaux qui piaillaient dans les falaises.
« Merci, petite sœur, de m'avoir accompagné jusqu'ici. Laisse-moi seul maintenant. Tu peux rentrer au campement.
— Mais comment feras-tu pour revenir ?
— Je me débrouillerai. Ne t'inquiète pas. »
Siqiniq prit le chemin du retour, laissant son frère seul, assis sur un rocher.
Quand Siqiniq eut disparu derrière la colline, Taqqiq appela le plongeon arctique qu'il sentait voler tout près de lui :
« Bonjour, plongeon. Les aînés disent que tu as des pouvoirs et que tu peux redonner la vue. Est-ce vrai ?
— Oui, c'est vrai. Mais cela exige beaucoup de courage.
— Je suis prêt. »
Le plongeon prit Taqqiq entre ses pattes et le plongea une première fois dans l'eau glacée de la mer. Taqqiq ressortit immédiatement la tête de l'eau : le froid lui brûlait les tempes. Il reprit ses esprits et découvrit qu'il percevait un peu de lumière.
Mais aussitôt, l'oiseau lui replongea la tête sous l'eau. Cette fois, Taqqiq réussit à rester un peu plus longtemps immergé, en apnée. Et quand il remonta pour respirer, il vit des formes, autour de lui.
Une troisième fois, l'oiseau lui plongea la tête dans l'eau tellement longtemps que Taqqiq eut peur de se noyer. Lorsque le plongeon lâcha prise, le garçon revint enfin à la surface. Il put alors distinguer les oisillons qui prenaient leur premier envol, tout en haut, au sommet des falaises.
Ébloui par tout ce qu'il découvrait, il remercia le plongeon et prit le chemin du campement. Il était si heureux qu'il sautillait d'un rocher à l'autre. Lui qui avait toujours marché prudemment, à tâtons pour ne pas tomber, il pouvait maintenant jouer comme les autres enfants.
À l'approche de l'iglou, il ralentit son allure et reprit sa démarche hésitante. Personne ne devait savoir qu'il voyait de nouveau.
La vie reprit son cours normal. La grand-mère continuait de brimer Taqqiq et celui-ci se demandait comment se venger. L'occasion rêvée arriva bientôt.
Un matin, Taqqiq fut réveillé brutalement par sa grand-mère :
« Dépêche-toi flemmard ! Tu n'entends pas tout ce bruit autour de toi ? Les bélugas sont arrivés ! Il ne faut pas rater cette occasion ! Enfile ton pantalon et ta parka, et prends le harpon. Nous partons ! Espérons que nous pourrons au moins en attraper un petit… »
Quand ils arrivèrent sur la plage, la grand-mère enroula la corde du harpon autour de ses hanches :
« Je vais t'aider à hisser le béluga hors de l'eau quand tu l'auras harponné. Mais comme je ne suis pas assez forte pour retenir un béluga adulte, il faut que tu en harponnes un petit. Laisse-moi guider ton bras vers le jeune béluga que j'aperçois là-bas. Voilà. Tire maintenant ! »
Mais plutôt que de choisir la petite baleine, Taqqiq lança son harpon vers un énorme mâle. La pointe se ficha solidement dans la chair de l'animal, qui, sous l'effet de la douleur, se mit à nager encore plus vite. La grand-mère n'eut pas le temps de se dégager de la lanière du harpon. Entraînée par le béluga, elle tomba dans la mer et fut emportée au loin, dans le sillage de l'animal.
Le jeune garçon lui cria : « Toi qui as gardé la viande de l'ours pour toi seule, garde aussi celle-ci ! »
La vieille femme réapparaissait de temps en temps à la surface et, avant qu'elle disparaisse définitivement, les enfants eurent juste le temps de voir ses cheveux se torsader et se figer en une longue défense d'ivoire.
C'est ainsi que la méchante grand-mère s'est transformée en narval, et se consacra depuis lors à entrainer, sous l'eau, avec elle toute personne s'aventurant à son sillage.


Lorsqu'il eut reposé la pierre au centre de la table, un affaissement se fit ressentir tout au long de ses membres. Il fallait mettre un terme à ce rassemblement le plus vite possible.
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Franck Stein
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Franck Stein, Jeu 26 Juil - 22:08


    Aloys fut surpris que le maitre des contes accepte à ce que l’une des jeune gryffond ne récite aucun conte. Cela cachait quelque chose. Cette histoire n’était vraiment pas nette. Dans quel merdier Aloys s’était foutu ? Et où ce merdier allait-il les emmener ? Aloys était certains que cette soirée ne serait pas qu’une soirée éphémère qui tombe dans l’oubli avec le temps. Non, impossible. Il était absolument persuadé, que de terribles choses allaient éclater dans le futur. La question serait de savoir si, encore, ils en seraient, eux tous assis autour de la table, les acteurs.

    -Monsieurs Riverside, à vous l’honneur, déclara le maitre des contes, une fois que Valens et le garde de chasse eurent fini de raconter leur seconde histoire.

    Aloys prit la pierre dans l’une de ses mains, non sans lancer un regard inquiet à Rilla. Et elle que pouvait-elle penser de tout ça ? Ils n’avaient pas eu le temps de parler depuis la nuit où elle l’avait embrassée. Aloys espérait seulement qu’elle allait bien, et que cette histoire ne la mettrait pas en danger. Mais ça, il en doutait vraiment. Il serait parier un million de Purée de mornilles qu’ils se retrouveraient tous ; et non pas au chaud dans une maison, à l’abris du danger. La prochaine fois ils seraient tous au cœur du danger. Il pouvait le jurer, le jeune sorcier. Et il était convaincu que tous les autres le savaient.

    Enfin. Pour le moment, il ne pouvait rien faire d’autres que de se prêter au jeu. Et, alors que le pouvoir de la pierre magique s’épris de lui, un nouveau conte, dans les mots, prit vie :

    L’histoire que nous allons raconter se déroule dans un pays prospère. Le Roi Darius possédait un vaste empire sur lequel il régnait de façon juste et sage. Il était très apprécié par son peuple. Il avait deux fils. Romul, l’ainé, ainsi que Fran, le second. Ce dernier était avide de richesse, de femmes, de gloire et de pouvoir. Malheureusement pour lui, il ne possédait ces deux premiers que par le nom de sa famille. Il était mauvais combattant, ainsi la Gloire lui semblait lointaine. Tout comme le pouvoir, lequel son frère hériterait avant lui. Toute sa vie, le jeune Fran serait dans l’ombre de son frère, à devoir supporter les exploits que ce dernier accomplirait. Mais, le jeune Fran, bien que peu brave et fort, possédait la ruse et la malice.

    Lors d’une nuit sombre et froide, dissimulé sous déguisement, il alla voir une sorcière maléfique à la lisière d’une forêt. Il avait entendu d’elle, qu’elle exauçait tous les vœux. En échange d’un présent, bien entendu. Et le jeune Fran était certains qu’une grosse poignée d’or suffirait à la convaincre de l’aider et de régler son problème.

    La sorcière était vieille et moche. Et lui demanda d’une voix rocailleuse ce qu’elle pourrait bien faire pour lui ; bien qu’elle sache déjà de quoi il était question. Toutefois, elle préférait laisser le jeune prince s’exprimer.

    « -Je veux que tu m’aides à accéder au trône qui m’est du de droit »,
    « La patience serait combler ce désir. Attendre la mort de ton père et de ton frère, Et en Roi tu régneras.
    « Je veux l’être tout de suite.
    « Et en quoi puis-je t’être utile ?
    « Tue mon père et mon frère, et fais de moi le plus courageux et le plus fort des guerrier.
    « Se reposer sur la magie n’apporte rien de bon.
    « Garde tes sermons pour toi sorcière, je suis un mauvais guerrier, les Dieux ne m’ont pas pourvu d’une force et d’un courage comme mon frère et mon père. Voilà, de l’or, exauce mes vœux, et il t’appartiendra .»

    La sorcière accepta à la seule condition, qu’elle devienne sa femme. Dégouté, Fran rejeta cette condition, mais lorsque la sorcière se changea en une magnifique jeune femme, au corps de déesses, l’accord fut signé dans le sang. « Tiens, bois cette potion bel homme, et toute la chance des Dieux sera de ton côté. Cette chance de ce côté, aucun combat tu ne pourras perdre ». Fran but la potion avec gourmandise, enfin, il allait pouvoir régner en maitre sur le grand empire de son père. Encore fallait-il que la sorcière eut respecté son accord. Et, il ne fallut que peu de temps pour être témoin de la puissante magie. Lors d’un repas, le grand Darius, qu’aucune créature ne pouvait abattre, s’étouffa avec un bout de pain ; tandis que quelques jours après, son frère, le grand Romul, mourra, empoissonné par un serpent. Des morts ridicules pour de si grands guerriers. Mais cela, Fran, s’en fichait, il était enfin le maitre du monde.

    Et, durant de longues années, Avec à ses côtés la sorcière, nouvelle Reine du Royaume, et la chance des Dieux à ses côtés, il fit exploit sur exploit. Combattu Dragons et Vampires, monts et marrées. Rien ne résistait à la soif de pouvoir de Fran, qui, chaque jour, ne cessait de s’accroitre. Personne n’osa le défier, et quiconque le fit, ou complota dans son dos, se retrouva sans vie dans des circonstances les plus étranges et plus absurdes qui puisse exister. Les rumeurs allaient bon train sur la puissance de Fran. L’on disait qu’il avait la chance des Dieux à ses côtés. Et c’était bien le cas. Aucun de ses exploits n’était dû à un quelconque talent du jeune Fran. Seule la magie en était la cause. Mais la magie fait son temps et La sorcière, elle, le savait et attendait son heure. Une heure qui allait bientôt arriver.

    En effet. Dans le Royaume de Fran, un terrible monstre sévissait non loin des côtes, où les océans et mers s’étendaient. Un véritable monstre marin, plus connu sous le nom de Malagrif tacheté. Il terrorisait et dévorait les habitants du coin. Cela ne pouvait plus durer. Soucieux de son image de grand guerrier, et de plus grand roi que l’empire n’est jamais connu –ce qui était faux-, Fran partis affronter le monstre. Et après un combat acharné, il tua le grand monstre ; ne ressortant du combat qu’avec une morsure. Or, la morsure du Malagrif tacheté n’est pas sans conséquence. Elle maudit pendant une semaine celui qui en est la victime.

    Et, quelques heures plus tard, Fran mourra comme son frère et son père. Comment ? On s’étouffant avec un bout de pain. La malchance. Lu qui se croyait invincible, perdu tout en une seule seconde. Un juste retour des choses.La sorcière quant à elle, règne à présent en Reine sur l’empire. La roue finit toujours par tourner. A vouloir tout vouloir tout de suite à trop se reposer sur la magie, n'apporte jamais rien de bon.



    Aloys reposa la pierre au centre de la table. Bon dieu, ce qu’il était vidé de toute énergie. Il avait l’impression qu’on le bouffait de l’intérieur. La seule chose dont il avait envie, c’était de retrouver son lit, et de dormir. Même s’il redoutait que le maitre des contes et ses pouvoirs étranges s’immiscent dans ses rêves eux-mêmes.


Dernière édition par Aloys Riverside le Jeu 26 Juil - 22:10, édité 2 fois
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Franck Stein, Jeu 26 Juil - 22:08






Aloys fut surpris que le maitre des contes accepte à ce que l’une des jeune gryffond ne récite aucun conte. Cela cachait quelque chose. Cette histoire n’était vraiment pas nette. Dans quel merdier Aloys s’était foutu ? Et où ce merdier allait-il les emmener ? Aloys était certains que cette soirée ne serait pas qu’une soirée éphémère qui tombe dans l’oubli avec le temps. Non, impossible. Il était absolument persuadé, que de terribles choses allaient éclater dans le futur. La question serait de savoir si, encore, ils en seraient, eux tous assis autour de la table, les acteurs.

-Monsieurs Riverside, à vous l’honneur, déclara le maitre des contes, une fois que Valens et le garde de chasse eurent fini de raconter leur seconde histoire.

Aloys prit la pierre dans l’une de ses mains, non sans lancer un regard inquiet à Rilla. Et elle que pouvait-elle penser de tout ça ? Ils n’avaient pas eu le temps de parler depuis la nuit où elle l’avait embrassée. Aloys espérait seulement qu’elle allait bien, et que cette histoire ne la mettrait pas en danger. Mais ça, il en doutait vraiment. Il serait parier un million de Puta*n de mornilles qu’ils se retrouveraient tous ; et non pas au chaud dans une maison, à l’abris du danger. La prochaine fois ils seraient tous au cœur du danger. Il pouvait le jurer, le jeune sorcier. Et il était convaincu que tous les autres le savaient.

Enfin. Pour le moment, il ne pouvait rien faire d’autres que de se prêter au jeu. Et, alors que le pouvoir de la pierre magique s’épris de lui, un nouveau conte, dans les mots, prit vie :

L’histoire que nous allons raconter se déroule dans un pays prospère. Le Roi Darius possédait un vaste empire sur lequel il régnait de façon juste et sage. Il était très apprécié par son peuple. Il avait deux fils. Romul, l’ainé, ainsi que Fran, le second. Ce dernier était avide de richesse, de femmes, de gloire et de pouvoir. Malheureusement pour lui, il ne possédait ces deux premiers que par le nom de sa famille. Il était mauvais combattant, ainsi la Gloire lui semblait lointaine. Tout comme le pouvoir, lequel son frère hériterait avant lui. Toute sa vie, le jeune Fran serait dans l’ombre de son frère, à devoir supporter les exploits que ce dernier accomplirait. Mais, le jeune Fran, bien que peu brave et fort, possédait la ruse et la malice.

Lors d’une nuit sombre et froide, dissimulé sous déguisement, il alla voir une sorcière maléfique à la lisière d’une forêt. Il avait entendu d’elle, qu’elle exauçait tous les vœux. En échange d’un présent, bien entendu. Et le jeune Fran était certains qu’une grosse poignée d’or suffirait à la convaincre de l’aider et de régler son problème.

La sorcière était vieille et moche. Et lui demanda d’une voix rocailleuse ce qu’elle pourrait bien faire pour lui ; bien qu’elle sache déjà de quoi il était question. Toutefois, elle préférait laisser le jeune prince s’exprimer.

« -Je veux que tu m’aides à accéder au trône qui m’est du de droit »,
« La patience serait combler ce désir. Attendre la mort de ton père et de ton frère, Et en Roi tu régneras.
« Je veux l’être tout de suite.
« Et en quoi puis-je t’être utile ?
« Tue mon père et mon frère, et fais de moi le plus courageux et le plus fort des guerrier.
« Se reposer sur la magie n’apporte rien de bon.
« Garde tes sermons pour toi sorcière, je suis un mauvais guerrier, les Dieux ne m’ont pas pourvu d’une force et d’un courage comme mon frère et mon père. Voilà, de l’or, exauce mes vœux, et il t’appartiendra .»

La sorcière accepta à la seule condition, qu’elle devienne sa femme. Dégouté, Fran rejeta cette condition, mais lorsque la sorcière se changea en une magnifique jeune femme, au corps de déesses, l’accord fut signé dans le sang. « Tiens, bois cette potion bel homme, et toute la chance des Dieux sera de ton côté. Cette chance de ce côté, aucun combat tu ne pourras perdre ». Fran but la potion avec gourmandise, enfin, il allait pouvoir régner en maitre sur le grand empire de son père. Encore fallait-il que la sorcière eut respecté son accord. Et, il ne fallut que peu de temps pour être témoin de la puissante magie. Lors d’un repas, le grand Darius, qu’aucune créature ne pouvait abattre, s’étouffa avec un bout de pain ; tandis que quelques jours après, son frère, le grand Romul, mourra, empoissonné par un serpent. Des morts ridicules pour de si grands guerriers. Mais cela, Fran, s’en fichait, il était enfin le maitre du monde.

Et, durant de longues années, Avec à ses côtés la sorcière, nouvelle Reine du Royaume, et la chance des Dieux à ses côtés, il fit exploit sur exploit. Combattu Dragons et Vampires, monts et marrées. Rien ne résistait à la soif de pouvoir de Fran, qui, chaque jour, ne cessait de s’accroitre. Personne n’osa le défier, et quiconque le fit, ou complota dans son dos, se retrouva sans vie dans des circonstances les plus étranges et plus absurdes qui puisse exister. Les rumeurs allaient bon train sur la puissance de Fran. L’on disait qu’il avait la chance des Dieux à ses côtés. Et c’était bien le cas. Aucun de ses exploits n’était dû à un quelconque talent du jeune Fran. Seule la magie en était la cause. Mais la magie fait son temps et La sorcière, elle, le savait et attendait son heure. Une heure qui allait bientôt arriver.

En effet. Dans le Royaume de Fran, un terrible monstre sévissait non loin des côtes, où les océans et mers s’étendaient. Un véritable monstre marin, plus connu sous le nom de Malagrif tacheté. Il terrorisait et dévorait les habitants du coin. Cela ne pouvait plus durer. Soucieux de son image de grand guerrier, et de plus grand roi que l’empire n’est jamais connu –ce qui était faux-, Fran partis affronter le monstre. Et après un combat acharné, il tua le grand monstre ; ne ressortant du combat qu’avec une morsure. Or, la morsure du Malagrif tacheté n’est pas sans conséquence. Elle maudit pendant une semaine celui qui en est la victime.

Et, quelques heures plus tard, Fran mourra comme son frère et son père. Comment ? On s’étouffant avec un bout de pain. La malchance. Lu qui se croyait invincible, perdu tout en une seule seconde. Un juste retour des choses.La sorcière quant à elle, règne à présent en Reine sur l’empire. La roue finit toujours par tourner.



Aloys reposa la pierre au centre de la table. Bon dieu, ce qu’il était vidé de toute énergie. Il avait l’impression qu’on le bouffait de l’intérieur. La seule chose dont il avait envie, c’était de retrouver son lit, et de dormir. Même s’il redoutait que le maitre des contes et ses pouvoirs étranges s’immiscent dans ses rêves eux-mêmes.
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Rilla Blythe
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Rilla Blythe, Mer 1 Aoû - 8:03


Rilla pensait s'être débarrassée du rôle que l'on attendait d'elle. Après tout elle avait fais tout ce qu'elle était sensée faire et avait même raconté une histoire qu'elle ignorait connaitre avant de pénétrer dans la cabane du garde chasse. Pourtant, elle était loin d'en avoir fini avec l’étrange cérémonie, bien plus loin qu'elle ne l'imaginait, car elle ignorait encore, que l'aventure ne s’arrêterait pas avec la soirée, en fait elle ne faisait que commencer...

Pour l'heure, la serdaigle s'interrogeait. Pourquoi la jeune Judas avait-elle été dispensé de participer au cérémonial du conte? Possédait elle quelque chose de particulier? Connaissait-elle personnellement le Maître des contes? Avait-elle un rôle spécial à jouer qui ne serait dévoiler que plus tard?

Une nouvelle fois la jeune fille jeta un regard soupçonneux à l'hôte de la soirée, et une nouvelle fois elle sentit son sourire à travers le masque. Un frisson la saisit. Un long frisson glacé qu'elle perçu comme un avertissement. Son regard inquiet croisa celui d'Aloys avant qu'il ne s'empare une seconde fois de la pierre. Quand il la reposa, elle hésita un instant. Fixant la pierre avec méfiance et même une certaine répugnance. Pourtant elle fini par la prendre et la serrer dans sa paume. Alors tout recommença, l'onde de chaleur et le reste. Rilla s'éclipsa, sa conscience prit le relais et raconta une nouvelle histoire.

- Il y a bien longtemps, au commencement des temps, des hommes et des femmes qui vivaient sur cette terre. La journée il criait au soleil, le priant de leur accorder telle faveur ou telle autre. Mais la nuit, il se détournait de lui, adressant leur ferveur et supplications à la lune. Un beau jour, le soleil et la lune lassés par ce qu'ils considéraient comme des fourberies, blessés dans leur égo, décidèrent de s'unirent pour punir les humains.

- Dès le lendemain ils mirent leur plan à exécution. Ce jour là, à l'heure où le soleil était sensé être à son zénith, il ne fit ni jour ni nuit. La lune éclipsa le soleil. Tous deux étaient présents, aucun n'était réellement visible. Devant ce phénomène extraordinaire les humains prirent peur. Ceux qui levèrent les yeux au ciel eurent aussitôt les yeux brulés et se retrouvèrent aveugles, et ceux qui voulurent profiter du phénomène pour quémander de nouvelles faveurs aux deux astres périrent sur le champs. Seuls ceux qui s'inclinèrent en signe de soumission eurent la vie sauve ce jour là et le droit de voir de nouveaux jours et de nouvelles nuits. Depuis lors, lorsque la lune et le soleil s'associent à nouveau pour tester les humains, nuls ne peut plus les contempler à yeux nus sans risquer l'horrible châtiment.


Rilla se tut. Elle reposa la pierre en son centre, et croisa les mains comme pour se protéger. Gardant les yeux obstinément baissés, elle se laissa happer par le tourbillon de ses pensées.
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Zella Sentias, Mer 1 Aoû - 13:46


Zella resta un moment fixée son amie, qui gardait un visage neutre, la bouche obstinément close. Elle se demanda si la jeune Gryffondor était en panique ou simplement incapable de conter une histoire. Inquiète, elle effleura la main de la jeune fille, mais elle n’eut aucune réaction, et Zella finit par abandonner. Elles en parleraient plus tard. Le conteur, après quelques minutes d’un silence pesant, invita Valens à poursuivre la lecture des contes, l’air agacé. Zella grimaça tandis qu’une boule d’angoisse lui étreignait la poitrine. Judas serait-elle punie d’une quelconque manière pour avoir refusé de conter son histoire ? Elle espérait fortement que non.

Elle observa sagement les autres parler, avec leur regard absent chaque fois que l’un d’eux empoignait la pierre. Leurs histoires étaient chaque fois fascinante, à moins que ce ne fut le pouvoir de cette fameuse pierre qui les rendaient si incroyables. Zella en savourait chaque mot avec excitation, comme si elle faisait partie du conte lui-même, et elle était persuadé qu’elle se rappellerait sans doute de tout cela des années plus tard. Quelques minutes plus tard, elle se rendit compte qu’il ne restait plus qu’elle et Judas, et décida de prendre le prochain tour. Elle espérait fortement que son amie reprendrait ses esprits d’ici qu’elle en ai terminé. C’est avec une certaine angoisse qu’elle prit la pierre tout juste reposée par Rilla, et une vague de chaleur la parcourut aussitôt. Le conte sortit de sa bouche dans un automatisme étrange tandis que son regard se perdait à son tour dans le néant.

Autrefois, dans un pays bien différent du notre où les jours sont plus chauds que l’enfer et les nuits plus froides que la glace, habitaient trois jeunes filles et leurs parents. Les deux plus grandes décident un jour de se rendre au village voisin. La plus petite demande à les accompagner, mais ses deux soeurs refusent obstinément sous prétexte que c’est bien trop loin et qu’elle n’aura pas la force d’y marcher.

Le lendemain donc, les deux jeunes filles partent avec quelques autres enfants du village qui ont leur âge. Loin derrière eux, la petite soeur les suit discrètement. Les enfants avancent avec détermination et assez rapidement, et alors qu’ils s’arrêtent se reposer un instant dans l’ombre de quelques arbres, un jeune garçon découvre la petite allongée à quelques mètres. Il prévient ses soeurs, qui lui crient après. Malheureusement, il est déjà bien trop tard pour l’enjoindre de faire demi-tour, car y aller seule serait bien trop dangereux. L’une des deux soeurs prend alors la petite par la main pour la suite du voyage.

L’enfant est déjà bien fatiguée, et la marche ralentie de plus en plus, si bien que la nuit tombe avant qu’ils n’arrivent au village. L’un d’eux perçoient la fumée d’une maison au loin et la plus âgée des soeurs décident qu’ils y passeront la nuit. C’est une vieille dame qui les accueille avec joie dans sa demeure. Ce que les enfants ne savent pas, c’est qu’ils sont en fait chez une vieille sorcière, qui vit là depuis l’aube des temps. Au milieu de la nuit, la sorcière se prépare à tuer les enfants en sacrifice, armée de son couteau. Mais la petite ne dormait pas, et regarde la femme de ses yeux innocents.

- Que faîtes vous ?

- Pourquoi ne dors-tu pas mon enfant ?

- J’ai l’habitude de manger du maïs grillé tout frais semé avant de m’endormir...

La vieille sorcière ne peut sacrifier les enfants si l’un d’eux est éveillé, et va donc semer le maïs. Il pousse rapidement, et elle en arrache les épis pour finalement les faire griller.Pendant ce temps, l’enfant réveille ses soeurs et les autres enfants, leur expliquant la situation. Mais la vieille femme revient rapidement, et tous font semblant de dormir sauf la petite. L’enfant mange donc sagement et ferme finalement les yeux. La sorcière se lève à nouveau et recommence à aiguiser son couteau.

La petite fille intervient en disant : « Maman, que fais-tu là ? »

La vielle dit : « Toi, la petite, qu’est-ce que tes parents te donnent pour te faire dormir ? »

« Pour me faire dormir, mes parents me donnent des galettes de pois de terre semés la même nuit », dit la fillette. La vieille sorcière fait vite ce que l’enfant a demandé. L’enfant mange les galettes et fait de nouveau semblant de dormir.

La vieille se lève encore pour aiguiser son couteau, mais la petite rouvre les yeux.

- J’ai aussi besoin d’eau pour dormir, de l’eau fraîchement sortit du puits...

La vieille s’exécute en soupirant, prends un seau et se dirige vers la forêt. La source d’eau est loin, et pendant ce temps, la petite exhorte les autres enfants à s’en aller, ainsi que ses soeurs. Ils courent loin de l’endroit, et arrivent très vite au village, en sécurité. Les deux aînées remercient l’enfant de les avoir sauvé, et promettent alors à jamais de ne plus jamais juger leur soeur par son âge, car elle est bien plus sage qu’elles.


L’histoire terminée, Zella pu reposer a pierre au centre du cercle. Elle fut surprise d’entendre à nouveau le bruissement des arbres à l’extérieur, de voir les lueurs tremblotantes de la cabane et les visages de ses camarades. Elle était partie loin dans son conte, qu’elle n’avait en fait jamais entendu de sa vie, contrairement au précédent qu’elle avait raconté. Zella eut un frisson, persuadé d’être sous l’emprise d’un quelconque sort. Toutefois, elle resta coite, et se tourna avec appréhension vers son amie, toujours assise à ses côtés, le visage inexpressif. Si la jeune fille ne parlait pas, le tour reprendrait-il éternellement ?
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Message par : Valens Fenwick, Mer 8 Aoû - 22:51


[HRP Judas n'ayant pas posté après une semaine depuis la fin du post du dernier conteur à s'être manifesté, je considère qu'elle ne postera pas.]

Le Maître des Contes parut satisfait de la prestation de chacun des conjurés. Quand le tour de Judas vint après celui de sa condisciple, elle resta à nouveau pétrifiée. Derrière son masque, le regard du mystérieux personnage s'apesantit sur celle qui brisait le cercle. Il n'émettait aucun son et son visage restait dissimulé. Toutefois, on pouvait sentir émaner de lui un désappointement appuyé.

Frappant deux fois dans ses mains, il s'adressa au cercle d'une voix d'homme juvénile. Son regard fit cette fois le tour du cercle sans s'arrêter sur celle qui l'avait rompu. Visiblement, pour lui, elle n'existait plus.

- Cercle des Conteurs! Cette scéance Ô combien profitable est désormais close. Une autre ouvrira uniquement lorsque la lune mourra et renaîtra à nouveau, reprenant progressivement sa forme actuelle. Vous vous êtes montré à la hauteur de votre devoir et je vous en félicite. Liés, vous êtes dorénavant des artisans du conte. Un jour sans doute, vous en comprendrez toutes les implications. A présent, je vous demande de quitter ces lieux. Très provisoirement pour l'un d'entre vous, plus longtemps pour les autres.

Leur guide d'un soir frappa à nouveau deux fois dans ses maisn et, un à un, tous sortirent de la cabane du garde chasse, y compris ce dernier. Seul Aloys resta faire face qu Maître des Contes. Des murmures s'élevèrent entre eux, dont le garde chasse, avant dernier à sortir, n'entendit que le mot "âme". Lorsque Judas sortit à son tour, quelque chose d'étrange se produisit. Elle commença à vomir de la bile partout autour d'elle. Continuant même après n'avoir plus rien à vomir, la jeune fille finit par s'effondrer inconsciente.

Ceux qui regardèrent ce soir là à nouveau dans la cabane purent constater qu'elle était à présent vide. Nulle trace du Maître des Contes, nulle trace d'Aloys. La session s'était achevé dans un mystère, cependant l'Histoire venait à peine de commencer...

FIN DU RP
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Naoki Ryosuke, Dim 3 Mar - 19:32


___________________________

L'habitation appartient désormais à James Scott,
le nouveau Garde-chasse.

___________________________
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : James Scott, Sam 16 Mar - 20:50


(Vous Pouvez me rendre visite dans ma cabane mais prévenez moi par hiboux!)


Quelques heures avant son arrivée devant sa cabane, on lui avait confié un trousseau de clés toutes plus grandes les unes que les autres. Il s'était placé devant la porte de sa cabane, il essayait une part une les clés en essayant de les rentrées dans la serrures. Au bout des longues minutes d'essais il lui restait plus que deux clés à tester. Il s'avérai que la bonne clé était en fait la dernière. Sur ce coup James n'avait pas de chance, dès qu'il eu fini de tourner la clé dans la serrure, il poussa la grande porte en bois de chêne massif.
A l'intérieur la plus part des meubles étaient fait en bois, ce qui rendait charmant la petite cabane. D'un coté était mis un petit salon avec un canapé. De l'autre une grande table ronde avec quatre chaises. Les meubles de la petite cuisine eux aussi étaient en bois. Dans une autre partie de la cabane qui se trouvait au fond, se trouvait un grand lit. Une belle armoire. James se dirigea d'un pas rapide avec sa valise en main vers le lit. Il posa sa valise dessus et l'ouvra. Il prit ses vêtement, pour les mettre dans la grande armoire, il vida ainsi sa grande valise. Puis il la posa sur le haut de l'armoire.
Un peu fatigué il se prépara un grande tasse de thé, il l'a pris et se posa sur le grand fauteuil. James avait l'air content d'être ici.

-Quelle confortable petite cabane.

James eu un grand sourire, il prit sa tasse et la posa. Puis il se leva et tira les rideaux, à la troisième il vit un grand potager. Lui qui aimait jardiner il allait être combler, il vit de grosse citrouilles.

-Ah je sens que je vais vraiment me plaire ici.

James avait l'air dans son élément ici. Rien qu'a son grand sourire on voyait qu'il se plaisait bien dans sa petite cabane.

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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Invité, Mer 10 Avr - 16:48


{PV avec James Scott}

L'après-midi touchait à sa fin lorsque Solange finit ses cours. Une fois tous les devoirs de la dernière fois récoltés, elle les rangea dans son bureau puis ferma tout. Aujourd'hui, elle devait aller voir l'un de ses collègues. Rien de grave bien sur, mais la jeune femme tenait à savoir comment s'étaient comportées ses deux protégées. Neala et Nikki avait été collé durant un mois et durant un mois, la blonde ne s'était pas préoccupée de leur sort lorsqu'elles étaient avec le garde chasse. Mais depuis la veille, les deux jeunes étudiantes étaient libres et il était temps pour celle qui les avaient collé de venir aux nouvelles.

Prenant la direction du parc puis de la lisière de la Forêt Interdite, Solange arriva assez rapidement près de la cabane du Garde-Chasse. Elle n'avait jamais spécialement parlé à cet homme, mais le moment y serait propice... Toquant à la porte d'un geste sûr et déterminé, la sorcière attendit une réponse. À vrai dire, elle tentait de s'imaginer le genre d'homme auquel elle aurait affaire. De toute façon, tant que ce n'était pas un autre Hugh, tout irait bien...
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : James Scott, Mer 10 Avr - 19:35


On avait frapper à sa porte ça devait être sans doute la première fois depuis qu'il était arrivé à Poudlard. Il poussa le rideau de la fenêtre afin de voir qui frappait à la porte. Il s'agissait de Solange O'Riley il l'avait aperçu quelques fois dans les couloirs mais ils n'avaient jamais eu l'occasion de vraiment se parler. Il se rapprocha de la porte et il tourna la poignet, puis il tira la porte vers sois. Solange était devant lui, juste à la porte en train d'attendre.

-Allez-y entrez !

Il se décala pour la laisser entrer et lui fit un signe de la main afin de lui montrer la chaise. Il ferma la porte quand elle fût entrée puis il s'assied sur une chaise. Puis il se releva aussitôt comme si l'on avait mis une punaise sur sa chaise. Il sortit d'un placard un théière et deux tasses. Il fit chauffer un peu de thé. Puis il sortit un boite en métal remplie de gâteaux et de confiseries. Il remplit les deux tasses de thé et il les posa sur la table tout comme la boite de gâteaux.

-Allez-y servez vous, buvez, si il vous manque quelque chose dits- le moi !

Il bût une longue gorgée de thé et prit un petit gâteau.
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : Invité, Dim 14 Avr - 12:29


La blonde pénétra dans la demeure du Garde-Chasse suite à l'invitation de celui-ci. Comme lui, elle prit place sur une chaise et sourit en le voyant se relever, tel un enfant pris en faute parce qu'il a oublié de faire certaines choses. Aussi elle se retenait de sourire en le voyant s'affairer pour faire ce qu'il semblait être du thé. Au moins, cet homme avait un certain sens de l'accueil, ce qui n'était pas forcément le cas de l'un de ses collègues....

Quoi qu'il en soit, lorsqu'il lui mit une tasse devant elle, la jeune femme le remercia d'un signe de tête avant de prendre une confiserie, toujours sous l'invitation du collègue en face d'elle. Elle se mit à siroter doucement son breuvage chaud, tout en se demandant comment amener la conversation sur les deux collées. Au final, décidant que c'était mieux d'y aller franco, la blonde posa sa tasse avant de prendre la parole.

- Merci de cet accueil Mr Scott. Voilà, je suis venue pour avoir des nouvelles des deux jeunes filles que je vous avais envoyé en colle durant le mois. J'aurais aimé savoir comment elles s'étaient comportées...

Car les deux jeunes filles étaient aussi et surtout des protégées de la professeure, celle-ci les ayant prise sous son aile à la suite de différents événements. Et bien que Nikki ne semblait pas avoir plus que cela besoin d'elle, Solange savait qu'il en allait autrement de Neala. Cette petite Poufsouffle pas si petite que ça avait un passé difficile et elle pouvait partir sur le mauvais chemin au moindre moment, la blonde en avait déjà eu un malheureux aperçu. Aussi avait-elle décidé de la surveiller, tout en prenant soin de cette gamine que la sorcière appréciait.
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Re: [Habitation] La Maison du Garde-Chasse

Message par : James Scott, Mar 23 Avr - 20:34


[Désolé du retard]

- Merci de cet accueil Mr Scott. Voilà, je suis venue pour avoir des nouvelles des deux jeunes filles que je vous avais envoyé en colle durant le mois. J'aurais aimé savoir comment elles s'étaient comportées...

-Comment dire elles étaient énervées, mais pas énervantes !!

Il eu un grand sourire. Il bût un longue gorgée de thé ce qui vida sa tasse en porcelaine. Il prit un gâteau et le mangea en deux trois bouchées. Il se leva et rinça sa tasse puis il la rangea dans le placard. Il tira sa chaise et s'assit, la chaise était bancale ce qui était plus que désagréable.

-Mais elle vont s'en remettre lavé les excréments d'animaux dans la clairière de la forêt interdite. Ce n'est quand même pas si difficile. Mais à en voir la tête qu'elles faisaient elle n'appréciaient pas du tout ce petit boulot!

Il se frotta les mains pour enlever les quelques miettes qui étaient restées.

-Mais j'espère qu'elles n'auront pas besoin de me revoir pour nettoyer cette clairière! Sauf si bien sur elles refont des bêtises je serait la pour les accueillir avec deux balais!

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