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Un petit tour à Venise
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Un petit tour à Venise

Message par : Invité, Dim 25 Mar 2012 - 12:06


Sujet autorisé par Anna Ride

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23, chemin de la Salamandre Grise
Aymeric sirotait tranquillement un café au QG, prêt à partir pour la grande aventure ! Il avait encore une mission aujourd’hui, sauf que cette fois là, il n'allait pas risquer sa vie. C'est pour cela qu'il était aussi tranquille. Le jeune prof avait prévu une petite virée avec sa fiancée pour lui annoncer ça. D'ailleurs il ne savait pas vraiment comment il allait faire. C'était assez délicat à annoncer ce genre de nouvelle. Savoir trouver les mots justes pour ne pas la brusquer, être attentif à sa réaction. En plus avec la grossesse de Luna, le jeune homme avait un peu de mal à prévoir ses réactions. Était-ce vraiment le moment pour faire une telle proposition ? Au fond de lui il savait que oui, sans aucun doute elle était prête maintenant. Il avait demandé à plusieurs personnes, qui comptaient pour lui à présent, et tous s'étaient accordés pour lui dire qu'il pouvait foncer tête baissée. Au fond, avec un enfant, ça allait leur assurer un semblant de sécurité. (Ou pas). Il espérait seulement qu'elle réagirait bien. Qu'elle serait aussi heureuse que lui lorsqu'il avait eut touts ces avis favorables. Bref, maintenant il fallait y aller, le Phénix avait tout prévu pour cette annonce spéciale. Une petite virée en Italie, la ville des amoureux, un hôtel bien côté, un café à 10€ parce qu'il fera beau, bref la grande classe. De quoi passer un bon moment avec la future mère avant de lui faire la demande.

D'un coup de baguette magique, la tasse qu'il avait, plongea dans l'évier pour se laver et se ranger dans le placard. Il sortit ensuite tranquillement du QG, puis transplana vers Pré-au-Lard : L'appartement de Luna. Ils avaient acheté une maison à quelque rues de Lolypop's House, mais ils avaient prévu d’emménager que le week-end prochain. La jeune femme vivait donc encore dans l'appartement qu'elle avait -en théorie- en colocation avec Rily. Une fois dans la rue, il marcha un peu, puis transplana juste devant la porte de l'appartement...

Lolypop's house
Quelques dixième de seconde plus tard, il frappa à la porte de sa bien aimée puis, sans attendre la réponse il entra. Après tout, à part si elle accueillait son amant en plein milieu de la journée, il n'y avait plus qu'elle dans l'appart, alors pourquoi faire des manières ? La jeune femme était prête à partir et semblait attendre Aym'. Comme toujours elle était belle et sa grossesse commençait à se voir très légèrement, pour un œil aguerri... C'est à dire un œil qui a reluqué plus d'une fois les courbes de l'ancienne Serpy. Son ventre avait très légèrement grossi et devenait un ventre de femme enceinte. Le jeune homme s'approcha d'elle, l'embrassa doucement et ne put s'empêcher de caresser son ventre, comme pour s'assurer que c'était bel et bien réel.

    Prête pour un petit saut de puce ?

Il la lâcha quelques secondes le temps d'aller fermer la porte à clé de l'intérieur, puis il reprit une main de la jeune femme en prenant sa baguette de l'autre. Il pensa aux 3D et tous deux disparurent dans un CRAC sonore.




Italie, Venise
Ils atterrirent dans une rue perpendiculaire à la place Saint Marc. Rapidement, le jeune homme vérifia que personne ne les avait vu puis reporta son attention sur la jolie brune. Elle était entière et n'avait subi aucune désartibulation. Tant que le ventre n'était pas touché c'était pas grave. Tout allait bien. Le jeune prof l'emmena rapidement sur la grande place des amoureux sans rien dire. En 2050, la ville avait été restaurée, rendant aux canaux leurs beauté d'autant. Les deux tourtereaux avaient donc la belle Venise qui se dévoilait sous leurs yeux dans toute sa splendeur et sa grandeur. Le jeune homme fut surpris par tout ce qui l'entourait. Ce qui le frappa le plus fut le Palais des Doges. Ses murs blancs magnifiques et sculptés à la perfection le clouait littéralement sur place. Bien qu'étant une ancienne prison, le bâtiment avait été particulièrement bien réalisé et depuis la rénovation qui avait fait disparaitre les marques de la pollution, il resplendissait. Le seul son qui sorti de la bouche du jeune prof fut un "Whoua" admiratif. Il se tourna vers sa fiancée puis posa un bisous sur le coin de ses lèvres avant de lui chuchoter un "Je t'aime" tout en l'entrainant vers un café dont la terrasse était presque pleine. Il s'installa à une table et siffla un serveur. Pendant que Luna regardait les alentours, le sorcier commanda un chocolat liégeois pour Luna et un cappuccino pour lui même. Il ne savait pas vraiment si elle avait des envies à cause de sa grossesse, il resta donc dans le classique en commandant sa boisson chaude préférée. En même temps, l'ancienne Serpy adorait déjà les fraises, les envies de ce type allait donc être difficile à déceler !


En attendant la commande, le jeune homme prit la main de son amie, la regarda dans les yeux avant de lui demander avec un petit sourire joyeux :

    "C'est pas mal par ici non ?" levant un peu les yeux, il continua "Tu ne me parles pas beaucoup de..." il hésita quelques instants puis repris "ta grossesse. Je veux dire, je sais qu'on a encore le temps, mais avec nos boulots, il va sans doute falloir le faire garder non ?" reposant son regard vert sur la belle brune il finit "Il n'y a encore que nous deux à le savoir ?"

Le serveur arriva alors avec son plateau rempli. Il posa le tout sur la petite table un peu bancale avec un sourire commercial. Bien évidemment, la note avait été glissé dans un cendrier. L'ancien Serpy la prit, regarda rapidement le montant, puis déposa des billets d'argent moldu, en laissant un pourboire conséquent au serveur. Dans le monde sorcier, l'argent moldu était incroyablement simple à créer, Aym ne comptait donc pas vraiment ce qu'il dépensait. Loin de lui les soucis d'argent aujourd'hui. Une journée à dépenser sans compter, sous le signe de l'amour mais pas seulement...

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Luna Lovely
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Luna Lovely, Dim 25 Mar 2012 - 12:55


Luna ouvrit les yeux, tapant avec automatisme la place à côté d'elle. Trouvant seulement le lit vide, elle se retourna sur le côté, boudant le manque à côté d'elle. Son fiancé passait presque toute ses nuits à l'appartement, mais cette nuit là, il n'avait pas voulu venir. Il préparait une surprise à sa chérie... La quelle ? Bonne question...La jeune femme finit par repousser la couverture, et se leva, seulement en sous-vêtements... Pas le moins gêné du monde, après tout elle était toute seule, elle se dirigea vers la salle de bain, pour une longue douche...

Une fois sortie, elle s'enroula dans une serviette et repartit dans sa chambre. Elle s'habilla d'une robe un peu longue, lui arrivant au genoux, légère. D'un joli violet clair, il laissait entrevoir son ventre de femme enceinte. Elle vérifia sa valise, faite avec son chéri le jour précédent, puis s'installa dans son canapé... La brune n'attendit pas longtemps, pour voir arriver son homme. Il frappa, et entra directement. Elle se leva, et il l'enlaça pour l'embrasser doucement et tendrement... En rompant le baiser, il glissa ses mains sur son ventre. Luna sourit un peu. Les mains d'Aymeric venait très souvent sur ventre de la jeune-femme...

    - Prête pour un petit saut de puce ?


Luna sourit également. Elle avait hâte de voir ce qu'il lui avait préparé ! Il l’entraîna à l'extérieur, la valise miniaturisée dans sa poche. Le brun la lâcha le temps d'aller fermer la porte, puis prit doucement sa main, tenant sa baguette de l'autre. La future mère enroula instinctivement son bras libre autour de son ventre, juste avant qu'il ne transplane.



CRAC
Les deux amoureux atterrirent dans une ville dans un premier temps inconnu pour Luna. Mais en y regardant bien, elle avait déjà observé ses décors. Ses doutes s'envolèrent en apercevant les canaux... Venise ! Aymeric l'avait envoyé à Venise ! La ville des amoureux, une des plus belle d'Italie ! Elle ouvrit la bouche de surprise. La brunette tenta de tout regarder à la fois, tournant la tête dans tout les sens. Son amour lui, observait bien plus calmement la ville. Il lâcha un « whoua » admiratif devant le Palais des Doges. La jeune femme, elle, s'imaginait déjà sur les canaux, en gondole avec son chéri. Un voyage fabuleux à première vu l'attendait... Le brun se tourna vers elle, puis posa un simple petit bisous sur le coin de ses lèvres, murmurant un je t'aime. La jeune femme en aurait bien voulu plus, mais elle se contenta de continuer son observation des alentours, répondant à son je t'aime d'une voix distraite... Il l'entraina vers une terasse de café, et siffla rapidement un serveur.

La brune n'écouta pas la moindre miette de la commande, toujours subjugué par le décor fabuleux qu'offrait la ville. Elle se tourna vers Aymeric, quand celui-ci prit doucement sa main. Après tant d'années, elle ne pensait pas qu'il pourrait être plus doux qu'avant, mais visiblement elle se trompait. Le prof était de plus en plus adorable... Son regard chocolat se perdit dans le sien, d'un vert fabuleux... Son sourire éclatant accompagna la première parole :

    - C'est pas mal par ici non ?



Le regard vert de son chéri se leva, observa à nouveau les alentours. Luna répondit avec un sourire identique :



    -Oh oui, c'est magnifique !


Il continua, mais dans un registre tout à fait différent.

    -Tu ne me parles pas beaucoup de... Ta grossesse. Je veux dire, je sais qu'on a encore le temps, mais avec nos boulots, il va sans doute falloir le faire garder non ? Il n'y a encore que nous deux à le savoir ?


Luna fronça les sourcils. Le faire garder ? Toute la journée ? Avec des inconnus, qui plus est. Elle pourrait parfaitement le garder au boulot ! Après tout, Edjin pourrait servir les clients quand celle-ci s'occuperait de son enfant... La mère aménagerait un petit coin pour le bébé, dans la petite salle de repos, et si le co-gérant avait quelque chose à dire, elle s'arrangerait pour qu'il accepte. Elle n'était vraiment pas chaude à l'idée de faire garder son enfant... Et puis.. Il n'y avait pas qu'eux deux au courant. Edjin l'avait deviné, et elle l'avait annoncé à Hellyna... Le jeune-homme ne voulait pas que l'annonce s'ébruite ? Pour quelle raison d'ailleurs... Honte d'avoir mit sa copine en cloque ? Elle reprit d'une voix peu assurée.

    - Je ne sais pas trop... Je pourrait l'emmener à la boutique... Mais le faire garder... Sa grimace confirma ses paroles... Et puis... Edjin et Hellyna le savent aussi.



La brune se saisit de la tasse posé devant elle, et se saisit de la cuillère posé avec. Elle commença à goûter la chantilly, et sourit, mutine... La gérante finit par poser la cuillère, pour piquer la boisson de son homme et la porter à ses lèvres. Elle n'était pas fan de café, mais le cappuccino passait assez bien. La petite voleuse but quelques gorgées, avant de reposé la tasse devant Aymeric. Elle reprit la parole doucement :

    -Et sinon... La grossesse se passe bien...


Luna rougit. Ca faisait bizarre de dire ça... Il vivait pratiquement avec elle après tout... Cette question était un peu inutile... Les nausées la prenaient encore de temps à autre... Et elle pensait prendre rendez-vous avec une médicomage bientôt, pour une petite échographie magique. La question lui semblait vraiment... Etrange. La brune posa une main sur son ventre, par automatisme, laissant l'autre sur la table, au cas ou Aymeric déciderait de la prendre. La brunette se mit à sourire toute seule. Un voyage à Venise, en amoureux... Une surprise sublimme, pourtant sans raison ! Son amoureux déposa l'argent moldu dans le cendrier ou avait été glissé la note. Heureusement que les bouts de papiers moldu se reproduisait très facilement dans le monde sorcier, sinon le couple aurait dépenser une petite fortune...

Dans une envie subite, la jeune femme se leva, et s'installa sur les genoux de son amoureux. Elle avait besoin de contacts, et elle était si bien dans les bras de celui qu'elle aimait. La brune nicha son visage dans le creux du cou de son homme, et profita de l'odeur si rassurante de son chéri. Elle y resterait bien pour toujours... Elle eut un flash-back. La sensation rassurante quand Aymeric l'avait rejoint au bar des ténèbres, quand elle était encore toute seule au milieu d'inconnus. Puis l'attaque. Elle frissonna, et se concentra de nouveau sur son fiancé, sur le voyage. Venise était-elle la seule ville qu'ils verraient ?

Elle releva la tête, et embrassa avec tendresse son chéri. Une journée fabuleuse s'annonçait...
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Invité, Jeu 29 Mar 2012 - 21:41


Luna paraissait heureuse aujourd'hui. Elle n'avait pas cessé d'admirer les alentours de la place Saint Marc. La belle jeune femme, dans sa robe violette qui faisait ressortir ses formes fut surprise par les questions d'Aymeric. Elle ne voyait sans doute pas où il voulait en venir et fallait avouer que cette approche n'était pas très subtile venant du jeune homme mais il était dans l'impro totale et mentait difficilement à sa fiancée.

    "Je ne sais pas trop... Je pourrait l'emmener à la boutique... Mais le faire garder... Et puis... Edjin et Hellyna le savent aussi."

Apparemment elle n'était pas vraiment chaude à l'idée de faire garder leur enfant. Cela arrangeait le prof de méta, pour la suite de la conversation. Tranquillement il commença à manger la crème fouettée en regardant tendrement la future mère. Elle arborait un sourire ravissant, malgré la petite grimace qui était passé quelques instants sur son visage fin. Il s'aperçut alors qu'il manquait du liquide dans la tasse. Il n'avait pas vu que l'ancienne Serpy lui avait piqué une rasade de café, tellement il était absorbé par la contemplation des monuments aux alentours.

    "Et sinon... La grossesse se passe bien... "

Le jeune homme passa son bras par dessus la table pour lui prendre la main qu'elle avait soigneusement laissé sur la table, sans doute dans cette optique. Il n'avait pas quitté des yeux la jeune femme, essayant de la sonder. La connaissant par cœur, il réussissait presque à lire dans ses pensées rien qu'en la regardant. Et ce qu'il vit dans ce regard chocolat le troubla. Elle semblait être plongée dans ses pensées, mais celle-ci ne semblaient pas vraiment joyeuse. C'était là ou le presque prenait tout son sens. Il savait que Luna broyait du noir à cet instant mais il lui était impossible de savoir pourquoi. Il passa un regard par-dessus son épaule pour vérifier qu'il n'y avait rien d'anormal derrière lui qui aurait put expliquer cette attitude. Il sentit alors la main de la gérante trembler légèrement. Il eut juste le temps de se retourner et vit sa belle s'installer sur ses genoux. Agissant par automatisme, le futur père l'enlaça tendrement alors qu'elle se nichait dans le creux de son cou. Il ferma les yeux en lui caressant doucement le dos, alors que la jeune femme se détendait enfin dans ses bras. Depuis l'annonce de la grossesse, le couple s'était rarement retrouvé seul en prenant réellement du temps pour eux deux. Ce petit voyage hors des sentiers battus allait leur permettre de se détendre un peu avant le déménagement et d'autres événements qui allaient suivre que la future mère n'avait sans doute pas prévu au programme.

L'ancien Serpy sentit alors sa fiancée frissonner légèrement avant de se redresser pour l'embrasser tendrement. Il n'avait pas vraiment vu le coup venir puisqu'il avait encore les yeux fermés quand elle avait posé ses lèvres sur les siennes. L'attirant encore un peu plus vers lui, il répondit à son baiser avec toute la tendresse qu'il avait... Et contrairement à ce que vous pouvez croire, il en avait en réserve ! Doucement, il rompit le baiser sans rouvrir les yeux immédiatement. Il la serra une nouvelle fois contre lui, puis prit enfin la peine de répondre et ainsi faire dériver la conversation doucement tout en passant une main sur le ventre de Luna :

    "J'avoue que voir... Notre enfant avec une personne totalement inconnue ne me réjouit pas vraiment non plus." Notre enfant, cette expression, pourtant si simple, était difficile à prononcer pour ce futur père qui avait encore du mal à réaliser qu'il y avait un bébé qui grandissait dans ce ventre qu'il caressait "Mais te voir à la boutique avec un bébé ne me rassure pas non plus. A part si un Auror peut veiller sur toi vingt-quatre, vingt-quatre je ne serais pas tranquille". Aymeric lui murmurait tendrement ses mots à l'oreille "Je connais du monde qui pourrait veiller sur vous... Se sont des personnes de confiance et..." plus il avançait, plus il avait du mal à trouver les mots. Il avait beau avoir réfléchi plusieurs jours, la pratique n'était pas aussi simple que la théorie... Tiens marrant, ça lui rappelait drôlement ses cours ça "... Ça te dirait de rencontrer l'une d'entre elle ? Elle pourrait peut-être nous aider, si ce n'est pas le garder..."

Il n'avait rien trouvé de mieux pou l'amener sur le sujet qu'il l’intéressait. Le bébé avait tout de même été ce qui avait motivé Aymeric à la voir les rejoindre. Mais la venue de l'enfant n'était pas la seule raison qui lui avait fait pensé qu'elle pourrait rejoindre son "credo". Car oui, l'Ordre était bel et bien un credo. Croire en un monde meilleur. Croire en la justice. Croire en un monde sans zone d'ombre. C'était ça l'Ordre du Phénix. Il y avait un deuxième critère qui l'avait poussé à la démarché ainsi. La jeune femme avait baigné dans une crainte permanente depuis quelques mois. Lors du mariage d’Éléonore, des Mangemorts avaient débarqué et tués le marié, s'en était suivi une bataille entre les sorciers. Aym' y avait pris part et un Doloris l'avait touché. Luna avait vu tout cela et en était ressortie apeurée. Depuis cet accident, la jeune femme avait énormément interrogé son fiancé et devant son mutisme (forcé par le serment) elle avait développé une haine envers les cagoulés qui avait torturé son copain. A présent, elle souhaitait plus que tout au monde un univers sans mangemort et s'inquiétait pour Aymeric. Mais aujourd'hui, c'était lui qui s'inquiétait pour Luna. Pour son enfant aussi. Comment un enfant pouvait-il se sentir en sécurité quand on savait qu'à Poudlard, où le petit bout ira dans une bonne dizaine d'années, il y avait eut un basilic meurtrier ? Comment grandir dans une réelle insouciance quand des mages noirs rodaient autour de soi ?
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Luna Lovely
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Luna Lovely, Lun 2 Avr 2012 - 19:25


Les murmures de son fiancé la laissèrent perplexe. Pourquoi un auror devrait venir surveillez la jeune mère et son bébé dans la boutique de sucreries ? La suite l'embrouilla un peu plus. Elle fronça les sourcils. Comprenait-il l'ironie de ses paroles aux yeux de la jeune femme ?

    -Tu es entrain de me proposer de rencontrer des femmes avec qui tu passe visiblement beaucoup de temps, et que je ne connais pas, pour qu'elles gardent mon bébé ?

La brune avait appuyé sur le « mon bébé ». Quand elle disait qu'elle ne voulait pas le faire garder par une personne inconnu, ca voulait plus ou moins dire que la mère ne voulait personne d'autre que les deux parents, ou les amis extrêmement proches. Pas les personnes proches d'Aymeric qu'elle ne connaissait pas ! La gérante rajouta d'une voix presque sèche :

    Sans compter qu'il n'y a pas de raisons qu'un auror vienne nous surveillez à Honeydukes.

La jeune femme se rendit compte qu'elle venait de briser ce moment de tendresse entre les amoureux, mais elle était plus ou moins vexée. Son fiancé lui avouait sans aucun scrupules avoir des liens avec des femmes totalement inconnue à sa chérie. Et hormis ça, il allait lui avouer que son enfant aurait un demi-frère dans la soirée ?

Les propos du jeune-homme mirent le doute à Luna, des questions se bousculant dans sa tête après seulement quelques phrases. Pourquoi ne serait-il pas rassuré de la voir seule à la boutique ? Il ne s'en était jamais préoccupé avant ! Sans compter qu'il n'y avait aucune menace sur la jeune femme. Si ? Ensuite, son cher et tendre connaissait du monde, qui soit disant pourrait veiller sur eux. En quoi serait-ils plus aptes à la défendre ? Sans compter que visiblement c'était elle.

La brune grimaça un peu, et rompit l'étreinte tendre de son homme pour retourner s'asseoir en face de lui. Elle ne le regardait pas, prenant simplement sa tasse et fermant les yeux pour boire tranquillement. La fiancée tentait de comprendre les phrases d'Aymeric. Sérieusement, de quoi parlait-il ? Elle ne comprenait plus grand chose, et cela l'agaçait. La belle s'enfonça dans sa chaise, posant une main sur son ventre. Elle se reconcentra sur les alentours, tentant de comprendre, sans grand succès. Luna soupira d'agacement, reposant sa tasse.

L'amoureuse avait toujours été très jalouse, surtout que la beauté mystérieuse du beau brun attirait beaucoup. Donc forcément, savoir qu'il traînait avec plusieurs femmes, ça ne loupait pas, la jalousie lui mordait le cœur. Et pas qu'un peu. La brunette baissa donc les yeux sur sa tasse, et se décida à se taire, au moins jusqu'au moment ou elle obtiendrait de réelles réponses. Si la jeune-femme pouvait transplaner, elle l'aurait d'ailleurs sûrement fait...
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Invité, Mer 4 Avr 2012 - 22:55


Comme prévu, Luna régit assez mal à la proposition d'Aymeric. Sa jalousie prit le dessus, transformant la jeune mère, en Serpentard pure souche...

    "Tu es entrain de me proposer de rencontrer des femmes avec qui tu passes visiblement beaucoup de temps, et que je ne connais pas, pour qu'elles gardent mon bébé ?"
    "Notre" glissa le jeune homme, entendant que sa fiancée avait particulièrement insisté sur le «mon bébé»
    "Sans compter qu'il n'y a pas de raison qu'un auror vienne nous surveiller à Honeydukes."

Allons bon, pile dans le bon sujet ! Cachant sa joie d'avoir mené la conversation plus ou moins comme il le voulait il fit la moue quand Luna se leva pour s'éloigner d'Aym et se rasseoir en face de lui. Jalousie quand tu nous tiens. Il la laissa boire une rasade de chocolat, pendant que lui-même, préférant ne rien dire pour l'instant, bu de son côté en l'observant. Son énervement se lisait sur son visage, mais plus que tout, cette jalousie mordante qui barrait son visage dès qu'il parlait à la gente féminine. Et bien quoi ? Il pouvait bien avoir des collègues féminine non ? Arya, Gloire, Nathalie, Alicia ou même Éléonore il pouvait très bien croiser tous les jours à Poudlard. Elle-même passait plus de temps avec Edjin qu'avec lui, il n'en faisait pas tout un plat ! Doucement, le Phénix reposa sa tasse sur la table sans quitter des yeux celle qui lui faisait face.

    "Tu te rappelles sans doute de l'attaque au mariage d’Éléonore dans l'allée des Embrumes ? Les Mangemorts n'ont pas hésité à attaquer alors qu'il y avait énormément de monde. Ils ne se sont pas arrêtés là, ils attaquent de plus en plus les boutiques... Et j'ai maintenant peur qu'ils s'en prennent à toi"

En fait, il n'avait pas eut d'autre échos d'attaques de sorciers masqués, mais aujourd'hui, il n'était plus à un mensonge près concernant l'Ordre. Le jeune homme se leva à son tour, pour se mettre debout derrière la chaise de Luna. Il posa doucement ses mains sur les épaules de la belle brune pour se pencher et lui faire un bisou sur la joue en lui glissant tendrement.

    "Je m'inquiète juste pour toi... Et ces femmes ne sont que mes collègues ma belle."

Tout en parlant il s'était mis à la masser doucement, pour la détendre légèrement. Il était presque certain qu'elle allait le repousser, mais ça ne lui coutait rien d'essayer. Il en profita pour regarder les formes de son amie. Des formes de femme enceinte à présent. Même si, d'où il était, il avait surtout une belle vue sur le décolleté de la jeune femme, son ventre rebondit le faisait littéralement fondre. Il se rendait compte que la fille qui trainait à Poudlard il y a encore quelques années était bien loin à présent. Il avait bel et bien devant lui une vraie femme. Ce n'était plus la peste immature que tout le monde connaissait à l'école, mais une femme qui faisait sa vie d 'adulte. Une femme, avec un... Homme, un enfant et une maison. Il ne manquait plus que le chien et le poisson rouge pour une famille parfaite.

Seulement voilà, pour une famille parfaite, il fallait un monde où les anges de la mort se faisaient rare dans les rues. Ce n'était pas vraiment le cas par les temps qui court. Sans parler des Aurors qui avaient bien du mal à tout gérer et qui, en plus, prenaient ceux qui combattaient la même cause qu'eux pour des ennemis. A croire qu'on était revenu une centaine d'années en arrière, sous le joug de Voldemort.

Aymeric n'avait pas encore évoqué la cause qu'il défendait aux côtés des Phénix, mais il n'avait pas l'intention de le faire tout de suite. Avant, il fallait que la jeune femme se calme un minimum pour pouvoir lui proposer de voir "ces femmes" comme elle disait. A bien y réfléchir, c'est vrai qu'il y avait très peu d'homme dans l'Ordre à présent. L'ancien Serpy se retrouvait presque seul dans l'organisation. Ce n'est pas vraiment que ça lui déplaisait, mais d'un seul coup il comprenait un peu mieux la jalousie de Luna. Finalement ce n'était peut-être pas une bonne idée qu'elle rejoigne l'Ordre... Sauf que maintenant il était trop tard pour se poser ce genre de question, le processus était enclenché, la marche arrière n'était plus possible. Keira attendait déjà Luna de pied ferme au QG pour l'entrainer au combat. Il espérait de tout cœur que ce n'était pas une erreur.
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Luna Lovely
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Luna Lovely, Mar 10 Avr 2012 - 19:10


Le notre bébé glissé entre des phrases l'agaça un peu plus. La jeune-femme sentait le regard de son bien-aimée sur elle, mais elle ne voulait pas lever les yeux. Pouvait-elle être certaine de sa fidélité ? Après tout, au tout début, c'était un chaud lapin. Jeune adolescent de 18 ans, on pouvait dire qu'ils les enchainaient. Mais après leur mise ensemble réelle, la belle le croyait fidèle. Du moins elle l'espérait. Mais le savoir trainant elle ne savait où avec des femmes totalement inconnues...

La brun enchaîna, parlant d'attaques de mangemorts sur les boutiques. A ce qu'elle sache, aucune n'avait été faite à Pré-Au-Lard, la brune l'aurait apprit. Et la belle n'avait eut aucune nouvelles concernant une quelconque attaque, même sur le chemin de traverse. Et puis surtout, pourquoi un mangemort attaquerait-il une boutique de sucreries ? Soudaine envie de bonbons ?

De plus, la jolie brune trouvait cela quelque peu mésquin de lui rappeller les mauvais souvenirs de l'attaque. La jeune-femme eut du mal à stopper les flash-back. Son fiancé, à terre, son cri déchirant, ses poings blanchis, serrés à l'extrème... Elle garda le silence, attendant seulement la suite, les yeux toujours baissés.

Le professeur se leva, se plaça derrière elle, et posa doucement ses mains sur ses épaules. Il se pencha sur sa bien-aimée et posa un petit bisous sur sa joue, avant de continuer doucement. Des collègues. Mouais. Il commença à la masser, et Luna garda le silence, attendant la suite, si il y en avait une. Apparement non... Tant mieux. La brune le laissa faire, mais prit la parole en murmurant seulement :

    Je ne vois pas pourquoi ils s'en prendraient à moi. Je dirige une boutique de bonbons, c'est pas super influent non plus.

Elle se mordit ensuite la lèvre, mais rajouta quand même d'une voix encore plus basse :

    Et c'est mon bébé...

Après tout, hormis quelques coups de reins bien placé, qu'avait fait le jeune-homme pour l'instant ? De plus, il semblait que le brun ne voyait pas l’intérêt de parler à Luna de sécurité avant maintenant. Seulement à cause du bébé, sûrement. Son fiancé semblait étrange. La brune récupéra sa tasse, sans vraiment se pré-occuper des mains de son chéri sur ses épaules. Elle finit le liquide chocolaté d'une traite, avant de reposer la tasse et... D'attendre.
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Invité, Dim 15 Avr 2012 - 23:14


Il était amusant de mener ainsi la conversation. Aymeric arrivait cahin-caha, à la diriger vers le sujet qui l’intéressait le plus . Luna ne semblait pas vraiment comprendre le comportement de son ami. Les mots couverts, ce n'était pas son truc apparemment !

    "Je ne vois pas pourquoi ils s'en prendraient à moi. Je dirige une boutique de bonbons, c'est pas super influent non plus."

Elle s'arrêta quelques instants, comme si elle hésitait. Qu'allait-elle sortir encore ? Le jeune prof patienta, en continuant de la masser doucement, préférant ne pas la couper dans sa réflexion.

    "Et c'est mon bébé..."

Allons bon, encore un caprice. Le Phénix préféra ignorer la remarque puérile , pour s’intéresser particulièrement au vraie-fausse attaques de mangemorts. Vraies, car il y avait bien eut des attaques à déplorer, fausses parce que dernièrement les cagoulés s'étaient tenus à carreaux.

    "Ce n'est pas l'influence qui les intéresse ma chérie, ils cherchent seulement à faire des victimes. Une boutique défendue par une jeune mère pour eux c'est une cible facile"

Ces mots étaient sortis presque seuls de la bouche du jeune homme, mais au fond, c'était ce qu'il pensait à l'instant T. Des mots peut-être un peu plus dur qu'il ne l'avait voulu, mais après tout cela l'aiderait pour la suite. Petit à petit, les mailles du filet se resserraient sur la Serpy. La petite voix lui soufflant que l’enrôler était une mauvaise idée était maintenant loin. Du moins, il s'était persuadé du contraire. La belle brune reposa sa tasse, tandis qu'Aym enchaina.

    "Si je te parle de ça maintenant, c'est parce que je te pense... Prête"

Le Phénix se plaça alors à côté d'elle, puis mit un genou à terre pour la regarder dans les yeux. Comme ça, il est vrai qu'on aurait pu croire qu'il allait la demander en mariage. Pourquoi pas après tout ? Un enfant, une maison... Le mariage c'était presque logique non ? Le jeune homme balayait ses pensées - somme toute agréable - en prenant les mains de sa futur f... sa fiancée et reprit la parole.

    "Prête à réellement tenir tête aux Mangemorts" il avait particulièrement souligné ce dernier mot "Je dois t'avouer que je t'ai... Menti depuis quelques années" Aym cherchait ses mots. Il n'avait pas le droit de parler directement de l'Ordre, pour éviter les oreilles un peu trop indiscrètes. "Les déplacements ou les absences à répétition, n'avaient rien à voir avec mon boulot... Mon vrai boulot" Plus il avançait dans son discours, plus sa voix se faisait basse. "Moi et... Les collègues dont je t'ai parlé... On est entrainé pour combattre. C'est pour cela que... J'ai réagi au bar des Ténèbres. Je suis formé à ça."


Il laissa ses phrases en suspens, laissant la jeune femme digérée ce qu'il venait de dire. Son fiancé venait de lui dire qu'il lui mentait et ce depuis plusieurs années... Deux ans exactement. Dit comme cela, ce n'était pas énorme, mais deux années, paraissaient des siècles lorsque l'on mentait à la personne qu'on aime le plus au monde. Le jeune homme caressait la main de Luna, espérant ce celle-ci ne s'énerverait pas trop rapidement. Il comptait sur le choc qu'occasionnait la nouvelle, pour avoir le temps d'exposer toute la situation avant l'explosion.

    "Et si je t'ai menti aussi longtemps... C'est parce que je n'ai pas le droit d'en parler à ceux qui ne font pas parti... Du groupe. Encore aujourd'hui, si je prononce le nom du groupe devant toi, je meurs sur le champ."

A présent, le prof de Poudlard murmurait ses mots. Il avait même un ton implorant, pour lui faire comprendre ce qu'il avait ressenti pendant ces années. La souffrance qu'il éprouvait en rentrant de mission, parfois blessé, lui racontant qu'il avait reçu un mauvais coup d'un élève perturbateur, ou autre c*nnerie dans ce genre. La tristesse engendré, lorsqu'il ne pouvait pas partager les bons moments passés au QG. Les fous rires avec les autres Phénix, les potins qui circulaient au QG... Tout cela, il ne pouvait pas lui en parler et pourtant c'était le principale de sa vie. Il passait parfois bien plus de temps avec les Phénix qu'avec Luna. Le jeune homme s'en voulait dans ses moments, il refusait même d'avouer qu'il s'était vraiment amusé pendant ces journées, même si ce n'était pas le but premier.

    "Si j'avais pu t'en parler, je te promets que je l'aurai fait, mais..."

Sa voix se cassa. Ce n'était pas l'émotion, mais encore une fois, il ne pouvait pas dire qu'il était sous serment inviolable. Il lui avait dit le maximum... A présent, Luna devait accepter de voir Arya, la chef des Phénix. Dans le cas contraire, il devrait effacer cette conversation de la mémoire de la jeune fille et continuer à lui mentir. Non, elle allait accepter, il n'y avait pas d'autre solution. Aymeric glissa une main dans sa poche pour prendre un papier, sur lequel était marqué un nom ainsi qu'un prénom. "Arya Wolf".

    "C'est la personne à contacter si tu veux en savoir plus... Moi j'ai fait ce que je devais à faire."

Il aurait voulu rajouter qu'elle n'avait pas le choix. Que maintenant qu'elle était dans la confidence elle était obligé d'aller jusqu'au bout, mais il avait suffisamment menti, Aymeric ne voulait plus lui mentir maintenant. D'ailleurs, trois mots lui vinrent à l'esprit et sans réfléchir, ces mots franchirent ses lèvres toujours sur le même ton...

    "Veux-tu m'épouser ?"


Dernière édition par Aymeric Burton le Mar 1 Mai 2012 - 13:19, édité 1 fois
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Luna Lovely
Serpentard
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Luna Lovely, Dim 29 Avr 2012 - 18:26



Luna ouvrit la bouche de surprise devant le ton adopté par Aymeric dans sa réponse. Elle la referma bien vite, vexée. Il reprit la parole assez vite et quelles paroles...


    Si je te parle de ça maintenant, c'est parce que je te pense... Prête

Prête ? Prête à quoi exactement ? Ca n'avait aucun sens. La jeune-femme n'eut pas le temps de réagir qu'il quitta son dos, s'installa prêt d'elle et mit un genoux à terre. Luna reprima un hoquet de surprise. Il n'allait quand même pas la demander en mariage, après ce semblant de dispute ? Et surtout après avoir parlé mangemort, si ?


    Prête à réellement tenir tête aux mangemorts.

Le jeune homme avait insisté sur le mot mangemort... Luna n'eut qu'une seule réaction : « What the f*ck ? » Elle eut de la chance, ses mots ne franchirent pas sa bouche, alors qu'Aymeric continuait :


    Je dois t'avouer que je t'ai... Menti depuis quelques années.

Une seconde fois, le mot «What» résonna dans la tête de la brune. Comment ça, il lui avait mentit depuis quelques années ? Aymeric devenait de plus en plus étrange, alors que Luna hésitait à enlever sa main tout de suite.


    Les déplacements ou les absences à répétition, n'avaient rien à voir avec mon boulot... Mon vrai boulot. Moi et... Les collègues dont je t'ai parlé... On est entrainé pour combattre. C'est pour cela que... J'ai réagi au bar des Ténèbres. Je suis formé à ça.

Stop, pause, il se foutait d'elle là ? Lui, entrainé à combattre ? Formé à réagir aux mangemorts ? Et il lui avait mentit toutes ces années ? Il passait son temps avec des sortes de... Gens super entrainés à défoncer du mage noir ? La brune sentit les larmes afflués à ses yeux, malgré qu'elle pensait que cela n'était qu'une bonne blague. Il lui mentait, et ce depuis longtemps... Comment pouvait-elle lui faire confiance pour autre chose ? Le bébé qu'elle portait, il avait peut-être des frères et sœurs, et elle n'était peut-être pas la seule à qui il disait je t'aime !


    Et si je t'ai menti aussi longtemps... C'est parce que je n'ai pas le droit d'en parler à ceux qui ne font pas parti... Du groupe. Encore aujourd'hui, si je prononce le nom du groupe devant toi, je meurs sur le chant.

Luna eut du mal à le croire. Tout ça semblait être du n'importe quoi. Elle avait la gorge serrée, comme à chaque fois qu'elle se retenait pour pleurer. Elle plongeait ses yeux dans ceux verts d'Aymeric mais eut l’impression de ne voir que ceux d'un inconnu. Un inconnu qui l'avait mit enceinte...
    Si j'avais pu t'en parler, je te promets que je l'aurai fait, mais...

Mais tu n'es même pas capable de t'expliquer... Luna pensa cette phrase avec mordant. Elle retenait tant bien que mal ses larmes salées, alors qu'Aymeric glissa dans sa main dans sa poche. Pour sortir sa baguette et s'enfuir ? Non. Il sortit simplement un bout de papier, comportant deux mots. Un nom et un prénom.
    C'est la personne à contacter si tu veux en savoir plus... Moi j'ai fait ce que je devais à faire.

Luna garda le silence suite à cette phrase, fixant simplement le petit bout de papier. Elle distingua le nom. Arya Wolf... Sa professeur de défense... Tous les profs de Poudlard faisait-il partit de cette organisation dont parlait Aymeric ? La jeune femme subissait ce silence oppressant, tout en fixant ce petit bout de papier... Mais son... Fiancé reprit la parole :
    Veux-tu m'épouser ?

Luna leva la tête vers lui. L'épouser ? Elle l'avait toujours voulu depuis le début de leurs relation. Mais maintenant qu'il savait que tout n'était que tissus de mensonges depuis plusieurs années... Pourquoi accepterait-elle ? La gérante ne dit rien. Elle se saisit du petit bout de papier, le froissant dans sa paume, mais comptant tout de même le garder. Elle se leva, laissant Aymeric à terre, puis murmura d'une voix faible, regardant l'alentour sans rien voir, les yeux dans le vide.
    -Ramène moi.


Elle n'avait plus qu'à attendre...
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Invité, Lun 7 Mai 2012 - 19:05


Bon vu que tu n'édite pas je clôture rapidement ^^
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Luna ne réagit presque pas quand Aymeric lui fila le papier avec le nom de la chef des Phénix. Elle eut encore moins de réactions quand celui-ci la demanda en mariage. Pas très étonnant vous allez me dire, la Serpy avait un caractère de cochon et des nouvelles comme ça, il était évident qu'elle réagisse mal. Elle allait sans doute comprendre la mesure de ses paroles quand elle aurait fait sa formation. Si jamais elle la faisait bien entendu. Tout ce qu'elle fit se résuma à froisser le petit papier et prononcer deux mots. Le jeune homme se dit un instant qu'il n'était pas obligé de l'écouter puisqu'il était le seul à avoir son permis de transplanage. Il se releva alors, pour s'asseoir sur le rebord de se chaise et poser un instant son regard vert sur sa fiancée. Elle semblait ne plus vouloir prononcer un seul mot. Bon tant pis, il n'avait pas le choix, elle était capable de rester planté là pendant des heures

Le jeune homme se mit alors à côté d'elle pour lui prendre la main fermement et sans un seul mot et transplaner dans la rue Pré-au-Lard, après avoir vérifié que personne (ou au moins le minimum) ne les regardait. Volontairement, il n'avait pas cherché à atterrir prêt de Lolypop's House. Aym' avait préféré laisser Luna à plus d'un kilomètre de chez elle, au moins elle aurait le temps de réfléchir ! Puis, toujours sans rien dire il transplana une nouvelle fois, le plus proche possible de Poudlard, pour rejoindre ses logements de fonction d'un pas rapide. Une fois arrivé, il s'effondra dans son lit et laissa couler les larmes qu'il retenait depuis la fin de la conversation. C'était la première fois qu'il pleurait réellement à cause de Luna. Une première qu'il espérait être la dernière... On disait parfois, que certain jours, il fallait mieux ne pas se lever, plutôt que vivre cette journée, celle-ci en faisait partie. Son réveil aurait mieux fait de ne pas sonner aujourd'hui. Le jeune prof, une fois un peu calmé enfourcha son balais pour prendre une grande bouffée d'air et surtout se changer les idées. Loin de Luna, loin des soucis, loin de tout. Pendant quelques instants...

Le vent qui cinglait son visage sécha une bonne fois pour toute et il commença à faire quelques pirouettes. 180°, lâcher de balais en plein vol, frôler le sol à la réception... A chaque instant (ou presque) il manquait de s'écraser au sol, mais au moins il ne pensait plus à l'incident de Venise.
___________________________________________________________________________

Fin du RP, vous pouvez poster à la suite !
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Zepheryn Belkoven
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Zepheryn Belkoven, Jeu 5 Juil 2012 - 23:11


PV Aloys Riverside & Zepheryn Belkoven

Léger tremblement. Respirer, inspirer.

Tu vas pas creuver, tout va bien.

Les masques tombèrent. Zepheryn hurla, à la mort. Tous les passagers l'observaient, les yeux ronds. Non, trop de mauvais souvenirs. Elle n'aimait pas l'avion. Elle en avait une peur bleue. Elle ne supportait pas ce conduis. Trop petit, trop esséré, tous ces gens proches d'elle. Elle voyait cette coque l'oppresser, les parois de l'avions l’enserrer. Non seulement Zepheryn était-elle claustrophobe, mais en plus de cela avait-elle toujours eu peur de mourir dans un endroit pareil. Elle avait trop de fois rêvé de crashs et de la vie qui vous échappe entre les doigts tandis que votre âme et votre corps se gèle dans la chute fatale. A présent la jeune femme se mordait la lèvre afin de ne pas d'avantage inquiéter les présents passagers. Les masques de survies venaient de tomber à l'instant, tandis que l'avion descendaient, arrachant des haut-le-coeur violents à l'ex-Serdaigle.

Vite, par Merlin ! Si je dois mourrir, faites-le vite, achevez-moi, je me sens partir, murmura-t-elle, ses lèvres tremblantes.

Son voisin l'observa étrangement, s'écartant quelque peu de la jeune femme pâle comme un linge. Le pilote annonça l’atterrissage. Tout trembla. Surtout elle. Elle tremblait des pieds au nez. j'invente des expressions I know Elle ferma les yeux, son sac serré entre ses pieds, ses mains s'égratinant contre le siège de devant. Elle se sentait voler - oui voler -, son coeur rebondir. Puis une secousse terrible fit tout le monde se cramponner avec force à son siège. Zepheryn retomba en arrière, la tête se cognant contre le coussin. La terre ferme. Enfin. Elle était là. Vivante. Saine et sauve ! L'avion roula encore quelques mètres avant de s'arrêter. Quelques italiens applaudissaient à tout rompre, heureux de retrouver leur pays. La prochaine fois, elle prendrait le train, quitte à passer des heures de plus.

Décollage terminé, bienvenue en Italie. La température est de 35 degrés, et le grand carnaval vous attend à bras grands ouverts au dehors. L'équipe air bip vous souhaites une agréable journée ensoleillée pleine de couleurs et de mystérieux masques.

Les jambes quelque peu secouées, la jeune femme se leva, bouscula tous ceux qui lui barraient le chemin, et sortit la première. Elle inspira avec force l'air, cet air chaud, bon, l'air, l'oxygène. Elle retrouva toutes ses couleurs. Ses pensées avec. Les raisons qui l'avaient poussées à quitter l'Angleterre pour ce petit séjour. La raison première, prendre l'air. La raison véritable ? Parvenir à reprendre son Aloys. Aussi simple que ça. Elle avait réussi à prendre une décision. Elle était parvenue à fronder ses peurs. Oui, ses peurs. En le quittant, inconsciemment l'avait-elle fait par peur. Leur couple allait bien. () Elle sentait des sentiments étranges naître en elle, à l'en faire mal à la tête, à l'en faire peur et à sans cesse s'interroger. Si bien qu'elle finit par se sentir mal, qu'elle finit par s'en vouloir alors que ces sentiments-là devaient un jour l'ébranler. Ils l'ébranlèrent, certes, mais peut-être son coeur n'était-il pas suffisamment prêt à cela. En s'y remémorant, elle se trouvait stupide. Elle se revoyait, là, le regarder dans les yeux et lui dire qu'elle n'était pas certaine de l'aimer. Quelle idiote... Elle se sentait trembler à l'y penser. Deux mois passé loin et à la fois proche de lui l'avait rendue dingue. Dingue de... Lui. Elle s'en voulait. Pouvait-il l'entendre ? Pouvait-il imaginer comme elle regrettait d'avoir prit cette décision ? Elle pensait avoir suffisemment réfléchit. C'était simplement puéril. Elle s'était sentie... Prendre une décision sans suivre son coeur, prendre la décision d'une autre. Elle avait vu dans ses yeux comme il avait eu mal. Et elle était partie. Revêche. Il avait eu mal... Son Aloys. A elle. Elle revoyait ses yeux, ses yeux fabuleux, son visage irresistible. Elle voyait des vautours s'emparer de son amour. Des belles filles charmer son trésor. Elle les voyait, elle les sentait, les pressentait... Elle le savait. La jeune femme descendit les marches, tête haute. Comme si sa faiblesse s'était évaporée. Elle était là, de retour, la véritable Zepheryn. Prête à rattraper les bêtises qu'elle avait commises... Et elle était prête à absolument tout afin de reconquérir son amant.

* *
*

Deux jours s'étaient écoulés. La jeune femme s'était prit un hôtel bon marché à quelques kilomètres du centre de Venise, si bien qu'il lui fut possible de découvrir quelque peu les environs, de repérer les endroits intéressants et les coins merveilleux. Elle parlait mal la langue, cependant la plupart des habitants parlaient anglais ce qui était pratique. Elle prit cependant grand plaisir à apprendre la langue à force d'entendre les uns et les autres parler. Elle enviait ces gens de cette vie, sans ignorer la pauvreté qui y régnait. Elle les enviait pour leur soleil, leur merveille, leurs barques, leurs masques, leur musique fabuleuse, leurs plats sublimes. Le temps était venu à présent d'accomplir ce qu'elle avait mit au point. La jeune femme, assise sur son lit, tenait entre ses mains Hermès, sa chouette harfang. Cette dernière hululait doucement, observant sa maîtresse avec une certaine tendresse s'atteler à écrire à son bien-aimé.


Mon cher Aloys,

J'espère que tu te portes bien.
Tu trouveras cela peut-être fou à lier, cependant j'ai quelque chose de très important pour toi qui relève de ta vie. Je me suis arrangée avec Emma pour le bar. Suis mon conseil, prends ce billet d'avion et suis la destination que je te propose. Arrivé à l'aéroport, prends le bus A78. Quelqu'un t'attendra au terminus.

Bien à toi,
Zepheryn.



La jeune femme hésita à lui laisser une marque de son nouveau rouge à lèvre rouge sur le bord du papier, mais finalement y renonça. La lettre paraîtrait moins officielle, si bien qu'elle se força d'un oeil attristé de glisser le billet d'avion ayant pour destination Venise - Marco Polo dans la lettre et d'attacher cette dernière aux pattes de son fidel compagnon. Le " bus en question " n'existait pas. A la place, des barques avec des numéros attendaient les passagers descendants de l'Aéroport. L'une des barques, évidemment, avait l'insigne A78 gravé en son centre. L'homme le conduisant avait reçu des instructions de sa part. Il savait où il devait mener le bel homme de haute taille, aux cheveux ondulés bruns et au regard merveilleux. La lettre parviendrait en temps et en heure à son destinataire, Hermès était une pro. Il ne raterait pas son avion. Et la jeune femme avait bien tout calculé afin que le jeune homme arrive à l'heure du déjeuner au point de rendez-vous. La jeune femme observa sa chouette s'envoler, loin dans les airs. Aloys... Et s'il ne venait pas ? Et s'il avait autre chose à faire que venir... Quelle folle à lier elle était. Ses yeux légèrement humide contemplèrent le soleil se décliner doucement. Pourquoi n'était-il point là à l'observer avec elle ? Sans doutes parce qu'elle avait fait tout planter, parce qu'elle-même avait été stupide. Peut-être auraient-ils eu leur voyage d'amoureux à deux, ici, si tout avait été bien. Mais au moins cette " rupture " avait-elle apprit quelque chose à la jeune femme. Elle était amoureuse. Et pour de vrai. La jeune femme s'allongea sur son lit et s'endormit, les larmes s'éteignant sur sa peau.

Zepheryn s'éveilla, lentement. Presque paisiblement, avant de se remémorer que cette journée allait être capitale... Elle en eut un noeud à l'estomac. Elle se sentait passer ses ASPICS. Certes allait-elle passer un examen. Mais il n'allait pas s'agir de tester ses capacités magiques mais de voir si elle avait laissé une trace dans le coeur d'Aloys. La jeune femme se leva, en vitesse et se prit la plus longue douche de sa vie, bouillante tandis que le temps au dehors montait tout en chaleur. Sitôt terminée, elle se prépara longuement, se pomponna, se maquilla, éclaira ses lèvres du nouveau rouge à lèvres, et prit plus d'une heure à choisir quels habits elle mettrait. Elle se choisit enfin une robe rouge lui arrivant aux genous, toute légère dévoilant une de ses épaules et par la même occasion le bronzage qu'elle s'était fait en deux jours - la jeune femme bronzait en effet assez facilement. Ses ballerines enfilées, ses cheveux détachés, son parfum à la vanille vidé sur elle, la jeune femme - enfin - se jugea prête à sortir. Zepheryn marcha un temps qui lui parut durer des heures entières tant son impatience grandissait, son anxiété avec. Allait-il venir ? Qu'allait-il dire en la voyant ? Qu'allait-elle lui dire ? Qu'allait-il se passer ? La jeune femme tentait de se calmer tout en s'approchant du lieu qu'elle avait prit tant de temps à choisir. L'ambiance était de mise, le carnaval était l'évènement clef durant toute une semaine de toute la ville. Les hommes, les femmes, même les enfants se déguisaient, jouaient ensemble, dansaient prêt des musiciens, riaient ensemble. Certains couples se courraient après. La jeune femme sortit de son sac un masque qu'elle avait trouvé sublime, or pur orné de dorures et de motifs rouges vifs accordés avec sa robe. La jeune femme s'en recouvrit le visage. L'on voyait seulement ses grands yeux bleus. D'épais morceaux de tissus or et bordeaux avec quelques plumes élégantes recouvraient le haut de sa chevelure, où des petits grelots retentissaient.

Spoiler:
 

Il était à présent impossible de reconnaître la brésilienne. Elle souriait. Intérieurement, naturellement. Elle espaça ses cheveux, recouvrant à présent ses épaules dorées. Restait à savoir si lui la reconnaîtrait ou non. La jeune femme sautilla légèrement, se mêlant à la foule, avant de s'asseoir sur un muret face à l'eau miroitante de la ville engloutie. Il allait arriver. D'une minute à l'autre. Elle voyait au loin arriver une barque. Elle pu reconnaître le vieil homme qu'elle avait payé. Mais elle n'eut pas la chance de là où elle était assise de découvrir si Aloys y était bien... Elle sentait des frissons lui foutre la chaire de poule.

C'est pas le moment, non non, peau, redevient lisse, douce. Tout doux...

La jeune femme se releva, fière, et attendit, les cheveux dans la brise chaude et sous le soleil ardent de l'été.
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Franck Stein
Serpentard
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Franck Stein, Sam 7 Juil 2012 - 2:09


Aloys grattait les cordes de la guitare ; il était affalé sur le fauteuil blanc de sa chambre, au repaire des ténébreux. La nuit était tombée depuis un bon moment. Personne, hormis le jeune homme, n’était présent dans la maison. Kyara et Emma étaient de service au Bar ; Zeph quant à elle…était…mais Aloys ne préférait ne pas y penser. Et lui. Lui, Il gisait là depuis on ne savait combien de temps. Au fil des heures, ou des minutes, son esprit s’était perdu quelque part dans les méandres des souvenirs, des sentiments et des émotions que lui procuraient les notes de musique. Il y avait en lui une fatigue infinie qui, lourde comme du béton, l’assommait. Un mal de crâne, telles des percussions de batterie, lui percutait le corps tout entier.

Il soupira. Se leva. Posa la guitare sur l’un des poufs placés près de la petite table basse. Il s’étira. Aloys ressentit beaucoup de bonheur à cette action ; ses muscles détendus lui faisaient un bien fou. Il bailla. Passa une main sur ses yeux embués par des larmes de fatigue qui venaient d’apparaitre. Il vit son visage dans un miroir. Ses boucles divaguaient dans tous les sens. Un peu à l’image de sa vie. Surtout depuis quelques semaines. Bref. Soupir. Encore une fois. Il marchait dans la salle à la recherche d’une quelconque activité pour occuper sa soirée. Malgré la fatigue, il n’avait pas envie de dormir. Pas encore. Il se dirigea vers la platine qu’il s’était acheté il y a peu de temps. A bon prix en plus. Le doux avant son qui annonce la chanson envahit la salle, et les premières notes de musique se mirent à danser sur le silence qui emplissait la salle depuis quelques secondes.

Aloys fermait les yeux pour accueillir la chanson, et la voix de Gainsbourg.

Je sens des boums et des bangs
Agiter mon coeur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A pleurer les larmes dingues
D'un corps que je t'avais donné


Tous les muscles de son corps toussèrent. Il était prisonnier entre deux états. Celui de se laisser entrainer par les belles mesures instrumentales, et celui de tout fracasser pour ne plus écouter les paroles. Mais il ne fit pourtant rien.

J'ai sur le bout de la langue
Ton prénom presque effacé


Zeph…


Tordu comme un boomerang
Mon esprit l'a rejeté
De ma mémoire, car la bringue
Et ton amour m'ont épuisé.

Je sens des boums et des bangs
Agiter mon coeur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A s'aimer comme des dingues
Comme deux fous à lier.


Zeph…les souvenirs affluaient dans le cœur du jeune homme. Ptin, faut que je fume. Et tout de suite. C’était la seule chose qu’il voyait pour empêcher ses ardeurs nostalgiques le prendre d’assauts et de l’enfoncer dans une dimension de laquelle il lui était impossible de revenir. Il cherchait ses cigarettes nerveux, où est-ce que je les ai foutu bordel ! Ces mains tremblaient, il avait besoin de sa dose de nicotine pour éloigner l’amour pour la jeune femme, amour dont il dépendait depuis le premier regard. Il ne pouvait pas vivre sans elle. Il le savait, mais faisait tout pour ne pas se l’avouer. C’était en vain bien sûr. Elle lui manquait chaque jour un peu plus.

Il allumait enfin une cigarette, et la respire de tous ses pauvres poumons. Légère satisfaction. Mais très rapidement, l’effet n’était plus assez fort. Et en plus, ces cauchemars commençaient à surgir également. Sa mère qui mourrait. Son père qui mourrait. Et son oncle qui riait de son meurtre infâme. Tac, tac. C’était le bruit des talons d’Aloys sur le plancher de sa chambre. Il tournait autour de la table, à la recherche de quelque chose pouvant l’aider à faire abstraction de ses démons. Laissez-moi tranquille Mer** ! Aloys savait qu’il avait besoin plus que d’une simple cigarette. Mais quoi ? Il n’avait rien sur lui de plus puissant ; et à sa connaissance, personne dans la maison n’avait appartenance de telles choses. Il ne pouvait pas se permettre de fouiller dans les affaires de ses amies. Ptin, ptin, ptin, ptin !, rageait-il intérieurement. La fiole de folie que le professeur Matthews, professeur de Botanique, qu’elle leur avait injecté, en guise de cours pratique, lui revint à l’esprit. Voilà ce qui lui fallait ! Une fiole de folie ! Le jeune sorcier se précipitait vers son sac, espérant avoir pris le manuel de potion pour lui permettre de réaliser la dite préparation. Mais que nenni, il l’avait laissé à Poudlard ! Bah oui évidemment ! Dans ses étagères peut-être ? Il l’esperait grandement ! Surtout pour les bouquins qu’il venait d’apercevoir sur son lit et qui, en cas de mécontentement, allaient finir écraser contre le mur…

****

Fouuuuuu

La fumée transperçait la nuit. Et une autre cigarette se tarissait à son tour. Aloys avait bien trouvé son livre de potion ; mais rien à l’intérieur ne lui expliquait comment faire la préparation de la fiole de folie. Il avait décidé alors, dans un acte de frustration, de monter sur le toit de la maison, pour y crier. Mais, alors qu’il s’apprêtait à le faire, quelqu’un vint à son encontre. Une chouette plus précisément. Son cœur battait à la chamade. Le jeune sorcier, assis en tailleur sur le toit, avait tout de suite reconnu la créature. C’était Hermès. La chouette de Zeph…et elle lui apportait une lettre. Une lettre qu’Aloys, pompant plus intensément sa cigarette, ouvrit délicatement.[/color]

Mon cher Aloys,

J'espère que tu te portes bien.
Tu trouveras cela peut-être fou à lier, cependant j'ai quelque chose de très important pour toi qui relève de ta vie. Je me suis arrangée avec Emma pour le bar. Suis mon conseil, prends ce billet d'avion et suis la destination que je te propose. Arrivé à l'aéroport, prends le bus A78. Quelqu'un t'attendra au terminus.

Bien à toi,
Zepheryn.


Aloys regardait le billet…Venise…allait-il y aller…. ? Allait-il prendre ce risque ? Qu’allait-il faire ?

****


Décollage terminé, bienvenue en Italie. La température est de 37 degrés, et le grand carnaval vous attend à bras grands ouverts au dehors. L'équipe air bip vous souhaite une agréable journée ensoleillée pleine de couleurs et de mystérieux masques.

****

Le bus A78… ? Aloys venait de se rendre compte qu’il était assez idiot d’avoir pensé qu’un bus l’attendrait à son arrivée. Il était surtout idiot de l’avoir cherché du regard ! Venise était une ville sur l’eau ! Les transports ne faisaient que par les pieds, ou par bateau. Cela voulait donc dire qu’un bateau l’attendait. Pendant plusieurs minutes qui lui parurent interminables tant il se sentait angoissé par la situation, Aloys finit néanmoins par trouver la gondole en question, car il s’agissait d’une magnifique gondole, dans laquelle patientait un vieux marin. Le jeune sorcier s’approcha.

    -Excusez-moi…, il s’agit bien de la gondole A78 ?
    -Si, si, c’est vous alors ! Montez, Montez je vous en prie !, dit-il avec un accent italien très prononcé.
    -Mer…merci, répondit simplement le jeune homme en montant dans la petite embarcation, non sans difficulté. C’était que les remous s’amusaient à la faire tanguer, légèrement certes, mais toute de même !, ce n’était jamais très rassurant.


Une fois à bord, assis, bien installé, d’une immense pagaie, son conducteur fit avancer la gondole vers celle que son cœur voulait à tout prix revoir, sentir. Son cœur appelait celui de Zeph avec tant de force que le jeune homme avait l’impression qu’il finirait par sortir de sa poitrine pour le rejoindre. Aloys regardait le ciel défiler dans l’eau de Venise. Ciel qu’il n’avait pu admirer lorsqu’il volait dans ses bras, endormis durant tout le voyage. La nuit avait été courte.

La lettre l’avait électrisé d’une excitation sans précédente. A vrai dire il n’avait pas pu dormir de la nuit, se ressassant sans cesse les mots de sa belle, les souvenirs, et le pourquoi de leur situation plus qu’étrange. Zeph avait voulu faire un break alors qu’il vivait le parfait amour. Aloys savait qu’elle l’aimait. Mais s’il avait accepté la décision de la jolie brune, il n’avait pu la comprendre. Il lui en avait tellement voulu. A elle. A tout le monde d’ailleurs. Des jours entiers à se morfondre dans les dédales de ses sentiments, à ne plus savoir quoi penser de tout cela. Peut-être cela était-il mieux… ? Peut-être cela était-il mieux pour tout le monde. Mais pas pour lui !, et pour une fois, Aloys ne s’était pas privé de faire savoir son mécontentement. Quelque chose s’était cassée en lui lorsque la jeune femme décida de l’abandonner. Il l’aimait tout simplement. En outre, le pire dans tout ça, fut la nomination au rang de serveuse de Zeph au bar, et de sa présence dans la maison du personnel, dans l’allée des embrumes. Le jeune sorcier s’était senti si proche et si loin d’elle. Quelle sensation affreuse. Et voilà, qu’en cette magnifique journée, il allait la rejoindre. Jamais il n’avait autant été stressé et apeuré. C’était quelque chose de très différent de ce qu’il avait pu vivre jusqu’alors. Mais si la jeune femme ne le faisait pas venir pour recoller les morceaux ? Et si elle lui annonçait que tout était terminé ? Si elle ne voulait plus de lui ? Si elle avait rencontré quelqu’un d’autre ? Plus les minutes le rapprochaient de la jeune femme, plus il était déchiré entre partir et rester. Partir, rester.

    -Vous, vous déguisez pas M’sieur ? L’interrompit l’homme.
    -Pardon, pourquoi se déguiser ?
    -Bah c’est le carnaval à Venise aujourd’hui, tout le monde met un masque, un costume !
    -Tout le monde vous dîtes ?,répondit Aloys, un nœud en plus au ventre.
    -Bah oui ! C’est le jeu !
    -Ramenez-mo à l’a…


Trop tard. Les berges n’étaient plus qu’à quelques mètres. Bon dieu, bon dieu ! Comment allait-il s’en sortir ! Il était presque convaincu que Zeph allait le jeter !, et il n’avait aucun déguisement, ce que la jeune femme avait surement prévu ! Il était complètement démuni ! Bon dieu ! Bon dieu ! Que pouvait-il bien faire ! Hormis paniquer…

    -Vous descend…MONSIEUR !


Monsieur, qui venait de disparaitre sous les yeux du marin. Sans réfléchir, le jeune sorcier s’était camouflé grâce au sort Kaidem. Toutefois, le marin l’avait vu de ses propres yeux et il n’en revenait pas !

    -Il a disparu comme ça ! S’écriait le marin, alors que des gens s’attroupaient autour de lui.
    -Ouai je l’ai vu aussi ! Commença un autre moldu !
    -Comment il a fait ça !


Mais Aloys s’en fichait foutrement bien, tout ce qui comptait pour lui s’était-elle. Il se leva, faisant basculer légèrement la gondole sous les exclamations des gens autour, et arriva sur la terre ferme ; cherchant des yeux sa belle, son amour, celle dont il avait tellement peur, celle qu’il l’aimait. Ou es-tu Zeph…
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Zepheryn Belkoven, Dim 8 Juil 2012 - 1:20


Elle voyait la gondole arriver peu à peu. Chaque geste du marin la faisait tressaillir d'impatience. L'eau se brouillait à son passage. Lentement, la barque approchait. Le petit moyen de transport se décala légèrement, laissant découvrir... Un homme. Un homme grand, aux cheveux bruns et bouclés, dont le soleil resplendissait tant le soleil était submergeant. La jeune femme sentait son coeur rebondir. Elle voulait sauter partout. Hurler " Mon amour, je t'aime ! ", sauter dans l'eau et nager à lui, le prendre dans ses bras, caresser son visage, tapoter ses joues, rire prêt de lui. Faire les enfants, retourner en enfance à deux. Faire des bêtises comme jamais ils n'auraient osé. Elle se sentit prendre des couleurs sous son masque or et écarlate.

I want you so bad.

Honey, I want you.

Le marin sembla échanger quelque paroles avec l'individu. Il ne semblait pas l'avoir reconnue, et c'était tant mieux. Elle pourrait mettre son plan à l'action. Elle avait bien plus d'un tour dans son sac... La jeune femme se recula quelque peu, ne perdant cependant pas de vue le petit bateau s'approcher d'avantage. Cependant tandis que la jeune femme tournait la tête, un court moment d'inatention suffit à stupéfaire la jeune femme. Aloys n'était plus dans le bâteau. Il avait, semble-t-il... Disparut ? Etait-il tombé à l'eau ? Rien ne semblait laisser envisager une telle idée. Le marin semblait également en proie à la stupéfaction. Il n'était qu'à quelques centimètres du bord, et semblait vociférer des stupidités.

Il a disparut, comme ça ! Vous aussi, n'est-ce pas, l'avez vu ?

Furieuse, la jeune femme tourna la tête, observa l'eau lisse ne pas bouger d'un pouce, et se sentit obligée de s'approcher du lieux, interdite. La femme allait interpeller le conducteur, l'interroger quand, soudainement, la barque sembla... Prise par un poids et ainsi s'enfoncer légèrement dans l'eau avant de brusquement se remettre correctement. L'ex-Serdaigle cligna des yeux, stupéfaite. Qu'étais-ce donc que cette blague ? Elle s'approcha d'avantage, et sentit le vent... Filer devant elle. Quelque chose lui frôler l'épaule tandis qu'elle était seule sur la berge. Puis plus rien. Hallucination ? La jeune femme se retourna, ses yeux électrisants. Ils cherchaient une chose invisible.

Madame, il a disparut !

Elle n'était plus occupée que par ce qu'elle commençait à comprendre. N'était plus occupée que par son imagination délirante. Son coeur battait, fort. Le marin pouvait aller réamorquer d'autres moldus. Elle n'avait plus besoin de lui.

Il était là. Elle en était certaine. La jeune femme, revêche, se retourna vers l'homme qui ne cessait de l'interpeller haut et fort, avant de sortir discrètement de sa poitrine un bout de sa baguette après avoir vérifié que personne ne l'observait. Un #Confundo mit dans un état profond de confusion le vieil homme, qui se recula dans sa gondole, ne lui accordant plus aucune attention. Parfait. La jeune femme rejeta ses longs cheveux en arrière et sourit dans le vide. Dans un vide peuplé par l'homme qu'elle aimait. La jeune femme fit quelques pas, concentrée par le moindre mouvement et le moindre bruit inhabituel. Viens à moi mon chaton. Ne te cache pas de moi. Elle ne tenait pas à retirer son masque. Mais s'il l'avait vue à l'oeuvre tout effet de surprise était escompté. Elle qui avait préparé de le prendre par surprise, c'était à présent ra-té. Mais il était malin. Aloys n'était pas comme les autres...

#Finite incantatem, murmura-t-elle.

Ayant dirigé ce sort dans le vide, elle ne s'attendait pas là à un miracle. Cependant la jeune femme marcha, l'air de rien, se décalant de quelques pas vers la droite, et attendit quelques secondes. Elles suffirent cependant largement à lui offrir ce qu'elle attendait. Ses doigts tremblèrent légèrement, ne laissant rien paraître du reste. Des pigments, légers, firent révéler la présence d'un être presque transparent. Presque. Le visage de son ex apparut. Ravagé par une expression, presque la même qu'elle avait aperçu lorsqu'ils s'étaient quittés... Son coeur rebondit, d'un coup. Les pigments se formaient de plus en plus rapidement. Avait-il encore grandit ? C'était impossible, n'allait-il pas cesser enfin sa croissance ? Il était plus jeune qu'elle. D'ordinaire elle aimait les hommes plus murs et surs d'eux. Mais ce jeune homme était tout le contraire de ceux de son âge. Il avait acquis cette maturité, que même d'ailleurs beaucoup d'hommes de la vingtaines prennent du temps à acquérir. Il avait une facette de lui-même qu'il ne gardait qu'en lui qui la faisait l'aimer comme une dingue.

Il était dos à elle, si bien que peut-être l'effet de surprise lui était-il encore réservé. La jeune femme s'avança, leste. Il ne devait pas s'être rendu compte de son retour à l'état normal. La jeune femme s'approcha, au point de presque coller sa bouche au creux de son cou, se portant légèrement sur les pointes - tant le vilain avant grandit tssss.

Salut, toi... , lui murmura-t-elle, prenant une voix qui ne lui allait pas. Une voix plus aigüe que d'ordinaire.

La jeune femme attendit qu'il se retourne. Son masque cachait sa réaction. Cependant ses grands yeux en apparaissaient d'autant plus grands et semblaient charger toute sa tendresse dans ceux d'Aloys. Quelle envie folle lui prenait de le prendre dans ses bras. De lui dire comme il lui manquait... Comme tout était différent sans lui. Cependant, sans lui laisser dire un mot, sans lui laisser le temps de voir si, oui ou non, il l'avait reconnue, la jeune femme s'avança, approchant son visage du sien avant de brusquement se détourner.

Suis-moi, j'ai quelque chose pour toi, lui annonça-t-elle simplement, s'éloignant sans attendre de voir s'il la suivait ou non.

Elle aimait faire cette femme là de caractère. Elle sentait une force insoutenable la saisir en cet instant. Une force la faire se tenir droite et haute. Peut-être la découverte d'avoir du sang pur et royal dans les veines la faisait se sentir plus forte. Quelques semaines plus tôt elle n'avait qu'une appartenance à un rang inconnu... Mais aujourd'hui, elle savait d'où et à qui elle appartenait. Cela en soit lui changeait toute la donne. Cela changeait même absolument tout en elle... La jeune femme avait fort hésité à lui effleurer le bout des doigts. A même lui prendre franchement la main. Mais à quoi bon ? Elle voulait le laisser mijoter. Et tout lui donner, au bon moment... Tout lui donner au bon endroit. La jeune femme se mêla à la foule, son masque reluisant et sa robe flamboyante tournant dans tous les sens. Par moment se retournait-elle, afin de vérifier qu'il la suive bien. Il la suivait. Un sourire se dessinait sur ses lèvres cachées par une fausse bouche. C'était beau d'être caché. Les pires comme les meilleurs expressions étaient ainsi camouflées à la vue de tous. S'il était possible de ne laisser transparaître que les émotions que l'on désirait, le monde serait sans doute mieux fait...

Les deux jeunes gens s'éloignèrent du groupe affluant de population en fête, s'enfonçant dans des ruelles sans fin. La jeune femme avançait plus lentement, afin d'arriver à la hauteur de son beau prince. Ils étaient presque arrivés à destination... En effet au loin, l'on apercevait une étendue d'eau infinissable qui s'étendait perpétuellement.

Nous y sommes presque.

La jeune femme tendit cette fois sa main au jeune homme, ses yeux le transperçant de toute part tant son regard était intense. Elle sentit la main d'Aloys l'étreindre. Toujours si douce, et plus grande que la sienne. Un léger frisson l'envahit. Aloys...

A présent main dans la main, la jeune femme se hissa sur un petit muret et aida son compagnon à faire de même d'une poigne ferme. Puis, toujours mains dans la main, ils gravirent le petit muret en légère pente, quittant le sentier principal et se dirigeant vers un endroit gardé secret. Le soleil tapait sur leurs dos. L'épaule nue de la jeune femme bronzait, doucement, de même que son dos moitié nu. Arrivé au sommet du muret, la jeune femme se décala, laissant dévoiler ce qui avait valut tant de chemin et d'attente. Une immenses terrasse surplombait la ville. L'on voyait la mer s'étendre à l'infini au loin, laisser ses vagues effleurer les caresses des étreintes successives des rayons de soleil ardent. Un épais drap rouge protega les deux jeunes du soleil, laissant cependant une vue splendide d'une ville ancienne par derrière et d'une nature dépaysée à leur gauche. De grands fauteuils accompagné de table ancienne séjournaient le lieux. Un escalier laissait entrevoir des murs tapissés orangés. La jeune femme sonna à une clochette accrochée au mur peint blanc, avant de se détacher de la main de l'homme qu'elle aimait. Elle ne dit mot, mais lui montra d'un geste une table où de chiques cartes étaient présentées. Un grand sauna au fond de la terrasse permettait aux plus surchauffés de se raffraichir à plusieurs. Le lieux était vide, mais habituellement était bondé. En effet une entrée plus basse permettait aux clients de monter en terrasse. Seulement Zepheryn avait fait en sorte de s'approprier le lieux... Pour mieux dévoiler ses sentiments et garder leur propre intimité.

La jeune femme s'assit fasse à lui et, enfin, approcha ses doigts des deux fils et retira son masque. Elle souriait, tout en le déposant dans son sac bien précieusement. Elle croisa les jambes, ne le quittant pas une seconde des yeux.

J'espère que le voyage n'a pas trop été désagréable.

Pas aussi désagréable que le sien. Ca n'était pas trop difficile... Une jeune femme, assez séduisante, monta, une robe très - trop - courte et les cheveux relevés. Zepheryn sentait le regard d'Aloys posait sur cette créature de rêve et un instant dut-elle se retenir de l'étrangler sur place et de lui écorcher chacun de ses ongles vernis rouges vif. Elle lui sourit - bien hypocritement évidemment - et déposa sur la table deux cocktails tous frais tous beaux concoctés à base de jus d'orange frais pressé et de quelques fleurs et épices mélangées. Zepheryn savait comme il adorait le jus d'orange. La jeune femme observa, avec une certaine insistance, sur Aloys.

Que regardes-tu ma chère ? Avec tes nichons tu devrais te trouver du monde dans ton lit, alors bas les pattes petite garce et ne revient pas matter de la viande fraiche de cette manière ou c'est mon poing que tu vois ici saisi que tu recevras. Gracie.

Zepheryn, verte de jalousie, la foudroya du regard. La jeune femme, adepte d'anglais, se retourna non sans murmurer comme elle lui injecterait bien un petit adoucissant et s'en irait bien lui draguer son compagnon. Zepheryn toussotta, gênée d'avoir dû parler de la sorte devant lui. Et sirota le cocktail afin d'avoir quelque chose à faire et à palper. Cela eu bon de quelque peu la calmer et d'adoucir son regard.

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Franck Stein
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Franck Stein, Lun 9 Juil 2012 - 2:17


Mais quel bordel ! Les Moldus criaient, surtout le vieux marin !, qu’est-ce qu’il pouvait brailler ! Il a disparu, comme ça ! Vous aussi, n'est-ce pas, l'avez vu ?, il n’arrêtait pas. Bon, il fallait se mettre à sa place. Voir un homme devenir invisible sous ses yeux n’était pas quelque chose d’habituelle pour un non-sorcier. Aloys n’avait pas vraiment réfléchi aux conséquences de ses actes. L’instinct, la peur, lui avait dicté cette initiative stupide ; peut-être que cela lui vaudrait un séjour au Ministère de la Magie ! Qu’importe ! Aloys ne pensait à pas à ce qui pourrait se passer dans un avenir incertain. Il se concentrait sur le présent. Présent duquel pouvait surgir, à n’importe quel moment, la femme de son cœur. Ou es-tu Zeph ? Son cœur battait à n’en plus respirer, ses jambes étaient lourdes et à la fois légères ; et la chaleur lui paraissait étouffante. Aloys la cherchait du regard avec impatience ! Mais comment la reconnaitre avec tous ses masques et costumes ! Toute cette foule grondante de bonheur, d’amour et de soleil ; qui parfois le bousculait. Zeph, ou es-tu ? Le jeune homme était un peu rassuré à l’idée qu’elle-même ne pourrait pas le voir ; invisible, tel un caméléon, il espérait pouvoir la prendre par surprise, surprise qu’elle avait voulu lui réserver. Rien de tout cela ne serait arrivé si j’avais pensé à me vêtir d’un costume ! Pensait-il avec regret. Au moins, se répétait-il intérieurement, elle aussi ne pouvait pas le voir…un vrai cache-cache venait de commencer, à celui qui trouverait l’autre le premier. Et Aloys n’avait pas l’intention de…

    -Salut toi.


De perdre…Surpris, Aloys se retourna lentement. Lentement parce qu’en cas normal personne ne pouvait le voir…personne, à moins qu’on ne lui lance un sort pour mettre fin à son incantation…et cela, seul un sorcier en était capable…et puis cette voix…Cela ne pouvait-être elle, sa voix ne ressemblait pas à celle de Zeph. Non, sa voix, il l’aurait reconnue entre toute ! En outre, le frisson qu’avait provoqué sa présence…n’était pas anodin…Il déglutit. Devant lui se dressait une jeune femme en robe rouge, à son corps somptueux, une longue chevelure noire débordait d’un magnifique masque d’or et de rouge, de magnifiques motifs ornaient ce deuxième visage qui ne laissait transparaitre que deux yeux bleus, bleus comme la mer, bleus comme le ciel, bleus rimant avec amoureux. Zeph… le jeune homme sentait une envie irrésistible de la coller contre elle, et de l’embrasser. Même si le masque lui laissait le doute ; la puissance qui l’attirait vers cette jeune femme le persuader, en son être, qu’il s’agissait de la Serdaigle.


PAM !


Il se sentit soudainement entrainé. Les premiers pas furent difficiles. Aloys était, quelques millièmes secondes plus tôt, à donner ses lèvres à la jeune femme qui s’était rapprochée de lui avec… ! Aucun mot ne pouvait décrire que venait de ressentir Aloys. Son simple mouvement avait comme déclenché une vague d’amour, d’attirance tellement forte qu’Aloys avait eu l’impression de disparaitre de la surface de la Terre et de se mélanger au torrent de l’amour. Mais, en moins d’une seconde, juste en moins d’une seconde, il était passé de cet état de don à un sentiment de déchirure, de rupture, comme si, d’un coup, il tombait dans le vide pour ne plus s’y arrêter. Il venait seulement de se rendre compte qu’elle avait évité sa bouche, malicieuse. Et seule l’élan de son corps à la poursuite de celui de la jeune femme avait pu le ramener des limbes dans lesquelles elle l’avait plongée. Il la suivait, ne sachant où ils allaient, où elle l’emmenait. Le jeune Sorcier n’avait pas entendu les paroles de sa sorcière. Suis-moi, j'ai quelque chose pour toi, lui avait-elle murmurée, aux oreilles d’Aloys, sourdes.

Sourdes ?, pourtant, c’était les pas de la jeune femme, ou bien même les battements de son cœur qu’Aloys suivait. Ding, Ding, c’était ce genre de bruit qui le berçait et le manipulait comme un vulgaire pantin content de sa soumission. Il ne savait pas, en autre, que c’était seulement les grêlons du masque de Zeph qui titillaient sous l’effet de sa course. Mais qu’importe de ce que ça pouvait bien être. L’amour était la magie la plus pure qui puisse-être, et Aloys en était infusé de tout son être. Ce fut à peine s’il sentait le corps des passants se pousser à son contact, ou encore le soleil sur sa peau, brulant. Son regard n’était fixé que sur un seul point. Une robe rouge. Un dos nu. Qu’il avait aimé embrasser avec malice. Entendre son rire lorsque ses lèvres s’y risquaient. Cette chevelure. Ses boucles dont son visage se rappelait de leur caresse. Il l’avait enfin retrouvée. Pourtant, les deux amoureux se voyaient tous les jours. Au bar, à la maison des ténébreux. Mais ils se voyaient sans se voir. S’évitaient. Ne se touchaient plus. S’ignoraient parfois ; sans s’avouer qu’ils ne faisaient que penser à l’autre. En outre, quelques fois, Aloys cru que tout fut fini. Que sa belle n’était plus sa belle, et qu’il restait cloitré seul, comme une bête abandonnée dans son château. Aloys cru que tout fut fini. Qu’elle ne lui appartenait plus. Idée bien prétentieuse pour un humain, mais l’amour rendait l’Homme jaloux. Aloys cru que tout fut fini. Qu’elle finirait par l’oublier au fil des jours ; qu’un autre viendrait l’envoler. Mais il s’était trompé. Et même si au fond de lui, de la prudence demeurait, peut-être voulait-elle vraiment en finir- le jeune bouclé se voulait à croire que tout allait enfin recommencer.

Elle était si belle.

Le bruit de la foule n’était plus. Et bien qu’il ne s’en fût accommodé, du bruit de la foule, à présent il percevait un silence plus imposant. Les deux jeunes gens s’étaient éloignés du centre-ville, et se perdaient dans les dédales, non plus du carnaval, mais des petites ruelles, ô combien connues, de Venise.

Son guide ralentissait ; et se mettait à son niveau. Aloys en fit de même, et modéra l’action de ses jambes. Il n’osait pas vraiment regarder celle qui se tenait à ses côtés…ni même lui prendre cette main baladeuse dans le vide ; c’était si frustrant. Enfin, la mer s’étendait devant eux, le soleil y brulait en son sein…vibrant des faibles remous de la grande étendue liquide. Les deux éléments vaguaient à une valse langoureuse, et aux yeux, d’un magnifique spectacle. Tout cela eut presque eu raison des larmes d’Aloys, à la limite de glisser sur ses joues.

    -Nous y sommes presque.


Presque comme cette main qu’elle tendait à la sienne ; et dont il ne put s’empêcher d’étreindre avec douceur mais possession. Il communiquait avec le silence, mais un silence dans lequel ils comprenaient parfaitement. Ils montèrent sur un petit muret, s’aidant l’un à l’autre, et empruntèrent un petit sentier, marchant l’un à l’autre, sous le soleil de Venise, les deux amoureux semblaient comme s’être jamais quittés. Et le paradis apparut. Lorsque la jeune femme se décala pour laisser apparaitre ce qui les attendait, Aloys eut un frisson au cœur. Un petit cri s’échappa de sa bouche sous l’emprise de la surprise. Un long voile rouge protégeait, légèrement des baisers trop ardents du soleil, une petite terrasse, une immense terrasse qui surplombait la ville…et la mer. Main dans la main toujours, ils découvrirent ensemble les lieux. Il y avait de longs fauteuils, ainsi qu’une table ancienne. De droite à gauche, on passait des arbres verdoyants, et autres verdures qu’offraient la nature, aux vestiges d’une ville ancienne qu’offraient l’Homme ; en grand artiste qu’il pouvait être, parfois. Aloys fut ravis de voir ce que lui montrait Zeph du doigt. Un grand sauna dans lequel il semblait possible de se rafraichir. Tout, il y avait absolument tout. Tant qu’il y avait Zeph, il y avait tout. Aloys ne manquerait de rien.

Après avoir signalé leur présence par le biais d’une petite cloche, les deux jeunes gens s’assirent à l’une des tables de terrasse ; ils n’étaient que tous les deux, et Aloys avait la fine prétention, la fine intuition, que Zepheryn avait organisé pour eux ; et il était impatient de voir ce qu’elle lui préparait de nouveau. En outre, il espérait aussi savoir le pourquoi de sa présence ici. Pourquoi elle l’avait appelée. Pourquoi elle l’avait fait venir jusqu’ici. Pourquoi tout…tout ? N’était-elle pas censée réfléchir à leur relation ? Avait-elle une réponse ? Et comm…





Ses yeux bleus…, ses cheveux qui tombaient en cascade sur sa peau légèrement bronzé, ce visage d’ange, et ce désir qu’elle émane, ce désir qui l’appelle ; des buées vinrent se coller sur les iris du jeune homme. Enfin il savait qu’il l’aimait. Il en était sûr. Combien de temps avait-il dû attendre pour le penser réellement. Pour en être sûr. Il détourna le visage pour cacher son émotion, lui fit un léger sourire, laissa tomber son regard vers le sol, puis vers la mer. Ses doigts serraient le vide. Aloys ne savait plus quoi faire pour cacher son embarras. Zeph…Zeph…si tu savais comme je t’aime…, dit-il au fond de lui, comme un secret, surement bientôt dévoilé.

    -J'espère que le voyage n'a pas trop été désagréable.


Et cette voix qui l’avait tant espéré entendre. Ce n’était plus le même ton que ces dernières semaines. Ce ton gêné et vide lorsqu’ils se parlaient. Ce ton retenu. Là, il goutait à la même musique que lors de leur première rencontre.

    -Je…


Il fut interrompu dans sa tentative de parole, -surement vaine et qui se présentait drôle pour la jeune femme pour cause d’une timidité importante chez le jeune homme- par une créature féminine à en faire rêver les Hommes. Il n’était pas besoin de la décrire, une femme de rêve n’appartient qu’à chaque rêveur. En outre, Aloys posa un regard neutre sur cette dernière. Certes elle était d’une très grande beauté, et en d’autres temps, le jeune sorcier aurait sentis mille fourmillement le démanger, mais en cet instant, l’amour de Zeph, telle une deuxième peau, le protégeais de ce genre d’attaque. Attaque dont ne se priva pour Zeph, dont l’insistance visuelle de la serveuse sur son sorcier, ne semblait pas plaire…

    -Que regardes-tu ma chère ? Avec tes nichons tu devrais te trouver du monde dans ton lit, alors bas les pattes petite garce et ne revient pas mater de la viande fraiche de cette manière ou c'est mon poing que tu vois ici saisi que tu recevras. Gracie.


Puis comme si de rien n’était, enfin si, elle prit le cocktail fraichement déposé par la serveuse, et en bus plusieurs gorgées…devant les yeux estomaqués d’Aloys…dont les sursauts d’humeur de sa belle surprenaient toujours. En un rien de temps elle était passée d’une vipère au visage d’ange, pleins de douceur. La victime non sans quelques mots murmurés à l’encontre de son adversaire, retourna d’où elle était venue. Aloys secoua la tête lentement, prit son verre à la main. Il laissa le jus d’orange envahir son palais, ce doux bon gout…quel délice…un délice qui le revigora d’un coup d’un seul. Une fois rafraîchis…il reporta son regard sur Zeph…

    -Je suis content de te voir Zeph…surpris mais content…mon voyage s’est bien passé merci, mieux que toi surement, il savait qu’elle détestait prendre l’avion….même si ma nuit fut très courte…je…je n’ai pas arrêté de relire ta lettre, à me poser dix milles questions…C’est que je ne m’y attendais pas vois-tu…et…tu es resplendissante, vraiment, magnifique, il tapotait, sa cuisse droite, de ses doigts, tout comme cet endroit, ce lieu…tu es vraiment belle. Il marqua une pause, conscient de sa nervosité, reprit une gorgée de son cocktail, dis-moi, tu as mis quelque chose dedans pour me faire parler autant ?


Il lui sourit. Qu’est-ce que je peux être idiot parfois…

    -Sinon, toi, ça va ? Tu…tu vas bien ? Com…Zeph, pourquoi tu m’as amené ici… ? Et voilà, la question venait de sortir par-elle-même. Je pensais que tu ne voulais plus de moi, que c’était finis comprends-tu...et te voir là, devant moi…je ne pourrais pas rester sans savoir ; je…je…t’aime, pensa-t-il.

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Zepheryn Belkoven
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Zepheryn Belkoven, Lun 9 Juil 2012 - 17:25


La jeune femme l'observait discrètement, avec ce regard-là qui veut tout dire. Elle savait que le jus d'orange le mettait de bonne humeur, son remède, sa dose de bonheur. Elle voulait l’apaiser. Elle voulait... Se mettre à genous. Oui. Elle voulait se donner toute entière à lui. Elle désirait n'appartenir qu'à lui. Et qu'il n'appartienne qu'à elle... Aloys. Pourquoi ? Pourquoi avoir fait tout ce cirque. Pourquoi avoir tout lâché. Abandonné... Lui. Son regard effleura le sien. Ses yeux semblaient si doux... D'une douceur profonde. Un gouffre profond dans lequel Zepheryn désirerait se laisser aller à jamais.

Je suis content de te voir Zeph…surpris mais content…mon voyage s’est bien passé merci, mieux que toi surement, il savait qu’elle détestait prendre l’avion….même si ma nuit fut très courte…je…je n’ai pas arrêté de relire ta lettre, à me poser dix milles questions…C’est que je ne m’y attendais pas vois-tu…et…tu es resplendissante, vraiment, magnifique, tout comme cet endroit, ce lieu…tu es vraiment belle.

Zepheryn baissa les yeux. () Pour la première fois depuis des semaines. Elle se sentait changer en elle. Elle se sentait haïr le monde. Elle se sentait haïr les autres. Mépriser gratuitement. Elle avait gardé tête haute. Comme sa mère le lui avait demandé. Tête haute... Aujourd'hui la baissait-elle devant face à l'homme qu'elle aimait. Elle désirait lui murmurer de cesser. Mettre un doigt sur sa bouche et, simplement, l'embrasser... Elle se sentait rougir, inlassablement. Rougir comme autre fois. Rougir comme lorsqu'elle était ignorante. Traîtrise. L'aimait-il ? Aloys.

Oh, Aloys... Dis-moi comme tu m'aimes, je t'en prie...

Elle n'osait relever ses yeux. Elle voulait dire. Tout dire ce qu'elle avait sur le coeur. Cependant quelque chose, à sa gorge, la bloquait. Pourquoi était-elle ainsi vulnérable ? Elle devait être forte. Forte. Soit forte. Elle se devait d'être forte...

Dis-moi, tu as mis quelque chose dedans pour me faire parler autant ?

La jeune femme rit, doucement, relevant enfin les yeux vers le serpent. Ses yeux à lui semblaient lui sourire. La jeune femme sirota son jus, sentant ses yeux se rabaisser. Non. Elle devait les relever et garder son sang froid. Aucun instant de faiblesse. Et pourtant elle se sentait de plus en plus perdre le contrôle de ses sentiments, de ses gestes, de son émotion. Mais elle n'était pas au bout de ses surprises. Pas encore. La voix du bel Aloys lui remit quelque peu les pieds sur Terre.

Sinon, toi, ça va ? Tu…tu vas bien ? Com…Zeph, pourquoi tu m’as amené ici… ? Et voilà, la question venait de sortir par-elle-même. Je pensais que tu ne voulais plus de moi, que c’était finis comprends-tu...et te voir là, devant moi…je ne pourrais pas rester sans savoir ; je…je…

Face à la réalité. Face à tout. Il la regardait, son visage torturé. Son beau visage torturé... Les lèvres de la jeune femme tremblèrent. Sa main vint toute seule effleurer une des mèches rebelle de son Aloys, ainsi s'approchant de son visage et contemplant la droiture de son nez, cet alignement irrégulier la faire frissonner, ses yeux profond l’enivrer, lui murmurer de ne plus la quitter des yeux, son odeur douce et enivrante l'attirer, encore, inlassablement vers lui, vers cet ange, cet ange déchu, qu'elle aimait... Que, ô combien, elle aimait.

I'm in love with you...


La jeune femme enroula sa boucle brune dans son doigt, en prit une autre, la remit mieux en place. Elle adorait ça. Et lui aussi, adorait que l'on lui touche les cheveux.

Aloys, je...

Par où commencer ? Elle avai ttout préparé. Elle avait tout préparé à l'avance, s'était répété les phrases des milliers de fois, à l'en faire perdre la tête, et l'en faire lever la nuit, de peur de les oublier, de peur de remplacer un mot par un autre, de peur d'oublier une belle tournure, d'oublier... Elle était vide. Son coeur battait d'une force. Il la regardait. Il l'attendait. Il l'écoutait. Il attendait une réponse à ses interrogations. Il était venu, ici, pour elle. Pour ellle...

Ce voyage, comme je te l'ai écris, a une très grande importance. C'est en effet... Une question de vie ou de mort. La vie en dépend.

La jeune femme reprit son souffle, doucement, n'osant aller trop vite, et n'osant à la fois aller trop lentement dans ses phrases cascadeuses. Elle avait chaud. Si chaud qu'elle allait exploser. La jeune femme prit brusquement sa boisson dont elle but la moitié d'un trait. Elle sentait ses doigts trembler. Ses deux mains trembler. Elle qui pensait précédemment à sa faiblesse, à sa peur de dévoiler sa faiblesse, c'était à présent raté. Fichu. Il fallait être aveugle pour ne pas apercevoir l'effet qu'Aloys produisait sur cette demoiselle.

Aloys, je... Je suis désolée, je... Je n'aurais jamais dû... Tout ça... C'est... C'est complètement con, je comprends pas, je ne comprends pas pourquoi j'ai fais ça, Mer**, je suis vraiment trop... Trop stupide, je...

Au fur et à mesure que les mots sortaient, de grosses larmes sortaient de ses yeux. La jeune femme au départ les essuyaient avec rage, avançant dans ses mots, dans sa lutte, dans son désir de tout éclaircir, d'en venir à bout de la vérité, de ce qu'elle voulait lui dire, de lui dire qu'elle l'aimait, qu'elle ne voulait pas le quitter, qu'elle le voulait de nouveau dans ses bras chaque nuit, chaque soir, seulement pour le bonheur de pouvoir s'endormir en entendant la douce respiration de l'homme qu'elle aimait, de pouvoir sentir son amour prêt d'elle. Elle pleurait. A chaudes larmes. Elle n'essuyait plus rien. La jeune femme se débattait avec elle-même, tentant tant bien que mal d'aller au bout de son discours sans éclater en sanglot.

J'ai été stupide, oui. Je ne sais pas ce que je cherchais à me prouver. Je ne me comprends pas moi-même. Je me hais moi-même... Je me hais d'avoir fait ça, d'avoir cassé ça. Parce que. Parce que tu... Tu me manques. J'ai besoin de toi. J'ai besoin de toi prêt de moi, j'ai besoin de ton amour, j'ai besoin de ton sourire, besoin de ton visage pour rire, besoin de cette étincelle dans tes yeux pour me sentir meilleure...

Les larmes ne roulaient plus. Elle le fixait, plus sérieuse qu'elle ne l'avait jamais été. Elle avait si peur. Si peur de ce que ses mots déclencheraient... Si peur de ce qu'il pensait, en cet instant. Si peur de ce qu'il pensait d'elle. Si peur de voir qu'il lui en voulait... Toujours...

Aloys, je ne veux pas te balancer des mots doux d'amour à l'eau de rose. Mais c'est plus fort que moi... Aloys, tu m'entends ? Je t'aime, Aloys... Je t'aime... Je t'aime !

La jeune femme, soudain, lui prit sa main, entre les siennes, et la serra fort, d'une force inouïe, tandis qu'elle murmura ces dernières paroles avant de laisser une dernière larme rouler sur sa joue :

Je suis amoureuse de toi...

Je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas te perdre. M'aimes-tu encore ? M'as-tu oubliée ? En aimes-tu une autre ? J'ai peur. J'ai peur... Ne me laisse pas seule. Ne m'abandonne pas. J'ai besoin de toi. La jeune femme, les yeux brillants et encore humides, effleura sa joue, sa joue d'un encore jeune adulte, mais, selon elle, ayant déjà tout comprit à la vie. Sa main demeura en suspend. Quelle envie folle la prenait de le prendre dans ses bras... De lui demander pardon, encore et encore... Elle ne pourrait jamais le cesser. Zepheryn ne s'abaissait plus. Seulement pour Aloys, elle était prête à tout. Absolument tout. La jeune femme respirait fort. Son coeur se gonflait. Son visage exprimait tous ses sentiments... Et toutes les interrogations s'y peignaient. Soudainement retira-t-elle son autre main de celle de son bien-aimé et se leva-t-elle, soudainement, commençant à parler.

J'ai pris conscience de tout, sans toi. J'ai tout compris au pourquoi du comment, j'ai compris ce que je ressentais. Ces journées entières passées à la fois prêt et loin de toi m'ont fait réaliser à quel point tu étais important à mes yeux... Aloys, tu n'imagines pas combien je m'en veux. Comme j'ai pris du temps à oser te le dire...

La jeune femme arriva à la hauteur du jeune homme, tandis que ce dernier se levait pour lui faire face. La jeune femme céda et le prit dans ses bras. Et elle le serrait, fort, contre elle, de peur qu'il ne s'agisse de la dernière fois...
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Franck Stein
Serpentard
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Franck Stein, Mer 11 Juil 2012 - 14:15


La main de la jeune femme dans ses cheveux le fit tressaillir. Tressaillir comme elle tressaillait après qu’Aloys, dans son amour, dans sa colère aussi, ait lâché les questions qu’ils se posaient tous les deux depuis si longtemps.

Aloys profitait de ce petit moment retrouvé avec sa belle. Néanmoins, il ne put la regarder dans les yeux, et tandis qu’elle jouait avec l’une de ses boucles, à ses doigts, amoureuses, le jeune garçon perdait son regard dans l’azur de la mer. Zeph…, il lui lança un coup d’œil, avant de s’éviter une nouvelle fois de ce visage d’ange.

    Aloys, je...


Il releva aussitôt la tête ; la voix de la jeune femme l’avait redressé, comme si à ses moindres désirs, le jeune sorcier serait prêt à y répondre. Ce qui était le cas… . Zeph hésitait. Combien de fois Aloys avait rêvé de ce moment, combien de fois il s’était construit ce scénario, combien de fois il s’était sentis, dans ses films oniriques, de nouveau à cette femme, combien de fois, dans ses films oniriques, elle lui avait dit « je t’aime », combien de fois il lui avait répondu, « je t’aime ». Mais, les rêves ne sont pas la réalité, et rien ne se passait comme dans ces premiers. La nature humaine était si étrange, qu’il était impossible de préparer sur mesure un discours convenu à la situation. L’instinct des sentiments était seul maitre à bord.

    Ce voyage, comme je te l'ai écris, a une très grande importance. C'est en effet... Une question de vie ou de mort. La vie en dépend.


Aloys eut quelques difficultés à bien comprendre ce que Zeph tentait de lui dire. La vie en dépend…avait-elle lancée. La vie en dépend. Fallait-il prendre ces paroles à la lettre ? La jeune femme était-elle véritablement en danger ? Avait-elle besoin de lui ? Etait-ce, seulement, en rapport avec lui ? Comment savoir ? Peut-être qu’il ne se rendait pas vraiment compte de la portée des sentiments de la jeune sorcière…de leur importance. De leur force. Peut-être, bien que l’absence de Zeph fut l’une des plus terribles épreuves qu’il ait dû affronter, peut-être qu’il ne mesurait pas le degré d’amour qu’en lui, pour la jeune femme, existait.

Elle tremblait. Aloys dans un mouvement de réconfort et protecteur recouvra ses mains des siennes. Ses doigts glissèrent entre les membres de la jeune femme. Néanmoins, il y mit une pression assez forte pour lui faire comprendre qu’il était là.

    Aloys, je... Je suis désolée, je... Je n'aurais jamais dû... Tout ça... C'est... C'est complètement con, je ne comprends pas, je ne comprends pas pourquoi j'ai fais ça, Mer**, je suis vraiment trop... Trop stupide, je...


Il voulait lui dire combien il l’aimait…et que le plus important était de s’être retrouvé. En outre, les larmes qui s’écoulaient des joues de la jeune femme le paralysèrent. Jamais il ne l’avait vu dans cet état. Même la première fois. Lors de la première rencontre. Et pourtant, diable, elle venait de traverser un moment très douloureux. Toutefois, en cet instant…peut-être parce que ces larmes étaient la conséquence directe de la présence du jeune homme, de leur histoire…il avait l’impression que ces larmes venaient de son cœur à lui…il avait l’impression que ces larmes étaient également les siennes. D’ailleurs, ses yeux commençaient à le piquer sévèrement. Zeph enleva ses mains de celle d’Aloys pour se sécher les pommettes. Mais, au fur et à mesure, elle les laissait s’écouler et tomber, tomber, tomber…comme ce mur qui les séparait durant ces dernières semaines.

    J'ai été stupide, oui. Je ne sais pas ce que je cherchais à me prouver. Je ne me comprends pas moi-même. Je me hais moi-même... Je me hais d'avoir fait ça, d'avoir cassé ça. Parce que. Parce que tu... Tu me manques. J'ai besoin de toi. J'ai besoin de toi prêt de moi, j'ai besoin de ton amour, j'ai besoin de ton sourire, besoin de ton visage pour rire, besoin de cette étincelle dans tes yeux pour me sentir meilleure...dit-elle en luttant contre de nouveaux sanglots.

Aloys luttait également. Il voulait tellement la prendre dans ses bras. La rassurer. La caresser. L’aimer. Mais, elle devait finir de parler. C’était important. Que toutes ces choses soient dites, pour qu’un nouveau feu brûle sur leur amour.

Il eut un silence…un silence qui annonçait une rupture choc.

    Aloys, je ne veux pas te balancer des mots doux d'amour à l'eau de rose. Mais c'est plus fort que moi... Aloys, tu m'entends ? Je t'aime, Aloys... Je t'aime... Je t'aime !



PAM PAM



Elle lui prit ses mains. Fortes. Et lui murmura…

    Je suis amoureuse de toi...


Aloys respira un grand bol d’air. Pffiou…que d’émotions. Il regarda la jeune femme. Elle lui caressait la joue. Il ferma les yeux ; puis les ouvrit de nouveau…mais plissés. Jamais on ne lui avait dit si belles paroles ; jamais on ne lui avait dit « je t’aime ». Pas même Zeph durant leur relation. Lui-même ne s’y était pas risqué. Et là….Elle venait de se lever, laissant Aloys la contempler de toute sa hauteur. Si belle, si belle.

    J'ai pris conscience de tout, sans toi. J'ai tout compris au pourquoi du comment, j'ai compris ce que je ressentais. Ces journées entières passées à la fois prêt et loin de toi m'ont fait réaliser à quel point tu étais important à mes yeux... Aloys, tu n'imagines pas combien je m'en veux. Comme j'ai pris du temps à oser te le dire...


Il s’en voulait aussi. De l’avoir laissé partir. Jamais, il ne le referait. Aloys se leva à son tour, et fit face à sa bien-aimée, en cet instant, si proche de lui. Les jambes du jeune sorcier étaient faibles. Mais il tentait de ne rien transparaitre. Il devait être fort. Lui montrer qu’il serait là pour elle ; il voulait être fort pour elle. Lui faire comprendre qu’elle pourrait compter sur lui, et se reposer sur son épaule quand rien n’ira plus. Lui dire, qu’il serait là pour elle. Rien que pour elle.

Les bras d’Aloys se refermèrent sur le corps de la jeune femme, collé contre le sien. Ce fut une étreinte amoureuse, jalouse. Les deux amoureux se volaient l’un à l’autre au monde. Ils ne se voulaient que pour eux. Personne d’autre. Plus rien n’existait. La peau chaude de la sorcière l’apaisait. Certaines mèches de cheveux lui caressaient le visage. Aloys enfouit son visage dans le cou de Zeph…et y déposa de petits baisers. Il se sentait si bien contre elle. Tous les problèmes s’effaçaient, s’envolaient, sous ce coup de vent affectueux.

Ils durent restés ainsi plusieurs longues minutes. Et après ces longues minutes, Aloys décida enfin de répondre à la déclaration de la jeune femme.

    -Zeph, commença-t-il en s’écartant légèrement, bien que seuls quelques modiques centimètres les séparaient, nom de dieu, ce qu’il avait envie de l’embrasser !, Zeph…merci, merci. Merci pour tout. J’ai aussi réalisé que sans toi, je n’étais plus rien, il lui caressa une mèche de cheveux, ces mois, seul, s’y proche, si loin de toi, on était les plus durs de ma vie, avec la révélation de son faux père, il avait été bien servis, oui, je t’en ai voulu, terriblement, j’avais besoin de toi, j’ai toujours besoin de toi. Mais, ton absence m’a fait comprendre les véritables sentiments que je ressentais pour toi Zeph…et…il s’approcha, lui déposa un léger baiser sur les lèvres, se laissant imprégner de ce parfum non pas oublié, mais manqué, et, je suis également amoureux de toi, chuchota-t-il comme pour que ces mots leur soit réservé, je t’aime Zeph…Je t’aime, conclua-t-il avant de l’embrasser, d’un véritable baiser d’amoureux…ce moment n’était qu’à eux…l




La jeune et belle serveuse revenait servir les deux invités, ce beau jeune homme et cette garce, pensait-elle, sur que je vais me le faire, je vais lui en mettre pleins les yeux, se disait-elle comme pour se convaincre de sa beauté évidente, mais…elle ne s’attendait pas à ce qu’elle allait voir…à savoir deux amoureux dans les bras, lèvres contre lèvres, mains vagabondant, mains l’une dans l’autre…

    Est-ce que je pe…BAM !


Si bien qu’elle en fit tomber son plateau sur le sol. Et bien que cela interrompit Zeph et Aloys dans leurs retrouvailles, il n’en fut pas moins évident, que ce ne fut pas eux qui ressentir le plus de honte, le plus de gêne, mais bien la jeune serveuse.

    Pa…pardon. Pu…puis-je…vous ser…vir autre chose ?


Aloys ne put s’empêcher de sourire. Sa main vint attraper celle de Zeph, et il lui fit de nouveau face. Il l’embrassa de nouveau, respira son parfum, son odeur ; lui murmurant qu’il se sentait véritablement bien. Le soleil était haut dans le ciel, et la toile rouge donnait aux lieux une aura mystique et très romantique. La mer était belle, aussi belle l’était Zeph, voire plus. Aloys était comme le rivage, accueillant amoureusement, les vagues douces de sa belle ; aimant sentir sa fraiche caresse sur son corps, et sa présence à jamais inscrite en son être. Au plus profond.

    -Tu veux quelque chose ?, demanda-t-il à sa sorcière, tout en faisant attendre la serveuse. Laissant Zeph commander, Aloys demanda de nouveau un Coktail au jus d'orange et de quoi grignoter un peu. Le voyage avait été long, il commençait à avoir un peu faim...puis, après s'être de nouveau assit, sans lâcher la main de la jolie brune, il reprit, peut-être que nous pourrions profiter de ce magnifique sauna après...tu ne crois pas ? Lui dit-il, d'un regard malicieux. Zeph, je suis vraiment content d'être là avec toi...on a tellement de choses à se dire...Tu savais que je me suis mis à la guitare ?, enfin, ouais, tu dois savoir, vu qu'on habite dans la même maison..., il sourit doucement, il était tellement content de la retrouver.

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