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Londres - Downing Street
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Rachel Pasca
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Message par : Rachel Pasca, Lun 10 Oct 2016 - 20:17


Sujet libre (me semble), je prends la place !
Si problème : MP

RP avec Kohane Werner et 39

"Vive Halloween !" C'était ce que scandaient quelques tête en citrouille parlantes à tous les passants, ce qui incluait Kohane et Rachel. La rue était animée et il y régnait une ambiance d'avant fête assez étrange à vivre lorsque l'on n'avait pas le cœur à ça. D'autant que le thème de la fête n'aidait pas... Les morts... Aux yeux de Rachel cela sonnait comme un mauvais présage et aucunes sucreries n'auraient put la faire changer d'avis. Sa paranoïa s’aggravait.

La vie n'avait pas été juste ces derniers temps. Alors oui, bien-sûr, des coups-durs on en vivait tous et on devait tous y faire face à un moment ou à un autre de sa vie. Néanmoins, admettez que certains étaient tout de même plus chanceux en matière de bonheur. Peut-être n'avait-il aucune raison à tout cela. Peut-être y en avait-il.

Kohane et elle devait sans doute avoir une faute ou deux, vestige de vies passées dont elles ne se souvenaient plus, à expier. A effacer. La vie avait été trop clémente avec elles et aujourd'hui c'était un juste retour de bâton. Ou était-ce simplement la faute aux monstres ? Cela-même que Rachel voyait chaque nuit dans ses cauchemars ? Un bruit sourd, un tremblement, une chaleur intense, un simple rire… peu importe la manière dont ça commence, le résultat est toujours le même. Il y a toujours du sang, des morts, des blessés. Des cris, des larmes, de la douleur. Une vie gâchée. Attaques terroristes. Mangemorts sans cœur, sans âme. Même pas humain, même pas sorcier. Monstres. La vie avait été dur pour eux aussi et maintenant ils voulaient se venger, partager leur peine et leur souffrance. Ouais... ça devait être ça

Du coup, Rachel  éprouvait encore moins de scrupules à les blâmer et les rabaisser aujourd'hui, tandis qu'elle marchait sans but précis en compagnie de la forte Kohane. S'éloignant toujours un peu plus de la foule. Elles cherchaient la tranquillité toute les deux. Ça faisait de bien, même si ce n'était "que" des mots.

- Tout ça, ça vient de l'enfance. Chais pas, ils ont vécu été victimes de merdes et ils n'ont rien trouvé d'autre à faire qu'en devenir aux aussi... Mais nous ils ne nous auront pas ! Ils me battent largement en duel, mais jamais je ne plierais, je me respecte trop pour ça. Puis je compte bien devenir plus forte... avec toi. Je ne nous laisserais pas sombrer !
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Kohane Werner
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Re: Londres - Downing Street

Message par : Kohane Werner, Dim 16 Oct 2016 - 1:01




Les masques. Les rires enfantins. Les déguisements.
Halloween.
On joue. A se faire peur.
Bouuuh !
Frayeur. Puis franche rigolade. Les bonbons.
Trick or treat.
Ensuite, on comptabilise la récolte. On partage. On mange. On se fait plaisir, quoi.
Voilà.
C'est ça, Halloween.
Le jour des films d'horreur et des sueurs froides.

Mais jamais, hein.
Jamais vous n'avez eu peur.
Je veux dire...
pour de vrai.
La vraie peur. Celle qui est provoquée par ce souffle glacial, souffle mortuaire.
Quand on voit le feu qui embrase la salle, la table -unique bouclier- exploser d'un seul sort, quand on le voit, lui, pour de vrai, qu'on entend sa voix, qu'il est à deux doigts de nous tuer.
Vous ne savez pas, vous...
Avec vos masques.
C'est pour ça que vous aimez tant. Cette fête où on joue à se faire peur. Frayeur.
Elle est douce et excitante, cette crainte-là.
Parce qu'elle n'est pas vraie.

Au milieu de cette foule de masques citrouille et costumes de fantôme, Rachel et moi.
Je suppose qu'elle aussi, a un point de vu différent sur la chose.
Une vision plus sombre.
A espérer que ce qu'on a vécu n'atteindra jamais, de quelque manière que ce soit, ces enfants qui jouent à avoir peur.
Ces fêtes Moldues... S'ils savaient ! Ils ne se réjouiraient pas tant !

En même temps, je les envie. Tous. Dans leur insouciance.
Je veux être eux. Juste ce soir.
Essayer de goûter à cet amusement. En oubliant ce que j'ai moi-même vécu.
Ne plus être moi.
Etre seulement eux.
Grand rêve.
Pouvoir toucher du doigt une vie normale.
Peut-être qu'être Moldu vaut mieux qu'être sorcier... Il y a tellement de choses qu'on ignore, dont on ne se préoccupe pas quand on vit hors du monde sorcier !
Pendant un court instant, une idée traverse mon esprit.
Saugrenue.

Vivre en ermite. Avec Rachel.
Retirées de tout.
Au moins, aussi loin, on fuira tous nos malheurs. Parce qu'ils n'arrêtent pas de tomber. Passer de Charybde en Scylla, dit-on. C'est un peu ça. Dès qu'on croit que c'est fini, autre chose se rajoute. Ca s'accumule. Ca fait de plus en plus mal.
Mais faut pas céder. On le sait, ça.
Faut pas lâcher. Sinon c'est mort.
C'est les laisser gagner.

Un gosse manque de me rentrer dedans. Son masque ne doit pas être super bien réglé niveau vu !
Je l'évite au dernier moment ; ça va, il repart sans encombre.
Pff... y'a trop de monde ici ! C'est pas bon. C'est angoissant. De voir tous ces costumes. Et cette stupide soif de frayeur. Comme si la vie n'était pas assez flippante comme ça !
Doucement, nos pas nous éloignent. Rachel et moi.
C'est mieux ainsi. Trouver le calme. Loin du Londres trop plein de monde, de l'effervescence, des gosses et des déguisements.
Entendre les voix, les rires m'amenuiser peu à peu.

Et c'est la voix de la vert-et-argent qui prend la place.
Elle parle d'eux.
Et se donne du courage.
Me donne du courage.
Un petit sourire. Sur mes lèvres. A ses paroles. Qui réchauffent le coeur.

Je repense à elle, au tout début. Si peu partante ! Si peu combattive !
Maintenant, elle est autre.
Je le sais.
Elle a trouvé sa petite flamme.
Sa Volonté. De résister. Et ne pas le faire seule.

Ma main agrippe son bras. Comme pour me persuader qu'elle est bien là.
Soeur de coeur et soeur de guerre.
Celle qui me donne le courage de mettre un pied devant l'autre.

-Bien dit, je prononce. C'est hors de question de flancher ! On a survécu jusqu'ici alors on survivra encore longtemps. En défendant bec et ongle chaque parcelle de terrain. En ne leur cédant rien.
Mini pause. Ma prise sur le bras de Rachel se raffermit.
-Ce serait bien trop facile d'abandonner et les laisser gagner. Ce serait s'être battue si dure pour rien. Et je suis contente de savoir que je t'ai à mes côtés pour affronter ces étapes difficiles. Pour m'empêcher de plier quand la tentation est trop forte.
Large sourire. Heureuse d'être avec Rachel.
-Ensemble, on saura le mener, ce combat ! Avec victoire !

Toujours avoir cet esprit combattif.
Pour mieux s'accrocher.
Hargneuses.
Rageuses.
Jamais laisser un bout de soi à l'autre. A l'ennemi. A eux.

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Mangemort 39
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Re: Londres - Downing Street

Message par : Mangemort 39, Lun 24 Oct 2016 - 19:21


Vous n’auriez pas dû être là ce soir. Vous auriez déjà dû être ailleurs. Dans cet ailleurs où l’on vous attendait, mener la mission que vous aviez proposé. Mais c’est à la mi-nuit sonnante que votre présence était indispensable, avant cela… Avant cela vous profitiez des joies de la nuit d’Halloween. Car le jour était tombé, laissant place à la froide douceur de la nuit. Pas tout à fait noire, tant les rues, tant cette rue, était éclairée.s. Peu importe. Vous n’aviez pas besoin de la nuit pour vous camoufler.

Vous aviez besoin de votre cape. Et vous l’aviez. Capuchon rabattu. Vous ne portiez pas de masque, évidemment, car cela serait s’exposer à trop de risques. Le masque était Vous depuis longtemps. Vous aviez transformé votre visage. Allongé votre nez, fait apparaître quelques pustules. Vous étiez même parvenu à modifier légèrement votre teint pour le rendre quelque peu verdâtre.

Vous représentiez la parfaite caricature d’une vieille sorcière, selon ces pauvres moldus que vous aviez connus. Les longs cheveux poivre et sel, le nez, le bouton et le poil au bout. Vous aviez même choisi de ne pas tout à fait retirer votre poil, histoire de faire plus réaliste. Un juste milieu entre l’image rêvée et la réalité. Entre la sorcière imaginée et le sorcier bien vivant.

Et vous écoutiez les bruits de la rue. Et vous marchiez, lentement, à la recherche de votre proie. De celle qui aurait peur. De celle que vous pourriez suivre, gratifier d’un regard trop pâle pour être normal. De celle que vous sauriez faire courir. Courir, poussé par une frayeur douce, provoquée, normale pour une nuit comme celle-ci. Avant de se rendre compte que vous n’étiez pas juste un costume d’Halloween. Vous étiez le monstre.

Et puis, après plusieurs minutes de recherche, vous les repériez. Elles ne portaient ni masque ni maquillage, ne brandissaient pas de petit panier à bonbons. Elles étaient jeunes, influençables, parfaites. Vous les croisiez d’abord, attendiez deux ou trois pas, puis vous retourniez et commenciez à les suivre. Les deux jeunes filles.

Et à les suivre, à vous rapprocher, vous entendiez leur conversation. Vous ne compreniez pas encore de quoi elles parlaient. Vous saviez juste que leur conversation tombait à pic. Car elles parlaient de force et vous souhaitiez les mettre à l’épreuve. Vous vous rapprochiez encore, glissiez votre visage entre les leur, passiez une main sur chaque hanche et disiez simplement, d’une voix grinçante :

- Trick or treat?
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Rachel Pasca
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Re: Londres - Downing Street

Message par : Rachel Pasca, Mer 26 Oct 2016 - 11:45


LA de Kohane


« Paranoïa, pourquoi n’es-tu jamais là quand j’en ai besoin ? » se serait demandé Rachel après coup si elle en avait eu le temps. Sauf que du temps elle n’en avait déjà plus alors même qu’elle n’en avait pas encore conscience. Innocent papillon qui voltigeait. La mort était en route. Le chaos et la terreur, un traumatisme.

Peut-être que la présence de Kohane l’apaisait trop, parce qu’elle ne se méfiait pas des visages inconnus comme elle l’avait fait depuis le masque. Avec Kohane la nuit paraissait moins effrayante, mais la verte aurait dut savoir qu’il n’en était rien, que le danger était partout.

Aucune des deux sorcières n’étaient vraiment prête à assumer leurs paroles de résistance. Pourtant elles parlaient. Criaient. Scandaient ce qu’il ne fallait pas dire quand on était seul dehors la nuit, entouré d’ombres. Entre ruelles sombres et sombres personnes. Ce soir, les monstres étaient déguisés en monstres.

- Trick or treat ?

La lionne comme l’écailleuse sursautèrent de concert. Rachel ne lâcha pas pour autant son amie, l’incitant presque inconsciemment à rester derrière, à continuer d’avancer, à ne pas paniquer. Parce que c’était ce que la mère-poule en elle voulait et exigeait. Elle plutôt que les autres, comme toujours.

- Aaha ! Bien joué, vous nous avez bien eues !

Rachel offrit un beau sourire. Pas de peur. Pas encore. Il n’y avait pas de raison pour que cet homme… ou cette femme ? soit un psychopathe tueur. Elles avaient déjà eu leurs lots de malchance. Elles avaient déjà donné de ce côté-là, l’une autant que l’autre. Alors il n’y avait pas de raison que le sort s’acharne à ce point. Pas vrai… ?

- On n’a pas de bonbons, désolé. Par contre, mes respects pour le déguisement !
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Kohane Werner
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Re: Londres - Downing Street

Message par : Kohane Werner, Dim 30 Oct 2016 - 16:45





Pourquoi est-ce que tout marche toujours à l'envers ?
On est méfiant et parano quand y'a aucune raison de l'être.
Et quand il faudrait froncer les sourcils, sentir le coeur s'agiter et commencer à activer ses jambes pour courir, y'a plus personne.
C'est à devenir fou. Ne plus savoir quand faire confiance. A qui faire confiance.
Voir tout en noir puis tout en rose. Pailleté. Ne plus faire de distinction, généraliser.
Et ce soir, alors que le coeur semble plus léger, une voix lointaine crie que la vigilance est de mise. Après tout, ne sommes-nous pas le jour des morts ? Le jour où toutes les ombres peuvent sortir de leur tombeau et déambuler sans crainte dans les rues. Sans crainte d'être repérées. Démasquées. Dénoncées.
N'est-ce pas le jour des mauvais esprits et des fantômes tueurs ?
Stupides croyances, se moqueraient certains.
Peut-être... moi aussi, avant, je pensais que ce n'était que des superstitions. Des jeux d'enfants Moldus.
Encore maintenant, j'y crois.
Mais dans quelques minutes, quelques secondes, je n'y croirai plus.

Tout est vrai.
Les monstres sont vrais.
Et ils surgissent, assoiffés de sang et de douleur, le soir d'Halloween
.



Pourtant, au moment où je tiens le bras de Rachel, je n'y pense pas.
Je me contente juste de sentir la force qu'elle me transmet.
Le courage. D'aller de l'avant.
Je me sens flotter, planer. Comme insensible à toute la réalité, dure et cruelle.
Avec Rachel, je me sens capable de tout.
Guidée par sa voix et son amitié.
Appuyée sur son épaule comme elle s'appuie sur la mienne.
A deux, on est plus forte.
On peut faire taire ces maudites voix.
Ces voix grinçantes comme des portes mal huilées. Ces voix glaciales et terrifiantes.
On peut les clouer sur place.
Ensemble.

Mais il ne s'agit que de voix. Des choses invisibles qui ne tirent leur pouvoir que de notre côté influençable, soumis à leurs caprices.
Ce ne sont que des voix.
Pas des corps.
Et les corps... je ne sais pas si nous pouvons vraiment les affronter. Même ensemble. Même main dans la main.
Les corps... c'est autre chose. Encore plus terrifiant. Parce qu'ils ont un pouvoir psychologique et physique.



Alors quand je sens subitement une main douceureuse et glaciale se poser sur ma hanche, mon coeur s'arrête.
Ma main se crispe sur Rachel.
Et la voix s'élève.
Pleine de promesses noires.

-Trick or treat ?

Question classique. Le refrain de tous les gosses.
Sauf que ce n'est pas un gosse qui est là. Derrière nous. La tête plongée entre nous. Les mains capturant nos propres corps.
Je sens la pression de Rachel. Son ordre muet.
Continuer de marcher. Rester en retrait.
Je continue de marcher. Mais ne reste pas plus en retrait qu'elle. Je ne la laisserai pas en première ligne sans moi.
Mais d'abord, qui parle de première ligne ?
Ce n'est peut-être qu'une blague.
Hideuse, de mauvais goût, certes.
Mais c'est Halloween, après tout !



Le coeur s'emballe mais je m'efforce de ne rien laisser paraître. Tandis que Rachel répond.
D'un ton banal. Et même souriant.
Oui, c'est une farce. Affreuse et horrible farce.
Le type derrière nous va nous lâcher.
Rire, peut-être même. Repartir. Sans encombre.
Puis on en parlera, Rachel et moi. Evoquant la sueur froide. Avant de rire à notre tour de s'être fait peur inutilement. S'être fait peur pour quelque chose qui n'est pas vrai.
C'est ça, Halloween.

Je laisse Rachel parler. Dire qu'on n'a pas de bonbons. Ce qui est vrai.
On n'est pas là pour se joindre aux gosses ou jouer les mamies généreuses qui répondent à chaque bambin qui vient frapper à leur porte.
Tandis qu'elle le félicite pour son déguisement, je le dévisage, un sourire coincé et forcé aux lèvres.
-J'avoue que ça mérite qu'on s'arrête pour regarder, j'observe en raffermissant ma prise sur le bras de la vert-et-argent.

Allez, maintenant tu peux nous lâcher...
Les pensées s'emballent et tourbillonnent.
Le coeur cogne.
Un pressentiment.
Et la rue de plus en plus déserte au fur et à mesure qu'on avance, dans l'espoir de ce défaire du type.
Parfois, un ou deux Moldus passent. Une famille avec des enfants déguisés en vampires. Des jeunes qui déboulent, canette de bière à la main, riant aux éclats.
Et nous. Qui avançons en tentant de faire comme si de rien n'était.
Un déguisement d'Halloween accroché à nous. A nos hanches.



Je déglutis difficilement en tentant d'accélérer le pas.
Traînant Rachel avec moi.
Pas lâcher son bras. Pas la lâcher.
Elle sans moi, moi sans elle... c'est finit.
Alors on marche. On se dit qu'on se fait peur pour rien.
On espère qu'on se fait peur pour rien.
L'espoir qui fait avancer. Oblige à mettre un pied devant l'autre. Oblige le corps à ne pas rester statique.
Alors qu'au loin, la voix crie toujours.

Les ombres se sont déterrées.
Elles sont là.
Pour fêter dignement.
Cette fête des morts.
Avec vous.

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Mangemort 39
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Re: Londres - Downing Street

Message par : Mangemort 39, Jeu 1 Déc 2016 - 2:45


Votre voix résonnait quelque peu dans la nuit, mais vous ne vous y attardiez pas. Pour vous, c’était leurs paroles qui restaient en tête. Qui revenaient même, sans cesse. De qui parlaient-elles ? De quoi parlaient-elles ? Vous n’étiez pas sûr. Mais sous votre costume, vous aviez envie de croire à ce que vous pensiez. Et ce que vous pensiez, c’était qu’on parlait de vous.

Il existe des superstitions sur les noms à ne pas prononcer. Sur les choses à ne pas aborder. Parler des mangemorts le soir d’Halloween était une sorte d’affront. Surtout s’il s’agissait de dire qu’ils avaient vécu quelques bricoles dans leur enfance, expliquant leur comportement.

Si réellement elles parlaient de vous, de votre ordre, alors elles n’avaient rien compris. Elles n’avaient simplement pas vu l’urgence de la situation. A quel point ce Secret Magique était toxique. Car il était fait pour protéger davantage les moldus que les sorciers. Pour vous empêcher de les attaquer. Et eux, eux se développaient sans cesse, toujours plus, riant de vous, vous transformant en mythes, ignorant du monde qui les entourait.

Jadis, vous aviez cru à ces histoires. Jadis, vous aviez pensé que la magie était une horreur sans nom, existant dans l’unique but de vous priver de votre imagination. A présent vous savez simplement que le fait de masquer son existence détruit les vies et les âmes. Que pour exister, chaque corps a besoin de se révéler. D’être. De vivre. De se libérer. Des contraintes et des lois. De l’oppression d’un peuple faible.

Alors, vous souriez à leur rire coincé. Vous compreniez le malaise. Les mains sur les hanches n’étaient pas les bienvenues, naturellement. Mais la diversion était habile. Pas de bonbons disait l’une. L’autre s’attardait même sur votre prétendu maquillage. Et vous vous contentiez d’un petit sourire. Enigmatique. Presque pervers. Conscient de votre charme horrifique du soir. Vous répondiez au compliment, mais vos mains ne changeaient pas d’endroit.

Merci. C’est pas évident à faire ce truc. Mais si vous avez pas de bonbons, je me dois de vous faire une farce…

Votre sourire devint plus assuré. Vous continuiez à marcher, les deux demoiselles aux bras. « Il était une fois… »Et vous appréciiez la désertification de la ruelle. « Un pays extraordinaire… »Plus sombre. « Où la magie était réalité… » Moins peuplé. « Mais où les sorciers devaient se cacher… » L’endroit semblait idéal. « D’un peuple primitif, faible et sans aucun pouvoir… » Après quelques nouveaux pas, vous mettiez plus de force dans vos bras, pour que les demoiselles tournent à gauche avec vous. Et enfin, vous les lâchiez, en profitant pour sortir votre baguette de la poche de votre cape.

- Alors un groupe de sorciers décida de briser le secret et de révéler au monde les merveilles de la magie. Parce qu’il est nécessaire de leur apprendre, de les éduquer. Mais ce groupe était craint…

Vous ne terminiez pas l’histoire. Vous vous arrêtiez là. Abaissant votre capuchon pour révéler votre horrible visage à la Lune et aux deux jeunes femmes. Cette ruelle adjacente était un beau cul de sac, et vous bouchiez la seule entrée. Vous pensiez au début n’avoir affaire qu’à de simples moldues. Mais des moldues parlant de mangemorts étaient choses peu communes. Alors vous tentiez de prendre quelques précautions. Vous lanciez discrètement un Aguamenti sur le sol, suivi d’un Glacio qui, vous l’espériez, irait jusqu’à leur pied, avant de leur demander.

- Connaissez-vous cette histoire mesdemoiselles ?
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Rachel Pasca
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Re: Londres - Downing Street

Message par : Rachel Pasca, Sam 10 Déc 2016 - 16:12


Disoulé, pas d'inspi...

Elle n’aimait pas cette histoire. Elle n’aimait pas son histoire, parce que contrairement à ce qu’on avait déjà essayé de lui faire croire, elle n’en était pas le maître. C’était les autres qui avaient ce privilège, la preuve étant que sa vie avançait et progressait dans une ruelle sombre pour le bon vouloir de quelques disjonctés. Parfois même n’y avait-il qu’un être, comme ce soir. Comme maintenant.

Peut-être pour la première fois Kohane et Rachel étaient réellement liées, main dans la main, peur face à la peur, un destin commun enchaîné par la noirceur. Qui qu’était réellement cet homme, il était néfaste et Rachel sentait que la situation lui échappait. Elle qui avait l’habitude de s’en sortir. Elle qui voyait délibérément le monde en rose, préférant fermer les yeux sur les malheurs pour ne pas en être affecté. Les rappels à l’ordre était cruelle ces temps-ci. Ce n’était pas une époque à faire des farces non plus, pas même le soir d’Halloween. Monstre parmi les monstres, même pas sorcier, surtout pas humain.

Des deux peuples et aux yeux de Rachel, c’était les sorciers qui étaient les plus primitifs. Tous, même elle, se reposait sur sa magie, se limitant à ce qui existait déjà. Plusieurs siècles et rien n’avant changé ou progressé. C’était les moldus qui avaient inventé les balais, les sorciers c’étaient contentés de les faire voler. C’était les moldus qui avaient inventé l’école et le principe d’une société dirigé par un homme, qu’il soit appelé président ou ministre. Les sorciers n’avaient fait que copier après leur exil. Chassé par de simples fermiers avec des fourches et des flemmes. Comment est-ce que cet homme pensait-il que ça allait se passer, maintenant qu’il y avait le nucléaire et l’internet ? Le savait-il seulement ?

- Alors un groupe de sorciers décida de briser le secret et de révéler au monde les merveilles de la magie. Parce qu’il est nécessaire de leur apprendre, de les éduquer. Mais ce groupe était craint…

Rachel aurait aimé demandé pourquoi ce groupe s’en prenait à des étudiantes sans expérience au détour d’une ruelle sombre. Elle aurait aimé savoir pourquoi ce groupe n’avait pas tout simplement fait irruption dans le monde moldu, fait quelques tours de magies ici et là ? Pourquoi ne pas se servir des moldus eux-mêmes pour faire passer l’information et révéler les sorciers ? Parce que s’il était possible de lancer un sortilège d’oublie sur les moldus, il n’était pas possible d’en faire de même avec les ordinateurs. Rien ne s’efface sur la toile. La serpentard resta cependant muette de peur, paralysé jusque dans sa respiration. Était-ce vraiment trop demandé d’avoir une vie simple et tranquille ? Ou était-ce un luxe réservé aux pingouins dans le froid ?

- Connaissez-vous cette histoire mesdemoiselles ?

Trop bien. Elle la connaissait beaucoup trop bien, ce qui n’empêcha pas Rachel de faire de léger mouvement de négation. Au fond elle avait encore cette espèce d’espoir malsain. Rêve de s’en sortir indemne. Kohane et elle. Si elle se montrait coopérante. Un froid glacial ce fit cependant sentir, présage de la nuit à venir.
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Kohane Werner
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Re: Londres - Downing Street

Message par : Kohane Werner, Mer 4 Jan 2017 - 15:36





Ca claque et ça résonne.
Les pas. La voix. Le corps qui avance, contraint d'avancer, parce que. Parce qu'il ne peut plus reculer, il y a le poids, il y a les mains, il y a l'autre corps, là, qui oblige à aller de l'avant.
Tout sonne comme un funeste présage, ce soir.
Le souffle de la peur,
Les doigts de la Mort,
Le vent froid de la terreur.
Est-il donc vrai que parler des ombres les invoquent ? Qui plus est un soir d'Halloween...
Cette stupide fête à laquelle je n'ai jamais cru ! A laquelle les Moldus font seulement semblant de croire ! Cette stupide fête devenue rien d'autre qu'un évènement commercial !
Pourtant, ce soir, je commence à me demander. On dit que dans tout, même les légendes et les mythes les plus farfelus, il y a une part de vérité. Et si, justement, nous étions en train de la toucher du doigt, cette vérité ? Parce que oui, les monstres sont vrais, toujours tapis dans l'ombre. L'angle d'une rue. Ou au fond de nos propres tripes.
Le monstre qui est nous et qu'on ne connaît pas -pas encore.
Parce que pour l'heure, il n'y a que le démon des autres, qu'on a croisé.
Il n'y a que le masque sordide des autres auquel on a été confronté.
Qu'en est-il donc du notre ?
Enfoui, étouffé. Au plus profond de nous.
Pourtant, faudra bien qu'il surgisse, un jour ou l'autre.



Les pas s'emballent.
Le coeur aussi.
Et la voix, de plus en plus glaçante.
Le conte sanglant qui démarre.
Once upon a time...

Il n'y a pas de princesse enfermée dans une tour,
De méchante marâtre qui veut la mort de sa rivale,
De jeune fille asservie par ses belle-soeurs,
De happy end ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.

Rien de tout cela.
Seulement la froideur de sa voix.
Et le conte inachevé.
Laissé en suspend, comme ses mots qui laissent ouvertes une multitudes de possibilités.
La fin n'est pas dite.
Parce qu'elle n'est pas écrite.
A nous de la rédiger, désormais.
A nous de nous saisir de la plume, ouvrir le corps, plonger l'instrument dans le sang qui en dégouline et écrire. Tracer les quelques lignes sanguinolentes qui devront la conclure, cette foutue histoire. Plonger dans la folie de l'écrivain captivé par son roman d'horreur.
Et seulement tracer les lignes du futur.
Dessiner la voie débordante de sang qui doit mener à la conclusion, aussi sordide soit-elle.

Parce que le conte
reste inachevé.

Peut-être vaut-il mieux qu'il le reste.
Il est déjà trop cruel.
L'écrivain devrait arracher ses brouillons.
Les froisser, les brûler.
Et recommencer. Autre chose.
Tout détruire de ce conte trop glauque.
Et repartir sur une nouvelle base.



Soudain, les corps sont bousculés, entrechoqués presque.
Les bras, fermes, qui obligent à bifurquer.
Pas le choix. Surprise qui anéantit toute tentative de résistance.
Sans avoir compris comment, nous voilà dans un cul-de-sac.

Le coeur tambourine encore plus fort.
Alors que l'atmosphère est encore plus sombre.
La respiration devient presque haletante.

Souffle
trop froid
dans la nuque.

Alors que la voix continue :
-Connaissez-vous cette histoire mesdemoiselles ?

Le silence et la glace qui envahit les âmes.
Rachel ne répond pas. Elle qui, souvent, essaie de temporiser, protéger.
Reste sans voix.
Et que puis-je dire ?
Que oui, je la connais. Et après...?

Rien.
Rien de plus.

Alors je reste muette moi aussi.
Les muscles tendus.
La boule au ventre.
Il fait noir. Il fait nuit.
C'est Halloween.
Et, sans le savoir, nous les avons nous-même invoqués. Les Monstres. Les appeler les a fait venir. Maintenant, c'est le prix à payer pour avoir dérangé les âmes trop sombres dans leur obscur repère.



Tout à coup, je me rends compte que le froid n'est pas seulement intérieur.
Il est aussi extérieur.
Un coup d'oeil rapide.
Tout le sol qui se gèle, qui se glace.

Non.
Non.
De l'eau.
De la glace.

De l'eau pour éteindre le feu.
Anéantir le courage.
Détruire la flamme.

Allez, souffle, souffle donc sur les braises !
Les laisse pas crever !
Allez, souffle, souffle donc !
Fais-les s'embraser !
La lumière censée galoper, annihiler toute peur, faire fondre la boule dans l'estomac.

Mais le froid mordant paraît vouloir la combattre.
Lui sauter dessus, la mordre au cou. Lui déchiqueter le coeur. L'assassiner à jamais.
En une fraction de secondes, je vois le tableau sous mes yeux.
Une flamme à jamais éteinte. Que rien ne pourra réanimer. A cause d'un froid trop noir.

Non.
C'est pas possible.
Je refuse qu'elle crève là !
Je refuse, tout net, tout simple.
Elle m'a accompagnée. Elle m'a déjà sauvée.
Elle ne peut pas s'éteindre.
La glace ne peut avoir raison d'elle.



Les muscles bandés
-et le corps, qui réagit tout seul.
Les réflexes qu'on ne contrôle plus. Tandis que la voix lointaine crie son envie de vivre. Tandis que le feu réanime ce dernier sursaut -celui du désespoir, sans doute.
La main agrippée à Rachel
et le corps qui s'élance alors que la glace galope.
Ne pas se laisser avoir.
Ne pas se laisser capturer par l'eau.

Le corps saute pour éviter la prison glacée
-il retombe sur la glace déjà constituée.
Glisse, s'étale. Mais ne perd pas espoir.
Le froid a anéanti les sens.
Je ne ressens pas la douleur de la chute.
Je sens juste mon coeur battant.
J'ai seulement conscience que je viens de déraper et de m'étaler sur le sol gelé.
Malgré tout, j'ai réagi à temps. Et secrètement, je remercie Lena et ses séances d'entraînements. Le corps à corps, les armes Moldues. Et surtout le travail sur les réflexes.

J'espère que Rachel a suivi mon mouvement.
J'espère qu'elle a sauté, elle aussi.
Mais je n'ai pas le temps de regarder.
Plus important à faire. Ne pas quitter l'autre des yeux.
Le souffle court, le corps plus proche du sol que jamais -je n'ai pas le force ou le temps de me relever.

Avant même que je ne m'en rende compte, ma main droite tire ma baguette de ma poche.
Une seule idée tambourine dans mon esprit : s'en sortir. Toutes les deux. Vivantes.
Fuir cette ruelle infâme.
Ce cul-de-sac périlleux.
Partir, loin.
Fuir cette ombre invoquée sans le vouloir.

Un #circumglacie lancé en direction du sol, en direction de l'Ombre.
Réminiscence d'une vieille séance d'entraînement avec Rachel.
Quand tout cela n'était pas encore réel. Qu'il n'y avait que les sorts gentillets et la salle sur demande comme unique lieu de combat.
Mais aujourd'hui, tout est réel.
Nous, ce lieu, l'autre. Et cette flamme vacillante qui refuse de courber la tête face au froid.

Allez, serre les dents.
Faut survivre.
C'est tout.

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Mangemort 39
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Re: Londres - Downing Street

Message par : Mangemort 39, Dim 15 Jan 2017 - 18:58


Et vous attendiez. La glace se frayait un chemin, de même que l’eau lancée précédemment. Vous bougiez un peu les pieds, prudemment, car dans votre idée, vous aviez omis que vous étiez vous-même sur le sol. Le froid vous mordait également, tout autant qu’elles.

Et vous attendiez. Toujours. Or, si Trente-Neuf était votre matricule, si l’on vous appelait parfois Tremblement, Traumatisme, Trituré, Patience ne faisait pas partie de vos surnoms. Vous aviez posé une question. Vous auriez apprécié que l’on vous réponde. Grandement apprécié, oui.

Alors, vous serriez davantage votre baguette. Et votre mâchoire. Et vous attendiez.

Jusqu’à ce que vous en ayez assez d’attendre. Et vous étiez prêt, à passer à la suite, à lancer d’autres sortilèges. A entrer de leur délier la langue. Mais l’une d’elle vous devança.

Elle sauta. Tomba. Et vous riez un instant. Parce que cette chute était ridicule. Cela étant dit, elle vous divertissait. Vous choisissiez ainsi de vous en prendre à l’autre. Avant de remarquer que votre rire vous avait perdu. Car elle avait tiré sa baguette et lancé un sortilège.

Une barrière de glace vous entoura. Mais vous riiez de plus belle. C’était bien joué, il faisait froid, vous étiez emprisonné à hauteur de votre tête. Mais elle avait sans doute oublié que vous bouchiez la seule entrée de cette ruelle. Et que cette barrière avait beau vous isoler, elle les empêchait de sortir également.

- Si vous ne voulez pas parler tant pis pour vous… J’étais disposé à vous exposer mon point de vue… Maintenant je dois vous exploser la vue

Vous auriez aimé que votre trait d’esprit soit plus remarquable, mais vous n’aviez pas pris le temps de chercher davantage. Car vous souhaitiez sortir de votre prison de glace. Alors, vous couvriez vos yeux de votre bras, puis lanciez un Bombarda qui libéra de la place devant vous. Tout en vous criblant de glace. C’était loin d’être agréable. Quelques morceaux se fichèrent même dans votre cape, et dans votre chair, et vous grimaciez. Un pic dans la cuisse. Aïe.

Cela déchaîna plus de colère encore, et sans même regarder où vous lanciez le sortilège, un Endoloris sortit de votre bouche. Vous qui, pourtant, n’étiez pas friand de sortilèges impardonnable, surtout sur du sang sorcier, ne vous contrôliez plus beaucoup.

- Vous voulez jouer ? Vous allez perdre !
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Re: Londres - Downing Street

Message par : Contenu sponsorisé, Aujourd'hui à 23:07


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 Londres - Downing Street

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