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Le comptoir
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Valentina Boccini
Serpentard
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Re: Le comptoir

Message par : Valentina Boccini, Mer 14 Sep 2016, 20:38






Le Chaudron Baveur


pour Noah Alniott et Jude Werther



____________________


J'ai la tête déchirée. C'est la douleur, la lenteur de ce monde où les aiguilles de l'horloge ne tournent plus rond, où les saccades succombent, et où je meurs d'envie devant l'ambre liquide. Pourtant je suis debout. C'est mon petit miracle, une victoire qui n'a pas de prix. Simplement cela, avec cette langueur que l'on n'envie pas. Je tiens sur mes deux jambes, et c'et beau. Ils ont tous leurs manies, leurs phobies, leurs désirs d'ascension puis d'exécution, ils ne parlent même plus sans flairer l'odeur de la monnaie. Je m'éveille. La nuit tombe. J'ai mal au coeur, j'ai mal au corps. C'est le reste de fumée, de poussière, de crachat. Je balance mes jambes l'une devant l'autre, ouvre la porte.

C'est ce piment qui s'est éteint, la foi, l'unique. Je jette un coup d'oeil aux marques de mon poignet. Après avoir prit toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, elles se sont arrêtées sur un symbole. Il appelle ça l'Amour. Je préfère dire ma folie. Plus tenace qu'une bague, plus définitive aussi. J'aimerais bien l'anneau, que, sous le coup de la colère, tu jette dans le caniveau la flamme au bord des lèvres. Je suis liée. Et aliénée par les voix, qui dansent, se dédoublent, murmurent des promesses fragiles et des idylles débiles. Je suis Tina. Ti-na. Tête qui tourne, porte qui claque, musique, tapis rouge, et je pose ma veste sur le porte-manteau, près du comptoir.

Réflexe, habitude, coup de rein et le verre est plein, puis vide, puis plein. J'ouvre les yeux sur le monde, cet univers transpercé de mes voix que j'ai créé. J'ai de la rage, tu vois, j'ai des mots coincés, des mots bâcles, j'ai mal. Ce vieux rêve qui me hante. Je spupire, le poids tenace sur mon coeur. J'ai envie d'hurler, ma peur, mes angoisses, mes délires, mes idées perverses et mes envies stupides, mes caprices d'enfant et mes problèmes d'adultes. Je me gratte la peau, puis délie la langue et le porte-monnaie d'un ou deux clients pour un verre plein.

Cliente suivante, un souffle. Inspiration, expiration. C'est comme un flash. Tu vois, toi aussi, les lèvres de Jake, la barre de pole-dance, les verres d'affilés, le corps de November, repoussée, puis Noah, Noah simplement, pour le reste de la nuit. Oui, tu vois les souvenirs houleux d'un échange triste et mélancolique, desespérant. J'avais encore le serpent dans la tête, à l'époque. Je n'ai plus de tête à moi, à présent. L'ex proprio de mon auberge est avec une nana, le regard cassant, un quelque chose de brisé; d'étranglé, des souvenirs et des sentiments pleins les yeux.

Moi je suis le fantôme de ce bar, la veilleuse, la Maîtresse. Je suis la Reine de l'équiquier, et j'ai moi-même brisé la nuque de mes pions. J'aime jouer seule, tu vois, en face à face.

- Salut, Noah. demi-tour. Bonsoir, Inconnue. je suis au comptoir, c'est Noah. C'est la liberté qui perle. Je bois un peu de sky dans mon verre. Je vous sert quelque chose ? On a une nouvelle carte, tu feras attention. sourire à la Poufsouffle.

Alors, beauté ? Alcool, ou alcool ? Je te laisse avec ta proie quand ton verre sera plein. Promis juré.


------------------------------

RP avec Amy


La petite ne dort pas bien, alors ? Quels soucis on a, à cet âge là ? Sont-ils proportionnels au nombre d'années passés dans la boue, dans le sang, dans les larmes ? Y a t-il un quota, un maximum, pour les moins chanceux, les plus fourbus, ou la roue se contente-t-elle de tourner et d'écraser quelques dos sur son passage ? Je soupire, achève l'essuyage consciencieux de mes verres. Je ne sais pas quoi dire. Oui, je connais l'insomnie, parce que mes voix me tourmentent, elles gémissent, et le corbeau, chef d'orchestre, s'amuse à mordre et griffer les parties intactes de mon cerveau qu'il peut atteindre.

J'ai appris à faire semblant, à jouer, tout le temps, à porter un masque brisé et recollé avec les rires de la petite fille que j'ai été. J'ai construis un personnage que je joue dans un théâtre constant, mais qui peut prétendre me connaître vraiment ? Le serpent que j'ai tant aimé ?  Le loup qui partage ma vie ? Le dragon qui hante les cauchemars récurrents de l'enfant ? J'ai le P de Personne sur la lèvre mais je sais qu'au fond, c'est un peu faux. Je suis de ces êtres à demi-censurés; ceux qui, sans le vouloir, offrent un bout d'eux mêmes aux étrangers, aux nouvelles rencontres, aux amis de longues date. Juste une pièce du puzzle, un détail. De quoi finir par m'appréhender vraiment.

Je contourne le bar, pose ma main sur son épaule.

- Il y a des nuits comme ça. Tisane de Passiflore, ça passera comme c'est venu. j'attrape un torchon sur le comptoir. Mets quelques gouttes de rhum dans ton eau.

Je viens de parler, pourtant le silence m'assomme. Je frotte la première table en haussant les épaules.

-Si tu veux parler je suis là. J'suis personne, ça tombe bien. J'peux être c'que je veux. Un journal intime, s'il faut. Un truc inviolable, comme moi.

Car mon esprit bousillerait celui de n'importe quel être humain. C'est un poison, une liqueur d’ammoniaque, de quoi te prendre à la gorge et te la serrer jusqu'à la mort. Pour le plus grand bien, tu vois.
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Vhagar Meraxès
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Re: Le comptoir

Message par : Vhagar Meraxès, Mer 14 Sep 2016, 22:57


Rp avec Ian Benbow



Son partenaire de soirée pris une petite gorgée. C'était pas vraiment comme ça qu'il allait rattraper le Nordique, mais bon, valait peut-être mieux faire de même, histoire de prolonger les instants de sobriété ou en apprend plus sur les intentions de son acolyte. Il prit son verre après s'être resservi, et le vida à hauteur d'un doigt. Juste de quoi se chatouiller la glotte. Ça avait presque goût de trop-peu au final. Il en pris rapidement une deuxième pour combler un peu plus le vide.

- Ian Benbow, enchanté Vhagar. Il pointa ensuite la serveuse de son verre. Et voilà Winslaw. J'ai pas retenue ton prénom. J'retiens jamais leur prénom. Vous êtes beaucoup trop.

Il ne savait pas trop ce que ça voulait dire, mais ça n'avait pas l'air d'être en adéquation avec le personnage. Il connaissait vraisemblablement beaucoup de jeunes comme elle, pourquoi donc s’intéresser à leur prénom ? Vivait-il pas loin d'un coin fréquenté par des jeunes, ou était-il même prof ? Cette idée qui traversait ses pensées vient soulager son imagination. S'il était prof, c'était certainement pas de Divination. Il se pourrait donc qu'il ait des choses à lui apprendre, dans des domaines réservés non pas aux élèves habituels, mais plutôt  à des sorciers un peu plus aguerris en quête de pouvoir. Pas ceux qui veulent le bien, de toute évidence. Même avec toute cette imagination débordante, maintenant qu'il y pensait, c'était vrai que Ian avait bien la tête du prof en premier plan. Ça ne faisait cependant pas de lui un mec moins louche. Fallait continuer à creuser, avec patiente. Vhagar adressa un simple signe de tête à la serveuse, pour ne pas l'ignorer complètement. A peine sortit de sa tête que Benbow lui posa la question que personne ne lui avait vraiment posé.

- T'as dit que tu étais arrivé ici à 10 ans, tu venais d'où ? J'parie sur le Danemark, ou la Norvège. T'as un look de viking, pour tout te dire.

S'il donnait l'impression d'avoir fait une petite blague, c'était pourtant complètement vrai. Il avait gardé cette facette nordique depuis son arrivée. Les cheveux coiffés bien spécialement, pas du tout à la mode du coin, et la barbe volontairement à moitié en bazar, avec tout de même la longueur précisément choisie. C'était à peu près le look Viking, comme Ian disait. Et il n'avait pas rencontré depuis son départ de Norvège un gaillard comme lui avec la même dégaine. Ça lui faisait plaisir d'être unique, dans un sens.

- Dans le mille ! Je vivais à Stavanger, en Norvège. C'est bien différent d'ici, à vrai dire. J'y suis retourné, quelques fois. Mais aujourd'hui je me sens mieux ici.


En réalité, il n'y était retourné que pour poursuivre son enquête sur l'assassin de ses parents. Mais il était vraiment compliqué de revenir sur un drame datant de plus de douze ans, surtout quand l'affaire avait finalement été conclu par un simple incendie qui aurait décimé toute la famille de Vhagar, son frère compris, alors qu'il avait clairement survécu à celui-ci. Tout ça pour dire qu'il n'était pas difficile de préférer vivre en Angleterre, et que les voyages au pays natal étaient tout sauf touristiques. Néanmoins il y gardait de bon souvenirs. Mais peu, étant donné qu'il avait moins de dix ans, et qu'aujourd'hui il en avait plus du double.

- Et toi alors Ian ? T'es du coin ?
ajouta-t'il en reprenant une double gorgée de Whisky Pur Feu.

Il passait bien d'ailleurs, ce breuvage. Manquait peut-être de glaçons, lui qui aimait boire vraiment très frais, mais il passait très bien. Bien mieux qu'une bièraubeurre.
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Noah Alniott
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Re: Le comptoir

Message par : Noah Alniott, Jeu 15 Sep 2016, 18:35


La fille s'était retournée. Noah resta bouche bée. On lui avait pas encore fait ça. En général les filles acceptaient de se faire offrir un verre, ou dans le pire des cas, refusaient poliment. Mais jamais on ne l'avait ignoré. La poufsouffle avait beaucoup de charisme, une présence et une répartie suffisamment marquantes pour donner envie aux gens de lui parler. Après certes, lorsqu'elle draguait trop, la plupart des filles lui mettaient de grands panneaux STOP du genre "je dois aller rejoindre mon copain". Mais elle était fière d'avoir un étonnant succès. Et voilà qu'à peine de retour au pays, elle butait comme une débutante sur sa proie.

- Salut, Noah. Bonsoir, Inconnue. Je vous sert quelque chose ? On a une nouvelle carte, tu feras attention.

-Tu vois j'avais dit que j'étais connue ici ! murmura Noah à l'oreille de la jeune fille. Hey Valentina, ça fait un bail, t'as une vraie sale mine, il s'passe quoi ? C'est de pas voir mon corps de rêve pendant des années qui t'as toute défraichie ? Je comprends hein, mais bon faut pas se laisser aller quand même !

Noah se saisit de la carte et l'observa attentivement avec un sourire sur les lèvres. Très jolie carte. Il y avait toujours les basiques, et les cocktails de son invention ! Mais aussi des inédits complètement fous ! Cependant la petite sorcière rêvait de goûter LE cocktail qui lui avait le plus manqué durant les deux années hors de Londres.

- Un Hooper-Alniott steuplait.

Noah se leva ensuite, et alla s'installer face à la jolie proie. Plongeant à nouveau dans ses yeux, elle maintient son regard une longue minute, tentant de percevoir ce qui se passait dans ce cerveau. Ca semblait à la fois incroyablement vide, et incroyablement profond. Ignorant les précédents silences, Noah continua à poser des questions.

-T'as une tête à être encore à Poudlard toi. Quelle maison ? C'est quoi ton nom ? Eh j'suis une meuf bien hein, une meuf bourrée, mais j'ai jamais fait de mal à une mouche, demande à Boccini !

A ces mots, Noah vit défiler dans sa tête la lettre de Jendy, la marque de Jendy, Liam inconscient, les corps d'élèves ensanglantés dans la grande salle, dans le Poudlard Express... Tous ceux qu'elle n'avait pas sauvés. Si Noah pouvait se vanter de n'avoir pas fait de mal autour d'elle, elle prenait conscience du mal qu'elle s'était infligée à elle, à vouloir sauver un monde absurde.
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Joshua Durrant
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Re: Le comptoir

Message par : Joshua Durrant, Sam 17 Sep 2016, 00:24


Progressivement, telle une bouteille sous un évier ouvert (notez la comparaison), le bar se remplissait de clients, pas tous sorciers en toute honnêteté. Joshua observait sa camarade qui semblait, tout comme lui, avoir vagabondé tout au long de l'été, sans trop savoir où aller. Ce soir néanmoins, elle voulait s'amuser et cela constituait un formidable point commun avec son homologue masculin. Ce dernier ne préféra rien répondre et se contenta donc d'un rire joueur en balançant légèrement sa tête de droite à gauche. S'il s'attendait à la rencontrer ici? Absolument et définitivement pas.

Lorsqu'elle lui tendit le second verre, le jeune lion ne put s'empêcher d'éprouver une certaine crainte. En effet, Tia avait l'air d'avoir éprouvé de sérieuses difficultés (gastriques notamment) avec le sien et l'idée de détruire son estomac ne lui plaisait guère. Toutefois, il ne pouvait plus se défiler et était bien décidé à montrer qui était le patron son courage. Il esquissa un sourire (que pouvait-il faire d'autre?), inspira une grande bouffée d'air (peut-être sa dernière?) et avala d'un trait le coktail. Que dire? Tous ses sens s'étaient éveillés brutalement. Son foie semblait avoir été arraché et posé sur un barbecue brûlant, ses yeux étaient remplis de larmes qu'il s'efforçait de contenir, ses bras étaient parcourus de picotements et ses joues avaient soudainement pris une teinte rouge. Il s'enferma dans un silence pendant plusieurs secondes, le temps de s'habituer à cette découverte innatendue de son corps.

"Je ne m'attendais pas à ça! Déclara-t-il dans un souffle, il avait enfin retrouvé un semblant de contrôle. Alors dis-moi, qu'est-ce que tu as fait des tes vacances? Tu retournes à Poudlard à la rentrée? S'enquit-il ensuite."

Il lui adressa un sourire, charmeur cette-fois, et attendit sa réponse.
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Ian Benbow
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Re: Le comptoir

Message par : Ian Benbow, Dim 18 Sep 2016, 11:23


Dans les yeux de Vhagar se lisait une enfance difficile. De lui émanait une sorte de message me disant qu'il s'était forgé tout seul, qu'il s'était retrouvé dans une bonne grosse m*rde et qu'il en était sorti grâce à sa persévérance et son courage. J'appréciais ce genre de personne, ceux qui avaient un lourd passée. Pourquoi ? Car grâce à leur histoire difficile, ils s'étaient (ont s'étaient) forgées un caractère et une volonté de se surpasser que d'autres n'avaient pas.

- Dans le mille ! Je vivais à Stavanger, en Norvège. C'est bien différent d'ici, à vrai dire. J'y suis retourné, quelques fois. Mais aujourd'hui je me sens mieux ici.

Bien que la ville m'étais inconnue, j'avais vu juste. Vhagar le norvégien. En même temps, il faisait tout sauf banlieusard londonien le gars.

- Et toi, Ian ? T'es du coin ?

Je terminais le gorgée que je venais d'entamer et lui donnais une réponse positive d'un geste de la tête. Enfin, d'ici pas vraiment. Je n'étais pas un londonien, mais je me considérais comme telle. J'avais passé tellement de temps ici, dans ses rues. Je considérais Londres tout entier comme ma maison.

- Oui. Même si techniquement parlant, non. Je n'ai pas grandit ici, mais j'ai erré dans ces rues tellement longtemps que je me considère comme un vrai londonien. Maintenant, je vis dans un manoir pas trop loin avec quelques connaissances. D'ailleurs, il y en a deux que tu connais peut-être : Jean Parker et Raphaëlle Elfast.

Impossible qu'il ait un lien avec Rachel, elle était encore étudiante à Poudlard, ça me paraissait peu probable. Puis, je préférais ne pas parler de la cohabitation avec la jeune Serpentard devant Winslaw. Je terminais mon verre en une fois et jetais un œil à la bouteille, elle était presque vide. Je n'avais pas pris de montre, je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était. Et je commençais à ressentir de plus en plus les effets de l'alcool. Vhagar, notamment, me paraissait beaucoup moins net que toute à l'heure.

- T'as un job, Vhagar ? Curiosité quand tu nous tiens.
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Jude Werther
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Re: Le comptoir

Message par : Jude Werther, Lun 19 Sep 2016, 21:05




comme dit si bien verlaine,
au vent mauvais
et tandis que scintillent
vacillent
les lumières malveillantes

la musique se décline
tonitruante
ricoché des gouttes dégoulinantes
qui s'agglutinent

Contre les vitres, et les murs et le monde ; et toi.
Il y a des voix qui jouent du ping pong, certaines se rencontrent, se croisent et se frôlent de peu, d'autres s'éloignent et se cachent, s'estompent contre le bois ciré, s'encastrent dans ce qu'elles trouvent, de justesse, tout juste, un peu plus et c'est le drame, tu as ma parole. Le souffle haletant me chatouille la nuque. Elle demeure plaquée contre moi, tout juste si elle ne me colle pas, tout juste si elle ne me dévore pas sur place, malgré ma position claire. Une ombre passe et s'effile, légère comme la brise, houleuse  comme l'océan. Prêt à s'embraser avec ses vagues.


Salut, Noah. Bonsoir, Inconnue. Je vous sert quelque chose ? On a une nouvelle carte, tu feras attention.


Mon coeur se remet en route, lentement. Face à deux maléfiques, j'aurais perdu la face. J'offre à la gérante un sourire, malgré tout forcé, tout en parcourant de nouveau la carte des yeux machinalement, reformulant mon choix.

Tu vois j'avais dit que j'étais connue ici !, que son souffle me caresse la peau, et que j'évite d'accrocher. Hey Valentina, ça fait un bail, t'as une vraie sale mine, il s'passe quoi ? C'est de pas voir mon corps de rêve pendant des années qui t'as toute défraichie ? Je comprends hein, mais bon faut pas se laisser aller quand même !


Je laisse ses mots s'évader et me dépasser. Puis je réalise qu'il me faut un truc qui me remette sur pied, je balaie la tisane d'un revers de tête de mon esprit. Le goût sucré doux délicieux onctueux libéré du Daïquiri me parcourt un instant les papilles. Ce cocktail que ce moldu faisait si bien. Et qui, à présent, s'en va à l'autre bout du monde à l'autre bout de tout, sans qui stand by me, what's up,  sans qui, les rires et les chagrins, les peines et les peurs s'écartent, et que, dans le blanc de ses yeux et dans son rire protecteur, sous sa tape amicale et sous ses regards coulants, que. Que rares ont été des instants aussi bons et aussi forts, et aussi naturels, mais. Qu'à présents nous serions seuls, qu'à présent. Le jeune loup laisse sa meute, à nous de nous décarcasser. Il me faut écarter cette image et ces pensées, Elfe m'attend. Pourtant les paroles de what's up s'installent progressivement dans mon esprit au point de les entendre - et je crois comprendre qu'elles apparaissent par miracle au Chaudron Baveur. Mirage ou réalité, peu m'importe, même dans le doute elles m'apparaissent aussi réelles qu'imaginaires, belles que sincères. Je me remémore instantanément les larmes qui roulent comme des billes et qui ricochent et comme nous nous enserrions. Des frères de meute.

T'as une tête à être encore à Poudlard toi, qu'elle me ramène à la réalité, et que je découvre qu'on attend ma commande. Quelle maison ? C'est quoi ton nom ? Eh j'suis une meuf bien hein, une meuf bourrée, mais j'ai jamais fait de mal à une mouche, demande à Boccini !


que je me réveille
en sursaut
chasser les démons
chasser les peurs
se lâcher pour de bon
se noyer dans l'alcool
je suis fatiguée, Elfe.
alors pardonne-moi cette trahison.


Et je vais vous prendre un Tinavenir, que je lance, de ma voix hésitante, à l'océanique qui m'attends d'une vague de regard acidulée. Je perçois les effluves qui passent dans ses yeux et les ombres qui s'y perdent, peu à peu. Je lui lance une marée-haute du haut de ma tourelle d'acier. Je la regarde, pensive, s'évader, n'ayant osé jusqu'alors prononcer la moindre parole, piquer sonder diluer la serpentine -


And so I wake in the morning
And I step outside
And I take a deep breath and I get real high
And I scream at the top of my lungs
What's going on ?


et je laisse planer les mots et j'écarte, craintive, la présence miraculée de l'âme emprunte de beauté, de sincérité de romantisme d'authenticité de lucidité pleine de tout de rires et d’intellectualisation de mets les pieds sur terre et, m*therfuckeeer, c'est notre King notre piédestal et il y a karen qu'elle est belle comme le soleil et qu'il la fait rayonner tout entier, et qu'il murmure comme il faut s'élever et, te bouger, parce que t'en vaux la peine, toi, oui, toi, t'en vaux la peine, faut croire en Hemingway, faut croire à Fitzgerald et que comme Paris est une fête, mais ça y'est, l'est parti, l'est plus là, c'est -

J'te contemple, toi et ton sourire niais, toi et tes mots et ton alcool florissant. Je n'ai pas envie de te parler. Tu n'avais pas compris ? Lâche-moi, s'il te plait, que je lance d'une voix dure que je ne me reconnais pas, et que même mes yeux même mon corps y sont inadaptés, semblent aller vers elle, l'inviter à poursuivre, mais que mes mots l'écrasent et l’enserrent, l'éjectent ; parce que je crois que j'ai besoin de boire un verre, un bon verre, seule, ce soir, pour vider un peu tout ça.

Je me retourne alors de nouveau et je réalise que ces mois passés que je ne compte même plus chez les moldus m'ont changée. Je perds mes esprits et ils reviennent m'attraper, parfois, souvent, encore, et m'agglutiner contre eux. Ils me protègent du reste et du danger, puis me repoussent dans la gueule du loup. Vertigineuse. Les paroles de what's up envahissent mon esprit et m'engourdit toute entière, je me sens me ramollir contre mon siège.


je crois que j'ai encore besoin
de ta présence,
Elfe,
un peu de réconfort.


And I try
Oh my god, do I try
I try all the time
In this institution.


Et scrute la guirlande sans vie,
rejetant ma peine à coup de ciseaux transparents.

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Vhagar Meraxès
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Re: Le comptoir

Message par : Vhagar Meraxès, Mar 20 Sep 2016, 20:18


RP featuring Ian Bimbow Benbow

D'un hochement de tête, il acquiesçait à la question du Nordique. Il avait bien la tête du Londonien, à vrai dire. Pas celui de Brixton, mais plutôt de la City? Qu'il vienne de là ou d'autre part, il avait de toute manière adopté le style.

- Oui. Même si techniquement parlant, non. Je n'ai pas grandit ici, mais j'ai erré dans ces rues tellement longtemps que je me considère comme un vrai londonien. Maintenant, je vis dans un manoir pas trop loin avec quelques connaissances. D'ailleurs, il y en a deux que tu connais peut-être : Jean Parker et Raphaëlle Elfast.

Jean. Parker. Im. Po. Ssible. Le monde était vraiment petit. Quelques heures plus tôt, c'était ce Serpentard junkie qui le sauvait des griffes du Grizzly enragé avec lequel il était aux prises dans l'après midi. Vhagar se pris d'un fou rire incontrôlable, à peu de chose près encouragé par le taux d'alcoolémie dans son sang, qu'il avait en moindre quantité depuis l'incident. Il vivait donc en compagnie d'un toxico et d'une inconnue dans un manoir. Qu'est-ce que c'était que ce bordel. Ce mec avait pourtant une certaine classe, le genre à vivre seul dans une luxueuse maison, peut-être même marié, avec des gosses. Cette idée accentua la prise d'abdos de Vhagar. Il était loin de penser une chose pareille. Mais d'un autre côté, il savait Parker capable de commettre des choses sombres. N'importe qui n'utilise pas un Impero pour faire fuir un ours. L'avait-il appris seul ? Peut-être avec l'aide de Benbow, ou de cette "Raphaelle". Il fallait continuer à creuser. Il se repris de son hilaritée. Une fois calmée, il lui posa une nouvelle question.

- T'as un job, Vhagar ? Cependant Vhagar répondait quasiment en même temps.

- Excuse moi, je ne m'attendais pas à ça. Je connais Parker, et je sais pas si emménager avec ce type était la meilleure des choses à faire. Il re-rigola un petit coup, et réalisa vite que la question était sacrément délicate. Ian ne devait pas savoir qu'il était Auror. Ou du moins, de pas juste le savoir comme ça. Il fallait l'amener à comprendre ses attentions. Rien qu'en regardant sa tête, on se doutait bien qu'il n'était pas du côté du Ministère de la Magie. Il entreprit de lui répondre, pourtant sans lui mentir.

- Disons que, je travaille à améliorer mes facultés de sorcier. Il regarda un moment Winslaw, et fit un rideau de long de sa bouche avec une main, comme pour qu'elle ne puisse pas lire les messes basses qu'il allait énoncer. Plus qu'un simple sorcier, si tu vois ce que je veux dire. Et il rit de nouveau, rire complètement forcé. Sa manière de le regarder devait largement le lui faire comprendre. Il ne plaisantait pas du tout.
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Valentina Boccini
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Re: Le comptoir

Message par : Valentina Boccini, Mar 20 Sep 2016, 20:25






Le Chaudron Baveur


pour Noah Alniott et Jude Werther



____________________


La sale mine, je le sais. J'ai des cernes, des pas d'couleurs criardes, de vêtements huppés. J'ai rien, rien à dire, à faire. Alors je prépare un petit sourire, fais un clin d’œil à Noah. Je m'éloigne, sors deux verres. Un Tinavenir pour la petite chose perdue. Cocktail maison, cocktail personnel, un truc à vous ouvrir les ailes, à vous en décoller la rétine et les esprits. C'est à vous propulser sur une autre planète, ma planète, pour quelques instants, jusqu'à ce que le verre soit vide. J'ai plus la force de parler, de m'expliquer. Du rhum blanc, du jus de citron, un peu de nectar de Mangragore, des écailles de serpent et des glaçons, de quoi vous balancer dans le vide.

Pour Noah, son propre classique. Un petit regard vers la carte du Chaudron Baveur, vérification, et je le prépare. Pour elle, ce sera un mélange d'alcool terrible, histoire de lui décoller l'estomac. Je suis bien avec ce verre dans la main. Un instant, j'hésite à leur donner leurs consommations. Puis finalement, je redresse le masque. Poser les deux verres sur le comptoir, souhaiter une bonne beuverie avec les formes, puis réclamer les mornilles trébuchantes.

- Eh mesdemoiselles, ça fera huit mornilles chacune. N'hésitez pas, je suis à quelques pas.

Et je m'en retourne dans mon antre de la torpeur, avec mes bouteilles et la musique transformée qui résonne.
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Jude Werther
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Re: Le comptoir

Message par : Jude Werther, Mar 20 Sep 2016, 22:16



[utilisation du libre-arbitre de Noah autorisay]

allons donc
what's up s'en va
comme elle était arrivée
sans crier gare
elle est comme ça
t'as les autres qui déambulent
ivres comme des navires
prêts à sombrer
et puis t'as le reste
et toi

Eh mesdemoiselles,
que tempête l'océane, ça fera huit mornilles chacune. N'hésitez pas, je suis à quelques pas.

J'attrape machinalement le verre et le porte à mes lèvres, tout en envoyant valser les lourdes mornilles, en lançant au passage un Merci dans les récifs. Je la regarde s'en aller et repartir, son verre ambré à la main, prête à l'embraser et à y déverser son torrent. Elle m’apparaît belle dans sa noirceur sur ses talons hauts, avec son sourire et ses cheveux comme des halos lumineux qui scintillent dans l'air comprimé.

J'observe mon cocktail plein de potentiel corrosif. Il m'enivre d'avance. Je le scrute et cède un instant à la tentation, avant de le porter à mes lèvres et lui offrir un baiser plein de promesses, plein de tendresse. Des mois que je n'avais pas bu, que je n'avais pas senti ce goût de citron et de rhum, ce goût d'alcool de fond qui te coule à l'intérieur et qui te réchauffe instantanément. J'avais oublié, aussi, la trace de rouge à lèvre. Sa différence avec le daïquiri me rendait dubitative. Je me ferai pourtant un plaisir certain à le siphonner après l'avoir savouré.

Je réalise que la serpentine s'efface, se morfond sous mes mots et mes coups quoique justifiés. C'est elle qui me tourne le dos et murmure dans sa barbe des mots dont je ne saisis pas la teneur. Elle s'est même imperceptiblement décalée, son coude calé contre le comptoir, avec son pied qui frappe le sol nerveusement. Et tandis que les fils de son cou la suspendent on ne sait trop comment dans un monde de pantin, 
je porte à nouveau le verre à ma peine.


il monte,
un peu plus,
plus fort,
plus grand.

je porte le verre à ma bouche, et

mes genoux se cognent contre des remparts.
je gigote de toute part.
transie,
je les regarde de mes yeux perdus

d’abord, il m’effraie.
il me tire de toute part,
les murs s’épanchent, se dandinent,
s’agrandissent, s’étourdissent.

les visages se tendent,
qui me parle ?
sa bouche gigote, impatiente,
aucun son ne passe.

emplie d’une puissante
mélancolie épuisante,
je me laisse tenter
j'observe les minutes s’écouler.

une, deux, trois gorgées.

c’était lancé, plus rien ne pouvait m’arrêter.
la musique se balance, et puis là
t'ouvre grand tes yeux océan,
ton visage semble se distordre,
on est lancés
comme des fusées.

on veut plus atterrir.
juste décoller.

Tous mes muscles se distendent et s'ouvrent à toi, un grand sourire illumine mon visage émacié. Les lumières s'épanchent, et les silhouettent s'étendent, et les flashs de lumière s'inclinent, vos bouches s'étirent.
Et moi, j'en ris.

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Ian Benbow
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Re: Le comptoir

Message par : Ian Benbow, Mar 20 Sep 2016, 22:29


Non pas que ça m'intéresse particulièrement, de savoir s'il a un job, mais j'ai quand même envie de découvrir ce qu'il est capable de faire. Il est jeune, plus que moi si je ne m'abuse. A son âge, je n'avais ni travail, ni maison. Juste la rue. Et lui, qu'avait-il ? Je suis curieux de le découvrir. J'aime particulièrement comprendre les personnes, apprendre qui ils sont vraiment. Voir la face qu'ils n'osent pas montrer. On en a tous une. Du plus gentil au plus méchant. Nous avons tous une part d'ombre et une part de lumière. Certains choisisse le bon côté, d'autres le pouvoir. Mon choix est fait depuis longtemps.

Il rigole quand je parle de Jean. Je comprends pas pourquoi, mais je suppose qu'il va m'expliquer. Ça a l'air vachement drôle en tout cas. J'espère que je vais pouvoir rire moi aussi.

- Excuse moi, je ne m'attendais pas à ça. Je connais Parker, et je sais pas si emménager avec ce type était la meilleure des choses à faire

Je souris. Je le connais pas vraiment, ce Parker. On s'est rencontré deux fois à tout cassé. Je me rappelle du premier jour d'entretien avec Raphaëlle. Il ne m'avait pas semblé convaincant du tout. Son histoire d'héritage m'avait parue loucheà l'époque. Au jours d'aujourd'hui, je ne sais même pas si c'est vrai ou pas. Ce qui est sur, c'est qu'à la place de Raphaëlle, jamais je n'aurai loué une de mes chambres à un gars pareil. Il semble louche et souvent, c'est pas bon signe.

M'enfin. Raphaëlle avait bien fait la une des journaux pour avoir été suspectée d'être une mangemorte.. Alors, niveau type louche elle s'y connaît un peu.

Du coup, il connaît Parker. C'est étonnant. Comme quoi, le hasard fait bien les choses. Mon regard se bloque quelques secondes sur la blessure de Vhagar. Sacrément amoché le loustique. J'ai la tête qui continue de tourner. J'essaie de fixer un point bien précis pour ne pas gerber. Et cette blessure ne m'aide pas. Je passe à autre chose, donc, le nez de Vhagar.

- Disons que, je travail à améliorer mes facultés de sorcier. Plus qu'un simple sorcier, si tu vois ce que je veux dire.

Il rigole et je comprends ce qu'il veut dire. C'est pas très discret en même temps. Même l'ivrogne du fond à compris. Non enfaite je sais pas. C'est peut-être l'alcool qui amplifie mon ressenti. J'reponds à son rire par le mien. Il est sincère. Même si il n'y a aucune raison de rire. J'suis un peu trop saoul. Cette bouteille, additionnée à celle que j'avais bu au château, faisait des dégâts. Je me reprends. Après tout, j'ai l'habitude d'être bourré. J'ai appris à me comporter dignement quand ça arrive.

- Je ne le connais pas vraiment, Parker. Je sais juste que de temps en temps il rentre complètement allumé. Sûrement de la drogue.. Mais bon, qui suis-je pour juger, hein ? dis-je en pointant la bouteille du doigt.

J'reste bloqué sur le nez de Vhagar. Ça m'aide bien, faut dire. Faut que je continue comme ça. J'enchaîne.

- On devrait s'entraîner ensemble, un de ces 4. Je suis plutôt doué en défense contre les forces du mal. Je lache un petit rire. Il peut pas comprendre, vu qu'il ne sait pas. Et comme moi aussi j'aime améliorer mes facultés de sorcier. Je mime des guillemets avec les doigts tout en faisant un clin d'œil. L'alcool me fait dire et faire des choses que je ne devrais pas. Faut peut-être que je m'arrête là, enfaite. Donne-moi une adresse ou quelque chose, je t'enverrai un hibou pour qu'on s'arrange.
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Vhagar Meraxès
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Re: Le comptoir

Message par : Vhagar Meraxès, Mer 21 Sep 2016, 00:54


Ian commençait à tourner de la tête, ça se voyait. Déjà au début Vhagar se sentais presque gêné de voir que le Londonien ne regardait plus que son pif. Nan mais son pif, quoi. Il était déjà tordu, pas la peine de le dévisager. Puis, en bon buveur lui aussi, il reconnaissait le point de centrage, celui qui sert à garder un objet ou quelque chose comme visée, histoire de ne pas tourner avec sa tête et connaître la pire sensation de l'ivre. Mais les yeux avaient souvent du mal à garder le contrôle et à ne pas bouger un minimum. Et là, ça se voyait. C'était sans doute la même chose pour le Nordique d'ailleurs.

Il préféra ne pas en dire plus sur le cas Parker. Non pas qu'il ne l'aimait pas, mais plutôt que, vu ce que venais de dire Benbow, ça la foutait mal de renchérir en disant que c'était lui son sauveur ce l'après-midi. Il disait néanmoins ça en pointant la bouteille du doigt. Vhagar voyait mal le rapport avec la choucroute. 'Fin bon, il s'en foutait pas mal aussi. Il commençait de même à tourner de la tête. Entre provocation et amusement, il pris comme point de repère à l'anti-chute, le nez de son camarade.

- On devrait s'entraîner ensemble, un de ces 4. Je suis plutôt doué en défense contre les forces du mal. Et comme moi aussi j'aime améliorer mes facultés de sorcier. Donne-moi une adresse ou quelque chose, je t'enverrai un hibou pour qu'on s'arrange.

Voilà qui devenait intéressant. Bien qu'ivre il avait parfaitement compris le sous-entendu avec mimique. Vhagar, venant tout juste d'emménager, prit la petit serviette en papier à côté de son verre, sur le bar -elle trainait là donc bon-  et écrivit dessus l'adresse de son tout nouveau duplex. L'écriture n'était pas celle d'un gars sobre, mais ça restait lisible. Il la tendit à Ian, en ajoutant:

- Tu viens quand tu veux !

Il leva son verre de nouveau, célébrant cette opportunité avec les bras, sans ouvrir la bouche, et il bût d'une traite le reste du récipient. Il tenait de moins en moins bien sur son tabouret, déjà une fesse menaçait d'emmener l'autre par terre. En revanche, et ça c'était plutôt agréable, il ne sentait presque plus les douleurs de la journée.

- Je sens qu'on va bien s'amuser !
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Kathleen Gold
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Re: Le comptoir

Message par : Kathleen Gold, Mer 21 Sep 2016, 23:13


RP avec Trevor le Dragon et Shawn



Elle croise les jambes sous le comptoir. Elle regarde les clients porter leurs verres à leurs lèvres, buvant un breuvage d'oubli-ivresse qui les emportera sur les pavés ou dans une chambre.  Ils ne regardent rien d'autre que leurs compagnons, ou les lampes qui s'agitent autour d'eux, autour autour autour de ces quatre murs qui les enserrent plus sûrement que leur propre isolement.

Elle n'est pas la seule, car elle fixe chaque baisers échangés entre deux gorgées sucrées de miel piquant. Elle est une part d'eux, de leur quotidien, elle se fond parmi eux, elle devient un pour quelques secondes. Elle n'est plus qu'un fantôme qui avale un souffle de vie, de bonheur, de mélancolie. Elle sent les haleines désabusés, et le goût des bouches sur la sienne. Elle est blonde, brune, rousse, entre les bras de ceux qui la serre. Tandis qu'elle fantasme la vie des autres, elle laisse dériver ses pensées dans une bouteille de gin d'une femme qui tient la main d'une autre, ou dans ce couple qui s'embrassent dans un coin de la pièce.

Kathleen. Gold qui a séduit un dragon en se glissant parmi les trésors qu'il gardait dans sa grotte aux milles couleurs, parmi les pinceaux qui tachaient parfois un cou immaculé mal caché par un col de manteau. Gold qui se coule dans les couloirs le long des pierres.

Kate qui se perd dans la vie des autres.

On lui demande ce qu'elle veut boire. Elle regarde le serveur, l'observe comme le reste de la salle. Elle s'amuse à s'interroger sur lui. Sur son nom, sur sa façon de sourire et en se demandant si lui aussi garde de l'or dans ses poches ou entre ses mains.

Aucune réponse ne lui vient alors que le serveur attend sa réponse. Elle n'a pas lu la carte, trop occupée à lire les gens. Elle n'a aucune envie de ce qu'elle veut boire, il lui semble avoir englouti tout l'alcool présent dans la salle, pinte et verre avalée entre deux larmes et éclats de rire. Elle est perdue et ne comprend pas la question. Elle est interrogation et rêve d'autrui, femme invisible qui se fonde pendant une micro seconde dans un monde parallèle qu'elle construit et détruit dans la même minute.



Le réveil sonne avec deux ailes qui entourent le comptoir. Elles ont la taille de deux bras qui se tendent. Elles proviennent d'une voix de whisky que tu as déjà savouré. Tu te réveilles de ta pause brumeuse, et les autres ne redeviennent plus que vapeur de sable.

Le temps d'un battement de cil ou deux, alors que tes jambes basculent sur le tabouret pour te faire tourner vers ton Directeur. Il fixe le serveur souriant, d'un air concentré que tu ne lui as jamais vu, alors qu'une petite ride se forme sur son front, pour te rappeler méchamment toute l'absurdité de la situation. Il regarde droit devant lui, et tu jureras voir passer des ombres sous ses pupilles. Tu observes, et tu comprends lentement ce qui se passe.

Léger sourire amusé.

Sa jalousie le pousse à réagir de manière complètement illogique, et tu le regardes commander vos boissons alors que son envie de t'avoir toute à lui échauffent tes pensées. What is love. Quelle excellente question.

Tu aimes sa jalousie. Tu aimes cette idée d'être assez importante à ses yeux pour qu'il désire être le seul à t'approcher. Cela te fait sourire, cela t'attendrit. Tout comme sa mine un peu déconfite et ses excuses, auxquelles tu ne réponds que pas un nouveau sourire.

Tu es belle, Chanson.

Tu as passé l'âge de rougir, donc tu ne fais que l'observer alors que vos verres arrivent et que tu ne trouves pas tes mots pour répondre à ce compliment que tu as déjà entendu des milliers des fois mais qui sonne si sincère dans sa bouche qu'il te paralyse.

Des fleurs.

Dans quelques jours elles seront fanées dans un vase, dépérissant dans leur eau. Tu ne dis rien et les prends entres tes mains. Tu aimes leur couleur, leur odeur. Tu sens leurs pétales caresser tes doigts alors que tu te rends compte que rien de tel ne t'arrive. Les fleurs sont destinées à mourir.

Et pourtant tu souris et hoches la tête. Tu souris, et tu serres les fleurs. Parce qu'elles sont encore belles et que tu en aimes les couleurs pendant qu'elles sont encore vives.

Tu prends sa main et l'invite à tes côtés sans qu'aucun mot ne vienne jusqu'à ce que le bon moment n'arrive.

-Enfin seuls.

Tu lis la carte, la description de la boisson et tu souris. Tu joues avec ton verre et continue de sourire. Les mots n'ont jamais été que du vent entre deux partitions entre vous.

-Pourquoi cette boisson ?

Lâcher prise et vivre sa propre vie en arrêtant de fantasmer celles des autres. En voilà un défi intéressant Dragon.
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Ian Benbow
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Re: Le comptoir

Message par : Ian Benbow, Sam 24 Sep 2016, 11:24


Ouai, donne moi ton adresse Vhagar le norvégien. Je compte bien venir te rendre visite un de ses quatre. Je sens qu'on va bien s'entendre tout les deux. Beaucoup de point communs, je l'aime bien au final. J'ai envie d'en savoir un peu plus sur lui, mais ça ne sera malheureusement pas pour ce soir. J'suis pas bien. Trop d'alcool dans le sang, heureusement qu'on a pas de contrôle d'alcoolémie chez les sorciers, sinon je suis dedans.

J'aime bien l'état dans lequel je me trouve. Je suis pas encore totalement fini, mais j'ai assez bu pour perdre légèrement le contact avec la réalité. Les bruits autour de moi ne m'atteignent plus vraiment, comme si j'étais plongé en plein milieu d'une piscine. Ouai, c'est une bonne métaphore pour expliquer comment je me sens.

Vhagar me tend un bout de papier sur lequel il a écrit son adresse. Whitcomb street. Un truc comme ça. Je connais sûrement, à voir quand j'aurai décuver. Je range le bout de papier dans ma poche droite, priant pour que je me rappelle encore à qui appartient cette adresse le lendemain. Ça devrait aller. J'oublie rarement mes soirées. Ça m'est arrivé une fois, récemment. Avec Emily. On avait fait des trucs pas très net, je me suis réveillé à côté d'elle complètement nu avec aucun souvenir. D'ailleurs, je crois qu'elle est à Poudlard. Pas cool. J'ai couché avec une élève qui n'était pas encore une de mes élèves à l'époque. La situation est délicate, j'ai pas hâte de la revoir.

Bref, je m'égare.

- Oui. Je pense aussi. Ecoute Vhagar, c'était cool de faire ta connaissance mais je dois y aller. J'ai cours demain, faut que je sois en forme. Je me lève et lui serre la main en guise d'aurevoir. On se verra bientôt, norvégien. Je dépose les mornilles dues pour la bouteille et reprend mon chemin en direction de Poudlard.

End.
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Nya O'Neal
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Re: Le comptoir

Message par : Nya O'Neal, Lun 10 Oct 2016, 23:24


Même pas besoin d'alcool pour avoir l'air saoule... (avec Raven Wade)

Vendredi soir, enfin le weekend. J’avais déjà tout organisé : du temps consacré à mes foutus devoirs minutieusement calculé à mes soirées particulièrement arrosées qui me feraient oublier mes journées à travailler. On s’entend que mes soirées semblaient bien plus attrayantes que le reste de ma fin de semaine, mais j’étais déterminée à passer mes ASPICs haut la main cette année, et ce n’était pas en allant me bourrer la poire que j’allais y parvenir. Heureusement pour moi, je n’avais jamais la gueule de bois les lendemains de veille et j’avais la possibilité de rentrer tard et bien saoule sans pour autant perdre la moitié de ma journée.

Des amis de mes parents adoptifs, que j’avais vus plusieurs fois pendant mon enfance mais que je ne connaissais pas plus que cela, souhaitaient visiblement apprendre à me connaître et m’avaient invitée à passer quelques jours chez eux, à Londres. Après mon dernier cours de la journée, je montai donc dans les dortoirs terminer ma valise que j’avais déjà bien commencée. Je ne savais même pas pourquoi je me prenais autant la tête. Si j’oubliais quelque chose, il me suffirait d’utiliser un peu de poudre de cheminette pour revenir… Ah non, c’est vrai, c’étaient des moldus. J’allais encore devoir prétendre être une toute autre personne – et potentiellement cacher mes bouquins, parce que les Gladwell allaient avoir du mal à gober que j’avais un cours de potions dans une école publique moldue…

En tout cas, je préférais ne pas y penser pour le moment. J’étais enfin prête, et me dirigeai tout droit vers la cheminée, dans la salle commune des Gryffondors. Heureusement pour moi, mes hôtes habitaient relativement proches du chemin de traverse et je pouvais couper par là pour ne pas avoir à faire tout le trajet en transports en commun. Je sortis la poudre donnée par mes parents de son sachet, et en pris une poignée.

« Chemin de traverse! »

Le feu devint rapidement vert, et m’embarqua dans le réseau. Décidément, je détestais toujours autant cette façon de voyager. Comme on nous l’avait enseigné, je gardai les bras le long du corps et restai le plus immobile possible tout au long du trajet, mais j’avais beau fermer les yeux, j’avais toujours des nausées insupportables en arrivant. Au moins, pour une fois, la poudre m’avait acheminée -c’est le cas de le dire- au bon endroit, et je fus dans la résidence des Gladwell juste à l’heure pour le souper. Mes parents m’y attendaient eux-aussi, le sourire aux lèvres. Après avoir fait la bise à tout le monde (et pas le même nombre de bises à chacun, attention, foutus européens incapables de se fixer…), j’acceptai avec joie de me joindre à eux et dévorai le délicieux repas qui m’était offert.

Une fois mon rôti de porc englouti, je fus victime d’un interrogatoire. Tout le monde me posait des questions – auxquelles je ne savais pas toujours quoi répondre puisque, rappelons-le, je ne devais sous aucun prétexte révéler la présence du monde magique. Une bonne heure plus tard, exaspérée de devoir trouver des réponses à ma place, ma mère proposa une partie de Scrabble. Ok, ça, ça voulait dire qu’il était temps que je décampe. Je signifiais donc aux maîtres de maison que j’avais rendez-vous avec une amie, même si c’était totalement faux, et montai me changer dans la chambre qu’ils m’avaient préparée.

L’humeur étant au flirt, j’enfilai une magnifique robe de soirée rouge et une paire de talons. J’allais clairement me casser la figure. À chaque fois, je me demandais pourquoi je mettais encore cette vieille paire de chaussures qui paraissait comme neuve parce que je finissais toujours par me changer en cours de soirée tellement j’étais incapable de marcher avec ces affaires-là. Enfin bref, pas moyen que je marche. J’attendis donc le bus, qui ne tarda pas à passer, et quelques minutes plus tard, j’étais devant le Chaudron Baveur. À peine entrée dans la taverne, je reconnus une chevelure familière assise au comptoir. Sans réfléchir, je me ruai vers mon amie l’embrassai langoureusement, devant l’air ébahi des autres clients.
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Elenna Benson
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Re: Le comptoir

Message par : Elenna Benson, Jeu 13 Oct 2016, 14:20



Rp privé avec Amy Shields.
LA accordé


Parfois le châtiment entraîne la culpabilité.


Il était tard, sûrement trop pour une personne normale, sûrement trop pour quelqu’un qui avait vécu l’enfer ces derniers jours. Une vie avait été mise en pièce puis recollée pour être de nouveau détruite à petit feu. C’était ça la torture, démolir encore et encore une personne jusqu’à ce qu’elle ne soit plus que l’ombre d’elle-même. Chaque minute, chaque heure, chaque jour, Elenna tentait vainement de se reconstruire, d’oublier ce qui lui avait semblé être une éternité en compagnie des mages noirs. Heureusement, elle n’était pas seule. A ses côtés, Alexander faisait tout pour l’aider, la soutenir et même s’il s’occupait de ses blessures physiques, celles qui touchaient son esprit et son coeur étaient les plus durs à refermer sans laisser de cicatrices.

Ce qui était le plus difficile ? La culpabilité. La belle s’était toujours promise de protéger ceux qui ne pouvaient le faire seuls mais aussi ceux qui se battaient à ses côtés. Pourtant, elle avait échoué et là était sa plus grande douleur. Elle avait eu mal, elle avait saigné mais ses larmes avaient été réservé à cette responsabilité qu’elle avait prise et n’avait su garder. Se sentir coupable était un bien faible mot pour la Phénix, une plaie béante était ouverte dans sa poitrine et semblait ne pas vouloir se fermer. Les nuits étaient longues. Elle ne dormait pas, de peur de fermer les yeux et d’y revivre ces jours d’enfer et lorsque Morphée avait enfin pitié d’elle, les cauchemars s’insinuaient dans son esprit. Ses cris réveillaient à tous les coups son fiancé qui mettait à chaque fois tout en oeuvre pour calmer les larmes qui roulaient sur les joues de la demoiselle. Il parvenait à calmer ses tremblements et ses craintes et finissait sa nuit.

Les matins étaient durs et les cernes semblaient ne jamais disparaître du visage de poupée marqué par la fatigue et les épreuves passés. Cela faisait plusieurs jours qu’Elenna n’était pas sortie de chez elle et décida qu’il était temps de rejoindre le monde réel. Alexander n’était pas là à son réveil alors elle prit une douche rapide et s’habilla sans prendre la peine de mettre une pointe de maquillage. Un sweat noir trop large pour elle et un jean, une tenue basique et confortable. D’un coup de baguette magique, la fille aux cheveux de neige envoya un Patronus à l’une de ses alliés pour la prévenir de sa visite avant de manger un bout et d’enfiler son bonnet noir qui constrastait avec sa chevelure. Elle transplana enfin, direction le Chaudron Baveur.

Le lieu n’avait pas changé, jamais. A chaque fois qu’elle venait, la belle revoyait tous les instants passés ici en compagnie de ses amis ou de la gentille Noah. Maintenant, le bar était géré par Amy, l’une des membres de l’Ordre du Phénix, l’une des petites dernières de la bande. Elen l’avait prévenu de son arrivée alors elle l’attendait certainement. Pénétrant dans le Chaudron Baveur, elle gagna directement le comptoir et se hissa sur l’un des tabourets. Une petite brune s’affairait derrière le bar en bois, préparant toutes sortes de boissons avec un air concentré sur le visage. La Phénix siffla pour attirer l’attention d’Amy, affichant un mince sourire sur ses lèvres, un sourire forcé, un sourire fatigué.

" Salut Mini ! Comment vas-tu ? Ca bosse dur à ce que je vois… "

Feignant un ton enjoué, elle lui fit un petit signe de la main lorsqu’Amy se retourna vers elle...
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Amy Shields
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Re: Le comptoir

Message par : Amy Shields, Ven 14 Oct 2016, 20:29






Le Chaudron Baveur


pour Elenna



C'est dur dur de se lever ! Tin tin tin tintiiiiiiin ! ♫

NAN. STOP. Justement ! C'est vraiment dur de se lever ! Alors la narratrice est priée d'arrêter de chanter sur des choses aussi horrible que le réveil. Ca va ca va c'est bon..

Effectivement, Amy avait dur à se lever pour aller travailler. Quoi de pire que de se réveiller tôt pour passer sa journée à courir dans tous les sens pour des clients énervés ? Pas grand chose était pire que ça. Non sérieusement. La chaleur et le protection que son lit pouvait offrir n'était pas une des choses les plus chouette dans ce bas monde ? Juste le fait de se glisser dedans en étant chez soi était vraiment jouissif. Et puis si il y avait quelqu'un avec ça pouvait... Stop. Ouais je te vois venir. Stop.

Amy s'était levée de bon matin comme à son habitude. Un coup d'eau froide sur le visage et une bonne douche ne faisait pas de mal. Un jeans noir et une chemisier blanc enfilés. Basique mais confortable et chics pour une journée qui s'annonce looooongue. Essayer de cacher les fatigue et les cernes avec un peu de maquillage. Après quelques tentative, la brunette abandonna et préféra aller manger son petit déjeuner. Le meilleur repas de la journée selon elle. Bah oui. Vous n'êtes pas d'accord ? Tant pis. Une fois la nourriture avalée, la Phénix se leva pour aller mettre ses chaussures. Attrapant sa baguette en passant, elle la glissa dans sa ceinture faite exprès pour ça. On était jamais trop prudent. Et puis quel sorcier se baladait sans sa baguette ? Presque aucun pour être honnête.

Porte qui claque. Vent. Froid. Automne. Heureusement que son long manteau noir la protégeait bien du froid, quel temps de chien sérieux. Petite ruelle habituelle. Les talons qui claquent sur le sol pavé. Dans le fond de cette rue qu'elle connaissait tant. 1. 2. 3. PLOP. Chaudron Baveur, nous voilà.

Plop. Atterrissage réussi pour Amy Shields. Tant mieux. La jeune femme était arrivée dans une autre ruelle, non loin de son lieu de travail. D'un pas rapide et les mains enfoncées dans les poches de son manteau, la jeune femme se dirigea vers l'auberge. Elle y entra sans trop attendre vu le froid extérieur. Elle était la première. Tant mieux, ça lui permettait de préparer de qu'elle voulait de la manière dont elle voulait ! Mouaha ! Elle était la big boss ! Pour une fois.Tandis que le manteau pendait au porte manteau, la petite brune se mit au travail en commençant à bouger les chaises des tables d'un coup de baguette magique. Ah la magie.. Tellement pratique. Alors qu'elle s'attaquait aux verres, une lumière bleutée attira son attention. Une jolie loutre apparue dans un filet de fumée bleue et une voix l'avertie de la visite d'une compatriote. Trop chouette ! Une petite gente qu'elle connaissait ! Bonne nouvelle.

C'est donc avec un ressenti impatient que la matinée passa. Amy s'occupait des clients tout en attendant la jeune femme assez mystérieuse qu'elle ne connaissait pas si bien que ça. C'était justement l'occasion d'en apprendre plus ! Seul les rumeurs du QG lui avait informé de certaines choses sur la jolie blonde. Mais rien de vraiment concret vu le peu de paroles que les deux femmes s'étaient échangées. C'est lorsqu'elle s'y attendait le moins qu'Elenna arriva. Sa voix fluette et mélodieuse résonna dans la tête d'Amy comme une douce chanson.

- Salut Mini ! Comment vas-tu ? Ca bosse dur à ce que je vois…

L'animagus eut un sourire amusé lorsqu'elle se tourna vers la belle. Sa compatriote était vraiment mignonne. Mais soit, elle n'allait pas s'attarder la dessus ! D'une voix enjouée, Amy répondit.

- Coucou Elenna ! Tu as vu ? On ne peut pas toujours rester assis à ne rien faire. Tout va bien pour toi ? Je te sers quelque chose ?

Petit clin d'oeil avant de servir vite fait un client lui aussi accoudé au bar. Que dire de plus ? A part qu'Amy était vraiment heureuse de enfin pouvoir parler à celle qui l'intriguait tant. Oh douce euphorie quand tu nous prends..
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