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Les cuisines
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Stéphanie Weasley
Serdaigle
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Re: Les cuisines

Message par : Stéphanie Weasley, Lun 11 Nov 2013, 15:08



    Je venais d'entrer dans les cuisines du Chaudron Baveur. Je me tenais debout, les bras croisés, le regard féroce. Des personnes entrèrent après moi, je ne les connaissait pas vraiment. Je reconnaissait simplement la proprio' de la boutique Honeydukes, vu que j'étais assez habituée à squatter dans cette merveilleuse confiserie.


    Quand tout le monde fut enfin rassemblé, Jean-Baptiste commença un long discours. J'écoutais attentivement chacun de ses mots. Il se mettait à crier, ça se voyait : il était révolté. Comme chaque personnes présentes dans les cuisines, je l'espérais. Au moins, j'étais rassurée sur un point : nous n'étions pas là pour faire joli. Cette réunion était du sérieux. Sur les derniers mots de JB, ("Alors, vous êtes avec moi ?") plusieurs personnes donnèrent leurs avis.


    Night le Gyffondor de mon âge, une femme que je connaissait pas, Crystal que je connaissais plus ou moins bien, Laura que je connaissait de vu, puis Alexie. La propriétaire de la confiserie était apparemment enceinte, vu son ventre. Lorsqu'Alexie eut terminé, je pris la relève.


    - Bon, pour ceux qui ne me connaissent pas, moi c'est Stéphanie, de Serdaigle. Comme pas mal d'entre vous je crois, j'ai été invitée par Jean-Baptiste à participer à cette Réunion. Comme quelques personnes ici, j'ai vu des gosses mourir dans le Poudlard Express à cause des Mangemorts. C'était pas la première fois que je voyais la mort, mais ça reste tout de même horrible.


    Je m'arrêtais. Je regardais le sol, déglutissait. Puis je relevais la tête, déterminée à continuer.


    - Bien sûre, je suis avec toi JB. Avec vous. C'est pas pour rien qu'on m'a invité. Je ne vous laisserais pas tomber, bien sûre. Ma spécialité ? Je dirais que je suis perspicace. Et puis, sans vouloir être prétentieuse, c'est pas pour rien qu'on m'a envoyé à Serdaigle. dis-je avec un sourire.


    J'avais terminé. Je n'avais plus aucun doute. Nous étions là pour nous battre, pour organiser la résistance.


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Liam Riu
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Re: Les cuisines

Message par : Liam Riu, Dim 17 Nov 2013, 17:03


{Désolé pour ce retard...}


Liam se tenait volontairement en dehors de ce regroupement. Il observait pour l'instant, il était là pour cela d'un côté. Le jeune Night semblait plutôt téméraire, mais son attention fut détournée par l'arrivée d'une jeune fille du nom de Laura, qui indiqua qu'elle était d'accord avec ce que venait de dire le Suédois. Juste après, plusieurs autres sorciers firent leur entrée.  Il fut étonné de voir Stéphanie, mais plus encore par l'apparition de Crystal. Il ne savait pas qu'elle allait venir. Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Il sourit en croisant son regard, mais déjà une jeune brune pénétrait les cuisines. Elle ne semblait pas avoir été invitée, et s'adressa directement à Noah. Un imprévu? Cela ne les empêcherait pas de continuer. Elenna venait d'arriver, il était également très heureux de revoir la Poufsouffle. Mais soudain, un ventre très arrondie pointa le bout de son nez, et la propriétaire d'Honeydukes entra. Liam ne se souvenait pas que le plan prenait en compte les femmes enceintes... Ce devait être Phoebe qui avait insisté.

Les membres de cet rébellion semblait être tous ici, Jean-Baptiste choisit ce moment pour commencer. Au centre de la pièce, tous les regards s'étaient tournés vers lui, plus un bruit ne résonnait dans la salle. Les cuisines étaient plutôt un lieu original pour se retrouver. La situation était assez comique. Les visages étaient graves, le silence pesant, la tension palpable. Et ils étaient au milieu de casseroles. Retnant un sourire, il écouta le préfet qui parlait d'une voix basse.

- Mes camarades, tout d'abord merci d'être venus. Je ne pensais pas que vous viendriez tous mais c'est bon de savoir que nous ne sommes pas seuls à lutter. Vous le savez tous, les événements récents dans le Poudlard Express sont la suite concrète de la propagande active grâce aux affiches que les Mangemorts ont débuté. Oui, ce n'est qu'un début. Mais même ce début est intolérable. Comment vivre quand on sait qu'à chaque coin de rue on peut mourir en ne se rendant compte de rien si ce n'est de cette terrifiante lumière verte? Comment vivre alors qu'on peut voir un ami proche ou de la famille mourir du jour au lendemain? En nous opposant à eux, nous aurons surement une plus grande chance de finir en victime mais nous aurons au moins une petite chance de rectifier certains crimes!
NOUS AURONS AU MOINS LE COURAGE DE NOUS LEVER CONTRE CES ATROCITÉS, NOUS NE NOUS CACHERONS PAS COMME CES COUARDS AU MINISTÈRE!!!!


La voix du jeune homme était monté soudainement d'un ton. Mais le Suédois était plutôt surpris par une telle force dans les paroles du Poufsouffle. Il ne s'était pas attendu à ce que le sorcier s'exprime aussi solennellement et comme s'ils étaient au bord du drame, de la fin du monde. Les yeux du Riu avaient pris une forme arrondie. Au moins, il éveillerait le caractère rebelle des sorciers et sorcières présentes. La salle restait interdite, personne n'osait faire le moindre bruit. Liam aurait voulu applaudir mais apparemment, le discours du jeune homme n'était pas fini.

- Nous serons de ceux qui refusent de s'incliner devant la facilité, de fermer les yeux devant la lâcheté, de laisser des innocents mourir sans réagir. Si certains d'entre vous ont encore des doutes ou ont peur, je le comprends. J'ai peur moi aussi mais ma volonté passe au dessus. Si vous pensez ne pas pouvoir nous suivre, il n'est pas trop tard. Vous pouvez tourner les talons et partir. Vous ne serez pas jugés et tout souvenir de cette conversation sera retirée pour des raisons de sécurité... Bien, je suis fier de vous. Nous avons tous notre spécialité, ce qui fait de nous un groupe efficace. Je suis sur que notre exemple sera bientôt suivi. L'Ordre du Phénix fut jadis le dernier rempart contre le Seigneur des Ténèbres, nous serons le premier contre cette nouvelle génération de Mangemorts!
ALORS ÊTES-VOUS AVEC MOI???????!!!!!!!!!!


Waouh! Il était vraiment impressionné par une telle conviction. Il n'était pas déçu du choix que les Phénix avaient fait le concernant. Son caractère rebelle et complètement réfractaire aux règles correspondaient parfaitement à la situation. Cependant, le fait qu'il est haussé la voix allait éveiller des soupçons à l'extérieur. Il faudrait qu'il se contrôle à l'avenir.

Le blond faillit laisser échapper un petit "Bravo" mais il préféra rester en retrait face à ce silence qui persistait. Comme si personne n'avait rien à ajouter à cela, comme si la réponse à sa question était évidente. Night, le Gryffondor, prit la parole en premier et s'élança dans un discours similaire à son prédécesseur. Le Nordique baissa la tête lorsque l'Ordre fut évoqué, il n'avait pu retenir un sourire. Il releva la tête lorsqu'il eut fini, et soutint le regard de son camarade à Poudlard. Lui aussi avait décidé de faire long. Cependant, il évoqua plusieurs points que Liam approuvait et qu'il décida de retenir pour plus tard.

Le tour fut passé à Elenna qui se présenta et indiqua être avec Jean-Baptiste. Liam dut lui souffler son nom à un moment. Elle aussi parla des entraînements, que les adultes présentes pourraient leur dispenser. Les autres ne dirent pas grand chose à part se porter volontaire pour suivre Jean-Baptiste. Tout le monde avait répondu positivement au préfet des Blaireaux, cette ardeur redonnait l'espoir au Phénix. Il se sentait tout d'un coup plus proche de toutes ces personnes, elles avaient une rage de vaincre les forces obscures similaire à la sienne. L'idée de recruter des alliés semblait pour le jeune homme la meilleure décision qui leur avait été amené à faire. Sentant qu'on attendait une réponse de tout le monde, et donc la sienne, il intervint, sortant de l'ombre en quelque sorte:

- Je ne regrette absolument pas d'être venu. Le fait de voir que tout le monde ici pense comme moi me motive encore plus, et c'est sans hésitation que je me joins à toi JB. Comme on dit, l'union fait la force. Il s'arrêta et reprit: Merci en tous cas à Elenna qui s'est proposée pour nous entraîner, je pense aussi que ça va nous être indispensable. Cependant, l'école nous retient un peu. On ne pourra pas beaucoup se voir. De plus, si on se balade tous ensemble à chaque sortie, qu'on pénètre toujours les mêmes endroits, on va attirer les regards indiscrets et alimenter les commérages. On risque de se faire griller assez rapidement.

Il se stoppa sur ce point pour observer les regards. Il savait déjà comment ils devraient s'organiser, mais il voulait connaître l'opinion des autres. Surtout, ce serait les adultes qui leur donneraient la décision finale.

- Alors, je propose qu'on fasse des groupes d'entraînements en fonction des adultes présents ici. Nous sommes... Il compta rapidement. Six à demander de l'entraînement ici, pourquoi pas faire des groupes de deux qui seraient gérés par les trois adultes ici? Il se souvint de la femme enceinte présente. Ou des groupes de trois, si Mlle Scott ne se sent pas la force de nous entraîner. Bien sûr, entre temps, il faudra que l'on s'entraîne de notre côté, on pourrait se retrouver à Poudlard dans la Salle sur Demande par exemple? Qu'en pensez-vous? Il fixa son regard sur le centre d'attention de l'assemblée: Jean-Baptiste?
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Noah Alniott
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Re: Les cuisines

Message par : Noah Alniott, Mer 20 Nov 2013, 18:27


Jean-Baptiste commença un long discours, que tout le monde écoutait très attentivement, n'en perdant pas un mot. Pourtant Noah ne regardait pas le protagoniste. Etant située au fond de la cuisine, derrière tous les "alliés", elle en profitait pour les scruter chacun, leur réaction, leur moindre gestes, mimiques. La voix du Poufsouffle résonna une dernière fois, marquant la fin de son beau discours, laissant place à un silence lourd de sens. Les gens avaient compris la gravité de la situation, les conséquences de leur place ici. 

Tour à tour, ils prirent la parole, tous montrant leur fidélité et leur motivation. Certains exprimèrent le besoin d'être entrainé, les lieux de rendez-vous... La logistique était en train de se mettre en place. Noah se rongeait les ongles, son coeur battait à cent à l'heure tant elle était fière de voir ce projet prendre vie, mais tant elle avait peur en même temps, de voir tous ces très jeunes gens s'engager, prendre des risques considérables, sous son entreprise...
Liam venait de finir de parler, un blanc de quelques secondes s'installa dans la cuisine, ce à quoi la propriétaire du Chaudron Baveur remédia. 

- Je suis entièrement avec toi JB, avec vous tous! 

Déclara Noah en se levant de son tabouret, puis elle enchaina: 

- Pour les entrainements, je suis tout à fait apte et je pense avoir le temps de faire cela, je veux bien entrainer deux ou trois d'entre vous donc! Et sinon, avant que nous mettions fin à la réunion, plutôt que d'utiliser la méthode violente du serment inviolable, je pensais à réutiliser la méthode qu'avait employé l'armée de Dumbledore il y a plus d'un siècle ... On signe tous sur un parchemin, et JB, vu que t'es doué en sortilège, tu trouve un moyen pour être au courant si y'a des traitres ...  Et voilà, ça vous va ? 

Noah restait à l'écart, pour bien montrer qu'elle n'était pas sensée être leader du groupe, qu'elle n'était "qu'une membre". 
Il faisait complètement jour dehors à présent, et les premiers clients risquaient d'arriver et de se demander pourquoi le Chaudron Baveur était fermé. Noah prit donc une dernière fois la parole. 

- Pour repartir il faut pas qu'on vous voit tous sortir ! On a une cheminée pour ceux qui ne peuvent pas transplaner, et un ou deux peuvent sortir côté Londres... 

A ces mots, chacun alla calmement signer le parchemin déposé sur le plan de travail de la cuisine, les gens se saluèrent, échangèrent quelques mots ... 


HRP : Vous avez le choix de poster à ma suite pour conclure, ou de ne pas poster si vous n'avez pas le temps de le faire, c'est comme vous voulez ! Smile 
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Jean-Baptiste Flitwick
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Re: Les cuisines

Message par : Jean-Baptiste Flitwick, Mer 20 Nov 2013, 20:13


Pendant tous les discours et réponses des invités, le leader resta silencieusement assis sur le plan de travail où il se tenait debout un peu auparavant. Les bras croisés, le regard attentif, il essayait de cerner la personnalité de chacun, évaluant leurs possibilités à mesure qu'ils parlaient et selon ce qu'ils disaient. Le groupe était plus qu'hétéroclite mais c'était justement ce qui plaisait au jeune homme. Ils seraient parés à toute situation.

Lorsque l'ancien préfet lui demanda son avis sur le lieu d'entrainement, JB acquiesça d'un simple signe de tête. Il en parlerait plus tard avec chacun d'entre eux. L'heure était à l'organisation de l'entrainement et des réunions et chacun avançait ses idées, rien de plus n'a été dit que ce qu'il aurait dit. Enfin Noah, celle qui l'avait invité, fit un discours aussi pour expliquer le fonctionnement du secret et se porter volontaire pour entraîner un groupe. Le préfet hocha à nouveau la tête en signe d'assentiment pour ensorceler le parchemin afin de savoir s'il y avait trahison et par qui et laissa les autres élèves aller signer. Il irait en dernier afin d'apposer l'enchantement qu'il préparait déjà dans sa tête.
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Elenna Benson
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Re: Les cuisines

Message par : Elenna Benson, Jeu 21 Nov 2013, 15:31


Les différentes odeurs qui se mêlaient dans les cuisines du Chaudron Baveur chatouillèrent l’odorat lupin d’Elenna qui remua son nez doucement pour les chasser, mais sans grand succès. Elle avait envie d’éternuer mais se contenta de froncer le nez pour ne pas couper la parole aux personnes présentes et qui parlaient une à une. Tous ceux qui étaient ici étaient tous là pour une seule et même chose, se liguer contre les forces du mal et chacun semblait rassuré et apaisé qu’ils soient tous du même avis. Combattre le mal, c’était bien, mais c’était encore mieux lorsque l’on était plusieurs et c’était littéralement une petite armée qui se formait dans les offices d’un des bars les plus connus des jeunes sorciers. Voilà que jeunes et adultes allaient se serrer les coudes pour lutter contre ce fléau qu’était les Mangemorts.

Après la belle vendeuse de baguettes, c’était Crystal qui avait pris la parole. Elenna l’avait déjà croisé à Poudlard lorsqu’elle y était encore et elle aussi était une Poufsouffle. Décidemment, les jeunes adultes de cette maison faisaient preuve de courage et allaient redorer le blason des blaireaux. La jeune femme offrait presque sa vie pour combattre le mal qui allait rongeait petit à petit le monde sorcier comme le monde moldu. Ensuite, il y eut une jeune Serdaigle un peu moins rassurée qui prit la parole, certainement n’avait-elle pas l’habitude de parler devant une assemblée clandestine, après tout, ce n’était pas comme si cela arrivait tous les jours. Puis Alexie confirma qu’elle était bien avec eux, même si elle avait un polichinelle dans le tiroir. D’ailleurs, Elen était persuadée qu’elle pourrait être utile pour apprendre des choses aux plus jeunes sans avoir besoin de sauter partout et de faire les quatre cent coups. Ce fut le tour d’une joueuse de Quidditch des Aigles que la belle avait déjà vu de parler. Pour ne pas changer, elle montra sa détermination et s’engagea à son tour à lutter contre les forces du mal. Et enfin, vint le tour de Liam. Elenna le regarda en l’encourageant d’un sourire avant qu’il ne prenne la parole. Il aborda le sujet des entraînements et dévoila ses bonnes idées. Parfait, la demoiselle allait se charger de l’entraînement de certains jeunes donc…

" Comme Noah, je pense pouvoir en aider un ou deux d’entre vous, ce qui pense qu’ils ont besoin d’aide pour s’entraîner… Signons ce parchemin alors ! "

Elenna fut la première à s’avancer vers le plan de travail et apposa sa signature sur le précieux papier qui serait le lien qui les unirait jusqu’à ce que tout cela soit terminé et que les Mangemorts soient arrêtés. Se reculant, la belle adressa à un au revoir à tout le monde, sachant qu’elle serait bientôt contactée de nouveau. Elle fit un sourire à Liam et se glissa dans la cheminée, son balai à la main pour filer rapidement une fois arrivée à destination. Prenant une poignée de poudre de cheminette et d’une voix forte dit « Chemin de Traverse » pour rejoindre la boutique Ollivander’s, disparaissant à la vue de ces nouveaux compères …
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Merry K. Harper
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Re: Les cuisines

Message par : Merry K. Harper, Dim 01 Déc 2013, 18:56


Suite à la question de Merit, Noah l'entraina à l'écart du groupe pour lui expliquer ce qui se passait. Elle regarda par dessus son épaule et croisa par mégarde le regard de Night, apparemment le seul Gryffondor du groupe. La serveuse détourna rapidement son regard pour fixer Noah qui se mit à lui parler.

- J'ai confiance en toi parce que je te connais depuis longtemps ok? Mais un pas de travers et ça peut coûter cher...

La brune écarquilla les yeux en entendant les derniers mots de sa patronne. Qu'est ce qu'elle voulait dire par un pas de travers ? Est ce que cette réunion était malsaine pour le monde sorcier ou au contraire, un bonne chose ? La poufsouffle rapprocha son visage de celui de la rouge et or qui recula par instinct d'un pas pour ne pas avoir à faire à la colère de la propriétaire du Chaudron Baveur.

- On se rebelle contre les mangemorts qui sont de plus en plus présents... Maintenant que tu le sais, tu dois signer pour assurer que tu ne divulguera pas ce secret. A partir du moment où tu signes, Jean Baptiste, l'organisateur sera au courant si tu trahis quoi que ce soit... Je te pose pas vraiment la question si c'est ok en fait... Maintenant que tu es au courant de tout ça...

Merit tomba presque par terre en entendant ça. D'un côté elle était rassurée de voir que c'était pour le bien du monde sorcier que ce rassemblement était en place, mais d'un autre côté elle se demandait comment un si petit groupe pouvait faire face à toute une troupe de mangemorts aussi sanguinaires les uns que les autres. La brune se souvint d'une intervention récente des Mangemorts. Elle avait entendu parler de l'histoire dans le Poudlard Express ici même, au Chaudron Baveur, par deux clients assez peu discrets. Elle opina du chef pour confirmer à Noah qu'elle ne trahirait pas leur organisation et alla s'installer seule dans un coin de la cuisine tandis que la poufsouffle fermait la porte après l'arrivée de la dernière personne. Elle intima à Jean-Baptiste de commencer à parler et Merit l'écouta attentivement.

-Mes camarades, tout d'abord merci d'être venus. Je ne pensais pas que vous viendriez tous mais c'est bon de savoir que nous ne sommes pas seuls à lutter. Vous le savez tous, les événements récents dans le Poudlard Express sont la suite concrète de la propagande active grâce aux affiches que les Mangemorts ont débuté. Oui, ce n'est qu'un début. Mais même ce début est intolérable. Comment vivre quand on sait qu'à chaque coin de rue on peut mourir en ne se rendant compte de rien si ce n'est de cette terrifiante lumière verte? Comment vivre alors qu'on peut voir un ami proche ou de la famille mourir du jour au lendemain? En nous opposant à eux, nous aurons surement une plus grande chance de finir en victime mais nous aurons au moins une petite chance de rectifier certains crimes!
NOUS AURONS AU MOINS LE COURAGE DE NOUS LEVER CONTRE CES ATROCITÉS, NOUS NE NOUS CACHERONS PAS COMME CES COUARDS AU MINISTÈRE!!!! Nous serons de ceux qui refusent de s'incliner devant la facilité, de fermer les yeux devant la lâcheté, de laisser des innocents mourir sans réagir. Si certains d'entre vous ont encore des doutes ou ont peur, je le comprends. J'ai peur moi aussi mais ma volonté passe au dessus. Si vous pensez ne pas pouvoir nous suivre, il n'est pas trop tard. Vous pouvez tourner les talons et partir. Vous ne serez pas jugés et tout souvenir de cette conversation sera retirée pour des raisons de sécurité. Bien, je suis fier de vous. Nous avons tous notre spécialité, ce qui fait de nous un groupe efficace. Je suis sur que notre exemple sera bientôt suivi. L'Ordre du Phénix fut jadis le dernier rempart contre le Seigneur des Ténèbres, nous serons le premier contre cette nouvelle génération de Mangemorts!
ALORS ÊTES-VOUS AVEC MOI???????!!!!!!!!!!


La lionne resta bouche-bée devant ce discours. Même si elle connaissait assez bien le poufsouffle, elle ne s'attendait pas à ce qu'il déballe un monologue aussi long et sérieux que celui-ci. Mais ça l'étonnait peu. Elle savait que JB reprenait son sérieux concernant des sujets graves. La rouge et or attendit que les autres personnes réagissent pour dire qu'elle ferait partit de ce combat. Mais Night se mit lui aussi à parler avidement et la serveuse préféra attendre plutôt que de l'interrompre.

- Jean-Baptiste à clairement résumé la situation, on est dans la Mer** ! Mais cependant nous avons un avantage que les Mangemorts n'ont pas, la surprise. en effet je ne pense pas qu'il s'attende à voir des personnes s'élever contre eux. Nous avons tous nos raison qui font que l'on est ici, une raison qui nous pousse à nous battre mais l'un des nombreux points que nous devrons travailler pour pouvoir tenir tête aux Mangemorts est le travail d'équipe. C'est vrai se sont des mages noirs, c'est vrai ils sont plus fort que nous mais pour ma part, je fait confiance à Jean-Baptiste, si il à fait appelle à nous, c'est que même si il est inquiet comme nous tous, il sais que l'on peut réussir à les vaincre. Nous devons incarner ce qu'a été l'Ordre du Phénix à l'époque de la grande guerre entre le Sei... Non, entre Voldemort et l'Ordre. Si à l'époque des élèves on eu le courage de se levé pour combattre les mages noirs comme l'Ordre ou encore l'Armée de Dumbledore, qu'est ce qui nous empêche de le faire aujourd'hui ?

La lionne ne su pas répondre à la question posée par son camarade et elle regarda autour d'elle pour voir si d'autres personnes allaient se manifester. Personne ne réagit et Merit reporta son regard sur le rouge et or qui se remit à parler en lui jetant un coup d'œil furtif quand il exposa le fait que des gens travaillant au Chaudron Baveur pourraient les découvrir. Ses joues rosirent légèrement et elle écouta avec moins d'attention la fin de son monologue. S'ensuivit des interventions de deux poufsouffles, une de Laura et d'autres des membres de la réunion. Liam et Noah parlèrent par la suite de l'organisation des entrainements.

Au final, Merit ne dit rien et s'empressa de signer le parchemin posé sur le plan de travail comme ces camarades. Elle échangea quelques mots avec Noah et Laura et sortit des cuisines pour aller dans la salle et réfléchir un peu à l'engagement qu'elle venait de prendre avant de débuter son service.
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Saoirse O'Toole
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Re: Les cuisines

Message par : Saoirse O'Toole, Mer 04 Juin 2014, 23:23



Le voyage par cheminée n'est jamais tout à fait agréable. Saoirse atterrit sur ses deux pieds telle une gymnaste venant d'effectuer un triple-saut: raide sur ses jambes, les pieds joints, elle parvint à ne pas perdre l'équilibre, à ne pas s'étaler devant tous ces voyageurs qui, comme elle, utilisaient les cheminées publiques. Des années de pratique, pour parvenir à ne pas s'étaler. Elle en aurait presque salué le public. Tadam! Mais, évidemment, personne ne remarqua particulièrement son entrée - c'était bien le but de sa manoeuvre, après tout. Elle épousseta toutes les poussières qui maculaient ses vêtements, son visage et ses cheveux. Saoirse redevint vite agréable à regarder. Elle s'était apprêtée pour l'occasion. Ses cheveux avaient été coiffés en un lourd chignon, elle avait chaussé sa plus belle paire d'escarpins bleu électrique et portait, à la moldue, un jean plutôt large dans lequel s'enfonçait une chemise blanche. Sur ses épaules, un fluide blazer orange; et dans sa main un sac en perles. Elle vérifia d'un coup d'oeil dans son reflet dans la devanture. Maquillage discret aux nuages or et rosée, bijoux d'argent. Tout était en place. Elle était prête.

Quatorze heures avaient tout juste sonné quand Saoirse passa le seuil du Chaudron Baveur. Elle qui avait l'habitude d'être en retard, elle se sentait presque fière d'elle même d'être aussi ponctuelle. Elle prit une grande inspiration, s'arma d'un sourire presque commercial, et pris le chemin des cuisines. Dans son sac à main, le parchemin qu'elle avait reçu, quelques jours plus tôt, de la part de la propriétaire de l'établissement, Noah, froissé à force d'avoir été lu. Saoirse avait encore du mal à croire qu'une journaliste intéressait à son témoignage. Elle s'était sentie si loin de ce qu'il s'était passé à Pré-au-Lard; et ça lui paraissait maintenant être à des années lumières. Mais non, c'était il y a une semaine, exactement, qu'ils avaient tous failli mourir - que de dramatisme, n'est-ce pas? Et là, maintenant, Noah l'attendait pour lui poser des questions. Sur ça. Saoirse, quand Noah lui avait proposé cette entrevue, avait répondu sans tout à fait réfléchir, qu'elle viendrait. Et elle se retrouvait maintenant là, à entrer dans les cuisines du Chaudron, sans vraiment comprendre pourquoi elle avait été choisie et non pas, par exemple, Jayden qui avait été directement menacé par les Mangemorts; et sans vraiment savoir ce qu'elle allait dire.

Mais tout ce qu'il se passait dans sa tête, toutes ces questions et tous ces débats qui se déchaînaient depuis Pré-au-Lard, tout cela était caché derrière l'assurance de quelqu'un qui a souvent été dans un milieu adulte et agi comme tel. Sans que personne ne vienne l'en empêcher, elle se saisit de la poignée de la porte de la cuisine. Mais, dans un réflexe de bienséance, elle n'osa pas aller jusqu'à l'ouvrir. Au contraire, elle frappa de trois coups et, un sourire toujours ouvert, lança le plus doucement possible pour ne pas attirer l'attention des clients, un:

- Noah? C'est Saoirse. J'entre, hein.

Et, s'estimant introduite, elle ouvrit la porte, et entra dans ce lieu interdit aux clients. Elle eut ce petit frisson de la cuisine interdite. Oui, comme si quelque chose d'important été en train de lui arriver. Elle devenait l'une des privilégiés ayant passer ce seuil. Et elle allait témoigner, contre une force armée dont l'existence n'était pas reconnue, dont elle n'avait pas voulu croire qu'ils étaient une réelle menace avant de les avoir sous les yeux. Finalement, c'était presque un samedi comme les autres, non?
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Noah Alniott
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Re: Les cuisines

Message par : Noah Alniott, Ven 06 Juin 2014, 00:30


Noah était en pleine préparation du ragoût qu'ils serviraient ce soir, et surveillait que les croustikris ne brûlent pas, quand quelqu'un frappa à la porte de la cuisine du Chaudron Baveur, et la voix d'une jeune fille l'interpella, signalant qu'elle entrait.

Noah n'avait pas du tout vu l'heure passer! Lorsque elle était dans ses cuisines, elle profitait un maximum, et les minutes défilaient. Elle aimait tant les odeurs, la tranquillité qui régnait en ces lieux par rapport à la salle. Servir les clients demandait de la patience et de l'énergie, au bout d'une heure on frôlait la crise de nerf en commençant dans le métier !

Bref, c'était donc la jeune Saoirse qui débarquait, bien apprêtée, et souriante. Noah l'accueillit chaleureusement, et d'un coup de baguette magique, débarrassa la table pour que les jeunes femmes puissent s'y installer et discuter. Elle pensa aussi à verrouiller la porte de la cuisine, par précaution.

-Très bien alors commençons par cet entretien à propos de ce qui est arrivé la semaine dernière ! Je t'assure que tout sera anonyme, et que ceux qui récupèreront mes notes sont aussi fiables que moi.

Et Noah posa plusieurs questions, écoutant attentivement les réponses, et les retranscrivant soigneusement et presque mot à mot. Sa plume d'oie glissait sur le parchemin à vive allure. Au bout d'une demie heure, Noah savait tout ce qu'elle voulait, et rangea ses notes dans la poche de sa robe de sorcière.

-Merci beaucoup! Vraiment ! Je pense que tu comprendras dans quelques jours ce que mes amis souhaitaient, et j'espère que tu seras satisfaite de l'aide que tu as pu apporter !

Noah se leva, et sortit les Croustikris de leur marmite avec abilité, les transvasant dans deux assiettes.

-Tiens, goûtes moi ça ! Tu veux boire quoi? T'as l'occasion d'avoir une prépa sous tes yeux en plus !

Noah lui dit un petit clin d'œil, et s'affaira à dresser une table correcte pour que Saoirse et elle puissent déjeuner. Cette jeune femme lui inspirait confiance, et l'avait bien aidée, elle espérait dont pouvoir introduire un autre sujet en l'invitant ainsi à déjeuner...


HRP: je suis désolée c'est un rp bof et j'espère qu'il n'y a pas trop de faute mais j'écris depuis mon téléphone là '-'
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Saoirse O'Toole
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Re: Les cuisines

Message par : Saoirse O'Toole, Sam 07 Juin 2014, 20:49


HRPG: Tu rigoles? C'est top!! Je suis super impressionnée que tu aies écrit tout ça depuis ton téléphone, et que tu aies même pris le temps de mettre des couleurs et tout et tout!


Ca sentait si bon. Saoirse reconnu le dos de Noah, toute affairée à sa cuisine, et étonnement seule. La jeune fille s'était toujours imaginé les cuisines d'un établissement comme le Chaudron tournant à plein régime, pleines de bruits et de gens. Il y régnait, au contraire, une atmosphère chaude et accueillante. Une vague de chaleur déferla avec violence en Saoirse, rosissant ses joues légèrement - ou alors était-ce la température des lieux, ou ce qu'elle s'apprêtait à y faire ... Cette cuisine vivait au même rythme et avec la même odeur que celle de sa mère, à l'Hôtel. La jeune femme sourit sincèrement, heureuse de revoir Noah et heureuse d'être là; il n'y avait pas plus à tergiverser. Dans une telle cuisine, tout se passerait bien.

En un instant, la porte fut fermée à double-tour - ah bon? d'accord... -, et la table débarrassée. Saoirse ôta son blazer et le posa négligemment sur le dossier de la chaise la plus proche, puis s'assit. Elle n'eut pas même le temps d'interroger Noah que celle-ci, déjà, attaquait l'interview. Prise de court, et sans avoir vraiment répété, Saoirse fit de son mieux pour être claire, pour ne pas aller dans tous les sens, pour dire ce qui était, et pour ne dévoiler l'identité de personne. Elle mit un point d'honneur à ne décrire aucun des participants, et à ne pas s'étaler sur son propre rôle de déclencheuse de la bagarre qui avait opposé les élèves sur la Grande Rue de Pré-au-Lard. Cette histoire avait déjà fait un peu le tour des couloirs à Poudlard, en caché. Des noms étaient murmurés; et avec autant de témoins, le sien revenait souvent sans qu'elle n'y tienne particulièrement. Elle n'avait pas honte de s'être battue, évidemment pas; mais elle était plus gênée que ça ait été contre quelqu'un de sa propre maison.

L'interview fut vite et rondement menée. Quatre questions, et des réponses vaguement cohérentes qui eurent l'air de satisfaire Noah. Saoirse laissa échapper un sourire de soulagement alors que la propriétaire du Chaudron Baveur se levait pour aller sortir de la marmite deux Croustikris à l'odeur et l'allure particulièrement appétissantes.

- Je suis vraiment contente que ça t'aille. Et je suppose que tu ne m'en diras pas plus sur cette fameuse publication, je me trompe?

Saoirse n'avait jamais su vouvoyer les adultes, une impolitesse qui avait la vie dure. Elle se contentait généralement de formuler des phrases impersonnelles, qui cachait son aversion pour cette forme de respect qu'elle trouvait souvent avilissante mais surtout très froide. Elle regarda Noah revenir avec les plats fumants, un sourire gourmand aux lèvres.

- De toute façon, ça ne fait rien. Je trouve que tu m'as assez montré que je pouvais te faire confiance. Et si on me retrouve, je nierai tout en bloc, de toute façon. Ca a l'air excellent! Je prendrais ... je prendrais une simple bière, si c'est okay. Rousse, si tu as. Sinon, je prendrais comme toi, ce qui t'arranges. D'ailleurs, si je peux t'aider à quelque chose...?

Elle avait toujours trouvé la Bièraubeurre trop sucrée et, en Irlandaise du cru, était habituée d'accompagner parfois son repas d'une pinte de bière ou de cidre. Elle suivait Noah des yeux; Saoirse était rarement assise à la place des invités et se sentait maintenant un peu inutile, après avoir déblaterré tout ce que la petite brunette voulait entendre.
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Noah Alniott
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Re: Les cuisines

Message par : Noah Alniott, Dim 08 Juin 2014, 12:15


- Je suis vraiment contente que ça t'aille. Et je suppose que tu ne m'en diras pas plus sur cette fameuse publication, je me trompe? De toute façon, ça ne fait rien. Je trouve que tu m'as assez montré que je pouvais te faire confiance. Et si on me retrouve, je nierai tout en bloc, de toute façon. Ca a l'air excellent! Je prendrais ... je prendrais une simple bière, si c'est okay. Rousse, si tu as. Sinon, je prendrais comme toi, ce qui t'arranges. D'ailleurs, si je peux t'aider à quelque chose...?

Noah appréciait le ton assez détaché qu'employait la jeune fille avec elle, elle semblait en confiance et ça faisait plaisir. Noah tiqua seulement lorsqu'elle lui demanda une bierre rousse, car elle était certaine de ne pas en avoir... Elle avait peut-être quelque bierres brunes dans sa réserve, mais sinon elle ne servait que de la bierre sorcière si populaire. Cela dit la propriétaire du Chaudron Baveur s'adapta très aisément en sortant une bouteille d'hydromel d'un placard, et en servant deux verres pour accompagner leur deux assiettes pleines.

-Désolée, j'ai pas encore eu la bonne idée de mettre des alcools typiques moldus sur la carte... Mais j'ai là une excellente bouteille d'hydromel!

Les deux complices commencèrent leur repas, bien que 14 heures soit largement passé, et que le temps n'était plus vraiment à déjeuner... De toute façon Noah était complètement décalée en ce moment avec la préparation du journal elle dormait à peine quelques heures, et pas forcément le nuit... De même, elle mangeait quand elle trouvait le temps entre le bar et les phénix.

- Au fait Saoirse, je voulais te demander... Tu serais intéressée de t'allier à un groupe qui combat la magie noire? Tu m'as l'air de vouloir la combattre toi aussi... Moi je suis alliée à un groupe de mages blancs, et je me sens utile... On fait des petites actions d'espionnage, on nous demande d'aider si on se trouve sur un lieu stratégique... Tu vois ?

Noah observa attentivement la réaction de la rousse, afin de juger au mieux si celle-ci serait vraiment digne de confiance... Finissant son plat, elle le débarrassa d'un coup de baguette magique, et alluma une cigarette.
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Re: Les cuisines

Message par : Saoirse O'Toole, Dim 08 Juin 2014, 23:59


Il fallait vraiment qu'elle fasse un vrai travail de fond sur elle-même: non, Saoirse, les bières moldues dans un bar sorcier, c'est toujours caput, niet, nada. Tu le sais, pourtant? Alors pourquoi tu t'obstines? Il faut dire que la jeune femme avait beaucoup de mal à séparer les deux mondes; ou plutôt, elle avait beaucoup de mal de se séparer de ce qu'elle aimait dans ce monde prétendument fade qu'était celui des moldus. Comment un monde produisant de la bière rousse pouvait-il être fade? Cela dépassait l'entendement. Le choix de Noah s'était de toute façon avéré excellent. Honnêtement, Saoirse ne s'était pas attendu à se voir proposer un alcool comme l'hydromel, qu'elle adorait pourtant. Elle offrit donc un grand sourire à sa fournisseuse de nourriture et d'alcool et, à l'Irlandaise, fit se choquer les deux verres.

- Ne t'en fais pas, je suis déjà impressionnée que tu t'y connaisses en boisson moldues. Slainte! A la courte vie des Mages Noirs, hum?

Toutes deux dégustèrent leurs croustikris avec appétit et gourmandise. Le Chaudron Baveur n'était pas reconnu également pour sa partie restaurant pour rien, c'était véritablement excellent. Et Saoirse apprécia la compagnie de Noah, qui ne la prenait pas pour une gamine malgré son âge. Sans, évidemment, percer à jour le caractère de la propriétaire/cuisinière/journaliste de remplacement/serveuse/sauveuse/infirmière - à moins qu'elle ne soit tout simplement la forme humaine d'un couteau suisse? - l'élève tentait d'en apprendre un peu plus sur le Maître. Peine perdue, jusqu'à présent; Noah s'était contentée d'être une hôte de choix.

Une fois leur repas terminé et alors que Saoirse portait encore une fois son verre à ses lèvres, Noah sembla soudain devenir plus sérieuse, plus directe aussi. La rouquine bu une gorgée et reposa son verre, soudain pleinement concentrée sur ce qui se disait alors qu'elle avait été si affable et rieuse tout le déjeuner. Un groupe qui combat la magie noire? Mages blancs? Se sentir utile? Espionnage? Elle s'humecta les lèvres, pensives. Elles avaient un arrière-goût d'hydromel.

Une fois encore, Noah la prenait par surprise. Et cette fois, pas question de se fier seulement à son instinct, qui lui criait que oui, vas-y empotée, qu'est-ce que tu attends? Accepte! Saoirse se pencha elle aussi vers son sac, et en sortit une cigarette. Puisque fumer était autorisé dans les cuisines, elle ôta une American Spirit du paquet, et se pencha en avant pour prendre le briquet de Noah.
Dans sa tête, ça tournait à mille à l'heure. De quoi s'agissait-il?
Ouquandcommentquoipourquoiavecquidansquellepositioncombiendefoisdansquelbut?

Elle alluma sa cigarette, et en exhala une première bouffée.

- Merci... Je... Ok, il va falloir que tu me précises deux-trois trucs. Qu'est-ce que c'est que cette histoire dans les faits?

Elle avait saisi le cendrier posé face à Noah, et y tapotait par moment sa cigarette dans un geste d'habitude. Son regard était plongé dans celui de son hôte dont les fonctions venaient, semblait-il, d'être encore une fois élargies. Nous disions donc, /infirmière/recruteuse de jeunes talents/propagandiste?

- Evidemment, sur le papier, je signe les yeux fermés. Tu m'as entendu tout à l'heure: il faut que des choses soient faites. Toi, votre groupe, quel est votre objectif? Quels sont vos moyens? Qui êtes-vous? Et... en quoi pourriez-vous avoir besoin de moi?

C'était dit. Pourquoi elle, depuis le début, pourquoi elle? Elle avait été lamentable lors de l'attaque de Pré-au-Lard, elle avait été incapable de se maîtriser après, lors de l'arrivée d'Eiyline, elle n'avait su guérir aucune des personnes présentes. Si tenté que se soit formé un groupe tel que le décrivait Noah, en quoi pourrait-elle bien leur être utile?
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Re: Les cuisines

Message par : Noah Alniott, Mer 11 Juin 2014, 13:41


- Ne t'en fais pas, je suis déjà impressionnée que tu t'y connaisses en boisson moldues. Slainte! A la courte vie des Mages Noirs, hum?

Noah ne répondit pas mais continua de sourire. Elle était née moldue, et limite alcoolique. Donc oui, elle s'y connaissait en boissons moldues.
La conversation dévia donc sur les mages noirs, une nouvelle fois. Saoirse semblait surprise, encore plus que la semaine passée lorsque Noah lui avait sa proposition d'interview. Mais si la rousse était surprise, elle n'en perdait pas pour autant ses moyens. Son regard se baladait très rapidement d'un coin à l'autre de la pièce, comme si elle réfléchissait à toute vitesse. Puis elle alluma une cigarette, calmement, avec un demi sourire toujours pendu sur ses lèvres. Cette fois son regard était posé sur la propriétaire des lieux.

- Merci... Je... Ok, il va falloir que tu me précises deux-trois trucs. Qu'est-ce que c'est que cette histoire dans les faits? Evidemment, sur le papier, je signe les yeux fermés. Tu m'as entendu tout à l'heure: il faut que des choses soient faites. Toi, votre groupe, quel est votre objectif? Quels sont vos moyens? Qui êtes-vous? Et... en quoi pourriez-vous avoir besoin de moi?

Noah tira longuement sur sa cigarette, afin de réfléchir à une réponse stratégique. Oui elle se sentait en sécurité, en confiance avec cette gamine qu'elle avait devant elle. Mais on ne sait jamais. On ne sait jamais ce que les gens cachent en eux, en tant qu'oclumens elle pouvait en témoigner. On ne sait jamais la force qu'ont les gens quand il s'agit de garder un secret. On ne peux pas calculer la résistance à la torture. Alors Noah devait être stratégique. Ne pas tout dire, transformer et cacher des choses. Même si elle aimait déjà le style de cette jeune fille, la vivacité et le courage qui émanaient d'elle, simplement.

-L'Ordre du Phenix tu vois ce que c'est ? Bah ils existent encore. Ils ont des alliés un peu partout. Qui remplissent des taches mineures. Moi j'suis leur alliée par exemple.

Noah laissa Saoirse digérer la nouvelle et bu ce qui restait de son verre d'une traite.

- Leur but c'est d'éradiquer le mal, puisque le ministère est soit hyper débordé, soit complètement nul. Il faut bien qu'il y ai quelqu'un qui agisse quoi. Mais agir vraiment, pas en faisant du sur-place avec des missions avortées comme au ministère. Je ne crois pas qu'ils soient contre les aurors. Le problème c'est le ministère, le gouvernement, la façon dont l'Angleterre est gérée, avec de la propagande et de la censure. Le journal qu'ils font, c'est pour dénoncer tout ça... Enfin tu comprendras mieux dans quelques jours... D'après ce que j'ai comprit, on pourra pas le manquer... Ce fameux journal.

Noah se leva alors brutalement, réalisant que le temps était passé très vite, qu'elle en avait dit beaucoup, et que Merit, la stagiaire du Chaudron Baveur devait être partie depuis longtemps, laissant Hugh seul pour servir les clients.

-Je suis désolée je dois retourner bosser ... Si tu as des questions, on peut se revoir un autre jour. Utilise pas les hiboux c'est pas sûr.

Et alors que Noah s'apprêtait à sortir des cuisines, elle se retourna pour adresser des derniers mots à Saoirse.

-C'était un plaisir de te rencontrer, j'espère qu'on aura d'autres occasion pour parler ! Et pas forcément de Mages Noire! J'ai d'autres sujets de conversation t'inquiètes! A bientôt alors.

Et dans un clin d'oeil, Noah quitta les cuisines. Cette petite rousse était attachante. Son interview allait plaire. Il avait complètement bouleversé Noah. Ou était-ce elle ? Qui à 16 ans parlait avec plus de maturité que tous les ados de Poudlard qu'elle avait pu rencontrer ?
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Re: Les cuisines

Message par : Saoirse O'Toole, Jeu 12 Juin 2014, 23:12


Souffle court. Coeur pétaradant. Mouvement impossible. Saoirse, bouche entrouverte, resta interdite, sa cigarette se consumant seule entre ses doigts. Faire une phrase lui était difficile. Elle ne trouvait pas de réaction adaptée. Si elle avait été capable de faire quelque chose de spontanée, ça aurait ressemblait à une longue exclamation sans logique. Un vrai déballage, put*** dis moi pas que c'est pas vrai l'Ordre le vrai mais c'est impossible put*** mais comment mais personne mer*** qui et depuis quand et l'Ordre mais le vrai vrai Ordre mais put*** je peux pas le croire c'est pas possible l'Ordre impossible vrai? L'Ordre put***. Oui, pas de doute, ça aurait donné quelque chose du genre.

Alors que l'idée faisait son petit chemin, que son coeur continuait à crépiter, la jeune femme continuait à écouter dans un silence presque religieux chacun des mots que Noah prononçait. Quand celle ci eut fini, et que Saoirse eut enfin récupéré un semblant d'humanité, sa première réaction fut de finir son verre, cul sec. Incroyable. Impossible. Vrai? Elle regardait cette nouvelle facette de la propriétaire du Chaudron Baveur avec une intensité sans précédent. Elle ne pouvait tout simplement pas la quitter des yeux, comme si cette dernière était l'incarnation de l'organisation en elle-même.

Comme pour les Mangemorts, elle n'aurait jamais cru au retour du Phénix. Et voilà qu'elle apprenait qu'ils étaient à nouveau là, à nouveau prêt... Et voilà qu'elle apprenait qu'elle pouvait en faire parti. Ca semblait surréel.

Saoirse entrouvrit sa bouche rose légèrement, s'apprêtant à poser d'autres questions encore, avant de signer pour de vrai. S'apprêtant à s'assurer que ce n'était pas une mauvaise blague, ou un rêve. Mais Noah était déjà debout, déjà presque partie. Oui, elles étaient restées longtemps ici, bien plus longtemps que prévu. Et la brune partait déjà! Non, pas déjà! Pas maintenant. D'un mouvement vif, Saoirse se leva à son tour, les mains posées sur la table.

- Noah!

Avant que celle-ci quitte la cuisine, elle la retint une dernière minute. Elle avait tant à dire, pourtant

- Merci à toi. J'ai passé un très bon moment, très ... enrichissant. Et... s'il y a besoin, même non officiellement, compte sur moi.

Prétentieux, mais après tout, c'était la stricte vérité. Saoirse avait le caractère d'un chien: stupidement fidèle. Et elle serait fidèle à Noah sans l'ombre d'une hésitation, elle le savait - elle l'avait senti dès lors que cette entrevue fut acceptée. Elle lui offrit un grand sourire sincère, et la regarda quitter les lieux.

Prenant ses aises, elle se rassit et fuma une autre cigarette, plongée dans ses pensées, pesant le pour et le contre de tout ce qu'elle avait entendu. Elle écrasa finalement son mégot dans le cendrier et sortit de son sac un parchemin sur lequel elle griffonna un faux ordre de commande avec une fausse écriture, pale imitation de la sienne qu'elle espérait que la propriétaire comprendrait. Contente d'elle même, elle le cacheta, puis le décacheta et le laissa traîner sur la table; comme si Noah l'avait ouvert et oublié là.

"
Madame la Responsable du Menu du Chaudron Baveur,

Je suis venu goûter de vos mets récemment au Chaudron Baveur, et me dois de vous féliciter. J'ai été pleinement convaincue par le plat de Croustikris commandé, et je peux même dire qu'il m'a sauvé de la déception d'une après-midi peu appréciable car pluvieuse. Le fait est que je rêverais de pouvoir en cuisiner moi-même!
Pourriez-vous avoir la bonté de me laisser assister à l'une des préparations?

Je comprends cependant que la recette dois être certainement tenue secrètement. De deux choses l'une: je tairai évidemment une recette qui ferait tant d'envieux; et je suis prête à vous prouver ma bonne foi de quelque manière que ce soit - peut être pourrais-je vous confier l'une de mes recettes personnelles?

Je suis par ailleurs preneuse de tout conseil culinaire que vous pourriez me proposer; car je vous tiens pour l'une des meilleurs chefs du Chemin de Traverse.
Merci encore.
Culinairement votre,

Sophia, une cliente satisfaite.

"

La rouquine espérait seulement que Noah comprendrait tous les sous-entendus dont la lettre était truffée - et qu'elle la recontacterait au plus vite. Se souriant à elle-même, le coeur plein d'excitation, elle finit par sortir discrètement de la Cuisine.
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Re: Les cuisines

Message par : Lizzie Bennet, Dim 02 Aoû 2015, 21:20


Pardooon ♥

Soulever, retourner, renverser, se retenir de vider l’assiette d’un client, céder, mixer,  nettoyer, réchauffer, couper, rapporter, presser, rafraîchir, grignoter un cookie à moitié fondu juste parce qu’on a trop les crocs, faire mousser, parfumer, occuper, represser, sourire, noter, faire la plonge -servir. Heureusement que Higgs la payait pas si mal, et lui avait récemment offert de pouvoir inclure sa propre boisson sur la carte, officialisant l’ancienneté de la blairelle au Chaudron. Bientôt, elle quitterait Poudlard et, malgré les faibles promesses d’avenir que lui étaient les avis défavorables de ses enseignants, elle aurait, elle, un métier. Enfin, peut-être Boccini aurait-elle un avis plus positif que la moyenne, après tout, en Défense Contre les Forces du Mal, elle n’avait jamais eu moins qu’un EE. M’enfin, peut-être l’alcool, drogue et mur nocturne n’avaient été les meilleurs moyens de s’en assurer, et de toute façon, quelque soit son avis, c’était celui de Higgs qui importait -c’est elle qui détenait le Chaudron, et non l’un des enseignants.

Parfois, Bennet se demandait si Poudlard allait lui manquer. Après tout, elle y avait appris un paquet de choses, enfin, hors des cours s’entend, lors de ses excursions, farces et expériences diverses. Où pouvait-on si facilement changer des boursouflets en gargouille, s’approvisionner en venin d’acromentule, disséquer des sombrals que sous le regard bienveillant d’aimables et qualifiés enseignants ? Après, Poudlard avait ses inconvénients. Déjà, il y avait des cours auxquels on était censé assister, et même si certains professeurs ignoraient jusqu’au minois de la Bennet, ils empiétaient quelques fois sur son emploi du temps. Pis bon, il y avait aussi de la faune jeune et conventionnelle à supporter, c’était clair. A commencer par Delab. Chez les moins jeunes, Khonkhon et son règlement allaient peu lui faire défaut. Et c’était sans parler des malades mentaux. Genre Fudge, sire je-te-change-en-pierre aka sire-je-te-casse-la-gueule-dans-l-escalier. Ou mieux encore, Mkrovsk, la cerise sur le gâteau, le type qui tabassait ses élèves quand leur impertinence l’échauffait. Avant de les soigner pour les re-tabasser, sinon le manège était trop vite fini. Un jour, il paierait l’impuissance qu’il lui avait fait palper.

Le Chaudron, certes, n’était pas toujours plus sûr ; pour trancher dans le masqué, de toute évidence, les poisons ne suffisaient, alors elle se contenterait de fermer les portes. Et de trouver un collègue. Car bon, si elle n’avait été si fréquemment seule aux fermetures, son expérience en tant que stagiaire aurait été tout autre. Pis quelqu’un avec qui déconner entre ses services, ça aurait été une idée ! Sa patronne était une femme charmante, mais finalement, la septième année ne savait rien d’elle, or sa confiance, même pour les mauvais tours, était peu aisée à obtenir. Des trucs qui marchaient assez, c’était d’être un sans-A capable de traumatiser ses frangines, de tenir une boutique de magie noire en offrant réduc’s et partenariat d’expériences, ou de gérer en chasse aux loups-garous usurpateurs. La blonde n’entrant d’en aucune catégorie et les concernés ayant déjà un job, les choses étaient complexes, en somme. Après, les clients dignes d’intérêt se présentaient assez fréquemment pour que des compromis soient trouvés, écouter aux tables lui plaisait, et elle avait besoin de cet argent.

Car bon, la famille Bennet avait connu de meilleurs jours -non que Elizabeth en montre grand signe d’affection. Suite à une cuisine mal gérée, une surproduction de combustibles, et un débile attachement aux Boursouflets à l’utilité aussi utile que le charisme, c’est Kitty qui avait claqué. Pis leur grand-mère était toujours aussi pleine de vie, tétraplégique qu’elle était. Même pas foutue capable de leur préparer des semoules à l’ail. Son mari, plus sénile chaque week-end, n’était pas plus doué pour tenir la discussion. Mary, sans carburant, virait fontaine bruyante chez les aigles ; Lydia était entrée à Poufsouffle aussi vaniteuse que pleurnichante ; leur mère avait peur de tout ce qui s’approchait du feu. Tout, y compris les couleurs, donc oui, elle avait déjà manqué d’être renversée par une voiture en voyant un roux cheminer en paix sur le trottoir d’en face. Jane et son père faisaient comme toujours : ils se muraient dans le boulot ; lui restaient ses fidèles expériences. Bref, entre les frais d’enterrement et de clinique, une famille déjà modeste n’aurait jamais partagé la notion des priorités que Bennet avait.

L’obsession du mois, c’était les poisons, ou plus précisément leur production artisanale. Avec un objectif très précis en tête. Les rendre efficaces tant au goût qu’au toucher, afin que des malfrats trop perspicaces se prennent le liquide avant d’avoir l’idée d’enflammer ses fossettes courroucées. Les projets secondaires concernaient une mise à jour du capteur de dissimulation de leur enseignante de métamorphose afin que son signal soit plus sonore, ainsi que la confection d’un produit pas tout à fait légal pour faire gonfler son compte personnel. Mais ce mardi-là, pourquoi un mardi mais tout simplement car en relisant la biographie de notre binoclard préféré je me suis aperçue que son auteur avait une certaine obsession de ce jour, pourquoi le préciser sinon parce qu’il semble que vous ayez le goût du droit au but, ce qui préoccupait la serveuse la plus tarée de Londres, c’était une banale marelle.

Elle avait la veille été prise d’un rêve des plus étranges, fait de boucles répétées où Elle était présente. Son inconscient semblait lui souffler que pour la contacter, c’est avec le temps qu’il fallait jouer, et faute de retourneur de temps à proximité, il fallait bien se contenter de tester les combinaisons dont l’enfant avait fait l’usage. L’une délivrerait son message, n’est-ce pas ? L’une lui prouverait que non, elle n’avait besoin de personne ? Ou n’était-ce que le moyen de fuir le service... Boh, quoique la mauvaise foi soit parfois savoureuse, Bennet aurait reconnu la véracité de la précédente assertion sans attendre le fouet patronal. Seulement, si elle avait, plateau en main, une dextérité des plus surprenantes et le goût de jouer les gymnastes par dessus le comptoir, le reste du temps, elle avait plutôt l’agilité d’un éléphant aveugle chaussé de talons aiguilles en morve de troll. Aussi, sans main à laquelle accrocher la sienne, la diversion temporaire avait plutôt viré étagère brisée.

Enfin, comme elle n’était pas du genre obstinée, elle avait su apprendre ses erreurs, après trois, six, seize, vingt-trois essais supplémentaires, elle s’était contentée d’élargir son cours de danse aux fraises à des casseroles ne semblant que demander à être élèves. Le capharnaüm qui s’était alors élevé faisait plus métal avec un triangle que biglemoi sur rythme de boogie-woogie, alors pour son Chloé, arrangé par Duke Ellington, elle pouvait encore attendre. Allez, y avait pas grand monde dans la salle principale la dernière fois qu’elle avait regardé. Elle vérifia. Une blonde était entrée. Boh, elle attendrait comme les autres, songe la dissipée serveuse en reprenant place en cuisines, loupant la levée de la jeune Auror. Un cours ne s’interrompt pas comme ça ! Enfin, quand ça venait d’elle, c’était presque amusant, sa beuglante au prof de médicomagie n’entrant pas plus dans le cours normal d’un enseignement sur la voie de l’ordre et de l’excellence que ses écarts -pas toujours exempts de l’implication de substances ingurgitées. Affairée, donc, il fallut nécessairement qu’elle réalise l’erreur que Lynch avait commis avec elle la fois précédente. Autant, la pluie de fraise était indolore, autant celle de casseroles était nettement plus mémorable. Franchement, elle aurait mieux fait de s’occuper du capteur.

Le bruit métallique de la chute de casseroles ne tarda cependant à être remplacé par un autre, plus cristallin. Quelqu’un était là. C’était toujours quand il y avait quelqu’un que ça virait mal. Plus parano qu’elle ne l’aurait pensée, elle s’arma de sa baguette et, le dos au sol un couvercle sur le pif, tenta de localiser le rire de l’inconnu. Sauf que bientôt, sa vue put lui venir en aide : les obstacles s’étaient tous levés. Bizarre affaire. Et la blonde de toute à l’heure riait encore. Ah, elle était si peu patiente celle-là ? Roh c’est bon, un verre et elle me laisse en paix, non ? T’manière j’aime pas les blondes, songea Bennet avant de penser à Bocci, Higgs et Shake. Bon okay, les blondes étaient parfois potables, voire très potables, mais là c’tait qu’une pouffe de cliente qui pouffait à ses dépens.

- Excuse-moi, ce n'était pas très pro de me moquer de toi... Mais tu aurais du te voir, c'était... impayable, vraiment ! Tu ne t'es pas fait mal au moins?...
Pro ? Qu'est-ce qu'elle voulait dire là ? Pis les excuses, les soucis hypocrites, elle détestait ça. Qu’elle commençait mal ! Sourire carnassier aux lèvres, Bennet aurait bien pu lui cracher à la gueule qu’il fallait plus que ça pour la blesser, mais seuls ses tortionnaires savaient que par trois fois elle avait cru rejoindre sa soeur, et c’était pas une connasse en son genre qui allait l’apprendre.
- Moi c'est Anthéa Dowell. Je peux connaître le nom de celle à qui j'ai évité une mort lente et douloureuse ?
Douce, bon enfant. Son petit sourire triomphant ne l’agaçait pas autant qu’il l’aurait du. Et elle aimait pas être adoucie par qui que ce soit. S’approchant, un sourire mauvais aux lèvres quoiqu’en son regard danse une malice autrement moins dangereuse, la Poufsouffle planta son regard dans celui de l’inconnue. Elle ne l’avait prévu si pur. L’écume semblait y faire affluer une sorcellerie pouffy, genre de la compréhension ou un truc comme ça, elle aimait vraiment pas. Mais vraiment. Tellement d’ailleurs, que sa voix manquait réellement de sécheresse.
- J’t’ai pas demandé le tien, que je sache, pis les pseudos-princes charmants je les offre plutôt en pâture au dragon t’vois. Du menton, elle désigna l’écriteau «Interdit aux clients.» Dis moi plutôt comment t’as prévu de sortir d’ici. Il faut dire que la chute en était même exempte, et que son défi faisait plutôt naitre de l'amusement comme en témoignait le vague plissement de la commissure de ses lèvres.
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