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Dans les compartiments du Poudlard Express
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Jana Van Oaklyn
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Dans les compartiments du Poudlard Express

Message par : Jana Van Oaklyn, Mer 12 Déc - 19:46


{ Avec l'autorisation d'Elenna }


PV - Mia Wilson & Jana Van Oaklyn.

Petite brise estivale. Le soleil était chaud et haut dans le ciel éclairé par ses miroitement de bleu et d'or. On voyait là les hommes joyeux et heureux. Les enfants pleins de vie, jouer par-ci par-là, dans les bacs à sable, dans les poussettes, tourner leurs petits visages si épurés vers les ombres formées par ces sacrés adultes. Le train-train de la vie reprenait doucement son cours. Les rires s'échappaient de bouches, les accolades se prenaient chez d'autres. La fin de l'été approchait ; les vacances avec. Tout était encore en suspens dans l'air. Les souvenirs et les belles affaires s'échappaient doucement. En ce 04 septembre, certains étaient heureux par ce temps, par le retour de têtes heureuses et joyeuses, par le retour également de cette seconde maison qu'était Poudlard. Pour d'autres, la nostalgie les prenait. Sacrée nostalgie. Lorsqu'elle vient, elle ne vous quitte plus. Ou du moins pas avant un certain temps.

Jana marchait dans la gare, sa valise pleine à craquer. La moitié par ce qu'un élève normal se doit de prendre, entre autre manuels scolaires, hiboux, matériel, robes et capes et ustensiles utiles. Mais Jana Van Oaklyn, il faut le savoir, se munit toujours de sa garde robe débordante et originale pleine à craquer. Passer tout un trimestre à remettre les mêmes habits, hors de question pour cette sorcière avide et affublée par son apparence. Les regards des passants se posaient parfois sur cette blonde au visage lugubre, ses traits trahis par la douleur de quitter sa vie du nord pour retrouver cette vie londonienne. Elle leur jetait alors un de ces regards pinçant qui vous oblige à baisser discrètement la tête, ou encore à regarder vos pieds. Face au mur mythique permettant le passage sur le quai 9 3/4, la néerlandaise laissa deux petits nouveaux courir avec entrain et ferveur vers le lieu-dit. Etaient-ils nés-moldus ? Qu'ils le soient ou non, ils laissèrent sur ses lèvres un petit sourire amusé qui lui rappelait quelque peu la petite chipie qu'elle était à leur âge. Elle avait été bercée dans la magie depuis toujours, cependant étant l'aînée et qui plus est pas habituée à fréquenter King's Cross, ce passage avait attiré chez elle une curiosité grandissante et fait naître un sentiment d'excitation indescriptible. Passage entre son ancienne vie et la nouvelle, passage d'un monde à l'autre, mais aussi celui de l'école primaire à la grande et prestigieuse école Poudlard.

Après l'avoir passé, l'épaisse fumée s'éleva du Poudlard Express. Certains parents s'empressaient devant leurs enfants, les larmes aux yeux. D'autres tentaient - en vain - de s'échapper des baisers des mères. D'autres encore se retrouvaient, riaient, retrouvailles agréable et pleines de vie. Jana reconnut quelques têtes ; mais à vrai dire l'envie de rire et de discuter n'était pas présente. Chaque rentrée, toujours la même chose. Toujours la même déception. Toujours la même tristesse profonde qu'elle s'évertuait à refouler du mieux qu'elle pouvait. Seulement l'an prochain, plus aucune rentrée. Plus aucune routine, plus aucuns visages - seulement ceux qu'elle aurait choisit de garder à ses côtés. Une année riche en expérience, elle le pressentait. En découvertes et en connaissances. Mais la Hollande lui manquait trop pour trouver de quoi être heureuse, de quoi se satisfaire de cette vision si belle de ces six dernières années. C'est l'âme accaparée par ces deux derniers mois et par l'exaspération constante de l'âme humaine que la Serpent laissa son chariot, prit sa valise d'une main forte et rigide et de l'autre sa cage d'hiboux. Hermès l'observait avec constance, ses grands yeux la scrutant avec entrain. Un homme lui barra alors la route, se prosternant devant elle.

« Madmoiselle, puis-je vous aider à porter vos affaires ?
Certainement pas. Nous les femmes, ne sommes pas si faibles et ignorantes que vous semblez désirer le montrer.
» Répondit-elle alors sèchement le regard noir, le contournant sans écouter les railleries qu'il lui lançait.

Jana s'engouffra dans le train chaud. Il commençait à se remplir, par l'afflux d'élèves, de vas et viens, de parents venus s'assurer de la stabilité des bagages, de la vie de leur enfant. Cet amour l'exaspérait. Au fond elle l'enviait certainement. La mère qu'elle avait n'avait jamais fait attention à elle, et encore aujourd'hui la délaissait. Elle ne s'en servait qu'à ses dépends et ses propres préoccupations. Mais aujourd'hui, la jeune ne voulait pas penser à elle. Elle tentait en vain de laisser de côtés les belles plaines de sa ville et les forêts environnantes où le soleil se percutait avec grâce dans ses cheveux. Ou encore leur langue, leur culture, leurs habitations, leur vie, leur liberté et leur bonheur. Les beaux garçons, également. Et femmes...

La hollandaise s'engouffra dans le compartiment. Le compartiment ? Exactement. Celui qu'elle avait prit pour la première fois. Entre le milieu et le fond du long wagon. Il était tel qu'elle l'avait laissé, il y a de cela six ans. C'est avec envie qu'elle s'y était attardée, peut-être pour ajouter d'avantage à son humeur. L'élève posa sa grosse valise au haut de sa tête et s'assit sur la banquette. Hermès ulula, comme délaissé. Jana le sortit de sa cage, et lui caressa le plumage doux et soyeux, éperdue face à ce beau spécimen.
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Message par : Mia Wilson, Mer 12 Déc - 21:12


Jana & Mia

CRÉDIT - CSS



On aurait pu se croire habitué mais la douleur de se séparer de ses proches était toujours la même, surtout pour la petite Mia. Sur le quai de la Gare de Londres, elle regardait les Moldus monter dans ces trains tous plus nombreux les uns que les autres, s'extasiant du va et viens et de la vie que ça apportait à cet endroit. La jeune fille s'arrêta un instant, se demandant l'espace de quelques secondes comment les personnes sans pouvoirs magiques ne pouvait pas se rendre compte que d'autres courraient droit devant le mur présent entre la voie neuf et la voie dix. Deux blondes s'avançaient vers cet endroit précis, elles se tenaient fermement la main et avançaient en silence, derrière elle un jeune homme se tenait là les mains dans les poches et le regard perdu dans le vide. Claire et Mia s’arrêtèrent un instant, se regardèrent avant de courir droit sur ce mur. Sans dire le moindre mot, la mère et la fille arrivaient à se faire comprendre ; il ne suffisait que d'un regard, un seul. Une fois traversé cet étrange mur, le monde magique s'ouvrait à la famille Wilson. Si l’effervescence était de mise sur les quais de la Gare de Londres, elle était encore plus présente de ce côté ci de la barrière.

Six fois. C'était déjà la sixième fois que les deux jeunes femmes traversaient ce mur magique pour se retrouver ici. Mia s'engageait dans sa sixième année à Poudlard, celle juste avant les ASPIC, la dernière année tranquille avant les gros examens de fin d'année. La jeune demoiselle n'était pas particulièrement une mauvaise élève mais une année encore tranquille n'allait pas lui déplaire. Elle avait le coeur lourd et avançait presque en reculant. Elle aimait Poudlard, c'était l'école de sa vie et celle qui allait lui permettre de trouver un véritable métier plus tard mais bon sang que ça lui faisait mal de laisser sa mère derrière elle jusqu'aux prochaines vacances. Elles étaient complémentaire plus que n'importe quel binôme et avaient énormément de mal à se séparer autant de temps. Beaucoup de personnes critiquaient cette relation qu'elles pouvaient entretenir mais c'était leur façon de vivre et Mia s'en accommodait très bien. Logan, le petit ami de sa mère se trouvait là et préférait rester en retrait, il avait compris son rôle, respectait la relation des deux jeunes femmes et en réalité il était le beau-père parfait et Mia n'aurait jamais pu rêver mieux.

Les élèves commençaient tous à monter dans le Poudlard Express, certains premiers années n'était pas beaucoup plus haut que trois pommes et semblaient perdus et tendus. Et puis, la guerre qui pouvait plus ou moins exister entre les Gryffondor et les Serpentard avait déjà repris sur le quai 9 3/4 pour tous les élèves qui étaient en seconde année ou plus. Mia tenait toujours la main de sa mère, se retournait parfois vers elle pour la serrer dans ses bras une énième fois, lui demandant de lui promettre qu'elle ferait attention à elle pendant son absence. Mais le coup de sifflet se fit entendre et il était maintenant temps de se séparer pour de bon.

- Je t'aime Maman...
- Fais attention à toi mon jolie coeur, envoie moi un hibou dès que tu as l'occasion de le faire et raconte moi le moindre détail de ta vie.

- Je te le promets.


Elles se regardèrent à nouveau, ravalant leurs larmes respectivent, s'interdisant de craquer l'une devant l'autre. Mia se retourna alors vers son beau-père, l'enlaça alors beaucoup plus rapidemment et lui glissa à l'oreille :

- Je t'en pris, fais bien attention à elle.

Il acquiesça d'un simple signe de la tête accompagné d'un clin d'oeil doux et sincère. Heureusement qu'il était là pour garder un regard attentif sur sa mère ; la jeune femme s'en serait réellement voulu de partir et de la laisser seule. Ne pouvant s'en empêcher, Mia s'approcha une nouvelle fois de sa mère pour l'enlacer avant de se voir pousser à l'intérieur du train par cette dernière qui venait de voir que le contrôleur n'attendait plus qu'elle. Le couloir était rempli de gamin qui ne savait pas où ils devaient se rendre, totalement perdu. Légèrement agacée et n'ayant pas à coeur de rire ou même de se moquer quand bien même il s'agissait de son passe temps favoris ordinairement, la Gryffondor savait pertinemment ou elle devait se rendre. Elle avait un compartiment, son compartiment attitré, le même depuis six ans. Comme à leur habitude, Jana était déjà là et caressait le doux plumage de son hiboux Hermès qui semblait satisfait de ne plus être enfermé dans sa cage. Mia entra dans le compartiment avant sa valise, ferma la porte derrière elle et souffla un grand coup.

Elle se retourna vers celle qui était devenue une réelle amie au fil du temps. Elle se pencha alors vers elle avec un sourire un brin effacé et lui fit la bise accompagné de l'habituel "ca va ?" qui était de rigueur et qu'on disait sans vraiment le vouloir. La blondinette monta sa valise dans le rangement adéquate et s'assit lourdement sur la banquette qui était la sienne. Sans même s'en rendre compte, Mia venait de laisser échapper cette larme qu'elle retenait depuis qu'elle était partie de Loutry.

- Ma mère va vraiment me manquer, c'est un truc de dingue. Je sais pas pourquoi mais c'est plus dur à chaque année...

Elle s'arrêta un instant. Jana savait très bien la relation que les deux femmes pouvaient entretenir car elle connaissait la vie de son amie. Sauf qu'elle venait de mettre les deux pieds dans le plat car la relation entre Jana et sa mère était très loin d'être équivalente à celle de Mia et de Claire. Elle effaça d'un revers de la manche la larme qui perlait encore sur sa joue avant d'ajouter.

- Excuse moi... J'voulais pas. Tu as passé de bonnes vacances ?


Dernière édition par Mia Wilson le Mer 19 Déc - 22:09, édité 1 fois
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express

Message par : Jana Van Oaklyn, Ven 14 Déc - 19:16


Ces vitres tout juste lavées pour l'occasion, pour cette nouvelle rentrée, cette légère odeur de train mélangée à celle de son parfum, les lueurs lointaines de Londres laissaient distinguer l'ombre de réalité de ce qui s'en déterminait. Hermès vint se lotir contre sa maîtresse. Un petit coup de sifflet se fit entendre par le train lui-même. Jana observait les têtes, petites comme hautes, se rejoindre, s'éloigner, se disloquer, pour finalement se quitter. Le déchirement de familles, le bonheur de certains, le soulagement d'autres. Alors, les mains se levèrent. Celles d'hommes attristés par le départs de leurs progénitures. L'on voyait les pas de certains déjà se perdre dans la nature, retrouver leur vie ennuyeuse et leur monotonie. A des milliers de kilomètres elle imaginait ces parents insouciants, ou encore ceux habitant de l'autre côté de la mer, à des kilomètres et des kilomètres de là. Elle pensa alors à son père. Avec une mélancolie profonde. Que faisait-il en ce moment même ? Pensait-il à elle ? Regardait-il l'heure, comme elle lui avait recommandé, pour le départ de son train ?

C'est alors que la portière de son compartiment - le sien, exactement - s'ouvrit, laissant dévoiler Mia. Enfin, la voilà. Chaque rentrées s'étaient passées à deux, affronter les mêmes peurs et les mêmes tristesses chaque années. Il semblait que chaque années elles se soient d'avantage rapprochées, malgré les idées différentes et les divergences rencontrées. Hermès battit doucement des ailes face à elle avant de se déposer plus haut, prêt des valises, tout en bombant son torse. Comme s'il veillait fièrement sur leurs affaires. Jana sourit à son amie, ravalant l'émotion qui s'était éprise de sa conscience et elles se laissèrent aller à leur habituel petit rituel. La gryffon lui fit ensuite face, tandis que le train laissa échapper un second sifflet, signe de l'approche de départ. Ce dernier bourdonna légèrement et ses tremblements témoignèrent de son véritable départ. Le coeur cognait toujours à cet instant. Une peur étrange dans le ventre, et la nostalgie reprendre ses droits. Cependant Jana n'était pas sans ignorer comme Mia était également bouleversée.

« Ma mère va vraiment me manquer, c'est un truc de dingue. Je sais pas pourquoi mais c'est plus dur à chaque année... »

Jana lui sourit tristement. Elle savait comme il lui était difficile chaque fois de se séparer de sa mère. Claire Wilson était une femme remarquable, on ne pouvait le nier. L'on voyait dans leur regard et leur sincérité à quel point elles étaient proches. Liées par un fil incroyable. Mais Jana n'était pas présente pour critiquer cette relation ; elle était suffisamment mature et maîtresse d'elle-même pour ne pas rejeter son manque sur les autres. Il semble que nous soyons chacun attachés à une chose. Parfois des objets, des choses futiles, parfois des choses admirables. Pour Mia, c'était sa maman. Et pour tout dire, elle l'enviait énormément. La larme se perlant sur la joue de la Gryffon témoignait de sa sensibilité. La néerlandaise se retint un instant de ne pas la prendre dans ses bras ; elle semblait si fragile de cette manière...

« Excuse moi... J'voulais pas. Tu as passé de bonnes vacances ?
Ne dis pas de bêtises, ne t'excuses pas.
»

Jana se leva et prit place à côté de Mia, tout en serrant fort sa main. Un appui constant dans ce dédale de tristesse apparant. Du moins c'est ce qu'elle désirait être ; il était évident qu'elle ne parviendrait jamais à remplacer sa mère, comme personne d'autre au monde par ailleurs. Elles avaient toujours vécu ensemble, sa mère avait tout quitté pour elle, l'avait élevée seule et avait tâché d'être présente pour tout dans la vie de sa fille. Pour cela Jana la respectait. Et pour cela elle ne pourrait tout simplement jamais la critiquer comme elle oserait le faire avec d'autres. Comme elle oserait critiquer sa propre mère. Elle avait tout à reprocher à cette dernière, tout particulièrement en voyant de telles figures, des exemples si touchants de relations familiales. La colère prenait souvent place à la mélancolie du coeur, bombant son torse d'une hargne trépidante. Aujourd'hui il lui faudrait surmonter tout cela et faire preuve de hardise. Aussi elle s'autorisait à laisser la Hollande lui revenir à l'esprit, ses souvenirs bons et merveilleux la reprendre pour en oublier d'autres moins bons et plus douloureux. Sa main se serrait fort contre celle de son amie.

« Ca va aller, Mia. Soit forte. Ta mère le désire plus que tout et serait affligée de te voir si triste, tu ne penses pas ? C'est sûr, qu'elle te manquera. Mais penses à toutes les choses que tu pourras lui raconter, à la joie de vos prochaines retrouvailles. »

A vrai dire elle ignorait franchement si ses paroles étaient réconfortantes et auraient les effets escomptés. Elle n'était pas douée pour ce genre de choses, cela devait s'entendre au son même de sa voix rauque. Le paysage à leurs côtés se défilait lentement, puis alors de plus en plus rapidement. L'on ne voyait plus d'adieux mais cette fois le paysage environnant baigné de lumière. Une lumière qui, Jana l'espérait, saurait peut-être apaiser la blonde Mia. Après s'être assurée que son amie aille mieux et, surtout, que ses yeux soient absolument secs, elle l'étreignit légèrement - ce qui l'embarassa légèrement - avant de reprendre sa place. Il lui était désagréable de rester trop longtemps dans le sens inverse du train à vrai dire. La néerlandaise se remémora alors quelques peu les vacances qu'elle venait de passer, pour mieux répondre à la question de son amie.

« Mes vacances se sont très bien déroulées, comme tu t'en doutes j'ai passé la plupart de mon temps un peu partout en Hollande. C'était sublime, à la mer, à la campagne, en pleine ville. Ça fait tellement du bien de retrouver ses sources, j't'assure... Puis j'ai rencontré des gens pas mal. » Commença Jana, avant d'ajouter en riant : « Les hollandais sont plutôt beaux et charmeurs, détail essentiel !»

Hermès vint alors se déposer contre la vitre, alors que le train n'avançait pas encore trop rapidement et tapota nerveusement du bout de son bec l'ouverture. Jana se leva alors et ouvrit largement la vitre qui apporta un vent frais et subtile. Le volatile, reconnaissant, caressa doucement ses plumes contre la joue de sa maîtresse.

« Ne tarde pas trop Hermès. » Dit alors Jana en s'adressant à lui avant qu'il ne s'envole, qu'elle ne referme la vitre et se tourne vers son interlocutrice. « Puis le reste du temps j'ai fais un petit tour en Afrique du Sud. Avec mon père on a découvert qu'une part de nos ancêtres s'y sont installés, il y a de cela plusieurs siècles. Du coup il faisait froid, là-bas il fait froid en été et chaud en hiver. Mais c'était sympa, j'ai rencontré quelques sorciers de là-bas. Et les garçons sont aussi assez canons j'dois avouer... Et toi, raconte-moi tes vacances je veux tout savoir. »

Parler, parler et encore parler. Mais parler fait toujours du bien, et Jana se sentait déjà mieux en se remémorant de bons moments passés dans le temps.
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Message par : Mia Wilson, Ven 14 Déc - 22:14


Mia sentait ses mains trembler légèrement notamment à cause de l'émotion que ce moment venait de lui procurer. Il y avait maintenant quelques secondes à peine qu'elle avait quitter le quai de la voie neuf trois quart, qu'elle avait quitter sa mère, et déjà le vide se faisait sentir en elle. Assise en face de son amie, elle regardait Jana tendrement, appréciant déjà le fait qu'elle comblait au moins un peu le vide qu'elle pouvait ressentir dans son coeur. Sans réellement le vouloir, elles avaient fait de se voyage en train une véritable coutume. Elles passaient se temps là à parler de tout et de rien, de leurs vacances et notamment des nombreuses histoires que Jana pouvait avoir avec les hommes. Son amie, parce qu'elle la considérait réellement comme tel, n'était pas vraiment du genre à se montrer démonstrative et souvent lorsqu'il lui arrivait de la croiser dans les couloirs du château, elle avait se regard hautain digne d'une réelle Serpentard et semblait absoluement sûre d'elle ; Mia quant à elle appréciait connaître plus profondément la jeune femme qui était une véritable perle. A travers cette carapace, quand bien même elle prétendait le contraire, Jana avait ses faiblesses et la première d'entre elle était surement l'absence d'amour incarné par sa mère.

Intérieurement, Mia s'en voulait d'être aussi faible et d'avoir laissé transparaître sa douleur, d'avoir laissé couler cette larme sur sa joue. L'une et l'autre souffrait, à leur manière, pour des raisons totalement opposé et cette distinction entre les deux jeunes femmes avaient fait l'objet de plusieurs disputes notamment lors de leur tout premier trajet en première année. Mia ne put s'empêcher de sourire intérieurement à cette pensée ; voilà déjà six ans, jour pour jour, que les deux amies se connaissaient. Elles qui au départ n'étaient censé ne rien avoir en commun s'entendait plus que jamais. Alors que la Gryffondor s'excusait de sa faiblesse, son amie lui sourit tendrement et d'un regard lui prouva qu'elle était toujours là. Rare étaient ceux qui reste à côté de vous dans les moments difficiles ; si obtenir l'amitié de Jana n'avait pas été chose simple, aujourd'hui, la blondinette était incapable de donner une raison suffisante qui pouvait les séparer. La Serpentard quitta alors son siège, geste qui surprit Mia, avant de s'asseoir près d'elle et de lui prendre la main et de la serrer. Elle était là.

- Ca va aller, Mia. Soit forte. Ta mère le désire plus que tout et serait affligée de te voir si triste, tu ne penses pas ? C'est sûr, qu'elle te manquera. Mais penses à toutes les choses que tu pourras lui raconter, à la joie de vos prochaines retrouvailles.
- Merci d'être là Jana... Vraiment.


Elle avait su trouver les mots justes ; comment avait-elle fait d'ailleurs alors que son expérience à propos de sa mère était totalement à l'opposé de la sienne ? Cela renforçait encore plus cette conviction que pouvait avoir la jeune Mia, trop heureuse de connaître une personne comme ça et de pouvoir la compter parmi ces amis. Il allait y avoir un après Poudlard entre elles, elle en était certaine. Cette année là allait encore être pleine de surprise et de rire, il était à présent temps de s'en persuader et d'oublier la douleur de l'abandon. Et en parlant de surprise, Jana enlaça tendrement bien que rapidement la Wilson junior qui fut surprise de ce geste, peu habituer à une telle démonstration de la part de la jeune femme. Elle se rassit néanmoins à sa place.

- Mes vacances se sont très bien déroulées, comme tu t'en doutes j'ai passé la plupart de mon temps un peu partout en Hollande. C'était sublime, à la mer, à la campagne, en pleine ville. Ça fait tellement du bien de retrouver ses sources, j't'assure... Puis j'ai rencontré des gens pas mal... Les hollandais sont plutôt beaux et charmeurs, détail essentiel !
- Une minute jeune fille, ceci n'est pas un détail ! - Elle lui fit un grand sourire qui en voulait en dire long - j'espère bien que tu vas me raconter tous les détails croustillant avec les ou... le hollandais...

Des détails croustillants ! Voilà exactement ce que voulait la jeune femme pour oublier cet épisode des au revoir. Elles furent alors interrompue par le hiboux de Jana qui tapotait avec frénésie sur la vitre du Poudlard Express. La maîtresse de ce dernier se leva alors pour lui ouvrir la fenêtre, lui laissant l'horizon comme liberté ultime bien qu'elle savait pertinemment qu'ils se retrouveraient très rapidement dans la volière de Poudlard. Après une dernière caresse et un dernier conseil, le volatile prit alors son envole.

- Puis le reste du temps j'ai fais un petit tour en Afrique du Sud. Avec mon père on a découvert qu'une part de nos ancêtres s'y sont installés, il y a de cela plusieurs siècles. Du coup il faisait froid, là-bas il fait froid en été et chaud en hiver. Mais c'était sympa, j'ai rencontré quelques sorciers de là-bas. Et les garçons sont aussi assez canons j'dois avouer... Et toi, raconte-moi tes vacances je veux tout savoir.
- Non mais attend ! Moi on s'en fou, j'ai fait un petit voyage en famille en Amérique et... quasiment tout en famille en fait. Mais toi bon sang ! Toute la Hollande, l'Afrique du Sud, tu as du voir des choses magnifiques ; dis moi que tu as des souvenirs et des milliers de choses à me montrer.


Voilà, c'était partie pour parler encore et encore pendant quelques heures jusqu'à ce que le Poudlard Express arrive à destination. Qu'est-ce que ça lui faisait du bien d'être avec elle...
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Message par : Jana Van Oaklyn, Sam 15 Déc - 13:59


Elle sentait que la blonde lui faisant face l'écoutait et que sa douleur s'estompait délicatement. Pourtant elle n'était pas sans ignorer comme la nostalgie et la tristesse, lorsqu'elles prennent, ne quittent pas facilement. Ce soir en se couchant, elle aurait certainement une douleur poignante au coeur et une difficulté à s'endormir en pensant à sa mère. Elle le savait car elle avait ce même amour pour sa nation et son père ; ce dernier, au fil du temps, avait prit le rôle de père et de mère à la fois. Il la conseillait sur tout, et finalement jouait un rôle excellent dans sa vie. Plus que quiconque ne puisse l'imaginer. Chose normale, car face à l'innocence prononcée par le physique avantageux d'Adriann Van Oaklyn, on n'imaginait pas quels genre de conseils existenciels et adultes il pouvait alors apporter à sa chère fille unique. Après avoir parlé, Jana marqua une petite pause, laissant son amie lui répondre.

« Non mais attend ! Moi on s'en fou, j'ai fait un petit voyage en famille en Amérique et... quasiment tout en famille en fait. Mais toi bon sang ! Toute la Hollande, l'Afrique du Sud, tu as du voir des choses magnifiques ; dis moi que tu as des souvenirs et des milliers de choses à me montrer.
M'en fou pas moi, c'est nul de dire ça ! T'es allée où en Amérique ? Oh tu sais moi aussi, j'étais souvent avec mon père. Toi et moi savons bien à quel point on profite d'eux dès qu'on peut. C'est vrai, c'était vraiment superbe de partir à l'autre bout du monde, puis la Hollande j'ai l'habitude.
»

Jana sourit distraitement, repensant à ses petites conquêtes vacancières au bord de la mer ou encore sous la neige. Mais à vrai dire elle n'avait pas particulièrement envie de le partager avec Mia ; elle n'aurait jamais de relation sérieuse, qu'importe ce qu'il advienne. Certains lui avaient déjà beaucoup reproché de jouer avec les autres, aussi elle se résolu à ne pas trop s'étaler sur ce sujet. D'ailleurs elle n'avait pas grand chose à dire à leur propos, la plupart étaient complètement idiots mais beau à faire rêver les plus saines des femmes. Elle avait finit de s'intéresser à leur propre personalité ; depuis longtemps elle avait comprit qu'aucun homme sur Terre ne saurait lui correspondre et lui plaire intellectuellement, quand bien même elle lui trouverait des défauts.

« Tiens avant que j'oublie, j'ai quelque chose pour toi. Pour célébrer ces 6 dernière années. »

La septième année se leva et farfouilla alors dans sa valise sur les rebords. Trouvant alors le cadeau, la néerlandaise se rassit et tendit à son amie un collier coloré d'orange et de rouge, tissé et entrelacé par des bouts soyeux décoré de perles. Elle l'avait trouvé dans un grand marché, et l'ensemble lui fit penser à Mia par sa flamboyante couleur rouge et or. De plus il était assez joli ; elle savait bien que ça n'était pas grand chose, mais elle n'avait pu s'empêcher de le prendre pour elle.

« Oui, c'est pas grand chose mais j'ai pensé qu'il te plairait. T'imagine, nous deux, ici à nos même places, il y a tant d'années ? Comme si c'était hier... C'est fou comme le temps passe vite. C'est même flippant, ce temps qui passe. »

En effet, alors qu'elle parlait les souvenirs resurgissaient et émergeaient doucement, laissant les plus récents avec son père et son pays s'éloigner plus tranquillement. Elle se revoyait alors dans la glace. Petite mais déjà plus grande que les autres pour son âge, les cheveux blonds mi-longs, le regard déterminé et à la fois froid par ce qui l'attendait et par ce qu'elle vivait depuis qu'elle était en Angleterre. Puis alors elle était partie, avec sa mère seule. Il lui semblait partir vers la mort ; et à la fois s'en échapper. S'échapper des griffes meurtrières de sa mère et de l'insupportable beau-père qu'elle se coltinait chaque jours.

Le trajet avait été mouvementé par des recommandations tournant au cauchemar. La petite s'était exclamé et ne s'était pas laissée mener par le bout du nez de cette femme, répondu aux abords avec fureurs. Le débordement de rage qui l'assaillissait à son égard était impudent. Les adieux furent alors courts et brefs. La montée dans le train fut alors la délivrance pour la blondinette. Elle s'était alors trouvé le compartiment, le même qu'aujourd'hui. Le temps lui parut éternel avant qu'une autre ne vienne lui tenir compagnie... A voir la relation actuelle entre les deux jeunes, on pourrait imaginer une rencontre des plus tranquilles et soulagée, et ce fut pourtant sur de mauvaises bases que la gryffon et la serpent se positionnèrent.
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Message par : Mia Wilson, Mar 18 Déc - 21:46


C'était ensemble qu'elles avaient vécu de nombreuses choses et c'était toujours plus simple de vivre avec quelqu'un à ses côtés. Peut importe de vivre des jolies choses si nous n'avions la possibilité de le partager avec quelqu'un. Son été aurait pu avoir une saveur amer si à cet instant précis elle n'aurait pas pu le partager avec quelqu'un. Heureusement qu'elle était là. Cette assurance que Jana pouvait faire transparaître dès qu'on croisait son regard pouvait très bien être déstabilisant et ce fut nettement le cas la première fois qu'elles s'étaient croisés dans ce compartiment ; mais aujourd'hui c'était exactement de cela dont elle avait besoin pour se sentir rassurer et surtout pour oublier ce qu'il venait de se passer sur les quais de la gare. Au début, Mia l'enviait énormément elle qui était une blondinette très peu sûre d'elle et incapable de parler à un inconnu sans bafouiller. Tout cela était gênant mais c'était à ses côtés que la jeune Gryffondor avait réussi à grandir, à s'accepter et à devenir elle même. Néanmoins, beaucoup de choses les séparaient notamment la relation que pouvait avoir Jana avec les hommes. Si Mia semblait être une éternelle romantique, la Serpentard était aux antipodes de cette vision là.

- M'en fou pas moi, c'est nul de dire ça ! T'es allée où en Amérique ? Oh tu sais moi aussi, j'étais souvent avec mon père. Toi et moi savons bien à quel point on profite d'eux dès qu'on peut. C'est vrai, c'était vraiment superbe de partir à l'autre bout du monde, puis la Hollande j'ai l'habitude.
- S'il te plait, fais moi la promesse de faire visiter la Hollande quand j'aurais quitter Poudlard... A chaque fois que tu m'en parles tu as ces étoiles dans les yeux, ça doit être magnifique.


C'était tellement vrai. Elle ne put s'empêcher de lui sourire ; et elle espérait vraiment qu'un jour cela se ferait car cela signifierai qu'elles se verraient encore et qu'elles étaient de véritable amie. Jana rentrait en septième année à Poudlard tandis que Mia n'en était qu'à sa sixième. D'ailleurs, qu'allait-elle faire l'année prochaine, à cette même date, à cette même heure. Rien ne serait déjà plus pareil d'ici douze petit mois à peine. La Gryffondor détestait profondément les changements, elle aimait se cantonner dans ses habitudes bien construites avec le temps et les bouleversements n'étaient réellement pas son fort. Lorsqu'elle avait été obligé de partir du Canada pour habiter de nouveau à Loutry afin d'être bien plus près de Poudlard, cela avait déjà été compliqué. Qu'est-ce qu'il y aurait après Poudlard ? Quelle vie l'attendait au juste ? La peur du futur était tellement grande...

- Tiens avant que j'oublie, j'ai quelque chose pour toi. Pour célébrer ces 6 dernière années.
- Oh Jana... Merci, ça me touche énormément ! Mais il ne fallait pas, je suis confuse, je n'ai rien pour toi... Désolée, je suis navrée.

Joignant le geste à la parole, son amie se dirigea vers sa valise et fouilla rapidement à l'intérieur avant d'en sortir un petit collier aux couleurs orange et rouge avec quelques touches de dorée. Mia tendit alors la main pour s'en saisir, heureuse d'avoir se magnifique présent. Elle avait les larmes aux yeux. Elle tremblait légèrement, déçue d'elle même de ne pas avoir pensé à lui prendre quelque chose pour cette... dernière année ensemble. Elle le tendit en l'air, le mettant à la hauteur de ses yeux pour le contempler encore un peu plus.

- Il est magnifique... C'est beaucoup trop... Merci mille fois !


Elle se leva alors de son siège pour aller embrasser son amie et la serrer tendrement dans ses bras. Jana venait de la toucher en plein coeur, sans demi mesure. Parfois il suffisait de tellement peu. Mais la jeune demoiselle s'en voulait terriblement de ne pas avoir eu la même idée et dans son fort intérieur elle ne put s'empêcher de se faire la promesse de lui trouver le cadeau idéal et parfait pour Noël. Elle reprit donc place sur son siège et ne tarda pas à mettre son cadeau autour de son coup, juste à côté de celui que sa mère lui avait offert.

- Oui, c'est pas grand chose mais j'ai pensé qu'il te plairait. T'imagine, nous deux, ici à nos même places, il y a tant d'années ? Comme si c'était hier... C'est fou comme le temps passe vite. C'est même flippant, ce temps qui passe.
- Flippant, c'est le mot ouais - elle s'arrêta un instant et plongea ces yeux dans ceux de sa camarade - c'est la dernière fois qu'on est là toutes les deux Jana...

Triste pensée, douloureuse pensée. Mia allait devoir vivre une année de plus que Jana à Poudlard ; ça allait être si dur...
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express

Message par : Jana Van Oaklyn, Ven 21 Déc - 22:30


Avec un plaisir certain, je vis alors avec tendresse Mia observer avec surprise ce collier que j'avais tant affectionné. J'y voyais un certain amour et une sensibilité grandissante. Je sentis alors naître en moi une certaine fierté, mais mon coeur tentait de ne point laisser surgir mes propres émotions. J'étais trop heureuse de l'avoir comme amie pour lui laisser entrevoir mes faiblesses. J'étais hélas bien trop affublée par ma propre image pour laisser entrevoir au monde la véritable Jana que j'étais. Mais je ne pus m'empêcher de sourire à ses mots sincères et véritables qui s'insinuèrent en moi, un tricot s'insinuant doucement en mon être.

    « Il est magnifique... C'est beaucoup trop... Merci mille fois !
    - Beau comme toi ma belle. Tu le mérite, et puis c'est pas grand chose tu sais. »


Ma jolie blonde vint alors vers moi. Je me sentis alors mal à l'aise, à un point inimaginable. Pourquoi toute cette tendresse me rendait-elle constamment réticente ? Pourquoi donc me sentais-je sans cesse oppressée par ce démon ? Mais finalement sa tendresse sembla apporter un baume à ma souffrance et à ma réticence, elle sembla apaiser le coeur meurtri qui tambourinait en moi. Il m'était que trop rare de recevoir de tels signes d'affections, d'autant plus venant d'une femme. Ou presque. Son étreinte fut bénéfique. Et elle sentait bon. Toute les filles sentent bon, de toutes manières. Ou pas, encore une fois. Ceci étant, son amie revint à sa place tout en mettant à son joli cou son propre cadeau. En contraste avec sa peau, la couleur lui allait à ravir. Et Mia était belle et resplendissante. Je fus plus que fière de l'avoir pour elle, et qui plus est d'avoir réussi à attirer sur elle une amitié si forte et ancienne. Mais finalement, en y réfléchissant, je n'étais pas si damnée. Je n'étais pas si affreuse et suicidaire comme on me l'eut tant de fois reproché. Je me faisais doucement une place. Quelques rares personnes tenaient une place importante en moi. Parfois bien différentes de ma conception de la vie. Je réalisai en contemplant Mia que l'échange était une chose primordiale, une chose remarquable et extraordinaire de la vie. Une des rares à ne pas ignorer, d'ailleurs. Il serait bien trop puérile de l'ignorer, ou de paraître l'ignorer. Et quand bien même je me restreignais dans une part de mon être infime ans parler à quiconque, je mourrais d'effroi et d'ennui. J'en étais convaincue. Cela n'était toutefois pas une raison pour se laisser dévoiler à l'autre. Ou alors la vie n'aurait plus aucun sens dans notre, hélas, simple vie de mortel.

    « Flippant, c'est le mot ouais ; c'est la dernière fois qu'on est là toutes les deux Jana...
    - Arrêtes, on ne va quand même pas faire nos petites nostalgiques pour cette dernière rentrée à deux. Si ? »


Tout en parlant, je me rendis compte que je me perdais dans mes mots et que, finalement, ce terrible sentiment finit par me hanter. Je transmis toute la faute à la faiblesse de la voix de Mia, lorsqu'elle m'eut sensiblement rappelé les faits. L'émotion du moment semblait m'emporter, dans ce lourd silence oppressant qui se résultait de nous-même. Nous nous contemplions légèrement, quelque peu ailleurs l'une et l'autre. Je revis alors une petite Mia, mignonne comme tout, venir s'asseoir ici. Et moi, complètement bouleversée par tout. Complètement dégoûtée par tout. Comme aujourd'hui, semble-t-il. J'étais certainement dévouée à devenir ce que je suis aujourd'hui. Mais outre cela, il sembla que nos désaccords ne nous mettent guère sur un terrain d'entente. Aussi, mon premier instant passé en compagnie d'autres magiciens anglais se déroula mal. Nos paroles et nos regards voulaient tout dire. Nous étions blessantes l'une à l'autre ; moi, particulièrement. J'étais volontairement vouée à ma déception et à ma haine constante de ces anglais méprisants et idiots. Idiots, c'était le mot. Je ne saurai dire aujourd'hui la même chose. En effet il semblerait que j'ai mûri, ou du moins que j'ai pris du recul et que je me sois aperçue de l'intellect de certains anglais. Aussi d'ailleurs, qu'il était bien mauvais de se fier aux apparences. Du moins avec les autres.

Bien heureusement, Mia et moi finîmes par mieux nous entendre et par accepter nos différences. J'avais un père qu'elle n'avait pas, elle avait la mère que je n'aurai jamais. C'était là une fatalité irrévocable et indéniable. Qui finalement semblèrent nous rapprocher et nous aider l'une et l'autre.

Le trajet avançait. Doucement, mais sûrement. Le paysage défilait de plus en plus vite sous nos yeux lointains. Il se changeait toujours d'avantage, passant de l'urbain au rural. Les champs passaient, la vie dure avec. La fumée passait dans le ciel, partout délaissant sa traînée blanchâtre. Alors que je m'apprêtai à ressasser le passé avec ma Gryffon, une femme vint ouvrir leur wagon, un chariot pleins à craquer de confiserie. C'est avec surprise que je l'observai ; il s'agissait apparemment d'une nouvelle, jeune et rousse. Plutôt séduisante, mais hélas me dépassant de plus de dix années je dû me satisfaire de la simple contemplation de son beau tailleur, mettant en valeur ses formes.


    « Bonjour mesdemoiselles, vous désirez quelque chose ?
    - Bonjour, je prendrais deux fondants du Chaudron, et ce jus de citrouille bien frais là, dis-je alors, en désignant la boisson. Je me tournai alors vers Mia. Tu veux quelque chose ? »
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Message par : Mia Wilson, Mar 25 Déc - 13:51


Le temps file, le temps passe ; si vite qu'il est impossible de se retourner sur le passé, ne laissant que des faibles souvenirs se disperser dans notre tête. Il n'y a rien de plus compliqué que de se souvenir de tout. Au début, il nous reste toutes les images, toutes les paroles... Et le temps détruit nos souvenances, les images se troublent, les paroles s'oublient et l'odeur disparaît à tout jamais et se retrouvent remplacer par la douleur. La jeune Mia faisait en sorte de rien oublier et s'aidait de journaux sur lesquels elle racontait toute sa vie et soulignait les moments les plus importants. Elle avait prit cette habitude très vite dans sa jeunesse lorsqu'elle avait vue sa mère faire la même chose. Il y avait tellement de choses à dire, tellement de choses à se souvenir. La Gryffondor s’efforçait de Jana dans les yeux, de la contempler de haut en bas et de s'attarder chaque seconde sur tous les éléments de ce compartiment ainsi que le temps qu'il faisait dehors afin de ne rien oublier. Éternellement. Vouloir se cacher derrière le passé et avoir peur de ce qu'il pouvait se passer ; c'était ce que vivait la jeune fille tous les jours. Pourquoi se faire mal et se faire tant de peine ? Pourquoi ne pas réussir à profiter de sa vie simplement, sans penser à demain et en se satisfaisant de ce qui l'entourait ? Non, il en fallait toujours un peu plus.

La vérité se trouvait exactement là. Elle voulait continuer à vivre indéfiniment à Poudlard parce qu'elle aimait se château, elle aimait les gens qu'elle avait rencontré, elle aimait apprendre la magie. Elle vivait entre ami et famille, le mélange était juste parfait ; et pour que la vie soit telle, il fallait rajouter un zeste de tristesse et d'obligations. C'était ça l'équilibre parfait de la vie. Alors pourquoi tout changer ? Pourquoi vouloir sans cesse évoluer vers de nouveaux horizons tous plus inconnu les uns que les autres. Mia avait peur, c'était tout. La première étape venait d'être franchie aujourd'hui : dernier voyage en train direction Poudlard avec son amie Jana avec qui elle avait tisser des liens d'amitié très fort. L'année prochaine, elle serait seule sur cette même banquette à se retrouver meurtri par l'absence de son ami et surtout l'absence de ses mots pour la réconforter. Triste réalité.

- Arrêtes, on ne va quand même pas faire nos petites nostalgiques pour cette dernière rentrée à deux. Si ?

Elle avait la gorge nouée, incapable de donner une réponse à cette question. Mia baissa la tête comme pour lui prouver qu'elle était réellement triste de savoir que ce voyage en train était le dernier avec son amie. Elle avait les larmes qui montait au coin de ses yeux et elle se maudissait déjà d'être aussi pleurnicharde et de ne pas être assez solide pour surmonter tout ça. Qu'est-ce qu'elle foutait à Gryffondor ? Le courage, ce trait de caractère spécifique à sa maison, semblait si loin et si difficile à atteindre. Bon sang ! Pourquoi son coeur battait si vite, si fort ; pourquoi elle avait cette désagréable sensation que quelqu'un le serrait tellement fort qu'elle n'arrivait plus à respirer ?

Se souvenir. La première fois qu'elle avait vu Jana, la demoiselle était assis à la même place qu'aujourd'hui même et la discussion avait très vite été houleuse. Si la demoiselle se faisait une joie de retrouver l'école où sa mère avait étudié et de fouler les mêmes sols qu'elle, elle était tout aussi triste qu'aujourd'hui - si ce n'est plus - de quitter la femme de sa vie. Jana l'avait accosté avec aplomb, audace, impudence et culot. Pour tout avouer, Mia avait clairement eu la trouille et si elle avait pu, elle aurait fait demi tour directement et aurait tout fait pour ne pas aller là bas. Sa première confrontation avec Poudlard c'était elle ; et ça avait été plutôt houleux. Mais la foule de voyageur les avait obligé à rester ensemble dans le même compartiment et elles avaient du apprendre à se connaître. Au fur et à mesure que le paysage défilait, chacune des deux jeunes filles mettaient ses a priori de côté pour mieux apprécier le voyage, pour mieux apprécier la personne qu'elles avaient ensemble, pour mieux aimer Jana. Alors que Mia venait de relever les yeux vers son amie, la porte du compartiment s'ouvrit alors laissant apparaître une jeune femme rousse particulièrement jolie. C'était la première fois que la Gryffondor l'a voyait dans le train. Jana regarda alors le chariot avant de lui demander de quoi se nourrir et s'adressa à la demoiselle qui se leva :

- Tu veux quelque chose ?
- Hum... Mettez moi un paquet de dragée surprise de Berty Crochu et ce jus de tomate s'il vous plait. L'ensemble est pour moi, j'ai un cadeau magnifique à rattraper.


Elle prit alors dans ses mains pour montrer le collier à l'inconnu trop fière du présent qu'elle venait de recevoir et glissa finalement sa main dans la poche de son pantalon afin d'en sortir quelque Mornilles suffisantes pour payer le tout. Avec un sourire, Mia salua la nouvelle inconnue et la remercia puis celle ci repartie vers les autres compartiments fermant les portes du leur. Elle ouvrit alors la boîte qu'elle venait d'acheter pour prendre un bonbon avant de tendre le paquet vers Jana.

- J'rigole si tu tombes encore sur crotte de nez...

Sur les six ans où les demoiselles avaient prit le train ensemble, Jana détenait le record de "je-suis-celle-qui-a-du-manger-sans-le-vouloir-le-plus-de-dragée-surprise-gout-crotte-de-nez". Mais toutes ses réflexions passé la rattrapèrent si vite qu'elle se perdit à nouveau dans les yeux de Jana, refusant catégoriquement de perdre son amie même si un an devait les séparer.

- Jana s'il te plait, fais moi la promesse qu'on continuera à se voir après Poudlard et qu'on continuera à se confier tout et n'importe quoi. Je veux que tu restes mon amie, je veux te voir maugréer auprès de filles que tu n'aimes pas et critiquer des inconnus dans la rue ; j'veux aussi que tu continues à me remettre à ma place quand je parle trop et que tu continues d'essayer de m'émanciper de ma mère. J'veux encore avoir quelqu'un sur qui compter et quelqu'un à qui je peux tout raconter à n'importe quel moment de la journée... Je... S'il te plait, promet le moi.
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Message par : Jana Van Oaklyn, Mar 1 Jan - 14:30


« Hum... Mettez moi un paquet de dragée surprise de Berty Crochu et ce jus de tomate s'il vous plait. L'ensemble est pour moi, j'ai un cadeau magnifique à rattraper. »

Alors, Mia montra à la nouvelle le collier venu d'Afrique du sud que je venais de lui offrir. Je sondais les yeux de la vendeuse ; elle avait plus qu'intérêt à le trouver beau, et même à la complimenter. Mais elle n'en fit rien. Elle demeura impassible, pleinement concentrée dans son nouveau job'. Quoi, vendre des bonbons c'est si passionnant ? Non mais franchement. Elle était bien marrante celle-là. Pas même une once de sourire sur ce visage crispé. Quel âge avait-elle ? Peut-être cinq années de plus que nous ? Cela m'affligea au plus haut point. Elle n'allait pas mourir d'un sourire ou d'une phrase agréable. P'tain. La vieille des précédentes me manquait, finalement. Elle au moins, elle riait et souriait tout le temps. Parfois pour rien. Mais elle souriait. Elle semblait faire croire qu'elle était heureuse ; si c'était le cas ou non, je l'ignorais. Mais celle qui nous faisait face semblait obnubilée par quelque chose, et trop concentrée sur sa personne pour s'intéresser aux autres. J'avais une envie de dingue de la secouer et de lui reposer ses pieds sur Terre. Elle releva un seul regard et nous déposa nos demandes, regard vide de tout. Elle était comme inhabitée. C'était assez glauque. Le pire, le pire dans tout ça, c'est qu'elle était jolie. Quel gâchis... Je lui souris tristement. Oui, tristement. Elle dû voir que mon expression n'était pas envieuse mais plutôt en proie à la compassion. Une compassion moqueuse.

Lorsqu'elle partit, je remarquai seulement alors que Mia avait payé pour nous. J'étais tellement absorbée par cette femme que voilà que je devenais aveugle de tout. Elle me tendit le paquet de ces satanées berties crochues. Elles m'avaient toujours ces enflures, j'étais toujours prise au piège avec des goûts à faire vomir. D'ailleurs mon amie releva un sourire amusé, voyant sans doute mon désarroi face à ma malchance.

« J'rigole si tu tombes encore sur crotte de nez...
- Mia, j'ai peur là j'te jure... »

Abusé quand même. J'étais en mode concentration extrême face au paquet, comme si toute ma vie était entre mon choix. J'observais les dragées, réfléchissant stratégiquement. Le problème, c'est que je réfléchissais toujours trop. J'aurais mieux fait, avec le temps, de me décider à en prendre une au hasard. Mais j'étais faite de la sorte : je ne pouvais guère m'empêcher de me concentrer et espérer attirer le bon goût à mon choix. Finalement j'en prit une, une verte. Elle avait l'air bonne celle-là. Le problème, c'est qu'elles m'avaient toujours l'air bonnes et qu'au final... C'était degueulasse. Je sentais le regard de mon amie sur moi. Elle devait bien rire de moi, et je sentais d'avance que cette fois, cette fois, j'avais fais le bon choix.

Je portais la dragée à mes lèvres, la sentant un peu, histoire de voir si je n'avais pas fait une bêtise. Une bonne odeur de pomme ! Miracle, miracle, j'étais parvenue à mes fins. Quelle douce consolation. Je mis alors la dragée dans toute ma bouche, persuadée évidemment et cette fois enfin assurée quant à ma réussite.

Je crachai alors le machin immangeable.

« MIA J'EN AI MARRE. J'ai la poisse, plus jamais je goûte à ces trucs ! »

Vomi. Relans de vomis. Non je veux dire, certes bien ce goût me donnait la gerbe. Mais le goût de cette bertie crochue était au vomis, j'en reconnaissait bien hélas le goût... Épineux. Je secouai inlassablement la tête, dégoûtée. Et chaque fois que je tombais sur un mauvais goût je reprenais les mêmes discours. Plus jamais je n'en goûterai. Et l'année d'après, voir même dans l'année, et bien... J'en reprenais. L'humain est idiot, vous l'aurez compris. Je pris de suite une longue gorgée de mon jus de citrouille, histoire de faire passer le truc. Evidemment il me restait toujours dans les paroies de ma gorge des traces de ce goût immonde. J'étais décidément maudite. Le calme revint doucement, et alors nous nous regardâmes, elle et moi. Longuement.

« Jana s'il te plait, fais moi la promesse qu'on continuera à se voir après Poudlard et qu'on continuera à se confier tout et n'importe quoi. Je veux que tu restes mon amie, je veux te voir maugréer auprès de filles que tu n'aimes pas et critiquer des inconnus dans la rue ; j'veux aussi que tu continues à me remettre à ma place quand je parle trop et que tu continues d'essayer de m'émanciper de ma mère. J'veux encore avoir quelqu'un sur qui compter et quelqu'un à qui je peux tout raconter à n'importe quel moment de la journée... Je... S'il te plait, promet le moi. »

Mia, bon sang, arrête, arrête. Était-elle décidée à m'émouvoir aujourd'hui ? Avait-elle décidé de me faire céder, et de voir enfin apparaître sur mon visage des larmes ? Je me sentais serrer des dents, lutant contre mes émotions se propageant partout en mon être et remontant dangereusement à mes yeux. Je les sentais me piquer. Les déclarations ça ne me connaissait pas. Mais j'étais fière. Très rarement j'avais entendu de tels discours portés à mon égard, et quelqu'un... Si émut par ma faute. J'ignorais s'il s'agissait d'une bonne ou d'une mauvaise chose. Je restais quelques secondes à la regarder, luttant contre moi-même, et à la fois heureuse qu'elle m'annonce cela. On ne m'avait jamais témoigné tant d'amour et d'amitié, et un attachement tel. Finalement une petite larme tomba. Mia, un jour j'me vengerais. Je me sentais d'attaque pour la réprimander, pour lui témoigner ma fureur face à... A... A cet acte de faiblesse. Mais moi aussi j'étais attachée à elle. Je ne la trouvais pas stupide, ni puérile. C'était une fille bien et à qui je pouvais faire confiance. Elle avait vu des choses sur moi que personnes n'avaient encore jamais vu.

« Je te le promets... »

Un instant je ne dis rien. Je m'étais rendu compte que ma voix avait tremblé. Je défaillais. Et c'était mal. Finalement je revins doucement à moi, pour reprendre le contrôle.

« Mia, oui, je te le promets. Je ne changerais pas. Jamais. Lorsque je quitterai Poudlard, rien ne changera. Je serais toujours la même, et promets-moi d'être aussi la même. Ne change pas pour les autres. N'oublie rien. Ou tu te fera bouffer par tout le monde. Soit toujours humaine comme tu l'as toujours été, vis de ton amour pour ta famille et pour ceux que tu aimes. M'erde, j'suis entrain de te faire une déclaration, et j'ai envie de chialer. »

Je détournai mon regard des yeux bleus de ma blonde pour observer le paysage défiler. J'avais peur. Je m'attachais aux autres, et c'était mal. Je savais qu'un jour cela me jouerait des tours. Je savais qu'il était mauvais de trop s'attacher. On a toujours mal d'un moment à l'autre. Mais c'était trop tard. Hélas, trop tard...
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Message par : Mia Wilson, Mer 2 Jan - 14:09


Gagner ! Pour la énième fois Mia avait gagné son pari et son amie était tombée sur un goût particulièrement douteux en prenant un de ces fameux dragée surprise de Berty Crochue. Mais en même temps elle avait le chic pour prendre ceux aux couleurs étranges, jamais il aurait été venue à l'esprit de la blondinette de prendre en premier un bonbon vert-marron. Elle ne put s'empêcher de sourire face à l'énervement de Jana, elle qui tous les ans se faisait la promesse de ne pas en remanger l'année suivante et qui n'écoutait que sa gourmandise, chaque fois. Mia quant à elle plongea sa main dans la boite aux couleurs violet et or avant de sortir un dragée rouge. Elle le regarda d'un air suspect, haussant un sourcil se souvenant de son voyage en train de troisième année durant lequel elle était tombée sur un dragée au piment dont le goût lui était rester dans la bouche jusqu'au repas du soir. Mais c'était la coutume, quand tu en prenait un, tu t'engageais à le manger. Doucement elle le glissa entre se dents, ne pouvant s'empêcher de marquer une pause les mauvais souvenirs remontant à la surface. Finalement, elle se décida à croquer d'un coup et fut bien surprise de constater que le bonbon avait juste un magnifique gout de cerise qu'elle appréciait tout particulièrement. Un grand sourire fit son apparition sur le visage de la demoiselle et Jana l'a regardait d'un air interrogateur, attendant le verdict.

- Cerise ! Désolée, j'ai encore gagnée...


Simple petit plaisir de la vie de gagner une compétition qui, somme toute, n'en était pas vraiment une. C'était juste agréable de ne pas être tomber sur le goût horrible du vomi que venait de goûter la Serpentard. Elle eut un frisson en imaginant la réaction qu'elle aurait pu avoir si elle était tomber sur une telle chose. Elles riaient encore mais Mia avait toujours cette douloureuse sensation au creux de son coeur. La dernière fois. Et dans sa tête, la Gryffondor tentait de se répéter encore et toujours "N'y pense pas, n'y pense pas, n'y pense pas". Elle y pensait. Elle ne put s'empêcher de prendre la parole, de donner son ressenti à Jana et de lui demander de promettre de ne pas l'oublier. Mais pas le genre de promesse que tu fais après avoir pris un dragée au gout de vomi ; non, une vrai promesse, celle qu'on est censée tenir jusqu'au bout. Les deux blondinettes n'étaient pas du genre à se confier, à mettre des mots sur des sentiments ; c'était tellement plus simplement de ne rien dire et de tout garder pour soi. Mais c'était sortie comme ça, tout simplement, sans barrière, sans limite.

- Je te le promets...

Elle avait promis, c'était tellement suffisant. Mia avait les larmes qui montaient au creux de ses yeux, il y avait tant de haine dans son coeur de se retrouver si fragile et si sensible. Elle aurait tellement voulu être forte et ne pas faillir au moindre mouvement, au moindre sentiment. Le Poudlard Express allait finir par bientôt arrivée, le temps était celui des confidences et jamais la jeune Wilson n'aurait cru que Jana se serait lâchée autant, elle qui était si réservée habituellement.

- Mia, oui, je te le promets. Je ne changerais pas. Jamais. Lorsque je quitterai Poudlard, rien ne changera. Je serais toujours la même, et promets-moi d'être aussi la même. Ne change pas pour les autres. N'oublie rien. Ou tu te fera bouffer par tout le monde. Soit toujours humaine comme tu l'as toujours été, vis de ton amour pour ta famille et pour ceux que tu aimes. M'erde, j'suis entrain de te faire une déclaration, et j'ai envie de chialer.

- Je te le promets...

Rester forte, ne pas craquer. Être faible, ne pas pouvoir s'empêcher de craquer. Cette larme qu'elle tentait tant bien que mal de retenir depuis quelques minutes s'échappa de son oeil, prenant la liberté de couler sur cette joue blanche. D'un revers de manche elle l'effaça comme pour la punir de son évasion. Jana quant à elle fuyait le regard larmoyant de la demoiselle, c'était peut être mieux ainsi. Elle qui était si réservée habituellement venait tellement de surprendre Mia que chacun des mots raisonnait encore dans sa tête. Elle se les répéta une énième fois, se jurant des les écrire quelque part pour ne jamais les oublier et pour les relire avec plaisir lorsqu'elle en aurait besoin. Il fallait passer à autre chose, montrer que ce n'était qu'une parenthèse inattendue et il fallait repartir de plus belle. Après les quelques secondes de silence, la demoiselle ne put s'empêcher de dire.

- Faut que je me trouve un mec... Et vite là... T'a pas quelqu'un à me présenter ?
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express

Message par : Jana Van Oaklyn, Dim 6 Jan - 17:01


Elle promit à son tour. Promettre c'est une chose. Seulement le faire, c'en est une autre. Seulement j'avais suffisamment confiance en elle pour croire en ce qu'elle disait. La conviction de son regard et son émotion m'en persuadèrent. Le paysage défilait toujours aussi vite. Les cimes d'arbres, les forêts, et le ciel éclatant. Je tentais de vider de mon esprit toute embûche à mon propre mental, toute embûche personnelle qui puisse corrompre ma force. Mais à vrai dire j'étais assez piètre aujourd'hui à ce vide. J'étais trop pleine de souvenirs et des mémoires, de pensées, de tout. Le silence reprenait sa place, délicatement. A force de faire voyage je reconnaissais certaines plaines, signe de l'approche de notre arrivée. J'entendais dans le wagon d'à côté les élèves rire fort, et je ne pus alors m'empêcher de sourire. Quel sentiment étrange. J'étais à la fois heureuse et triste de faire ce dernier voyage. Du moins cette dernière rentrée ; moi, nostalgique ?

« Faut que je me trouve un mec... Et vite là... T'a pas quelqu'un à me présenter ? »

Sa voix me ramena doucement à la réalité. Je pris du temps à réaliser qu'elle venait à l'instant de me poser une question, et que mon esprit était hélas bien trop embrumé pour lui apporter une quelconque réponse utile. Elle voulait un mec, mais quoi exactement ?

« Un mec ? Genre, quoi ? Non parce qu'il y a les intéressants, et les moins, si tu parles d'amour ou plutôt d'affectivité physique on peut faire le tour des mecs de la Terre. Dur dur à trouver, quand on voit les imbéciles de nos jours. Un conseil, fais comme moi ma belle ! Te prends pas la tête avec de belles histoires qui finissent mal. » Lui dis-je le plus sérieusement du monde.

J’attrapais quelques bonbons, et cette fois de bons goûts. Plus de berties crochues, du moins pas avant longtemps. La discussion tourna légèrement autours de garçons, mais nous comprîmes l'une et l'autre que nous n'étions toujours pas d'accord sur le sujet. Je ne pouvais lui imposer mes choix et mon opinion sur le sujet, mais j'espérais qu'un jour elle le comprenne. Comme beaucoup d'autres d'ailleurs ; du moins pas tous, seulement pour ceux que j'affectionnais. Que ceux qui le méritent trouvent la souffrance, dans l'amour comme dans la tristesse. Je considérai que les êtres justes avaient droit à leur propre bonheur, et plus que tout le droit à l’échappatoire à cette souffrance que je jugeais inutile. Non, je n'avais pas peur, non, je ne fuyais pas. J'avais seulement fais un choix, qui depuis plusieurs années marchait plutôt bien pour ma part. Je trouvais l'amour dans mes propres relations intellectuelles et dans les liens et les ressemblances avec les autres, cela me convenait plus que bien.

Dans les yeux bleutés de mon interlocutrice, dans ses traits changés, dans sa voix changée de l'enfantine d'entant, dans la répercussion de la mienne, dans mes pensées directrices, dans mon changement constant, je réalisai de plus en plus que nous changions tous. Nous nous tournions vers une nouvelle phase de la vie. Elle pouvait faire peur à certains, en libérer bien d'autres. Nous n'étions plus des mômes, ni tout à fait encore des adultes. Nous étions juste entre les deux, nous évoluons toujours d'avantage. Nous nous forgions. Nous devenons nous. Nous devenions un être à part entière, constitué d'un tout formel. Nous nous dirigerions ensuite vers différentes voies, aussi bien professionnelles que sentimentales, aussi bien vers le bien que vers le mal. Je commençais progressivement à me trouver, moi-même, et à me comprendre, surtout. Peur ? Non, seulement de l'envie, envie intenable de découvrir plus encore des choses.

Nous discutâmes finalement un temps que je ne puis définir, sous les secousses de notre wagon, du soleil berçant, dans ce poudlard express, train se perdant dans la nature, ou mélange d'angoisse pour nouveau, de déchirure pour certains, d'enthousiasme pour d'autres, mais par dessus tout, de nouveau départ pour chacun d'entre nous. Un nouveau départ, une nouvelle année, une nouvelle maturité. Le début de la fin pour ma part...

{RP clos.}
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express

Message par : Sue Glanmor, Mar 29 Jan - 22:20


PV : Azmaria Slown

Vêtue d’un pull rose, d’un jeans sombre de couleur azur ainsi que de son habituelle cape noire, Jessy marchait en vitesse sur le quai de King’s Cross. Elle poussait un lourd chariot métallique contenant sa malle et une cage argentée circulaire qui abritait sa chouette effraie, Brownie. À ses côtés, cheminait sa douce mère, qui la couvait d’un regard protecteur dont elle ne pourrait se passer, et qui tenait entre ses délicates mains le bon vieux Boursouf Boing. La bestiole semblait animée d’une excitation intense, la même qui parcourait la brunette, celle de se préparer à entrer une nouvelle fois à Poudlard.

    « Tu es si mignon, toi… » murmurait Mrs Brown d’un ton mielleux. « Oh Jessy, c’est par là ! »

La mère de famille mena sa fille vers une barrière bordant un mur entre les voix 9 et 10. Un regard entre les deux femmes ainsi qu’un hochement de tête leur permit en quelques secondes de quitter un monde communément moldu vers celui des sorciers… en quelques secondes, les Brown furent sur le quai de la voix 9 ¾ où patientait le grand, majestueux et fumant Poudlard Express.

Pour la première fois depuis 5 ans, Jessy allait entrer dans la machine à vapeur sans sa meilleure amie de Poufsouffle, laquelle avait attrapé un étrange mal quelques jours auparavant. Elle priait intérieurement pour qu’elle puisse être présente l’année suivante, leur dernière année, pour qu’elles puissent profiter pleinement du peu qu’il leur resterait de leur enfance. Ah ! que les années étaient passées vite ! Elle se souvenait encore de sa fragilité apparente, à 11 ans, lors de son premier jour dans son collège. Toutes ces années à patienter pour cette école… tout avait explosé et bouillonné en elle, ce même jour unique et magique.

Toutefois, ce jour était différent. La Serdaigle connaissait Poudlard comme sa poche ; mille et un passages secrets lui étaient connus à présent et elle vivait au jour le jour, profitant au maximum de sa vie au château.

Jessy se tourna vers sa mère, les yeux embués, comme après chaque vacance d’été. Elle l’enlaça de toutes ses forces, songeant à la vie qui avait failli la quitter, deux années auparavant. Mais c’était du passé. Une nouvelle année débutait, pour un même bonheur et autant de rebondissements qu’à l’accoutumée. Elle embrassa Mrs Brown, la remercia et lui glissa quelques mots à l’oreille avant de reprendre son chariot et de partir en direction du wagon le plus proche. Un bagagiste arriva et saisit soigneusement les affaires de la collégienne ; celle-ci put alors entrer dans le train.


    « Jessy ! Borie ! »

La voix pressante de sa mère résonna une nouvelle fois dans le brouhaha environnant. Cependant, la jeune fille l’entendit sans mal et se rendit compte qu’elle avait oublié son Boursouf ! Affolée, elle fit demi-tour et tenta de rebrousser chemin dans le flot de sorciers enragés. Sa main parvint à se dégager et à recevoir la créature de la part de sa mère ; Jessy put alors, après un dernier salut mélancolique, rentrer dans les wagons.

La brunette serra Boing tout contre elle, s’excusant de sa bêtise distraite. Son sac de cuir à la main, et grâce à sa légère avance sur l’horaire de départ, elle put sans mal trouver un compartiment vide et se glisser à l’intérieur avec un soupir de soulagement. Le Poudlard Express n’allait pas tarder à partir. Elle posa sa besace sur le siège à côté d’elle et laissa son Boursouf violet-crème s’agiter comme il l’entendait, tandis qu’elle le caressait doucement.
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express

Message par : Azmaria Slown, Mar 29 Jan - 22:52


Elle avait attendue ce jour avec beaucoup d'appréhension, elle ne voulait pas y aller. Elle avait réussi a repoussé ce jour de trois ans, mais elle ne le pouvait plus à présent. La limousine noir roulé déjà depuis quelques heures, et la jeune fille s'enfonçait dans sa banquette. Sa mère et son père la regardaient avec inquiétude, que pouvaient-ils dire pour la rassurée ? Rien, et ils le savaient. Le regard vairons d'Azmaria se porta sur le paysage, ils étaient arrivés... King's cross, la l'attendait le train qui l'emmenerait loin des gens qu'elle aimait.

La portière s'ouvrit, et elle n'eût d'autre choix que de descendre. Elle prit une grande inspiration et se dirigea vers les voix 9 et 10. Ses parents la suivaient de près, ils ne pensaient pas que la quittée même peu de temps pourrait être si dur. Mais c'est eux qui l'avaient voulut, ils avaient décidé seuls de l'éloigné.

Voix 9 3/4, elle était la, ne sachant pas se qu'elle devait faire, les embrassés ou partir sans même un regard. Elle ne pouvait tout simplement pas partir comme ça, elle se retourna et se jeta dans les bras des deux adultes qui avaient changé sa vie. Puis elle leurs sourit pour qu'ils ne s'inquiète pas trop et pris son chariot. Azmaria franchit le mur, et la se tenait le poudlard express, elle ne s'attarda pas sur le monstre de métal et entra a l'intérieur afin de se trouver un compartiment. Elle releva la capuche de sa cape afin de dissimuler son regard, et tentait de se trouver un compartiment vide. Tous les nouveaux se ressemblaient dans certains et pour les autres les anciens en petit groupes les occupaient déjà. Sauf un, il semblait vide de l'extérieur et la jeune fille se dit qu'il serait parfait pour faire le voyage. Fausse joie, en entrant a l'intérieur, elle vit une jeune fille dans celui-ci.


- Je suis désolé...

Elle ne put que soupirer, elle devrait se remettre a la recherche d'un wagon et marcher commençait a la fatiguer...
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express

Message par : Sue Glanmor, Mer 30 Jan - 14:57


Un léger bourdonnement résonnait dans le compartiment. Les poils du bon vieux Borie avaient viré au blanc avec l’âge, mais son agilité et son bonheur s’exprimaient de la même façon qu’au premier jour, au premier regard, à la première caresse. Son regard envoûtant n’était pas plus usé : il était d’un bleu azur si profond que l’on croirait observer le ciel et peut-être, avec un peu de chance, croiser un nuage couleur mousse…

Soudain, la porte du wagonnet s’ouvrit. Jessy sursauta ; le tumulte extérieur avait imprégné son espace en moins d’une seconde, ce qui était fortement déconcertant. Une jeune fille venait d’entrer, couverte d’une cape noire dont le capuchon dissimulait presque quelques mèches blondes éparses. Quand elle vit Jessy, elle lâcha dans un soupir :


    « Je suis désolée... »

    « Non, non ! »
    s’exclama la brunette en voyant la jeune fille se préparer à partir. « Assieds-toi si tu veux. »

Un sourire accueillant se dessina sur son visage. Cela ne la tentait pas vraiment de faire le voyage toute seule, sachant qu’il durerait toute la journée. Et puis, elle n’allait pas laisser la nouvelle-venue repartir, alors que tous les compartiments étaient sans doute déjà complets. Elle désigna le fauteuil devant elle, qui devait se sentir bien seul à ne soutenir personne. Elle expliqua ensuite que le train n’allait pas tarder à partir et que ce ne serait pas une très bonne idée de s’en aller guetter un compartiment vide.

    « Au fait, je m’appelle Jessy Brown ! »
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Re: Dans les compartiments du Poudlard Express

Message par : Azmaria Slown, Mer 30 Jan - 18:56


Elle s’appétait a repartir, mais la jeune fille l'invita a s’asseoir avec un sourire. Azmaria se résigna quand celle-ci lui dit qu'elle ne trouverait pas de compartiment vide, de plus le train s’apprêtait a partir. Elle s'assit sur la banquette en face de la jeune fille et regarder la petite boule de poil qu'elle caressait. Elle fut étonner de l'entendre se présenter, Jessy Brown, ce nom lui était totalement inconnu.

- Slown, Azmaria Slown.

Il était de coutume de se présenter a son tour si quelqu'un le faisait avant, mais la jeune fille trouvait cette coutume bizarre. De toute manière, a quoi bon connaitre des gens et s'attacher a eux puisqu'elle ne resterait sans doute pas longtemps a Poudlard. Elle tourna ses yeux vairons vers la vitre, celle-ci laissait apparaître des élèves embrassant leur parents avant le départ du train. Les siens, se trouvaient de l'autre côté du mur... Puis elle observa son reflet quelques instants en réfléchissant a pourquoi elle avait accepté de venir. Un sourire se dessina sur son visage, sourire était ce qu'elle savait le mieux faire. Elle avait l'habitude de sourire en toute circonstance...

Un léger tremblement la fit revenir sur terre, le train partait. Dehors, des femmes faisaient des signes a leurs enfants qu'elles ne verraient pas avant les prochaines vacances. Sa mère lui manquait déjà... Le courrier ne remplacerait pas ses bras. Elle soupira, comment pouvait-elle être attachée a se point a ses parents adoptif ? Question sans réponse, elle les aimaient c'est tout.

Elle décida de penser plutôt a la maison dans laquelle elle serait envoyer, sa ne pourrait pas être ni a serpentard ni a griffondor, serdaigle ou poufsousoufle alors ? Probablement.
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