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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Près des Sangliers Ailés
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Lïnwe Felagünd
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 23 Jan - 0:06


Il est à présent dans ses bras. Il n'aurait pas rêvé mieux depuis cet événement. Retrouver les bras rédempteurs de son amie. Il se sentait si seul désormais. Si seul. Et même avec tout l'amour lunaire que pouvait lui apporter Azénor, il se sentirait seul. Horriblement seul. Abandonné, comme un orphelin qu'on jette sur les pavés de la rue sale. Un enfant réduit à l'état sauvage. Sans peluche pour s'endormir. Sans berceuse pour s'apaiser. Sans voix religieuse d'une mère porteuse. Sans jouet. Sans poupée. Sans habit. Sans lait. Ni ami. Sans sœur. Sans sœur...

Était-ce l'une des raisons pour laquelle la lune lui en voulait ? Était-ce cette raison-même que le ciel ne lui avait pas pardonné ? Devait-il ressentir le besoin de vivre sans aucune légalité morale ? Nu, dans une forêt remplie d'ombres et de grincements. Était-ce pour cette raison qu'on avait fait mal à Elena ? Pourquoi, pourquoi ne pas l'avoir dit ! Son royaume qu'il avait tant aimé construire venait d'être anéanti.

Barde de ses pensées
mais unique pasteur
de maux et de mal
passeur à la barquerolle agitée
noire pensée
noire pensée.

La Philaester trouvait comme à chaque fois les mots justes. Touchants. Transperçant le cœur-canif d'une sensualité peu commune. Tendre et douloureuse. « ... je suis ta nouvelle lune. » lui promit-elle alors qu'il essuyait une larme de sa joue rebelle.

« ... Mais tu sais Lïnwe toi et moi on va s'en sortir. On va continuer notre chemin ensemble et ce sera dur, il y aura des embûches, mais on va y arriver parce que... T'es tout ce que j'ai. Alors ouvre toi à moi ange de la nuit. Je suis ta nouvelle lune. Alors tu peux tout me dire. Raconte moi, ça t'enlèvera peut-être un peu de poids qui pèse sur ton cœur. On peut partager ta souffrance si tu veux, pour qu'elle soit moins dure à supporter pour toi. D'accord ? » elle était si sincère. Si naturelle, l'élocution sans pareil. Une spontanéité admirable. Le genre de personne qu'on voudrait garder sur son lit pour le restant de sa vie. Et si à elle aussi, on lui ferait du mal ?

Mauvaise pensée
mauvaise pensée
éphémère
passagère
noire pensée
noire pensée.

« Elena... ma sœur... » main tremblante. Système nerveux qui lâche. Problème. Problème et disgrâce. Un sanglot. Deux sanglots. « Elle e... est... Sai...Sainte-Mangouste... Tout s'est passé trop vite !... Je suis désolé... Et c'est la lune. C'est la lune qui m'a lâché... Tu comprends ? C'est elle... c'est à cause d'elle... »

Mauvaise pensée
mauvaise pensée
qui revient
au trot au galop
noire pensée
et des yeux
des yeux dilatés.


____________________
Ouuuh, j'viens d'avoir un éclair. Je spoil pas, mais attention aux rebondissements.
La suite, après la pub ! Ange
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Azénor P. Benbow, Lun 23 Jan - 1:19


olala j'ai compris: rien aha, hâte de voir ce que tu as dans la tête.


Il pleure.
Je commence vraiment à m'inquiéter pour toi tu le sais? Si seulement je pouvais prendre toute ta souffrance, la garder pour moi. Comme ça tu irais bien. Et puis tu serais là pour moi. Comme je suis là pour toi. Mais je crois que je préfère être de l'autre côté. Plutôt que de ne pas savoir quoi faire. Mais en fin de compte, si la situation été inversée, sa présence serait suffisante à raviver même la plus petite flamme de mon âme.
Je le connais par cœur.
Il tremble, petit être dévasté. C'est fou comme j'aimerais pouvoir faire mieux. Pouvoir enlever toute ce poids et l'envoyer six pieds sous terre. Ne plus jamais en entendre parler. Et rire avec toi, comme quand le ciel nous regardait en souriant. Comme quand il était de notre côté.
Il pleure encore.
« Elena... ma sœur... Elle e... est... Sai...Sainte-Mangouste... Tout s'est passé trop vite !... Je suis désolé... Et c'est la lune. C'est la lune qui m'a lâché... Tu comprends ? C'est elle... c'est à cause d'elle... »

Elena. Bien sur. Intérieurement, je ne peux pas m'empêcher de penser à mes frères. Alors je comprends maintenant. Une larme perle dans mon œil, coincée au coin elle reste là, longtemps. Comme si elle osait pas s'en aller, pas me quitter. Comme si elle était de mon côté. Comme si cette larme comprenait ce que Lïnwe ressent. Alors elle reste avec nous, accrochée à mes cils.
J'ai aucun mot, aucun. Aucun assez adéquate pour décrire tout ceci. J'arrive pas à lui dire combien je suis désolée. Et puis combien j'aimerais lui faire comprendre que je crois savoir ce qu'il ressens. Charly. Alex. Lïnwe. Mes trois frères. Je donnerai ma vie pour eux, sans hésité. Jamais un soupçon de regret. Je donnerai ma vie pour eux.
Alors oui je sais, Lïnwe maintenant ne veut pas vivre. Il veut donner sa vie pour celle d'Elena, je le sais, et c'est logique. Alors je ressers l'étreinte, comme pour lui supplier de rester avec moi.

Qu'est-ce-que je suis censée dire à tout ça? Sa petite sœur. Sa petite partie de cœur. Mon Dieu ce que j'ai haïs mes frères. Je les ai détesté, pour des disputes, pour des c*nneries. Mais de ma vie ce sont les hommes que j'aime le plus. On se rend compte de l'amour qu'on porte juste quand on comprend qu'on peut le perdre.
Je suis une épaule, une main et une oreille pour Lïnwe. C'est tout.
Je ne sais toujours pas quoi dire, et ça se sent dans le ton de ma voix:
- Je... Je suis désolée. Lune de m*rde.

Je retiens ma larme. Je l'essuie d'un doigt. Elle ne tombera pas. Jamais. Et nous non plus. On ne tombera pas. Jamais. On va juste vivre. Parce que c'est ce que tout le monde doit faire. Alors on va grandir la main dans la main. Et prier pour Elena, qui doit s'en sortir.


Dernière édition par Azénor Philaester le Ven 10 Fév - 2:54, édité 1 fois
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 24 Jan - 0:10


« Je suis désolée... Lune de m*erde. »
Elle aussi, essuie une larme. Lame coupant son visage si beau et si bon.
La lune est partie. Mais Azénor la comble. Elle y met de sa propre lumière.
De sa propre énergie, vie. Pour en faire un soleil. Le soleil de la nuit.

Mauvaise pensée
mauvaise pensée
qui revient
sans arrêt
comme un cauche-
mar réalité
noire pensée
et des yeux
des yeux qui
deviennent dilatés.

« Ce n... ce n'est pas possible. Azénor. Azénor ! Il ne faut plus qu'on se voit. Non... non... non. Je n'ai pas envie. Je n'ai plus envie. » tête contre tête. Elles ne s'entrechoquent point. Mais se frôlent. Se caressent pour une dernière fois. « Je suis désolé... Je ne veux pas te voir comme je l'ai vue... Je t'aime trop pour que cela arrive deux fois... S'il te plaît... » il pleure encore, une dernière fois. Sa main tremble un peu moins. Mais son pouls lui, bat trop vite. Trop vite.

Supplice   -boum-
doux supplice des astres    -boum-
de la nuit
qui autrefois les avaient
si bien réunis      -boum-
prière folle
promesse regrettable
et désastreuse
d'un ami qui doit rompre         -boum-
rompre avec son cœur
son cœur et son âme.

Hospice       -boum-
doux hospice des météores
il prend asile
des souffrances et des morts          -boum-
et c'est un adieu      -boum-
peut-être
qu'il ne regrettera pas
car trop d'importance
à ses yeux
il ne faut pas la toucher elle aussi        -boum-
il ne faut pas la blesser       -boum-
la mordre la brûler  -boum-
la pincer
rien               -boum-
rien.                

La cloche sonne l'heure
étoiles en apesanteur
entre cette coupole de douleur
herbe trempée saison ratée liens coupés yeux fragiles     -boum-
c'est une alchimie
l'alchimie de la douleur.

Elle a besoin d'amour et de bonheur. Lui, a besoin de s'en éloigner.
Il ne refera plus la même erreur.
Plus jamais.

Cours. Cours. Avant qu'il ne soit trop tard.
Cours. Cours. Avant que le ciel ne s'abatte sur elle.
Cours. Cours. Le Fléau est à tes trousses.
Cours. Cours. Et ne te retourne pas, Lïnwe. Tu pourrais devenir lâche.


________
Leur sort est entre tes mains. Pas trop de pression ?
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 24 Jan - 5:30


mec j'ai pris la relation de Lin et Az beaucoup trop à cœur j'étais bouleversée pour de vrai... //
je l'ai écris avec cette musique si tu veux


Je t'aime. Tout le temps. T'es la raison de ma vie. Tu ressembles à une lumière dans les ténèbres. Je ne vis pas sans toi. Jamais.
Et là ton cœur saigne. Et je suis triste. Si triste pour toi. C'est comme si à toi il t'arrivait quelque chose. Non. Je ne pourrais pas en survivre. Parce que je t'aime. Tout le temps. T'es le meilleur ami, le meilleur frère. T'es ma meilleure moitié. Je me tais pour te laisser t'exprimer. Pour te laisser vider tes peines et tes douleurs. Même si je sais qu'elles ne partiront pas. Jamais. Elles seront toujours là, à se cacher. Prêtes à ressortir au pire moment. Vicieuses et sans cœur. Alors moi je suis le sourire pour les chasser, du mieux que je peux. Je suis la petite lumière qui les éblouie un instant.



Et là. Tu sors ces mots. Comment est-ce-que tu peux me faire ça.
« Ce n... ce n'est pas possible. Azénor. Azénor ! Il ne faut plus qu'on se voit. Non... non... non. Je n'ai pas envie. Je n'ai plus envie. Je suis désolé... Je ne veux pas te voir comme je l'ai vue... Je t'aime trop pour que cela arrive deux fois... S'il te plaît... »

C'est un poignard. Tu me regardes et tu me tues. Lïnwe tu m'as tué en plein cœur. Tu peux pas renoncer au ciel. T'es ma meilleure moitié. Je peux pas vivre sans moitié. Ça fait mal. Si tu pars tu prends mon cœur, tu voles mon âme. Et je m'effondre. Pour tout jamais.
J'ai pas du bien comprendre. C'est sur. Excitée. Tiraillée. J'ai mal. Mon dieu ce que j'ai mal. Comment il a pu. J'ai parié ma vie sur toi. Je t'ai tout donné. Tout ce que j'avais. C'est toi. Tu es moi. T'as la clé de mon cœur, le mot de passe de mon âme. T'es mon âme Lïnwe, combien de fois je dois te dire que je ne suis pas, sans toi.

Je me lève. Dans un sursaut. Le ciel gronde. Lui non plus n'est pas content. La pluie se mélange avec mes larmes qui ne cessent de couler. Je pleure comme je ne l'ai jamais fais. Je lève la tête, debout, devant lui. Le ciel est sinistre, gris. Les yeux ouverts, sous la pluie. Je prie le ciel de lui donner raison. Les yeux et les cheveux dégoulinants. J'ai si froid. J'ai vraiment froid, à l’intérieur. Et puis je m'épuise à vouloir tout comprendre. Alors je baisse mes paupières. Inclinée devant le ciel qui pleure lui aussi. Comment il a pu ne serait-ce-qu'imaginer qu'il pouvait s'en sortir, sans moi.

La nuit tombe. Très vite. La Lune ne va pas tarder à arriver, n'est-ce-pas. Mais elle va lui redonner raison non? Mais mon dieu comment peut-il souffrir au point de douter de nous. C'est soit disant pour se protéger mais quel imbécile. On ne survit pas séparés. Nous sommes douceur et pureté, bêtise et pardon, inconscience et insouciance.
Dans un sanglot, je baisse la tête. J'arrive à peine à le regarder. Je me comme trahie et bannie. Mes lèvres tremblent si fort. Lïnwe est-ce-que tu sens mon cœur battre dans le tien? Il va si vite que bientôt il explosera. Et j'exploserai avec lui. Parce que tu veux partir. Tu veux me laisser. Face au monde. Coincée au milieux de nulle part. T'es prêt à me laisser me noyer à côté de tous ces gens, à me laisser me perdre dans le désert de ma solitude.
Je dois faire quoi? Je le regarde. Et j'ai froid. Il pleure. Et moi aussi. Est-ce-que c'est la dernière fois? Est-ce-que c'est pour ça que j'ai si mal? Est-ce-que c'est finit? C'est la fin c'est ça? C'est le moment où je dois te dire que je te laisse partir? Pour que jamais toi et moi on ne souffre de la perte de l'autre? Mais enfin je te perds déjà. C'est trop à supporter. Comment t'as pu oser.
Et finalement, je parle enfin. j'arrache à ma gorge quelques paroles que je peine à dire.
- Pauvre imbécile! Comment...Mais comment est-ce-que tu peux être aussi lâche? Aussi égoïste. Tu m'aimes trop pour me perdre c'est ça? Mais Lïnwe tu comprends pas que je...Mais enfin je ne suis rien sans toi! Ma vie c'est toi c'est tout. Mais je peux pas...Tu.. Tu te rends pas compte. Je me sens abandonnée... Barre-toi. Cours. Va-t-en. Loin, le plus loin possible. Et ne me regarde plus jamais! Sors de ma vie.

Je me retourne, vite, je lui tourne le dos. Je regrette déjà ce que je vieux de lui dire. Mon impulsivité, ma capacité à ne jamais réfléchir quand je le devrais. Je pleure si fort. Je pensais que pleurer faisait évacuer la tristesse de son corps. Mais il n'en est rien. Je me suis jamais sentie aussi vide. C'est comme s'il était déjà partit. C'est comme si j'avais plus d'âme. C'est ça. Je suis un corps vide et jamais, de ma vie, je n'aimerais de nouveau. Jamais je ne pourrais sourire encore. Ça fait trop mal. Alors je comprends ce qu'il ressent, finalement. Être sur le point de perdre une sœur ou un frère.
Je ferme les yeux, je m'en remets au ciel et à la pluie qui ne cesse de tremper mon visage et mon corps tout entier. Que quelqu'un m'aide et me sorte de cette torpeur insupportable.

Il est mon frère. Je l'aime. Tout le temps. Il est la raison de ma vie. Il ressemble à la lumière dans les ténèbres. Je ne vis pas sans lui. Jamais.
Pauvre imbécile. On ne se débarrasse pas de moi aussi facilement.
Je me retourne vers lui, les yeux pleurant. Ma voix tiraillée, blessée, meurtrie.
- Non. Je reprends mon souffle. Laisse le silence du ciel guider mes paroles.
- T'as pas intérêt à partir. Je t'en supplie reste avec moi. On va y arriver ensemble je te le jure. C'est ma promesse d'accord? On va vivre tout les deux pour toujours. Pour l'éternité. Et si l'éternité c'est pas assez, alors on ajoutera des jours, mêmes des années. On est ensemble là dedans, je te demande pas ton avis. Entre deux soupirs, entre deux sanglots. Tu crois que j'ai pas peur de te perdre moi aussi? Mais je te jure...Oh Lïnwe je te jure que je suis prête à prendre ce risque.

Et je suis là, plantée comme un poteau. Au milieu de nulle part. Coincée dans mes sentiments infinis pour mon meilleur ami. Celui qui a voulu me quitter. Mais il a pas le droit. On sera ensemble pour toujours. Quoi qu'il arrive. On fera notre route ensemble. Et ce sera dur. Très dur. Il y aura des mauvais jours. Mais ensemble on va être extraordinaires. Et puis viendra l'heure où l'un de nous deux s'en ira. Et ce sera dur. Mon dieu ce que sera dur. Mais je t'ai donné mon cœur. Et puis de toute façon, on aura déjà vécu notre éternité. Ensemble.
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 9 Fév - 15:20


Ce rp de fifou... Au top la musique.
Possibilité d'arrêter le RP là ? J'sais pas, à toi de voir !! (:


Le ciel hurle à la terre. De toutes ses larmes il pleure pour ces deux amis perdus dans la noire réalité. Paysage sinistre, tout devient terne. Les feuillages sont floues. Des herbes sombres. Le château n'est qu'une ombre. Le paysage, un enfer. On y voit les serres s'élevaient au loin. Entre brume et pluie dilatée. Les serres s'y dressent comme autrefois dans l'obscurité. Là où tant de méfaits avaient été accompli. Leur amitié, éternelle et sincère, scellée pour la vie. Un pacte avait été commis ici autrefois. Le pacte de rêver tous les deux, jusqu'à la fin. Jusqu'à la fin des temps.

Mais il ne peut pas la perdre, elle. Pas elle.
C'est impossible. Impossible.
Alors il se doit de se sacrifier. Pour ne pas la tuer.

Il se doit de se poignarder.
Un instant. A tout jamais.

Il se doit de se taillader le cœur.
Pour ne plus aimer. Plus jamais.

Mais elle, elle ne comprend pas.
C'est impossible. Impossible.
Elle ne peut pas comprendre.

Son amie lui lâche des mots-canifs. Bouchers de métier qui s'organisent en assassin de la nuit. Coupe-gorge. Tranche-vie. « Pauvre imbécile! Comment...Mais comment est-ce-que tu peux être aussi lâche? Aussi égoïste. Tu m'aimes trop pour me perdre c'est ça? Mais Lïnwe tu comprends pas que je...Mais enfin je ne suis rien sans toi! Ma vie c'est toi c'est tout. Mais je peux pas...Tu.. Tu te rends pas compte. Je me sens abandonnée... Barre-toi. Cours. Va-t-en. Loin, le plus loin possible. Et ne me regarde plus jamais! Sors de ma vie. » des mots venus tout droit de son âme meurtrie. Douleur humaine qu'est la vie. Une vie qui se meurt. Elle y échappe des larmes. Il y échappe des larmes. On ne peut les retenir, jamais. Et toutes ces larmes ne sont pas un mal. Puits diluviens de deux jumeaux de cœur qu'on a arrachés.

Pourquoi ? Pourquoi lâche-t-elle ces mots ?
Ils sont si durs... si durs à encaisser...
Pourquoi ne part-elle pas sans rien dire ?
Tout serait plus facile... tellement plus facile...
Un simple oui.
Pourquoi nous sommes-nous trouvés ?
Pourquoi tant d'amour a été versé entre nous ?
C'est si dur... si dur... de partir et de ne plus jamais rester.


Il se retourne. Comme totalement défait. C'est lui, lui qui doit partir. Et elle qui doit rester. Ça fait mal. Dans la tête. La poitrine. Le cœur. L'estomac qui tambourine. Les pieds qui décèdent. Les jambes qui s'affaissent un moment. Et puis, et puis il s'en va. Se retourne une dernière fois. Et s'en va. Tête basse, honteuse d'être encore en vie. Qu'on aurait voulu décapiter. Qui ne tient plus qu'à un fil, désormais.

Je suis un lâche...
Oui. Mais un bon lâche. Je t'ai dit de courir. Alors cours.
Non, laisse-moi ! Laisse-moi mourir un instant.
Ta vie est détruite. Tu as tout perdu. Tu es faible... Tu devr-..
Alors va-t-en. Vite. Vite.


Tout est fini.
Tout est fini.

« T'as pas intérêt à partir. » un souffle chaud et des larmes qui s'accrochent. « Je t'en supplie reste avec moi. On va y arriver ensemble je te le jure. C'est ma promesse d'accord? On va vivre tout les deux pour toujours. Pour l'éternité. Et si l'éternité c'est pas assez, alors on ajoutera des jours, mêmes des années. On est ensemble là dedans, je te demande pas ton avis. » elle pleure. Son corps devenu solitaire lampadaire dans la nuit tombante. C'est un pilier, un mât auquel s'attraper pour résister. Tentation d'y succomber. Tentation de rester.

« Tu crois que j'ai pas peur de te perdre moi aussi? Mais je te jure...Oh Lïnwe je te jure que je suis prête à prendre ce risque. » c'est un dernier espoir oublié. Il lève la tête et projette son regard dans le sien. Quelque chose y scintille.
S'approche.
S'approche.
Il semble y voir une flamme dans ses pupilles humides. Il pleure. De douleur. La réalité qui le tue sur le bûcher. Brûlé vif sous cette pluie gelée. Et elle, elle tremble. Le pouvoir de la lune semble la quitter. Elle pleure et tremble de tristesse et mal-être. Il ne peut pas vivre sans elle, il était prêt à prendre ce risque. Mais il la perdrait. Il la perdrait toute entière dans le cataclysme de la vie.

Alors il s'approche.
S'approche. Hésitant encore.
Le visage rouge et pâle à la fois.
Une main qui tangue devant lui.
Puis la serre.
La serre dans ses bras. Comme il ne l'a jamais fait.
« Je... je suis tellement désolé... Vi-..vivons ensemble.
                                                  Tou-..tous les deux. Rien qu-..e que tous les deux. »


Un berceau qui était sur le point d'imploser.
Contrôlé in extremis par la mère porteuse de délices.
Il a failli la perdre.
Il a failli la perdre.

Se retournant, il renvoie toutes ses tripes sur les pierres glaciales.
Et là, il semble apaisé. Comme s'il avait résisté à un détraqueur. Tisseur de malheurs.
Chaman de mauvais rêves. Son âme, son âme était rendue poussière. Mais une seule encore brillait dans les ténèbres.

Il avait failli la perdre, elle.
Il avait failli la perdre.
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 21 Fév - 19:11



Je ne pense pas que les gens qui demandent si " ça va ? " attendent une réponse sincère. Je pense que la politesse règne plus ou moins sur ce monde, et que chacun d'entre nous brodent et tissent des réponses farfelues juste pour ne pas sortir du rang. Et se persuader soi même que finalement, ça va. Alors on répond que tout va bien. En arborant un sourire aussi faux que deux et deux font cinq. Mais aujourd'hui tu vois, ça ne va pas.


La pluie martèle ma peau. Mon maquillage coule. Mes cheveux dégoulinent. Et mon cœur lui ne bat plus. Tout petit dans un corps anéanti par la perte de la lune. J'avais vu en toi mon allier, mon protecteur, ma fontaine de jouvence, mon meilleur ami, mon frère, ma moitié. Et je t'ai donné mon âme au moment même où j'ai posé mes yeux sur toi. Et alors que la lune arrivait à grands pas pour te protéger de la douleur qu'est de perdre une sœur, tu m'as tué, sans même prendre la peine de me regarder.
Je pensais ne plus jamais revoir tes yeux. Et je ne saurais survire sans eux.

Tes diamants azurs aussi clairs et brillants que sont les étoiles.
Et mes yeux trempés de peur de te perdre.
Mais qu'est-ce-que t'as fais.

Tu me regardes comme si c'était moi la fautive. Mais je pensais que je pouvais compter sur toi. Je pensais que tu étais une épaule sur laquelle je pouvais m'appuyer, une oreille pour m'écouter, un cœur pour m'aimer. Au lieu de ça tu m'as écrasé, humiliée, et moi je me suis perdue. Et monde s'est écroulé parce qu'en toi j'avais misé ma vie. Je te faisais confiance comme je croyais au ciel. Et puis j'ai douté de vous. Parce qu'abandonnée.

J'ai pas tout vécu mais je crois que j'ai survécu. A la peine, la douleur, l'angoisse, la peur, la souffrance, et la métaphore de la mort. Te perdre en même temps que de me perdre moi.
Les yeux fermés sous la pluie. Vide de toute pensée extérieure. J'aimerais m'écrouler, m'endormir. Ne jamais me réveiller, et voir les autres sourire. Pendant que je deviens poussière. Écartée à jamais de quelconque douleur.

Tu me regardes. Et c'est le paysage que j'envie le plus. Et tu es ma faiblesse alors je me rouvre au monde et je te redécouvre tel que tu es vraiment. Mon frère pour toujours. Et tu m'aimes presque autant que je t'aime. Je le vois dans tes yeux remplis d'une rivière salée.
Une main qui tremble. Tu l'attrapes et je respire à nouveau dans un soupir comblant mes sanglots. Quelques mots. Et j'aspire ce que mon âme me décrivait tantôt. Les bienfaits d'une main tendue et prise. Tu me prends dans tes bras. Tu me sers comme on croquerait une pomme à pleines dents. Et moi je ne me suis jamais sentie aussi vivante.

Ascenseur émotionnel. J’atterris dans un nouveau monde. Et puis le ciel a entendu mes prières. Alors je l'en remercie. La lune est arrivée, et le triangle est reformé. Comme hier et comme depuis le premier jour de notre fraîche existence. A nouveau réunis comme les doigts de deux mains liées. Et dans ma tête tout se bouscule. Il a fait une bêtise l'idiot, mais il a recollé les morceaux. Avec un sortilège sans fin. Et alors qu'il se retourne pour se vider de ce qui le pèse -littéralement- moi je remercie le ciel et je ferme mes yeux sous cette pluie divine qui réchauffe finalement mon esprit.
Je le regarde, un sourire. Au milieu de mes yeux bouffis d'une averse bientôt passée. Une main tendue que j'attrape sans hésitation. Je colle ma tête dans son cou. Ce que j'ai eu peur de le perdre.
- Idiot.

Sous la pluie, dans la nuit, main dans la main. Mon âme a reprit sa place et mon cœur bat pour le sien. Une légère cicatrice qui s'en ira avec le temps. Il a perdu sa sœur, ou presque, mais il ne me perdra pas moi. Qu'il le veuille ou non de toute façon. Sans un bruit, à part les gouttes de pluie qui nous envient, on prend le chemin du retour. Un bon lit et des cookies, et on ne revivra ce souvenir que dans nos rêves.


Pour toi je donnerais tout ce que j'ai
Mais tout ce que j'ai c'est toi.


Merci mon Linou pour ce fabuleux rp, j'attends les autres avec impatience ♥
the end ~
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Rose Layroy
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Rose Layroy, Sam 18 Mar - 11:57


(Flashback Rose à 12 ans)
Suite du Rp beaucoup plus haut avec Doug Rippringham

Rose était en train de discuter avec Saya lorsqu'une voie venue de nulle part retentit la faisant sursauter. La petite blêmie instantanément. Si on l'avait entendu parler avec une autre langue elle était bonne pour le bûché. Non, personne ne devait savoir. Elle ne voulait pas. On ne pouvait pas. Elle ne savait pas encore le maîtriser et c'était promis de le cacher secret. Il y avait trop de ses nouveaux frères qui étaient perçus comme des personnes mauvaises. Prenons l'exemple de notre cher et adoré Voldemort. A cause de lui il y avait le bien trop cliché Fourchelang égal grand méchant qui veut tuer plein de gens. Non, elle n'était pas comme ça mais les autres l'ignoraient et penseraient tout de suite différemment en la voyant si le bruit courait qu'elle pouvait parler aux serpents. Non, c'était trop dangereux.

Elle se devait de ne pas paniquer ! Mais comment faire pour ne pas paniquer ?! La voix ne l'avait pas seulement salué mais avait aussi salué son serpent ! Comment était-ce possible ? Qui étaient ceux qui connaissaient son animal fétiche ? Qui étaient ceux surtout qui ne fuyaient pas ? Ils étaient si peu nombreux. A tel point qu'elle n'arrivait pas à mettre un nom à la voix derrière elle. Elle détestait cela. Être prise par surprise ainsi ! C'était elle qui était censée prendre au dépourvu les autres !

La petite se retourna donc et essaya de contenir au mieux sa surprise. Une petite tête brune connue était là ainsi que deux yeux bleus qu'elle avait déjà croisé. Doug, elle ne savait plus trop quoi. Elle avait croisé ce nouvel élève dans le Poudlard express au début d'année et ne l'avait pas réellement recroisé depuis. Bon, ceci expliquait au moins pourquoi il connaissait le nom de sa belle écailleuse. Elle n'arrivait pas vraiment à se souvenir de beaucoup de chose sur leur première conversation, l'esprit embrouillé par la peur, cependant elle se souvenait d'avoir été surprise de le voir aussi intéressé par Saya.


_Je ne vous dérange pas au moins ?

*Bien sûr que si ! J'ai failli faire une crise cardiaque là mon vieux!Qu'est-ce que tu fous là ? C'est pas la foire ! On peut pas rester tranquille et planqué dans ce parc ! Mais qu'est-ce que tu racontes ? Tu penses n'importe quoi quand tu paniques. Je sais ! Mais j'arrive pas à me contenir ! Si il savait ? Si il avait vu ? Tu sais à quel point on est mal si il a vu ? Tu veux plutôt dire, si il a entendu. Grrr... Ne joue pas sur les mots toi, je suis déjà suffisamment à cran là ! Ne pas paniquer, ne pas paniquer. Il faut sourire ma belle et surtout... ne pas paniquer ! Et bah on est mal barré...* Un sourire enjôleur elle répondit :

_A part que tu as failli me tuer par une crise cardiaque ?

Bien sûr elle disait cela sur le ton de la plaisanterie et en riant doucement mais intérieurement elle avait vraiment cru que son cœur allait la lâcher.


_Tu parles toute seule ? Je ne vois personne d'autre...

*Mayday ! Mayday ! Nous avons un problème. On va mourir. On va scratcher. Les femmes et les serpents d'abord. Quittez le navire. Virez de bord. Ne vous faîtes pas tuer par les pirates ! Comment ça je panique et raconte n'importe quoi ? Mais pas du tout. Il faut rester calme. Mais comment rester calme ? La fuite. La meilleure solution reste la fuite. Vite ! Courrez, volez, fuyez, dansez, chantez, rigolez... mais non, arrête c'est du grand n'importe quoi ! Eh bah dis donc... On n'est pas du tout perdu dans ce cerveau...* Parfois la petite avait l'impression d'être une réelle schizophrène. Quand elle paniquait ou tout simplement réfléchissait tout était chamboulé là-dedans et plusieurs voix se tapait la discution. Le problème était que là elle n'arrivait pas à agir ou alors agissait bizarrement. Totalement gênée et ne savait que dire elle bafouilla :

_Euh... Je... ah ah... Oui, ça... euh... m'arrive parfois de parler seule... Genre je suis bizarre...

Mais qu'est-ce qu'elle racontait ? Ce n'était pas du Rose ça. Elle allait se faire prendre...
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Doug Rippringham
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Doug Rippringham, Dim 19 Mar - 11:21


... et découvertes.
Avec Rose Layroy

_A part que tu as failli me tuer par une crise cardiaque ?

Doug s'en voulut immédiatement après les paroles de sa camarade. Même si elles avaient été prononcées avec amusement, le rouge et or comprit qu'il aurait dû s'approcher moins vite et être plus visible pour Rose à son arrivée. Cependant, le petit rire de cette dernière le soulagea quelque peu. Il espérait juste qu'elle ne se forçait pas à paraître réellement amusée par son geste peu futé. Même si la gène passagère avait disparu pendant quelques instants, elle revint avec fracas lorsque Rose parut totalement prit au dépourvu par la question de Doug et qu'elle balbutia une réponse qui culpabilisa encore plus le rouge et or.

_Euh... Je... ah ah... Oui, ça... euh... m'arrive parfois de parler seule... Genre je suis bizarre...

Doug se sentit encore plus mal à l'aise. D'abord, sa question lui paraissait un peu indiscrète maintenant et il se voulut de l'avoir posé à Rose. En  plus, elle semblait vraiment gênée la verte et argent. Il ne voulait pas que la Serpentard se rabaisse devant lui. Son comportement était assez étrange mais Doug ne sut pas comment l'interpréter. Il était encore très loin de connaître la psychologie des jeunes de son âge et même s'il essayait de se mettre à la place de Rose, il n'arrivait pas du tout à se rendre compte de ce que la verte et argent pouvait vivre. Avait-il fait une grosse erreur? Peut-être voulait-elle lui cacher quelque chose et dans ce cas, il comprendrait parfaitement sa réaction et la respecterait.

- Non, non! Ce n'est pas bizarre du tout. Ou alors, je suis bizarre aussi puisque je parle également tout seul parfois.

Son regard se posa assez instinctivement sur Saya qui reposait toujours sur le socle de la statue ailée. Une idée lui vint en tête pour tenter de calmer Rose. Il espérait juste que cela n'envenimerait pas encore plus la situation. Mais tant pis, s'il ne parlait pas, il craignait que la gène ne se réinstalle. Autant choisir le ton de la plaisanterie pour l'instant. Il verrait plus tard les enjeux de cette conversation qui lui échappaient totalement, pour l'instant.

- Et puis, tu n'es pas seule, non? Saya est là, dit-il avec un petit sourire.

Puis il se souvint de la première réaction de Rose et se sentit obligé d'ajouter des excuses.

- Je suis désolé de t'avoir fait peur, ce n'était pas du tout mon but. Si tu veux, je peux te laisser tranquille ...

Il espérait sincèrement que la jeune fille ne lui ordonnerait pas de s'en aller. Il se sentait vraiment seul et il gardait un bon souvenir de sa rencontre avec Rose dans le Poudlard Express. Il avait l'espoir qu'ils pourraient devenir amis, qui sait ...


Dernière édition par Doug Rippringham le Dim 9 Avr - 10:20, édité 1 fois
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Rose Layroy, Dim 2 Avr - 16:30


On connaît tous ces moments de gêne extrême où chacun se sent maladroit. Ces quelques secondes qui semblent durer des heures. Ces instants qui nous font paniquer intérieurement et dont on a l'impression qu'ils ne cesseront jamais. Dont on ignore totalement comment s'en dépêtrer. Rose vivait ce que je viens de décrire. Elle transpirait de stresse. Elle ne voulait pas attirer l'attention, ni mettre la puce à l'oreille. Pourquoi avait-elle alors réagi ainsi ? Paniquer comme cela ? Il ne lui était pas arrivé d'avoir un si grand manque de maîtrise de soi depuis tellement longtemps. Il fallait qu'elle respire. Qu'elle se calme. Qu'elle arrête de trembler. Attends. Trembler ? Mais oui, ses mains tremblaient ! Aïe, aïe, aïe. Mains, tenez-vous bien. Heureusement pour la petite, sa réaction eut pour effet de gêner à son tour le petit rouge qui essaya de la rassurer :

_Non, non ! Ce n'est pas bizarre du tout. Ou alors, je suis bizarre aussi puisque je parle également tout seul parfois.

*Voilà, il ne se doute de rien. Il est innocent. Il ne sait pas. Il ne saura pas. Il n'y a pas à t'inquiéter. Tu vois, il te suffit juste de ne pas adresser la parole à Saya et tout se passera bien. Euh... Attends. Pourquoi il la regarde ? Qu'est-ce qu'il veut faire ? Qu'est-ce qu'il a derrière la tête ? À quoi il pense ? Cesse de la regarder. Elle n'est pas intéressante. Elle ne t'apportera rien. Regarde-moi plutôt. Je suis sympa moi ! * Quand je vous dis qu'elle panique pour rien. Les yeux fous, elle ne cesse de passer son regard de sa serpent au lion. Qu'est-ce qu'il allait encore lui dire ?

Saya quant à elle semblait réellement s'amuser de voir sa maîtresse dans cet état. Elle s'était redressée et regardait avec grand intérêt le nouveau venu. La petite sinople ferait d'ailleurs mieux de se méfier de cette dernière que de son camarade. Le regard qu'elle lui jetait... Elle préparait quelque chose. Quelque chose qui n'allait pas plaire à Rose.

_Et puis, tu n'es pas seule, non ? Saya est là, dit Doug avec un petit sourire.
_Tu as raison, dit la Serpentard en se passant la main dans les cheveux.
_Il est sssympa cccelui-ccci, siffla Saya. Cccc' est qui ?

La fillette se raidit. *Glurps. Ne réagis pas. Ne lui parle pas. Ne réponds pas à cet affront. Tout va bien se passer. Normalement... Saya, tais-toi ! * Selon les livres qu'elle avait lus, pour Doug, seulement un long sifflement devait lui parvenir aux oreilles. Pour Rose c’était le son du glas qui sonne sa fin. Comment voulez-vous qu'elle se calme avec celle qui était censée être sa sœur d'âme qui s'amusait à lui mettre des bâtons dans les roues ? Elle devait se venger de la petite qui voulait qu'elle apprenne à chasser seule. C'était certain. Elle allait en entendre parler, l'écailleuse ! Bon, si elle arrivait à s'en sortir...

_Je suis désolé de t'avoir fait peur, …
_Oh... Comme il sssou(chou)...

*Arrête Saya ! *

_...ce n'était pas du tout mon but.
_Vasss-y. Çççça va. On t'exssscuse. Hein sssinople aux yeux bleus ?

*Alors toi... Tu seras privée de souris je te préviens ! Tu veux vraiment me faire sortir de mes gonds.*

_ Si tu veux, je peux te laisser tranquille...
_Ressste lionccceau. Cccc'est tellement amusssant.
_Arrête Saya !

La petite avait craqué. Deux mots. Deux pauvres mots. Deux mots cruels. Fatals. Instantanément elle avait plaqué ses mains frêles sur sa bouche pour ne pas en dire plus. Les yeux exorbités, elle passait, paniquée, de Doug à Saya. La couleuvre était morte de rire quant à elle. Elle ne pouvait pas dormir pour une fois ?
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Doug Rippringham, Sam 8 Avr - 19:53


Doug attendait avec anxiété une réaction de son vis-à-vis qui semblait continuellement distraite à chaque fois qu'il lui adressait la parole. Il se demanda avec angoisse si sa présence embêtait Rose et il songea réellement à laisser la verte et argent tranquille en s'éloignant plus loin et en reprenant sa route. Cette alternative ne le réjouissait guère - il aurait après tout beaucoup aimé discuter avec la jeune fille qu'il avait rencontré pour la première fois dans le Poudlard Express car elle représentait la première élève sorcière qu'il avait jamais rencontré dans sa vie - mais en même temps, en se souvenant de la gentillesse qu'elle avait eu avec lui, il se disait que c'était la moindre des choses de ne pas la troubler de part sa présence ici.

Dans sa panique grandissante, Doug se rendit compte que Rose paraissait tout aussi nerveuse que lui et jetait continuellement des regards entre Saya, sa jolie couleuvre aux écailles rouges, et le rouge et or qui observait la scène en silence et avec appréhension. Ce dernier ne savait pas trop comment réagir au silence persistant de son interlocutrice. Devait-il prendre cela comme une invitation à quitter les lieux ou devait-il voir un signe de détresse de la part de Rose? Peut-être que cette dernière n'allait pas bien et c'est ce doute qui maintint Doug à sa place jusqu'à ce que finalement, la verte et argent brise le silence par un ordre sans équivoque adressé à Saya.

C'est là que Doug perdit totalement le fil de la conversation, ou du moins ce qu'elle avait été jusque là, c'est-à-dire un échange embarrassant qui semblait les troubler tous les deux Le rouge et or vit avec stupéfaction et sans trop comprendre pourquoi la jeune fille plaquer assez violemment ses mains sur sa bouche comme pour s'empêcher de révéler un autre secret. Car il semblait en effet y avoir un secret en jeu, ici. Le rouge et or le comprit au regard de la Serpentard qui n'arrivait pas à se focaliser sur l'une des deux autres présences et dont le regard passait assez nerveusement et sauvagement du garçon au serpent.

Là, il était totalement perdu. Il n'arrivait pas du tout à comprendre ce qui se jouait ici. Il sentait que c'était quelque chose d'important, surtout pour Rose, mais il n'arrivait pas à saisir quoi exactement. Doug, pour tenter d'éclaircir la situation, tenta de raccrocher tous les indices de leur conversation pour voir s'il ne pouvait pas dénicher quelque chose qui pourrait l'aider à mieux comprendre la situation. Rose, seule, mais pas tout à fait puisque Saya était là. Saya semblait être le centre de tout cela : Rose qui la fixait continuellement, qui semblait distraite par elle et dont le regard n'arrivait pas à se concentrer uniquement sur Doug puisque revenant sans cesse sur l'écailleuse.

Et puis cet ordre. Le dernier indice. Et Doug qui se souvint que Rose avait paru très embarrassée par sa remarqua précédente concernant le fait qu'elle parlait seule. Mais pas seule puisque Saya était là. Elle parlait à Saya et elle venait juste de le faire. Mais un serpent ne pouvait pas parler avec un humain, non? Peut-être que le rogue et or avait sauté une étape, peut-être qu'il lui manquait des connaissances sur le monde magique pour comprendre vraiment ce qui se passait exactement. Tout cela lui semblait surréaliste. Il avait peur de faire une erreur d'interprétation, de frustrer davantage sa camarade et de ruiner leur amitié naissante.

- Il y a un problème? demanda-t-il avec hésitation en posant alternativement son regard sur la verte et argent et son serpent rouge.

Puis il eut une réflexion assez surprenante qui vint lui donner un peu d'assurance : peut-être qu'il était après tout possible de parler à un serpent quand on était sorcier. C'était peut-être commun et il n'y avait pas songé parce qu'il n'était pas encore très familiarisé avec ce monde.

- Tu peux parler avec Saya et la comprendre? demanda-t-il avec curiosité et une certaine excitation.

Si c'était le cas, ce serait formidable!
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Alice Grant, Mer 28 Juin - 23:18


-------- HRP: Pas de réponse depuis début avril, je me permets de poster
Post unique, avant l'aube
Précédemment... Suite...
Suite à un sort conditionnel lancé par les phénixs sur les tracts, ils ressemblent à des journaux banals jusqu'à ce qu’un sorcier ou un moldu en rapport avec la magie ou autre ne les touche.
Nous vous invitons à répondre à la suite des posts pour écrire la réaction de votre personnage s'il tombe sur l'un des tracts.
Achat de la cape
---------------------------

Mine de rien, tu t'éclates. T'as pas dormi de la nuit mais ça c'est comme d'habitude. On t'a envoyé des tracts et dit quoi en faire par hiboux. Galvanisée par l'adrénaline, tu t'es préparée plusieurs heures puis t'es sortie dans Pré-Au-Lard endormi pour poser les affiches de partout, te cachant sous ta cape d'invisibilité entre chaque zone. Tu as rendu ton sac et ton physique méconnaissables. Tu enverras ces fringues dans le néant en rentrant, et t'essayeras de rendre à ton vieil ami son apparence d'origine. Et sa couleur. T'es épuisée par toute cette course, fuyant l'attention, mais t'es contente parce que jusque là tout se passe "bien". T'es tellement sur les nerfs que si un oiseau décide de piailler sur ton passage t'es capable de lui lancer un Immobulus par réflexe.

Tu t'approches des Sangliers Ailés, sans penser à ce que tu risques si tu te fais démasquer. Même si tu aimes bien jouer aux espionnes depuis tes onze ans, y'a des choses auxquelles on ne s'habitue pas, mais disons que t'as pris quelques repères dans le domaine du "Plan A: on se fait pas repérer - Plan B: si le plans A échoue, on court - Plan C: si ils courent plus vite, on se bat - Plan D: si on est à deux doigts de se faire tuer, on prie" Et jusqu'ici ça a à peu près marché. Tu dirais pas que tu t'en es sortie entière, et avec tout ton état mental, mais en vie disons. Tout tes sens sont en alertes depuis que tu es sortie. Si quelqu'un t'a suivie, c'est qu'il a la même cape que toi. Tu la retires pour faire voltiger d'un coup de ta baguette les journaux et les maintenir dans les airs. Un coup d’œil aux alentours et tu te glisses de nouveau sous ta cape pour rejoindre le terrain de Bavboules.



L'Étincelle




Cher.e.s étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel.



Ces derniers jours ont été une grande épreuve. La prise en otage de certain d'entre vous, l'attaque au sein même de l'école de magie la plus réputée au monde, et la disparition d'un directeur qui ne vous protège plus par son absence. Ce message est pour celles.ceux qui doutent, celles.ceux qui ont peur, celles.ceux qui sont dégoûté.e.s, celles.ceux qui se rebellent, celles.ceux qui n'en peuvent plus de ces situations.

Nous vous demandons de vous relever de ces épreuves. Cette expérience face aux attentats ne vous ont pas rendu plus faible. Seulement, pour certain, plus vulnérables encore par la fatigue et l'habitude. Nous vous demandons de ne pas céder à toute avance des mages-noirs autant dans la vie que dans vos esprits, dans vos cœurs comme dans vos corps. Certains ont été blessés, certains sont indemnes. Mais votre résistance font de vous des combattants contre l'injustice, le doute et la peur. Certain d'entre vous ont-il déjà reçus des cours sur les Patronus, ou en ont peut-être déjà enseigner ce thème: un formidable bouclier, défenseur contre la peur. Et bien, cher étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel, nous vous demandons de lever ces boucliers face à la peur d'un attentat nouveau. Nous vous demandons de résister aux Mangemorts, véritables Détraqueurs de notre société. Mais n'oubliez pas, étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel, que les Mangemorts sont de piètre Détraqueurs. Il est plus facile de se battre contre un homme, une femme, un adolescent emplit de haine et chercheur d'un faux pouvoir que de se battre contre la peur elle même et son baiser de mort. La peur de la faiblesse ont fait d'eux des illuminés capable de tuer leurs familles, et de se briser eux-mêmes. Cher ami.e.s, l'humanité n'est pas une faiblesse. C'est une force qui se nourrit de ce que nous avons de plus commun. De plus ancien. Chaque pas vers la solidarité, vers le courage et vers la tolérance vont vous rapprocher d'une magie ancienne, plus combative et plus forte encore. Les meilleurs boucliers ne se forment pas avec plusieurs baguettes ? Les Patronus ne viennent pas en aide grâce à vos meilleurs souvenir ? Ceux-ci ne sont pas emprunt d'amour ? D'amitiés ? De compassion ? D'empathie ?

Étudiant.e.s, professeur.e.s, membre du personnel. Nous ne vous demandons pas de vous battre sous un même étendard. Nous ne vous demandons pas de vous battre sous les feux du Phénix. Nous vous demandons de vous battre et de résister pour vous, et avec vos propres armes. Vous qui formez l'individualité dans la société. Vous, qui, par vos actions individuelles, sauvez l'Humanité et votre intégrité,  telle une fourmilière. Si chacun d'entre vous se bat pour lui… Alors c'est toute la société qui se rassemblera sous une seule et même force, une seule et même puissance : Votre renoncement à la peur, au doute, afin de participer au combat contre les ténèbres qui vont si souvent vous priver de quelque chose, de quelqu'un, et même parfois de votre propre vie. Que vos baguettes se lèvent. Que les Patronus se rassemblent. Luttons tous contre l'obscurité pour être encore libre de nos propres choix, et nos propres vies. N'oubliez pas, si vos baguettes vous ont choisies, ce n'est pas pour être esclave des ténèbres, mais pour être manipulés par vous et par vous seuls. Pour vos propres capacités, vos propres pensés. Brandissez là, faite lui confiance. Vous vous protégerez mutuellement.





Morrigàn.

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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Ellana Lyan, Mer 5 Juil - 17:33


Une aurore vert et argent
Pv Mike

Déchirée, j'ai mal. De jouer avec les un, mentir, tromper les autres. Comme une routine qui me fait peur. Je n'ai pas envie de tomber dans la banalité même si toute mes actions me paraissent de plus en plus futile. je n'y prend pas goût, ne suis pas si folle, mais c'est plutôt comme un besoin, un vide en moi que je comble de satisfaction en leur faisant mal, alors qu'il ne le mérite pas ou du moins que je ne le crois pas. par pur sadisme peut-être, une petite traîtresse bien comme il le faux, sans problème de conscience, du moins pas tout de suite, mais comme les effets d'une drogue, peut-être qu'au petit matin, quand cette nuit perpétuelle aura cessée, peut-être qu'alors les douleurs de la veille reviendrons en changement si profond et irréversible que je ne pourrais plus prétendre être la même. En attendant je m'amuse, continuant à semer ce que je redoute, je brise des cœurs, ment pour profiter, torture des innocents qui n'ont pourtant rien demandé. Je ne suis plus qu'un monstre

cette créature que l'on redoute en fuyant,
qui habite des cauchemars dévorants,
un jour je me perdrais, les représailles seront terribles,
mais je rigole, je me moque, pour oublier,
pour l'oublier. Les cernes tirée vers le bas comme si ne se terminerais jamais,
des nuits d'insomnies sans dormir, les cauchemar frappent à ma fenêtre,
j'ai peur de cette vie de manipulation dans laquelle je suis plongée,
quand donc deviendrais-je incapable de reconnaitre le vrai du faux ?
serais-je donc capable de me perde moi même dans ce petit jeu ?

Je marche dans les couloirs alors que l'aurore n'a pas encore pointer son nez,
je marche avec l'excuse de ce badge qui me pèse douloureusement
si on me demande je ferais une ronde, ouais, aider les membres du personnel,
puis ce n'est pas si mal, je ne crois même pas que ça soit interdit,
ce n'est pas comme si 'javais peur de me faire prendre,
comme si j'avais envie de me cacher. Mais saurais-je donc affronter,
la regard de ma reine des étoiles dans ses conditions ?

le mensonge me salit de plus en plus,
je perd peut à peu ma condition d'ange ou de princesse,
pour ne plus garder que le statut du cruelle traîtresse,
peut-être que c'est mieux comme ça, je ne sais vraiment pas.
La lune paresseuse désir se retirer et je pose un pied dans le parc
faiblement éclairé. Petite Ellana à la recherche d'un nouveau jouet,
même si d'habitude la pauvre âme fantôme de ce parc n'est autre que moi.

ennuis qui se fait mortel,
sur le clair d'une lune trompeuse,
ce soir je ne te servirais pas...
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Mike Anderson
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Mike Anderson, Mer 5 Juil - 20:55


Réponse àEllana

Je venais de m’installer dans mon dortoir depuis peu. Nouveau à Poudlard je n’avais pas encore eu l’occasion de visiter réellement l’école. J’avais parlé à deux ou trois élèves qui m’ont échangés des conseils mais rien de plus. J’avais pris l’initiative de sortir pour explorer les alentours du château tôt, pour éviter le remue-ménage du matin. J’étais sortis furtivement en dehors du dortoir en priant pour ne pas m’être fait repérer. Les couloirs étaient déserts et une atmosphère peut rassurante y rodait. Des échos de pas par ci par là résonnaient de temps à autre. Les tableaux s’échangeaient des murmures discrets ou pouffaient légèrement entre eux en veillant à n’attirer personne. J’adressais un regard sévère à un tableau qui parlait à mon goût trop fort en passant mon doigt sur la bouche de façon à lui indiquer de se taire ou du moins baisser le volume ! Un coup d’œil à gauche, à droite, pourquoi pas à gauche tiens. Mes chaussures faisaient des tac tac tac incessants quand je marchais et j’étais prêt à parier que cela avait déjà réveillé tout le monde.  Hier, quand je suis arrivé le soir, l’ambiance était tout autre. Les gens s’activent dans les escaliers sans hésiter à pousser les autres pour emprunter le bon, l’atmosphère était bruyante et en quelques sortes rassurante. Maintenant , c’était différent. Pas un bruit, pas de chaleureuses lumières éclairantes rien. Sachant toutes les atrocités qui se cachaient je ne sais trop où dans le château, il y avait de quoi prendre peur à cette heure. Le ciel commençait à se parer de rose, indiquant le levé du soleil pendant que je continuais à errer dans les couloirs interminables de Poudlard. Je m’engageais dans un couloir et aperçu au bout une fille   probablement de mon âge. Je plissais les yeux et remarqua que celle-ci portait l’uniforme de Serpentard. D’un pas vif et rapide, je tentais de la rejoindre, les tac tac tac de mes chaussures sur le sol s’amplifièrent et résonnaient bientôt dans tout les alentours.

- Eh toi ! Ben oh, la politesse elle existe ? Oh m*rde attends !

Je commençais à crier de plus en plus et parvient à la rattraper.

- Ben t’es la préfète de Serpentard toi ! Ben alors, ça enfreint les règles, hein ! Tu fais honte à notre maison ! T’es pas futée hein !

Clamais-je en appuyant avec mon index fortement sur son thorax, un air de défi sur le visage.
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Ellana Lyan, Jeu 6 Juil - 12:56


LA de Mike

Un parfum de défi, la mauvaise odeur qui me tourne autour comme un rire cruel lâché au vent de la nuit, mais personne ne sourit. D'un regard vide, une attitude résignée, je sens une nouvelle présence, comme une envie soudaine de sang sous ma langue, qui explose contre mon palais. Tête vers l'arrière, revenir de l'autre côté, fin de la solitude, un nouveau chapitre commence, un chapitre aux pages maculée de rouge, l'odeur me prend à la gorge, retournant mon cerveau aussi facilement que les doigts de ma diablesse. Et tout tangue devant moi, en pleine tempête sur le pont de se bateau, les éclairs déchirent le ciel, une voute de pourpre, de noir, alors que des gouttes au goût métallique se mettent à pleuvoir autour de moi. Un cri contre les fragiles tympans éclairs zébrant dans le ciel, je gronde d'une rage qui n'avait pas encore lieu d'être. Paroles lancée, les vagues fracasses l'enfant, debout sur la plage, échouée d'un voilier aux voiles déchirée. Visage maculé d'horreur, de souffrance

qui n'attends pas pour crier vengeance,
pour à nouveau se battre, les poings qui ont soif,
la détermination de retrouver une gloire passée,
alors que les chaines se sont brisée,
faucheuse qui lentement se lève, mais l'heure n'est pas à cela,
il n'est pas encore trop tard
_ pas encore.

Contact qui offre une grimace, de quel droit ?
j'attrape le poignet, tord violemment, pousse sur la plage de sang,
prisonnière d'un autre monde, je respecte d'autre lois,
les règles de l'obscure, différente des tiennes petit mortel,
sans doute de tant d'autre encore, âmes égarées,
je plisse les yeux, qui es-tu donc ?
je ne connais pas, sa présence n'est pas récente,
pourtant il reconnait mon étiquette,
le masque de la petite diablesse, le sang de la traîtresse

autre monde, autre vie, je ne suis pas totalement ici,
perdue entre deux néants, suivant un unique chemin,
mais je ne suis plus. Baguette pointée,
prête à en voir un éclair vert fuser,
mais je ne me permet pas, tremblant de rage,
regardant l’effroi. Les yeux de la jolie proie,
qui pourraient bien se perdre eux aussi.
Aurais-tu peur ? # Terorim
Et maintenant ? Main posée sur sa gorge,
je le fais basculer à terre, poussière, position éphémère.

R
ouge, folie meurtrière, deux mains qui serrent son cou,
plus fort, plus fort, puis un arrêt.

Ellana, Ellana, qu'est-ce que tu fais ?
Ellana, Ellana, tu ne devrais pas...


raisonnement, murmure à mes oreilles,
non arrêt non arrêt
il ne faut pas, il n'a jamais fallu,
les doigts se retirent, le cœur brûle encore,
douce haine qui veut sortir,
qui veux fuir entre les lèvres mensongère,
traîtresse vraiment ? princesse mensonges
des mots comme sifflés entre les lèvres, rouges,
ce qui signifie que contrairement à toi j'ai le droit d'être ici
ongles qui se plantent dans son cou
ce que je fais là en revanche et en dehors des règles
je te ferais sans doute honte si nous étions chez les aigles
mais pour le moment c'est plutôt le petit donneur de leçon
qui me fait honte... Qui es-tu donc pour me parler de la sorte
alors que tu es en tord et que...
sourire cruel
je pourrais te rendre l'existence
invivable...


Sombre idiot,
ne sais-tu pas qu'il ne faut pas sortir la nuit ?
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Mike Anderson
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Mike Anderson, Jeu 6 Juil - 15:43


Voilà que mademoiselle la préfète était une furie. D'après les rumeurs c'était une vraie sadique, pfeuh, quel exemple pour les Serpentards ! Décidément miss-la-préfète-sadique-impolie sortait d'un trou puisque à peine m'avait elle vu que voilà déjà sa baguette pointée vers moi. Hm, trop sur la défensive cette furie ! Elle devrait faire comme moi, on dit bonjour, on se présente et seulement après on s'attaque à son adversaire ! Je la regardais droit dans les yeux en soulevant une arcade sourcilière l'air de dire " Nan mais tu fous quoi là ? Idiote ! ". Elle avait le regard plein de rage. Alors là ! En plus de se balader elle s'attaque à un nouveau ! Ben voyons, c'est l'exemple ça ! Elle avait l'air décidée à me faire la peau. Qu'elle me touche, elle verra. Elle me lança un sort qui n'était rien d'autre que Terrorim et plaqua ses mains sur ma gorge. Nan mais oh ! Pour qui elle se prend la furie ! On s'attaque pas à Mike Anderson de la sorte ! Je ne bougeais pas. Je me laissais faire. Simplement je la fixait d'un regard hautain en tentant de garder un air neutre bien que le Terrorim faisait effet. Bien plus que ce que je pensais. Elle me pousse  et voilà que je tombe à terre. Miss-la-furie continue à serrer sur ma gorge. J'ai du mal a respirer. Je sers les dents. Voilà qu'elle se résonne à me lâcher. Il était temps, on a plus dix piges pour jouer à ce genre de conneries à c'que j'sache ! Voilà qu'elle commence à gueuler. Oh cette espèce parle ?

ce qui signifie que contrairement à toi j'ai le droit d'être ici Enfoncant ses ongles dans mon cou.
Et m*erde c'est pénible  une fille quand elle a de longs ongles ! Elle continua.


ce que je fais là en revanche et en dehors des règles je te ferais sans doute honte si nous étions chez les aigles mais pour le moment c'est plutôt le petit donneur de leçon qui me fait honte... Qui es-tu donc pour me parler de la sorte alors que tu es en tord et que... je pourrais te rendre l'existence

Oh ben voilà des menaces ! C'est ce qu'il manquait à la fête. Elle sourit cruellement. Je lui rendait un sourire de défi. Toujours au sol je m'accrochais au col de sa chemise pour me hisser contre elle et remonter. Me voilà collé contre elle et je la dépassais largement. Je voulais provoquer les choses, accélérer les choses et rapidement en finir avec cette furie. J'enlaçais mes bras autour de sa taille et lui murmura à l'oreille.

Ben moi.. C'est Mike. T'es mignonne. On aurait pu s'entendre mais à ce que je vois c'est pas ce que tu souhaites.


Je reculais et la regarda longuement. De bas en haut de gauche à droite. Pas mal pas mal. Mais je voulais la provoquer. J'avais la réputation de faire chavirer le cœur des femmes, cétait pas mon but avec elle. Juste pousser à bout, provoquer.
Je me laisse pas faire, moi aussi, j'attaque.


T'es une vraie sadique dis moi ! Va falloir te reprendre hein parce-que là c'est un peu abusé ! T'es Ellana hein ?
Je veux bien qu'on fasse connaissance, après tout les filles mignonnes comme toi yen a pas une dizaine ! A condition que tu me sautes plus dessus parce-que moi aussi y'en à pas dix des exemplaires comme moi !


Je lui adressais un sourire. En fin de compte, elle me plaisait. Ca allait être mon nouveau jouet tiens !
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Ellana Lyan
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Re: Près des Sangliers Ailés

Message par : Ellana Lyan, Ven 7 Juil - 13:00


Du rouge dans les yeux, comme un feu, comme un volcan en éruption, un peu comme moi, puis la couleur qui se transforme, un brin désir, un peu d'envie. Le cœur lourd, comme dénué d'amour, je ne me fais pas d'illusion, mes lèvres soupire, d'un brusque accès de plaisir. De nouveau sur ses deux pieds, comme un navire remis en mer, corps contre le mien, je sens les battements d'un cœur contre le mien. Mécanique, pas amoureux, juste quotidien. Comme quand la diablesse me serre, quand elle m'embrasse, que mon cerveau se retourne, parce que seul le désir par, le cœur reste intacte, pas encore sale, pas encore perverti à ce monde sans lois. Je ne prend même pas la peine de le repousser, même pas l'envie de jouer l'effarouchée. Ah quoi bon mentir à nouveau ? Me suis battue contre elle ? Aurais-je du au final

aurais-je pu...
peut-être, rien n'est sûr,
les hésitation me font tourner la tête,
j'ai mal, le monde tangue, je ne vois plus
ne sens plus que ses mains qui m'enlacent
sa voix qui résonne contre mes tympans
dans quoi suis-je à nouveau en train de tomber ?
soulagement, il s'écarte,
nouvelles paroles, compliment,
il me connait, comment ?
est-ce donc cette insigne qui m'offre une pareil étiquette ?
je lève les yeux au ciel, merveilleux...

Il avait envie de jouer,
alors nous allons nous amuser,
je reconnais ses gestes, les signes qui ne trompent pas,
il a l'habitude de parler aux filles,
l'habitude de les voir chavirer dans ses bras,
comme il m'est si facile de briser le cœur d'un être
mais quand deux personnes comme nous se rencontrent
que découd t-il de cette dangereuse alchimie ?

je ne sais pas ne sais plus, comme un vide
dans ma tête, dans mon cœur
depuis qu'il n'est plus là, qu'il manque tellement,
et j'ai du mal à respirer, du mal à ma battre
fragile poupée perdue entre les mains du diable
je ferme les yeux, soupire encore un peu,
un peu moins, jeu dangereux,
infini, mais je recommence, sans cesse,
pour me sentir vivante, pour tenter de trouver des réponses,
mettre les doigts sur les interrogations
qui me prenne à la gorge,
qui m’empêche de respirer, me battre
pour briser les chaines qui m'entrave.
Dans ce monde rouge, ce monde de haine,
de folie et d'amour inexistant, douce illusion,
je me perds au vent, laisse la brise m'oublier,
un instant, avant de me réveiller,
de réaliser ce qu'il se passe vraiment.

Me rapprochant sans gène de lui,
une main sur sa joue,
jusqu'à retrouver le contact
cœur battant un peu trop vite,
je ne serais pas ton jouet mais ta maîtresse,
tu entends ? Qu'importe ce que l'on peut penser,
de moi, de ce moment, comme volé,
dérobé à la raison, le sang cogne,
le poison coule encore, je ferme les yeux,
approchant ma bouche de son oreille,
qu'entends-tu de moi ?
sais-tu seulement qui je suis ?

regard tourné vers lui,
scrutant le moindre moi,
je veux savoir...

les mensonges affirmés,
d'une vérité déplacée
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