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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Rencontre Nocturne
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Rencontre Nocturne

Message par : Invité, Sam 1 Juin - 21:24


{RP avec Rose Goyle.}

La Gryffondor regardait vers la fenêtre du dortoir féminin, les yeux mis-clos. À la lumière du clair de lune, Avalon voyait quelques rapaces voler au-dessus de la forêt interdite, à la recherche de nourriture. D'un geste maladroit, elle tourna son réveil vers elle. La petite et la grande aiguille pointaient toutes les deux le chiffre douze. La Lionne tira sa couverture sur son visage avec un petit couinement. Décidément, elle n'arrivait pas à dormir ce soir. En tendant l'oreiller, elle entendait les respirations lentes et profondes de ses camarades de chambre, et le bruissement lointain des feuillages de la forêt.

Au bout de quelques minutes, la jeune fille balança ses jambes au-dessus de son lit à baldaquin et enfila ses chaussons et une robe de chambre aux couleurs de la maison des Gryffons. La porte du dortoir était restée ouverte, aussi, la jeune fille n'eût pas besoins de la faire grincer pour sortir. Elle descendit les escaliers en colimaçon qui menaient à la Salle Commune. Arrivée dans la pièce, Avalon s'affala dans un des canapés en velours rouge et posa son regard sur les flammes qui dansaient joyeusement dans le foyer de la cheminée en crépitant doucement. La jeune fille ferma les yeux et laissa ses souvenirs revenir en arrière de quelques années. C'était comme sa première soirée parmi les Gryffondors... Excepté le fait que le calme était à présent tombé dans la pièce.

Avalon bâilla avant de regarder l'ensemble de la salle. Tout semblait normal, et d'un silence agréable à écouter. Son regard s'arrêta soudain sur la porte de la salle. Un sourire se dessina sur les lèvres d'Avalon. Il était grand tant qu'elle fasse quelque chose digne d'une Serpentard. Lentement, elle se leva, se glissa vers la porte et sortit à pas de louve, de façon à ne pas réveiller le tableau qui gardait l'entrée de la Salle Commune.

Dans les couloirs, la température était légèrement plus froide que dans la Tour des Gryffondors, aussi Avalon resserra sa robe de chambre, après avoir tiré sa baguette magique de l'intérieur. Elle l'agita doucement et un mince filet de lumière jaillit de l'extrémité de la baguette. Elle traversa le couloir du 7ème étage et passa devant la porte invisible de la Salle sur Demande sans croiser personne. Rien de très étonnant à cette heure là, pensa-t-elle avec un sourire. Sur les mûrs, les personnages dans les tableaux dormaient, ou en tout cas, faisait semblant, appuyés contre les bords de leurs cadres.

La jeune fille passait devant la Bibliothèque lorsqu'elle entendit un bruit dans un couloir adjacent. Avalon se figea et ses plaqua contre un mûr. Elles espérait que ce n'était pas un professeur ou la concierge. Mais les pas étaient plutôt légers et rapides. La Lionne en déduit rapidement qu'il devait s'agir d'une fille, d'une jeune fille... Elle jeta un coup d'oeil dans le couloir et tomba nez à nez avec une autre élève.

Son réflex fut de lever haut sa baguette et de reculer, les pupilles écarquillées. L'autre avait fait de même. Elles s'observèrent ainsi plusieurs minutes. L'autre fille, qui était de Serpentard, si on en croyait le blason vert et argent qui ornait sa robe de chambre, se tenait bien droite, tout comme la Gryffondor. La Serpentard était particulièrement jolie, les cheveux blonds et l'allure fière, une lueur de méprit enflammait son regard.

La Lionne, quant à elle, baissa rapidement sa baguette avec un sourire moqueur. Elle fit glisser son regard d'un bleu remarquable dans celui de la Serpentard en ramenant une mèche blonde derrière son oreille. C'était étonnant, à quel point les filles se ressemblaient, en apparence. Avalon secoua la tête pour se remettre les idées en place. Que diable l'autre blonde faisait donc dans les couloirs à cette heure ? La Gryffondor fronça les sourcils.

- Qu'est-ce que tu fais dans les couloirs à une heure pareille ? demanda-t-elle sans paraître très amicale.

Avalon jeta un coup d'oeil par-dessus l'épaule de l'autre jeune fille, cherchant à savoir si quelqu'un était avec elle. Personne. Les Serpentards n'étaient pas réputés pour être très amicaux, et celle-ci ne serait sans doute pas contente d'être surprise en train d'enfreindre le règlement de l'école, même si ça ne la dérangeait sûrement pas de violer les règles. En revanche, croiser une Gryffondor dans les couloirs aussi tard devait être une surprise pour d'autre fille, les Lions ne sont pas réputés pour chercher les ennuis.


[Autorisée par Jessy Brown]
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Invité, Lun 3 Juin - 20:21


Elle ne répondit guère à la question de la jeune fille, qu'elle ne connaissait même pas. Elle continua alors d'avancer, elle était vêtue d'un short assez court, trouer sur les jambes droites, tandis que un haut, elle n'avait qu'une blouse, sans manche ni bride, qui descendait au fil de ses pas..Remarquant que celui-ci tombait méchamment, elle le remonta, alors que les "tactac" des c'est haut talons noirs qui devaient faire dix-sept centimètres qui agr en disait la taille de la jeune serpentarde. Ses longs cheveux blonds descendaient sur ses épaules et volaient également au rythme de ses pas.

- Qu'est-ce que tu fais dans les couloirs à une heure pareille ? demanda alors une jeune inconnue dont elle ne connaisait guère le nom.

-J'me mêle de tes affaire, moi peut être?Nah, je croie pas!repliqua-t-elle d'un ton assez froid.

Quand d'un coup, un coup de vent fit lever les cheveux de la jeune blondinette, elle se tourna alors vers le gryffondor, se demande ce qu'elle voulait, tout le monde savait bien que Rose était une "délinquante", mais une lionne, sortit, à une heure tardive? Non, impossible, les gryffondor étaient tous des petits élèves modèle, contrairement au glorieux serpent, qui se fichait de tous.

-Tu fous quoi, là. Vous, les gryffondor vous êtes tous parfaits.

Répliqua-t-elle d'un ton sarcastique. Avant de croiser les bras et de ses yeux bleus azur pétillant fixer la jeune fille. Rose passa alors sa main dans ses cheveux, d'après certaines filles, -ou plutôt gamines comme dirait Rose-, c'était une p*te.
Quoiqu'elle ne la connaissait pas, la jeune blondinette ne l'aimait pas, cette impression était déjà mauvaise -il faut dire qu'elle faisait n'importe quel Gryffondor. -Elle repensa alors à son premier jour à Poudlard, ce jour où tous les Gryffondor étaient contre elle, comment aimer un Gryffond, après tout ça?

-Au pire, je m'en fous!


Elle se tourna alors, avant de lentement partir, toujours autant perdue dans ses pensée, elle n'avait pas envie de discuter avec des élèves "parfait", car le jour où Rose sera parfaite, et loin d'être arriver et surtout, elle n'en avait pas du tout l'envie, mais bon, Rose fessait des effort questions gentillesse, en tous cas, elle voulait se le faire croire, mais c'était loin d'être le cas.


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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Invité, Lun 3 Juin - 21:10


- J'me mêle de tes affaire, moi peut être?Nah, je croie pas!repliqua-t-elle d'un ton assez froid.

Avalon resta muette, les yeux écarquillés de stupeur. Il lui sembla cependant reconnaître la silhouette de la Serpentard. L'autre blonde était mince, pourvue d'une taille élancée et de beaux yeux azur semblables à ceux d'Avalon. Désormais, la Gryffondor reconnaissait l'autre fille pour en avoir déjà entendu parlé. C'était Rose, Rose Goyle. Elle n'était pas réputée pour être très amicale, en particulier avec les Gryffondor. Cependant, Avalon ignorait la raison de son méprit, la jeune fille savait depuis son entrée à Poudlard que les Lions et les Serpents étaient en conflit, mais la Gryffonne s'entendait bien avec certain vert et argent.

- Tu fous quoi, là. Vous, les gryffondor vous êtes tous parfaits , répliqua-t-elle avec une once de sarcasme dans la voix.

Avalon ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les Gryffondors, parfaits ? Eux qui avaient toujours le chic de s'attirer des ennuis. Ça allait très mal à une Serpentard de dire ça, après tout, les serpents était réputaient pour fuir les ennuis lorsqu'ils se présentaient et de laisser accuser une malheureuse personne qui pourrait se mangeait la punition méritée à leur place. Avalon n'appréciait pas trop l'allure de Rose, elle ressemblait davantage à une coureuse de rempart qu'à une élève digne d'étudier la magie. La Gryffonne était troublée de ressembler autant physiquement à une personne qui semblait aussi différente d'elle.

- Au pire, je m'en fous!

- Une minute ! cria Avalon.

La Gryffondor savait pertinemment que la Salle Commune des Serpentads se trouvait au sous-sol, juste en dessous du lac, néanmoins, le chemin que prenait Rose menait vers la Grand Porte. Avalon saisit avec fermeté le poignet de la blonde pour la stopper. Une ombre était passée sur le visage de la Lionne, et ses fins sourcils s'étaient froncés avec une expression d'exaspération mêlé à de la curiosité. Vraiment, cette Rose ! De plus, elle ne se souciait presque pas que son haut glisse au rythme de ses pas... vraiment affligeant... Avalon n'avait aucune envie de voir ce qui se cachait sous ce bustier.

- Où vas-tu comme ça ? répéta-t-elle avec autorité en croisant le regard farouche de la Serpente. Inutile de te croire supérieure aux autres juste parce que tu portes des talons !

Avalon, quant-à-elle, était en pyjama, elle trouvait donc la tenue de l'autre blonde très déplacée, sachant qu'il faisait nuit. On pouvait voir son haut de pyjama en satin noir qui était visible sous sa robe de chambre au blason des lions. Ses cheveux étaient accroché en une queue-de-cheval haute, mais Avalon avait laissait détaché une mèche. De son regard bleu perçant, elle scrutait le visage de sa camarade avec révulsion. Elle pourrait au moins mettre quelque chose d'autre sur elle, car franchement, s'en était vulgaire...

Si c'était ça, la "classe naturelle" des Serpentards, Avalon s'estimait heureuse d'être tombée chez les rouge et or et remercia silencieusement le Choixpeau Magique du choix judicieux qu'il avait fait en l'envoyant chez les Lions.
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Angelina Johns
Gryffondor
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Angelina Johns, Dim 9 Juin - 11:18


La jeune fille n'arrivait pas à trouver le sommeil, après la journée qu'elle venait de passer. Elle se leva lentement et regarda par la fenêtre, dehors il faisait nuit noire. Elle s'assit sur son lit, puis, elle eue une idée. La sorcière se leva brusquement de son lit et sortit du dortoir sans faire de bruit, elle arriva dans la salle commune, déserte. Elle entendait le crépitement des flammes qui sortaient de la cheminée. Elle sortit et arriva dans les couloirs, elle passa devant la salle de défense contre les forces du mal.
Elle s'approcha et y jeta un coup d'œuil discrètement.

- C'est bon, le professeur n'est pas dans la salle, dit-elle à mit-voix.

Elle passa devant la bibliothèque, il n'y avait personne. Elle savait très bien qu'il était interdit de pénétrer dans les couloirs la nuit, mais elle adorait enfreindre les règles. Elle arriva à l'angle du couloir et vit deux jeunes filles, une qui devait être de Griffondor vu qu'elle en portait les couleurs et l'autre devait être de Serpentard. Elle leur lança un regard noir.

- Que faites-vous ici ?! Dit-elle méprisante.

Bien qu'elle ne le montra pas, elle fut surprise de voir une Serpentard se promener dans les couloirs en pleine nuit. D'habitude ces vert et argent accusait des gens pour se sortir d'affaire, mais ne désobéissent aux règles que si ils sont sûrs de ne pas pouvoir se faire prendre. Il faut avouer que ces dictons étaient faux. Mais par contre elle ne fut même pas étonnée de voir une Griffondor se promener dans les couloirs la nuit.
Spoiler:
 
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Invité, Dim 9 Juin - 12:38


Aucune des deux blondes ne bougeaient, se foudroyant mutuellement du regard. Enfin, quoi ! Elles n'allaient pas rester là toute la nuit, pourquoi la Serpentard ne voulait-elle pas dire où elle allait ? Ce n'était pas dans les habitudes d'Avalon de moucharder, en plus.

- Que faites-vous ici ?! demanda soudain une voix derrière elles où perçait le mépris.

La blondinette fit volte-face, le coeur battant. Dans l'ombre, elle distinguait une forme sombre, mais n'arrivait pas à distinguer s'il s'agissait d'un professeur ou d'un élève. Ce qui était sûr, c'est que c'était une fille, elle avait certes parler avec mépris, mais d'une voix claire et aiguë. Soudain, la silhouette s'avança dans la lumière et Avalon reconnut une cadette de sa maison, la rouquine s'appelait Angelina Johns, mais tout le monde l'appelait Angy ou Angel. Elle était vêtue d'une robe de nuit rose pastel et d'une cape d'un rose un peu plus soutenu. Mais la jeune fille était en deuxième année ! Que faisait-elle dehors à cette heure-ci ? La blonde n'aurait aucun mal à regagner la salle commune de Gryffondor sans se faire choper par les préfets et enseignants qui faisaient leur ronde, mais la petite ne connaissait pas tous les passages secrets qu'Avalon connaissait.

- Qu'est-ce qu'on fait ici ? Qu'est-ce que toi tu fais là ! s'exclama-t-elle en jetant un regard à Rose.

C'est vrai, quoi ! Après tout, Avalon était beaucoup plus grande que Angelina, et ce n'était pas la première fois qu'elle quittait les dortoirs des filles et la Tour des Lions à des heures avancées. Angy pouvait toujours balancer aux enseignants qu'Avalon était sortie en douce la nuit, la sang-mêlé pourrait faire de même. Et si la rouquine était intelligente, elle ne dirait rien pour ne pas faire perdre bêtement des points à sa maison.

- Angel, tu sais sans doute que les Gryffondor sont doués pour enfreindre le règlement et ne jamais se faire prendre, donc tu ne diras rien aux professeurs ! dit-elle en attrapant la petite par le poignet et en la prenant dans ses bras. Et je ne t'oublie pas Rose, où allais-tu comme ça ? Dans le parc ? Les portes du Grand Hall sont fermées à cette heure là.

Angy essayait sauvagement de se libérer de l'étreinte d'Avalon mais la blondinette la tenait fermement. Angel jouait des coudes et des pieds en se trémoussant comme une anguille, et c'est vrai qu'elle commençait à glisser. " Bon, reste tranquille où je te donne en pâture aux acromentules de la forêt interdite ! " chuchota-t-elle à l'oreille de la rouquine pour qu'elle arrête de se débattre. " Et je t'amènerais peut-être avec moi quand Rose nous aura dit où elle compte allez si tard ! " La deuxième année s'était toujours montrée très protectrice envers ses cadets et cadettes.

- Bon, Rose ! Tu vas me répondre à la fin, dit-elle avec lassitude.
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Angelina Johns
Gryffondor
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Angelina Johns, Dim 9 Juin - 14:16


- Qu'est-ce qu'on fait ici ? Qu'est-ce que toi tu fais là ! s'exclama-t-elle en jetant un regard à Rose.

C'est vrai, quoi ! Après tout, Avalon était beaucoup plus grande que Angelina, et ce n'était pas la première fois qu'elle quittait les dortoirs des filles et la Tour des Lions à des heures avancées. Angy pouvait toujours balancer aux enseignants qu'Avalon était sortie en douce la nuit, la sang-mêlé pourrait faire de même. Et si la rouquine était intelligente, elle ne dirait rien pour ne pas faire perdre bêtement des points à sa maison.

- Angel, tu sais sans doute que les Gryffondor sont doués pour enfreindre le règlement et ne jamais se faire prendre, donc tu ne diras rien aux professeurs ! dit-elle en attrapant la petite par le poignet et en la prenant dans ses bras. Et je ne t'oublie pas Rose, où allais-tu comme ça ? Dans le parc ? Les portes du Grand Hall sont fermées à cette heure là.

- Non je ne dirai rien ! Non mais serieusement pour qui me prends-tu ! De toute façon si je le dit je me ferai prendre moi aussi ! Et puis lâches-moi je ne suis pas une gamine ! Je n'ai que deux ans de moins que toi !Angelina lui lança un regard noir.

Angy essayait sauvagement de se libérer de l'étreinte d'Avalon mais la blondinette la tenait fermement. Angel jouait des coudes et des pieds en se trémoussant comme une anguille, et c'est vrai qu'elle commençait à glisser. " Bon, reste tranquille où je te donne en pâture aux acromentules de la forêt interdite ! " chuchota-t-elle à l'oreille de la rouquine pour qu'elle arrête de se débattre. " Et je t'amènerais peut-être avec moi quand Rose nous aura dit où elle compte allez si tard ! " La deuxième année s'était toujours montrée très protectrice envers ses cadets et cadettes.

- Bon, Rose ! Tu vas me répondre à la fin, dit-elle avec lassitude.

- Et puis d'abord la forêt interdite ne me fait pas peur ! Je rêverais d'y aller d'ailleurs ! C'était vrai, elle n'avait peur de presque rien, et elle n'avait pas peur de croiser les araignées géantes qui s'y trouvaient.

Elle ne cessait de se débattre.

- Avalon lache-moi ! Elle réussie enfin à sortir de ses bras. Elle regarda la Serpentard, se demandant qui c'était.

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Trystan J. Harper
Préfet(e)/Gryffondor
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Trystan J. Harper, Dim 21 Juil - 6:25




Spoiler:
 

Que peut-on faire contre un mal qui
nous ronge de l'intérieur?
– PV Akize Xiraz


Adossé à l’un des rochers qui bordaient le lac de Poudlard, j’avais le regard perdu vers cette voûte étoilée qui faisait office de ciel alors que, parfaitement dégagé de tous nuages, on pouvait aisément y observer ces nombreuses constellations qui brillaient tels des joyaux s’instillant sur ce grand voile d’ébène. Un vent frais soufflait par rafale en transportant avec lui les hululements des Chouettes et Hiboux qui s’agitaient un peu plus loin dans la nuit – d’ailleurs seul bruit venant briser ce silence nocturne. Le règne de l’astre lunaire m’avait toujours semblé être le meilleur moment pour réfléchir et se remettre les idées en place. C’est donc assis au bord des eaux lisses et miroitantes du lac que je me laissais bercer par cette tranquillité apaisante qu’entrainait le coucher du soleil et l’arrivée des ténèbres. En fait, depuis l’incident avec Antoni – quelques jours plus tôt, je n’avais pu faire autrement que de ressentir le besoin de réfléchir et de calmer cette tempête d’angoisse que je sentais naitre en moi. Cette nuit-là dans la salle commune, j’avais littéralement perdu le contrôle de moi-même et libéré la bête cruelle et sadique qui sommeillait dans les profondeurs de mon être. Ç’avait été la première fois que j’allais aussi loin, la première fois que je me sentais aussi peu maître de mes propres gestes et je devais avouer que tout ça commençait réellement à m’effrayer. Voilà que je prenais soudainement conscience du danger que pouvait entraîner cette faiblesse psychologique qui m’assaillait depuis le meurtre de mes parents. J’avais toujours su que cette tragédie avait brisé quelques choses en moi, mais jamais je n’avais osé croire que ça se montrerait aussi féroce...

Une main enfouie dans mes cheveux dorés, je me laissai peu à peu submerger par l’inquiétude que me causaient tous ces questionnements sans réponses. Qu’est-ce que ces sautes d’humeur signifiaient? Pourquoi ça m’arrivait et pourquoi ça semblait maintenant devenir plus fréquent? Ce n’était pas normal – pas bien... Je le savais, pourtant j’étais totalement incapable de m’y opposé alors que c’est ce qui m’angoissait le plus : ne pas pouvoir l’empêcher. Si j’avais toujours pu garder un certain contrôle, maintenant c’était différent. Quelque chose avait changé et j’étais malade rien qu’à l’idée d’être soudainement impuissante face à ce monstre qui n’était certes pas moi. J’avais besoin de comprendre, besoin de savoir comment y mettre un frein. Toutefois je n’avais aucune idée où chercher ni vers qui me tourner. Et si on me prenait pour une folle? Après tout c’était sans doute le cas... Je pourrais peut-être demander de l’aide à Lovïc? Non... Mon frère avait assez souffert sans que j’aie besoin d’en rajouter encore plus. Je devais faire des recherches par moi-même et découvrir, seule, les réponses à mes questions. À bien y penser, le meilleur endroit pour entreprendre les recherches était sans doute la réserve de la bibliothèque. Décidé à enfreindre de nouveau un règlement de l’école – bah! Tant qu’à ne pas respecter le couvre-feu, pourquoi n’entrerais-je pas en plus dans la réserve sans permission? Je me levai et entrepris de rentrer au château d’un pas rapide, mais néanmoins prudent. Ce n’était pas le moment de me faire coincer à rôder dans les couloirs alors que j’aurais plutôt dû me trouver dans le dortoir. Quelle mauvaise Préfète je pouvais faire parfois, mais tant pis... Ce n’était pas ce poste qui allait parvenir à changer mes bonnes vieilles habitudes de désobéissance. C’était trop profondément ancré.

En trois années passées à Poudlard je ne pouvais compter sur mes doigts le nombre de fois où j’avais enfreint les règlements. Que ce soit pour des escapades nocturnes en dehors du dortoir, des balades dans la Forêt Interdite ou même des infiltrations dans les lieux défendus de l’école, je n’avais pas manqué une occasion de désobéir pour assouvir curiosité ou besoin de liberté. Ç’avait été pour moi un moyen efficace de me changer les idées et de laisser libre court à mon irrésistible envie d’aventure. Mais pour ces raisons, je n’avais jamais totalement compris le choix de la direction pour me nommer Préfète des Rouge et Or... Bien que j’en sois venu à la conclusion que s’avait été pour mon fort trait de caractère sociable ainsi que pour mon dévouement évident face aux Gryffondor qui s’était présenté à moi tel une nouvelle chance de tourner la page sur mon sombre passé familial. M’enfin, je ne me plaignais certes pas de ce choix alors que je me plaisais réellement dans mon rôle de Préfète – rôle que je prenais à cœur malgré les impressions que pouvaient donner mes tendances à me montrer indiscipliné.

Je ne mis que quelques minutes avant d’atteindre enfin le Hall d’entrée ainsi que le pied du grand escalier menant aux étages supérieurs du Château. Mais à peine venais-je de franchir cette première marche éclairée par la discrète lumière bleutée de mon Lumos, qu’un bruit de pas venant dans ma direction capta soudainement mon attention. Je me figeai sur place l’instant d’une seconde ou deux avant d’obliger mes membres pétrifiés à se remettre en mouvement – m’empressant alors de me glisser derrière une statue de pierre alors que je murmurais le contre sort  permettant d’éteindre ma baguette. Mes mains devenues moites sur mon arme, j’espérais sincèrement que cette cachette improvisée allait me dissimuler au regard du nouvel arrivant, car autrement je risquais d’avoir de sérieux ennuis. Immobile, je n’osais à peine respirer alors que les bruits de pas résonnant sur le sol de pierre s’intensifiaient jusqu’à n’être bientôt qu’à quelques mètres à peine d’où je me trouvais...
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Akize T. Xiraz
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Animagus : Python royal


Re: Rencontre Nocturne

Message par : Akize T. Xiraz, Dim 21 Juil - 11:08


Après avoir bien mangé, je n'avais qu'une seule envie, dormir profondément à la pleine lune et rêver. Il était tôt et je monta discrètement dans le dortoir des Poufsouffles. Je rentra et vit personne endormi, personne à l'intérieur d'ailleurs. Il y avait quelques personnes à la salle commune de Poufsouffle, je passa en lançant un « Bonsoir. » qu'il répondit tout de suite par la même phrase que je leur avais dit. Je rentra ensuite dans le dortoir où toutes les personnes étant dans la salle commune de Poufsouffle me regardaient. C'est vrai qu'il était assez tôt, mais ce n'est pas une raison pour me fixer des yeux comme ils l'ont fait. Je me sentait gêné tout d'un coup. Je me coucha et regarda le plafond, un belle couleur y était, et, ça m'endort normalement. Sauf que cette nuit là, je n'arrivais pas du tout à dormir.

Lorsque tout le monde semblait dormir, je les regardait un à un pour voir si tout le monde dort bien. Si quelqu'un me voyait, il aurait été tout de suite le dire à une personne adulte, ou alors à un préfet de Poufsouffle. Je n'avais pas du tout envie de quelques heures à écrire n'importe quoi dans un bureau sans bruit, ce sera sans moi. Surtout pas avec un directeur qui nous fixe des yeux, c'est super énervant. Je passa le dortoir où personne ne s'était levé pour regarder, tout le monde dormait profondément. Dans la salle commune, il y avait personne aussi, heureusement. Je sortit donc sûr de moi. J'avais envie de prendre l'air, sachant que personne ne se trouvait dehors ou encore à l'intérieur de Poudlard. Je vit la splendeur de Poudlard pendant la nuit, c'était magnifique ! Surtout que Poudlard est un grand château, voir énorme. En même temps, c'est un peu normal. Peut-être que pendant une année, les élèves de chaque maison auront doublés, voir triplés. C'est envisageable. Avec tout ce monde à Poudlard, au moins le double seront des enfants d'un des sorciers que l'on voit, chaque jour. Et ça montera, encore et encore.

Revenons au moment même, je descendit donc, sûr de moi. Cependant, je vit une personne que j'avais déjà rencontré. Je descendit la voir, mais celle-ci ne m'avait pas vu. J'approcha et vit sa tête. Je sortit à voix haute sans faire exprès.

« Oh, la préfete de Gryffondor. »

J'avait même crié ces mots, mais c'est étrange de voir un préfet, celui qui doit nous apprendre qu'il ne faut, en aucun cas, enfreindre le règlement, entrain de l'enfreindre.
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Trystan J. Harper
Préfet(e)/Gryffondor
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Trystan J. Harper, Ven 2 Aoû - 19:52




HRPG:
 

Toujours immobile derrière ma statue de pierre, je ne pus m’empêcher de sursauter brutalement lorsque la voix du jeune homme venant dans ma direction me parvint tel un coup de fouet dans ce silence nocturne. Rompant totalement la quiétude qui régnait en maître tout autour de nous, ce nouvel arrivant s’était carrément écrié un «Oh, la préfète de Gryffondor» beaucoup trop sonore pour l’heure à laquelle nous étions. Sois il était complètement stupide et avait oublié que nous nous trouvions présentement en infraction, soit il était le pire des imprudents que je connaisse. Le front appuyé sur le granite frais de l’effigie devant moi, je tentai tant bien que mal de contrôler l’exaspération que je sentais naitre en moi. Non seulement ma cachette ne m’avait pas permis de me dissimuler aux regards de l’adolescent, mais en plus, elle avait été suffisamment moindre pour le laisser reconnaître mes traits. Sombrant soudainement dans la contrariété – à la fois pour m’avoir fait démasquer aussi facilement et à la fois pour l’attitude qu’avait prise mon interlocuteur imprudent, je finis par gronder ce dernier à voix basse.


    - Non, mais cris le dont plus fort tant qu’à y être! – question que l’on soit sûr de se faire tous les deux coincer à rôder dans les couloirs en pleine nuit! Je dois te rappeler qu’il est totalement interdit de sortir du dortoir après le couvre-feu?! Parce que là, en ce moment, ne t’as pas trop l’air de t’en souvenir!


Un éclat lilas traversa mes iris lorsque je décollai enfin mon front de la statue pour braquer avec intensité mon regard sur l’adolescent qui se tenait maintenant à mes côtés. Je devais toutefois prendre garde de ne pas trop me laisser submerger par mes sentiments néfastes si je ne voulais pas risquer de reproduire ce pour quoi j’avais éprouvé tant de crainte, peu de temps avant. Prenant alors une grande inspiration pour tenter de retrouver un semblant de sérénité, je m’empressai ensuite de lever mon index devant mes lèvres en signe de silence et, complètement immobile, je tendis alors l’oreille dans l’espoir qu’aucun son ne laisserait présagé que l’imprudence du jeune homme avait bel et bien attiré l’attention sur nous. Ne captant heureusement rien dans ce silence redevenu total, je me permis un instant de soulagement alors que je détaillai mon collègue. Je l’avais déjà croisé en cours et j’étais certaine qu’il était de Poufsouffle, toutefois j’avais oublié son nom... Ou enfin, je me souvenais seulement qu’il sonnait quelque peu étrange. Plus grand et plus âgé que moi, c’est surtout sa surcharge de parfum qui me sauta au nez – et c’est le cas de le dire. Je ne pus d’ailleurs m’empêcher de croire qu’il allait attirer le personnel rien qu’en dégageant autant d’odeur...


    - Viens, on ne devrait pas rester planté là si on veut éviter de se faire voir. Avais-je repris d’un ton beaucoup plus chaleureux que précédemment alors que je me remettais déjà en route vers les différents couloirs du château.


Pointant ma baguette devant moi, je murmurai un #Lumos qui eut automatiquement pour effet d’éclairer le bout de mon arme d’une légère lumière bleuté tandis que j’attaquais déjà la montée du grand escalier. J’hésitais à me rendre tout de même dans la Réserve de la Bibliothèque alors que je me voyais maintenant encombré d’un Pourfsouffle sur les talons... Mais à bien y penser, si je m’y rendais avec lui, serais-je obligé de lui expliquer mes motivations? Parce que je n’avais aucunement envie de lui divulguer tous mes secrets personnels – non seulement ça ne le regardait absolument pas, mais en plus, je n’avais pas à me justifier auprès de qui que ce soit. Je lançai alors un regard en coin à l’adolescent pour tenter de jauger s’il était du genre à se montrer un peu trop curieux ou non, mais en conclu cependant qu’un simple coup d’œil n’était pas suffisant pour déceler cela. J’allais devoir en apprendre un peu plus sur lui avant de prendre ma décision.


    - Alors monsieur «j’attire-l’attention-sur-moi-alors-que-je-ne-suis-pas-supposé-me-trouver-là», qu’est-ce que tu fais en dehors de ton dortoir à cette heure nuptial? Le questionnais-je, cette fois-ci, un discret sourire amusé aux lèvres.
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Akize T. Xiraz
Poufsouffle
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Akize T. Xiraz, Mar 6 Aoû - 18:52


Je n'aurait jamais dû crier aussi fort. Je le regrettai déjà et la personne se tenant devant moi n'avait pas l'air d'apprécier non plus. Elle n'avait pas envie de sortir de sa statue en pierre. J'espère qu'elle n'avait pas eu trop peur en entendant la phrase que j'ai crié. Je n'avais pas du tout envie de lui faire peur mais plutôt de la rencontrer et de parler. Qui sait, peut-être qu'on deviendra ami. Je vis quelque temps après que l'adolescente était plus petite que moi, mais m'avait l'air grandement mature. Il me fallait que ça et j'avais toute la collection de tous les caractères des filles grâce à ceux que j'ai rencontrés. En tout cas, je risquais pas d'être ennemi avec elle. Malgré son petit âge, je la trouvai assez jolie. Elle m'avait fait preuve aussi d'un grand courage dés que je l'ai vue. Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontrait une fille arpentant Poudlard la nuit. Peu de filles étaientt destinées à faire ça. Elles n'avaient tous aucun courage. C'est d'ailleurs pour ça que la maison Gryffondor n'était pas une maison remplie de filles. Ils avaient sûrement eu du mal à trouver une fille pour être préfet dans cette maison. Elle avait de la chance pendant ces moments-là.

L'adolescente n'avait pas envie de sortir. Je l'avais reconnu, mais une personne n'ayant pas une vue comme moi ne l'aurait pas reconnu. Même si elle était très intelligente, elle n'avait pas beaucoup cherché pour se planquait derrière une statue. C'était vrai qu'au moment même, j'ai eu peur de rencontrer un professeur ou alors un élève avec qui j'avais une relation très tendue. J'avais senti un petit stress en y allant. Je ne voulais en aucun cas me disputer avec une personne en pleine nuit et réveiller tout le monde se tenant près de nous deux. C'est pour ça que j'étais arrivé discrètement. Après quelques secondes quand je m'étais décidé à dire quelques paroles, elle sortit à nouveau quelques paroles, on sentit derrière ses paroles qu'il se tenait une fille agacée et énervée.

Non, mais cris le dont plus fort tant qu’à y être! – question que l’on soit sûr de se faire tous les deux coincer à rôder dans les couloirs en pleine nuit! Je dois te rappeler qu’il est totalement interdit de sortir du dortoir après le couvre-feu?! Parce que là, en ce moment, ne t’as pas trop l’air de t’en souvenir!

Après avoir dit ces paroles, elle s'était enfin mise à sortir de sa statue - chose que je n'aurai jamais fait sans savoir qui se tenait devant moi. D'ailleurs, je n'aurais même pas répondu et je me serai enfui d'une allure que personne peut suivre. Je sais courir vite quand ma vie en dépend. Même si ma vie n'en dépendait pas, ma carrière à Poudlard en dépendait, et je n'avais pas envie que ça arrive. Je me sentais bien à Poudlard, j'avais des bons amis, des bonnes rencontres et de bons baisers. Le bonheur était assuré. J'adorai Poudlard, c'était comme-ci j'avais une deuxième maison, beaucoup plus grande. Je restai bouche-bée derrière la décoration. Elle était magnifique. C'était franchement mon univers ce gigantesque château. Je me sentais comme chez moi. À une exception prés, on dormait dans un dortoir et non une chambre en étant seul. Ce n'était pas dérangeant, mais quand quelques personnes parlent ou ronflent pendant la nuit, on avait tous du mal à dormir et on en avait parfois marre. C'est ce qui m'était un peu arrivé aujourd'hui, ou plutôt hier...

En effet, il commençait à être très tard, mais je voulais faire une nuit blanche et restais en compagnie de la Gryffondor. Elle m'avait l'air de bonne compagnie. Puis, j'étais sûr depuis le début qu'on allait bien s'entendre. Le couple amical parfait. C'était envieux d'être à notre place sûrement. En tout cas, j'aimais bien quand tout le monde voulait me remplacer, c'est plutôt amusant. Je me tapais des fous-rires parfois à voir jusqu'à quel point ils avaient envie d'être moi. Même si parfois c'était un vrai pétage de plomb. Il ne fallait jamais reculer devant ce qu'on avait envie de faire. Et j'avais envie que tout le monde soit collé à moi. Après que je l'ai bien fixé dans les yeux, celle-ci ressortait quelque chose.

 - Viens, on ne devrait pas rester planté là si on veut éviter de se faire voir.

À vrai dire, si elle ne m'aurait pas demandé de partir - si elle m'a réellement demandé - je serais resté là. C'était plutôt un endroit assez sympathique que je n'avais rarement eu l'occasion de voir, sauf un petit coup d'oeil. La statue était très jolie et j'avais envie de rester encore plus longtemps ici. Le seul petit truc qui me faisait frissonnait derrière la tête, c'est une petite tâche rouge qui me faisait penser à du sang. Y avait-il un assassin dans Poudlard? Vu comment c'est protégé, je ne pense pas. L'adolescente avait l'air de ne pas l'avoir vu, tant mieux. On s'aurait posé des questions et on aurait eu des réponses farfelues voir même inexistante et impossible. C'était beaucoup mieux comme ça, tout compte fait. On commença à se diriger vers les couloirs de Poudlard. Il fallait bien évidemment ce faire discret. Je ne voulais en aucun cas que l'adolescente se fasse voir alors qu'elle a un travail qui nous oblige à ne pas enfreindre le règlement. C'était absurde, je sais, mais c'était bel et bien le réalité. Après s'avoir arrêter, je senti qu'elle voulait encore une fois de plus ressortir quelque chose. Intéressant ou non, j'écoutais l'oreille bien tendue.

Alors monsieur «j’attire-l’attention-sur-moi-alors-que-je-ne-suis-pas-supposé-me-trouver-là», qu’est-ce que tu fais en dehors de ton dortoir à cette heure nuptial?

Enfin une question venant de sa part. Une question dont je n'avais aucune réponse, pour me promener? Ou alors devrais-je mentir? Je ne savais pas. Je n'avais pas tellement envie de répondre, enfin pas du tout. J'étais obligé pour avoir une relation amicale envers elle, donc je cherchai un mensonge pour trouver une bonne raison. Il n'y a jamais eu de réponse à cette question qui a dû être posée des millions et des millions de fois ! C'est vrai que cette question était tentante surtout quand les personnes à qui nous avions posé la question mentaient et trouvaient une raison absurde. Ils n'osaient pas dire la vraie raison de leur venue. C'est donc pour ça que j'avais tout de suite pensé à trouver une raison simpliste. Après quelques secondes bien réfléchies en restant discret pour ne pas qu'elle découvre, je répondit.

Je suis venue parce que j'avais froid et je voulais un peu bouger... Et toi ?

Quelle raison inutile tout de même.. J'aurais pu trouver bien mieux en ayant plus de temps. C'est vrai que je n'avais pas de temps, et c'est impossible de trouver une bonne idée en deux secondes. Je devenais un peu rouge, peur qu'elle se rend compte que ce n'est pas la vraie raison. Je n'avais pas envie qu'elle parte en ayant comme idée sur moi d'être un hypocrite -ce que je ne suis pas en l'occurrence. Je repris la parole en posant une question.

D'ailleurs, comment ça se fait qu'une préfete - fille qui doit nous apprendre les règles - sois là, entrain de les enfreindre ? Disais-je sur une voix douce et calme pour que personne nous entendent.
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Trystan J. Harper
Préfet(e)/Gryffondor
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Trystan J. Harper, Dim 1 Sep - 7:17




HRPG:
 

Cette dernière question posée, j’aurais dû me douter qu’elle me serait inévitablement retournée... Pourtant, ce détail ne m’était pas traversé l’esprit et je m’en voulu quelque peu lorsque, comme de fait, Akize me questionna sur la raison pourquoi une Préfète se retrouvait ainsi à enfreindre les règles. J’avais toujours trouvé ironique que les gens soit tous autant convaincu qu’en recevant le poste de Préfète, ont en perdait automatiquement nos tendances de désobéissance. Ce n’était pas un simple titre qui allait changer ce qui était encré au plus profond de moi : l’envie irrésistible de repousser toujours un peu plus les limites quitte à en braver les dangers et les sanctions. Oui bien sûr, je me devais maintenant de créer l’illusion que j’étais devenue ce que l’on appelle une « élève modèle », mais en fait je ne l’avais jamais été... Et ce n’est pas en recevant le poste de Préfète que ça allait y changer quoi que ce soit. Mais, venons-en au fait, cela ne m’avait néanmoins pas empêché d’avoir une raison précise pour mon escapade nocturne du moment. J’avais besoin de réponses à mes trop nombreuses questions, besoin de refaire le point sur qui j’étais vraiment et ce que je risquais de devenir – bien que contre mon gré. Si j’étais sortie du dortoir des Rouges et Ors alors que la lune brillait déjà bien haut dans le ciel, c’avait été à la fois pour réfléchir et à la fois pour rechercher des réponses... Peut-être même dans la réserve de la bibliothèque. Cependant, tous ces raisons ne me concernaient que moi et en rien ce Poufsouffle à mes côtés.


    - Les raisons de ma sortie en pleine nuit me concerne et bien honnêtement, je n’ai aucune envie de les partager avec qui que ce soit pour le moment. Répondis-je alors au jeune homme, sur un ton que je voulais calme et dépourvu de toute méchanceté. Évidemment, je pourrais t’inventer une raison quelconque, mais je n’en vois pas du tout l’intérêt... Alors, si tu le veux bien, j’aimerais que l’on oublie quelque peu ces questionnements sur mon infraction des règles. De toute façon, tu n’obtiendrais rien de moi en poursuivant l’interrogatoire.


J’avais beau prôner l’honnêteté, pourtant « honnêteté » ne signifiait pas « obligation de donner réponse à la question ». Je connaissais le jeune homme que depuis quelques minutes à peine et c’était, pour moi, bien loin d’être suffisant pour lui faire suffisamment confiance. Après tout, j’avais même du mal à accorder confiance à mes propres amis en ce qui a trait au secret que je gardais en moi. Il ne fallait donc pas croire que j’allais m’ouvrir aussi facilement qu’avec une simple question posée par un inconnu. Tout en répondant, j’avais poursuivi mon avancé dans les dédales du château. Lançant, de temps à autre, des regards exaspérer aux habitants des Tableaux qui se disaient accommodés par mon Lumos – ce dernier les ayant apparemment tiré d’un sommeil trop léger, à mon avis. Je n’avais toujours pas décidé si j’allais ou non me rendre dans la Réserve de la Bibliothèque, alors que j’étais accompagné de cet Akize. D’un côté, j’avais cette envie de comprendre au plus vite ce qui m’arrivait et l’impression que je ne tiendrais pas une semaine de plus sans trouver de remède contre mon mal psychologique. Et d’un autre côté, j’avais cette dérangeante impression que le Poufsouffle ne saurait pas s’empêcher de se mettre le nez dans mes affaires. C’était sans doute jeter de l’huile sur le feu que croire qu’il ne se montrerait pas curieux et d’en tester cette curiosité...

Inspirant profondément pour tenter de refouler cette déception de devoir abandonner mes recherches pour cette nuit, j’avais bifurqué vers un nouveau couloir – Akize toujours bien accroché à mes talons. Maintenant que mon plan de Bibliothèque tombait à l’eau, je me retrouvais sans but précis dans ce château endormi et alors que j’allais questionner le Jaune et Noir sur ses intentions, un raclement étrange capta mon attention. Je m’étais brusquement figé sur place alors que je formulais déjà le contre sort qui eut tôt fait de nous plonger dans une obscurité presque totale. Les bruits n’avaient pas cessé, semblant provenir d’une porte ouverte un peu plus loin dans le couloir. Lançant un regard interrogateur à mon camarade d’infraction, je m’affairai donc, le plus discrètement possible, à traverser la distance qui nous séparait de l’ouverture auquel s’échappait ces craquements. J’avais beau être envahis de curiosité face à ce qui se terrait non loin de nous, je ne pouvais pourtant pas empêcher mon cœur de batte la chamaille. Bientôt, je me teins assez près pour pouvoir jeter un bref coup d’œil dans la pièce et découvrir qu’elle était étrangement vide... C’était une classe, abandonnée, où tables et chaises avaient été grossièrement empilées le long des murs. Seule la porte d’un placard, tout au fond de la salle, s’agitait légèrement en laissant échappés les sons responsables de notre détour en ces lieux. J’en restai un instant interloqué, dévisageant le placard d’un air d’incompréhension.

Bien qu’habité par l’impression que j’allais amèrement le regretter si j’osais ouvrir cette armoire, j’étais pourtant incapable de m’en détourner sans y avoir jeté même un bref coup d’œil. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien renfermer qui cherchait tant à en ressortir? En cet instant, je reconnus en moi ce fameux « courage » si caractéristique des Gryffondors. Un courage qui nous poussait à poser des actes sans vraiment prendre le temps de se soucier des conséquences – un courage que beaucoup qualifieraient d'ailleurs d’imprudence. C’est guidé par ce trait typiquement Gryffondorien que je m’approchai du placard agité. Baguette tendue devant moi et parée à toute défense en cas d'un danger quelconque, je mis la main sur la poignée que je fis doucement pivoter. Je n’eus toutefois pas le temps d’ouvrir la porte davantage, qu’une force à l’intérieur s’en chargea pour moi – et ce qui en sortit ne mit que quelques secondes à me pétrifier sur place. Totalement incapable de faire le moindre mouvement, j’avais maintenant le regard accroché à cette vision d’horreur qui défilait devant moi. Le cadavre ensanglanté de mon frère Lovïc, venait, à l’instant même, de débouler du placard pour s’écrouler à mes pieds tels une poupée de chiffon. Mon grand frère... Mort... Pourquoi? Comment? J’avais l’esprit embrouillé par le choc et n’arrivais tout simplement plus à en saisir quoi que ce soit. La tournure des événements me dépassait à un point tel qu’il m’était devenu impossible de comprendre que je me retrouvais victime d’un Épouventard et mes iris azures tournèrent au lilas alors qu’un trou béant se creusait dans ma poitrine... La douleur et la colère m'aveuglait.
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Akize T. Xiraz
Poufsouffle
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Akize T. Xiraz, Mar 3 Sep - 9:38


HRPG:
 

J'attendis impatiemment qu'elle réponde, même si ça devenait de plus en plus longuet. Elle avait pas envie de répondre, et ça se remarquait. J'avais eu la même pensée quand la préfete m'a posée cette question, mais ça ne se remarquait pas autant que ça. J'ai tout de suite voulu lui dire de ne pas répondre, mais c'est comme une envie venant de moi, je ne pouvais en aucun cas lui dire ça. J'avais tellement envie d'entendre la réponse qu'elle allait donnée, pour voir si elle était honnête ou non. D'ailleurs, la réponse allait directement répondre à ma question de l'honnêteté. Elle me dit d'un ton calme qu'elle n'avait en aucun cas envie de répondre à la question retournée et qu'elle n'avait, non plus, pas envie de mentir en racontant une raison qui n'est pas vraie.

Kaëlie monta les marches du châteaux - ce qu'elle fait depuis quelques minutes - pour se diriger dans un endroit précis me captiva. D'un pas ferme et discret, je la suivit. Jusqu'au moment où un bruit nous paraissait étrange. La préfete me regarda dans les yeux avec un regard interrogateur, comme-ci elle voulait me posé une question. Ce qu'elle n'avait pas fait, et je ne sais pas pourquoi. Ce bruit me fit de plus en plus peur. Alors qu'elle monta pour se diriger dans la salle où provenait ce bruit, je resta figé mais prêt à intervenir si besoin.

Je sortit ma baguette, et c'est à ce moment là où la peur monta. Mais je ne pouvait pas laisser Kaëlie se battre tout seul si besoin. Je monta donc discrètement les marches, jusqu'à ce que j'arrive près de la pièce. Je m'apprêtait à rentrer quand je vis que c'était une salle de cours. Les chaises et les tables étaient empilés au côté des murs. Au fond, il y avait une armoire et je vit la préfete l'ouvrir. C'est à ce moment là que je vit un garçon mort qui tomba de l'armoire.

Sans plus attendre, je m'approcha de lui, jusqu'à ce que je me rende compte que ce garçon n'était qu'un épouvantard. Kaëlie était resté comme figée, comme-ci elle ne pouvait à peine bougée. L'épouvantard se changea d'un homme mort à la mort de tous les homosexuels/bisexuels. Je versa une larme. Je mis ma baguette vers les morts, et je lança un Riddikulus. D'un coup, ça se transforma en tous les racistes envers les homosexuels/bisexuels habillés honteusement. L'un était habillé comme sa grand mère, l'autre était en sous-vêtements. J'éclata de rire. Je m'approcha ensuite de Kaë, qui n'avait pas l'air bien. Je la regarda droit dans les yeux et je dit.

- Est-ce que ça va ?
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Trystan J. Harper
Préfet(e)/Gryffondor
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Trystan J. Harper, Dim 22 Sep - 19:50




HRPG:
 

Le cadavre de mon frère avait déboulé à mes pieds, entrainant avec lui une ombre écrasante et suffocante qui eut tôt fait de se refermer sur moi tel un étau. Si je faisais présentement face à ma plus grande peur, le choc, la douleur et l’incompréhension se joignaient à elle pour me pétrifier littéralement sur place. Je me voyais incapable de faire le moindre geste alors que le feu qui brillait d’ordinaire dans mon regard s’éteignait – laissant maintenant place à des iris lilas aussi glacial qu’un Iceberg. Bien que je n’eus cessé de fixer l’Épouvantard devant moi, mon regard avait pourtant été aveugle à ce sol qui se recouvrait maintenant de centaine de cadavres d’inconnu. L’image de Lovïc ensanglantée et sans vie repassait en boucle dans mon esprit – toujours, pour moi, aussi réel que la première fois.

Voir mon frère mort à mes pieds avait ravivé la même douleur embrasant que m’avais fait subir l’assassinat de mes parents, six ans plus tôt. À la différence que, maintenant, je me retrouvais totalement seul face à cette douleur qui risquait de me faire couler à tout instant, puisque celui qui prenait leur place aujourd'hui était le même qui m’avait permis de garder la tête hors de l’eau pendant toutes ces années... Mais maintenant qu’il n’était plus, qui allait venir me sauver de ces eaux profondes et ténébreuses qu’était mon mutisme? Mon regard n’avait pas quitté l’endroit où s’était trouvé Lovïc peu de temps avant – étant la seule à le voir encore étendu au sol alors que j’étais aux prises avec les hallucinations que me renvoyait mon esprit torturé. Des larmes silencieuses inondaient maintenant mes joues, se creusant un chemin sur ce visage devenu beaucoup trop dure et froid – des larmes qui se monteraient être le tout dernier vestige d’une émotion humaine avant que le démon reprenne le plein contrôle.

Une violente tempête faisait rage dans mes entrailles alors que mon esprit était aveuglé par une colère sourde et une soif de vengeance sans limites. Dans mon crâne résonnait l’appel de cette bête intérieur qui saurait faire taire la souffrance qui me détruisait à petits feux et m’en libérer enfin. Toutefois, j’aurais dû comprendre plus tôt que le spectacle d’horreur qui s’était déroulé devant moi, peu de temps avant, n’avait été en rien réel – il n’était que le fruit de mon imagination utilisé avec malveillance par un Épouvantard. Mais lorsque je le compris, il était déjà trop tard. J’avais ouvert la porte de la cage dans laquelle je gardais mon démon refoulé. J’avais libéré cet être indomptable et cruel qui s’était empressé de sauter sur les reines et de prendre avec force le plein contrôle de mon enveloppe charnelle. C’était maintenant elle qui décidait de mes paroles et de mes gestes – et beaucoup trop puissante pour que je puisse m’y opposer réellement. Recroquevillé en mon for intérieur, je ne pouvais plus faire autrement que d’attendre en regardant, impuissante, les ravages que risquait immanquablement de commettre mon double. Je me maudissais rageusement de la faiblesse dont j’avais fait preuve... Toutefois, était-ce vraiment faiblesse que de vouloir à tout prix mettre fin à une souffrance insoutenable?


La liberté n’a pas de prix alors que chacun d’entre nous en possède la richesse. Pourtant, combien sont-ils réellement libres? Beaucoup trop se laissent freiner par des principes qu’ils jugent plus importants encore que leurs propres libertés. Mais ceux-ci – aussi valeureux peuvent-ils se montrer à leurs yeux, ne sont que des aimants à souffrance et à malheurs qui nous rendent plus faible les uns que les autres. Ce sont ces principes, auxquels on donne généralement le nom d’amitié, d’amour ou de loyauté, qui ne sont que des parasites à éradiquer si l’on veut pouvoir avancer librement et puissamment en ce bas monde. Ça, je l’ai comprise il y a quelques années déjà alors que je réalisais que la véritable liberté était de laisser libre cours à nos sentiments les plus sombres et dévastateur. Car, que ce soit amitié, amour ou loyauté, tous nous obligent à refouler nos démons qui finissent par prendre trop de place et nous consumer de l’intérieur. Non, ma liberté à moi c’est de laisser couler, sans retenue aucune, toutes cette colère et soif de vengeance qui brulent dans mes veines depuis que des meurtriers ont réduit en mille morceaux l’image si pure et enfantine que je m’étais fait de la vie. Nous sommes tous libres, mais au fond, qui l’est vraiment? Même moi je ne le suis qu’en de rares occasions et seulement lorsque ma conscience ridicule décide enfin de m’ouvrir la porte de cette cage dans laquelle elle me garde honteusement prisonnière.

Dans un sourire en coin – le visage éclairé d’un plaisir dément face à la liberté qui m’était offerte aujourd’hui, j’asséchai d’un revers de la main, les larmes qui me souillaient encore les joues. Un éclat de rire à mes côtés me rappela soudain que je n’étais pas seule et le visage d’Akize ne tarda pas à entrer dans mon champ de vision. Braquant mes iris lilas dans ceux du jeune homme, je le dévisageai un instant dans une expression glaciale et dénudée de toute la sympathie dont j’avais pu faire preuve à son égard jusque-là. Puis, sans même répondre à son «Est-ce que ça va?» des plus exaspérants, je pris la direction de la porte de la salle auquel – suite à un bref coup d’œil dans le couloir afin de m’assurer que personne n’approchait, je refermai doucement le battant. Tournant le dos au Poufsouffle, je pointai discrètement ma baguette sur la porte close et chuchotai un #Collaporta qui passa sans doute inaperçu pour le jeune homme. C’est lui tournant d’ailleurs toujours le dos, que je lançai sur un ton de confidence qui trahissait tout de même légèrement ma grande excitation face à ce que je me promettais de lui faire subir :


    - Il faut qu’on se parle.


Je m’étais empressé d’effacer le sourire sadique qui s’était dessiné sur mon visage, avant de faire volte-face pour fixer mon regard dans celui d’Akize.
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Catherine Holmes
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Catherine Holmes, Jeu 19 Déc - 22:57


Old demons

« Flashback »:
 

AAAAAAAAAaaaaaahh!!

Je me réveillai soudainement, pantelante. Encore. Cela faisait trois mois et demie aujourd'hui, constatai-je en regardant le cadran de ma montre. Trois mois et demie... Comment le temps pouvait-il passer si vite?
Pour ma part, j'avais l'impression que cette nuit ressemblait à toutes les autres nuits depuis... Depuis trois mois et demie, aujourd'hui même. Depuis que, le soir d'Après, je m'étais éveillée en hurlant, pour ne plus me rendormir.
Espérant ne pas réveiller mas camarades de dortoir, je me dirigeai vers les toilettes. Pour y rendre tout ce que j'avais cru bon d'avaler la veille. Pour me passer de l'eau sur le visage. Mais surtout, surtout, pour fuir ce qui m'attendait dès que je fermais les yeux.

Son visage, sans douleur. Heureuse d'avoir aidé, d'avoir sauvé. Celle que j'avais connue souriante, heureuse, triste, amoureuse, indignée, effrayée, intimidée,... Mais pas morte. Elle ne pouvait pas mourir, elle était de ces gens qui ne meurent tout simplement pas.
Sauf qu'elle était morte. Morte et enterrée, je me souvenais même d'avoir participé à son enterrement. D'avoir vu les visages d'Andrew et de Max, de Dean et de Sophia. Les visages de ceux qu'ils avaient sauvé en transplanant vers Londres. Je ne savais pas transplaner. C'était la raison pour laquelle elle était restée. La raison pour laquelle elle était morte.
Car c'était ma faute, bien sûr. Ils avaient beau, tous, prétendre le contraire à s'en arracher les cordes vocales, je le savais.

J'avais essayé d'y échapper bien sûr, mais comment échapper à la culpabilité, lorsqu'elle vous entoure? Comment y échapper lorsqu'elle vous atteint dès qu'un visage ami se tourne vers vous?
J'avais suivi des thérapies, consulté des tas de spécialistes. Puis j'avais abandonné. Mieux valait vivre avec ma culpabilité. Mes cauchemars. Mes insomnies. Mon refus inconscient de toute alimentation. Mes larmes qui surgissaient en un flot intarissable à chaque instant. Ils finiraient bien par me tuer.
Parce que oui, j'avais pensé au suicide. Mais j'avais renoncé. A cela comme au fait de revoir mes amis. Je me terrais dans les recoins du Château, évitant tout contact. Mon mode de vie finirait par m'achever, j'en étais certaine. Et je n'avais besoin d'aucune autre certitude.

Sachant que je ne saurais me rendormir avant la prochaine nuit, je quittai la Salle Commune, sans même me couvrir. Je savais où j'allais. Je savais que personne ne penserait à m'y chercher. Et le froid ne pouvait rien contre moi. Il était mon allié, mon ami presque. Il m'aiderait à en finir plus vite avec ces voix. Avec ce Sortilège de la Mort que je revivais chaque soir dans mon lit.
Lorsque j'arrivai en haut de la plus haute tour du Château cependant, j'eus une surprise. Bonne ou mauvaise, je n'aurais su le dire. De toute façon, je m'en fichais.

Il neigeait. A gros flocons. Me revinrent soudainement en mémoire des images d'un autre temps. Du temps d'Avant. Sierra me regardait, espiègle, après m'avoir lancé une boule de neige. Mais ce souvenir s'évapora bien vite, me laissant en larmes. A genoux. Dans la neige. Je hurlai soudain ma détresse au ciel.

POURQUOI? POURQUOI MOI? POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii......

Les larmes chaudes roulaient le long de mes joues. J'avais tellement pleuré au cours des derniers mois que j'aurais juré ne plus avoir une seule goutte en réserve, mais je m'étonnais chaque jour.

Pourquoiiiiiii.....

Cette même question, presque une supplique, tournait en moi depuis trois mois et demie maintenant. Je me fichais de savoir si j'étais la seule. Cela avait eu de l'importance, un jour. Avant.

~~~~

Une main se posa soudain sur mon épaule. De stupeur, je ne réagis pas. Qui pouvait vouloir de moi? Mes amis avaient essayé, pendant un temps, de revenir vers moi. Mais je les avais fui. Je ne supportais pas leurs regards. Tu es vivante me disaient-ils. Tu es vivante et elle est morte.

Je relevai mon visage baigné de larmes vers une personne que je ne pensais plus jamais revoir.

Antoni? murmurai-je d'une voix incertaine.
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Antoni Londubat
Gryffondor
Gryffondor
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Re: Rencontre Nocturne

Message par : Antoni Londubat, Mar 11 Fév - 15:10


Poudlard semblait ne jamais avoir changé. L'endroit était toujours aussi impressionnant et splendide que lorsqu'Antoni avait foulé le sol du château, il y a dix ans. Aujourd'hui, il redécouvrait la sensation qui l'avait parcouru, qu'on ne pouvait ressentir ailleurs, alors que l'intervention du Ministère à Poudlard avait déjà pris fin. Son regard divaguait, suspendu aux centaines de tableaux qui l'avaient tant intrigué, autrefois. Certains dormaient, certains étaient vides, certains semblaient l'observer et d'autres vivaient comme s'ils n'étaient jamais morts. Ses yeux grimpèrent au plafond du hall d'entrée pour voir si un certain esprit frappeur ne s'y cachait pas, de peur d'être la victime des facéties de Peeves. Heureusement, les lieux étaient déserts en cette nuit paisible, calme. Londubat admirait les escaliers qui se déplaçaient tandis qu'il montait les étages, lui qui aurait voulu faire un tour du côté de la Grosse Dame.

Arrivé au septième étage, un cri lointain parvint à ses oreilles, ce qui n'aurait pas pu être le cas si le château n'était pas plongé dans la nuit noire. Intrigué, les pas du Gryffondor dévièrent de sa direction originelle jusqu'à s'engouffrer dans les couloirs de l'étage. Ils menèrent l'Auror au sommet du Château, recouvert par un manteau de neige. Bien vite, la température chuta et on pouvait voir, à chacune de ses expirations saccadées par sa course, de la buée s'échapper de son orifice buccal. Il plissa des yeux, jurant apercevoir quelqu'un, au sol. La neige qui se déversait sur ce coin perdu d'Ecosse obstruait sa vue et c'est à pas prudent qu'il se dirigeait vers ce qui semblait être quelqu'un, ou quelque chose. Il arriva à sa hauteur et sa main empoigna l'épaule de la jeune fille à la longue chevelure raide, où s'étaient agglutinés des flocons de neige qui fondaient lentement.

Elle semblait l'avoir reconnu, mais la tristesse qui défigurait les traits de l'étudiante ne permettait pas à Antoni de mettre un nom sur ce visage. Il demanda lors :

« Est-ce que ça va ? Mais bon sang, que fais-tu dehors à cette heure-ci ? Doucement, il la força à se relever, avant de la mener à l'intérieur. Il retira sa cape de voyage et la mit sur les épaules de la brunette, avant de renchérir sur ses précédentes questions. Alors ? »
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