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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Lieu de passage
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Ailinn Kafka
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Colibri rouge
Chercheuse


Lieu de passage

Message par : Ailinn Kafka, Jeu 11 Juil - 12:43


Bloody Muggle
PV  Gloire Lecomte




[Ouverture de sujet autorisée par Gloire]
Après d’interminables heures de vol, Ailinn avait enfin atterri en France. Ah, la France et ses habituels clichés. Paris, la tour Eiffel et une poignée de romantisme… C’était un pays qu’elle n’avait jamais visité auparavant, et pour être honnête, la Serdaigle n’avait jamais pris l’avion non plus avant ce jour maudit où l’envie l’avait prise de tester ce moyen de transport éminemment moldu.

Eh bien, au moins n’était-elle pas déçue. Quelle horreur ! D’horribles bruits de réacteurs, des turbulences terrifiantes et des voisins désagréables… Un voyage en enfer dans une boîte de conserve rouillée. À l’avenir, elle s’en tiendrait sans aucun doute au transplanage !

La jeune femme observa avec méfiance son visage marqué de fatigue dans le miroir couvert d’empreintes douteuses de l’aéroport, tentant vainement de recoiffer son indomptable crinière rousse. Ses joues de porcelaine se creusaient de larges cernes violacées, et sa peau était plus pâle que jamais.

Ailinn avait les nerfs à vif ces derniers temps, surtout depuis qu’elle avait avoué ses activités secrètes dans l’Allée des Embrumes à Toni, et espérait que ce petit séjour en France apaiserait quelque peu son esprit. Juste une petite semaine. Elle, Paris, et quelques lettres réconfortantes à ses amis qui lui manquaient déjà.

Toujours devant la glace poussiéreuse, la Serdaigle rajusta ses habits moldus avec scepticisme. En les portant, elle se sentait comme dans la peau d’une étrangère. Par Merlin, ce que sa vieille cape de velours et son uniforme de Poudlard pouvaient lui manquer…  

Abandonnant enfin son reflet fade et trouble, Ailinn se dirigea vers les immenses portes vitrées de l’aéroport. Par quoi commencerait-elle ? Trouver un hôtel, chercher des sorciers, ou jouer les touristes… ?

La rouquine sursauta violemment et manqua de laisser échapper un petit cri de surprise. Un homme d’une quarantaine d’années, vêtu d’un costume sombre et bâti comme une armoire à glace venait de lui attraper l’épaule.

« Qu’est-ce que c’est que ça ? » s’exclama-t-il en français de sa voix de stentor tout en attrapant la baguette de chêne rouge qui dépassait légèrement de son sac à main.

Mais… pourquoi avait-il attrapé sa baguette ? Par tous les strangulots de l’enfer, mais pour qui se prenait-il ?! Ailinn ne comprenait pas un mot de français, et sentait avec désespoir la situation lui échapper. Mais que faire contre cet imbécile dans cet aéroport bondé ? Si elle l’attaquait pour récupérer son bien, il y aurait des centaines de témoins, et sans aucun doute de graves ennuis avec le Ministère…

La rouquine fit brusquement volte-face, les mains sur les hanches, en laissant malencontreusement chuter son petit sac de voyage orné de trèfles qui s’écrasa sur le sol avec un bruit sourd. Oups. Il ne restait plus qu’à espérer qu’aucun moldu ne se doute de son petit stratagème d’extension indétectable…

« Rendez-moi ça ! » s’écria furieusement Ailinn, tenant vainement de rattraper la précieuse baguette que le vigile tenait précautionneusement au-dessus de sa tête.

De nombreuses personnes avaient tourné la tête en entendant les éclats de voix de la petite irlandaise. Une petite fille au sac à dos rouge, un jeune homme à lunettes carrées et aux cheveux un peu trop longs, une petite vieille portant un cabas d’osier, un bambin dans sa poussette, et une poignée d’autres. Quelques-uns étaient fatalement français et ne comprenaient probablement rien à la situation, mais d’autres, anglophones, la fixaient d’un air de profonde incompréhension. Après tout, ce n’était qu’un bout de bois…

L’homme en costume agitait dubitativement la baguette de chêne sans comprendre son utilité, jusqu’à ce que celle-ci laisse échapper une gerbe d’étincelles pourpres dans tout le hall de l’aéroport, arrachant de grands cris aux passants pressés. Soudain inquiet, le vigile hurla à la rouquine d’incompréhensibles paroles en français, qui n’eurent pour réponse qu’un cri de rage de la part d’Ailinn.

« RENDEZ-MOI MA BAGUETTE ! ESPECE DE SALE… MOLDU ! » hurla la rouquine, les larmes aux yeux tant elle rageait d’être impuissante face à cette situation.

Sans sa baguette, elle n’était donc réduite qu’à cela. Une jeune femme de dix-neuf ans, un peu petite et un peu frêle pour son âge, avec une tignasse rousse ébouriffée et des joues rougies par la rage. Une simple fillette incapable de se défendre, prête à pleurer pour que cet homme stupide lui rende le seul objet qui comptait dans sa vie de petite sorcière.

La rouquine, mortifiée, tendit une dernière fois la main pour attraper sa baguette, se mordant les lèvres jusqu’au sang pour contenir ses larmes.
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Gloire Lecomte
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Re: Lieu de passage

Message par : Gloire Lecomte, Mer 17 Juil - 14:49


L'avantage quand on est une sorcière comme moi, c'est que même si on connaît la magie, on ne se casse pas la tête à vouloir l'utiliser à tout-va et du coup, on garde de très bonnes habitudes qui font que nous ressemblons au commun des mortels et non à tous ces sorciers si imbus d'eux qu'ils ne peuvent mettre un pied hors de la communauté magique sans faire un faux pas.

C'était donc naturellement que j'avais prise l'avion pour revenir en France. Rentrer à la maison, c'était vraiment quelque chose que j'attendais avec impatience. Je pourrai revenir autant que je voulais en transplanant mais encore fallait-il que quelqu'un m'attende... et ce n'était pas toujours le cas donc en général, je retrouvais mon père plutôt sur ses paquebots que dans la maison de mon enfance. Alors forcément... dès que je pouvais y retourner, c'était donc avec un plaisir non-dissimulé.

Rien qu'en fermant les yeux, je pouvais sans peine voir l'herbe tendre du jardin japonais, les lampions et les luminaires éclairant le chemin, les volets ouverts laissant les rideaux blancs flotter dans le vent... Je pouvais même apercevoir les arbustes colorés et les petits papillons qui devaient y voleter allègrement... ou la neige blanche recouvrant l'ensemble quand l'hiver s'étendait sur la France.

C'était d'ailleurs mon occupation favorite dès que j'avais un instant et j'étais étonnée de voir à quel point cela m'était facile. Je pouvais le faire n'importe où, n'importe quand, dans n'importe quelle situation. Il me suffisait juste de fermer les yeux et d'y penser et les images prenaient vie dans mon esprit... mais bon, ça c'était qu'avant que des cris me ramènent à la réalité. Frustrée, j'ouvrais donc les yeux et regardais ce qu'il se passait autour de moi.

A quelques pas de moi, un petit attroupement s'était fait et commenté ce qui semblait être une quelconque rixe. C'était un peu comme au marché... quand les gens commentaient les poulets à acheter. Cela ne m'intéressait pas plus que cela aussi détournais-je la tête, complètement indifférente. A présent que j'avais identifié le problème, je pouvais sans problème reprendre le fil de mes pensées... Donc... les grands arbres de l'allée, le petit chemin de sable, le toit aux tui...

- RENDEZ-MOI MA BAGUETTE ! ESPECE DE SALE... MOLDU !

Ohhhhh ! autant le mot baguette peut passer inaperçu, autant le mot moldu ne le peut pas. Mon esprit déconnecta immédiatement de son film lyonnais et j'atterris de nouveau dans le hall de l'aéroport (oui oui je suis dans un aéroport, je ne vous l'avais pas dit ?) et me levais précipitamment de mon siège, ma propre baguette cachée sous ma veste. Cette fois-ci, je vins voir ce qu'il en était et aperçus une jeune femme rousse aux prises avec un vigile qui tenait en effet une baguette magique à la main.

Je compris rapidement la situation et bien que je fus tentée d'assommer la sorcière d'avoir perdu son sang-froid, la priorité n'était pas à cet endroit aussi, discrètement, lançais-je un "Confundo" informulé. Celui-ci toucha le vigile qui sembla alors retourné par la situation, ne semblant pas comprendre ce qui lui arrivait et observait bêtement l'objet qu'il tenait dans la main. Sûre d'avoir momentanément l'avantage, je me frayais alors un chemin pour me rapprocher et espérait que la jeune sorcière profite de ce moment pour reprendre sa baguette et partir en courant.

Le Ministère ne devrait plus tarder. Après tout, je venais de lancer un sortilège sur un Moldu donc en toute logique, ceux-ci devaient envoyer quelqu'un voir sur place ce qu'il en était. Avec un peu de chance, des Oubliators passeraient également faire le ménage. En tout cas, c'est tout ce que j'espérais...
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Ailinn Kafka
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Re: Lieu de passage

Message par : Ailinn Kafka, Jeu 25 Juil - 0:49


Bloody Muggle
PV Gloire Lecomte




Ailinn était prête à éclater en sanglots pour de bon lorsqu’elle vit les insensibles pupilles gris acier du vigile se troubler comme sous l’effet d’une quelconque confusion. La baguette de chêne rouge dégringola de la grande main calleuse, et la rouquine la rattrapa au vol. Percevant un soudain mouvement, elle tourna cependant vivement la tête en faisant voleter autour d’elle un long faisceau de cheveux flamboyants.

Au loin, une jeune femme au visage étrangement familier fixait intensément le vigile. Cette peau pâle, ces yeux en amande à l’origine indéniablement asiatique… Ailinn l’avait forcément déjà croisée auparavant et cette femme était une sorcière, elle aurait pu en mettre sa main à couper.
D’autant plus que l’irlandaise se doutait que quelque chose d’anormal était en train de se produire… Si la sorcière avait jeté un sort à ce vieux vigile, le Ministère ne tarderait pas à rappliquer, et Ailinn doutait que la bonne âme qui se dissimulait derrière ce visage impassible fasse preuve d’autant d’indulgence à son égard face à la brigade des Oubliators… Il était temps de filer à l’anglaise !

Sa baguette à la main, Ailinn s’empara vivement de son vieux sac à dos délavé – qu’elle avait uniquement emporté dans le but de ne pas éveiller les soupçons en déambulant sans bagages -, et s’élança vers la sortie en se faufilant parmi la foule.
Coup de coude dans les côtes d’un homme d’affaires en costume, semelle légère rasant la poignée d’une valise échouée là par une quelconque marée humaine, chevelure rousse fouettant l’épaule d’un cardigan crème.

La jeune femme s’élança à l’extérieur, son visage de porcelaine rosissant sous l’effort de la course. Il fallait absolument qu’elle se tire d’ici avant l’arrivée du Ministère… Si jamais ils lui posaient la moindre question sur l’allée des Embrumes, sur…Elle n’osait même pas y penser.

À deux cent mètres de l’aéroport environ, la jeune femme s’éloigna un bref instant dans une ruelle pour jeter un bref sortilège à sa chevelure qui prit une couleur noire de jais, avant de revenir dans les rues plus peuplées d’un pas plus lent tout en allumant une cigarette.
La Serdaigle n’était pas habituée à fumer, et ne savait d’ailleurs plus exactement comment ce paquet avait atterri au fond de sa poche, mais quelque chose lui soufflait qu’elle se fondrait probablement mieux dans la masse agglutinée des fumeurs, devant les baies vitrées. Y avait-il donc tant de gens qui fumaient, ici ?!

Déambulant toujours entre les murs de granit brut, la jeune femme secoua la tête, pleine d’incrédulité en se souvenant qui était cette sorcière au visage si familier.

« Gloire Lecomte… » murmura-t-elle doucement avec un gloussement d’amusement. « Qui l’aurait cru… »

Et effectivement, qui aurait cru que son ancien professeur de potions viendrait à sa rescousse dans un aéroport moldu en France ?! Si seulement elle parvenait à échapper au Ministère, ce serait une anecdote atypique à raconter à Jessy ! La rouquine revint cependant brusquement à la réalité lorsqu’elle se prit de plein fouet dans une silhouette inconnue.

« Pardon… » s’exclama-t-elle dans un très mauvais français en baissant la tête pour ne pas être reconnue.
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Gloire Lecomte
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Re: Lieu de passage

Message par : Gloire Lecomte, Jeu 25 Juil - 13:33


Ni vu ni connu, tout ce déroula exactement comme je l'espérais. Le vigile confus laissa échapper la baguette et la jeune sorcière s'empressa de la ramasser et de quitter les lieux sans plus de cérémonie. Les gens autour commentaient mais déjà plusieurs Oubliators venaient d'arriver sur les lieux. Je les reconnaissais pour avoir travaillé au Ministère mais je ne les connaissais pas plus que cela. Faisant comme la jeune femme que je venais d'aider, je pris mes affaires et quittais l'enceinte de l'aéroport pour me retrouver dehors.

"Où est-elle passée ?"

A peine avais-je formulé ma question que l'objet de mes pensées me fonça droit dessus. Tiens, brune maintenant ? Il me semblait pourtant que c'étaient les blondes qui perdaient la tête. L'attrapant par les épaules, je la maintins face à moi avant qu'elle ne tente une fois de plus de s'enfuir.

- Vous avez été bien imprudente tout à l'heure mademoiselle. Si j'étais vous, j'attendrai encore un peu avant de retourner à l'intérieur. Il y a plusieurs hommes du Ministère qui... nettoie nos bêtises... même si en réalité il s'agit plutôt de la vôtre.

La phrase était probablement un peu abrupte mais le ton, lui, était quelque peu amusée. Je n'avais jamais été guindée, cela n'allait pas commencer aujourd'hui. Je trouvais toujours ces situations très amusantes mais bon... ma profession exigeait souvent de moi que je sois plus réglementaire aussi ne pus-je m'empêcher de jouer une fois de plus l'éducatrice et de rappeler à ma jeune "consoeur" les règles de sécurité sur la magie.

- Soyez plus vigilante quand vous êtes parmi des moldus. Votre baguette doit être rangée dans un endroit bien plus discret que votre poche ou votre sac. Même si certains moldus ne prêtent attention à rien, d'autres peuvent quant à eux devenir de véritables plaies.

Et c'était vrai, j'en avais déjà fait moi-même les frais mais... cela n'avait pas été aussi grave que cette fois-ci.

- Faite comme moi, faites vous tailler un vêtement qui vous permette d'y glisser discrètement votre baguette tout en restant assez souple pour que vous puissiez la prendre en cas de nécessité.

Je souris à mon interlocutrice pour la rassurer puis jetant un regard derrière moi, je m'assurais que personne ne tendait l'oreille vers nous et en profitais pour vérifier à travers la vitre si l'ordre était revenu. A voir les gens de nouveau assis, je sus que oui aussi me tournais-je à nouveau vers mon vis-à-vis.

- Un verre ça vous dit ? Au moins vous ne serez plus seule... et au pire, je pourrais toujours intervenir si besoin. Allez, venez, vous en avez besoin, je le sens.

Et sans même attendre sa réponse, je pivotais sur mes talons, l'entraînant à ma suite jusqu'à une terrasse intérieure où je nous trouvais une table et deux chaises. Je calai alors ma valise à mes côtés, retirai la veste de mon tailleur bleue marine que je suspendais au dossier de ma chaise et restai avec mon chemisier blanc et ma jupe. Depuis des années, je portais toujours les mêmes uniformes. Je les avais adoptés quand j'avais commencé l'enseignement et depuis ils constituaient pas moins de 70% de ma garde-robe.

- Que souhaitez-vous boire ? demandai-je poliment une fois que nous fûmes toutes les deux installées.
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Ailinn Kafka
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Re: Lieu de passage

Message par : Ailinn Kafka, Mer 7 Aoû - 0:39


Bloody Muggle
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Oh, bon sang. Pourquoi, par l’enfer, avait-il fallu qu’elle se heurte avec exactement la même sorcière qui venait de lui sauver la mise auprès du Ministère ? Enfin, peut-être ne la reconnaîtrait-elle pas, à présent qu’elle était brune…

« Vous avez été bien imprudente tout à l'heure mademoiselle. Si j'étais vous, j'attendrai encore un peu avant de retourner à l'intérieur. Il y a plusieurs hommes du Ministère qui... nettoient nos bêtises... même si en réalité il s'agit plutôt de la vôtre. »


Ailinn soutint son regard, les joues en feu tandis que ses cheveux reprenaient lentement leur couleur habituelle.

« Je suis impulsive, mais pas stupide. Je n’affectionne pas particulièrement les procès. » répondit-elle froidement à voix-basse.

« Soyez plus vigilante quand vous êtes parmi des moldus. Votre baguette doit être rangée dans un endroit bien plus discret que votre poche ou votre sac. Même si certains moldus ne prêtent attention à rien, d'autres peuvent quant à eux devenir de véritables plaies. »

« Eh bien, si cet idiot s’était mêlé de ce qui le regardait, j’imagine que je n’aurai pas perdu mon calme. Mais, merci. Je n’ai pas grande habitude des moldus. »

Cependant, malgré ses piques froides et dénuées de toute sympathie, la sorcière continuait de lui prodiguer ses bons conseils.

« Faite comme moi, faites vous tailler un vêtement qui vous permette d'y glisser discrètement votre baguette tout en restant assez souple pour que vous puissiez la prendre en cas de nécessité. »

Ailinn sourit d’un air crispé. Elle détestait recevoir ce genre de conseils paternalistes de la part d’autres sorciers, et ce d’autant plus lorsqu’ils avaient raison. Oui, elle aurait dû faire plus attention. Oui, elle aurait dû avoir une allure plus innocente et garder son calme. Mais l’irlandaise n’avait jamais été parfaite, et n’allait probablement se transformer en l’idéale jeune sorcière ce jour-là.

« Merci de vos conseils. »

Mais alors que la rouquine s’apprêtait à prendre congé, la sorcière lui avait déjà attrapé le bras et l’entraînait vers un café, non loin de là, malgré les protestations de l’irlandaise.

« Un verre ça vous dit ? Au moins vous ne serez plus seule... et au pire, je pourrais toujours intervenir si besoin. Allez, venez, vous en avez besoin, je le sens. »

« À vrai dire, je devais… »

Trop tard. Elles étaient déjà toutes deux assises à la terrasse d’un café. Gloire avait installé ses affaires confortablement autour d’elles, mais la Serdaigle restait droite sur sa chaise, son sac à dos sur ses genoux. Et si jamais le Ministère débarquait ?

« Que souhaitez-vous boire ? »

La sorcière était aimable, prévenante, et pourtant Ailinn ne pouvait se défaire de son sentiment d’impatience à son égard. Pourquoi fallait-il toujours qu’elle apparaisse comme une gamine apeurée en présence de ses consœurs ?

« Un café, merci. » finit par capituler Ailinn en déposant un peu d’argent moldu sur la table. Il était hors de question que cette inconnue – et accessoirement, son ancien professeur de potions – paye sa consommation dans un café. Non, il y avait eu bien trop de compassion à son égard pour la journée et il était temps de faire pencher la balance dans l’autre sens.

La rouquine avait commencé à prendre le pli de certaines habitudes moldues, mais elle avait encore un peu de mal à se rendre compte de la valeur de l’argent et c’est donc naturellement qu’elle déposa un billet de cinquante euros sur la table en espérant que cela suffirait à payer les deux consommations.

« C’est une véritable surprise de vous retrouver ici. La dernière fois que je vous ai vue, je nageais encore dans mon uniforme de… de l’école, et je croulais sous des piles de livres ! »

Ailinn accepta avec un sourire le café que venait de lui apporter une jeune serveuse aux yeux noisette qui n’était pas sans lui rappeler son amie Jessy, et comprit à ses grands yeux étonnés lorsqu’elle vit l’addition qu’elle avait dû faire quelque chose d’inapproprié avec la monnaie… Eh bien, tant pis. S’il y avait en trop, la serveuse aurait un pourboire.

« Sinon, pourquoi êtes-vous venue en France, si cela n’est pas trop indiscret ? » s’enquit la Serdaigle en retrouvant sa politesse usuelle.

Du coin de l’œil, la Serdaigle aperçut un indien qui dansait sur le trottoir d’une façon véritablement comique, deux blondes qui se faisaient face silencieusement tout en gardant les yeux rivés sur leurs téléphones portables et un jeune homme brun à lunettes plongé dans un épais cahier de notes. Une tension pesante s’installait peu à peu entre elles tandis que l’irlandaise songeait qu’elle aurait bien mieux fait de rester dans son petit appartement…

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Gloire Lecomte
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Re: Lieu de passage

Message par : Gloire Lecomte, Mar 3 Sep - 13:39


J'avais bien remarqué que la jeune sorcière n'aimait pas être ainsi rabrouée mais que voulez-vous, j'étais ce que j'avais toujours été et même si ce côté un peu trop mère poule pouvait parfois agacer les gens, je n'avais pas l'intention de changer. Quoiqu'il en soit, faisant fi de ses protestations, je l'entraînais donc à ma suite jusqu'à un petit café donc où sans détour, je lui demandais de commander quelque chose à consommer.

"Finalement, je suis peut-être vraiment trop vindicative..."

Ce ne fut qu'une pensée fugace, l'espace d'un instant, voir d'une demi-seconde. En tout cas, cela avait suffi pour que son "invitée" se décide enfin à prendre un café. Je souris devant cette habitude qu'avaient les gens de croire qu'un café était fait pour les cafés.

- Ce sera donc un café pour mademoiselle. Pour ma part, j'aimerai une assiette de viennoiserie accompagnée d'un verre de jus d'orange je vous prie.

La serveuse qui se trouvait à la table d'à côté s'empressa de prendre leur commande et s'en fut pendant que la rouquine comptait tant bien que mal les petites pièces d'euros qui lui serviraient à payer sa consommation. Charitable, je l'aurais bien aidé, et j'aurais même très bien pu payer, mais à voir son air déterminé, je me dis intérieurement que mieux valait ne pas trop insister sous peine de subir ses foudres.

Patiente, j'attendis donc qu'elle ait fini, les bras croisés. Apparemment, lasse d'hésiter, la jeune femme avait tout simplement préféré déposer un billet de cinquante euros. C'était bien trop pour ce qu'elles avaient commandé mais je ne pipai mot.

- C’est une véritable surprise de vous retrouver ici. La dernière fois que je vous ai vue, je nageais encore dans mon uniforme de… de l’école, et je croulais sous des piles de livres ! Et sinon, pourquoi êtes-vous en France si ce n'est pas trop indiscret ? lui dit alors son interlocutrice tandis que la serveuse déposait devant eux leurs consommations.

Je n'eus pas vraiment le temps de répondre car la serveuse semblait dubitative quant à la monnaie à rendre. Soupirant discrètement, je lui éclaircis la situation.

- Rendez-nous la monnaie sur 5 euros, comptez la différence comme pourboire voulez-vous ?

Et voilà, l'adolescente sourit, bien heureuse d'avoir un pourboire plutôt conséquent vu la situation et rendit quarante-cinq euros à l'inconsciente sorcière qui me faisait face et qui semblait toujours aussi dépassée par la situation. Tranquillement, je pris l'assiette de viennoiseries où s'étalaient croissants et chocolatines et lui en proposais, tout en répondant à sa question.

- Je me disais bien que votre visage m'était connu. Vous avez donc été dans ma classe. Pourriez-vous me rappeler votre nom s'il vous plaît ? Vous comprenez, quand on a un poste comme les miens, on n'arrive plus vraiment à se souvenir qui est qui or je n'aimerai pas me tromper et vous appeler par un autre nom.

Croquant à pleine dents dans un croissant, je marquais ici une pause afin de saisir son nom avant de continuer. Oui parce que discuter avec une personne sans connaître son identité était quelque peu stupide, du moins à mes yeux.

- Pour votre question concernant ma présence en France, et bien c'est très simple, j'y suis née et j'y viens régulièrement puisque mon père y vit toujours. Du moins quand il est à terre.

Ceci était l'art et la manière d'en dire assez sans trop en dire non plus, version moi.

- Et vous même ? Qu'est-ce qui vous amène dans le coin ?
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Ethan Wood
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Re: Lieu de passage

Message par : Ethan Wood, Dim 3 Nov - 15:45


{PV Kyara Blanchet}
// Étant donné qu'il n'y a pas eu de réponse depuis plus d'un mois, je poste, si problème MP-MOI //

J'avais fait un long trajet en avion et me voilà à Paris. Ah ! Paris ! La ville des amoureux ! Les croissants, les airs jouées à l'accordéon, les mimes ! Tout ce petit monde qui s'agitait dans l'aéroport ! Alors comme ça c'était ça la France ? Je venais à peine de poser un pied hors de l'avion qu'un soleil agréable vint me caresser le visage. Je n'étais en vacances que depuis quelques jours que j'avais décidé de faire une petite expédition à Paris, histoire de changer d'air. Changer de visages. Je ne parlais pas très bien français mais quand même assez pour me débrouiller dans une ville inconnue. Je n'attendais qu'une chose, remplir les formalités et pouvoir sortir de l'aéroport, découvrir la Tour Eiffel et embrasser l'air parisien.

Je chopai un taxi libre et lui demandai de me conduire à la Tour Eiffel, ma mère m'avait conseillé de commencer à visiter de suite, sinon, les vagues de touristes auraient bientôt raison de moi et je ne pourrai visiter Paris que de la terrasse de ma chambre d'hôtel. Avec le chauffeur nous discutâmes longuement, il m'apprit qu'en cette saison, les touristes se bousculaient pour découvrir le Louvre, la Tour Eiffel et tous les grands monuments, c'était bien ma chance. Je pense que mon air pitoyable l'attendrit et il me fit un prix sur la course de taxi. Le voyage commençait bien, je sens que si tous les français étaient aussi agréables avec moi, je m'éterniserai ici.

Lorsque j'arrive devant la Tour Eiffel, c'est l'horreur. Il y a la queue jusqu'au passage piéton du trottoir d'en face et apparemment, ça n'a pas l'air d'avancer. Une femme m'apprit qu'aujourd'hui, tout Paris voulait grimper en haut du monument, le ciel étant dégagé, ils pourraient profiter pleinement de la vue. Bon, je pense que je devrai reporter ma visite à plus tard. Je jette un coup d'oeil à ce qui m'entoure et découvre un petit café qui m'a l'air chaleureux. Il reste heureusement une place sur la terrasse où je m'installe. De là, j'ai une vue imprenable sur la Tour Eiffel et la queue d'attente, comme ça, si jamais je vois que ça avance anormalement vite, je pourrai me caser.

La serveuse me dévore du regard et je dois bien avouer qu'elle est assez bien roulée. Je commande un café et m'empare du journal. Je ne comprenais rien à ce qui était écrit mais j'ai toujours aimé faire mon grand homme important. Vous savez, ceux qui lisent leurs journaux tous les matins en faisant semblant de s'y intéresser, tout en fumant une pipe et en laissant un pourboire important sur les tables. J'inspirai un bon coup, l'air français me paraissait plus pur que l'air anglais, mais ce devait sûrement encore être les effets du voyage. Un coup d'oeil vers la Tour Eiffel et je découvris que la file n'avançait toujours pas, qu'au contraire, elle s'était comme multipliée. En plissant les yeux, je pouvais apercevoir un panneau qui indiquait que la Tour Eiffel ouvrait ses portes à partir de 11heures. Ce n'était que les gens qui attendaient pour l'ouverture ça ? Bon. Il fallait que je prenne mon mal en patience.

Sur le journal, je réussis à traduire un bout d'article. Cela parlait des pick pockets qui se multipliaient dans les rues de Paris et faisaient de plus en plus de victimes. Je rigolai légèrement, victime de quoi ? Victime de portefeuilles ? Vraiment, les journalistes ne savent plus quoi inventer pour leur gagne-pain. D'un geste, je touchai ma poche arrière de mon jean pour me rassurer de la présence de mon porte-monnaie. Mais c'est avec horreur que je découvris qu'il avait disparu. Je me retournai et découvrit une silhouette qui partait en courant, un petit objet en crocodile dans la main. Mais c'est mon porte-feuille !

- Au voleur ! Il m'a volé mon porte-feuille ! La police ! Il faut appeler la police !

C'est avec stupéfaction que je découvris que personne ne bougeait un cil. Ils étaient tous en train de se dorer au soleil et de siroter leur café. Il n'y avait donc pas de justice ni de fraternité dans ce pays ? Et les patrouilles de policiers dont m'avait souvent parlé ma mère ? Où étaient-ils ceux-là ? Jamais quand on a besoin d'eux dans des moments important mais toujours là pour te coller des PV parce-que tu as dépassé d'un km/h la limite de vitesse. C'est pas vrai ! J'étais dans un beau mercier ! Je donnai un coup de pied dans la chaise qui tomba en arrière devant l'oeil ahuri des passants.

- Quoi ? Une chaise qui tombe c'est le fait divers hallucinant de Paris mais un pickpocket qui vole les portefeuilles c'est normal face à ça ? Puta*n ! C'est pas vrai !
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Kyara Blanchet
Fondatrice AdjointeHarryPotter2005
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Fourchelang


Re: Lieu de passage

Message par : Kyara Blanchet, Dim 3 Nov - 16:38


Paris. France. Kyara était de retour dans son pays natal, mais pas dans sa ville natale. C'était les vacances et ça lui manquait de ne plus parler Français. Il y en avait quelques uns à Poudlard, mais bonjour l'accent ! En revenant, la brune pouvait au moins se ressourcer. Vu qu'il avait été hors de question pour elle de se rendre chez sa mère, elle avait décidé de s'installer dans un hôtel de la capitale. Au niveau des prix, c'était assez cher, mais Kyara connaissait les combines. Sa mère était tant connue du côté sorcier que du coté moldu, même si c'était une corvée pour elle de traité avec des moldus. Le truc, c'était que grâce à cela, elle se faisait un max d'argent et donc elle faisait l'effort, une fois par mois à faire acte de présence aux réunions des différentes entreprises qu'elle gérait de loin.

Du coup, la brune était descendu dans le premier hôtel lui plaisait et avait donné le nom de sa mère pour régler la facture. Elle n'aimerait pas du tout ce coup, mais elle devait aussi jouer le rôle de la mère aimante envers sa fille, du coup elle ne dirait rien. Hahaha. Du coup, Kyara se retrouvait dans une jolie chambre d’hôtel payée. Que demander de plus ?

Un grand sourire aux lèvres, la Française se baladait dans les rues de Paris, tout en pensant à la tête de sa mère quand elle recevrait la note. Il faudrait qu'elle vide le mini bar tient, juste pour l’embêter encore plus ! Ouais, c'était un bon plan. Se disant qu'elle s'en chargerait à son retour, elle se dirigea vers la Tour Eiffel. La brune avait du prendre le métro et avait oublié comme elle n'aimait pas ce moyen de transport. Trop de monde. Trop de gens qui râlent. Bref, vive la magie !

Sans surprise, Kyara constata qu'il y avait un monde pas possible. En même temps, c'était les vacances et il faisait beau. Du coup, ça signifiait, touristes en tout genre. Secouant la tête à la vue de la foule se pressant dans la queue afin d'atteindre la Tour Eiffel, la brune décida de s'installer dans un petit café non loin de la. Elle commanda un chocolat chaud et le dégusta avec bonheur quand soudain une personne se mit à crier.

- Au voleur ! Il m'a volé mon porte-feuille ! La police ! Il faut appeler la police !
Il s'agissait d'un jeune garçon plutôt beau gosse qui crier en regardant droit devant lui. Tournant la tête, la brune aperçue une silhouette en train de courir comme s'il y avait le diable derrière. Alala. Encore un qui n'avait pas surveillé ses affaires et qui pensait que la police viendrait l'aider. Secouant la tête, la brune trempa une nouvelle fois ses lèvres dans sa tasse, pensant retrouver le calme, mais elle avait tort. Apparemment, le jeune n'en avait pas terminé avec cette histoire, car il venait de donner un coup de pied rageur dans une chaise. Les passants firent alors un écart en le regardant avec curiosité et il réagit agressivement.

- Quoi ? Une chaise qui tombe c'est le fait divers hallucinant de Paris mais un pickpocket qui vole les portefeuilles c'est normal face à ça ? Puta*n ! C'est pas vrai !

Il n'était pas possible lui ! Poussant un soupir, Kyara déposa des pièces sur la table avant de se lever et de rejoindre le colérique. Ce n'était pas ses affaires, mais il fallait qu'elle le calme, car elle n'avait pas envie que tout parte en vrille devant elle. Décidément, elle ne pouvait pas être tranquille une seule seconde.

- Salut, crier ne sert à rien. D'ailleurs tout ce que tu as fait n'a servi à rien, tu aurais du courir après le type à la place de perdre du temps et de crier. Avec un peu de chance, il n'est pas très loin. Tu devrais voir s'il n'est pas dans une rue en train de voir ce qu'il peut recuperer de ton porte monnaie.

Aaaa, les moldus, il fallait tout leur dire ... Penchant légèrement la tête sur le côté, Kyara attendit alors de voir la réaction du jeune homme. Pour son propre intérêt, il n'avait pas intérêt à devenir violent, ou il risquait de dire bonjour au trottoir dans les secondes à venir.
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Ethan Wood
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Re: Lieu de passage

Message par : Ethan Wood, Dim 3 Nov - 17:11


J'étais vraiment dans de beaux draps, il ne me restait seulement que quelques euros, juste de quoi payer le café que je venais de commander. Où est-ce que je m'étais encore entraîné ? Tout le monde me regardait de travers en plus, si je continuais à crier comme ça, j'allais sûrement m'attirer des problèmes de gros problèmes. Je suis sûr qu'il y aurait sûrement un parisien coincé pour appeler la police parce-que je dérangeais leur sieste. Je me voyais déjà menotté au poste. Génial !

Heureusement que j'avais réservé les billets d'avion et ma chambre d'hôtel en avance, sinon, j'aurai dû dormir dans les rues insalubres de Paris. De suite, mon opinion de cette belle ville avait changé, c'était désormais, à mes yeux, une ville qui regorgeait de malfaiteurs et de gangsters. Bon, c'est vrai que j'y allais un peu loin mais j'étais tellement remonté que même la plus belle ville du monde me semblait être le plus sale des dépotoirs.

Une jeune femme s'était levée et s'était approchée de moi. Je le sentais mal cette fois là, elle allait soit me foutre la claque du siècle et me ridiculiser devant tout le monde ou alors.. En fait, j'en savais rien. J'étais assez stressé, si ça se trouve elle allait commencer à me faire un exposé sur le respect des autres. Elle avait l'air exaspérée, comme si je lui avais gâché sa matinée, bon, c'était vrai quand même, je lui avais gâché sa matinée en criant comme un fou et en faisant entendre à tout le monde mon timbre de voix. Aïe, j'allais passer un sale moment.

- Salut, crier ne sert à rien. D'ailleurs tout ce que tu as fait n'a servi à rien, tu aurais du courir après le type à la place de perdre du temps et de crier. Avec un peu de chance, il n'est pas très loin. Tu devrais voir s'il n'est pas dans une rue en train de voir ce qu'il peut récuperer de ton porte monnaie.

Bon, ça ne s'était pas passé si mal que ça, elle avait même plutôt été sympa, même si je savais déjà ce que j'avais à faire. Vu l'allure à laquelle courait le mec, me mettre à sa poursuite aurait été une perte de temps. En plus, j'étais pas habillé pour. Mais finalement, j'écoutai son conseil après lui avoir répondu en essayant de ne pas me montrer trop violent.

- Écoute, je sais ce que j'ai à faire d'accord ? Je ne roule pas sur l'or moi, il me reste à peine de quoi payer mon café, alors il me semble normal que je sois un tant soit peu énervé. J'étais venu à Paris dans le but de passer des vacances agréables et relaxantes pas pour me mettre à la poursuite du premier abruti venu me volant mon portefeuille. Je ne savais pas que Paris était une ville de gangsters.

J'étais essouflé, j'avais parlé fort. Pour bien me faire comprendre. Espérons qu'elle ne l'ai pas mal pris. En attendant, je repris mon sac à dos et me dirigeai vers l'endroit où s'était enfui le malfrat. J'étais bien décidé à le poursuivre. Je ne savais pas du tout dans quel mercier je m'engageais, peut-être était-il armé d'un couteau et me liquiderait dès que j'aurai fait un pas dans sa direction. Je ne savais pas du tout, mais j'étais sûr que je n'allais pas rester plus longtemps à cette terrasse de café, à m'expliquer avec cette fille qui s'introduisait dans mes affaires.
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Kyara Blanchet
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Re: Lieu de passage

Message par : Kyara Blanchet, Dim 3 Nov - 17:47


Les parisiens et autres touristes regardaient avec curiosité les deux personnes. Les vols à Paris n'étaient pas rares, mais généralement, les gens n'en faisaient pas tout un scandale. Enfin si, mais généralement, c'était dans une autre langue et du coup personne ne comprenait. La, le jeune homme s'était exprimé en Français, même s'il possédait un accent prouvant qu'il n'état pas du pays. Retenant un soupir, vu qu'elle se trouvait au centre de l'attention, Kyara attendait toujours une réponse quelconque. Cette dernière ne tarda d'ailleurs pas, après l'avoir observé, le moldu lui répondu dans son Français accentué.

- Écoute, je sais ce que j'ai à faire d'accord ? Je ne roule pas sur l'or moi, il me reste à peine de quoi payer mon café, alors il me semble normal que je sois un tant soit peu énervé. J'étais venu à Paris dans le but de passer des vacances agréables et relaxantes pas pour me mettre à la poursuite du premier abruti venu me volant mon portefeuille. Je ne savais pas que Paris était une ville de gangsters.

Une ville de gangsters, de suite les grands mots, comme si dans les autres villes il n'y en avait pas ! Kyara avait affaire à un vrai mélodrame ! Levant les yeux au ciel, elle n'eut pas l'occasion de répondre, car il partait déjà son sac à dos sur les épaules dans la direction ou le voleur s'en était allé. C'était pas la politesse qui l'étouffait ! Secouant la tête, tout en se répétant qu'elle était idiote de le suivre, Kyara le suivit. Se mettant à son niveau, elle plongea alors les mains dans les poches de sa veste avant de reprendre la parole.

- C'est pas en marchant à cette allure que tu le retrouveras le gars. Tu connais pas le coin en plus j'imagine, mais si tu as envie de te perdre dans Paris, tu suis la bonne direction ! Si tu as envie, je t'aide, sinon, je pars et je te laisse tranquille.


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Re: Lieu de passage

Message par : Ethan Wood, Dim 3 Nov - 18:24


La jeune femme qui m'avait interpellé se mit à me suivre. Mais de quoi elle se mêlait celle-là ? J'appréciais le fait qu'elle fasse attention à moi comparé aux autres parisiens trop occupés à déguster leurs chocolats liégeois, mais de là à me suivre comme un chien. Il y avait de la marge. J'aurai bien aimé lui dire un truc blessant pour qu'elle s'en aille et arrête de se mêler des affaires des autres mais je n'avais jamais aimé faire de la peine aux femmes même si celle-ci était la pire des harpies. Pourquoi est-ce que j'avais toujours été si sensible ? Je marchais en regardant ses pieds je n'étais pas décidé à engager la conversation, j'étais sûr que la fille qui me suivait était une de celles qui commençait à faire un exposé sur les droits de la femme si l'on disait une parole mal dosée qui pourrait la blesser. Puis, elle se décida à briser le silence.

- C'est pas en marchant à cette allure que tu le retrouveras le gars. Tu connais pas le coin en plus j'imagine, mais si tu as envie de te perdre dans Paris, tu suis la bonne direction ! Si tu as envie, je t'aide, sinon, je pars et je te laisse tranquille.

Elle était incroyable celle-là ! Elle avait un de ces caractères ! Je devais avouer que ça ne me déplaisait pas. D'habitude, les filles étaient des petites imbéciles qui te regardaient dans les yeux en roucoulant et en répondant à des questions dont elles ne connaissaient sûrement pas le sens, juste parce-que tu étais bien foutu. Remarque, c'était plaisant de sympathiser avec des filles dans ce genre de temps en temps, elles ne te refusaient jamais rien et finissaient généralement facilement dans ton lit. Sympathique quand tu n'avais rien à faire de la soirée. La jeune femme qui me suivait de près avait un fort caractère, on ne pouvait pas le nier. Je suis sûr que bientôt, c'est elle qui allait prendre les commandes et me mener par le bout du nez. Ça ne me déplaisait pas du tout d'être sous les ordres de la gente féminine. Pour une moldue, elle était plutôt bien roulée également, mais c'était pas le moment de penser à ça, j'avais perdu mon portefeuille et je devais le retrouver et elle avait raison je ne connaissais pas du tout la ville, j'aurai besoin d'elle.

- Tu as raison, je ne connais pas cette ville. Je ne savais même pas où elle se situait avant ça. C'est la première fois que je viens en France et.. Oui, j'ai besoin de ton aide. Si notre voleur, comme tu dis, s'est arrêté pour fouiller mon portefeuille je n'ai pas besoin de me la jouer à la Usan Bolt pour partir à sa poursuite. Au fait, je m'appelle Ethan. Alors, est-ce que ton GPS de méchants nous indique qu'on est dans la bonne direction ?

Je tendis ma main, un sourire narquois aux lèvres, j'avais ajouté une pointe d'ironie sur la dernière phrase que j'avais commencé. Elle paraissait tout savoir et connaître Paris comme sa poche. On verrait bien ça. Tout d'un coup, une idée me traversa l'esprit, peut-être était-elle de mèche avec le pickpocket ? Peut-être allaient-ils me coincer tous les deux dans un coin, me choper tout ce que je portais sur le dos et m'achever d'un coup de couteau. Elle était bien assez intelligente pour élaborer un plan de la sorte. Un pickpocket a toujours besoin d'une tête dans son équipe. Pourquoi s'était-elle levée alors que tous les autres étaient restés assis ? Visiblement, elle était française selon son bon français. Je continuai de marcher en sa compagnie, si je renonçai à mon portefeuille, je ne saurai jamais si j'avais pris la bonne décision ou pas. Alors, autant continuer et tenter le diable ou repartir les poches pleines.
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Re: Lieu de passage

Message par : Kyara Blanchet, Lun 4 Nov - 16:01


Kyara marchait d'un pas léger, mais rapide. Elle attendait la réponse du jeune homme, à savoir s'il voulait d'elle ou s'il désirait qu'elle s'en aille ce qui ne serait pas non plus un problème. Cela ne faisait pas très serpentard d'aider une autre personne, surtout un moldu, mais elle s'en fichait complètement. Les moldus étaient aussi des êtres humains, certes ils ne pratiquaient pas la magie, mais ce n'était pas de leur faute et ils se débrouillaient très bien sans ! Les mains derrière son dos, la brune laissa alors passer un groupe de touristes avant de se remettre au niveau du moldu qui semblait avoir fait son choix.

- Tu as raison, je ne connais pas cette ville. Je ne savais même pas où elle se situait avant ça. C'est la première fois que je viens en France et.. Oui, j'ai besoin de ton aide. Si notre voleur, comme tu dis, s'est arrêté pour fouiller mon portefeuille je n'ai pas besoin de me la jouer à la Usan Bolt pour partir à sa poursuite. Au fait, je m'appelle Ethan. Alors, est-ce que ton GPS de méchants nous indique qu'on est dans la bonne direction ?

Venir en France sans prendre la peine de se munir au moins d'un plan. Alala, ses touristes tous les mêmes ! Kyara ne savait pas qui était Usan Bolt, surement un moldu connu, elle s'en fichait un peu en fait et décida de ne pas faire de commentaire sur ce sujet. Ainsi le garçon se nommé Ethan. C'était toujours mieux de mettre un prénom sur une tête. Tout en parlant, il avait tendu la main tandis qu'un ton narquois se faisait sentir dans sa voix. Il mettait Kyara au défi et cela se comprenait.

- Je m'appelle Kyara. Je pense que nous sommes dans la bonne direction, dans la logique, quand une personne vole quelque chose, elle s'éloigne de quelques mètres avant de se terrer dans une rue sans trop de passant ou dans un endroit calme afin de faire les comptes pour ensuite repartir. On a perdu du temps en blablatant, alors il faut se presser. Est ce que tu as une description physique du voleur en question ?

La brune doutait fortement qu'Ethan avait eu le temps de voir son visage, mais peut être qu'il avait retenu un signe distinctif permettant d'identifier le voyou. Kyara n'avait pas spécialement envie de peter la tronche d'un innocent moldu, quitte à le faire, autant que ce soit pour la bonne personne.
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Re: Lieu de passage

Message par : Ethan Wood, Lun 4 Nov - 18:41


- Je m'appelle Kyara. Je pense que nous sommes dans la bonne direction, dans la logique, quand une personne vole quelque chose, elle s'éloigne de quelques mètres avant de se terrer dans une rue sans trop de passant ou dans un endroit calme afin de faire les comptes pour ensuite repartir. On a perdu du temps en blablatant, alors il faut se presser. Est ce que tu as une description physique du voleur en question ?

Alors comme ça, elle s'appelait Kyara ? Ça lui allait plutôt bien je trouve. Waouh ! Elle devait sûrement être détective privée ou bien elle s'était souvent faite chopper des trucs parce-qu'elle m'énonça distinctement la tactique des pickpockets. Peut-être avait-elle fréquenté leur milieu.. De toute façon, c'était pas mes affaires alors je n'avais pas à fourrer mon nez là où il fallait pas, comme certaines personnes le font. Je détestais quand les autres se mêlaient de ce qui ne les regardait pas, en l'occurrence, Kyara avait un peu agi de la sorte mais c'était pour me venir en aide alors j'appréciais son geste, certaines personnes écoutent ta conversation et viennent ensuite donner leur avis, avec leur air de pie et leurs lèvres pincées. Je ne les supportais pas.

- Enchanté. Tu connais Paris comme ta poche il me semble, tu habites ici depuis longtemps ? Vos désirs sont des ordres chère madame, accélérons le pas. C'est ton jour de chance Kyara, je n'ai pas une photocopie de sa carte d'identité dans ma poche mais j'ai vu qu'il était brun, de taille moyenne, il portait un sweat à capuche orange/vert et un jean. C'est tout ce dont je me souvienne, j'étais trop occupé à taper dans la table.. Mais je pense qu'un sweat coloré, ça doit pas bien être du à trouver, à moins qu'il n'ai disparu dans le ventre de Paris et filer à travers les égouts. En tout cas, je n'abandonnerai pas maintenant. Au fait, il est peut-être armé, alors, pour ta propre sécurité, tu peux choisir de rebrousser chemin, je ne t'en voudrai pas.

J'avais accéléré le pas, comme elle me l'avait demandé. Puis, je m'étais tourné vers elle tout en marchant pour lui dire qu'elle pouvait s'en aller si elle avait peur, après tout, c'était une fille et les filles c'est normal qu'elles aient peur, non ? Je manquai de me prendre un lampadaire en pleine face en oubliant de regarder ou je marchai, heureusement, je l'évitai et manquai de me ridiculiser devant la jeune française.

Bientôt, nous arrivâmes à la hauteur d'un pont, enfin sous le pont en question, il faisait très sombre et dans le noir, j'aperçus une couleur vive qui s'était arrêtée là et regardait les alentours d'un air méfiant, comme si elle avait quelque chose à se reprocher. Et si ? Je pris la main de Kyara et lui fit signe de se taire, si c'était vraiment lui et qu'on faisait du bruit il s'enfuirait à coup sûr et là, je pourrai dire adieu à mon portefeuille. J'emmenai Kyara se cacher avec moi dans un buisson. Je ne savais pas comment l'approcher, j'avais toujours été fort dans les combats à mains nues mais s'il était armé, il aurait l'avantage à coup sûr. Ah ! Si seulement Kyara n'était pas là ! J'aurai pu sortir ma baguette, lui infliger quelques sorts et lui faire tout oublier en un claquement de doigts. En plus, nous étions sous un pont, il faisait extrêmement sombre et le bruit de nos voix serait couvert par le bruit de la circulation et les injures des automobilistes. Ah ! L'avantage d'être en présence de moldus !
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Kyara Blanchet
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Re: Lieu de passage

Message par : Kyara Blanchet, Mar 5 Nov - 10:49


Pendant qu'Ethan assimilait les paroles de Kyara, cette dernière réfléchissait à comment pouvoir neutraliser le bonhomme s'ils le retrouvaient. A cause d'Ethan et du voleur, la magie c'était à oublié ou elle risquait de se retrouver au ministère de la magie, avec des problèmes sur le dos. Elle y avait été trop souvent à son gout et n'avait pas envie que son dossier se remplisse encore, ou elle finirait vraiment par être suspecté de faire des choses louches ...

- Enchanté. Tu connais Paris comme ta poche il me semble, tu habites ici depuis longtemps ? Vos désirs sont des ordres chère madame, accélérons le pas. C'est ton jour de chance Kyara, je n'ai pas une photocopie de sa carte d'identité dans ma poche mais j'ai vu qu'il était brun, de taille moyenne, il portait un sweat à capuche orange/vert et un jean. C'est tout ce dont je me souvienne, j'étais trop occupé à taper dans la table.. Mais je pense qu'un sweat coloré, ça doit pas bien être du à trouver, à moins qu'il n'ai disparu dans le ventre de Paris et filer à travers les égouts. En tout cas, je n'abandonnerai pas maintenant. Au fait, il est peut-être armé, alors, pour ta propre sécurité, tu peux choisir de rebrousser chemin, je ne t'en voudrai pas.

Pendant quelques secondes, Kyara hésita à dire la vérité. Non pas en disant qu'elle était dans une ecole de sorcellerie hein, mais juste qu'elle habitait dans les environs de Londres. Elle n'avait pas envie de devoir répondre à d'autres questions, même si elle pouvait toujours ne pas y répondre.

- Je n'habite pas ici, mais à Londres.

Réponse courte et qui laissait sous entendre qu'elle n'avait pas envie de s'étendre sur le sujet. Kyara ne connaissait pas Paris comme sa poche, cela prendrait surement des années en y vivant. Par contre, elle connaissait quelques quartiers, pour y avoir passé des journées entières quand elle échappait à la surveillance de sa mère. Quelques détails avaient changés, mais grosso modo, elle se repérait encore.

Kyara ne savait pas ce qu'était une photocopie, mais elle nota mentalement la description du bonhomme. Il aimait se faire voir en tout cas ... Mettre des habits flashy, c'était la meilleure solution pour se faire repérer à trois mètres. Ils devaient avoir affaire à un débutant ou un idiot. Voir les deux en même temps, ce qui n'était pas sans déplaire à Kyara.

Ethan, s'était retourné au moment ou il avait dit à la serpentard qu'elle pouvait s'en aller si elle avait peur du danger et cela lui fit lever les yeux au ciel. Ce n'était pas un moldu qui allait lui faire peur. Elle failli éclater de rire en voyant qu'Ethan était à deux doigts de se manger un poteau, mais Kyara arriva à se contenir et à retrouver son sérieux tout en calant son allure sur celle du moldu.

Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent sous un pont et au loin une tache coloré se faisait voir. Ethan attrapa alors la main de Kyara et après lui avoir fait signe de se taire, l'entraina derrière un buisson. Apparemment, il s'agissait du voleur, mais comment l'approcher sans qu'il ne prenne la fuite par l'autre coté ... Dilemme, dilemme ... La brune eut alors une idée et elle présenta son plan à Ethan.

- J'ai une idée, tu me laisses quelques minutes le temps que je fasse le tour du pont et quand je suis en place, tu rentres à l’intérieur. Dans la logique, le type partira de l'autre côté et je l'attendrais. Il ne passera pas et même s'il me voit avant, il ne se méfierait certainement pas de moi.

Kyara n'avait pas dans l'idée de se servir de la magie, juste de prendre un grand bout de bois et de faire voir les étoiles au type. Ce serait simple comme bonjour. Enfin, il fallait encore qu'Ethan soit d'accord et ça c'était surement une autre histoire.
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Ethan Wood
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Re: Lieu de passage

Message par : Ethan Wood, Mer 6 Nov - 17:09


- Je n'habite pas ici, mais à Londres.

C'était une réponse courte. Apparemment, Kyara ne voulait pas s'éterniser sur le sujet. Quel était l'importance, au fond, de savoir où habitait chacun ? Ils ne se reverraient sûrement jamais et se quitteraient après avoir débusqué le malfaiteur. Ethan se tut. Il n'avait plus rien à dire, Kyara avait mis fin à la conversation avec une telle aisance que ça en devenait troublant.

Les deux jeunes étaient désormais camouflés par le buisson dans lequel ils se trouvaient. Ils étaient côte à côté et dans une position peu confortable. Ethan commença bientôt à avoir des crampes dans les mollets. Il ne savait pas combien de temps ils allaient rester là à observer le pickpocket vider le portefeuille d'Ethan sous ses yeux. Il aurait tellement aimé sortir du buisson tel un super-héro, décocher une droite au voleur et reprendre son portefeuille. Mais c'était impossible. Si celui-ci avait un couteau, il ne lui suffisait que de lancer le couteau vers Ethan pour que celui-ci atteigne directement son coeur et le fasse cesser de battre. Ce serait une mort tragique.

Non, il fallait trouver une autre solution. Dans un autre sens, le mec n'avait pas l'air d'un génie dans l'art du vol, d'habitude, les pickpockets subtilisaient les affaires des gens sans que ceux-ci ne s'en rendent compte. Cette fois-ci, Ethan avait senti un mouvement. Ce n'était pas un pro visiblement. Ses habits flashys ne contredisaient pas la théorie d'Ethan. On le voyait depuis le café d'en face celui-là avec sa parka orange ! Tout d'un coup, Ethan eut honte de s'être fait voler par un tel débutant, il devait vraiment avoir l'air ridicule aux yeux de Kyara.

Au bout de quelques minutes, tandis qu'Ethan se tortillait sans faire de bruit pour essayer de trouver une position confortable, Kyara prit la parole. Menant les rennes comme à son habitude, enfin comme elle avait fait jusque-ici. Elle élabora un plan simple, mais qui marcherait sûrement du feu de Dieu.

- J'ai une idée, tu me laisses quelques minutes le temps que je fasse le tour du pont et quand je suis en place, tu rentres à l’intérieur. Dans la logique, le type partira de l'autre côté et je l'attendrais. Il ne passera pas et même s'il me voit avant, il ne se méfiera certainement pas de moi.

Ethan écouta attentivement Kyara et ne perda pas une miette de ce qu'elle dit. Son plan était ingénieux, certes d'une simplicité enfantine mais ingénieux. Du moins, il n'était pas tout à fait d'accord sur un point, si le voleur se doutait de quelque chose et commençait à attaquer Kyara ? Il ne serait sûrement pas plus clément avec elle qu'avec Ethan. Il faudrait échanger les rôles. Ou bien trouver une autre solution. Ethan ne pouvait pas tout accepter. Il ne voulait surtout pas prendre de risques. Surtout avec Kyara. Il réfléchit un moment. Comment trouver une astuce ingénieuse pour récupérer son portefeuille sans mettre la vie de Kyara en péril. Ah ! Si seulement il pouvait utiliser la magie ! Ce serait tellement plus simple ! Pourquoi tout était si compliqué avec les moldus ?  

- Je ne veux pas mettre ta vie en danger et ce plan est beaucoup trop dangereux, s'il y a ne serait-ce qu'un petit truc qui foire, on est dans la m*rde. J'ai une autre idée. Regarde-le, il est dos à nous et paraît beaucoup trop occupé pour entendre le moindre bruit. Nous allons arriver par derrière, tu resteras derrière moi et tu interpelleras le mec, il se retournera alors, entendant une voix de femme et de se doutant de rien, je lui balancerai une droite et avec un peu de chance, il tomberai raide. Au moins, tu seras hors de danger.
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