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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Balade aérienne
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Emily Lynch
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Re: Balade aérienne

Message par : Emily Lynch, Dim 26 Avr - 20:20


Contrairement à ce qu’elle aurait pu croire, Emily n’avait pas du tout surpris Aurea et elle en était satisfaite, au moins elle ne finirait pas dans le lac à cause d’une tentative désespérée pour rattraper la boulette de papier en pleine chute libre. Malheureusement elle était loin de s’imaginer que son merveilleux lancer en cloche avait eu pour effet d’hypnotiser son amie qui semblait tout autant admirative du lancer. Quelques secondes plus tard, la rousse eut droit un spectacle très intéressant, la blondinette plongea droit vers le lac et ne semblait pas du tout avoir peur de sa possible baignade en cette magnifique soirée.

Observant avec attention pour savoir si elle allait s’en sortir ou pas, Emily faisait de drôle de grimace plus Aurea s’approchait de la surface de l’eau. Heureusement, Aurea n’eut pas de peine à accélérer pour attraper le bout de papier au plus vite !

Après avoir sauvé la boulette de papier d’une noyade dans le lac, Aurea tournait en rond autour d’Emily. Elle était plutôt facile à suivre tant qu’elle n’allait pas trop vite, mais elle accélérait et ses tours devenaient de plus en plus difficiles à suivre, puis soudain elle s’arrêta net en criant « attrape », Emily fut totalement surprise par ce lancer. Elle observait aux alentours pour voir dans quelle direction la boulette de papier avait été lancée et ce n’est que lorsque celle-ci fut à moins de deux mètres d’Emily qu’elle l’aperçu.

Il était bien trop tard pour faire un rattraper spectaculaire, Emily se contenta tout simplement de tendre les bras en avant pour attraper la balle, mais elle évalua plutôt mal les distances et le papier rebondit sur la tête de la rousse. D’un geste précipité, elle dirigea ses deux mains sur sa tête afin d’éviter de devoir plonger en piquer vers le lac comme l’avait fait Aurea quelques minutes plutôt.

- Bien visé lança-t-elle tandis qu’elle se débattait pour attraper la boulette qui ne cessait de rebondir entre ses deux mains. La tête ça fait cinquante points ! Je crois que tu passes en tête !

C’était maintenant au tour d’Emily de surprendre Aurea en lui faisant une passe qui lui donnerait du fil à retordre. Elle observa les alentours et décida de son lancer. Elle lança la boulette de toutes ses forces en direction d’Aurea, mais pas directement sur elle. Elle l’avait lancée suffisamment haute pour qu’elle ne puisse pas l’intercepter en plein vol et suffisamment fort pour que le bout de papier parte assez loin obligeant Aurea à se lancer à sa poursuite.
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Re: Balade aérienne

Message par : Aurea Eston, Jeu 30 Avr - 20:12


Après avoir décrit quelques cercles autour d’Emily, la jeune blonde, s’arrêtant net, lui avait relancé la boulette. Elle put alors voir la surprise se peindre sur le visage de la rousse. Visiblement, ses cercles l’avaient déconcentrée et elle ne savait pas d’où pourrait provenir le prochain lancer. Elle ne l’aperçut qu’à la dernière minute, lorsque la boulette se trouva à quelques mètres. La plus âgée tendit alors ses bras mais, ayant mal évalué la distance, celle-ci rebondit sur sa tête. Heureusement, elle eut le réflexe de poser ses mains sur sa tête afin de rattraper la boulette avant qu’elle ne tombe encore une fois en direction du lac. Aurea ne put qu’être admirative des réflexes que possédait son amie.

- Bien visé. Dit-elle tout en se débattant avec la boulette qui ne voulait pas rester en place. La tête ça fait cinquante points ! Je crois que tu passes en tête !Ajouta-t-elle ensuite.

La plus jeune poussa alors un grand éclat de rire. Ce qui était bien avec Emily, c’était qu’elle trouvait toujours le mot pour rire. Cette remarque lui rappela également une animation qui avait eu lieu cet hiver entre les Poufsouffles et où elle avait participé à une bataille de boules de neige. Elle en était sortie vainqueur et se dit, qu’après tout, elle savait bien visé.

« Merci Emily. Et je te retourne le compliment, très bons réflexes. » lui dit-elle en souriant.

A peine eut-elle terminé sa réplique qu’Aurea vit Emily jeter un regard aux alentours, afin surement de visualiser l’endroit où elle allait lancer la boulette. Lorsqu’elle vit Emily amorcer son lancer, Aurea se prépara à intercepter l’objet. Malheureusement pour elle, son amie avait décidé de corser un peu le jeu et lança la boule hors de première portée d’Aurea. Cette dernière regarda autour d’elle mais l’objet restait introuvable. Elle prit alors à toute vitesse la direction qu’avait pris la boulette et essaya de la localiser. A un moment donné, elle vit une minuscule boule se diriger vers le lac. Estimant que, cette fois-ci, elle n’arriverait pas à l’attraper avant qu’elle n’atteigne le lac, la blondinette stoppa son balai, sortit sa baguette magique et murmura un #Accio boulette de papier. Cette dernière revint immédiatement vers elle pour atterrir dans ses mains. Elle rejoignit alors Emily.

« Beau lancer ! Je n’ai pas réussi à la rattraper à temps cette fois-ci. » dit la blondinette tout en affichant un large sourire.

Ce petit jeu lui avait vraiment plu et elle se dit que cela pourrait être chouette de remettre ça, peut-être même avec une balle un peu plus grosse.

« On arrête le jeu ici, qu’en dis-tu ? » demanda-t-elle, tout en tendant le bout de papier à la rousse.
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Re: Balade aérienne

Message par : Emily Lynch, Lun 4 Mai - 16:58


- Merci Emily. Et je te retourne le compliment, très bons réflexes.

Mais Emily ne lui laissa guère le temps de reprendre son souffle qu’elle avait déjà envoyé la boulette de papier loin derrière son amie qui eut quelques difficultés à localiser la boulette qui avait commencé sa chute vers le lac quelques instants plus tard. Aurea dut faire usage d’un sortilège afin d’éviter que le papier finisse dans l’eau.

- Beau lancer ! Je n’ai pas réussi à la rattraper à temps cette fois-ci.

- On ne peut pas réussir à tous les coups ! Ce ne serait pas amusant sinon.

Le ciel s’assombrissait de plus en plus, le soleil se couchait petit à petit au fil des secondes il descendait de plus en plus bas à l’horizon. La visibilité n’était plus celle lors du début de ce petit jeu de lancer de boulette de papier et si elles restaient là à continuer leur petit jeu elles n’allaient bientôt plus rien voir du tout.

- On arrête le jeu ici, qu’en dis-tu ?

- Oui, je pense que l’on ferait mieux d’arrêter, on n’y voit plus grand-chose.

Emily invita Aurea à prendre la direction du terrain de Quidditch afin d’aller y déposer leur balais et rentrer au château. Sur le trajet la rousse observa sa montre et tourna ensuite son regard vers la blondinette.

- Ca va on est encore le temps ! On ne risque pas de se faire prendre à vagabonder dans l’école.

Elle faisait évidemment référence au nouveau règlement établi par le nouveau directeur de l’école. La contrainte de devoir rentrer dans la salle commune pour une certaine heure l’obligeait à regarder sa montre de manière régulière dès qu’elle voyait de soleil se coucher. Quelques instants plus tard, le terrain n’était plus à deux petites minutes.

- Attention à l’atterrissage ! dit-elle en commençant sa descende.

Deux minutes après, elle posa le pied au sol et posa le balai sur son épaule.

- Et bien, c’était un après-midi vraiment chouette dit-elle en souriant à Aurea. Il faudra remettre ça un autre jour.
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Re: Balade aérienne

Message par : Aurea Eston, Mar 12 Mai - 20:17


Aurea venait de rejoindre la rousse et lui expliqua qu’elle n’était pas arrivée à temps pour récupérer la boulette de papier.

- On ne peut pas réussir à tous les coups ! Ce ne serait pas amusant sinon.

La jeune blonde ne put qu’acquiescer à ce constat, pas du tout rancunière de ne pas avoir réussi ce coup-là. Elle proposa ensuite d’arrêter leur jeu, le ciel s’assombrissant de plus en plus à mesure que l’heure avançait. La jeune rousse accepta et les deux jeunes filles prirent la direction du terrain de Quiddicth pour ranger leurs balais.

- Ca va on est encore le temps ! On ne risque pas de se faire prendre à vagabonder dans l’école.  Dit Emily après avoir jeté un rapide coup d’œil à sa montre.

La jeune blonde fut soulagée. Elle ne pouvait s’empêcher de penser aux nouvelles règles en vigueur et mises en place par leur nouveau directeur. Celles-ci étaient beaucoup plus strictes que précédemment et les élèves devaient être rentrés pour une heure bien précise. Mais heureusement pour les deux élèves, elles n’étaient pas en retard.

Quelques instants plus tard, elles atteignaient le terrain et amorcèrent leur descente.

- Attention à l’atterrissage ! dit Emily en prenant la direction du sol. La jeune blonde la suivit quelques instants plus tard et atterrit en douceur sur le terrain.

« Destination atteinte » dit Aurea tout en souriant.

Alors qu’Emily portait son balai sur son épaule tout en se dirigeant vers l’endroit où se rangeaient les balais, elle se tourna vers Aurea et lui dit.

- Et bien, c’était un après-midi vraiment chouette. Il faudra remettre ça un autre jour.

Aurea sourit à Emily. Elle partageait tout à fait son avis et avait vraiment apprécié son après-midi passé en compagnie de la rousse. Les deux jeunes filles s’entendaient vraiment bien et cela se voyait au fur et à mesure de leur rencontre. La blondinette était tout à fait partante pour remettre ça une autre fois.

« Tout à fait d’accord. Ça fait du bien de se changer les idées ! On remet ça quand tu veux. »

Après avoir rangé leurs balais, les deux jeunes filles regagnèrent le château, heureuses d’avoir passé un après-midi aussi amusant.


~ Fin du RP ~
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Re: Balade aérienne

Message par : Darylyn Dear, Jeu 4 Juin - 23:01


Le vent dans les cheveux.
PV avec Arcturus Madverier,

      La jeune Serpentard était sorti pour aller voir un ami, ils s'étaient fixés un rendez-vous dehors. Pourquoi? Elle avait oublié la raison! Mais, elle savait qu'elle devait se rendre dehors.

      Affublée de son Lancechêne 79, le balai le plus vieux de la Terre, elle marchait tranquillement en direction de... nulle part. Elle ne savait pas où aller. Alors, elle décida d'enfourcher son balai et de s'envoler un peu plus haut que les tours de son école.

      Elle pouvait voir Poudlard vu d'en haut. Et c'était encore plus énorme qu'elle ne pensait. Mais, ça restait un spectacle impressionnant. Quoique, ça aurait été mieux la nuit pensa la jolie Miss Lysandre.

      Lysandre... Lysandre... Un nom de famille imprononçable pour un Anglais. Lysander aurait été mieux. Mais, dans cette école il y avait beaucoup plus de français qu'on ne le pensait. À commencer par M. Winderfelt qui avait prononcé son nom parfaitement. Soit il était français, soit il avait appris le français et il était très doué.

      Kami essaya -tout de même- de se rappeler pourquoi elle était ici. Elle venait voir son ami : Arcturus Madverier, un dernière année qui disait un peu trop souvent "Je défends les valeurs de Serpentard!". Ça n'avait pas empêché la vilaine deuxième année de sympathisait avec lui. Contrairement à lui -qui avait une aversion totale pour les Gryffondors-, sa magnificence Kami Moonshine Lysandre première du nom avait trouvé une excellente amie chez eux. Ce jour là elle avait aussi rencontré Arcturus (alias M. JDVS ou M. JeDefendslesValeursdeSerpentard) .

      Elle sortit de ses pensées quand elle entendit des petits gazouillements venus de nulle part. Le vent soufflait légèrement dans les cheveux corbeaux de sa Majesté K.M.L. Ses grands yeux écarlates regardèrent partout, à la recherche de Môssieur Arctutu'. En espérant qu'il se montrerait vite...
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Re: Balade aérienne

Message par : Darylyn Dear, Mer 10 Juin - 19:36


Kami entendit du bruit, comme un sifflement provenant du dessous. Elle regarda donc sous ses pieds. Celle-ci pût voir Arcturus se dirigeait vers elle à tout allure.

Elle eut comme un rapide flash-back. Tout devint si rapide mais si claire en même temps.

Si le Madverier l'avait invité à faire une petite promenade, c'était à la base prévu pour lui et ses amis. Mais ils avaient tous cours. Excepté lui, évidemment.

Soudainement, elle fut prise d'une furie qu'elle n'avait pas ressenti depuis des années. Il l'avait clairement prise pour son bouche-trou. 

Malheureusement pour lui, l'esprit taquin de Kami lui implora presque d'emm*rder le jeune. Et la jolie Serpentard ne pouvait pas résister aux invisibles yeux de biches de la petite voix... Tu veux une promenade, Mister. JDVS, tu vas avoir une course fit-elle mentalement . Sentant son sourire démoniaque apparaître intérieurement, elle réfléchit en moins d'une dixième de secondes. Elle eut la révélation...

Lorsque le jeune Serpentard arriva à environ cinq mètres d'elle, la vilaine lui lança un regard dédaigneux et froid. Puis partit à toute vitesse de l'autre côté du château. Cette fois, elle lui fit son regard Snob et un petit "bonus": le sourire en coin qui voulait dire "Viens me chercher, morveux!".

Aussi vive que l'éclair, elle se dirigea aussi vite que possible vers le lac, sentant le vent dans ses cheveux de jais.

Arrivée là-bas, elle se mit au milieu du lac, la pointe de son pied touchant presque la surface de l'eau. Ses yeux rubis se posèrent partout à la recherche du dernière année. Elle ne le vit pas. Une chance, elle aurait presque put mourir d'une crise cardiaque s'il l'avait rattrapé. Trop d'adrénaline, sans doute.

Lâchant un petit soupir non-désiré, elle regarda le lac, elle se rappela que cette sortie étaient pour les amis d'Arcturus. Ses amis. Elle fut prise de mélancolie au goût presque... amère. Elle se demanda se que ses anciennes "amies" de Beauxbâtons faisaient. Est-ce qu'elle leurs manquaient? Sérieusement, elle n'avait qu'une réelle amie là-bas mais elle ne l'avait jamais revu car celle-ci était partie de l'école française. Elle se questionna intérieurement. Et si son amie ne voulait plus lui parler? Et si elle l'avait oubliée? Ou pire, peut-être qu'elle la détestée pour l'avoir abandonné? 

Sans s'en rendre compte, des larmes roulèrent sur les joues de la franco-japonaise. Aucun bruit, juste des pleures silencieux. Elle espérait que personne ne la verrait montrant sa faiblesse. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas pleuré de tristesse. Trop longtemps. Et maintenant, elle n'arrivait pas à s'en débarrasser...
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Re: Balade aérienne

Message par : Darylyn Dear, Lun 15 Juin - 23:06


Les larmes coulaient toujours sur les joues maintenant devenues roses de la jeune Serpentard. Elle se sentait bête de pleurer seulement à cause d'un vieux souvenir qui hanté son esprit. 

Faible. Faible. Je suis... Faible Jamais elle n'avait pleurer comme ça dans un endroit où l'on pouvoir la voir si clairement. Mais Kami ne voulait pas oublier cette personne si importante à ses yeux. Peut-être n'étaient-elles plus amies? Mais, la triste Serpentard savait pourquoi elle devait tant à cette amie...

Flash-back

La vilaine et adorable peste de l'école marchait seule, contrairement aux autres jours où elle était affublée d'une troupe de "suiveurs" qui auraient tout fait pour que Kami les considère comme des "amis". Malheureusement pour eux, en plus d'être pour la plupart des Sangs de Bourbes ou des Sangs-Mêlés, la très jeune franco-japonaise n'avait aucune envie de se mélanger à des gens aussi pathétiques, sans personnalités et qui n'étaient pas de sang "noble"...  Non, clairement, elle ne pouvait décemment pas rester avec des gens comme eux. Même les Sang-pures ressemblaient à des sales Moldus...

Mais ce n'était pas se qui avait amené la Sang-pure à rester seule à déambuler dans les couloirs si beaux et lumineux de Beauxbâtons. Elle cherchait quelqu'un. Elle était très très très en colère. Moi-même, narratrice, ayant suivi toute la vie de l'enfant démoniaque, ne l'avait encore jamais vu dans une telle fureur. Ses pas étaient claquants faisaient retournés chaque élève sur son passage. D'habitude elles s'inclinaient, suite à un ordre de la-dite jeune fille. Maintenant, elles la toisaient tous avec curiosité des murmures commençant déjà à s'élever dans l'enceinte de cette prestigieuse école française.

Enfin, la marche de La Tyrannique s'arrêta. Elle était là. Cette sale Sang de Bourbe bouillonna intérieurement l'héritière de l'empire des Lysandre. Le cœur de celle-ci rata un battement. Elle l'avait vu et lui avait sourit. Pas un sourire hypocrite ou sarcastique. Non, un vrai sourire.

La colère de Kami devint encore plus forte. Comment ose-t-elle? Après ce qu'elle m'a fait!

Sans crier gare, elle gifla son ennemie jurée, la faisant tombée à terre. Elle vociféra, l'injuriant de tous les noms, la frappa plus fort encore, tout ça sous yeux ébahis et les visages terrifiés des autres jeunes filles. 

Quelques temps plus tard, lorsque l'ennemie n*1 revint entourée de ses amies, elle alla voir Miss Lysandre. Non pas pour se venger, mais pour présenter ses excuses. Kami n'en croyait pas ses oreilles. Cette idiote lui présentait des excuses. Trop émue, elle les accepta, malgré leurs différents. La brune n'avait jamais été rancunière, par contre sous le coup des émotions parfois trop puissants, elle réagissait spontanément, sans réfléchir une seule seconde.

Elles passèrent plus de temps ensemble et devinrent meilleures amies. La seule que Kami s'était faite en toute une année. D'ailleurs la nouvelle meilleure amie de l'ex-Tyrannique avait complètement changé sa façon de voir les choses et son amie Née-Moldue lui partageait sa joie de vivre et sa bonne humeur, son courage et sa détermination. Ainsi, elle ne fit plus jamais de remarques désobligeantes envers les Né-Moldus, Sang-Mêlés, Cracmols et Moldus. Elle en oublia presque ce que la jeune fille lui avait dit et fait. Elle était devenue plus douce et avait révélait toute sa gentillesse et son extravagance à son amie. 

Elles étaient heureuses, jusqu'à ce que la franco-japonaise déménagea pour l'Ecosse. Elle pleura longtemps dans les bras de sa meilleure amie avant de partir.  Puis, elle reçut un cadeau. Un pendentif en forme de clé ; en or blanc, couvertes de rubis et de petites aigue-marines. Elle leva ses yeux écarlates vers ceux bleus ciel de la jeune fille qui souriait et qui portait un collier en forme de cadenas en or jaune cette fois, des saphirs ornaient le bijou accompagnaient de minuscules grenats.

- Ces colliers me rappellent notre amitié. On dirait qu'ils se ne sont pas du tout fait pour être ensemble. Mais, en réalité, ils s'emboîtent parfaitement l'un pour l'autre. Comme toi et moi, Kami ou plutôt Kim. termina-t-elle avec un sourire lumineux mais les joues humides dû aux larmes.

Kim, comme l'appelait son amie, fut son sourire triste. Avant de partir, elle la serra fort dans ses bras et lui glissa quelques mots.

-Merci. Merci pour tout. Un jour, on se reverra. Je te le promets, Luka.



-----Fin du Flash-back-----

Elle pleurait déjà pendant un petit moment quand une voix l'empêcha de continuait sa divagation dans sa mémoire.

- Je t'ai vu alors je me suis dis que tu aurais besoin de ça. dit- il en lui tendant le mouchoir.

Elle se tourna, même si elle savait pertinemment qu'il s'agissait d'Arcturus. Il avait un sourire amical dessinait sur son visage. Comme celui de Luka. 

Ses larmes s'arrêtèrent brusquement, ses yeux rubis s'écarquillent et sa bouche tremblotait. En fait, avant que la jeune blonde qui l'appelait Kim devint son amie, la franco-japonaise avait un peu près la même façon de penser qu'Arcturus. Mais, lui, il n'allait pas jusqu'à les insulter. Il avait seulement des convictions. C'était pour ça qu'elle l'avait tout de suite appréciait. Il savait pourquoi il se "battait" avec tant d'ardeur. Le petit surnom qu'elle lui avait donné était une manière implicite de lui montrait qu'il avait sa place dans ses amis .

Elle lui sourit. Un sourire angéliques avec des larmes qui recommençaient  à  rouler sur les joues roses de la Serpentard. Mais des larmes de gratitude, cette fois-ci. 

Elle pris délicatement le mouchoir de ses mains tremblantes, tapota doucement ses yeux avec et essaya de dire "merci" au Madverier. Mais aucun son ne sortit de sa bouche. Impossible. Elle ne sut pas quoi faire. Un câlin? Euhh.... Fausse bonne idée... Kami n'avait jamais était très "tactile" et c'était peut-être mieux ainsi.

À la place, elle lui tendit la main. C'était très formelle, mais, elle ne savait pas quoi faire d'autre. En espérant qu'il ne le prenne pas mal. Elle ne voulait pas qu'un ami lui en veuille à cause de quelque chose d'aussi bête que ça.
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Re: Balade aérienne

Message par : Darylyn Dear, Mer 24 Juin - 22:39


À sa grande surprise le jeune homme ne lui serra pas la main, il lui fit un câlin.... Les grands yeux écarlates de la jeune fille devinrent aussi gros que des boules de billards -objet moldu, à vous de trouver ce que c'est... . Elle n'était décidément pas habituée à ça... Des câlins de ses parents? C'étaient une fois tous les trois ans, et encore, pendant trois petites secondes. 

Elle décida de déposer légèrement sa tête sur l'épaule du Madverier et finit enfin par murmurer un "Merci." presque inaudible. 

Après quelques minutes, celui-ci s'éloignant, riant, laissant Kami perplexe.

- Alors ? Tu la fais cette course ou tu vas me laisser gagner ? nargua-t-il,

Il s'envola très loin d'elle. Un peu confuse mais contente, elle fit de son mieux pour ne pas sourire. Elle ne restait pas triste longtemps, il fallait juste quelque chose qu'il lui redonne de l'énergie. Et Arcturus avait trouvé ce "quelque chose".... 

N'importe qui aurait préférait resté tranquille, seul. Mais Kami n'était pas n'importe qui... Elle se moquait bien de gagner ou non, mais elle avait une devise "Je ne suis pas née pour gagner, je suis née pour te faire perdre!". Orgueilleuse et arrogante, n'est-ce pas? Mais la franco-japonaise s'en fichait pas mal...

Ses mains agrippèrent fermement le manche de son vieux balai. Et... C'est parti! Elle s'élança à toutes vitesses vers lui, même si son balai était certainement plus vieux que Dumbledore lui-même, la jeune fille avait appris en peu de temps comment le manier à la perfection. Les inconvénients du vieux bout de bois. Kami avait fait avec.

Elle se rapprochait de plus en plus du jeune homme. Une fois à sa hauteur elle lui sourit de toutes ses dents et son regard couleur sang disait "Tu vas perdre, tu peux en être sur!". 

Elle le dépassa, puisqu'il avait fait une pause pour la voir. Il n'était pas prêt de la laisser gagner. Et elle n'était pas prête à perdre. Le petit "jeu" s'annonçait fort intéressant...

Désolée pour la qualité plus que médiocre de mon RP, je ferai mieux la prochaine fois. Peut-être....
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Re: Balade aérienne

Message par : Darylyn Dear, Dim 5 Juil - 11:22


À peine avait-elle dépassé Madverier ,qu'il se lança à sa poursuite. Puis, alors que Kami sentait le vent dans ses cheveux d'ébènes, le jeune homme passa sous elle pour se retrouver devant elle. Oh, le fourbe!...

 - Tu es peut-être douée sur un balai mais je suis plus sournois et j'ai une meilleure maîtrise ! hurla-t-il 

Il lui lança même des regards provocateurs!... Il allait le payer cher... 

Elle s'arrêta momentanément pour attacher ses longs cheveux en une haute queue de cheval. Elle s'apprêtait à lui lancer un vilain sortilège -Avada Kedavra- elle se rappela que si quelqu'un la voyait lançait ça celle-ci allait en prendre pour son grade...

À la place, elle décida d'accélérer  jusqu'à arrivait juste à côté du jeune homme, quelques centimètres les séparant. Elle tourna la tête vers lui, un sourire presque malsain sur son visage. Elle prit sa baguette et Hop! #Aguamenti! D'accord ce n'était certainement ce qu'on attendait venant d'elle, mais elle s'était tellement entraînée avec ce sort qu'il était maintenant devenu puissant, et puis un truc pareil sur la tête, surtout quand en volait, c'était déstabilisant, non?

Elle sourit encore plus fort et s'enfuit, espérant sincèrement qu'Arcturus ne la tuerai pas...

Désolée du retard... Et de ce RP minable... Manque d'inspiration et de temps.
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Re: Balade aérienne

Message par : Sophacle Neuron, Mar 12 Jan - 14:01


Spoiler:
 

@Sophacle Neuron a écrit:
EPILOGUE

« Te voici, sincère, ignoble,
De la race des vauriens ;
Ton regard – tout toi, est mien,
Et je t’abjure, en opprobre,

Devant les années, les mois,
Les jours qui s’étirent et meurent ;
Je t’en veux ! toute fureur,
Et ma colère – pour toi,

Mon labeur et ma sueur,
Mes larmes, mon sang, ma peur,
Qui dessinent ma laideur,
Devant toi, petite sœur !

Je t’en veux de me connaître ;
Et de m’avoir fait admettre
Qu’il n’y a plus en moi de maître ;
Que s’apaiser vaut mieux qu’être,

Qu’être – ah ! oui, qu’être vivant !
Ma dernière terre au soleil,
Mon triste linceul vermeil,
Rouge ; toi, moi – un instant,

N’oublie pas, un long instant,
L’hymen de ces journées,
De ces journées de parfum
Où nous perdons tous nos sens…

Où, Amour, tout s’évanouit,
Comme ces damnés printemps
Qui durent, éternellement ;
Dix-sept ans ! quelle hérésie !
»


— C'est laid ! rugit Sophacle dans un tremblement.

La boule de papier froissé s'envola à quelques mètres, et retomba posément sur l'herbe perlée d'une rosée fraîche et douce.

— Pourquoi dois-je le faire, hein ? continua-t-il, visiblement honteux et courroucé de se retrouver assis, derrière un bosquet, à écrire un poème d'amour. Pourquoi ? ça n'apporte foutrement aucune inspiration, d'être là ! J'aurais dû rester dans mon lit, moi...

C'était un dimanche. Sophacle, las, de grandes cernes cerclant ses yeux plissés par la concentration, les joues pâles, les cheveux en bataille, n'en avait pas fini avec cet épilogue. Cela faisait deux mois qu'il écrivait, pour Thilius Walter Jr. — son précepteur — un recueil de poèmes destiné à « favoriser le contrôle des émotions par l'écriture ». Il prenait très à coeur la tâche que lui avait confié son maître, mais il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une sensation de gêne à la lecture de ce qui en résultait.

C'était niais. Terriblement niais, aurait-il ajouté, si quelque chose ne l'avait guère interrompu dans le fil de ses pensées. Mais ce n'était qu'un rayon de soleil. La rondelle ocrée jaillissait des plis du ciel ; les nuages, tantôt filiformes, tantôt cotonneux, avaient fini par se dissiper et une agréable chaleur parcourait désormais le Parc, s'infiltrant entre les arbres, les feuilles, les brins d'herbe, les cheveux du garçon, ses poils ; enfin, un bruissement léger, une brise, un souffle, presque, achevait de dresser la scène dans laquelle Sophacle jouait son petit rôle infatué de personnage désenchanté. Les brisures de sa peau, les veines remarquables, les dorures, parfois, d'une journée de soleil, se couplaient étrangement à une rigueur de pensée et un système de volonté largement centré sur sa gloire, son honneur et sa propre estime de lui-même. Du château, il n'entendait rien, seulement les rumeurs de voix qui se dispatchaient dans le Parc au petit matin. Il ne devait, d'ailleurs, pas être plus de six heures et demi ; Sophacle aperçut même un adulte (sans doute un professeur) se rendre précipitamment aux serres, sans qu'il ne pût le reconnaître. Au loin, les clapotis du lac et les oiseaux qui gazouillaient donnaient une impression de sérénité que n'avait pas Sophacle. Toujours concentré, les yeux sur son parchemin, il n'avait pas remarqué qu'à quelques mètres de là, une certaine âme, vive, intrépide, chaotique, toute de boue et d'or, n'allait pas tarder à s'approcher.


@Sophacle Neuron a écrit:
EPILOGUE

« Je voudrais que volubile
Tu vinsses, endormie,
Dans la quiétude des rêves invisibles
Et sur mes terres, toute ragaillardie.

Je voudrais qu’immobile
Le lin, la plume en main
Et le regard sibylle,
Tu parcourusses mes matins.

Je voudrais
Ce que tu voudrais ;
Les stèles de l’innocence, foulées

Par ta saine insolence.
Sous les jonquilles, je voudrais
Que tu fusses – semblable aux parures du jardin – de mon été.
»


Le plume haute, le regard étincelant, Sophacle eut un sourire en coin. Il le tenait, son épilogue. Il eût été proche de la satisfaction permanente et matinale (comme jamais il n'en avait bénéficié depuis deux semaines) si seulement cette âme ne s'était pas persuadée d'approcher.

Dans ses Parerga et Paralipomena, Arthur Schopenhauer décrit une eudémonologie, une science du bonheur. Sans doute Katherine Jones n'avait-elle jamais lue Arthur Schopenhauer. Sans doute Sophacle Neuron n'avait-il jamais lu les Parerga et Paralipomena. Mais l'universalité des propos du philosophe, fécond dans la durée, nous enseigne qu'il est du bon du moment que nous sentons les choses avec appréciation. « Qu’un homme soit jeune, beau, riche et considéré ; pour pouvoir juger de son bonheur, la question sera de savoir si, en outre, il est gai ; en revanche, est-il gai, alors peu importe qu’il soit jeune ou vieux, bien fait ou bossu, pauvre ou riche ; il est heureux. »

Ce que l'histoire ne dit pas, en revanche, c'est que Schopenhauer précise bien que le bonheur est en lui-même une erreur. Tragique existence que celle de deux adolescents condamnés à revivre les aléas tortueux de ce que d'aucuns appellent « une idée du bonheur », quand des générations et des générations ont écumé ce chemin avant eux.

Mais soit. Ce serait, tout du moins, leur chemin. Et à cela, nul philosophe ne peut opposer quelque résistance.
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Katherine Jones
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Re: Balade aérienne

Message par : Katherine Jones, Mar 12 Jan - 17:31


En arrivant à Poudlard, Katherine s’était sentie comme si on lui permettait enfin de respirer après l’avoir forcée à rester en apnée pendant trois minutes. Finis les « Eh oh ! On se calme, jeune fille ! », les « Kate, on ne pose pas les coudes sur la table », mais aussi les « Papa ! Kate m’a mis un coup de coude dans les côtes », et puis surtout les « Allez, Kate, Eliott, on va voir maman à l’hôpital. » Tout ça, c’était du passé. Loin de ceux qui pouvaient lui nuire, Katherine ne craignait plus rien. Plus rien du tout.

C’était étrange. Tout était si étrange. D’abord le sentiment d’appartenance. Celui de se sentir enfin un tant soit peu à sa place. Puis l’impression de ne pas être simplement de passage. De vivre quelque part où, justement, il fait bon vivre. Au début, Katherine avait peur. Une peur viscérale, presque inquiétante. Pas celle de partir de chez elle. Pas celle de ne pas se faire d’amis. Celle de ne pas trouver ce qu’elle s’attendait à trouver. Et de subir une nouvelle désillusion. Dans les premiers mois, du moins.

Depuis le début de l’année, Katherine sentait ses vieux démons planer autour d’elle, menaçants comme jamais. Elle avait perdu le sommeil. Des cernes bleuissaient le dessous de ses yeux, lui donnant presque l’air plus âgée qu’elle ne l’était. La jeune fille était fatiguée en permanence, sans pour autant arriver à se reposer. Et la solitude n’arrangeait rien. A force de rejeter tous ceux qui tentaient de s’approcher d’elle, elle s’était enfoncée dans un gouffre d’ennui et de lassitude sans pareil. Et ce jour-là, cette fatigue et cet isolement, elle les ressentait encore plus. La veille, elle avait reçu une lettre de son père, lui expliquant que l’état de sa mère empirait, et que les médecins de Sainte Mangouste essayaient de nouvelles méthodes de soins sur elle.

- Comme si c’tait un cobaye, un rat d’laboratoire, pesta la jeune fille en shootant rageusement dans un caillou.

Un caillou ? Elle s’arrêta sur place, et un jeune garçon visiblement moins âgé qui la suivait lui fonça dedans. Kate lui jeta un regard noir, qui suffit à lui faire continuer sa route au pas de course. Dieu ce qu’elle pouvait haïr ces gamins qui ne regardaient pas devant eux quand ils marchaient. Ce qu’elle pouvait haïr à peu près tout le monde, en fait, de manière générale. Bref. Elle revint à ses pensées. Un caillou, donc ? Sans s’en rendre compte, elle avait marché jusqu’au parc, en cet après-midi ensoleillé.

Ça lui arrivait souvent, de laisser ses jambes la guider où elles l’entendaient. Comme ça, elle pouvait penser tranquillement. Sans se poser de question futile comme : « Où aller maintenant ? » Oui, c’était certain, ça faisait partie des choses qu’elle aimait, Kate, se promener sans but, pour réfléchir. Ainsi, elle se laissa de nouveau aller, et continua de marcher au hasard, en ressassant les mots de son père, griffonnés à la hâte sur un parchemin.

Elle était si absorbée dans ses pensées qu’elle ne remarqua pas le jeune homme qui était assis là, à même le sol. Elle lui fonça dedans.

- J’suis désolée, maugréa-t-elle.

Elle qui se plaignait sans cesse des petits incapables de marcher en regardant devant eux, voilà qu’elle faisait la même chose. Kate détestait faire ce qu’elle reprochait aux autres. Oh et puis en même temps, qu’est-ce qu’il fichait là, lui ? Il pouvait pas s’asseoir sur un banc, comme tout le monde pour écrire ses trucs ? Katherine tourna les yeux vers lui, et le regarda vraiment pour la première fois. Il était tout bizarre, ce gars-là, avec ses cheveux clairs, et ses yeux fatigués. Mais bon, c’était pas une raison pour se mettre en travers de sa route. Il fallait quand même qu’elle le lui signifie avant de passer son chemin.

- T’apprendras, mon cher, qu’y a des trucs qui s’appellent des bancs, pour s’asseoir.
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Re: Balade aérienne

Message par : Sophacle Neuron, Mer 13 Jan - 1:33


Le début de journée s'était rapidement écoulé. Sophacle n'avait pas remarqué que, désormais, les élèves se baladaient gaiement, souvent en groupe, dans le Parc foulé comme jamais, tout du moins en avait-il la nette impression. L'abondance soudaine de rires, de cris, de palabres et d'amusements de toute sorte le renfrogna. Il n'en fallait, de toute façon, guère énormément pour provoquer ce comportement en lui. C'était donc d'une façon saine et naturelle qu'il apostropha un Serdaigle en lui lançant un juron lorsque ce dernier, non content de rire seul comme un attardé mental, avait jeté un regard perplexe à Sophacle. Il s'en serait suivi une querelle si un adulte n'avait pas eu la merveilleuse idée de demander aux élèves de le rejoindre. Pourquoi ? Sophacle n'en savait rien. Ce qu'il savait, en revanche, c'était qu'il y avait là un bon prétexte pour recommencer à lire son recueil et de corriger les fautes, ce qui n'était pas aisé quand des dizaines d'adolescents s'amusaient à vivre autour de lui.

Il trouvait ses compositions fades et éculées. Malheureusement, Sophacle n'avait pas la moindre envie de reprendre le recueil depuis le début. Il se contenta d'un soupir, de jeter à un bon mètre le recueil, de se recroqueviller en position assise et de fermer les yeux. Presque automatiquement, le sommeil vint et un étrange rêve prit corps. Poursuivi par un jambon aux allures fantasmagoriques au design à la Tim Burton — un réalisateur mythique du cinéma moldu du XXème et XXIème siècle —, un petit chien anthropomorphique à la casquette à l'envers et au regard intimidé se précipitait dans un couloir inondé de lumière à la recherche d'une porte, visiblement fort éloignée du point où se trouvait la victime. Mais, après quelques minutes d'une folle course — où le jambon ne cessait de hurler des invectives à l'encontre du chien —, il atteignit enfin la porte et l'ouvrit à toute vitesse. Celle-ci se referma, tout aussi rapidement, et dans un grand fracas. Désormais, seul le silence régnait et un espace noir et vide, sans mur ni plafond, s'offrait au chien... qui n'en était plus un.

Sophacle se tenait là, désemparé. Il tatônna fébrilement une poche de sa robe et découvrit sa baguette.

Lumos !, dit-il d'une voix criarde qui ne lui ressemblait pas.

La lumière était faible mais suffisait à éclairer l'immense personnage qui se tenait face à lui. Blafard, Sophacle se retourna et tenta de saisir la poignée de la porte ; c'était pourtant sans compter sur le sadisme ambiant de l'imagination de notre jeune homme. Celle-ci avait tout bonnement disparu. Péniblement, avec dégoût, presque, Sophacle fit volte-face et scruta le personnage qui se tenait face à lui. C'était un grand ver aux allures excentriques. Un grand chapeau de diplômé moldu et américain sur la tête, une cascade de cheveux blancs et faux — une perruque — lui tombant sur ce qui semblait être ses épaules (des morceaux de chair légèrement atrophiés qui débordaient de la ligne lisse et brillante que formait son corps) et de grands yeux sans pupille dessinaient son visage. Il n'avait ni oreille, ni nez, ni bouche, ni bras... ni rien d'autre, hormis un énorme gousset d'où émanait à présent un horrible son de tic-tac.

Tic-tac, tic-tac, tic-tac.

Cependant, le ver ne parlait pas. Il se contentait de fixer Sophacle sans bouger. Prenant son courage à deux mains — parce qu'au fond, le ver était davantage proche d'une image burlesque déformée que d'un ver-itable monstre d'horreur —, Sophacle demanda, la voix faible :

— Qu'êtes-vous ?
— Votre juge.
— Juge ? Qu'ai-je fait ?
— C'est à vous de le savoir, non ?
— Non, je ne crois pas...
— Ce que vous croyez, je m'en fous. Je veux que vous sachiez. Je ne veux pas que vous soyiez prêt à croire. Je veux que vous le sachiez.
— Que me voulez-vous ?
— Une partie d'échec.
— Pardon ?
— La Mort n'est pas là. Je vais la remplacer.
— Vous, le juge ?
— Moi, le juge.
— La Mort ?
— La Mort.
— Qu'est-ce que...
— Je suis désolé.
— Quoi ?
— J'suis désolé.
— Mais...

J'suis désolée.
— Que..., marmonna furieusement Sophacle.

Une jeune fille l'avait réveillé. Et Sophacle n'appréciait pas du tout — mais alors, pas du tout — qu'une quelconque âme sans importance l'interrompe dans cette révélation si cruciale de son rêve. Ce n'était pas la première fois qu'il rencontrait le ver ; mais c'était, en l'occurrence, la première fois qu'il allait si loin dans la conversation. Le juge ne lui avait jamais proposé une partie d'échec. Fallait-il y voir un signe ? Sophacle était sceptique. Malheureusement, sa colère de l'instant le convainquait que la personne l'ayant interrompu ne devait être qu'une sale petite peste — ou un idiot consommé — qui n'avait fichtrement rien d'intéressant et d'important.

— T’apprendras, mon cher, qu’y a des trucs qui s’appellent des bancs, pour s’asseoir.

Sophacle ne répondit même pas à l'instant. Trop bouillonnant pour parler — et pas assez pour exploser directement —, c'est avec une voix doucereuse mais tremblante d'un courroux très perceptible qu'il dit :

— Et je peux savoir de qui il s'agit ?

Pour le reste, Sophacle n'avait même pas pris la peine de détailler son interlocutrice. Sa baguette, qu'il avait précipitamment, et inconsciemment, sorti de sa poche, projetait des étincelles menaçantes sur l'herbe, si bien qu'il s'y échappait désormais une légère odeur de brûlé. Il se contentait de fixer les chaussures de l'élève, les yeux démesurément grands, les lèvres pincées et les joues soudain extrêmement pâles. Mais, sans laisser le temps à son interlocutrice de répondre, il se leva brusquement, empoigna sa baguette et la plaça à quelques centimètres de sa poitrine, une profonde expression d'antipathie sur le visage.

— Tu t'avises encore une fois, et une seule fois, de me dire quelque chose de la sorte, et je...

Les mots se dérobaient. Son naturel solitaire et, quoiqu'antipathique, quelque peu pacifique, reprenait le dessus à une vitesse extrême. Déconcerté par cette lutte intérieure d'émotions, il abaissa sa baguette et plissa les yeux dans un effort de sévérité conservée.

— Et je...

Pourquoi n'arrivait-il jamais à faire face ?

— Je..., tu m'as compris, acheva-t-il, mal assuré.

Et il la regarda dans les yeux. Enfin. Quelques secondes. Quelques secondes à rude épreuve, contre lui-même. Pour autant, il en était sûr, au fond de lui-même, une voix lui disait que là-dedans aussi, un ver et la Mort devaient vouloir jouer aux échecs.

Et surtout, il y avait une humanité réelle dans ce regard-là.

Du château semblait s'élever les quelques notes reprises d'une très vieille chanson d'un groupe anglais mythique, Pink Floyd.


Pink Floyd a écrit:
Good morning, Worm your honor.
The crown will plainly show
The prisoner who now stands before you
Was caught red-handed showing feelings
Showing feelings of an almost human nature
This will not do.
Call the schoolmaster!

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