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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Salle de classe à côté de la bibliothèque
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Kathleen Gold
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Kathleen Gold, Mar 16 Fév - 15:18


Kate haussa un sourcil. On aurait dit que la Gryffondor - la préfète qui plus est ! - semblait vouloir lui sauter au cou, avec un petit sourire calculateur. Kate haussa un sourcil et croisa les bras en regardant son opposante. Une brune, légèrement plus grande qu'elle de quelques centimètres, et sûrement plus âgée. Elle pencha la tête, prête à en découdre verbalement s'il le fallait. Enfin une distraction digne de ce nom.

- Oui justement y'en a un.

La jeune fille marqua une pause, ce qui laissa le temps à Kate de se composer un visage parfaitement impassible, vide d'émotions et de sentiments. Elle continua d'hausser un sourcil et lui offrit enfin un sourire sarcastique, d'un ait de lui dire ''j'attends la grande révélation avec impatience, le sens de la vie.''

-Quand tu fonces dans quelqu'un le mieux c'est de s'excuser tu crois pas ? Hum, j'vois que les bonnes manières ne sont pas un naturel chez toi.

Kate eut envie de rire. Au lieu de cela, elle secoua la tête, et son visage reforma une armure digne des glaciers les plus froids. Elle était drôle. Elle avait reçu une éducation plus rigoureuse qu'elle n'en avait jamais connu de toute son enfance, Kathleen en aurait mit sa main à couper. Sa réflexion ne laissait donc naître - en apparence du moins - uniquement un vague mépris et un grand ennui. En vérité, elle était plutôt amusée.

-Je pourrai dire la même chose de toi, et te retourner le compliment. Étais-je la seule à marcher dans ce couloir ? Les bonnes manières dis-tu ? Ne serait-ce pas plutôt de ne pas réclamer des excuses de manière puérile et ne pas mentionner l'incident ?
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Aiko Wilkerson
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Aiko Wilkerson, Mer 17 Fév - 0:07


J'observais l'élève. Un regard méprisant, sans vie. Je ne m'énervais pas, mais gardais mon self contrôle. A quoi bon péter les plombs de toute façon ? Toujours sourire, du moins essayer. Ne pas montrer ses faiblesses. Pour le moment, je ne montrais rien, sauf peut-être mon dégoût envers cette petite peste. Quoi que, le fait que je me défoulais pouvait aussi être ressentis. Ah, une bonne grande histoire d'amour avec les serpents, entre Severus mon pire ennemi et Justin l'un de mes meilleurs amis, je ne savais pas où me positionner avec eux. Je me massais le cou, tout en écoutant la moitié de ce que disait la fille, ça n'avait pas l'air très intéressant. En plus elle parlait beaucoup, avec de longues phrases dépourvues de sens. Des mots utilisés par-ci, par là, pour dire que. Ah la la. Je lui répondais d'un air naturel.

- Sinon t'as toujours pas compris qu'il fallait s'excuser quand on rentrait dans quelqu'un. C'est pas grave tu sais, un jour quelqu'un te l'expliquera et tu comprendras, mais là c'pas à moi de faire ça. Je souriais. Je commençais à avoir faim. Cette peste m'ennuyait.
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Kathleen Gold
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Kathleen Gold, Mer 17 Fév - 14:26


- Sinon t'as toujours pas compris qu'il fallait s'excuser quand on rentrait dans quelqu'un. C'est pas grave tu sais, un jour quelqu'un te l'expliquera et tu comprendras, mais là c'pas à moi de faire ça.

Kate soupira et croisa les bras, commençant à se sentit agacée et un poil offensée. Elle sentait monter l’énervement, doucement mais sûrement. Pour qui se prenait cette jeune demoiselle ? Un badge de Préfète et une écharpe rouge ne faisait pas tout. Pas étonnant que la plupart des Serpentard aient des problèmes avec eux. Et les Vert et Argent étaient étiquetés prétentieux.

-Alors qu'est ce que tu fais, arrêtée en plein milieu d'un couloir, pour me le signaler ?

Elle perdait son temps, même si l'entrevue était vaguement distrayante. Au moins, cela égayait un peu sa journée, qui s'était révélée satisfaisante, quoique morne. Elle ignorait ce qui avait poussé la Gryffondor à vouloir se défouler sur elle, mais elle n'allait pas refuser quand une occasion d'être insupportable se présentait, ni se laisser faire.
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Aiko Wilkerson
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Aiko Wilkerson, Jeu 18 Fév - 21:50


-Alors qu'est ce que tu fais, arrêtée en plein milieu d'un couloir, pour me le signaler ?

Je souriais. Belle question dis donc. Elle n'avait pas vraiment voulu prendre en compte ce que je lui avais dis avant, ho pas bien grave. Je l'observais. Je me demandais bien pourquoi elle restait là. Si elle avait voulu être tranquille, elle serait partie depuis longtemps. Cherchait-elle aussi un conflit ? De mon côté, je ne le voulais pas vraiment. Disons qu'il s'était installé naturellement. Je n'aimais pas cette fille. Je sais pas pourquoi, mais t'as des gens que tu sens pas, c'est comme ça. Cette réflexion n'était pas très brillante certes, mais c'était la mienne. Je n'étais pas une érudite de Serdaigle, mais une hardie de Gryffondor.

- J'aime e*merder ce petit monde.

Je souriais. Ah ce que ça faisait du bien de sortir ce genre de truc. Je me libérais enfin de mes chaînes. Je n'étais plus sous silence. Je disais ce que je pensais avec un ton sarcastique, moqueur mais respectueux. C'était plaisant. Je me massais la bras droit et regardais la pluie qui s'était mise à tomber dehors. Claquant à grosses gouttes les vitres du château. Quel sale temps. La Serpentarde avait l'air déconcentré. Hum. Je me trompais sûrement. Quoi qu'il en soit j'avais hâte de voir sa réponse.
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Kathleen Gold
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Kathleen Gold, Jeu 18 Fév - 21:59


- J'aime e*merder ce petit monde.

Kathleen haussa un sourcil et fronça le nez, comme la parfaite petite bourgeoise offensée par tant de vulgarité qu'elle était. La jolie Préfète était loin d'être irréprochable dis donc. Kate secoua la tête et soupira. La brune avait déjà détourné son attention d'elle, fixant le paysage. Kate ne tourna même pas la tête en la voyant se lancer dans sa contemplation, trop occupée à l'observer. Voulant-elle délibérément lancer les hostilités ? Il fallait croire.

-Passe temps intéressant. Tu sembles être douée dans le domaine.

Pour ça oui. Les deux adolescentes se connaissaient à peine mais la Gryffondor était déjà une sérieuse nuisance. Maudits Gryffondors et leur manière détestable d'ennuyer le monde, justement. Kate aussi aimait cela. Mais elle ne retenait pas les gens en otage pour un motif aussi stupide. Elle les laissait rester ou partir, tout dépendait de leur sens de l'honneur, mais ses déclarations de guerre était autrement plus subtile.

-J'ai dû mal à en voir l'utilité cependant.
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Aiko Wilkerson
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Aiko Wilkerson, Ven 19 Fév - 20:49


- Passe-temps intéressant. Tu sembles être douée dans le domaine. J'ai dû mal à en voir l'utilité cependant.

Tout ça ne rimait à rien. On tournait clairement en rond et je commençais sérieusement à me lasser et à m'ennuyer de ce petit jeu. Je soufflais et croisais les bras. Je n'avais écouté que la moitié de ce qu'elle avait dit. D'ailleurs vu sa tête elle avait l'air choqué par mes précédents propos. Je m'en fichais carrément, au contraire, ça me faisait bien rire. La petite bourgeoise confrontée aux mots familiers. Comme on dit, les chiens ne font pas de chats hein. La pluie tombait toujours. Elle était presque aussi passionnante que cette conversation sans fin.

- C'est vrai, jmen sors pas mal. Ça aide les petites bourgeoises comme toi à redescendre.


Je l'observais. Ne me dites pas que je l'avais encore offensé. J'haussais les sourcils et soupirais. Etre préfète ne faisais pas de moi un ange. J'étais loin d'être parfaite. Je me demandais d'ailleurs bien pourquoi on m'avait donné cet insigne. Le vieux me faisait sûrement confiance, c'était bon à savoir. Je décroissais mes bras et prenais ma baguette. Je jouais avec. Si la situation continuait j'allais coller la fille au plafond, ça allait être marrant. Un peu d'action.
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Kathleen Gold
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Kathleen Gold, Ven 19 Fév - 21:05


- C'est vrai, jmen sors pas mal. Ça aide les petites bourgeoises comme toi à redescendre.

Kate la regarda et sa réaction la surprit elle-même. Elle éclata de rire, un rire nerveux et euphorique. Elle se calma cependant en quelques secondes, le temps que sa gorge cesse de trembler et que ses épaules arrêtent de s'agiter. Cette petite lionne était hilarante. Elle avait l'air ennuyée et agacée, mais Kate s'amusait beaucoup. Cela ne volait pas bien haut, mais sa remarque continua de la faire sourire malgré elle. Son sourire sarcastique et féroce en coin.

-Je ne compte pas redescendre.

La Préfète avait sorti sa baguette et jouait avec. Kate sourit encore plus. Cherchait-elle à l'intimider ? C'était à ses risques et périls. Kate n'était pas Préfète. Elle ne se laisserai pas faire par une petite peste de Gyffondor, et si jamais on lui faisait une remarque, il suffirait de leur apprendre qu'elle avait lancé les hostilités. Elle était audacieuse, mais pas stupide. Elle ne jetterai pas la première pierre. Elle aurait pu elle-même jouer avec sa baguette de cette manière, mais elle n'allait pas lui laisser croire qu'elle l'imitait. Elle se contenta de sortir la sienne sans faire de mouvement brusques, ni délicats. Elle était prête en toutes circonstances. Elle ne put néanmoins s'empêcher de sourire.

-Serait-ce une pointe d'envie que j'entends ?

Il était clair qu'elle n'en pensait pas un mot. La jeune fille la méprisait visiblement et c'était réciproque. Mais jouer la peste qu'elle était était si drôle...
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Aiko Wilkerson
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Aiko Wilkerson, Sam 20 Fév - 22:27


-Je ne compte pas redescendre.

Au moins ça avait le mérite d'être claire. Mais bon, je m'en fichais un peu. Je regardais la pluie, c'était bien plus intéressant que cette conversation et que cette situation. Je me demandais encore ce que je foutais ici. Je jouais toujours avec ma baguette. J'avais faim, je voulais rentrer à la tour de Gryffondor. Finalement, je n'allais pas prendre la peine de coller cette peste au plafond, bien que ce soit une idée amusante et passionnante. Je n'allais peut-être pas m'abaisser à son niveau. Je baillais et mettais ma main devant ma bouche. Bon il était temps de partir.

-Serait-ce une pointe d'envie que j'entends ?
-Ouais ouais c'est ça, bon n’essaie plus de te mettre en travers de mon chemin.

C'était au moins dit. De manière lente et lymphatique, mais c'était dit. Je m'étirais et commençais à marcher sans même regarder la fille qui avait été mon interlocutrice. Je me demandais encore comment j'avais fait pour lui parler. Et puis je repensais à son rire, pas de quoi se réjouir dis donc. J'haussais les épaules et me dirigeais vers la tour des lions, les mains dans les poches. J'allais poser mon sac et ensuite, direction la grande salle. J'avais plus que faim. Je ne prenais même pas la peine de repenser à la fille, je ne connaissais même pas son nom en faite.

[ FIN ]
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Jade Wilder
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Jade Wilder, Mer 23 Mar - 22:47


Taking Chances
Pv with Shela Diggle
Suite de ce RP.


Quelle avait été la réaction de Shela ? Quels sentiments avaient traversé son doux visage lors du questionnement de Jade ? Celle-ci se basait beaucoup sur les expressions d'autrui, ayant apprit très tôt à déchiffrer chaque expression, chaque froncement, chaque changement. Mais là malheureusement, elle ne pouvait rien voir, rien du tout avec ce fichu carton que portait Shela. Un carton anti-mal ? Il n'était pas difficile de conclure que quelque chose n'allait pas. Et grand dieu, Jade n'aurait pas dû s'en mêler. Elle aurait dû garder ses principes habituels et éviter toute discussion. Rien de plus facile en fait, elle avait juste à quitter le cours comme d'habitude et à rejoindre son dortoir.. non ? Non. Ça ne peut jamais être aussi simple avec Jade et sa logique légèrement bancale. Cette fois, l'Italienne était bien décidée à avoir des réponses. Shela ne pouvait pas continuer à garder les choses pour elle, encore moins si ça la poussait à se promener avec un carton sur la tête. C'était un rempart peut-être, elle le voyait sans doute comme une protection efficace, mais c'était loin d'être le cas.

Jade savait ce que c'était. Elle savait que tout garder pour soi n'était pas bon, qu'on finissait forcément par craquer et jamais au bon endroit, ni au bon moment. Qu'on souffrait des mensonges et des non-dits alors qu'au tout début, ça paraissait tellement apaisant. La préfète des serpents pourrait tout à fait retourner les paroles de la Poufsouffle sans aucun effort puisqu'il n'y aurait qu'à lui retourner les reproches. Mais ça n'était pas un reproche que Jade voulait faire. C'était son aide, qu'elle voulait apporter.

Elle avait ignoré d'abord, son talent caché. Puis apporté une aide muette, espérant que ça suffirait. Mais ça ne suffisait pas, visiblement. Ça ne pouvait être suffisant si la Serpentard se sentait obligée de se cacher. Passer au véritable soutien, essayer de lui faire avouer ce qui n'allait pas était l'étape suivante. Étape que la blondinette évitait comme la peste, avec Shela ou avec qui que ce soit. Parler ça n'était pas son truc, plus son truc. Trop de choses à dire, pas assez de mots, pas assez de confiance aussi, surtout. Elle essayait la blonde, elle avait toujours essayé.. mais elle n'en était pas capable. Parler à quelqu'un comme à une personne proche, c'était lui accorder une place. Une place trop dangereuse. Quelqu'un qu'elle appréciait devait à tout prix s'éloigner de l'Italienne, c'était ainsi que cette dernière raisonnait.

Alors au final, cette discussion, était-ce une bonne idée ? Instinct protecteur, on dira ça, mais Jade ne pouvait plus reculer, les dés étaient jetés depuis qu'elle avait interpellé sa camarade.

- On peut s'en aller d'ici ?

Demande simple, réponse positive. Les deux préfètes marchaient à présent vers une destination inconnue, bizarre impression de déjà vu. Mais ça n'était pas la même situation, les mêmes enjeux. Discussion discussion. Là, une salle vide. La bibliothèque n'était pas loin mais normalement personne ne viendrait les déranger. Et si quelqu'un osait, il aurait le plaisir de voir une Italienne énervée.

Poussant la porte, torturant ses lèvres par la même occasion, Jade alla s'asseoir sur une des tables, ses pieds balançant à peine sous la table puisque ses orteils touchaient largement le sol. Il faudrait qu'elle songe à arrêter de grandir. Bref, ça n'était pas le sujet. Elle avait laissé la porte ouverte pour Shela, ne l'obligeant aucunement à entrer. Cependant les yeux aux nuances dorées des ses prunelles ne quittaient pas sa camarade des yeux. Là pour le coup, Shela pouvait se braquer. Jade l'aurait fait, sans doute, peut-être. Alors, balançant encore et toujours ses jambes telle une enfant ayant fait une bêtise, la blondinette s'exprima enfin.

- On sera.. tranquilles ici. Explique moi, per favore..


Dernière édition par Jade Wilder le Jeu 7 Avr - 18:40, édité 1 fois
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Shela Diggle
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Shela Diggle, Sam 26 Mar - 12:09


Refuser ou ne pas comprendre, arriver à la conclusion que quelle que soit la nature de l'incertitude et de la question, l'on ne répondrait pas. Pour n'pas mentir. Il serait déchirant de la faire. Indécent. J'aimerais lui servir l'explication qu'elle souhaite entendre et m'en satisfaire, ne sais pas laquelle est bonne et même meilleure, ne sais pas ce que l'on souhaite exactement, préfère ne rien dire que mal feindre et inventer. Affable angoisse qui s'installe - tu t'en sortiras, improvise, joue sur le vif et évite de te brûler, point besoin de trop réfléchir. J'viens de saisir. Les gens souhaitent comprendre une chose dont je préfère m'éloigner, je ferme les yeux et eux me demandent de décrire ce qu'je vois. Je ne vois rien. Je ne veux pas ouvrir les yeux. Pas besoin. Pas de problème. Pas vu pas pris, pas vrai. Les gens les médecins, maman et peut être Jade. Imaginez qu'elle ne cherche pas cela, qu'en parlant je révèle et qu'un soucis entraine un autre. Avalanche dans laquelle aucun flocon ne se sent coupable. Que l'on ne parle que du carton. Chouette idée. Peu de compréhension mais bien plus d'entrain à se laisser guider sur ce terrain-là. Elle s'engouffre dans une salle, précautions pour ma part, hésiter à se débarrasser de son toit, finalement le jeter à terre et fermer la porte. Mise à nue. Drôle d'impression, forme de vulnérabilité. Se sentir et être minuscule, comme donner les armes et espérer qu'elle n'en use point à mon encontre.

- On sera.. tranquilles ici. Explique moi, per favore.. Affreuse confusion; de quoi parle-t-on ? Horreur et damnation si sur le mauvais sujet l'on se met à avancer, point de retour possible. Point certaine de comprendre, de vouloir comprendre, et même ma boîte, où est le problème ? Je m'y sens bien, ne m'entrave pas d'énigmes, le mettre, point. N'est ce pas. Bien plus simple. Plus sûr. S'aveugler d'étoiles et ne plus voir que la lumière, vivre dans l'idéalisme et refuser le reste, lâche ou savant ? Egoïste, mon bien en premier. Egoïsme, forme de lâcheté et d'intelligence. L'on vit plus longtemps. S'éloigner des miroirs du corps de l'âme des raisons, devoir s'éloigner aussi du regard d'autrui car son reflet y est plus critique encore. Croiser les bras et les serrer, être son propre appui et vouloir en sentir la force. Regard fuyant. J'vois pas de quoi tu parles. Risible façon de s'enfuir, mais autant tenter si parler l'on doit, autant tenter de ne pas répondre et de garder ses paupières closes à elle aussi. Je maudis le savoir; les idiots vivent plus heureux, échappant à toutes contraintes morales et snobant les réalités dont ils ne savent rien. Savoir, c'est aussi souffrir d'une incapacité à agir faire agir changer - les choses, mieux vaut n'rien savoir et n'pas avoir mal, c'n'est pas égoïste si je ne fais rien de mauvais non plus. Etre et se sentir minuscule, Jade est plus haute. Facteur de rassurance. Parler de soi, n'est ce pas ce que l'on fait à ceux en qui réside notre confiance ? Se trouver à environ un mètre, debout et elle assise. Vouloir se taire mais sentir sa fermeté chanceler. N'être soudain plus sûre de ce qu'elle souhaite de ce que je souhaite de ce que montrer et dire je peux je veux et je refuse, ne soudain plus bien faire la part des choses et sentir grandir une chose dangereuse parce qu'ivre et indomptable et étrangement ne pas la combattre immédiatement. Passive. Serrer ses bras et lancer un regard féroce à la blonde dorée, mettre au défi de, ne pas, peut être, ne plus savoir lequel est bon, lequel est meilleur, quelles issues, au fait ?

- Tu veux savoir ? Ne pas même connaître exactement ce qu'il y a à savoir, ce que dire je vais et ce qu'entendre elle veut, mais sur un chemin s'être engagées et décider de ne pas regarder en arrière.
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Jade Wilder
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Jade Wilder, Mar 12 Avr - 23:28


Le carton en moins, Shela semblait presque plus réelle. C'était étrange à dire, mais si ce carton était pour elle un refuge, il avait sans doute aidé Jade à demander ce qu'il se passait. Et puis là, la réalité. C'était toujours la préfète des Serpents sous ce carton, cette fille à qui l'Italienne s'attachait beaucoup trop pour sa sécurité. Du moins, ça, c'était ce qu'elle pensait, puisque de toute façon la blonde ne voulait pas reconnaitre un quelconque attachement. Mais si elle ne s'était pas attachée à Shela, pourquoi chercher à l'aider, à savoir ce qui n'allait pas ? Logique peu logique, mais on ne lui en voudra pas, hein ?

Le regard jusqu'alors fixé sur sa camarade, Jade finit par le détourner, observant.. n'importe quoi. A peu près tout, sauf Shela. Le tableau semblait des plus intéressants en fait, là tout de suite. Mais non, fuir ne servirait à rien. Elle n'était pas en dangers après tout et elle avait la bizarre et désagréable impression que c'était le cas de Shela. Qu'est-ce qu'elle cachait, que lui arrivait-il ? Pourquoi restait-elle aussi silencieuse sur ses raisons, ce qui la poussait à se reclure dans son silence ? Trop de questions sans réponses, il était temps d'arrêter de faire l'autruche et de regarder les choses en face. Elle n'était pas attachée à Shela. Mais il n'empêche qu'elle ne pouvait la laisser.. comme ça. Oui oui, affichez tout de suite la banderole "Pouffy Stéréotypée", rien à faire. Parfois, mettre de côté ses propres démons pour aider les autres, c'était nécessaire.

- J'vois pas de quoi tu parles.

Prenant donc son courage à deux mains, Jade releva le regard vers sa camarade. C'était quitte ou double. Shela pouvait s'ouvrir enfin ou bien se braquer. Et ça faisait peur. Oui, Jade avait peur de la perdre. Cette pensée même était effrayante puisque c'était exactement ce que l'adolescente voulait éviter, souffrir en aimant, comme c'était toujours arrivé depuis bien trop longtemps. Justement, ces premiers mots n'allaient-ils pas dans ce sens ? Bon sang, pas de panique. Si elle paniquait, c'était terminé en étant à peine commencé. Calme, calme.

Si Jade observait son aînée, cette dernière l'évitait, c'était clairement visible. Alors que dire, que faire ? L'envie d'aider Shela était plus puissante que la peur, fort heureusement, cependant la Poufsouffle ne savait pas quoi ajouter. Cette situation s'avérait plus compliquée que ce qu'elle croyait. Pourtant hors de question de fuir. La salle de classe n'était pas fermée à clé, il aurait été si simple de tout annuler et de jouer encore une fois les autruches. Sauf qu'il en était hors de question. Un combat se déroulait sans cesse dans la tête de Jade, laissant l'avantage à celle qu'elle était. Avant. Mais pour combien de temps. Silence. Yeux baissés, par peur de trop insister sans paroles. Puis soudain, enfin, la Serpentard reprit.

- Tu veux savoir ?

Le regard doré de Jade revint sur le visage angélique de Shela. Visage d'ange, regard de braise. Était-ce une acceptation, ou une nouvelle façon de se braquer ? Peut-être avait-elle dépassé les limites, peut-être qu'elle allait la perdre, là dans cette salle. Mais elle avait déjà la sensation de perdre Shela sans même avoir commencé cette discussion. La préfète des Serpents n'allait pas bien et Jade le savait. Elle ne pouvait rester les bras croisés dans ces conditions. Et puis, ce fut une autre elle qui s'exprima. Cette autre elle qui avait été blessée, ruée de coups, rabaissée. Cette fille qu'elle voulait ignorer et qui pourtant, d'un coup, refit surface. Cette fille qui acceptait, juste cette fois, d'être elle-même.

- Mi im.. Je tiens.. à toi. Et je sais que tu vas mal. S'il te plait, laisse moi essayer de aiu.. t'aider, dis moi.

Dure révélation, mais incroyablement réelle. Les larmes lui étaient montées aux yeux, comme ça, pouf, d'un coup. Elle n'avait rien pu y faire. Elle n'avait pas retenu cette part d'elle-même et elle ne savait absolument pas si elle devait le regretter ou non. Étrange sensation que celle-ci, désagréable ou pas, c'était difficile à dire. Mais elle avait ouvert son coeur pour la première fois depuis longtemps. Pari gagnant, pari perdant, lancez les gallions, misez sur la plus grande probabilité. Misez sur tout ce qui pourrait la détruire de nouveau ou la reconstruire finalement.
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Shela Diggle
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Shela Diggle, Ven 15 Avr - 22:17


Et elle soutient mon regard. Qu'il ne faut donc faiblir, car faiblir reviendrait à rendre les armes sous la force mais si je dois parler, autant que cela vienne de moi, autant donner l'impression que je gère, que tout fonctionne parfaitement, qu'au moins je décide de mes actions et mes dires. Que je ne cède qu'à mon bon vouloir. Est-ce le cas ? Oui et non.

- Mi im.. Je tiens.. à toi. Et je sais que tu vas mal. S'il te plait, laisse moi essayer de aiu.. t'aider, dis moi. Nah, toi, s'il te plaît, pas de larmes, je dois être en colère, je dois me fâcher, je dois être rouge ou je ne pourrais rien faire, la fureur est oublieuse de la raison et permet des choses que je ne peux faire si je me laisse aller au coeur, si je m'abandonne à toi. Détourner les yeux et s'enfermer, chercher parce qu'elles ne sont pas loin toutes les pensées que j'ai eu envers moi, tout le mal ingéré et qu'il faut recracher, pour personne, peut être pour lui montrer, lui prouver qu'elle n'y peut rien et ne pourra rien y faire; ça n'a même pas de nom. Ce n'était même pas un problème avant que les Autres le nomment comme tel. Comme si c'était grave. Comme si c'était plus qu'un symptôme. Comme si ça pouvait s'enlever. Il est ailleurs, mon monstre. Il est dévorant d'une autre manière. Ignoblement odieux par sa capacité à ne pas pouvoir être identifié appelé sous-titré. Inexplicable parce que je le refuse. Je le sais présent, et parfois apparent, mais ce n'est pas aussi grave qu'ils pensent tous. Pas vrai. Ce que je peux lui dire, c'est déconstruit, c'est invalide, c'est même pas compréhensible. Ce que je peux faire, c'est autre chose. C'est lui dire ce qu'ils prennent pour problème. C'est ce qu'elle prendra aussi, parce qu'il n'y a danger que lorsque c'est physique, n'est ce pas. Qu'il est difficile de fermer les yeux dessus pour s'intéresser au reste. Apparemment. Parce que je ne vois pas tant que cela. Y'a pas de problème. Pas vraiment. Rien d'excessif.

Et il faut que j'oublie ses mots. Que je l'oublie tout court, parce qu'elle n'a rien à voir là-dedans. Qu'il n'y a aucune raison de lui en vouloir. Qu'il me faut m'isoler pour lui répondre, quelque part, qu'il me faut fixer le mur et me mettre en colère pour ne plus mesurer, mes actes, pour lui dire ensuite. Qu'elle comprenne un morceau au moins. Que l'fait empêche d'aider. Prendre le risque peut être, de ne plus être pareille à ses yeux, de n'être vue que selon une chose, de n'être qu'une facette de soi-même. De ne plus s'intéresser qu'au contenu d'une assiette plutôt que du mangeur. Prendre le risque parce que l'cacher ressemblerait plus à quelque chose de mauvais. Et qu'elle souhaite une réponse, je crois. Et qu'elle y a droit. Tout à perdre et pourtant tenter, se maudire de l'avoir suivie, d'avoir cédé, à la colère, de s'être emportée assez pour ne plus mesurer, d'avoir fermement décidé de la suite, se maudire d'être rageuse contre soi les autres le monde, tout à perdre et pourtant -

Mieux que des mots des gestes, et après le carton c'est le haut qui rejoint le sol, les hauts, parce qu'il faut rembourrer, tout ce qui entourait le buste excepté le sous-vêtement, noir sur blanc, tache contraste. Retirer un pull, le jeter à terre, en enlever un autre, mêmes gestes violents, désordonnés. Je ne sais même pas ce que je suis en train de faire. Véritable mise à nue. Et je suis minuscule. Minuscule. Dans tous les sens du terme. Résolument fermer les yeux, et même appuyer ses poings contre les paupières, fort, et refuser de voir son regard. Caprice. Rager. Possiblement avoir tout perdu et pourtant rager, rester là sans bouger, presque torse-nu, entièrement et trop visible tout de même, parce que c'est trop fin et que je n'use pas du mot des Autres, parce qu'il est moche, le mot maigre, et maladif aussi.

- Ca va, t'es contente ? Je ne suis pas fâchée contre elle, mais contre la possible nouvelle-elle-avec-moi-devant-les-yeux, la moi sans rembourrage, debout à moitié nue, mains sur les yeux et l'air d'une petite fille rageusement déterminée. Qui refuse d'ouvrir les yeux de peur de trouver dans ceux de Jade, un miroir.
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Jade Wilder
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Jade Wilder, Jeu 19 Mai - 21:57


Qu'est-ce qui était le plus dangereux au final ? Il y avait tant de possibilités, de réponses à cette question. Mais deux causes principales s'opposaient vaillamment. D'abord, on trouve cette faiblesse que Jade avait tant cherché à éviter. Dire à autrui qu'on tient à lui, c'est s'exposer, se mettre en dangers, risquer de perdre, donner des éléments pour qu'on vous détruise.. Et de l'autre, il y avait la facilité, cacher les choses, ses sentiments surtout, faire comme si de rien n'était et comme si l'état de Shela ne l'inquiétait pas. Ça aurait pu être tellement simple de cette façon, si elle n'avait aucun coeur. Si elle n'avait aucun fichu sentiment pour la Serpentard. Si elle ne tenait pas à elle, sans oser se l'avouer. Et pourtant, c'était le cas, comment le nier ? Personne n'y croyait et elle-même commençait à douter de sa propre foi. Alors elle l'avait dit, fini par l'avouer, presque à contrecoeur d'ailleurs. Mais n'était-ce pas mieux ainsi ? A voir, tout dépendait de Shela désormais. Cette perte de contrôle, c'était exactement ce que la blondinette redoutait. Elle se mettait à nu, sentimentalement parlant.. et ça ne lui plaisait pas. C'était exposer son coeur à toutes sortes de coups, y compris les plus douloureux, ceux qui vous détruisent à petit feu. Shela en était-elle capable ? Oui. Absolument tout le monde pouvait blesser l'autre, c'était ainsi. Même elle était capable de faire preuve d'une méchanceté sans nom si cela s'avère nécessaire.

Mais la question au final était simple: regretter, ou pas ? Non. A priori. Mais peut-être que cela changerait, sait-on jamais.

Le silence s'était installé, planant douloureusement dans la pièce. Jade n'aimait pas le silence. Ou très peu. Il lui fallait quelque chose à quoi s'accrocher, si silence il y avait. Un livre pas exemple, la meilleure solution qui puisse exister. Sauf que là, lire n'était pas bienvenu. Et il y avait bien quelque chose à quoi se raccrocher, ou plutôt quelqu'un. L'Italienne ne lâchait pas Shela du regard, comme si celle-ci pouvait s'échapper à tout moment. Et c'était fort possible, dans une telle situation Jade aurait fuis sans sommation. Pas cette fois. Juste pour une fois, elle ne fuirait pas, affronterait ce qui l'attendait et.. elle verrait bien.

En aucun cas elle ne pouvait s'attendre à ce qui suivit. Lorsque Shela fit enfin un véritable mouvement, ce fut pour enlever ses vêtements. Elle semblait osciller entre rage et tristesse, ce qui bien évidemment compressait terriblement le coeur de la l'Italienne. Elle ne supportait tout simplement pas de voir la préfète des Serpentards dans un tel état. Il ne s'agissait alors que d'un début et Jade ne le comprit que lorsque la dernière couche de vêtements rejoignit le sol, laissant apparaitre le corps féminin.

- Ca va, t'es contente ?

Pas un signe d'une quelconque surprise, non, juste ses prunelles ambrées ne se détachant plus de l'autre corps. Et comme souvent, Jade se mit à réfléchir. Beaucoup trop, encore et toujours, à des dizaines de milliers de choses à la fois. D'abord, leur première rencontre. Shela était alors en maillot de bain non ? Alors pourquoi Jade n'avait-elle rien vu ? Peut-être qu'à ce moment là, elle allait mieux. Elle n'aurait pas loupé ça sinon, c'était impossible. Du moins il fallait l'espérer sinon l'Italienne se serait crue totalement aveugle. Alors, ça ne datait "que" de quelques mois ? Ou avant ce n'était pas visible peut-être ? Et puis, voilà pourquoi elle n'avait pas participé au cours d’Étude des moldus. Minute, Winderfelt était peut-être au courant ? Hm, pourquoi se poser ces questions au final ? Elle ne savait même pas comment elle était sensée réagir. Faire toute une scène en clamant haut et fort que ce n'était pas bien, dangereux, etc ? Non, ça ne servirait à rien, à part à braquer son aînée. Sauf que ne rien dire n'aiderait pas non plus. Alors quoi ? Choisis ton camps camarade. Finalement, la blondinette s'approcha de sa camarade, posant ses mains sur ses avant-bras, espérant ainsi que celle-ci arrête de se cacher. Elle n'avait pas à le faire. Souriant légèrement, Jade leva un sourcil.

- Et tu croyais que ça.. changerait qualcosa ?

Bien sûr, Jade s'inquiétait. Comment faire autrement ? Mais voilà, ce n'était pas à elle d'agir. Elle pouvait être là, soutenir Shela, l'encourager, mais pas intervenir elle-même. Elle n'en avait pas le droit, et sans doute que son aînée n'apprécierait pas beaucoup. On peut le dire, la Poufsouffle était perdue, mais il fallait bien avancer quand même, tenter quelque chose, même la plus minime des choses.. Changer sa façon d'agir ne servirait à rien, c'était justement ça qui risquait encore plus d'aggraver les choses.

- Je te demande juste di non nascond.. me le cacher.. C'est tout. Tu es magnifique, géniale et.. te cacher sous un carton, lo trovo.. ça dommage. Tu val.. vaux bien plus que ça, et je préfère te voir.. sourire.

Elle-même agrandit légèrement son sourire. Elle parlait rarement de ce qu'elle voyait de plus beau chez les autres. Chez Shela, c'est cette si belle spontanéité qui l'avait tout de suite attirée. Et elles étaient là désormais. Peut-être que suite à cette "rencontre", la préfète ne voudrait plus lui parler, qui sait. Mais Jade ne lâcherait pas aussi facilement. Plus maintenant, en fait. Elle avait pris des risques, joué le tout pour le tout. Parfois, c'est la bonne solution.
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Shela Diggle
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Shela Diggle, Mar 31 Mai - 20:47


On attendrait un non. Une négative. Le rouge d'une colère ou le bleu de la ruine. Et ne plus être portée soudain tomber hors d'une vague que l'on a un instant surfé, par désir d'afficher un courage, une force, par désir de blesser par la blessure, par désir de montrer, un peu, peut être. Et soudain l'on tombe, perdue, ravagée par la seconde lame, le regret d'une action qui a son ambition, ses capacités, à détruire, fort et bien, durement. L'on est plus très certains de rien. Je ne suis pas malade. Et pour leurs yeux je le suis ? selon leurs codes, leurs idées. Je gère. Je manœuvre, mains sur la barre, et si le navire n'a pas l'aspect de celui amarré au port, il va bien mieux que lui. Ships are safe at harbor, but that's not what ships are for. La coque, l'au-dehors. L'on s'en soucie souvent bien plus que du gouverneur. Et quand l'appétit ne va plus ? Sauter d'un plan à l'autre, égailler le paysage, faire la peur secondaire et ne pas s'essayer à penser réfléchir agir, être là juste ça, se concentrer sur le ventre jambes bras, le souffle qui roule. Sursauter au contact humain sur sa peau, baisser les poings - la garde, résolument garder les paupières serrées.  

- Et tu croyais que ça.. changerait qualcosa ? Emotion, parce que. Surprenant. Presque assez pour en ouvrir les yeux mais brusquement se souvenir, et peut être à peine papillonner. Ca se veut rassurant. Tendre muscles et idées, image disloquée, de partout, l'on en oublie ce qu'est une possible réalité et le pire se donner, en spectacle, mise à nue, sur scène sans jouer l'on est une part immense d'un soi et mise à nue à mal, mise à terre, j'y suis, trop, fort, j'en ressens comme le grondement profond, pour ne pas au mien s'intéresser, image faussée pour se dire qu'elle se veut rassurante parce qu'elle n'est pas rassurée et qu'elle juge - d'une mauvaise manière. Je vais bien. Marteler à coups de sang, pressé contre les veines toujours, par battements, tambour, marteau, le Bruit court et s'adonne à de vils mensonges, biaisées vérités peut être, à leur commencement et moi je tremble sous leurs coups et se répéter, cent fois parce que risque il y a de finir par les croire, eux. Je vais bien.

. ? Dans ce cas pourquoi s'être laissé emporter par une vague, un rouleau, une ondulation aussi brève qu'infinie quelque part, dans ma tête, peut être, expliquer le comment en mettant ma tête en cause. Eclair d'acuité dans l'aveuglant Eldorado que l'on se forge, tout autour, tout partout, l'on en tapisse les murs d'un monde étranger, irréel parce qu'au-dehors, si coloré dans l'idée mais préférer y jeter d'autres tons, plus beau, plus beau, et oublier les terribles nuances que l'on ne perçoit ensuite que lorsque murs l'on brise. Pourquoi avoir avoué, s'être dénudée, réellement, le corps n'est qu'un outil, un instrument, le réel est autre part; s'être abandonnée dans pareille entreprise et ne plus pouvoir faire marche arrière, claustrophobie d'un espace de contrôle qui s'amoindrit. Etrange qu'il s'agisse de la seule chose que je veuille maîtriser. Et je pense que cela changera quelque chose parce qu'à tes yeux je suis désormais inconsciente faible ou malade-ivement minuscule, plus le minuscule louablement étrange, mais le minuscule qu'il ne faut bousculer, auquel l'on doit taire trop de mots. Mais une nouvelle vague se crée.
Immense. Parce qu'elle apporte à nouveau la fermeté, la force de l'aveu, l'acceptation, parce que c'est bien, peut être, parce que c'est mieux, sûrement, parce que ne plus pouvoir jouer à cache-cache encore longtemps, certains jeux lassent.

- Je te demande juste di non nascond.. me le cacher.. C'est tout. Boum. C'est - simple. Inconnu. Point même de réprimande, point, rien du tout, et la possibilité peut être d'à nouveau s'envoler, aucun serment de quémandé, aucune autre promesse que le fait de ne rien taire. Je n'ai rien à taire - qu'à moi-même ? Tu es magnifique, géniale et.. te cacher sous un carton, lo trovo.. ça dommage. Tu val.. vaux bien plus que ça, et je préfère te voir.. sourire. Etre immobile entre ses doigts, ne pas esquisser un geste, mais tout de même risquer un œil ouvert; elle a un sourire. De ma part un soupire, de ceux qui viennent après les pleurs, long, bafouillant, et c'est un quelque chose de lourd dans le ventre qui s'échappe. Attraper ses avant-bras en miroir, paupières closes, sa peau est chaude et je suis minuscule. Le bon minuscule, cette fois, mais de mes yeux seulement, se dire, peut être, sais pas. Suffirait de demander. Mais j'aime bien mon carton. Futile inutile délébile, décalé mais cela permet de penser à côté. Je sais pas si je voudrais que t'oublis ça ou pas. Une goutte, tache d'encre, trois miettes ou un zeste, rien qu'un peu, ou alors pas ? du tout; blanc. Je ne sais pas. Ni pourquoi le blanc d'ailleurs est utilisé pour dénoncer l'absence et le noir la trop présence - de mal - mais c'est peu. Glisser en avant, quitter des doigts le bras et s'avancer vers princesse dorée, s'enfuir enfouir un corps contre un autre, presque un enlacement, quelqu'un en entrant pourrait se méprendre. Proposer un bisou sur la joue plutôt qu'un sourire, ne point trop reculer, hésiter entre rester et filer, mailles d'un filet de chaleur et de douceur si proches, se balancer, légèrement. Je ne suis pas à moi - le même silencieux qui précéderait le pas.
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Jade Wilder
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Message par : Jade Wilder, Mar 21 Juin - 16:27


Des dizaines de personnalités différentes composaient l'existence même de Jade. A force de porter des masques pendant toutes ces années, elle était devenue lunatique, imprévisible. Simple fille souriante un jour, renfermée un autre, sûre d'elle encore un autre.. Lassitude de ces changements, de ne pouvoir être toujours la même personne. Pourtant ce jour là, cette aptitude à changer de visage lui était bénéfique. Dans un autre jour, elle aurait paniqué, cherché des solutions immédiates, peut-être même aurait-elle osé faire la morale à Shela. Mais non, pas en ce jour.

Choisissant enfin son visage, dans cette pièce, pour Shela, pour ce moment, Jade se sentit soudain libre. C'était étrange comme sensation, un rien, un tout, quelque chose qui lui donnait un peu plus confiance en l'avenir et ce qu'il pouvait apporter. Et paradoxalement, elle était inquiète quant à l'avenir de sa cama.. Au diable.

L'avenir. de. son. amie.

Bordel. Soudain, son coeur fut comme libéré d'un étau qui l'enserrait en permanence depuis bien trop longtemps. Ce n'était qu'un mot et pourtant un mot si symbolique aux yeux de l'Italienne. Elle ne voulait pas d'amis, parce-que quiconque s'approchait d'elle risquait des ennuis. C'était ainsi depuis bien trop longtemps et Jade s'était abandonnée au fait de ne plus accepter aucune amitié. Et pourtant, Shela venait de briser cela sans qu'il n'y ait d'explication logique. Juste elle. Peut-être que la voir, comprendre ne serait-ce qu'une fraction de ce que la Serpentard pouvait ressentir, ça l'avait aidée à accepter elle-même ses vérités. Idée idiote, mais incroyablement probable. Tentant de ranger le bazar dans sa tête, Jade ne quittait pas son aînée des yeux, attendant une réaction, peut-être un refus catégorique. Elle espérait que non. Car une fois admis, un tel lien n'était pour elle pas anodin. Désormais, Shela s'annonçait sous un autre jour. Pas par ce qu'elle venait de lui dire, montrer. Mais parce-que leur lien venait de changer, parce-que dans la tête de la blondinette, quelque chose s'était débloqué. Égoïsme ? Peut-être, à vous d'en juger.

- Mais j'aime bien mon carton.

Miroir étrange sous les yeux aux teintes dorées. Elle avait l'impression de se voir dans ses états les plus vulnérables. Alors elle comprenait si bien ce que devait ressentir la verte devant elle, ce sentiment d'impuissance sans parvenir à prendre des décisions. On voudrait ne pas y réfléchir et pourtant on ne fait que ça, tout le temps, en permanence. Surtout quand il ne faut pas. Quand la seule chose à faire c'est ne plus se poser aucune question et simplement écouter son coeur. Lui avait toujours raison, bien plus que l'esprit. Si l'Italienne enfermait le sien dans une cage à barreaux serrés, elle était prête à tout pour soulager celui de son aînée.

- Je sais pas si je voudrais que t'oublies ça ou pas.

Oublier ? Quelle idée.. Jade ne voulait pas oublier, surtout pas. Continuer à se poser des questions, les retenir pour éviter exactement ce genre de discussion.. non, ce n'était plus utile. Inutile tout simplement, car il y avait bien mieux à faire, à attendre désormais. Oublier cette acceptation aussi, créerait un vide incertain pour le coeur de la blondinette. Même la plus puissante des magies ne pourrait la forcer à oublier ces mots, ces images, mais surtout ce sentiment.

Et puis, autre chose impossible à oublier ensuite. Cette étreinte, le corps de Shela se rapprochant du sien. Un simple câlin, mais voilà quelque chose qu'elle n'avait plus l'habitude de faire. Par automatisme, ses muscles vinrent se tendre comme un réflexe de rejet. Mais pas d'amorce pour y échapper non. Ça n'avait aucun intérêt et à vrai dire l'adolescente n'en avait même aucune envie. Lentement, ses muscles se détendirent, la laissant presque.. apaisée. Tout aussi lentement, ses bras vinrent à leur tour enlacer le corps blottit contre le sien, légère étreinte sans force, parce-que ça restait encore au dessus des siennes. Mais étreinte sincère dans un monde superficiel.

- Je ne suis pas à moi.

Que voulait-elle dire par là ? L'Italienne n'était pas sûre de prendre cette phrase dans le bon sens, il y avait tant de possibles. Mais dans tous les cas, ça rejoignait un peu ses mots précédents, cette peur du jugement de l'autre. De son jugement à elle sans doute. Elle aurait pu juger, une autre de ses elle l'aurait fait. Mais à quoi bon désormais ? Tout ce que Jade voulait à présent, c'était que Shela se sente mieux. Qu'elle puisse au moins se libérer de son carton, amusant pour les autres, cachette pour Shela, cage pour Jade. Peut-être qu'au lieu de se poser des questions, il fallait directement y montrer intérêt ? Assez des faux semblants maintenant, c'était terminé.

- Pourquoi ?

Un simple mot, banal. Elle aurait pu poursuivre l'interrogation, poser une question plus exacte, mais ça n'était pas à elle de choisir ce que son amie voulait dire. Justement, peut-être que c'était ce qu'elle insinuait. Que ceux qui savaient décidaient de quoi faire à sa place ? Qui pouvait savoir d'ailleurs, ça c'était une bonne question. La blondinette se doutait déjà que Winderfelt faisait partie de la liste, le cours lui ayant mis la puce à l'oreille. M'enfin là non plus, ça ne la regardait pas. Mais si cette question en un mot avait été très simple, la Poufsouffle avait d'autres mots qui ne pouvaient être gardés. Alors, esquissant un sourire, elle leva les yeux au ciel.

- Je n'ai pas.. envie d'oublier. Je suis même touchée, que tu ai decis.. accepté de me faire confiance, perché.. je me doute que ça ne doit pas être facile pour toi.. Mais merci, e mi creda, tu n'as rien à craindre de moi.. Tu es.. tu comptes per me..
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Shela Diggle
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Re: Salle de classe à côté de la bibliothèque

Message par : Shela Diggle, Jeu 14 Juil - 20:22


Et souhaiter qu'elle me serre plus fort, si fort, fort à m'en briser les os, fort à pouvoir prouver que c'est encore difficile, à pouvoir prouver que je suis forte, moi aussi, que je ne suis pas différente et qu'il n'y a pas de problème, pas vrai. C'est un continuel échange, passer la balle à l'autre et la balle est une bombe retardée, passer la balle à l'autre qui lui non plus ne sait comment la faire cesser, l'échange se déroule ainsi : l'un avoue un soucis, l'autre nie; changement de rôles. Selon le cœur et la raison ou l'adulte et l'enfant, être celle du milieu toujours et ne point choisir son ange et son démon, juste des voix, des voix dans la tête, des voix qui n'ont ni tort ni raison. Et aussi être bien, s'être prise dans le filet et ne plus hésiter à se retirer, pouvoir garder les yeux fermés mais voir, découvrir que l'on peut se donner aux gens dorés. N'en connaître qu'une, et l'avoir trouvée. Elle pose un pourquoi et trembler, comment dire le fait qu'on est censé n'appartenir à personne, mais que ces personnes deviennent plurielles et en pensent autrement pour les autres, je ne suis qu'à moi et tu es à moi aussi, mais sans cela il y a même le soi qui agit contre lui-même, le soi séparé qui s'il ne décide pas se fait emporter et est contraint d'agir selon le reste, les lois du monde et celles de ceux qui savent et décident, ceux qui choisissent de choisir.

Elle a suggéré que ça ne changerait rien. Mais elle a suggéré. Peut être que ce ne sera pas le cas. Que finalement je suis nouvelle à ses yeux et que jamais plus elle ne pourra me voir de la même manière. Et c'est idiot de s'en inquiéter, parce que l'avis des autres ne compte pas, il parait, parce que les autres ne savent pas et point. Sauf qu'il y a des autres qui sont bien plus, des autres qui ont des noms des visages des couleurs, des autres qui comptent et leur avis tout autant, par la manière dont cet avis influencera une relation et je ne suis pas différente d'avant. L'angoisse, et le monstre qui se love dans le ventre, insidieuse idée qui prend une forme, il est peut être violet le violet vilain, le violet hargneux et malade, le violet du ciel avant l'orage. Et le monstre dévore ce qu'il y a encore. Il fait fondre l'intérieur, il brûle à l'acide, il mord. Laisser ses bras glisser et s'écarter.

- Je n'ai pas.. envie d'oublier. Je suis même touchée, que tu ai decis.. accepté de me faire confiance, perché.. je me doute que ça ne doit pas être facile pour toi.. Pas envie d'oublier. Et moi je n'ai toujours pas tranché, à si je le souhaite ou non, à si au savoir je préfère le silence. Et mesurer ses paroles. Elle n'a pas l'air offusquée, ou distante, ou différente. Elle n'a pas l'air dégoûtée. Mais merci, e mi creda, tu n'as rien à craindre de moi.. Tu es.. tu comptes per me.. And you fall in love. Parce que tu me désarme et que la boule dans la gorge, celle qui empêche de parler sans éclater crever l'abcès, et pleurer, parce que tu me retire l'Angoisse - ou au moins la moitié. Parce que tu l'as dit en premier, que ça comptait, et surtout, surtout, que ça a pas l'air de m'avoir à tes yeux changée. Savoir la gorge nouée et ne pas tenter un seul mot, ni un seul geste, savoir qu'un rien ferait exploser; ramasser un pull. Parce que les choses m'échappent carrément pour répondre à son pourquoi, et haïr les grésillements dans la voix, les tons asymétriques qui laissent songer à. Fermer un temps les yeux. Tu comptes aussi pour moi. Tellement. Et se taire et esquiver les yeux, et hésiter à poser la question, ne pas remettre en question la confiance mais ne pas être sûre que rien à craindre ait la même signification dans sa tête, pas sûre que cela attrape en son sein le fait de ne pas non plus laisser aux autres la capacité de savoir voir juger. Enfiler le pull, et cette fois regarder bien droit dans les yeux, ne pas se décevoir. Merci d'être toi. Et je suis minuscule et toi immense, et sembler que le sentiment qui accompagne le dévoilement ressemble à celui de la faute. Petite voix. Tu entends quoi par rien à craindre ? Parce que j'ai peur et que ce sont les yeux des autres et non tes dires qui me rongent les entrailles. Et que j'ai mille autres choses à te conter mille choses, pour dire les mots indescriptibles et le merci, pour dire que je tiens à toi.
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