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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Dans l'aile Est
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Axelle Higgs
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Axelle Higgs, Ven 8 Aoû 2014 - 18:44


Ce soir-là, la sorcière traînait dans le château. Traîner était vraiment le terme approprié, car ses semelles peinaient à se soulever du sol créant ainsi un frottement plus ou moins agréable, à chacun de ses pas. Une véritable ado, quoi. La journée avait été longue, éreintante même, et le repaire des Serpents ne lui semblait pas le meilleur endroit pour décompresser. Ils grouilleraient de reptiles qui parleraient trop fort et cela finirait par énerver la préfète. Le silence serait de meilleure compagnie. C'est donc pourquoi, même si elle n'était pas de garde, que la Verte et Argent déambulait dans l'aile Est. Les chances qu'elles rencontrent quelqu'un était plutôt maigres, compte tenu qu'aucune salle commune ne se trouvait près.

Pourtant, après avoir tourné à droite, une silhouette se dessina, se détachant ainsi du décor. Elle se tenait près d'une fenêtre, observant e coucher de soleil. À ce moment, Axelle aurait pu tourner les talons, mais ce n'est pas ce qu'elle fit. Avançant plus doucement, elle reconnue une chevelure blonde qu'elle n'avait pas vu depuis quelques temps déjà. Un rictus se dessina sur ses lèvres :


- He bien, tu es revenue de ton école de fou ? lança d'une voix amère la Higgs, les mains sur les hanches.

Apparemment, hein, c'est ce que la jeune sorcière avait "entendu". Bon, ok, à vrai dire, cette rumeur... c'est elle-même qui l'avait répandu. Ça avait été si simple, un vrai jeu d'enfant ! La sorcière s'était contenté de raconter ce bobard à Mimi Geignarde et quelques pies de Serdaigle, la maison dont était issue la gentille Célya Shake.


- À moins que ce soit un couvent ? poursuivit la Serpentard ignorant la réaction de la bleu et bronze.

Elle eut un petit ricanement et toisa sa cadette. Elle aurait dû rester à l'autre bout du monde, tiens ! Poudlard se portait bien mieux sans elle ! Ou Axelle, dû moins.


- À moins que tu as été renvoyé pour mauvaise conduite ? Tsssk, mais c'est pas du tout ton genre, pourtant.

Ça non ! Ce n'était pas du tout son genre. Célya était une bonne élève qui n'élevait jamais le ton. Son assiduité en cours était remarquable et la jeune sorcière blonde était plutôt jolie, sans pour autant être une pimbêche. Alors, pourquoi la Higgs ne l'aimait pas ? Ça remontait à longtemps, quand Shake était en deuxième année et elle, en quatrième. Une soirée qui avait plus ou moins bien tournée et, depuis, Célya était la tête de turc de la verte et argent. Se réconcilier aurait été trop facile et, avouons-le, Axelle aimait bien pouvoir torturer la Serdaigle. Au départ, cette dernière ne répondait pas à ses piques, puis elle avait commencé à sortir les griffes, rendant les joutes verbales fortes intéressantes ! C'était un peu comme sa meilleure ennemie.
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Célya L. Shake
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Célya L. Shake, Ven 15 Aoû 2014 - 12:19


La jeune Serdaigle était perdue dans ses pensées, dans ses souvenirs, le regard baissé vers le parc de Poudlard où les derniers rayons du soleil tombaient. C'était la première fois qu'elle avait l'occasion de se retrouver seule depuis son retour, juste avant les examens de fin d'année. Son frère jumeau avait été très présent lorsqu'elle était revenue en Angleterre et ses révisions lui avaient pris tout son temps libre, emplissant ses journées jusqu'au coucher du soleil. Maintenant que les résultats étaient proches, que les effluves de stress s'évaporaient, le calme régnait, ce qui était idéal pour repenser à tête reposée à ces derniers mois. Il n'y avait pas grand-chose à dire sur ce qu'il s'était passé au Canada : des cours de magie, des devoirs, des leçons, tout comme à Poudlard. Évidemment, le rythme scolaire était différent mais ce n'était qu'une différence minime, qui ne valait pas la peine d'être explorée.

Célya voulut remonter plus loin, lorsqu'elle était encore Poudlard, l'hiver dernier. Elle se remémorant les vacances de Noël chez elle, en compagnie de son père et de ses grands-parents maternels. Ce n'était que quelques jours plus tard que les choses avaient changé. Une révélation, une découverte, une enquête puis un trop-plein qui avait décidé la jeune fille à s'éloigner. Peut-être que ça avait été une réaction trop précipitée mais étant donné qu'elle était sensible à tout ce qui touchait sa défunte mère, Célya avait préféré rester seule, même si cela avait signifié quitter son frère pendant plusieurs mois. Bizarrement, cet éloignement avait été moins dur qu'elle ne l'avait pensé et maintenant, la relation qu'elle entretenait avec Aaron avait évolué.

Alors qu'elle analysait cette nature différente dans sa relation avec son cher frère, une voix s'éleva soudainement derrière elle, la faisant perdre le fil de ses pensées. Célya avait reconnu la personne à qui appartenait ce timbre si particulier et ce n'était pas une joie. La blondinette avait espéré ne pas la recroiser avant le départ du Poudlard Express ; ne plus la recroiser du tout, puisqu'Axelle terminait sa scolarité. Son visage s'assombrit alors qu'elle passait en revue les souvenirs qu'elle avait de la Serpentard. Dire qu'autrefois, les deux filles étaient ce qu'on pouvait appeler des amies ! A présent, la vert et argent faisait tout pour rendre la vie de la bleu et bronze horrible. Si au départ, celle-ci ne s'était pas rebellée parce que ce n'était pas son genre, à force, elle s'était montrée aussi infecte que sa meilleure ennemie.

« He bien, tu es revenue de ton école de fou ? À moins que ce soit un couvent ? » lançait Axelle d'une voix amère. « À moins que tu as été renvoyé pour mauvaise conduite ? Tsssk, mais c'est pas du tout ton genre, pourtant. »

La Serdaigle se retourna lentement, le visage impassible face à l'agression de la Serpentard. Elle était venue ici expressément pour être seule et pouvoir réfléchir, et voilà qu'une indésirable faisait irruption. A l'intérieur, Célya bouillait mais elle avait appris, avec la méditation, à ne rien laisser paraître en surface. Généralement, quand une personne qui vous faisait du tort observait une réaction neutre, elle finissait par se lasser. Cependant, ce n'était pas le genre d'Axelle. Alors, la bleu et bronze entra dans le jeu.

« Hé oui, me voilà de retour ! Tu me manquais trop, Higgs, alors je suis revenue pour être auprès de toi. »

Ce type de réplique avait parfois le don d'exaspérer le destinataire. Célya n'avait jamais de réponses préconçues pour répondre à des joutes verbales mais celle-ci allait peut-être être la dernière entre les deux filles. Il fallait sortir le grand jeu et faire en sorte que cela soit mémorable. La blondinette fit alors face à Axelle avec fierté.

« Qu'est-ce que tu fous si loin de ton antre, serpent ? Tes amis t'ennuient tant que ça pour que tu t'aventures ? »

Il n'y avait pas à dire, au final, Poudlard manquerait beaucoup à Célya les deux mois prochains, et encore plus durant les deux années qui lui restaient à accomplir.
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Kyara Blanchet
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Kyara Blanchet, Lun 22 Sep 2014 - 21:48


[Un mois sans rp, du coup je poste ! Pv : Stanislas]

Il faisait nuit, le château était silencieux, les élèves dormaient probablement, mais pas Kyara. L'avantage d'avoir un poste à Poudlard était de pouvoir circuler dans les couloirs à sa guise à n'importe quelle heure sans avoir à répondre à des questions. Quand elle était jeune, la Française était dans l'obligation de prendre des précautions pour pouvoir sortir pendant la nuit. Sa cape d'invisibilité lui avait d'ailleurs été d'une grande aide pour de nombreuses fois même si elle regrettait encore le fait de ne jamais avoir eu la carte du maraudeur entre les mains. A présent tout ceci était du passé, néanmoins Kyara n'avait pas perdu le réflexe d'avoir sa cape toujours avec elle, dans une poche ou dans un sac. Certes, elle était un peu grande pour ça, mais pour elle, il n'y avait pas d'âge ni honte. La cape pouvait toujours servir, comme pour suivre des élèves et les coincer sur le fait ou encore pour espionner des conversations. Bref, on n'était jamais trop prudent. Kyara avait beau ne plus être membre de l'Ordre du Phénix, elle n'avait pour autant pas jamais négligé les consignes de sécurité et les règles de base pour la survie. Le risque de rencontrer un Mangemort au bout du couloir n'était pas aussi faible qu'on pouvait le croire. Rentrer dans le château ne semblait pas être un problème pour eux vu qu'ils avaient pris d'assaut Poudlard sans trop de soucis lors de la dernière attaque. La brune se doutait que dans les partisans il devait y avoir des élèves, c'était pour cela qu'elle prenait plaisir à faire des balades nocturnes.

Renata avait beau avoir renforcé la sécurité en engageant du nouveau personnel, Kyara n'avait absolument pas confiance. En même temps, il fallait être un peu fou pour employer Charli comme gardien ... contre de l'alcool ou des sous, il était près à faire presque n'importe quoi. Kyara savait qu'il en serait de même s'il avait un inconnu en face. La seule différence flagrante serait probablement le prix pour faire ce qu'on attendait de lui et encore. Il était un expert dans le baratinage avec sa belle tronche. C'était surement ce qui avait du convaincre Renata. D'après la rumeur, elle aimait bien les petits jeunes, ça promettait pour l'avenir du château ! La professeur de Soins Aux Créatures Magiques ne savait donc pas à qui faire confiance, d'où le fait qu'elle préférait se la jouer solo. Dommage que Liam n'était pas employé ... sinon elle ferait autre chose de son temps de libre, comme vérifier si le placard à balais était sur et sans danger pour les élèves ...

Souriant toute seule à ses pensées, Kyara alla à gauche à une intersection afin d'arriver dans l'Aile Est du château. Soupirant, elle continua sa balade nocturne avant de s'arrêter devant une salle de classe. La déverrouillant à l'aide de la magie, Kyara se glissa dedans et alla s'installer sur le bureau, de s'asseoir en tailleur et de sortir de sa poche un livre portant sur les pratiques de la magie noire. Souffrir d'insomnie, ça avait du bon pour s'instruire encore plus !
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Stanislas Karkaroff
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Stanislas Karkaroff, Sam 27 Sep 2014 - 0:44


Le bruit de mes chaussures résonnait discrètement dans l’air froid des cachots. Déserts, bien entendu. La nuit était déjà grandement avancée, il aurait donc été surprenant que je croise un élève dans cette partie de Poudlard, surtout passé une heure du matin. J’étais même sûr qu’Heather ou Clarissa se tenaient loin de ses couloirs, si ce n’était pas au moins dans les dortoirs. Pour autant, je restai sur mes gardes et veillai à faire le moins de bruits possible ; qu’il s’agisse de fermer une porte ou de faire un pas, je tâchai de m’exécuter dans le silence le plus impeccable. Le risque de réveiller un élève ou de croiser un professeur noctambule n’était pas à écarter. Ce sont mes nombreuses escapades nocturnes dans l’école qui me l’ont apprit. Qui plus est, cette fois je n’avais pas ma sœur pour surveiller mes arrières. Définitivement, je faisais route en solitaire, ce qui soupçonnait tous bruits venant d’ailleurs d’être dangereux pour moi.

Je devais bien l’admettre, ce sont dans des moments comme celui-ci que j’étais soulagé d’être seul, quand bien même effrayé. Il m’était insupportable de laisser qui que ce soit entrevoir l’ombre d’une de mes faiblesses et actuellement, mon inquiétude de me balader clandestinement au sein du château soulevait une légère peur du noir. Seule ma jumelle en avait connaissance et c’était bien assez qu'une personne soit au courant. Crainte enfantine, certes, mais bien présente et qui resurgissait sans cesse, malgré tout mes efforts pour bloquer cette phobie stupide. Loin d’être à l’aise dans cette obscurité opaque, ce qui m’empêchait encore de rebrousser chemin était la perceptive d’une blague réussie. Sous mon bras, je serrai une boîte de « marécage-portable », un article de farce et attrape qui m’avait tapé dans l’œil pendant les vacances d’été. Placer ce marécage dans le hall le jour de la rentrée m’était passé par la tête, évidemment, mais je m’étais dit ce serait trop prévisible et sûrement contrer par le concierge qui serait encore plus vigilent que d’ordinaire. Alors j’avais choisi d’attendre la fin du mois. Ce soir, je mettais mon plan à exécution.

Je marchai depuis un moment, le temps qu’il fallait pour quitter les cachots étroits. Sûrement la partie la moins désagréable, puisqu’il s’agissait de mon territoire. Et dès lors que j’eus quitté cette zone, les larges fenêtres des couloirs apportèrent un peu de lumière de lune, qui éclairait la voûte céleste noyée du noir profond de la nuit. Un instant je m’arrêtai, profitant de ces bras lumineux mais blafards qui s’étendaient dans les couloirs sur le sol ternis. Ma baguette était toujours coincée dans mon pantalon en jean foncé. Je ne l’avais pas touché depuis ma sortie des dortoirs. M’éclairer d’un #lumos était inacceptable si je voulais éviter de me faire surprendre. Pour respecter cette obligation, j’avais mené la vie dure à mon cœur, rendu nerveux et anxieux par mon incapacité à y voir clairement. J’avais dû tendre les bras devant moi par moment, pour être sûr de ne rien heurter. Et mes palpitations n’avaient rien de calmes ou de rassurées durant le trajet. Me constater loin de la bravoure des Lions et à deux doigts de perdre le sang froid des Serpents m’affligea. J’étais donc bien heureux de retrouver un peu de clarté, sans oser me l’avouer.

Chaque nouvelle enjambée me rapprochait de ma victoire prochaine, mais non pas sans difficulté. Je longeai les murs, toujours aussi peu confortable à l’idée de croiser une silhouette menaçante et gardai l’oreille tendu, prenant parfois même la peine de faire une pause et retenant mon souffle pour laisser le silence m’apporter les murmures suspendus dans son air. Craquements, échos, souffles, chuintements. Un orchestre de sons qui me parvenaient par intermittence, tantôt bas, tantôt élevés et arrachaient à mon échine quelques honteux frissons de malaise. Je reprenais ma route toujours avec la sensation de ne pas être seul et la probabilité grandissante de remarquer quelqu’un dans le coin de mon œil. Mais finalement, j’atteignis le couloir le plus long de l’aile Est, non loin des serres. Me trouvant encore à son début, je pris le temps de l’inspecter de ma place, en plissant légèrement les paupières. Tout semblait calme. Je m’y engageai donc, en faisant attention cette fois à ne pas trop m’approcher des portes en bois massifs ; elles étaient l’entrée de salles de cours et en accord avec la peur du noir, j’imaginais qu’il était possible que l’une d’elles s’ouvre subitement et qu’on me happe à l’intérieur. Prudence donc. … Mh, indubitablement, la peur me rendait parano’.

M’arrêtant au milieu du couloir, l’endroit me sembla idéal pour y déposer et ouvrir, d’un coup de baguette, la boîte qui dépolirait alors tout un marécage portatif. Je passai une main dans mon dos et saisi ma baguette, maintenue entre mon jean et mon sous-vêtement.
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Kyara Blanchet
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Kyara Blanchet, Sam 27 Sep 2014 - 13:53


Kyara était plongée sans sa lecture, il n'y avait pas à dire, les livres interdits étaient toujours les meilleurs. Quelques uns tentaient de tuer le lecteur, mais la brune savait comme s'y prendre avec les livres. S'il ne se montrait pas docile, elle cramait quelques pages et étrangement c'était radical pour les calmer. Ils avaient beau être ensorcelés, ils savaient ce qu'était la destruction et c'était une chose qui ne semblait pas les attirer plus que cela. La violence avait souvent du bon. La brune était donc en train de lire quand Panpan fit son apparition sortant de son sac l'air de rien. Kyara fronça alors les sourcils en voyant son serpent faire le tour de la salle tout guilleret. Elle lui avait bien dit de rester à la maison pourtant ! Apparemment le reptile n'aimait pas être loin de son amie et il en était de même pour la fourchelang.

Liam n'était pas vraiment fan de Panpan, notamment car il se servait de Kyara pour se faire les crocs et que cela ne dérangerait pas l'ancienne serpentard. Aussi le fait de les laisser tous deux dans la même maison n'était pas une bonne idée. Poussant un soupir, la brune poussa quelques sifflements silencieux que seuls les fourchelangs et les serpents pouvaient comprendre. Kyara refusait encore d'admettre qu'il y avait autant de magie en elle, mais elle savait que tôt ou tard, elle se ferait une raison et agirait en conséquence. Le fait d'être professeur de Soins Aux Créatures Magiques ne donnait pas de pouvoirs auprès des élèves. Certes, elle donnait des heures de colles et autres, mais la Française savait bien qu’intérieurement les élèves n'en avait rien à faire de son cours. Etre une ancienne serpentard, avoir peu de scrupules et ne pas craindre Renata semblait par contre peser plus dans la balance. Quelques élèves se souvenaient que Kyara était ingérable durant sa scolarité. Faire le mur, faire exploser des toilettes, rentrer dans la chambre des secrets, c'était la base pour elle. Le fait d'avoir de bonnes notes, l'avait préservé de passer de nombreuses heures en colle.

Kyara ne pouvait s’empêcher de sourire en repassant à sa scolarité. Revenant sur terre, elle demanda alors à Panpan de ne pas faire de bruit tandis qu'elle retournait à sa lecture quand le reptile se figea. Des fois, il n'y avait pas besoin de mots pour comprendre la réaction d'une personne, il en était de même pour Kyara et son serpent. Se figeant à son tour, elle fixa son regard sur la porte avant de se laisser glisser silencieuse du bureau. Rangeant le livre dans son sac, elle attrapa sa cape d'invisibilité. D'un sifflement elle ordonna à son compagnon de la rejoindre, ce qu'il fait sans protester. Remontant jusqu'à son bras, il se cala autour de son cou avant que Kyara n'enfile sa cape d'invisibilité.

Au passage, elle avait aussi tiré sa baguette, car on n'était jamais trop prudent. Autant c'était une fausse alerte, autant une personne non autorisée à sortir durant la nuit se trouvait dans le couloir. Jetant un coup d'oeil par l’entrebâillement de la porte, la jeune femme constata qu'une personne était présente. Au vu de sa corpulence c'était assurément un élève mâle qui se préparait à faire un coup foireux, une boite était d'ailleurs sur le sol. Un sourire se dessina alors sur le visage de Kyara, elle allait lui foutre la trouille de sa vie avant de savoir ce qu'il fichait au milieu du couloir. Pointant sa baguette sur l'élève, l'ancienne serpentard se concentra pour doser sa magie. Elle se savait capable de tout faire peter et ce n'était pas le but. Lorsque ce fut bon, Kyara lança un Eolo Procella qui provoqua une bourrasque de vent assez forte pour renverser une personne, au passage la porte s'ouvrit en grand et elle en profita pour se glisser hors de la salle.
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Axelle Higgs, Sam 27 Sep 2014 - 20:17


{Désolé pour l'immense retard, Célya ! <3}

De toute évidence, la présence de la Serpentard n'était pas désirée. Cependant, ce n'était pas la première -ni la dernière- confrontation de la Higgs, elle était habituée aux regards dédaigneux qui tentaient de paraître supérieur. Par contre, Célya appliqua une tout autre tactique et c'est donc un visage fermé, sans aucune trace de chaleur, qui se tourna vers la faciès moqueur de la Verte et argent. Cette dernière connaissait suffisamment sa rivale pour comprendre que derrière ces traits neutres pouvaient se cacher une certaine exaspération, voire même de la colère.

- Hé oui, me voilà de retour ! Tu me manquais trop, Higgs, alors je suis revenue pour être auprès de toi.
- Trop gentil, siffla-t-elle.

Après tout, la Serpent se portait beaucoup mieux sans la Serdaigle. Quoique... l'embêter lui manquait un peu, il fallait bien l'avouer. Célya quitta son perchoir et fit face à la Serpentard qui la dépassait d'un ou deux centimètres :

- Qu'est-ce que tu fous si loin de ton antre, serpent ? Tes amis t'ennuient tant que ça pour que tu t'aventures ?
- Il me semble, qu'aux dernières nouvelles, l'aile Est n'est pas réservée uniquement aux fantastiques aigles, répliqua-t-elle en effectuant une légère courbette de la main, comme si elle s'adressait à un membre important de la communauté magique.

La sorcière marqua une pause, toisant du regard la blonde. Elle était tellement hautaine et, pourtant, sa maison n'avait gagné aucune coupe lors des dernières années. D'où pouvait donc lui venir cette supériorité ? De sa famille ?

- Au cas où tu l'aurais oublié, ce qui serait normale vu ta situation, je suis préfète. Il est donc normale que je fasse des rondes. D'ailleurs, le couvre-feu doit bientôt tomber, hm ? fit-elle d'un air moqueur.

Enlever des points aux bleus et bronze n'étaient pas vraiment ce qui rendait la sorcière heureuse. De toute façon, ils étaient loin d'être une menace !  Prendre en défaut sa rivale, par contre, c'était beaucoup plus attrayant !
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Stanislas Karkaroff
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Stanislas Karkaroff, Dim 28 Sep 2014 - 22:30


[ HRP : Réponse à Kyara Blanchet ]

Toujours rien à signaler. Je me relevai après avoir déposé la boîte sur le sol. Un simple coup de baguette déploierait le marécage sans qu’une incantation n’ait à être formulée. Pratique. J’en avais bientôt terminé. Me reculant de quelques pas, je pointais ma baguette en direction du carton. Je sentis l’air froid du château glisser sur ma nuque pour y faire naître un frisson, tandis que ma main, elle, était moite. Je déteste cette sensation de n’pas être seul.

Brusquement, une bourrasque de vent explosa de derrière mon dos et m’envoya valser sur au moins deux mètres avant que je ne touche les pierres qui pavaient le sol en m’y étalant de tout mon long. La surprise avait été telle que je n’avais pas eue le temps d’émettre le moindre son, la moindre exclamation, ou petit cri de stupeur. L’air s’était suffit à m’emporter avec une force à laquelle je n’étais pas préparé, comme un coup sur la poitrine qui bloquait ma parole. Une inspiration étranglée seulement avait pu, dans le ronflement du souffle improviste, manifester mon saisissement.

Le vent s’atténua aussi soudainement qu’il était apparu et le calme reprit ses droits. Un silence pesant et plus qu’oppressant était dérangé par ma respiration bien audible dû à la pression qui prenait mon cœur en proie. Haletant, je me redressai sur mes coudes et scrutai l’obscurité pour essayer de distinguer l’origine de ce sortilège. Puisqu’il était évident qu’un sorcier fut l’auteur de cette rafale, il était urgent que je détermine sa position. Mais rien. Rien du tout. Juste le voile noir de la nuit. Ma baguette encore serrée dans mon poing, je m’interdisais cependant de bouger pour ne rien manquer de ce qui aurait pu m’informer d’une nouvelle attaque.

En serrant ma mâchoire, je refermai ma bouche, entre-ouverte par mon souffle angoissé. Les sourcils froncés j'inspirai une bouffée d'air froid avant d’aboyer, aussi vexé qu’effrayé.

    Ca va, c’est bon ! Je sais que vous êtes là, montrez-vous !


Ma voix était hargneuse, mais dans le seul but de dissimuler mon malaise. Je refusai de faire transparaître la moindre attitude qui trahirait mon manque d’assurance. Pourtant j'étais toujours au sol et restai donc en position d’infériorité, paralysé par mon stresse.
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Kyara Blanchet, Dim 28 Sep 2014 - 23:08


Le sort marcha à merveille et l'élève fit un magnifique vol plané. Cela valait un beau 7, mais pas plus car la réception était vraiment mauvaise. Souriant fière d'elle, Kyara s'approcha de nouveau du jeune homme qui semblait être perplexe. L'obscurité avait beau être présente, il y avait néanmoins quelques rayons de lune permettant de repérer une silhouette et même sans ça, la brune savait repérer les gens. Il suffisait d'écouter et il fallait être sourd pour ne pas entendre la forte respiration de sa proie.

Des fois Kyara avait vraiment envie d'être un serpent, c'était vachement utile pour chasser quelque chose ou quelqu'un ... Malheureusement ce n'était pas le temps, mais heureusement, elle savait écouter les choses en excluant les bruits parasites. L'ancienne serpentard alla se mettre dans le dos de l'élève. Elle était curieuse de connaitre la raison de sa présence, mais l'envie de lui faire peur n'était pas partie. Il lui en fallait plus et elle comptait bien en avoir encore un peu. Semblant sortir de sa torpeur, mais sans pour autant se relever, le jeune homme cria quelques paroles, déchirant ainsi le silence apparent.

Ca va, c’est bon ! Je sais que vous êtes là, montrez-vous !

Il savait qu'elle était présente ? Mmm ne savait-il donc pas que Poudlard avait de nombreux secrets et mystères ? Elle pourrait bien être un sort, ou encore un fantôme. Souriant de plus belle, Kyara se pencha à son oreille avant de murmurer quelques paroles.

- Hé bien, vous êtes perspicace à ce que je vois !

S'éloignant rapidement, la Française éclata de rire avant de se déplacer afin d'être devant le jeune homme et d'un mouvement, elle enleva sa cape d'invisibilité. Informulant un lumos, elle pointa ensuite sa baguette vers le délinquant afin de voir à quoi il ressemblait. Au premier coup d'oeil, Kyara le trouvait canon, il devait avoir dans les 16/17 et son passe temps favori était surement de faire tomber toutes les filles à ses pieds. Lui offrant un sourire carnassier, la brune reprit la parole.

- Alors, alors, qu'avons nous là ? Un élève faisant le mur, ce n'est pas très sérieux tout ça. Vous êtes ? Et quelle est la raison de votre présence ici ?
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Stanislas Karkaroff
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Stanislas Karkaroff, Lun 29 Sep 2014 - 18:06


Je m’en voulais. J’étais incapable de me lever, j’avais trop peur qu’autre chose de pire arrive, qu’on m’attrape le bras de nulle part et me recloue au sol, qu’une nouvelle bourrasque surgisse et me mette à nouveau à terre. J’étais consterné par mon attitude. Accablé par les nombreuses possibilités à devenir, je ne réussi pas à trouver la force de me relever, même pour fuir en courant. Il y avait quelqu’un ici avec moi, j’en étais certain. Ca m’apparaissait comme une évidence ; celle que j’avais redouté sur tout le long du chemin depuis que j’avais quitté les cachots. A présent, le doute n’était plus permit, selon moi. Il était nécessaire que je réagisse, que je sois au moins sur l’offensive à défaut d’avoir quiconque à pointer de ma baguette. Je me sentis prêt à démarrer un compte à rebours, décisif de mon passage à l’action. Première étape : me mettre debout.

Mon agression verbale n’avait encore suscité aucune réaction. Ce qui accru ma nervosité. Tout à coup, un nouveau frisson parcouru ma nuque et enveloppa mon cou. Mes poils se hérissèrent sous le frémissement tandis que mes yeux grandirent tout autant que mes poumons s’emplissaient d’air ; une inspiration brève et rapide. Mon sang se glaça. Qu’est-ce que c’était, cette sensation ?

    Hé bien, vous êtes perspicace à ce que je vois !


Un murmure féminin et sifflant s’invita à mon oreiller. Elle était derrière moi. Un coup d’adrénaline força mon corps à se mouver subitement, oubliant les risques futiles qui m’avaient retenu de le faire jusqu’ici. C’était maladroit, mais je me décalai immédiatement sur le côté comme pour m’éloigner de la prédatrice. Je ne la voyais pourtant toujours pas. Aurait-ce été un fantôme ? L’impossibilité d’identifier une menace était ce qui me déstabilisait le plus. C’est pourquoi j’avais peur du noir ; nul ne sait ce qui s’y cache. A nouveau ma respiration s’emballa alors qu’un éclat de rire fendit le silence. Encore perplexe par la tournure que prenaient les évènements, je sus profité de cette courte pause pour me relever entièrement. Le fait de pouvoir entendre un bruit me permettait de mieux le localiser, ou du moins très approximativement, ce qui était déjà un maigre avantage. Mais un avantage tout de même. En chien de faïence, je fixai l’espace devant moi, puisqu’il me semblait que le rire s’y soit arrêté ici.

Une ombre apparue, comme découverte par un voile… Invisible. Excellent. Une cape d’invisibilité. C’était une évidence que je n’avais pas su reconnaître, alors que maintenant dévoilée, elle me semblait enfantine à éluder. Sauf que je n’avais pas su le faire plutôt. Plissement des yeux. A la fois contrarié de mon manque de sagacité, mais aussi éblouit par la puissante lumière blanche que la silhouette pointa sur moi.

    Alors alors, qu’avons-nous là ?


Une intonation qui m’était très familière. Encore un peu sonné, je ne parvins pas à la reconnaître immédiatement. Je penchai ma tête de côté et me résignai à lever à mon tour ma baguette ; inutile de se montrer agressif. J’avais clairement affaire à une figure de l’autorité. La défier ou faire preuve d’un quelconque acte de rébellion relevait, à mon sens, de l’absurde. A quoi bon aggraver mon cas. Il était plus malin d’essayer de m’en sortir autrement que par la violence –profondément stupide et irréfléchie– ou même la fuite, bien trop lâche.

    Un élève faisant le mur, ce n'est pas très sérieux tout ça.


Mh. Amusant… Effrayer les élèves est plus raisonnable, sûrement ? Mon orgueil venait d’en prendre un coup. Je ne me faisais jamais prendre, ou quasiment pas. Ce qui faisait ma petite fierté. Alors, bien sûr, je ne pu m’empêcher quelques pensées tranchantes et insolentes, juste histoire d’avoir meilleure conscience. Pour moi-même. Comme pour prendre une minuscule revanche sur la remarque que venait de me faire mon interlocutrice. Puéril ? Rien à foutre.

    Vous êtes ? Et quelle est la raison de votre présence ici ?


Nouvelle jetée de mots. Celle-ci me suffit à reconnaître la jeune femme qui se tenait devant moi, en plus de ses yeux verts menthe qui brillaient au reflet du sortilège de lumière. Ma professeur de Soins Au Créatures Magiques, miss Blanchet. Si elle ne m’avait pas reconnu, pour ma part c’était fait. Enfin, ça ne rendrait pas les choses plus simples ; Blanchet était réputée pour être… Comment dire. Venimeuse ? Elle était une ancienne étudiante de la maison Serpentard, après tout. Et la cousine de Zoey, il me semble ; dans la famille, certains traits de caractère se retrouvent en chaque membre. Ce qui expliquerait leur lien de sang. Qu’importe. J’hésitai une fraction de seconde à mentir sur mon identité. Elle me demandait de la décliner après tout, ce qui voulait dire qu’elle ne m’avait pas –encore ?– identifié. Néanmoins je chassai cette idée de ma tête, au cas où mon visage lui reviendrait par infortune.

    Stanislas Karkaroff. A Serpentard, dis-je d’une voix pondérée. Je rangeai ma baguette dans mon pantalon et tentai de faire meilleure impression que lorsque j’étais parterre. Apeuré. Comme un première année devant le Baron Sanglant. Soupir. Ridicule. Et hum. Je…


Si je ne pouvais pas mentir sur qui j’étais, il n’était pas proscrit que je mente sur mes intentions. Comment pourrait-elle les démentir. Je levai vers elle mon regard bleu et, bien malgré moi, légèrement effronté. Il est toujours écrit « arrogant », au fond de mes pupilles, c’est un fait établit. Comme pour adoucir cette impudence, un sourire contrit s’étira à la commissure de mes lèvres.

    Je rejoignais ma copine aux serres.
Neutre, concis, succin. Un peu kitch, mais ça irait. Ma voix posée sur le ton du self-control.

Évidemment, je n’avais pas de copine. Et aucune fille ne m’attendait aux serres. Pas ce soir. Même pas ma sœur. Si le professeur souhaitait m’y accompagner pour vérifier la présence de l’élève, je n’aurais qu’à dire qu’elle aime que je sois ponctuel et avait dû partir vexée. Mon mensonge n’était pas détaillé et impliquait donc peu de chance d’être contredit. Mais un élément manquait. Ma p*utain de boîte. Le marécage portatif. J’espérai que Blanchet ne l’ait pas vu en arrivant. D’ailleurs, qui sait depuis combien de temps était-elle là, près de moi, avec sa cape d’invisibilité ? Bien, alors peut-être ne l’avait-elle pas oublié, cette fichue boîte. Celle-ci avait volé plus loin, à quelques mètres de là. Je me forçai à rester impassible et pris les devants.

    Elle voulait que je lui apporte quelque chose.


Quelque chose. Le terme le moins clair à employer, celui qui risquait de ruiner ma crédibilité. Si seulement celle-ci réussissait à exister plus de trente secondes. Détends-toi, Stan, détends-toi. T’as rien à te reprocher. T’es un mec romantique qui adore les rendez-vous nocturne. C’est mignon. Alors tranquille. Foutaises. Ma main droite glissa dans mes mèches brunes, machinalement, alors que j’attendais le verdict avec une légère appréhension.
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Kyara Blanchet
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Kyara Blanchet, Lun 29 Sep 2014 - 19:26


Il avait fait un bond pour s'écarter de Kyara. Il ne fallait pas avoir si peur voyons, elle ne mordait presque pas ... Après quelques secondes de silence, il déclina son identité et la brune ne tiqua pas en apprenant qu'il était à Serpentard. C'était une espèce de coutume de sortir dans la nuit pour faire des crasses et autres. Baguette toujours en main, la brune regarda le jeune homme ranger la sienne dans son pantalon. Mmm, il n'avait pas peur qu'elle prenne feu et emporte une partie de sa "virilité" au passage. Ça pouvait être très drôle à dire, mais cela arrivait plus souvent qu'on ne le pensait. C'était une bonne raison pour renoncer à être médicomage ... Encore une fois Kyara venait de s'égarer dans ses pensées, ça lui arrivait souvent, mais l'avantage était qu'elle n'avait pas de mal pour revenir à la réalité.

- Et hum. Je…

Ahaha, quelle serait l'excellente raison de sa présence dans les couloirs à une heure si tardive ? Il n'y en avait pas à moins d'être membre du personnel ou encore d'être préfet et il était ni l'un, ni l'autre. Il y avait un bon nombre de raisons bidon et Kyara avait hâte de savoir laquelle il allait choisir. Relevant les yeux, Stanislas adressa un petit sourire absolument pas sincère à l'ancienne Serpentard avant de répondre.

- Je rejoignais ma copine aux serres.

Ouuuah, Kyara était déçue ... comme bobard il y avait tellement mieux ... Elle aurait pu répondre de-suite, mais elle attendait de voir s'il allait ajouter des choses à son explication magnifique. De plus, la brune se souvenait très bien qu'il était en train de poser une boite sur le sol. Sa "petite amie" ne serait surement pas contente de savoir cela. Comme s'il avait lu dans ses pensées au sujet de la boite, Stanislas apporta une précision.

- Elle voulait que je lui apporte quelque chose.

Bien sur, bien sur ... Souriant aimablement au Serpentard, Kyara alla récupérer la boite tout en surveillant qu'il ne file pas à l'Anglaise. Cela ne lui servirait à rien de toute manière, car d'une part, la brune le rattraperait rapidement et que d'autre part, s'il arrivait à fuir, elle le retrouverait rapidement. Etant professeure, la jeune femme pouvait entrer de partout sans autorisation, exception faite du bureau de Renata, mais c'était une autre histoire. Après avoir la boite dans les mains, la brune retourna auprès de Stanislas avant de lui répondre.

- Cette boite ? Que vous étiez en train de déposer sur le sol ? Cela ressemble fortement à un marécage portatif. Ce n'est pas un cadeau décent pour une demoiselle voyons, vous avez surement vous dire la même chose et opter pour la solution de l'installer dans le couloir ? Enfin j'imagine que la petite amie ne sera pas présente si je vous traîne dans les serres.

Kyara savait par expérience que les mecs canons ne se fixaient pas. C'était tellement plus drôle de brises des petits cœurs ... il en était d'ailleurs de même pour les filles. La Française avait deux beaux spécimens pour approuver ses pensées. Charli et Zoey ... célibataires endurcis préférant les coups d'un soir plutôt qu'une relation sérieuse.

- Je vais formuler la vraie réponse : " Je voulais faire un coup foireux en posant un marécage dans un couloir parce que c'est terriblement drôle". C'est ça ?

La Française n'avait pas besoin de confirmation, elle faisait figure d'autorité, elle avait le pouvoir, mwahahaha. Au fond, elle ne comptait pas punir le serpentard, juste lui donner une leçon, des conseils, bref à voir selon comment la discussion allait évoluer.

- Pourquoi ici ? Ce n'est pas le couloir où il y passe le plus de monde ...




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Stanislas Karkaroff
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Stanislas Karkaroff, Mer 1 Oct 2014 - 23:48


Elle m’avait laissé parler sans interruption, écoutant mon mensonge calmement et toujours en répondant à mon contact visuel, avec ses prunelles mentholées et brillantes d’une lueur peu rassurante. C’en était douteux, un calme aussi cordial, une écoute aussi attentive. Achevant mon temps de parole mais surtout mon excuse, je pu clairement distinguer ses lèvres s’étirer en un sourire. Le sourire de la lucidité ou de la moquerie, j’hésitai encore. De toute façon, je compris qu’elle ne cru pas un seul de mes mots. Bien essayé, Stan’. Elle s’éloigna pour récupéré la boîte dont je venais de parler. Mon alibi, ou au moins un fragment de celui-ci, qui allait être dur à avaler et sûrement me plomber davantage. Quand elle revint je pouvais sentir à plein nez le parfum de la défaite.

    Cette boite ? Que vous étiez en train de déposer sur le sol ? Cela ressemble fortement à un marécage portatif. Ce n'est pas un cadeau décent pour une demoiselle voyons, vous avez surement dû vous dire la même chose et opter pour la solution de l'installer dans le couloir ? Enfin j'imagine que la petite amie ne sera pas présente si je vous traîne dans les serres.


C’était désagréable à admettre, mais Blanchet n’avais pas mordu à l’hameçon. Ma faute, il faut dire : je l’avais largement sous-estimé et prise pour une idiote. Grosse erreur, mais il était un peu tard pour les remords. Avec un sourire beaucoup moins innocent que celui servit quelques minutes auparavant, je m’apprêtai à répondre à la dernière accusation, sans quitter ses émeraudes.

    J’avais trouvé une excuse pour ça aussi. Mais c’est rare qu’une fille me pose un lapin, rétorquai-je avec, pour accompagner ce rictus coupable, mon léger accent russe.

    Je vais formuler la vraie réponse : "Je voulais faire un coup foireux en posant un marécage dans un couloir parce que c'est terriblement drôle". C'est ça ?

    Bingo.

    Je dois vraiment répondre, miss Blanchet ? Je passai mes doigts sur ma nuque, plus à l’aise quant au fait de ne rien avoir à cacher. Il était vain de mentir encore pour rattraper ma situation. Je n’avais pour autant pas le sentiment d’être complètement foutu et condamné à la punition. Il fallait donc rester délicat. Oui, c'est la vraie raison.


Reconnaître un méfait, c’est comme se recevoir une avalanche de claques sur le visage. C’est honteux, c’est rabaissant, dégradant. Et une partie de perdue. Peut-être la déception traversait-elle mon visage au moment des aveux. Ce n’est pas mon sourire tendrement désinvolte qui allait camoufler une quelconque frustration.

    Pourquoi ici ? Ce n'est pas le couloir où il y passe le plus de monde..., releva l’enseignante.


Sa remarque me fit un drôle d’effet. Je ne savais pas vraiment si elle cherchait à m’en faire dire davantage –quoiqu’il n’y est plus rien à dire– ou si, étrangement, elle était en train d’étudier un moyen d’obtenir de meilleur résultat avec cette farce. Je restai dubitatif.

    Non, mais c’est le plus large. Le marécage s’y serait mieux étendu. Il aurait été aussi handicapant que s’il avait pris place dans le Hall. Courte pause. Et c’est tellement plus inattendu ici plutôt que dans la Grande Salle, par exemple. Je parlai tranquillement.


Une fois ma réponse terminé, je sondai les yeux de mon professeur, sans y mettre trop d’appui. Il n’était pas dans mon intention d’être irrespectueux. Mon intérêt était seulement d’essayer de deviner le fond de ses pensées. Après tout, elle aurait pu m’envoyer immédiatement dans mon dortoir, confisquer ma boîte et me mettre des colles sans chercher à comprendre. Sauf qu’il n’en était rien. Je ne savais pas trop quoi en penser. J’oscillai entre de la sympathie et fourberie. Difficile d’en faire la distinction à ce niveau du dialogue. Dans le même temps, une poignée de questions courraient mon esprit. Des questions à son sujet. Où était-elle avant, pour que je ne la remarque pas ? Comment m’avait-elle entendu ? Mais surtout… J’avais si mal mentis que ça ?!

    Vous allez garder ma boîte ?, m’aventurai-je finalement à demander en désignant du menton l’objet.


Oui, ça aussi ça m’intéressait.
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Kyara Blanchet, Jeu 2 Oct 2014 - 16:08


- J’avais trouvé une excuse pour ça aussi. Mais c’est rare qu’une fille me pose un lapin. Avait retorqué Stanislas.

Ce n'était pas un Serpentard pour rien, la prétention il l'avait et pas qu'un peu ! Kyara avait l'impression d'avoir un Charli bis devant elle, même si lui serait surement resté dans son mensonge. En tout cas, le jeune homme semblait être frustré de l’échec de son mensonge. Malheureusement pour lui, la brune avait été à l'école elle aussi et fuir de son dortoir était une seconde nature chez elle. De ce fait, elle était rodée au niveau des excuses en tout genre et même s'il avait dit la vérité, il était coupable de sortir après l'heure du couvre feu, donc cela ne changeait pas grand-chose.

Finalement, Stanislas décida de confirmer les dires de la Française, ce qui était une bonne chose pour lui. De base, Kyara n'aimait pas les menteurs, elle n'aurait pas à le faire tourner en bourrique ou à lui donner une punition, quoi qu'elle ne savait pas encore. En théorie, il serait bon pour quelques heures de colles et des heures en moins. Depuis l'attaque de Poudlard, le règlement n'était plus aussi souple, ceux se faisant prendre s'en mordaient généralement les doigts, même si on était loin de l'époque incluant des châtiments corporels.

A présent, la brune était curieuse de savoir pourquoi il avait décidé de se rendre ici. Ce n'était pas le meilleur endroit pour faire un maximum de victime et généralement, c'était le but recherché chez le farceur. Plus de gens étaient atteints et plus la farce était bonne. C'était ainsi à l'époque de Kyara, mais peut-être que les temps avaient changé. D'une voix posée, le Serpentard donna sa réponse à la Française.

- Non, mais c’est le plus large. Le marécage s’y serait mieux étendu. Il aurait été aussi handicapant que s’il avait pris place dans le Hall. Et c’est tellement plus inattendu ici plutôt que dans la Grande Salle, par exemple.

Moui, il n'avait pas tort, mais il restait toujours la question du nombre de victimes. En mettant son piège ici, il en ferait surement une vingtaine avant que tout le château soit au courant qu'il ne fallait pas passer par ici le temps qu'un membre du personnel se débarrasse de la farce. Silencieuse, Kyara était dans ses pensées quand un leger sifflement se fit entendre. Baissant le regard, elle constata que c'était Panpan qui commençait à trouver le temps long. Souriant légèrement, elle reporta son attention sur le jeune homme quand il reprit la parole.

- Vous allez garder ma boîte ?
- Non, je vais te la rendre et tu n'auras pas de punitions. Par contre, je n'ai pas envie de te recroiser ce soir dans les couloirs ou je ne serais pas aussi indulgente. Si tu croises un autre membre du personnel, tu pourras lui dire que tu étais en retenue avec moi. S'avançant jusqu'à lui, elle lui tendit la boite avant de poursuivre. Si tu as vraiment envie de surprendre tout en embêtant le plus de monde, tente ta chance dans la volière. Les hiboux n'aiment pas les surprises, beaucoup de personnes n'auront pas de courriers à cause de ça.
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Stanislas Karkaroff
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Stanislas Karkaroff, Sam 4 Oct 2014 - 12:35


N’y’avait-il pas eu un sifflement ? Depuis que j’étais en compagnie du professeure Blanchet, je ne prêtais plus attention aux bruits alentours. J’avais le sentiment qu’elle le faisait pour nous deux, à la manière dont elle m’avait repéré. Mais il y avait réellement eu un chuintement singulier. J’étais en train de me convaincre que ce devait être mon imagination, quand le regard de mon enseignante se baissa au niveau de son épaule ou de sa clavicule, j’avais du mal à voir. Là, j’aperçu une forme filée mais si petite et fine que je ne pouvais affirmer avec certitude qu’il s’agisse d’un serpent. Les yeux plissé, je tentai d’en distinguer la nature, mais je me redressai au moment où miss Blanchet reprit la parole, après que j’eus posé ma question.

    Non, je vais te la rendre et tu n'auras pas de punitions. Je hochai la tête, reconnaissant, même si l’information ne voulait pas s’imprimer dans mon esprit. Elle me laissait filer, avec ma boîte ? Par contre, je n'ai pas envie de te recroiser ce soir dans les couloirs ou je ne serais pas aussi indulgente. Si tu croises un autre membre du personnel, tu pourras lui dire que tu étais en retenue avec moi.


Ah non. Bien mieux. Elle me laissait filer en me couvrant en plus de ça, m’accordant son nom pour un alibi au cas où je rencontrerais quelqu’un d’autre sur mon chemin du retour. Au fond, j’espérais qu’il n’y ait plus personne susceptible de croiser ma route. Même avec un #lumos, je savais que je ne serais pas plus rassuré qu’à l’aller. Le professeure fit un pas vers moi et me tendit la boîte du marécage portatif. Je mis un temps, comme pour lui laisser la possibilité de me la confisquer au dernier moment, puis je passai mes doigts sur l’objet et l’eus de nouveau en ma possession.

    Merci, soufflai-je furtivement.

    Si tu as vraiment envie de surprendre tout en embêtant le plus de monde, reprit-elle, tente ta chance dans la volière. Les hiboux n'aiment pas les surprises, beaucoup de personnes n'auront pas de courriers à cause de ça.


Surpris, j’entendis une petite voix victorieuse dans ma tête ; Kyara Blanchet, professeure de SACM, ancienne Serpentarde vient d’atteindre le niveau n°2 du personnel de Poudlard : Enseignante dans le coup. Je n’oublierais pas sa fleur et pas non plus son conseil. Qui me tardait d’appliquer, réellement. Il fallait que j’en parle à Nastia, elle adorerait l’idée et nous pourrions y aller ensembles, ce serait plus sécuritaire. Sortant de ma réflexion, je relevai mon regard vers celui de miss Blanchet.

    Je n’y avais pas pensé. Je fis rouler la boîte sur mes paumes. … J’ai hâte de voir le résultat.


Un énième sourire espiègle fendit mes lèvres alors que je tirai de mon pantalon ma baguette et lui ordonnai vocalement un #lumos, qui amplifia légèrement la lumière ambiante crée par celui de mon professeure.

    Je ferais mieux d’y aller, maintenant. Je pris l’initiative de partir le premier, pour lui éviter un second rappel d’ordre. Bonne nuit, professeure. D’un signe de tête j’accompagnai ma politesse, puis m’éloignai en direction des cachots, le pas rapide.


Toujours en tête l’intervention providentielle de Blanchet et sa suggestion qui serait bientôt mise à exécution, même si, une fois dans mon lit, j’étais toujours perplexe qu’un enseignant m’incite à un écart de discipline. Peut-être une nostalgie de sa propre scolarité.


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Ludmilla Mills
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Ludmilla Mills, Mar 4 Nov 2014 - 17:07


|PV Pierre Casson|

4 ans en arrière


«On dit que le temps vous emporte»

Quelques jours après la rentrée, on pouvait sentir un certaine euphorie chez certains élèves, ou encore de l'agacement à revoir certaines personnes pour d'autre; pour les premières années s'était un mélange d'émerveillement, dès fois de la crainte, et dans le cas de Ludmilla Mills, s'était le Néant. Oui, avec la majuscule. Elle ne cessait de se perdre du matin au soir, arrivant parfois dans les cours des troisièmes années, d'autre fois dans les cuisines. Aucun sens de l'orientation, donc parallèlement aucune ponctualité. Comme si cela ne suffisait pas, elle ne connaissait personne. Forcément, à arriver tout le temps en retard, on ne peut que difficilement se lier d'affection avec un autre Serdaigle. On était juste "la retardataire".

- C'est pas vrai! Je me suis encore trompée..

Piquée devant un placard à balais, elle soupira bruyamment. Poudlard était bien trop grand pour elle! Une aile par ci, une aile par là, un couloir par ci, un escalier par là.. Bien sur, l’établissement magique se devait d'être important au vue du nombre de sorciers qui franchissaient ces portes. Mais lorsqu'on était nouvelle, avec une orientation lamentable, s'était comme la lâchée dans un labyrinthe!

Serrant son livre d'enchantement contre elle, la blondinette regarda d'un côté, puis de l'autre du couloir. Elle ne pourrait donc jamais suivre un cours en entier, ni même y faire ses preuves.. La peur de ne pouvoir passer plus d'une année ici la prit soudain au coeur.

Et si la directrice décidait de ne plus me garder? Qu'est ce que je ferais ? Je serais la honte de ma famille.. Même Tony ce gros fainéant n'a jamais réussit à se perdre ici!, se blâma t-elle.

Se laissant tomber au sol, elle glissa ses bras autour de ses jambes, le livre encore prisonnier contre elle.

- Ça ne fait même pas quelques jours que je suis ici.. Je veux rentrer..

Ce n'était pourtant pas son genre de se décourager de la sorte ; elle qui depuis petite est pleine de vie, toujours la première à relever n'importe quel défit pour humilier ses grands frères, première parfois avec eux dans l'interdit, et dans l'apprentissage. Mais aujourd'hui, elle se sentait plus seule que jamais, et complètement inutile.

- A quoi vont servir mes livres, ma baguette et tout le reste si je ne parviens pas à trouver cette fichue salle!

Jetant son livre devant elle, Ludmilla enfouie son visage contre ses genoux. Tant pis. Elle attendrait ici. Attendre quoi ? Elle n'en avait aucune idée, mais elle attendait.
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Pierre Casson
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Pierre Casson, Mar 4 Nov 2014 - 19:04


Une troisième année avait commencé pour moi, il n'y a pas longtemps, seulement quelques jours. Il y a pas à dire, Poudlard, c'est vraiment un endroit magique. Et voilà, encore un jeu de mots, je ne peux donc m'en empêcher. Après tout, je suis comme je suis et ces jeux de mots font partie de moi. Bon, passons ! Comme l'année précédente, j'avais eux le temps de reprendre mes repères. À vrai dire, je ne les avais pas bien perdu, maintenant, avec deux années passées ici, je suis plus habitué à Poudlard car vivre avec ma famille. La seule chose qui me changeait vraiment entre chez moi et ici, même si ici, c'est un peu comme chez moi, c'est que je ne pouvais faire la cuisine comme je le faisais à la manger. Il faut dire, c'est une chose que j'aime bien faire, mais ici, avec la magie, ça ne sert à rien.

Voilà une nouvelle heure arrivée, non pas un décalage dû à une saison, non, je parle d'une nouvelle heure de cours. Enfin, pas pour moi. L'heure signait la fin de mon heure de cours. À la suite, je n'avais qu'une heure de trou, je ne savais pas bien quoi faire du coup. Il y avait les différentes possibilités. Le sport, pour les Mr. Sportifs ou bien, la bibliothèque pour ceux qui aiment la lecture. J'allais souvent à la Bibliothèque pour les devoirs, mais je n'en avais pas encore, nous n'étions qu'au début de l'année alors nous y allions doucement, comme à chaque début de première année. Par contre, au bout du deuxième mois, ça commençait bien plus sérieusement. Et le sport ... Et bien, c'est le sport, ça suffit, pas besoin d'en dire plus. Donc, mon choix se dirigea vers ce que j'ai l'habitude de faire lors d'une heure à ne rien faire où d'autres ont des cours. Je me balade dans le château, je me promène dans le parc, cherchant des amis ou bien, je me repose sur les bancs. Enfin bon, je marchais dans le château, je savais où je me situais, cependant, je ne savais pas vraiment où j'allais. J'allais juste tout droit, là où mes jambes me porteraient. Lorsque je marchais, je regardais toujours les murs, les plantes, je regardais le paysage quoi. J'avais beau le faire pleins de fois et donc connaître tous les paysages des alentours, je continuais quand même à regarder et ça me portait toujours la même joie.

Mes jambes m'avaient portées dans l'aile Est du château. Il y avait une jeune fille, lorsque j'arrivai, elle était en train de se laisser tomber. Je m'arrêtai alors, elle n'avait pas l'air de me voir de là où j'étais. Elle jeta son livre devant elle et mit sa tête dans ses genoux. Pleurait-elle ? Je ne le voyais pas, cependant, je sentais bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas et il ne fallait pas être un génie pour s'en rendre compte. Me rapprochai alors silencieusement, mais rapidement, elle n'avait pas l'air de m'entendre, elle était fixée sur ses genoux. Je ramassais alors le livre, je baissai à son niveau et pris la parole.

Bah alors jolie Miss, qu'est-ce qu'il t'arrive, il ne faut pas pleurer comme ça ! Tu as perdu quelque chose ? Tu veux de l'aide pour le retrouver ? Je lui fis un grand sourire pour la rassurer.
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Ludmilla Mills
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Re: Dans l'aile Est

Message par : Ludmilla Mills, Mer 5 Nov 2014 - 13:54


Les larmes voilaient le regard d'ordinaire si vif de la Serdaigle. Elle qui n'attendait que ce moment depuis son enfance, avait réussi à tout gâcher. Une beuglante pouvait débarquer à tout moment dans la Grande Salle au matin si sa famille apprenait son découragement ; chose qu'elle ne voulait absolument pas. Elle le voyait déjà le beau discours de sa mère : " Si tu étais un peu plus attentive à ce qu'il se passe autour de toi, ça n'arriverait pas. ". S'était facile à dire. Lorsqu'elle se concentrait sur une chose, à coup sûr elle en oubliait le reste.

C'était encore une fois le cas. Voulant à tout prix arriver en cours, elle en avait oubliée le chemin, sans forcement regarder autour d'elle. Alors le visage enfuit contre ses genoux, la petite blonde tenta peu à peu de se calmer. Tout le monde savait quand l'énervement ou la précipitation, on ne parvient à rien, ou pas grand chose.

- Bah alors jolie Miss, qu'est-ce qu'il t'arrive, il ne faut pas pleurer comme ça ! Tu as perdu quelque chose ? Tu veux de l'aide pour le retrouver ?

Dans un sursaut, elle leva le visage vers son interlocuteur. Un sourire aux lèvres, un peu plus âgé qu'elle.. Il n'avait pas l'air méchant, m'enfin tout restait à voir. Et puis soudain, elle repensa à ses joues couvertes de larmes, qu'elle essuya d'un revers de manche. Qu'est ce qu'il lui voulait ? Il se souciait vraiment d'elle où était à pour se moquer ouvertement d'elle ?

Méfiante, Ludmilla lui prit le livre des mains. Non mais. C'était le sien. Malgré que l'attention sois tout à fait gentille, elle s'en voulait, et se trouvait ridicule devant son aîné.

- Déjà je.. Je.. C'est Ludmilla, Ludmilla Mills et pas.. Jolie miss.., lui lâcha t-elle en hoquetant.

N'osant croiser le regard du garçon devant elle, Ludmilla regarda sur le côté. Même ses frères ne l'avait vu pleurer ainsi depuis bien longtemps. Et là, pour quelque chose d'aussi futile, elle se retrouvait en larmes devant un parfait inconnu.
Inspirant doucement, elle reprit la parole, d'une voix un peu plus calme cette fois ci..

- Je sais plus où je.. où je suis. Je voulais aller en cours.. d'Enchantement, mais j'ai pas trouver le bon couloir..

Au fond d'elle, elle mourrait d'envie de l'envoyer balader, lui dire qu'elle pouvait bien aller raconter ça partout qu'elle avait trouver une Serdaigle en larme à côté d'un placard à balais. Pourtant une part d'elle lui disait qu'il n'allait d'aucune façon lui faire courir la honte de l'année, et encore moins l'envoyer à l'autre bout du château où elle se perdrait encore une fois.
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