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Le premier départ à Poudlard
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Dyerwolf Slyce
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Dyerwolf Slyce, Mer 12 Avr - 23:32


Le mirage n’avait duré que quelques secondes. Toutefois, le jeune homme demeura dans un état second, d’abandon, où son esprit s’était laissé absorber par de vagues pensées suscitées par son imagination. * Une lumière sombre*
Lorsque l’étudiante le saisit de sa poigne fragile, douce, mais étrangement assurée, Dyerwolf resta planté, interdit, se contentant d’observer, de se laisser guider par la jeune effrontée. * différente*.
Elle lui susurra ces quelques mots à l’oreille, sa chevelure sauvage mais enivrante lui déposant des effluves d’un doux parfum.

        « Je crains de ne pas bien comprendre les deux derniers vers. Pourrais-tu m'expliquer ? »

Le jeu fut terminé, il le sentait, elle avait découvert ce qu’elle désirait de lui, et cette séance allait prendre un tout autre tournant. Il lut les quelques vers écrits d’une écriture douce et délicate, et fut surpris à quel point le passage qu’elle avait souligné était lourd de sens à son esprit.

Tant que battront les cœurs ou que verront les yeux,
Mes vers vivront et te feront vivre avec eux.


Il prit une profonde inspiration tout en fermant les yeux comme pour s’imprégner de la nouvelle ambiance qui embrasait la pièce. Il n’avait plus eu de pareil contact depuis fort longtemps, son attitude faisant irrémédiablement fuir toute tentative, mais il dut s’avouer que celui-ci fut fort agréable.
Un sourire naquit, un peu maladroit, puis le jeune homme entreprit de s’assoir au côté de la jeune femme sans un mot, peut-être un peu trop proche, silencieusement. * A mon tour jeune demoiselle*.

Délicatement, il reconstitua la grue de papier, dévoilant le dernier vers sur les ailes de l’oiseau majestueux. Et à son tour, il prit la main de la jeune femme dans la sienne à la manière d’une voyante voulant en étudier les lignes, et posa méticuleusement l’origami au centre de sa paume.
Il la fixa des yeux d’un regard doux, qui se voulait apaisant pour la première fois, et lui répondit ce qu’il pensait de ces quelques vers troqués :

                  - Les mots peuvent avoir bien des sens, chacun en déduit celui qui lui sied.

La soutenant toujours du regard, il recouvrit la grue de papier de son autre main, presque assez grande pour faire le tour de la sienne,  prolongeant ainsi le contact de leur peau. Les prémices d'un changement proche s'amoncelaient en lui.
Merveilleux kaléidoscopes qu’est ce fatras d’émotions, brillants d’un éclat aux abois. Il n’avait de cesse que de vénérer sa beauté intérieure si énigmatique. Vectrice d’envies et de désirs insatiables, elle donnait un certain sens à sa vie, et aiguisa la convoitise d’un lendemain.
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Eurydice Wildsmith, Ven 14 Avr - 13:58


- Les mots peuvent avoir bien des sens, chacun en déduit celui qui lui sied.

« Et alors quel est le tien Dyerwolf ? » murmura-t-elle.

A cet instant précis, le mystère était entier ; les autres importaient peu.
Il pouvait presque sentir en observant la brune, le sang s'entortiller, pulser dans ses veines bleutées qui traçaient tant de chemins sur son corps.
Elle décela quelque chose dans son regard, de renversant qui remua les cendres de son âme. Elle aurait voulu le capturer. Les années, sans répit, lui avaient volé le sien. C'était un contact si intime qui avait fini par lui manquer. * arrête de te mentir ma ptite dame pourquoi tu ne peux pas simplement répondre...*
La belle ne tenta pas un pâle sourire qui n'aurait pas eu la violence de ses sentiments envahissants.


Pourtant, elle l'accueillit avec une profonde béatitude.
L'Anglaise flatta de ses doigts glacés le dessin de ses lèvres. Des frissons coururent dans son cou, se frayant un passage le long de sa colonne vertébrale dans une sensualité masquée.
Elle se rendait bien compte que tout cela n'était que folie, qu'il suffirait d'un autre jour pour balayer ces quelques heures, qu'il suffirait d'une autre rencontre pour que ses nuages se dissipent. Mais il était là. Avec Elle. Un voyage les attendait peut-être. A quoi bon avoir peur?
* Je veux vivre cette fois*

« Elle est à toi. » dit-elle avec des yeux rieurs. Première fois.
Dans sa main, la grue ne dansait plus, perdait de sa quintessence, de son sublime.
C'était comme si elle voulait posséder encore un peu de sa chaleur.
Ce n'était que du papier, éphémère dans son entité, mais qui prenait toute son importance dans les mains du jeune sorcier. Il réussissait à éparpiller des tas de nuances dans son existence.

« A quoi ressemble ton pays ?
Que vois-tu maintenant ?»


Elle était claquemurée, dans ses habitudes, dans cette Angleterre qui allait la tuer à force d'être elle. Lassitude.
Eurydice voulait arpenter le monde pour ne jamais se consumer complètement, pour garder cette curiosité tapie à la surface.
Trop de révélations avaient été faites ; elle refusait d'y penser de les étaler.

Elle était avide de savoir toutes ces petites choses que l'on ne pouvait extraire des livres, cette sensation d'être deux dans un train. Elle eut cette impression de le retrouver. C'était comme une « bouffé d'air ». Ses yeux se fermèrent dans une expression à la fois reposante et tourmentée. La sinople espérait délier sa langue, ne serait-ce qu'un peu.
Retour à la case départ.
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Dyerwolf Slyce, Sam 15 Avr - 17:44


« Elle est à toi »

         Ces quelques mots étaient parvenu à l’apaiser. Il ne sut dire pourquoi, mais la jeune étudiante avait un certain effet sur lui. Elle lui donnait l’illusion, l’assurance qu’il pouvait être lui-même. *serenite anxieuse*

Ainsi, il prit l’oiseau de papier et ôta délicatement sa main de la sienne, effleurant de ses doigts, la paume de sa main encore ouverte.
Observant le poème sculpté, il attrapa son sac en bandoulière, en sortit une petite boîte de bois et y entreposa le symbole. *sois sûr que je le ressorte*

- Trop d’honneur pour un seul homme. En espérant que ces vers se vérifient.

Ses mots étaient sortis inconsciemment, sans qu’il n’en contrôle le flux. Toutefois le jeune homme ne laissa rien transparaître de sa honte, de sa soudaine et inhabituelle spontanéité.
Puis vint cette question, entre intimité, souvenirs et imagination. Eurydice avait touché ici un point sensible. Toujours assis à ses côtés, le jeune homme reprit un de ses dialogues intérieurs dont il était le seul acteur, contemplant la fenêtre, le doux parfum des cheveux de l’étudiante l’accompagnant toujours.

Il se remémora alors sa dernière journée en France, debout, dos au portail qui délimitait l’entrée de sa modeste demeure. La douce chaleur du Sud caressait sa peau avec clémence. Une brise légère, tiède et imprégnée des exhalaisons de la flore environnante, chatouillait ses narines avides de bien-être et de sensations. Les riches parfums de lavande, d’oliviers et brises iodées s'entremêlaient pour son plus grand plaisir. Sa France natale lui avait fait le cadeau de son charme étrange, comme pour lui dire Au revoir.
Puis vint les premières images de l’Angleterre, et de Londres en particulier. Il y faisait bien plus froid, l'air bien plus humide et le vent fort lui glaçait chaque cellule de son corps. Pourtant, sa première rencontre avait tout occulté.

- La France nous transmet tout son charme, son dépaysement, son énergie sous bien des aspects. A chaque région sa magie.
Mais j’espère trouver ici, en Angleterre, ce que j’ai pu y perdre. Peut-être pourrais-tu m’éclairer.


Pensif, mais à la fois fasciné et terrifié par cette jeune rencontre, Dyerwolf ferma les paupières et inspira profondément, rêvassant sur une réaction utopique de la jeune femme.
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Eurydice Wildsmith, Lun 17 Avr - 16:44


Il avait délibérément dissimulé sa réponse n'appartenant qu'aux ténèbres mais elle décida de suivre sa valse entraînante, juste pour cette fois.
Pourquoi prenait-il soin de l'éphémère ?
Il avait choisi d'accepter le présent qui retrouva de sa vivacité. Elle était elle-même survoltée. Court-circuit.* ça c'est d'la magie *

« A toi de me le dire » envoya t-elle.
La brune avait cette impression que les mots étaient méticuleusement élus chez lui pour ricocher et asperger son être tout entier tandis que leurs mains n'osaient se donner rendez-vous.

« Est-ce-que tu m’emmèneras ? »
La voix était satinée, velours avec une pointe de détachement.
L'espoir était détestable. Il claquait souvent des doigts, sonore, et le vide apparaissait laissant des compagnons délabrés sur les bras.
* Douce France où es-tu ?*
Il avait réussi d'une phrase à l' enivrer assez pour toute une journée, pour toute une nuit. Il avait dressé un décor. Mais il semblait encore se cacher quelque part, sous une armure épaisse. Elle comptait bien l'émousser.

L'Anglaise ne demanda pas ce qu'il avait perdu, car on sème tous un peu de nous-même dans les affres de la douleur, du mensonge.
Elle s'interrogea sur cela un moment, divaguant presque. Était-il bon menteur, capable de si bien camoufler les choses qu'elle y croirait ?
Et puis, ce qu'il a de pervers, c'est que les gens finissent par s'habituer, à ne plus se rendre compte. Quand la limite est franchie, il n'y a pas de retour en arrière. C'est un train qui ne s'arrête pas. Entends-tu les rouages s'actionner?
Irréversible. Cela devient vital d'être rassuré plus d'être véritable.
*pourquoi les gens mentent ? Protection des faibles.*

« Cela dépend d'où tu veux trouver la lumière.
Faisons un jeu. »


Ses paupières étaient closes. On aurait dit qu'elles étaient secouées par des soubresauts, des rêveries sautillantes. C'était intrigant, atrocement attirant. Il exposait ses lèvres, son visage, dans un abandon complet. Presque. Elle le dévisagea un instant, une lueur de sauvagerie irisait dangereusement.
Elle se rapprocha jusqu'à humer son odeur. Unique. Suave.
Eurydice arrêta d'inspirer pendant deux secondes qui eurent le goût de l'interdit.
Allait-il ouvrir les yeux ? A quoi pouvait-il bien penser ?
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Dyerwolf Slyce, Jeu 20 Avr - 13:12


Il demeurait ainsi, les paupières closes, perdus dans ses pensées assis aux côtés de la jeune femme. De temps à autres, il perçut les paroles qu’elle prononçait d’une voix douce, détachée, apaisante.

« Est-ce-que tu m’emmèneras ? »

L’idée germa en lui comme la naissance d’un Edelweiss sur le sol rocailleux d’une montagne. Spectacle insolite, mais merveilleux. * Tu me tisses un ruisseau, et moi j’y glisse à plat ventre, quelle curieuse sensation…*
Egaré dans le dédale de ses songes, Dyerwolf ressentait un bonheur presque douloureux. Le bonheur du cœur trop longtemps habitué à ne plus s'emballer.
L’esquisse d’un rictus apparut sur sa bouche tordue, dans un mélange de joie et de souffrance, luttant pour ne pas laisser transparaître le moindre signe, incapable de partager, ne voulant que sentir et goûter, absorber l'autre tout entier.
Puis, il reprit doucement conscience, se laissant réchauffer par son moelleux parfum. La jeune anglaise s’était rapproché, il le savait, il sentait ce fil invisible se tendre dangereusement, les attirant l’un vers l’autre.
Il se laissa finalement emporter dans ce courant, sans rouvrir les yeux et s’avança un peu plus pour s’arrêter à quelques dizaines de centimètres de son visage. * Certains moments ont un gout d’éternité*

         - Je peux t’y emmener de suite…

Il murmura ses quelques mots d’une voix calme, assurée, juste assez perceptible pour une personne à sa distance.
Il posa deux doigts sur le front de la mystérieuse, de l’énigmatique, et, à la manière d’une caresse, descendit, effleurant sa peau et lui ferma les paupières.

         - Abandonnes-toi…

Il reprit sa descente, imaginant du bout des doigts, les lignes de son visage, puis arrive à ses lèvres, chemins interdits, les parcourant furtivement avec la pulpe de son index.
Il s’arrêta soudainement, le doigt posé sur la bouche de la jeune étudiante, à la manière d’une mère demandant le silence à son enfant, et commença son récit :

          - Nous approchons, sur un chemin de terre poussiéreux, dit-il d’une voix chaude, cristalline qui se voulait pénétrante
        - Au loin, des murs de briques fleuris sous la glycine, au rire cristallin de l'eau qui court dans la rivière non loin de là, et dont les clapotis nous donnent l'impression de nous endormir en mer.
Et nous nous réveillons devant le portail, le décor a changé pour laisser place à une longue toile blanche. Pureté de l’hiver naissant.
Le portail s'ouvre difficilement, en repoussant les amas neigeux. Nous redécouvrons le paysage dans ce blanc cotonneux.
 Le tronc noueux de la glycine dénudée encadrant l'entrée comme une veine brunie, une artère au repos.
Nous nous installons sur la balançoire, sous le kiosque du jardin, et observons les flocons cristallins se poser délicatement sur les conifères, à la lisière d’une forêt.


Son histoire achevée, il garda le silence quelques instants, comme pour savourer la communion qui venait d’avoir lieu.
Les yeux toujours fermés, il ne savait rien de sa réaction. Dyerwolf se laissant emporter dans ce flot incontrôlable.
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Eurydice Wildsmith, Jeu 20 Avr - 23:47


« Toi qui entres ici, abandonne toute espérance ». D

Mais qu'est ce que possède l'éternité que n'ont pas les sorciers ?
Eurydice le voyait lutter avec ses propres démons déformant la chair. *tu peux venir me hanter, la place est à prendre* Une place poussiéreuse dont il faudrait sûrement caresser le dos pour s'asseoir confortablement.
La brune n'eut qu'une envie à ce moment précis, le suivre, une seule seconde. Elle n'osa refuser l'invitation aux tendres promesses donnant les rênes, se laissant guider. Mais savais-tu que ce n'est pas cela qui guide, mais ton corps tout entier cher ami ?
C'était l’essoufflement qui se termine dans l'osmose imparfaite.
C'était comme ces murs qui explosent à cause de la dynamite. Lent Décompte. Ce ne fut que le nuage de fumée. Il y avait une telle violence mêlée à de la délicatesse.

Elle entrouvrit ses lèvres quand il les toucha d'un geste fugitif. L'avait-elle rêvé ou inventé ?
Tout en l'écoutant, elle était de nouveau face à l'obscurité, le néant qui s'agrandissait. Elle bascula dans un état second, à cheval sur la frontière entre rêve et réalité.
C'était étrange d'être propulsée dans la plus profonde conviction que le train était devenu chimère aussi irréelle qu'une ombre.
Le bruit du va-et-vient d'une balançoire sous leur poids suffit à glacer son esprit. De la neige tombait endormant un moment le fil de ses pensées.
C'était transcendant. Elle finit par se persuader de l'hiver, de ses vapeurs intemporelles qui ne durent jamais assez longtemps.
La nostalgie embua ses fenêtres.

« Qu'est-ce-que tu crois qu'il se serait alors passé ?
Je n'ai jamais vu cette neige. Je suis prête à parier qu'elle fond dès que l'on ouvre les yeux. »
dit-elle à voix basse dans sa peur de rompre la litanie bleutée, les limites de son imagination qui ne supportait aucune faiblesse.

Elle s'exhorta à tourner les talons, à ne pas comprendre ce que voulait tout son être. Dilemme. Dyerwolf était l'écueil dans l'immensité de l'océan. Les courants ne cesseraient pas de la ballotter à moins que le serpent des mers décide de passer à travers la vague. Le venin coulait dans ses veines depuis des temps immémoriaux.

La femme résolut la distance. Torture ou soulagement ?
 L'Anglaise sut qu'elle ne pourrait plus jamais poser sa bouche sur une autre quand elle posa la sienne dans ce baiser charnel. Pour elle, ce ne fut pas doucereux, ce ne fut pas docile; c'était l'âme de la folie qui l'habitait. Il pouvait la repousser, s'offusquer et bien taper du pied ; elle ne mourrait plus de chagrin, elle lui survivait.
*Montre moi ton vrai visage jeune homme*
Elle aurait du être gênée de sa présomption mais il ne subsista qu'une insoutenable attente, celle de savoir si elle serait seule ou non sur la ligne de départ.
*de toute façon je suis mauvaise à la course*
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Dyerwolf Slyce, Dim 23 Avr - 22:17


    « Je n'ai jamais vu cette neige. Je suis prête à parier qu'elle fond dès que l'on ouvre les yeux. »


Le décor avait été planté quelques secondes plus tôt. Blanc, symbole de pureté, mais froid.
Une certaine magie en découlait, ressentant l’envie frénétique de se rapprocher. La jeune femme fit le premier pas, se risquant à la tendresse de ce baiser, volé, osé mais au combien partagé.

Aucune parole ne s’en suivrait, la jointure de leurs lèvres en découlant sève. L’espace d’un instant, ils trouvèrent un Adam, une Eve.
Dyerwolf se surprit terriblement gourmand. La lèvre inférieure sensiblement charnue le fit soudainement saliver.
Plongé dans un désir insatiable, il aurait aimé la croquer avec empressement, comme on croque une pêche juteuse, et laisser le sucre couler sur son menton satisfait.

Pourtant, ce n’était plus un rêve, plus une illusion, plus un jeu, ils étaient tous deux pris dans cette réalité magique.
Le jeune homme prit plaisir à prendre son temps, laissant insidieusement l’émotion jouer des percussions dans sa poitrine.
Il passa une main le long de son cou de cygne, laissant flirter la pulpe de ses doigts contre sa tendre nuque.
De l’autre main, il l’a fit prisonnière d’une douce étreinte, accaparant ce corps d’oiseau contre lui. Puis tout doucement, du bout de ses lèvres il se sentit conquérir cette terre inconnue, sur ce fruit délicat.

Dans la douceur de ce baiser, sans qu’il ne comprenne, elle avait planté son étendard dans la poussière de la lune si solitaire. Dans sa prison d’or, il baissa les armes un instant, tomba ses frontières pour se laisser appartenir.

Et alors, délicatement, lorsque leurs lèvres se séparèrent, le jeune homme s’imagina encore un instant, prit dans ce rêve, cette illusion.
Il passa sa main, dans sa chevelure ondulée, sa chevelure qui lui valut milles et un songes et reprit son récit de la même voix chaude, cristalline, pénétrante :

      - Après cet instant magique, nous restions sur cette balançoire, une de nos main jointe, à nous regarder, à nous apprécier.
     - Soudain, il arriva, ce majestueux papillon multicolore. Lorsqu’il se posa sur nos mains réunis, nous n’osions plus bouger. De légers frissons parcoururent nos corps. Magnifique sensation de douceur sur la peau.
    - Mais ce moment s’arrêta, quelques secondes après que le papillon se soit envolé. Cette fée bleue à la peau de velours, laissant derrière elle une trainée de poudre magique, métamorphosant le paysage jusque-là immaculé de blanc.
      - Un rayon de soleil transperça le voile, éclairant tes yeux charmeurs.
     - Nous observions l’éclosion magique des bourgeons du vieux cerisier. Puis l’envol de ses pétales fragiles secouées par une douce brise emmenant avec elle les effluves de leurs parfums.


L’hiver avait fait place à la naissance d’un magnifique printemps, symbole d’espoir dans l’esprit du jeune homme. Il espérait qu’il durerait longtemps, éternellement, et ne plus revoir cet automne pluvieux interminable.

N’écoutant que son désir, s’abandonnant à la cambrioleuse, il lui rendit un nouveau baiser. Passa sa main le long de sa nuque, caressant sa joue à la peau douce. Leurs regards se croisèrent. Et, d’un dernier sourire, il entreprit d’achever son récit :

      - Le papillon s’évapore, laissant tout doucement place à cet ancien décor.
      - Et nous voici de nouveau dans cette case, entaché de cette dernière phrase.


Le jeune homme approcha ses lèvres vers l’oreille de la jeune femme et lui susurra ses quelques mots :

      - Le printemps prend son temps pour s’installer durablement. Le rêve s’achève, se conclut ici… Pour le moment.
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Eurydice Wildsmith, Mer 26 Avr - 18:19


Vibrations de l'âme qui s'affolent tandis que ses lèvres le trouvent. On aurait dit qu'elles étaient faites pour embrasser ; elles rosissaient de plaisir.
Attaque. Surprise.

Son engouement jouissait des caresses ; la brune sentait encore sa main dans son cou. Elle enroula une de ses boucles autour de son doigt et tira dessus dans un geste presque incontrôlé. Elle prononça ces mots quand la seconde secousse prit fin. La sincérité de l'aigle se diffusait dans l'habitacle.

« Suffoquer sous la chaleur ou mourir de froid, c'est ce que je choisis, libre à toi de choisir avec moi. »

« Tu sais je crois que l'hiver est plus éblouissant, épais et glacé par mes sentiments qui ne connaissent pas le printemps mais un été torride et brûlant en ce moment même »
C'étaient des commissures espiègles qu'il put apercevoir, son visage à moitié dans l'ombre. Il y avait ce rayon de soleil qui traversait la vitre et venait ciseler le bord de sa joue, de sa pommette ronde.
Le français allait apprendre à aimer les bienfaits de la nature dans son entièreté, dans son plus simple appareil de nudité, de pureté.


« Le papillon ne s'envolera pas si je l'épingle sur mon cœur.
Je dirais même entichée de cette phrase, de ce souvenir bâti sur le tien.  »
dit-elle livrant une vision expressive et violente de sa réalité.
Elle voulait pouvoir à nouveau rire, peut être à ses côtés de ce terrible humour qui lui prouvait qu'elle était encore en vie ou en train de mourir. * Les deux extrêmes de ma vie *

Si ce n'était que le fruit de son fantasme profond, elle préférait y croire que de retourner dans l'insipide, l'insignifiant et surtout le doute. *ah enfin, tu ne serais pas humaine ma ptite dame ?*
Malheureusement, c'était bien une réalité qu'il fallait aborder, secouer, comprendre.

«Tu ne devrais pas courir après moi même si Je commence à aimer le vert...* de tes yeux* » lâcha t-elle pour la première fois plus menaçante, enfonçant ses prunelles dans les siennes.
C'était cette contradiction qui pourrissait ses pensées. Elle se sentait incapable d'imaginer le bonheur mais son esprit, son corps avait besoin de lui, de fondre encore une fois dans sa bouche, de se blottir contre sa poitrine.
C'était un vent de panique foisonnant dans son ventre. Art de la dissimulation.
Elle ne devait pas prendre la poudre de cheminette mais c'est ce qu'elle fit sans avoir pu lui dire qu'elle avait peur de tomber, de l’entraîner dans sa chute et de ne pas s'en remettre. Frustration.

Le train freina doucement se noyant dans le brouhaha dégénérant dans les wagons. Elle se leva d'un bond, prit ses affaires, fit claquer la porte coulissante et s'engouffra dans le couloir. L'adrénaline était montée d'un seul coup la poussant à l'insensée. L'Anglaise ne s'était pas retournée pour ne pas voir la possible expression effarée de son compagnon de route.
* il est si unique *

Fin de RP
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Élius Askin
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Année à Poudlard : Sixième année

Spécialité(s) : Métamorphomage


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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Élius Askin, Jeu 17 Aoû - 14:59


Poudlard Express
Avec Kalén Bloom et Marjorie Lunas
Premier départ à Poudlard. 11 ans.




L'écrin de velours aussi fantasque que vieillissant que fut mon nid jusqu'ici ne m'a certainement pas préparé pour entrer à Poudlard. Enveloppé dans ma cape de laine il me faut peu de temps pour trouver le compartiment réservé par mes parents pour le virtuose de leur vie. De nombreuses malles portant mes initiales sont déjà rangées dans le filet à bagages.


Sans spectateur, point de comédie. Je m'affale donc sur la banquette qui fait dos au sens de la route, à côté de la fenêtre. Il ne reste qu'à attendre le départ, mais l'ennui monte déjà en moi. Un soupir aussi long que la promesse du trajet à venir s'échappe bruyamment de mes joues gonflées. Cape jetée à ma gauche, je croise mes pieds sur la banquette d'en face et saisis ma baguette pour l'observer encore une fois, mais je la connais maintenant dans les moindres détails.


Je ne peux retenir un sourire en réalisant qu'aujourd'hui je porte une jupe en coton gris.


Dernière édition par Élius Askin le Jeu 21 Sep - 19:08, édité 6 fois
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Kalén Bloom
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Poufsouffle
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Kalén Bloom, Jeu 17 Aoû - 16:14


Kalén était seule dans la gare de King's Cross.
Sa mère l'avait accompagné dans les transports en communs moldus mais l'avait laissé à l'entrée du grand bâtiment. Aujourd'hui, l'herboriste de renom ne ferait pas traverser sa fille à travers la barrière magique. Elle avait mieux à faire. Kalén l'avait vaguement entendu parler d'un rendez-vous important chez Fleury et Bott, pour la parution de son nouvel ouvrage "Espèces végétales magiques et protégées des forêts tropicales".

Livrée à elle-même, une fois de plus, la petite fille se dirigea vers les chariots, tira sur l'un d'eux et hissa tant bien que mal sa lourde malle. Elle posa la cage de Lyra en équilibre sur sa grosse valise, provoquant un hululement indignée de la part de la petite chouette chevêche.

"Tu ne risque rien, glissa Kalén à l'oiseau qui la regardait d'un oeil courroucé. Et de toute façon, nous seront bientôt dans le train."

Bientôt dans le train. Encore faudrait-il que la jeune sorcière trouve l'entrée de la voie 9 3/4.
Elle s'appuya de tout son poids sur la poignée du lourd chariot, et celui-ci se mit à rouler péniblement vers les voies 9 et 10.

Quelques jeunes gens que Kalén identifia sans mal comme étant des élèves de Poudlard se trouvaient devant la barrière magique. Elle attendit qu'ils soient tous passés, puis, prenant un air détaché, vint se coller contre le mur de briques. Quelques instants plus tard, elle se trouvait voie 9 3/4, devant le train rouge vif censé la conduire en Ecosse.

Elle jeta un oeil à l'horloge suspendue au dessus d'elle : onze heures moins cinq. Il fallait qu'elle se dépêche si elle voulait trouver une place. Le quai s'était déjà vidé des élèves ; il ne restaient que des parents émus qui secouaient la main en direction des fenêtres du train.
Kalén s'avança, se demandant comment elle allait faire pour monter ses lourdes affaires à bord. Mais un jeune homme boutonneux se précipita vers elle, lui arrachant presque le chariot des mains, et s'élança vers le train, lui criant qu'elle était en retard.

Kalén haussa un sourcil. Que les gens pouvaient être mal élevés !
Sans sembler nullement concernée par l'avertissement du malotru, elle se dirigea négligemment vers le premier wagon qui se présentait et monta à bord, au moment où le train signalait son départ.
Des coups de sifflet retentirent et le train s'ébranla.

Rapidement, la petite fille se rendit compte qu'il ne serait pas aisé de trouver une place. La plupart des compartiments était déjà plein, et quand ils ne l'étaient pas, des jeunes gens bruyants et agités l'incitaient à chercher ailleurs.

Poussant un soupir d'agacement, Kalén désespérait de trouver un endroit silencieux pour passer le voyage. Mais un mouvement attira son attention sur sa droite. Un jeune garçon venait d'étendre ses jambes sur la banquette de son compartiment. A part lui, ce dernier était vide. Hésitant quelques secondes, elle détailla l'élève à travers la vitre.

Elle le reconnaissait. C'était le jeune homme qui était entré chez Ollivander's alors qu'elle-même s'y trouvait pour acheter sa baguette. Il ne lui avait pas fait une grande impression : à peine avait-il poussé les portes de la boutiques que, déjà, le garçon se faisait remarquer.

Il devait avoir son âge, et Kalén en déduisit que c'était, pour lui aussi, sa première rentrée à Poudlard.

Décidant de passer outre ses préjugés, - et surtout incapable de trouver mieux ailleurs - la jeune fille poussa la porte en verre et s'assit sur la banquette en face du jeune homme, là où ses pieds ne gênaient pas.

Elle semblait ne pas avoir remarqué le garçon et tourna d'un air rêveur ses grands yeux bleus en direction de la vitre, balançant légèrement sa tête comme pour battre la mesure d'une musique imaginaire.
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Marjorie Lunas, Jeu 17 Aoû - 16:25


Enfin. Prise par le stress je suis montée dans le premier wagon venu. C'était la toute première fois en mes 11 petites années de vie que je prenais le train. Déjà que je ne savais pas comment cela se passait dans le monde... Euh.... Comment appellent-t-ils cela déjà ? Ah oui "moldu". Je n'avais donc pas cherché plus loin "Poudlard Express"  était inscrit sur mon billet, et j'étais monté, sans faire attention si un numéro de place était indiqué.

J'avance alors dans le couloir. Les compartiments s'enchaînaient les uns à la suite des autres à ma gauche et à ma droite. "Réservé." Et voilà. Je me suis royalement planté. J'avais choisi le wagon des réservations, et je ne savais même pas qu'il était possible de réserver alors je ne suis certainement pas au bon endroit. Une jeune fille arrivait derrière, impossible de faire demi tour. Tant pis avec un peu de chance quelqu'un serait assez gentil pour me laisser m'installer avec lui ou elle.

J'avance alors, zieutant la moindre opportunité. Trop de monde. Trop bruyant. Trop âgées, cela m'intimidait.
Ah ! En voilà un avec deux jeunes qui semblaient avoir son âge. Bon de toute façon, je ne trouverais sûrement pas mieux.... Je traîne ma grosse valise sur le côté, et me lance. Je toque à son compartiment puis me risque à ouvrir la porte.

- Euh..   Bonjour.. Voilà je me suis un peu perdue et je crois que je me suis trompée de wagon.. Est-ce que cela vous dérange si je m'assois avec vous ? Ou peut-être attendez-voud d'autres personnes... Je veux surtout pas déranger...
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Élius Askin, Jeu 17 Aoû - 21:57


Poudlard Express
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Le bruit distinctif de la porte coulissante attire mon regard vers le couloir. Contrarié par l'entrée négligée de la frêle fillette qui s'avance sur la banquette d'en face, je décortique son apparence en rangeant ma baguette dans ma cape posée près de moi. Est-il seulement possible qu'elle ne m'ait pas remarqué ? Assise à côté de mes pieds croisés, elle se perd dans une contemplation silencieuse de la fenêtre et je ne peux m'empêcher de l'interrompre :


— Bonjour. Ma bottine marron touche brièvement sa cuisse. On frappe à la porte, puis son glissement se fait à nouveau entendre pour dévoiler une élève embarrassée qui baragouine :


— Euh... Bonjour... Voilà je me suis un peu perdue et je crois que je me suis trompée de wagon... Est-ce que cela vous dérange si je m'assois avec vous ? Ou peut-être attendez-vous d'autres personnes... Je veux surtout pas déranger... Je n'aime pas les enfants, et encore moins les fillettes. Mais la distraction pourrait récompenser mes efforts, alors j'accompagne mon accueil d'un sourire chaleureux :


— Bonjour ! Viens, nous avons de la place ici. D'un geste je désigne la place restante sur la banquette entre Miss songeuse et la porte, de l'autre je réajuste ma jupe sous mes genoux en échangeant mes pieds de place. Le train démarre enfin dans un grand sifflement suivi de quelques secousses.


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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Kalén Bloom, Jeu 17 Aoû - 22:32


"Bonjour."

Kalén sursauta, au moment où la bottine du jeune homme effleura sa cuisse. Elle eut un mouvement de surprise et leva les yeux vers lui.

"Bonjour", lui fit-elle en accompagnant sa réponse d'un sourire énigmatique.


Elle hésita un instant à rajouter "Je suis Kalén Bloom. Et toi, quel est ton nom ?", mais elle se ravisa, songeant qu'ils auraient tout le temps de faire les présentations plus tard.
Et la jeune fille restait sur ses gardes. Elle préférait connaître ses interlocuteurs avant de se mettre à parler d'elle.
D'autant que la porte du compartiment venait de s'ouvrir à nouveau, dévoilant une élève de leur âge qui semblait confuse.

"Euh... Bonjour... Voilà je me suis un peu perdue et je crois que je me suis trompée de wagon... Est-ce que cela vous dérange si je m'assois avec vous ? Ou peut-être attendez-vous d'autres personnes... Je veux surtout pas déranger..."

Kalén se retint de lever les yeux au plafond en entendant ces mots. Elle, ne s'était pas posé autant de questions en entrant dans le compartiment. Elle n'avait pas pris la peine de s'excuser, de demander si le jeune garçon attendait du monde, ou même de dire bonjour. Prise d'un léger regret, elle se mordit la lèvre inférieure. Mais la culpabilité disparut bien vite. Après tout, le train appartenait à tout le monde, il n'y avait de compartiments réservés à certaines élèves... Si ?

Pourquoi cette jeune fille craignait de s'être trompée de wagon ? Y avait-il des places attitrées dans le train ?
Kalén n'avait même pas pris le temps de vérifier sur son billet. D'un geste incertain elle le sortit de sa poche, mais rien n'indiquait qu'une place lui était réservée. Avec un haussement d'épaule, la petite le rangea dans sa poche et reprit sa contemplation à travers la fenêtre, le dos droit, les mains posées sur genoux serrés.
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Marjorie Lunas, Jeu 17 Aoû - 23:31


- Bonjour ! Viens, nous avons de la place ici ! Le jeune homme désignait la place à coté de la fille. Je lui répondit par un sourire.

Bon ! J'allais enfin pouvoir me détendre ! Je pose ma valise dans le filet et m'installe. Il avait l'air plutôt sympa. Parfait. Un voyage en bonne compagnie est toujours plus agréable. Je m'intéresse alors à la fille à coté de moi : silencieuse.... très silencieuse.... trop silencieuse. Pas un bonjour, tout juste un regard, pas même un sourire. Pas très polie. Tant pis de toute façon je n'avais à la côtoyer que le temps du trajet.

Je retire ma veste, m'assois et pose ma veste sur mes genoux. Je sens alors à travers la poche ma baguette. Je ne sais pas trop pourquoi je l'ai mise là je ne savais même pas m'en servir. Enfin j'avais bien lu quelques livres de sortilèges et sur ce nouveau monde, histoire de m'y familiariser, mais jamais pratiqué. Mais j'aimais bien cet objet, sa finesse, ses motifs sur le manche... Je me perd dans mes pensées, pleines de magie et de créatures fantastiques.
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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Élius Askin, Ven 18 Aoû - 14:42


Poudlard Express
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Premier départ à Poudlard, la suite. 11 ans.




Mains plaquées derrière la tête, je détaille ma nouvelle invitée qui s'installe fébrilement à la place que je lui ai indiquée. Quelques élèves passent encore dans le couloir puis l'agitation retombe, je suis vraiment en route vers Poudlard. Fermant les yeux un instant, mon corps de danseur s'allonge dans une grande inspiration faisant redescendre mes pieds sur le sol du compartiment.


Sans prévenir, je glisse sur ma gauche pour me retrouver en face des deux demoiselles, ventre plié, coudes posés sur les genoux et menton dans le creux des mains. L'écart mince entre les deux banquettes renforce notre proximité. Mes yeux clairs vont de l'une à l'autre, puis je commence :


— Bonjour, je m’appelle Élius, et si l'une de vous a une cicatrice sur le front, qu'elle la dévoile maintenant, ne perdons pas de temps ! À ces mots je me redresse, m'avance à nouveau puis attrape la main de chacune de mes voisines d'en face :


— Plus sérieusement, très heureux de vous rencontrer ! Qui se présente en premier ? Tu veux commencer ? Mon menton pointé en direction de la brune à côté de la fenêtre, j'attends sa réponse en souriant.


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Re: Le premier départ à Poudlard

Message par : Marjorie Lunas, Ven 18 Aoû - 17:26


Un mouvement du jeune homme me sors de mes pensées, il avait basculé et était maintenant penché vers notre banquette. La lumière du soleil laissait apparaître des yeux clairs, qui me scrutait ainsi que ma voisine.

— Bonjour, je m’appelle Élius, et si l'une de vous a une cicatrice sur le front, qu'elle la dévoile maintenant, ne perdons pas de temps !

Je dégage alors une mèche de cheveux. - Rien pour moi ! Aucun sorcier maléfique ne m'a encore rendu visite. Répondis-je avec un clin d'œil.

— Plus sérieusement, très heureux de vous rencontrer ! Qui se présente en premier ? Tu veux commencer ?

Il s'adressait à la jeune fille à coté de moi. Parfait, ce serait l'occasion d'en apprendre un peu plus sur ma mystérieuse (ou rêveuse) partenaire de voyage. Peut-être l'avais-je mal jugé ? Je me tourne alors également vers elle.
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Re: Le premier départ à Poudlard

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