AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
Page 22 sur 22
La terrasse
Aller à la page : Précédent  1 ... 12 ... 20, 21, 22
Ellana Lyan
Serpentard
Serpentard

Re: La terrasse

Message par : Ellana Lyan, Dim 11 Déc 2016 - 9:02


Je ne crois plus à ma chance. Je suis en train de rêver c'est sûr. Jamais je n'aurais même pensé possible de me retrouver ici avec lui. Désir longtemps tu es aujourd'hui dévoilé. Je n'ai pas toujours su si ce que j'éprouvais était de l'amour ou de l'admiration. Peut-être un peu des deux. J'avais l'impression de venir d'un monde différent. Il ne savait même pas qui j'étais. Au fond, il y a tellement d'élèves à serpentard que forcément cela ne doit pas lui faciliter la tâche pour retenir visage et prénom. Je préfère qu'il ne m'ait pas remise pour une de mes horribles actions. Je sais bien que plusieurs personnes me reconnaissent et parfois me craignent de cette façon. Alors qu'ici, j'ai encore le titre d'inconnue, de fille traumatisée par ses parents. Ce qui n'est d'ailleurs pas faux, je ne le nie pas. Tout aurait sans doute été différent dans une autre famille.

Le changement radical fut tout de même au moment où je l'ai rencontré disons « officiellement » dans la serre. Je crois que je n'ai jamais autant pleuré que cette année. Pourtant je déteste ça et je m'étais juré de ne jamais montrer mes sentiments. Mais, mon père, Albus, Mary, Serena, … Ils ont tous trouvé des failles en moi, des choses dont même moi je n'avais pas conscience. Chacun a leur manière, ils ont brisé une part de moi. M'ont déchiré que cela soit volontaire ou non. J'ai trouvé l'épaule de Peter pour verser mes larmes. Je ne sais pas si c'était une bonne idée mais je crois qu'au fond je n'aurais pas supporté que ça soit quelqu'un d'autre. Je n'ai jamais été aussi proche de revendiquer mon statut de victime.

Puis est arrivée la grande salle. Les rires, les bruits, la tête qui tourne. Mes cernes et comme une bouée lancée à la mer, mon préfet. Épisode court mais qui m'a tant fait de bien. Pouvoir, parler, librement, amicalement, en toute simplicité. Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus proches. C'est bizarre, mais jamais le terme ami ne m'est venu à l'esprit pour désigner qui que ce soit. Au fond je garde ami comme ennemi à distance. Mauvaise technique ? Franchement, je ne suis pas capable de savoir. Les relations humaines me font peur. Pour moi c'est comme de tourner mon dos au poignard. Je ne fais presque jamais confiance. J'ai essayé. Mauvais résultats.

- Quand tu seras prête, on pourra y aller alors !

Et maintenant ces instants magiques. Tant de bonheur rien que pour moi. Un baiser. Comme une ultime barrière franchie. Doucement je termine ma bièraubeurre. À petits coups comme pour en savourer chaque instant. Cela faisait vraiment longtemps que je n'y avais plus toucher. Ce village est fait pour y passer du temps entre amis, je n'ai ni le temps, ni les amis. C'est plutôt sûr que dans ces conditions, il m'est difficile de venir ici. J'avale une dernière gorgée et ferme un instant les yeux. D'un sourire malicieux, je me lève et le regarde. D'un ton sincère et chaleureux je prends la parole :

- Je suis prête et… Merci pour tout !



Fin du RP
Revenir en haut Aller en bas
Aya Lennox
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La terrasse

Message par : Aya Lennox, Mar 10 Jan 2017 - 17:43


Avec Evan ;
qui m'a filé son L.A. concernant son arrivée.


Lentement,
très lentement,
le voilage des longs cils, ciel de lit au creux duquel se lovent émotions cachées et secrets bien gardés, s'ouvre sur la cornée qui rencontre l'en face. Terrasse vide.

Elle a ressenti l'intime besoin, cet après-midi, ébahie elle-même de s'être échappée ici, de retrouver la forêt. Pas celle de son enfance, trop chargée de lourdes annales, un foutu et funeste mémorial. Une forêt au hasard.
Et l'instinct l'a mené par le bout de la rétine vers Pré-au-Lard.

La balade en forêt l'a dispersée. Quitter le cocon londonien pour marcher dans la neige, paumée, pattes discrètes retraçant un parcours hasardeux dans la poudreuse.
Elle ne se souvient pas de ce qu'elle a fait.
Absolument pas.
A croisé au détour d'un arbre ceux qui se perdent. A croisé son regard à lui, qui semble la suivre depuis toujours. Les deux yeux qui savent et qui l'observent au loin. Tu n'es pas censé être là.
Elle sait qu'il la suit. Reproduit au loin ses pas réservés. Veilleur éternel, depuis toujours présent et jamais vraiment exilé de son ombre. Depuis toute petite sa silhouette de prédateurs, quoi ?, protecteur peut-être qui la suit. Comme si je pouvais te cacher quoi que ce soit. Mysie savait, lui a permis d'accepter cette possibilité.

Mais de retour ici, lever de rideau, merci pour la scène hivernale, et la terrasse reste vide. Fin d'après-midi encore éclairée par le ciel blanc.
D'un mouvement presque mécanique de la main, Aya s'allume une cigarette, offrant à son nez et sa bouche l'air frais rapidement pollué par le goudron qui s'en échappe. Volutes empoisonnés.

Une silhouette s'approche, traversant un groupe piaillard agglutiné devant une vitrine, sans vraiment y faire gaffe.
Elle reconnaît instantanément l'agréable visage masculin, évidence même que c'est son ancien prof de Méta', Evan, Môssieur Lival.
Là, il ouvre le portillon qui mène aux 3B.
Que faire. En soi, rien. Elle l'a côtoyé en cours, oui.
Mais zéro raison de l'interpeller. La discussion c'est pas son truc. Ni de brailler, midinette, qu'elle le reconnaît, que c'est son prof, qu'est-ce qu'il devient ?
A la place, elle se contente de le dévisager longuement alors qu'il avance, prunelles sombres feignant la nonchalance alors qu'elle analyse. C'est 50-50, il en a vu des élèves, comment se souvenir des discrets ? Radar. Il vient prendre un petit remontant ?
Revenir en haut Aller en bas
Evan
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens


Re: La terrasse

Message par : Evan, Mar 10 Jan 2017 - 18:21





Un verre contre l'Hiver.
With Aya




Début janvier sonnait froidement sur la Grande-Bretagne. L'hiver apportait plus régulièrement son lot de flocons qui se faisaient pavés sous les pas craquelant. Le fin manteau laissait au paysage une note émerveillée, un parfum qui offrait aux regards un sentiment de pureté. Comme si le Mal n'existait pas. Pourtant il avançait. Le Mal. Vers Pré-au-Lard. Sa journée était finie. Un remontant s'imposait comme chaleur en opposition à la saison.

***

Je descendais tranquillement, regardant ce ciel d'où rien n'était réellement perceptible, en dehors de l'aspect couvert et du fait que la neige n'était pas encore essoufflée de ses assauts. La fin de l'après-midi se percevait à peine, le soleil n'avait pas réussi à être invité sur cette journée. J'étais toujours dans mes pensées. Elle. Cette brune qui accaparait ce qu'il y avait de plus mauvais en moi pour en faire quelque chose de bon. J'avais pris plaisir à la retrouver à la soirée de la nouvelle année. Déjà j'imaginais dans cet amas blanc de nouveaux jours, à cinq silhouettes arpentant le monde.

Je trainais sous mon bras mes affaires de cours, copies de la journée à corriger. Mais le château ne m'inspirait pas. Et j'aimais trop m'évader dans ces paysages maculés d'albâtre pour ne pas les écrire de ma présence. M'abreuver de la leur. Les chaumières du village et sommets des boutiques dormaient elles aussi sous une couche bienvenue. Des signaux de fumée s'extirpaient de quelques cheminées qui criaient sans ne jamais se faire entendre.

Les trois balais. Je ne savais pas pourquoi. Si c'était parce que j'y avais fait mon dernier cours. Si c'était parce que j'y avais revu Alhena après qu'elle m'ait avoué que j'étais le père de ses enfants. Si, je le savait en fait. C'était pour cela. Je l'avais vue là. Comme si y retourner aller me rappeler ces souvenirs heureux, où me permettrait de la revoir. Pensée futile. Mais j'étais là maintenant.

Je fendais rapidement un petit groupe qui faisait bien trop de bruit pour moi. Je préférais le calme. La terrasse, ça pourrait aller. Le froid ne me dérangeait pas. Pis le ciel était tellement obstrué que le vent était presque nul. J'envoie mon regard en cette direction. C'est là que je l'aperçois, Aya. Enfin, sur le coup, je n'en suis pas certain, je vois juste une silhouette qui m'observe. Mais en m'approchant, je devine que c'est elle. Je me souvenais de tous mes élèves, du moins que j'avais eu en Métamorphose. Elle en faisait partie.

N'ayant pas donné une idée précise à mes pensées, je m'oriente vers elle. Au pire, si elle attendait quelqu'un, je m'effacerais dans un coin en solitaire pour bosser mes devoirs. J'allais jusqu'à sa table, où je lui offris un sourire chaleureux.

- Bonsoir... Aya ! Je me souviens de toi, je t'ai eue comme élève ! Je peux me joindre à toi ? A moins que tu attendes quelqu'un d'autre ?
Revenir en haut Aller en bas
Rose Layroy
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Fourchelang


Re: La terrasse

Message par : Rose Layroy, Mar 10 Jan 2017 - 22:05


Avec Jean Parker et Leo Keats Gold


Petite fille qui avance, doucement, tranquillement, quand le soleil réapparaît. La chaleur qui renaît et cette chanson fredonnée à n'en plus s'arrêter...

Dix jeunes sorciers s'en allèrent dîner
L'un d'eux s'étouffa
et il n'en resta plus que Neuf

Neuf jeunes sorciers veillèrent très tard
L'un d'eux oublia de se réveiller
et il n'en resta plus que Huit

Huit jeunes sorciers voyagèrent à Little Hangleton
L'un d'eux voulu y demeurer
et il n'en resta plus que Sept

Sept jeunes sorciers coupèrent du bois avec leurs baguettes
L'un d'eux se coupa en deux
et il n'en resta plus Six

Six jeunes sorciers s'amusèrent avec des œufs
Un doxy a mordu l'un d'eux
et il n'en resta plus que Cinq

Cinq jeunes sorciers étudièrent le droit
L'un d'eux devint Magenmage
et il n'en resta plus que Quatre

Quatre jeunes sorciers s'en allèrent en mer
Un Calmar géant avala l'un d'eux
et il n'en resta plus que Trois

Trois jeunes sorciers se promenèrent au zoo
Un large hyppogriffe en étouffa un
et il n'en resta plus que Deux

Deux jeunes sorciers s'assirent auprès d'un dragon
L'un d'eux fut grillé
et il n'en resta donc plus qu'Un

Un jeune sorcier se trouva tout seul...


Elle était seule... Pourquoi pensait-elle à ce vieux poème lugubre qu'elle avait réinventé ? Rien de mieux pour relativiser le printemps venant avec des pensées dévastatrices ? Et pourtant... On avait du mal à le croire mais elle était heureuse. Ce n'était que pendant ses jours de grands bonheur et de joie qu'elle pensait à cette comptine macabre. Voir le malheur des uns la rendait si heureuse ? Ou bien était-ce l'idée de justice qui l'inspirait à ce point. Miss Christie... Quand tu nous tiens... Peu importe, elle se considérait comme la dernière des jeunes sorciers. Celle qui pour le moment survit. Et elle comptait bien profiter de sa belle et longue vie...

Un jeune sorcier se trouva tout seul
Un bar l'aspira
et il en restera toujours un...


Se faufilant entre les tables la petite s'installa finalement pour savourer ce nouveau soleil à une table d'un des bars de Pré-au-lard. Et pas n'importe quel bar ! Les Trois Balais. Ce magnifique endroit où la vie... oui, non... c'était surtout celui qui était le proche d'elle lorsqu'elle eut l'idée d'aller s'asseoir à une table pour profiter d'une bonne boisson chaude. Comment cela, c'est horrible pour ce bel établissement ? Peut-être mais sa venue n'avait aucun rapport avec le lieu en lui-même. D'ailleurs, pourquoi était-elle là? Rhô... avant de trop réfléchir il faut bien boire. La petite arrêta alors un serveur et demanda :

_Bonjour, j'aimerais un chocolat chaud s'il-vous-plaît.

Donc, où elle en était ? Ah oui ! Sa sortie de la grande école Poudlard...
Revenir en haut Aller en bas
Aya Lennox
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La terrasse

Message par : Aya Lennox, Mer 11 Jan 2017 - 10:55


@Evan

Yeux croisés. Elle ne cille pas lorsque les traits du professeur s'éveillent de leur moue méditative en un sourire chaleureux. La paperasse sous son bras lui met la puce à l'oreille. Le programme, ce soir, c'est donc de corriger ça au milieu de l'éthanol.

Clope restée au bec, elle jauge curiosamen Evan qui s'avance finalement vers sa table. Bonsoir... Aya ! Je me souviens de toi, je t'ai eue comme élève !
Erf, bien sûr qu'il reconnaît ses élèves. Bonsoir professeur. Un fin sourire un peu lointain étire les lèvres de la jeune femme qui recrache une épaisse bouffée de fumée. Voile blanc qui s'évapore bientôt dans le froid alors que ses prunelles sombres reflètent le ciel grisâtre, vrillées sans plus d'étonnement sur les traits de l'homme. Je peux me joindre à toi ? A moins que tu attendes quelqu'un d'autre ?

Pas surprise, non. Pourquoi pas après tout. Elle a rarement côtoyé des profs en dehors de Poudlard. A part peut-être un certain Benbow, même si elle ne l'a rencontré qu'au détour de quelques verres. Je vous en prie.

Elle n'est que de passage, et c'est pas comme si elle attendait vraiment quelqu'un. C'est un peu difficile, quand on attend plus personne. Au bout d'un moment, on finit par se lasser. Et on préfère se poser là, pour repartir aussitôt, sans avoir eu le temps de souffler. A quoi ça sert d'attendre quand y a plus rien à tirer de rien ? Dégagez les questions, ce sont les affirmations qui parlent.

Il s'installe auprès de la blonde au teint de porcelaine qui joue avec son vieux briquet argenté, languide sur sa chaise. Vous tentez d'échapper aux murs du château, c'est ça ? Chose qu'elle ne peut que comprendre. Poudlard était à ses yeux une libération et un carcan. En sortir était aussi réjouissant que d'y entrer. Puisque les années passent et changent un tas de choses, pour mieux en sceller d'autres.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Liderick
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La terrasse

Message par : Azaël Liderick, Mer 11 Jan 2017 - 11:43


Commande
Aya & Evan


LA de Evan et Leo

Première soirée où tu travailles vraiment. Où t'es vraiment embauché, on s'entend. Faut dire que le serveur de base s'est tiré comme un voleur et que tu t'es retrouvé à faire le service pour filer un coup de main. Après tout, t'étais là, t'allais pas cracher sur quelques gallions. Et voilà que maintenant t'es engagé. A la place de Leo, t'aurais jamais fait ça. T'aurais pas eu confiance en toi. Mais maintenant que t'es là, t'as plutôt envie d'assurer. Après tout, il est sans doute la seule personne qui croit un minimum en toi, tu lui dois bien ça.

Alors tu te débrouilles comme tu peux. T'essaies d'être un minimum poli avec les clients. T'en fais pas trop, t'as pas envie d'être complètement hypocrite non plus. Mais t'évites de leur cracher dessus ou de leur envoyer un sort sympa sous prétexte qu'ils te gonflent quand ils parlent. Tu prends un peu sur toi. Et jusqu'à présent, ça fonctionne plutôt bien. T'étais loin de t'en douter quand t'as accepté la place de stagiaire. Mais bon, t'es quand même pas là depuis longtemps, alors tu te féliciteras d'avoir commis ni meurtre ni torture quand tu seras bien sûr de pouvoir contrôler un minimum tes nerfs.

T'as cru voir du coin de l'oeil de nouveaux arrivants sur la terrasse. Alors tu t'y diriges dès que t'as terminé de passer un coup sur une table qui vient de se libérer. Sauf qu'une fois dehors, tu te figes un instant en voyant les clients. La jeune femme t'es totalement inconnue. Mais clairement pas celui qui l'accompagne. Tu sens un frisson glacé te parcourir l'échine. Sa simple vue suffit à te faire revivre la séance de torture montagneuse qu'il t'a infligé. Ton coeur bat plus fort dans ta poitrine. Douloureusement. Tu t'apprêtes à faire demi-tour. Après tout, n'importe qui d'autre pourrait s'en occuper. Mais il tourne la tête vers toi. Vos regards se croisent. Il t'a vu.

Tu sens que tes jambes se font plus faibles. T'es tout pâle. Mais à présent, tu n'as plus d'autre choix que d'y aller. Il te faut deux bonnes secondes avant de parvenir à mettre ton corps en marche. Tu te diriges vers la table. T'es franchement pas serein. T'as peur de faire une connerie, de le foutre en rogne. Qu'il te punisse une nouvelle fois. T'ouvres une première fois la bouche, mais aucun son n'en sort. Comme sous la neige. Sauf que là tu n'as subi aucun sort. Tu t'éclaircis la gorge et reprend, en regardant d'avantage la jeune femme que le professeur de métamorphose :

- Bonsoir. Qu'est ce que je peux vous servir ?

T'es pas super enjoué, mais d'un autre côté, tu pourrais difficilement faire mieux que ça. C'est déjà pas mal que t'aies réussi à aligner trois mots. Tu te retournes un très court instant, juste pour t'assurer que Leo est bien là. Il est au bar. Il sert des clients. Ou se sert lui-même. Mais en tout cas, il est là. Ca te rassure un peu. Tu reportes alors bien rapidement ton attention sur tes clients, attendant leur réponse. T'as qu'une hâte, c'est de repartir dans la salle. Pour ne pas repenser à ce que t'as subi.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Evan
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens


Re: La terrasse

Message par : Evan, Mer 11 Jan 2017 - 17:37








LA d'Aza' & Aya

Je scrute les yeux de la blonde. J'attends qu'elle me réponde. Ses lèvres s'étirent et me saluent. De la fumée s'échappe de cette antre, se dissipant dans l'air ambiant. Bien que je pouvais prendre des cachets, je n'avais jamais compris l'idée de fumer une cigarette, un truc qui te ruinait la santé sans t'offrir ne serait-ce que la bande annonce d'un voyage. Quitte à me pourrir la santé, moi je voulais voir des paysages. Soit, c'était son choix, je n'étais pas là pour la juger sur cela.

Non. Elle m'invite. Alors je pose mes affaires à la va-vite. Et m'installe face à elle. Je la remercie. Normal. Même si cela voulait dire que je n'allais pas bosser sur mes bribes ramenées. Je la vois jouer avec son gardien de flammes.

- Vous tentez d'échapper aux murs du château, c'est ça ?

J'étouffe un rire. Je lui souris. Elle avait raison et tord à la fois. Je n'essayais pas vraiment d'échapper à quelque chose. Plus maintenant. J'avais passé ce stade. Au contraire, c'était comme si je le recherchais dans ce que je faisais. Mais je ne saurais lui expliqué. Aussi je ne parlais pas pendant quelques instants.

- On peut dire ça... finis-je en levant les yeux vers elle.  On va dire que c'est mon moment détente après une dure journée ! Il faut savoir décompresser de temps en temps, et je passe déjà suffisamment de temps au château pour y rester faire mes corrections !

A peine eu-je terminé que mon regard tomba sur une vieille connaissance. Enfin vieille. Pas dans le sens ancienne, mais dans le sens où nos chemins s'étaient croisés à maintes reprises en peu de temps, et ce, pas pour le bien du jeune homme. Azaël. Il m'avait fait plusieurs affronts, allant jusqu'à me cambrioler. Je lui avais donné une leçon dans le but de le faire changer profondément.

Je m'étais arrangé pour qu'il ne divulgue pas ce que je lui avais fait subir, auquel cas j'aurais pu être renvoyé tout en gagnant un aller simple pour la case prison. Il semblait médusé de me voir, mais je faisais comme si de rien n'était de mon côté. Je n'allais pas le torturer de nouveau. Pas s'il se montrait respectueux et digne.

Il arriva finalement près de nous et semblait étrangement fuir mon regard, se plongeant davantage dans celui de la blonde. Il mit un peu de temps avant de se faire entendre.

- Bonsoir. Qu'est ce que je peux vous servir ?
-  Azaël, ça alors ! m'enthousiasmais-je. C'était évidemment ironique.  Je ne savais pas que tu travaillais ici, c'est bien pour toi, ça va te faire découvrir de nouvelles choses ! fis-je en faisant une petite tape amicale sur son épaule droite avec un grand sourire.
-  Whisky ça te va ? fis-je en m'adressant à Aya.
- Ça sera parfait ! me répondit-elle, sourire aux lèvres.
- Alors ramène-nous la meilleure bouteille de whisky que vous avez s'il te plait ! Et prends toi un verre de ce que tu veux si tu as le droit de boire en service, c'est pour moi ! Pour fêter ton poste !

C'était ma façon d'enterrer la hache de guerre. J'avais vu à sa tête qu'il semblait encore marqué par ce que je lui avais fait subir. Qui ne l'aurait pas été ? Je voulais qu'il comprenne qu'il n'avait rien à craindre de moi dorénavant, du moment qu'il ne se mettait pas en travers de ma route.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Liderick
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La terrasse

Message par : Azaël Liderick, Jeu 12 Jan 2017 - 12:47


Commande
Aya & Evan



T'as beau essayé désespérément de ne pas regarder Evan, étant donné l'accueil qu'il te réserve, tu n'as bientôt plus vraiment le choix. Question de politesse. Et de respect. A croire qu'il a vraiment réussi à t'inculquer quelques valeurs. Le concernant du moins. Après ce qu'il t'a fait, tu ne risques pas de te comporter avec lui comme avant. Tu le crains tout autant que tu le respectes. Et tu n'as aucune envie qu'il ait quoi que ce soit à te reprocher. Alors tu finis par tourner la tête vers lui. Pourtant, tu ne parviens pas à soutenir son regard plus d'une seconde. Bientôt, tu sembles totalement absorbé par le coin de la table.

-  Azaël, ça alors ! Je ne savais pas que tu travaillais ici, c'est bien pour toi, ça va te faire découvrir de nouvelles choses !

Une tape sur l'épaule. T'as même pas fait un mouvement de recul pour échapper à son contact. T'as même pas essayé. Parce que t'as peur qu'il le prenne mal. Et que tout empire par la suite. Alors tu ne bouges pas, laissant simplement ton corps se crisper en le sentant te toucher. Tu te contentes de lui répondre par un simple hochement de tête, incapable de prononcer le moindre mot. T'as la gorge serrée, et comme une envie de disparaître avant de faire une connerie. Tu le laisses donc voir avec la jeune femme ce qu'ils ont l'intention de commander, en essayant à moitié de te faire oublier.

- Alors ramène-nous la meilleure bouteille de whisky que vous avez s'il te plait ! Et prends toi un verre de ce que tu veux si tu as le droit de boire en service, c'est pour moi ! Pour fêter ton poste !

Tu ne comprends pas pourquoi il est prêt à te payer un verre. Si ça se trouve, c'est un piège. Et peut être aussi qu'il le prendra mal si tu refuses. Après tout, t'en sais rien. T'es complètement paumé. Le mec t'as à moitié laissé en train de crever en haut d'une montagne, et voilà que maintenant il t'adresse des grands sourire. Tu préfères ça, clairement, mais t'as comme l'impression que ça cache quelque chose. Tu finis donc par lâcher, toujours un peu crispé :

- Oui M'sieur, j'vous apporte ça tout de suite. Merci pour le verre, mais j'préfère éviter en service...

Et tu disparais aussitôt. Tu te prends tout de même quelques secondes au comptoir, histoire d'essayer de ralentir un peu les battements de ton coeur. Tu reprends ton souffle, tes idées, une bonne bouteille de whisky, et deux verres. Et tu retournes sur la terrasse pour déposer le tout sur la table. Et voilà le moment délicat qui arrive. Tu prends une inspiration, et tente un léger sourire.

- Voilà pour vous. Ça vous fera donc 10 Mornilles s'il vous plaît.

Tu t'en es pas si mal sorti sur ce coup là. Peut être qu'un jour t'arriveras à le croiser sans repenser à ce qu'il s'est passé. Mais pour l'instant, c'est pas gagné.

Commande:
 
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Jean Parker
Modération GSerpentard
Modération G
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La terrasse

Message par : Jean Parker, Ven 13 Jan 2017 - 16:25



LA de Leo.

On s'amuse. On parcourt le monde. Il peut se le permettre. Il se permet tout ces temps ci.
Le travail va commencer bientôt, il ne pourrait plus sortir autant dans la journée, et un peu moins le soir aussi quand on y pense. Il fallait pouvoir tenir la journée de boulot, bien que comparé à ses employés qui s'adonneraient à des activités sportives, le jeune homme faisait la paperasse sur un bureau, à passer le reste du temps assis sur le canap à se détendre. Ouais y'a pire comme travail dans la vie.

Quoi qu'il en soit, cigarette au bec, lunettes de soleil sur le pif, tout était prêt pour passer une bonne journée à picoler ouvertement devant des gens qui le prendraient sûrement pour un minable. Cependant l'avis des gens on s'en fiche après tout. Lui il a le style, la classe et l'argent, donc avec un peu de chance moins de problèmes.

Transplaner au Pré-au-lard était une chose de toujours agréable. Le village sorcier était préservé, il ne ressemblait à aucun autre, c'est comme si le temps y était figé. ON y voyait passer quelques gosses qui sortaient de Poudlard, et d'autres sorciers en tout genre. La vie suivait son court ici, et c'était pas si mal.

Bon après une petite ballade, il fallait se poser pour boire un peu. Mais ou ? A la tête de sanglier ? Aux trois balais ? Difficile ce choix... Il n'y avait pas beaucoup de différence en soi, c'était juste le lieu ou Jean allait faire couler de l'alcool dans ses veines, la déco ou le style importait peu quoi. Se posant sur un banc le temps de finir sa cigarette et de se décider, le jeune homme sembla reconnaitre un visage familier qui passa.

Leo. Que de souvenirs en voyant son visage. C'est avec lui que la vie avait changée en une journée. Gringotts. Génial. Tout semblait mieux depuis ce jour là. C'était bercé d'illusions certes mais au moins on a le droit d'espérer. La vie de ce sorcier avait elle changée depuis le temps ? Cela c'était passé il y a quelques temps déjà, et il n'avait pas eu l'occasion de le revoir depuis. Lizzie était passée au gala d'inauguration et elle semblait aller bien, enfin vite fait quoi. Jean n'avait pas trop eu le temps de lui demander ce qu'elle était devenue.

Il sembla se diriger vers Les Trois Balais, hé bien c'était réglé quand à la destination pour boire cet après midi. Le sang-pur se leva, se dirigea vers sa connaissance et disant.

Salut Leo, ça faisait longtemps.

Finalement, l'après midi allait sans doute être mieux que prévu.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Aya Lennox
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La terrasse

Message par : Aya Lennox, Lun 16 Jan 2017 - 12:22


Il sourit, l’ancien prof’, âme égarée au beau milieu des autres qui vaquent, au milieu de la poudreuse qui recouvre uniformément maisons, plaines, champs, arbres perdus parmi les autres arbres, rien qui ne sort, ne se différencie de la touffe à la cime blanchâtre, rien qui ne change de tout, tout pareil, tout, tout sauf les âmes égarées, elle les voit au beau milieu des autres, celles qui se promènent, qui, qui.

On va dire que c'est mon moment détente après une dure journée ! Il faut savoir décompresser de temps en temps, et je passe déjà suffisamment de temps au château pour y rester faire mes corrections !

Les murs du château qui enserrent le corps. Au bout d’un moment, y en a marre. Elle répond par un petit sourire posé, repose son briquet qui ne l’intéresse plus. Bonsoir. Qu'est-ce que je peux vous servir ? La pointe du museau de la sorcière se redresse vers un étranger bien que son rôle dans leur piécette ne lui soit pas inconnu. Personnage nouveau, et pourtant annonciateur d'une réaction intéressante. Il semble plus concerné par elle, car pas franchement ravi de la présence d’Evan. Elève et professeur particulièrement… complices ? Elle hésite. Le ton d’Evan, lui, ne laisse aucun doute. Son enthousiasme particulièrement poussé ne trompe personne, le groupe juste là-bas, qui s’est un peu dispersé pourrait percevoir sans mal la tension entre l’homme et le jeune homme visiblement mal à l’aise, encore plus crispé à la suite de la tape amicale.

Hm. Curieuse, elle zieute le-dit Azaël en silence, répondant finalement à l’affirmative aux yeux verts braqués sur elle. Oui, un whisky ce sera… Parfait.  

Le marmot finit par se barrer, commande en tête et soulagement net d’avoir refusé, et de s’en être visiblement tiré. Menton avancé et posé sur une main nonchalante, clope disparue, Aya reporte son attention sur Evan, un drôle de sourire aux lèvres. Je ne me souviens pas de vous comme quelqu’un de particulièrement traumatisant. Vous lui avez fait quoi, au jouvenceau ?

Quand jouvenceau revient, jouvenceau sourit. C’est bien. Il fait un effort. Inspiration, expiration, tout va bien. Ça va passer. C’est bien, merci pour la présentation. Aya lui rend un sourire léger et quelque part plutôt amusé.  

Au diable les corrections, commente-t-elle, laissant ses yeux suivre le liquide ambré qui coule lentement dans les verres, sous la main d’un Evan plutôt généreux. Le bout de ses doigts attrape le verre avec délicatesse, un mouvement lascif fait glisser le whisky le long des parois, les prunelles écartées s'enivrent déjà de la couleur de gemme à défaut de la ressentir sur le palais asséché par la marche et l'air frais.

Et..., en soit. Au diable les responsabilités, chuchote-t-elle en avançant son verre pour trinquer avec cette rencontre aléatoire, rencontre comme tant d’autres, rencontre tout court. Merci de vous être arrêté à cette table. Bien pathétique, seule avec une bouteille, affalée à cette terrasse. La solitude on l’aime. Mais un verre voisin suffit parfois à plonger les pensées dans un tout autre gouffre que le sien.
Revenir en haut Aller en bas
Lizzie Bennet
Modération RPGPoufsouffle
Modération RPG
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Manumagie (Niveau 1)


Re: La terrasse

Message par : Lizzie Bennet, Mar 17 Jan 2017 - 4:15


PV Izsa x Team métaeuphémisme

Deux animaux blessés se mordent ; cherchant dans l’agressivité le masque de leur souffrance.
Deux animaux blessés se touchent ; se gargarisant de leur indifférence pour l’autre.

Oh, il eut été trop simple d’être amies, nous deux. De nous identifier comme telles. D’être là quand nous en avions besoin.
Non, nous étions de celles qui prenaient un tel orgueil dans leur indépendance qu’elles n’admettaient qu’à demi leurs attachements. Et à ma rage répondait la sienne, vibrante.
« J'me soucie pas de ta santé mais de celle de ton gosse. »


J’aurais aimé dire que je m’en foutais. Que ses mots touchaient pas. Que de toute façon, de toute façon on avait été proches. C’était Lilith, ton amie, j’étais la mauvaise Li. Celle qui dépasse, qui déborde, incapable de respecter les règles même quand elles sont dans mon intérêt. Les renforçant tant je basais mon action sur leur rejet. Méprisable dans mes jeux de chat ne sachant jamais s’attraper la queue. Je le savais tout ça. C’était pas neuf.

Alors pourquoi tes mots faisaient si mal ? T’étais l’une des premières à pas dire que t’allais le tuer, mon gosse. L’une des premières à te soucier de lui. C’était un premier pas, non ? Pourquoi fallait-il que je sois susceptible quand c’était que toi en face ? J’étais Sunil. Détachée. Évidemment personne s’intéressait à ma santé. Au moins c’était cool, ma colocataire était pas une hypocrite. Une Emily foutant mes repères en b*rdel. Elle était claire. Limpide. Point. Final. J’avais tellement envie de prendre une gorgée, juste pour la lui cracher à la face.

And when they let you down
The morning rolls around

J’sais plus trop à quel moment j’avais chopé une cuiller, mais quand je baissais les yeux vers mes cuisses, je la vis complètement tordue entre mon index et mon pouce. Respire, Lizzie. Respire. Et un nouvel impératif, mais de toi cette fois, de toi encore, vient rebondir contre mes oreilles, sans en franchir le seuil. Tu ne sais pas, ce qui m’est arrivé, comment, pourquoi, avec qui. Pourtant dans ton ignorance de ma vie tu as encore ton mot à dire. Ton mot est le veto de l’alcool. Dis, comment crois-tu que je peux faire si on me prive de mon interrupteur ? Si j’ai plus l’accès au robinet à pensées ? Comment j’en réduis le débit ? Comment j’fais pour pas devenir folle si je n’ai alcool et drogues pour me servir d’Anima Offat cérébral ?

Non que le flot soit intéressant en plus. Mais il était là. Toujours pressant. Un magma qui se renouvelait sans cesse et me donnait le vertige. Déjà, quand il se formulait, un peu comme quand on lit dans sa tête et entend le texte, c’est que les pensées étaient plus organisées et compréhensibles. Et encore, ça prenait bien de la place. Non, pour tout ranger, il aurait fallu savoir les changer en une partition. Avoir seulement des musiques dans ma tête, qui ne m’empêcheraient de faire mon petit bonhomme de chemin. Mais ça Izsa, tu saurais pas le faire. Pas plus que moi. Alors dis moi. Comment tu fais pour vivre ? On a tous nos batailles internes, tu caches juste mieux les tiennes. Apprends moi. Comment on vit normalement quand on n’a pas le sentiment de l’être. Où est l’interrupteur.

- Mettons que j’arrête l’alcool. Le temps de la grossesse. Hypothétiquement. J’fais comment pour contrôler le reste ?


tu sais avec l'entrainement
je pourrais être une fraude
une fraude de la normalité

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La terrasse

Message par : Leo Keats Gold, Mer 18 Jan 2017 - 3:22


Commande
Rose & Jean



We are all born mad Grow up with anger, hate of themselves. Became an adult and not received kindness. Mad Hatter. -Some Remain so.



End of the day. Life is over.
Temps passe, trépasse, s'éffil-asse le long des trottoirs engourdis. À travers les yeux presque endormis des clients alcoolisés. Pendule bancale-futile et l'appel de l'a-mer-e. J'aimerais retrouver ma barque. Son tango incertain, et l'amour des grands lacs. Apaisement certain.  L'envie de cette nuit voguer jusqu'à demain. Mais pour cela je dois terminer. Aller au bout. Parce que même si Chimère n'en est plus une, si le sommeil à perdu sa saveur, j'ai deux nouveaux employés. Qu'il me faudra former. Alors j'essaie, chaque jour que dieu fait. Ce ne sera pas facile, je sais bien. Je n'pourrais jamais m'rattraper. Je suis toujours perché. Alcoolisé. Mais je tiens debout, c'est un progrès. J'essaie. De servir, de bosser, de supporter. J'ai pas réussi à m'en passer. Quelques verres, quelques cachetons, mais j'ai rien touché d'autre. Pour l'instant. Je veux montrer à Kohane que mes excuses étaient pensées. Le monde tangue un peu, mais la hanche appuyée contre le comptoir, je parcours mon bar du regard. J'attends d'être sollicité. Mais les derniers soûlards semblent déjà trop éméchés. Il ne reste qu'une heure, et je pourrai cueillir les étoiles les réveiller, les adopter.


The end is in the beginning and yet you go on.



C'est presque automatique. Le cerveau qui a le tournis, au ralenti. J'dois plus être compatible avec le quotidien. Une pièce de puzzle qui ne s’emboîte plus. Quelque chose qui ne va plus. La machine a perdu son fuselage. Mais c'est pas grave après tout. Parce que de toute façon, ça n'a jamais été fait pour moi. La vie est faite pour les vivants. Et ce n'est plus mon cas. J'ai pas peur de la mort, elle a toujours été là, tapie, au fond, sans rien dire. Mais je la sens, c'est comme ça. J'aime pas cette entre deux, sobriété et ébriété. Le pas, la marche n'est pas stable. Faut soit descendre, soit monter. C'est ainsi fait.
Une heure.
J'vais au moins faire semblant.

Y a une fille là-bas. Seule. Attablée à la terrasse. Elle a l'air un peu jeune. C'est étrange qu'elle soit seule. Je ne suis pas protecteur, c'est pas ça. Qu'elle soit là je m'en fous. Mais y a un truc dans ses yeux qui me dit que ça va pas. Que le monde est pas bien rodé. Que ce qui est ne devrait pas être. J'comprends pas trop, alors je m'approche. Et elle m'appelle. Un chocolat chaud. Ça résonne un peu, un décalage entre ses lèvres et ses mots. Un truc qui cloche, qui me gavroche. Mais je ne dis rien. J’acquiesce. C'est mon boulot il parait. Retour au bar. Les mains qui guide, la tête qui fuit. La boisson qui se prépare. Presque seule. Je ne suis qu'un instrument. Le plateau et c'est reparti. Bientôt libre. L'objectif se rapproche, mais l'intervention aussi. Et la voix m'attrape. Brutalement. M'interpelle. Et je bloque. Quelques secondes, quelques minutes. Courtoisie ou professionnalisme ? Il semble me connaître. Son visage m'est familier. Alors les lèvres s'étirent en un demi sourire. Je salue, complimente. Oui ça faisait longtemps. Et qu'est-ce que tu deviens. Ce vient tout seul, naturellement. Ah oui, la fille. Je lui fais signe de me suivre. Puis je pose la boisson et m'attable. Surveillant d'un coin de l’œil que personne ne m'appelle. Kohane s'affaire au bar. Que va-t-elle penser en me voyant à l'arrêt. On s'en moque après tout. Ça ne mène plus nul part. J'invite Jean à s'asseoir. Et me tourne vers la fille. Jeune.

- Ça te fera 3 mornilles. Pourquoi t'es là toute seule ? C'est pas prudent.  

C'est pas mon problème. Mais y a un truc dans ses yeux. Une étincelle. Un peu de vie. Et ça me touche plus que permis. Parce que c'est rare ici. Que pour moi, y a plus rien qui brûle. Que du vide. Que du vent. ALors pourquoi je continue ? Pourquoi je joue à l'humain en feignant l'envie d'être demain ?  


- Jean, tu veux un truc ?



You're on Earth.
-There's no cure for that



Commande:
 
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Evan
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens


Re: La terrasse

Message par : Evan, Mer 18 Jan 2017 - 10:35


Je décrypte la réaction du garçon. Il semblait terrifier à l'idée de me voir là, comme si son esprit était encore dans la montagne et accroché à ce que je lui avais fait subir. Il finit finalement par répondre, tout en déclinant mon invitation à boire. Je me demandais si son excuse était réelle, ou si elle masquait un souvenir encore vivace de notre dernière entrevue. Il s'enfuit alors, retournant chercher notre commande, et j'en profite pour faire face à la belle qui m'interroge.

Je ne me souviens pas de vous comme quelqu’un de particulièrement traumatisant. Vous lui avez fait quoi, au jouvenceau ?
- J'aime croire que je ne suis pas traumatisant en effet ! Je remets juste de l'ordre et du respect là où je pense qu'il doit y en avoir ! Il n'a peut-être pas apprécier une remarque de ma part, va savoir...

Je savais très bien. Mais si j'avais fait en sorte qu'Azaël garde le secret sur notre petite escapade qui avait mal tourné pour lui, je n'allais certainement pas en parler moi de mon côté. Finalement Aza' revient, bouteille et deux verres avec lui. Il dépose le tout, m'annonce le montant. Je lui donne 5 Gallions et lui dit de garder la monnaie. Peut-être que cela le mettrait davantage en confiance sur mon envie de me dire que cette page était tournée, quand bien même fut-elle douloureuse pour lui.

Puis je m'occupe de servir les deux verres, d'une bonne dose de chameau qu'elle commente. Elle s'empare d'un récipient gardien de l'ivresse. Je fais de même. Nos regards se parlent, nos verres se sonnent l'un l'autre. Elle finit son commentaire. Un sourire à son égard.

- A l'Enfer de la vie alors !

On trinque. Je porte mes lèvres dans l'eau joyeuse. Pensif. Qu'était mon Enfer ? Cette Incertitude, toujours qui me suit. L'ombre d'Alhena et de mes enfants. L'Enfer était loin d'eux. Alors quelque part j'y étais à cet instant. Un endroit où je n'avais pas vraiment envie d'être, mais mes pensées du jour m'y avaient conduit. Je ne me rendis pas compte que je vidais mon verre presque d'un trait. Soucieux oui. Je l'étais. Je ne savais pas vraiment où j'en étais dans ma vie. Mon cœur et mon mental ballotés par bien des émotions. Je reposais mon verre, laissant un "Hum" s'échapper, comme sortant de cet océan de pensées.

- Que deviens-tu toi ces temps-ci ? Quelque chose de beau dans ta vie ou comme horizon de tes pensées ?

Changer l'attention. Faire comme si tout allait. Sourire naturel. Garder la face en toute situation. J'en avais l'habitude. Les moments où je me perdais, j'étais seul, ou alors avec des compagnons masqués. Oui, ça allait bien, je devais y croire, en attendant de mieux y voir. De pouvoir clairement décrire mon monde.
Revenir en haut Aller en bas
Aya Lennox
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La terrasse

Message par : Aya Lennox, Mer 18 Jan 2017 - 19:13


En italique, c'est ça. C'est joli, aimez.

La question fatale résonne dans le silence des rues et de la terrasse, des gorgées avalées avec amertume. Enfer de la vie.

Que deviens-tu toi ces temps-ci ? Quelque chose de beau dans ta vie ou comme horizon de tes pensées ?
Longtemps, je lutte contre l’ombre, mais elle est plus grande que moi, elle m’ensevelit.
Décrire son monde, l'Enfer pavé dans les rues qu'elle traverse, retraçant le parcours de ses pattes fragiles.
Je m’abats sur mon lit, et je reste dans le noir et le silence. Je m’accoude, j’épelle des prières ; j’ai bégayé : De profundis.

Que répondre à ça ?
Répondre honnêtement.
Je n'deviens, ne suis pas grand chose et pourtant, peu à peu, je renais.
Oui, renaître peu à peu, sortir du trou. Sortir du gouffre. De profundis… Pourquoi ce cri d’espoir terrible, ce cri de misère, de supplice et de terreur monte-t-il cette nuit de mes entrailles à mes lèvres ?…

Monter, monter lentement des lèvres jusqu'à sortir sous la forme d'une phrase. A la place, déguster d'une gorgée le whisky gentiment offert. Je m'appelle Aya et j'ai prévu de tuer Celle dont le nom, loin des codes de la syllabe, rime avec Destruction.

- Ce que je deviens.
Une longue bouffée d'air, suivie d'un léger sourire.
- C'est assez ridicule à dire, mais, optons pour le "pas grand chose", je ne deviens pas grand chose en fait. J'ai des affaires familiales à régler.

Oui, ça passe ça, non ? Affaires familiales à régler. Tout ce qui concerne la famille. Prendre le mot pour joyeux ou pour fatidique. A lui de lire, d'interpréter. Jamais rien montré de plus qu'une frimousse blonde distante à Poudlard. Qu'est-ce que tout cela changera ? La vérité est derrière, hein.

C’est l’aveu des créatures. Quelles que soient les paroles prononcées par celles dont j’ai entrevu le destin, elles criaient cela au fond – et après ces jours et ces soirs passés à écouter, c’est cela que j’entends.

Clairvoyance.
Ses yeux rencontrent la brume un peu plus au loin, là-bas, croisent un regard. Tu es là, tu es toujours là.
Puis reviennent à ceux d'Evan, force tranquille et mystérieuse face à elle. Un regard. Lui, lui que cache-t-il ? Lire dans les mirettes, comme celles d'un fauve.

Cet appel hors de l’abîme vers de la lumière, cet effort de la vérité cachée vers la vérité cachée,
de toutes parts il s’élève, de toutes parts il retombe, et, hanté[e] par l’humanité, j’en suis tout[e] sonore.


L'humanité, elle en fait partie. Un, un chacun dans le tout, qui rassemble tout, tout le monde toujours tout le monde autour qui parle, qui bourdonne. Chacun ses trucs. J'ai des certitudes, mais je me cherche encore un peu. Ma tante m'a déjà parlé de cet instant où tout semble ne pas avoir de sens, au beau milieu de ce qui en a.

Moi, je ne sais pas ce que je suis, où je vais, ce que je fais, mais, moi aussi, j’ai crié, du fond de mon abîme, vers un peu de lumière.
Trouver la réponse. Vous savez comment faire, vous ? Une raison. J'ai l'impression de n'être qu'un fantôme. Fantôme qui pourtant vide d'une traite le verre, s'en ressert volontiers un deuxième.
Revenir en haut Aller en bas
Evan
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens


Re: La terrasse

Message par : Evan, Ven 20 Jan 2017 - 11:19


Je scrute la Silencieuse face à moi. Ses lèvres sont la forteresse de son cœur, et j'attends que le pont-levis ne s'abaisse, pour me laisser entrevoir quels trésors ou Enfer se logeaient derrière cette apparence de pierre. Quel paysage se découvrirait à mes yeux avides, une fois la brume estompée dans un salut révérencieux.

Le whisky coulait dans ma gorge comme la cascade d'un mont, chahutant mes pensées à son cours irrégulier, et pourtant chaque fois si puissant, qu'il enivrait plus que mon regard, qu'il perturbait plus que le chant inconstant de mes pensées. Et, enfin, tel le bateau qui entrevoit le port d'arrivée, la maison en horizon, ses lèvres bougent autre que par l'abandon au nectar, et me délivrent mots pour aiguiller ma boussole.

Sourire s'étend à ce qui semble être une introspection. Le vague emporte la suite de sa présentation. Pas que je n'aimais pas être assis à ce théâtre sans voir la scène, mais l'acte me semblait confus et, à mes pensées, laissait un soupçon d'amer comme une fleur fanée à l'automne puissant. Affaires familiales. Je ne me voyais pas écarter les portes de sa vie. Je n'étais pas comme cela. Je préférais scruter à travers la fenêtre, plutôt que de l'ouvrir pour apercevoir tout le décor. Je ne la forcerais pas à parler.

Je me contente d'observer cette question qu'elle était. Nos regards s'évaporent alentours, se croisent de nouveau. Quelques sourires s'échangent, sans que ceux-ci ne portent plus qu'une image partiellement amicale. Pensive elle était, autant qu'égaré je suis, dans les aléas de la vie qui tout deux nous guidaient.

Je m'enfuis à la philosophie d'une tante dont j'ignore les contours, m'accrochant un instant aux roches de sa tour, et entrevois alors, un sentiment de doute que j'avais moi-même bien souvent côtoyé. Ces derniers temps d'ailleurs. Sur le chemin d'un père encore non né. Puis termine la représentation, l'allure d'un fantôme à la crise existentielle, comme l'eau s'étreindrait des galets pour venir leur susurrer à l'oreille l'ignorance de leur mélange.

Je lui souris. Je vois son verre qui s'enfuit. Le miens rejoint. Elle se sert. Je récupère. Et cette impasse trouve une échappatoire.

- Je pense que dans ce monde, on est condamnés à toujours se chercher. Quand bien même des réponses nous viennent, elles arrivent toujours avec des nouvelles questions. J'imagine, du moins, pour moi, que le meilleur moyen de profiter de la vie, c'est d'accepter qu'il y aura toujours une part de mystères dont le voile demeurera tendu. Mais qu'au fond, le fantôme que l'on est trouvera toujours un sourire, un regard, une porte entrouverte, pour trouver une signification à son envie d'avancer.

Je laissais un nouveau silence, qui voyagea le temps de rassasier ma gorge et mon palais. J'avais longtemps pensé être un fantôme, aujourd'hui encore, je vivais dans une situation où le doute cohabitait avec moi sans qu'il m'aie demandé mon avis. Pourtant, je gardais l'optimisme comme guide, comme phare. Quand bien même la route au devant s'annonçait ténébreuse, je restais confiant quand à la lumière qui finirait pas arriver à son terme. Et, dans l'adversité, se relever restait le seul remède viable pour repartir de plus belle.

- Tu sais, repris-je, mon regard ancré dans le bois de la table, comme si j'y voyais un tableau de ma vie passée. La raison te viendra. Nous sommes ce que nous faisons. Quoi que tu aies à régler, le faire sera peut-être la raison que tu cherches. Et alors, tu pourras avancer vers une autre étape de ta vie !

Je me taisais, je me demandais si elle verrait quelque chose dans ce que je lui disais. Ses mots avaient été une passerelle accrochée à une partie de mon existence. Je ne portais pas que des bons choix dans l'écuelle de mes souvenirs, mais je savais que même les mauvais avaient participé à faire qui j'étais aujourd'hui. Il fallait simplement l'accepter. C'était parfois le plus dur, mais aussi ce qui pouvait apporter le meilleur.
Revenir en haut Aller en bas
Aya Lennox
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La terrasse

Message par : Aya Lennox, Hier à 11:19


Je pense que dans ce monde, on est condamnés à toujours se chercher. Quand bien même des réponses nous viennent, elles arrivent toujours avec des nouvelles questions. J'imagine, du moins, pour moi, que le meilleur moyen de profiter de la vie, c'est d'accepter qu'il y aura toujours une part de mystères dont le voile demeurera tendu. Mais qu'au fond, le fantôme que l'on est trouvera toujours un sourire, un regard, une porte entrouverte, pour trouver une signification à son envie d'avancer.

Les questions.
Quelles questions, déjà ?
Es-tu sûre de vouloir combattre la mort par la mort ?
Seras-tu rassasiée ?


Non. Non. Elle ne sait, et ne saura jamais. Second verre à moitié dégusté, et pourtant au final, après une longue gorgée sirotée qu'on souhaitait orpheline, vider le reste. Comme un geste de la main vague : tant pis, on s’en fout, qu’importe. C’est qu’une gorgée de plus au milieu de tant d’autres.

Le verre est vide, elle attend un peu, index collé au rebord, faisant danser le verre sur la table. Ouais, des réponses viennent mais accompagnent des questions. Elle a toujours eu ses propres certitudes mais sa rencontre avec Azphel, par exemple, a tout changé. Un attachement tout autre que celui qui la liait à Mysie. Trop complexe, trop difficile à décrire. Ses propres secrets mêlés à ceux d’un autre. Un autre à qui elle a fait, fait de plus en plus confiance, de jour en jour. Peut-être toujours. Comme une main secourable sortie de l’ombre, du néant et qui pourtant paraît bien familière.

Elle s’arrête, yeux fixés sur son index qui valse avec le verre vide et repose ses ténèbres sur Evan. Elle évite en général de trop penser à Azphel. Même si elle le côtoie quotidiennement. Elle préfère mettre de grosses barrières à son ressenti sur le lycan. A ne pas tout lui dire non plus. Parce que. Parce qu’il ne faut pas. Son attachement, sa confiance et son amitié restent indéniables. Mais sa présence lui soulève autant de questions qu’elle ne crée de certitudes.

Tu sais, la raison te viendra. Nous sommes ce que nous faisons. Quoi que tu aies à régler, le faire sera peut-être la raison que tu cherches. Et alors, tu pourras avancer vers une autre étape de ta vie !
Je sais ce que je dois faire, le coupe-t-elle directement, quelque part un peu tranchante, prunelles rivées sur la bouteille qu’elle empoigne fermement pour se resservir un verre. Santé. Je connais ma raison de vivre. Je la touche du bout du doigt.
Mais la prochaine étape me parvient à la fois comme un doux rêve et…,
une gorgée arrachée, sans grimace. Comme une grosse incertitude.

Vivre cachée, au plus profond d’elle, faire et s’échapper. Oui. Sans attaches. Rien. Liberté, liberté chérie. Mais les ronces sont de retour, entourent ses fins poignets, là, assise à la table d’une terrasse avec quelqu’un dont elle ne sait presque rien. Votre prochaine étape, à vous, c’est quoi ? Continuer de vous échapper de ces murs pour corriger les mêmes rengaines ? Qu’est-ce que vous attendez, de votre prochaine étape ?

Ignorer les piquants qui lui écartent la chair des bras, là. Non, laissez-moi. Mourir de tout, mais pas sous votre emprise. Pas ça.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: La terrasse

Message par : Contenu sponsorisé, Aujourd'hui à 21:17


Revenir en haut Aller en bas
Page 22 sur 22

 La terrasse

Aller à la page : Précédent  1 ... 12 ... 20, 21, 22

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.