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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Une petite ruelle déserte
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Haplo Mitrium
Gryffondor
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Haplo Mitrium, Dim 26 Oct - 14:34


Alors que le botaniste se détournait de la scène,  une douleur aveuglante explosa dans son crâne, le tirant de ses pensées sombres. Pris de vertige, Haplo sentit le sol se dérober sous ses pieds et tituba jusqu'à percuter un obstacle. Rouge. Sa vision lui revenait par acoup: il avait le visage écrasé contre un mur de briques. La souffrance allait et venait par vagues, au rythme des battements de coeur, ne lui laissant entrevoir la situation que par éclairs de lucidité.
- ...t'en donner du révoltant!
Haplo tenta de se tourner vers l'homme qui venait de parler mais la rue tout entière fut prise d'une embardée et le jeune homme dut mettre genou à terre pour ne pas perdre l'équilibre à nouveau. Des bruits de pas s'éloignèrent, comme si quelqu'un partait en courant.
- ...t'expliquer...
La voix fut emportée par un élancement au niveau de la tempe. Néanmoins, la douleur perdait en intensité et Haplo cherchait effectivement des explications, si bien qu'il se força à ouvrir les yeux et lever la tête.

Une silhouette massive se dressait à deux pas de lui. Une aura de violence crue se dégageait de cet homme. Un regard meurtrier dans ses yeux. Son visage déformé par une rage qu'il semblait verbaliser dans les mots qui se formaient sur ses lèvres :
- Toi... à cause de toi...
La terreur saisit aussitôt le jeune homme. Lentement, l'agresseur rejoignit Haplo où il l'avait envoyé, un bras en avant pour se saisir de sa victime impuissante. D'un geste brusque, il arracha la sacoche du jeune homme, laissant celui-ci avec une douleur supplémentaire dans l'épaule. Un cri de protestation naquit entre les lèvres du botaniste lorsque la brute jeta au loin le fruit de ses recherches. Il n'eut cependant pas le temps de donner voix à son indignation puisqu'un violent coup de pied s'écrasa entre ses côtes, le laissant avec la sensation que ses poumons cherchaient à remonter dans sa gorge. Sans lui laisser de répit, son agresseur l'attrapa par le col et le hissa sur ses pieds avant de le cogner contre le mur opposé et de finalement le laisser choir au sol tel un pantin sans fil. Le souffle court, une main en appui contre le mur pour se guider, Haplo rampa difficilement hors de portée.

L'homme l'observait, immobile ; aucune pitié ne transparaissait dans ses yeux. La rage semblait s'être consumée ne laissant derrière elle qu'une froide pulsion destructrice. Peut-être était-il encore plus effrayant ainsi, implacable, insensible... et imprédictible, songea Haplo. Qu'avait-il donc à attendre de la sorte ? Le botaniste était tiraillé entre l'envie de s'enfuir et la peur de susciter un regain de violence chez son bourreau. Ils étaient séparés de moins de dix mètres désormais, mais il ne faisait nul doute que dans l'état où il se trouvait, Haplo se ferait rattraper avant qu'il ait rejoint une rue plus passante. Et, c'était sans compter qu'il devrait alors abandonner son sac contenant le travail de plusieurs années. Haplo se remit sur ses jambes dans une grimace. Son flanc droit le lançait. Se palpant les côtes, le sorcier blanc sentit sous ses doigts un objet rigide. Sa baguette était intacte...! Il glissa lentement sa main dans la poche de sa veste tout en guettant le moindre mouvement de son agresseur.  Celui-ci l'observait toujours dans un silence de mort mais l'aura qui émanait de lui un peu plus tôt montait en puissance à nouveau annonçant la déferlante de violence à venir. Haplo frissonna. Il n'y avait pas d'échappatoire.

Ses doigts serrés sur sa baguette, il lui suffisait d'un Stupefix pour envoyer le Moldu au tapis et prendre sa revanche... Plus que les coups qu'il venait d'essuyer, c'était les ébats impudiques et le bonheur scandaleux de cette vermine qu'il voulait lui faire payer! Et qui plus est, il avait pris le dessus sur lui l'espace d'un instant, lui faisant ressentir une faiblesse honteuse. Haplo avisa tout de fois qu'il serait regrettable d'attirer le regard du Ministère sur lui au vu du contenu de sa sacoche... et qu'un maléfice offensif dans une allée moldue ne passerait pas inaperçu.
- Revigor, psalmodia-t-il fervement à trois reprise, l'extrémité de sa baguette posée contre l'intérieur de sa poche.
Aussitôt, une boule d'énergie  prit forme dans sa poitrine, irradiant par vague chaleur dans ses membres, volonté dans son coeur et clarté dans son esprit. Exit la faim et la fatigue de ces derniers jours d'étude autère. Exit la douleur des coups qu'il avait reçus. Exit le trouble qui l'avait saisi à la vue de cet homme menaçant. Il était temps de rentrer dans la danse ; son partenaire l'attendait. Sortant la main de sa poche avec lenteur, son regard planté sur son adversaire, Haplo fit un pas en avant et se saisit d'une barre de fer posée contre le mur. Elle était creuse mais cela suffirait... songea-t-il en cherchant le point de gravité avant d' affermir sa prise de part et d'autre. Il en serait d'autant plus vif dans son attaque. Sans attendre que son attaquant ne s'équipe lui aussi d'une arme de fortune, Haplo passa à l'offensive. Dans un sifflement aigu, il fendit l'air de sa batte dans un coup d'estoc à hauteur d'épaule. Si le coup serait surement paré, l'attaque ne s'arrêtait pas là. Il avait travaillé cette séquence avec la Nipponne de nombreuses fois. Une inversion du sens de rotation dirigerait l'autre extrémité vers la tête et un coup de pied dans le ventre le ferait reculer pour une prochaine attaque s'il tenait encore debout.
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Invité, Jeu 30 Oct - 0:01


Ô rage, ô désespoir, ô douce violence... Rurik n'était plus lui-même. Ou non, au contraire, sa véritable facette s'était dévoilée : une brute, un monstre, un démon... Lui qui aspirait à avoir une vie normale et heureuse ne pouvait pas se défaire de son penchant le plus noir, destructeur et presque impossible à concilier avec tout le reste.

Qu'attendait-il désormais ? Il voulait voir sa proie bouger, faire quelque chose, afin de réduire à néant toute tentative... L'homme se redressa donc, se tenant le flanc, puis glissant lentement sa main dans sa poche. Ah ! Intéressant ! Une arme à feu ? Un couteau ? Le russe jubilait à cette idée... S'il s'agissait de quelque chose dans le genre, il pouvait très facilement lui faire avaler son culot en même temps que tous ses espoirs de s'en sortir. Ça pouvait aussi être une baguette... Ce qui ne changeait rien, Rurik avait la sienne et pouvait réagir à la moindre incantation pour se protéger (enfin, surtout pour parer et contre-attaquer !).

Sauf que l'incantation qui vint ne fit pas ce à quoi il s'attendait... Revigor ? Trois fois ? C'était bel et bien un sorcier, donc... Qui croyait avoir affaire à un moldu. Autant le laisser dans le faux le plus longtemps possible. Le sorcier pâle lâcha la baguette qu'il n'avait toujours pas sorti de sa poche et s'avança lentement, ramassant au passage une barre de fer qui traînait. Sa prise était bien calculée... Sûrement un connaisseur d'une quelconque technique de combat. Pour ce que ça changeait. Même avec ses sortilèges de regain d'énergie, l'inconnu avait déjà encaissé des coups et n'était pas particulièrement épais (bien au contraire). Il ne fallait pas se fier aux apparences, mais pour ce qui était de la force physique, il y avait des choses évidentes.

Fulgurant, le manieur de barre de fer s'élança, souhaitant sûrement mette sa vitesse et sa technique face à la force brute de son agresseur. Pas de chance : le barbare avait passé sa vie à s'entraîner avec toutes sortes de personnes, des maîtres, des honorables, des gredins...

Un coup d'estoc visa son épaule, soit ! Ne s'écartant pas immédiatement, l'imposant sorcier serra les poings pour contenir sa rage, la canaliser en une force vive et écrasante. Une fois qu'il sortait de ses gongs, il ne devenait pas une simple brute épaisse, non, bien pire : une brute épaisse qui mettait à disposition absolument tout ce qu'il avait sous la main. Force physique, puissance magie, terrain, expérience stratégique, cruauté, etc...

Au moment où le coup allait l'atteindre, il recula son épaule, se plaçant parallèlement à l'arme improvisée de son "adversaire". Dans un même temps, il se rua en avant, son bras droit s'étirant brusquement pour se placer sous la gorge de l'autre sorcier. De sa main gauche, il attrapa la milieu de la barre de fer afin de lui arracher d'un mouvement tout aussi délicat que le laissait deviner sa carrure.


« Tu sais ce qui est révoltant ? Les gens qui ouvrent leur bouche pour parler sans savoir ! » grogna-t-il.

Son bras seul aurait suffit à faire étouffer l'homme, sauf que ce n'était pas l'intention de Rurik. Il était paré à tout coup "sous la ceinture" (l'habitude...), et il avait placé son autre main de manière à empêcher l'inconnu d'accéder à sa baguette. Le criminel voulait le faire parler, lui faire comprendre sa stupidité avant de poursuivre son massacre.

« Tu sais ce que c'est d'aimer ? Moi je ne sais pas... Mais j'ai bon espoir de le découvrir un jour... Tu te prends pour qui de passer comme ça et d'insulter mes choix ? Regarde toi, t'es pathétique... Défiguré ou non... »

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Haplo Mitrium
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Haplo Mitrium, Lun 17 Nov - 1:17


Son coup lancé, les jeux étaient faits. S'il atteignait sa cible et réussissait à placer la séquence martiale enseignée par Kitsune, il parviendrait peut-être à prendre le dessus sur ce vaurien. Autrement...  Le grand blond ne fit pas attendre sa réaction : aussitôt le geste d'Haplo amorcé, la montagne se mit en mouvement avec une agilité insoupçonnée. Dans une posture symétrique, leur torse de profil, leur bras droit projeté dans la nuit, les deux hommes se croisèrent du regard lors d'une seconde d'éternité... Brusquement, la main de la brute se referma sur la gorge blanche du plus frêle et les évènements se succédèrent  plus vite qu'Haplo ne pouvait les analyser, comme si le temps cherchait à rattraper le retard pris lors de cet instant fatidique. De son autre bras, la brute arracha la barre dont s'était saisi Haplo et la jeta au loin dans un fracas métallique. Puis, resserrant son emprise sur la gorge du jeune sorcier, s'adressa à lui en fulminant :
- Tu sais ce qui est rrrévolltant ?
Mais il ne saurait jamais ce qui mettait le blond hors de lui car il ne pensait présentement qu'à une chose : se libérer. Agrippant à deux mains l'avant-bras de l'autre homme, il mit toutes ses forces dans une tentative désespérée pour contrecarrer la puissance des muscles d'airain qui l'enserraient. En vain. Comme pour souligner le dérisoire de sa résistance, les yeux bleu acier de son bourreau lui signifièrent qu'il n'en avait pas fini de jouer avec sa proie.
- … ccce que cc'est d'aiimer?
Entendre parler d'amour dans cet instant périlleux. Cet accent aux sonorités si dures... d'où venait cet homme, se prit à penser le botaniste ? Se ressaisissant aussitôt, celui-ci abandonna toute prudence et se résolut à se servir de magie, plongeant sa main vers la poche de son blouson. Trop tard, l'étranger lui bloquait désormais l'accès à sa baguette et ses doigts calleux se resserraient sur son cou, limitant toujours plus le mince filet d'air qui parvenait encore à passer dans sa gorge endolorie.
- … le découvrrrirr un jourr...
Ces paroles d'espoir s'élevaient en volutes de vapeur dans la nuit froide. L'étranger sentait bon l'alcool et la sueur. La ruelle s'effacait à ses yeux...
- … mes chhhoix...
Des lèvres fendues dessinèrent ces mots, suspendues dans un scintillement de lumière noire. Douces. Un fourmillement dans ses membres le gagnait lentement ; il se sentait basculer dans une nuit de coton. Douces semblaient ces lèvres...

Choix. Une voix suave susurrait en écho ce son tentateur au creux de l'oreille du jeune homme. Quel choix, répliqua avec hargne une voix intérieure ?! Remontant des fosses aux sentiments mort-nés,  grondant comme la cavalcade glaciale d'une avalanche de désirs inavoués,  une armée de fantômes submergea l'esprit léthargique du sorcier blanc et hurlèrent par sa bouche leurs tourments et leurs douleurs.
- Il n'y a - pas - de choix, articula-t-il furieusement.
Animé d'une rage renouvelée, Haplo s'ébroua avec vigueur, tentant de s'arracher à son adversaire comme si le contact de sa peau contre la sienne le brûlait! Il ne se soumettrait pas à cet homme qui, non content de s'être fait maître de son corps, tentait maintenant de prendre le dessus sur sa volonté...! Et pour toute réponse, Haplo lui lança un violent coup de pied dans les valseuses ; il voulait le briser! Au lieu de cela, il ne parvint qu'à accentuer encore un peu plus sa propre fureur  lorsque ses orteils s'écrasèrent lourdement contre une coque aussi dure qu'un mur. Des larmes de douleur et de haine lui montèrent aux yeux alors qu'il redoublait d'efforts pour se libérer, se poussant de ses bras contre le torse de son agresseur, jetant sa tête dans tous les sens avec toute la vitalité qui lui restait, jusqu'à ce que...
Claaac!
Une douleur fulgurante lui transperça l'échine et explosa à la base de son crâne après qu'un craquement sinistre retentit dans sa nuque. Aussi soudainement que l'énergie avait afflué en lui lorsque ses blessures passées avaient resurgi, celle-ci s'était évanoui  dans l'air comme la magie d'une baguette rompue. Ses jambes cédèrent sous son propre poids, son corps désormais soutenu uniquement par la main de l'étranger implacablement serrée contre sa gorge. Avec frayeur, Haplo s'aperçut que ses muscles ne lui répondaient plus et sa tête bascula en arrière comme une poupée de chiffon, son visage inexpressif, ses paupières se fermant sur un ciel sans étoiles.
Spoiler:
 
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Invité, Dim 23 Nov - 15:55


Rurik ne risquait pas de le lâcher de sitôt : il était frustré et en colère. Sa rage était dirigée vers tout ce qui existait, même sa propre personne. Son caractère explosif avait fait fuir une personne qui s'était intéressé à lui... Le monstre était sans doute destiné à vivre seul. Cela le terrifiait, il réagissait donc de la seule manière qu'il connaissait : la violence.

Comme prévu, le sorcier aussi pâle d'un cachet d'aspirine se débattit : de faibles impacts, des gigotements inutiles... Rurik soupira. Décidément, pourquoi avait-il toujours affaire à des faibles ? Un peu de challenge pour une fois qu'il se sentait vraiment à foncer tête première pour se défouler... Se sentir supérieur était grisant, certes, mais il était aussi du genre à vouloir dépasser ses limites, quitte à s'y fracasser le crâne dessus pour se surpasser. Après tout ce qu'il avait vécu, il savait quand foncer et quand se retirer. La mort n'en devenait qu'une simple étape à la suite de mauvais choix, qu'il préférait donc éviter.


- Il – n'y a - pas - de choix

Le gringalet se débattait de plus en plus, et avec davantage de force, comme motivé par ses convictions. Un coup de pied visant les parties sensibles de l'imposant russe fut paré par le genou de ce dernier : basique, il avait tellement l'habitude. Le pied s'écrasa donc sans faire le moindre dégât, les larmes montant aux yeux de son propriétaire, qui devait penser que le criminel avait une sorte de protection à cet endroit là : non, Rurik avait brisé tellement de femmes et de raclures qu'il connaissait par cœur comment se protéger de ce coup bas.

« Pfeuh... Vraiment pathétique... Si l'importance des choix n'existait pas, je ne serais pas là... »

Violemment, il renforça sa prise sur la gorge de l'inconnu, le reculant légèrement du mur avant le projeter contre cette paroi avec une force écrasante. Il pouvait le broyer s'il le souhaitait... Néanmoins il ne voulait pas en finir tout de suite... C'était tellement amusant de voir cette raclure se débattre, se fatiguer, se rendre compte de la faiblesse de son corps et de ses idéaux.

A sa grande surprise, l'homme devint aussi immobile qu'un pantin, tout mou et flagada... L'avait-il cassé ? Il n'était pas mort, non, la grosse paluche du russe sentait toujours le pouls du sorcier blanc. Quelle faiblesse, perdre connaissance comme ça et mettre fin au plaisir de son agresseur...

Le redressant davantage, son poing enserrant toujours la gorge du malheureux, le monstre réalisa à quel point sa victime était mal en point : outre les blessures, les coups et un peu de sang par-ci, par là, quelque chose d'autre frappa Rurik : l'individu était maigre... trop maigre... comme quelqu'un qui n'avait pas mangé depuis plusieurs jours. La proportion entre l'agresseur et l'agressé était assez flagrant.


« Trop nul... même pas intéressant... »

Dans un grand mouvement, il envoya valser le corps inconscient au sol, au milieu du passage, et non contre le mur. Sortant sa baguette, il lança un sort sur la carcasse inconsciente pour effacer toute trace pouvant remonter jusqu'à lui : magiquement ou technologiquement... Vivre parmi les moldus et leurs méthodes lui avait permis d'en apprendre beaucoup. Désormais calmé, le russe alla ramasser le sac qu'il avait arraché plus tôt, curieux. Le contenu était très intéressant : des recherches sur diverses plantes, en botanique, sûrement tout plein d'expériences... Il ne fourra pas son nez plus loin, ayant bien vite compris quel genre de personnage il venait de massacrer.

« Repello Moldum » fit-il en visant le sac-à-dos de son arme.

Ce genre de trucs ne devait pas être découvert par n'importe qui. Retournant au "chevet" de l'inconnu, le sorcier pointa sa baguette magique sur le corps inerte. Bon, que faire maintenant ? Cet homme était méprisable au vu de sa façon de penser, mais méritait-il de mourir ? Probablement, mais étrangement le russe n'était pas d'humeur à tuer... Il était déçu des événements. Autant rentrer et aller se coucher... Le lendemain avait intérêt à être un brin meilleur.

« Brackium Emendo... Episkey... » fit-il, à moitié à contre-cœur.

Cela devrait suffire à réparer ce qu'il avait fait : ses études et son statut de médicomage rendait son utilisation de ces sortilèges bien plus puissants que d'habitude. Grognant, il jeta le sac à côté du sorcier pâle. Le sortilège Repousse-Moldu lancé plus tôt allait permettre à l'individu de reprendre ses esprits sans être dérangé.

« Prochaine fois, je serais pas aussi gentil... » grogna-t-il pour lui-même.

Faisant volte-face, il s'éloigna, toujours aussi frustré, la colère reprenant petit à petit ses effets. Un pauvre meuble en bois posé dans la ruelle fut brutalement traversé et à moitié détruit par un poing rageur... Dans un CRAC sonore, l'imposant sorcier transplana enfin.





[ Voilà, je pense qu'il vaut mieux arrêter là, on pourra faire un autre RP dans d'autres circonstances si tu veux développer l'idée que tu avais expliqué dans tes MP, donc RP terminé ! ]
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Helena Collins
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Une petite ruelle déserte

Message par : Helena Collins, Jeu 25 Déc - 20:13


Free.

Une belle journée vous dites? Parce que on est en période de fêtes? Mais en quoi le fait que quelques personnes soient heureuses puisse rendre d'autres euphoriques? C'était bien la question que se posait Helena, 15 ans, Serpentard au sang pur depuis des générations. Ici tout le monde semblait heureux et riait ce qui faisait horriblement mal aux oreilles de la jeune demoiselle. Par ailleurs elle ne se gênait pas à refoidir quelques personnes qui semblaient oublier qu'elles n'étaient pas seules dans la rue. Comment ça elles essayaient de transmettre leur bonne humeur? Et si on en voulait pas, de leur bonne humeur? Parfois on croisait des comerçants habillés comme Santa qui essayaient de vous vendre des friandises en vous souhaitant tout un tas de veux inutiles. À ces gens là, elle répondait sans aucune expression sur le visage des choses comme "peut-être que ce sera un autre commerce qui se tiendra à la place du votre l'an prochain vous avez raison d'en profiter" ou bien "si vous tenez tant à faire de la pub pour vos marchandises pensez à baisser les prix ça peut aider." En bref, elle ne se gênait pas pour dire tout haut ce qu'elle pensait, c'était l'un de ses traits de caractère, aussi néfaste soit-il.

Elle n'avait jamais porté les fêtes dans son cœur sauf peut-être Halloween qui lui remontait le moral. Songeuse, elle passait dans les rues les plus étroites et les plus reculées qu'elle pouvait trouver. Elle se parlait un peu à elle même, tandis qu'elle repoussait ses cheveux rouges dans son dos. Comme il pleuviotait, elle préférait passer ici car les toits se touchaient presque et cela l'aidait à rester au sec. Elle se risquait à sortir de temps en temps, pour observer silencieusement du monde, ricanner, et repartir. Elle ne savait toujours pas pourquoi elle avait accepté de revenir dans cette école. Elle avait souvent loupé des cours car elle n'aimait pas étudier. Personne n'aimait cela mais chez elle ça en devenait du dégoût. Elle avait promis d'essayer alors bon, autant rester jusqu'aux prochaines vacances scolaires. Elle était prodigieusement douée et brillante et ça elle le savait très bien. Aussi elle s'accordait parfois une trève où elle bousculait quelques Poufsouffle. La pluie semblait se stopper et elle profita de cette pause météo pour ressortir dans les allées principales et se plaire à observer deux trois personnes qu'elle avait probablement déjà vues à Poudlard.

Edit Heather : Bonsoir Helena, comme indiqué dans la charte du forum, il est interdit de supprimer un édit de modération. Faites plus attention à l'avenir. Cordialement.
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Invité
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RP April

Message par : Invité, Lun 9 Fév - 23:57


RP avec Elenna Benson

Déglutir, marcher, respirer... Cligner des yeux, respirer, avaler... Faire attention aux promeneurs, aux grosses caisses roulantes moldues... Cela faisait exactement un mois que je n'étais pas rentrée au QG. Je déglutis. Le mot "aval" clignotait dans ma tête. Il y avait : les bombardements, les incursions... Mais aussi les garanties de souffrances, les dépôts et les restes... Un vrai m*rdier insupportable. Je ne m'accablais même plus dessus, je me contentais de mettre un pied devant l'autre. De respirer, de tenter de bloquer le vide intersidéral qui me rongeait intérieurement...

Ce n'était pas tant les attaques le problème. Le nombre de morts, n'était au final qu'un chiffre qui se laissait oublier. Tant qu'on n'était pas touché... Mais lorsqu'on avait un rôle dedans ? Lorsqu'on avait une certaine responsabilité ? L'impuissance : voilà le pire. On devait faire quelque chose, mais on ne pouvait rien faire. A croire que c'était beaucoup plus facile de tuer, de gâcher des vies que de tenter de faire le bien autour de soi... De plus : le secret magique n'avait jamais été aussi compromis dans toute l'histoire des sorciers. (Et de l'humanité). Encore pire que l'attaque d'la Tower Bridge qui s'était produite il y avait plus d'un siècle.

Je me disais ça, mais ce n'était pas ça qui m'empêchait de revenir au QG pendant des semaines. Je n'étais d'ailleurs qu'à quelques pas maintenant... Non, c'était surtout le fait de ne pas avoir été là le soir de la tuerie. Délibérément. Bourrée, mais en sachant ce que ça impliquait... Dire que je ne savais pas, ce qui m'avait pris ce jour-là, était un mensonge. Je me souvenais très bien que j'avais eu peur, que j'étais fatiguée. Que je m'amusais bien, et que je ne voulais surtout pas perturber cette super soirée que j'avais avec Laura.

Car c'était en effet, le vrai premier de l'an que j'avais fêté agréablement... J'avais encore le souvenir du réveillon de l'année dernière : c'était avec mon frère, qui avait fini par me laisser tomber pour ses potes machistes et misogynes dans le genre. Je m'étais sentie tellement misérable, que j'avais terminé la soirée bourrée, en faisant un footing en plein aurore, complètement déglinguée. C'était tellement pathétique. J'étais pathétique...

Et pour ce qui était d'un sauvetage psychologiquement impossible à envisager ? Bof bof pour une soirée de l'an. C'était aussi simple que ça, et j'en avais effroyablement honte...
Le souvenir du nouvel an me laissait une profonde amertume, surtout lorsque je m'apprêtais à aller dans l'antre où j'étais censée me dépenser corps et âme. Bon encore, je n'étais censée rencontrer personne sur la route. Entre mon gallion d'urgence que j'avais scotché sous la cuvette des chiottes, et mes absences nuits et week-ends pour éviter Abyss le plus possible, c'était absolument le plan parfait pour éviter tout ce qui était en rapport avec les Phénix.

De plus... No' était au Chaudron Baveur, Abyss à Waddiwasi, Ethan à la Boutique d'Animaux Magique, Clio et la nouvelle Bee à Poudlard et Dwayne au ministère avec (surtout avec) Elenna... Je voulais surtout éviter Elenna... Mais bon, un vendredi matin ça devrait aller.
Je continuais de marcher, faisant focus sur un pas, puis l'autre. J'étais à présent devant la devanture du QG...  
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Elenna Benson
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Loup-Garou


Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Elenna Benson, Mar 31 Mar - 18:33



Rp privé avec April Warren


Tout le monde part un jour.


Les temps changeaient, vite, trop vite. Le monde évoluait et c’était comme si rien ne serait plus jamais comme avant. Si la vie continuait son court, l’existence elle-même semblait être en réel danger, menacée par des êtres aux scrupules inexistants, par des actions sans foi ni loi, par des attaques plus sanglantes les unes que les autres. Plus le temps passait et plus la menace semblait s’ancrer dans l’esprit du peuple et dans les mœurs de chaque maison. Le soir, les enfants dans leur lit parlaient d’histoires de Mangemorts pour se faire mutuellement peur et les parents discutaient entre eux des attaques qui se déroulaient partout dans le monde sorcier en ce moment. Mais il était partout, le mal veillait au-dessus de chaque tête, comme une épée de Damoclès qui choisirait au hasard sa victime du jour.

Elenna était allongée sur l’un des sofas qui se trouvait dans le Quartier Général de l’Ordre du Phénix, les jambes croisées, différents journaux sorciers posés sur ses cuisses. La maison était calme et seuls les ronflements d’Eden à ses pieds faisaient vivre la bâtisse. La jeune femme était seule avec son chien qui lui servait de repose-pieds. Les Phénix travaillaient à cette heure-ci bien que le soleil commençait déjà à plonger vers l’horizon. Certains étaient à Poudlard, d’autres à leur boulot et d’autres encore devaient glander quelque part. La louve profitait alors de son jour de repos pour avoir un peu de tranquillité.

Mais son regard glissait sur les papiers, lisant les nouvelles de plus en plus tragiques, les doutes, les débats et autres discussions qui parlaient des différentes actions menées par ceux qu’Elenna soupçonnait être les Mangemorts. Non, elle en était certaine, elle savait que derrière ces attaques ne pouvaient que se cacher des masques noirs et des silhouettes obscurs. Elle soupira, soudainement oppressée par le silence qui pesait dans le Quartier Général. Sans plus attendre, Elenna se leva, réveillant Eden par la même occasion et l’invitant à le suivre en tapant sur sa cuisse. Elle récupéra son sac en bandoulière et son carnet de dessin qu’elle glissa à l’intérieur avant d’enfiler sa veste, prenant la laisse de son chien dans sa main. Heureusement qu’il était bien dressé et que ce lien entre eux n’était pas obligatoirement constamment.

Fermant la maison, les deux amis traversèrent le parc avant de retourner à la vie réelle, retrouvant la rue d’Eagle Place. La jeune femme releva le regard, tombant nez à nez avec une personne qu’elle avait perdu de vue. April Warren, une des membres de l’Ordre du Phénix. Pourtant, celle-ci n’avait pas donné de nouvelles depuis plusieurs semaines, disparaissant du Quartier Général et ne donnant plus signe de vie. Grâce à Abygael, Elenna savait que tout allait bien et elle ne pouvait pas la forcer à venir les voir mais là venait une occasion merveilleuse d’en discuter. Si la jeune femme n’estimait ne plus avoir à venir, peut-être n’avait-elle plus sa place dans l’Ordre ?

" April ? Où étais-tu ? Tu aurais pu prévenir tout-de-même si tu avais besoin d’un peu de temps pour toi ! "

La belle n’était pas d’humeur à prendre des nouvelles, elle devait gérer son boulot d’Auror, l’Ordre du Phénix et avait besoin de tous ses membres, pas que quelques-uns d’entre eux fuguent comme des adolescents sans un mot, sans rien dire.
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Invité, Dim 12 Avr - 15:52


Pourquoi étais-je venue aussi ? Laisser un mot ou une quelconque réponse à des quelconques questions existentielles... C'était du foutage de gueule, je me devais de faire face. Le temps était désagréable, presqu'étouffant, comme la camisole de force qui me servait de conscience. J'avais presqu'envie de pleurer... J'étais tellement une lâche que je n'arrivais même pas à me supporter... Etre au QG était une mauvaise idée : sans compter la peur de me faire prendre qui me consumait silencieusement, cela me faisait prendre conscience de mon attitude abjecte. J'étais ignoble, mauvaise, faible... Mon abandon pur et simple était juste dévastateur, je n'osais donc à peine imaginer les dégâts et répercussions sur le groupe, alors qu'il venait de faire face à une attaque d'une ampleur tellement plus importante que toutes leurs actions réunies... Les larmes me brûlèrent les yeux. Je sentais mon coeur diffusait le sang dans tout mon corps, qui me fit l'effet d'un bloc de glace à force de se contracter sans cesse. Rien que déglutir était un effort considérable... Comment pouvais-je affronter les mangemorts si moi-même je n'arrivais pas à faire face à mes émotions ?

- April ? Où étais-tu ? Tu aurais pu prévenir tout-de-même si tu avais besoin d’un peu de temps pour toi !
Je tournai ma tête avec effroi à l'entente d'une voix curieusement chantante et très familière. Le sang battait à mes tempes. J'eus bien cru m'évanouir à la vue de cette créature mi-féline mi-humaine-aux-cheveux-blancs... Sa démarche me faisait flipper. J'avais l'impression qu'elle flottait vers moi pour me déchirer la carotide. J'avais à peine compris ses paroles, rien que sa présence symbolisait le fait accompli et rien que pour cela, je flippais au point de sentir tous mes organes s'effondrer dans mes chevilles. Je déglutis difficilement, en réfléchissant à la nécessité de marcher à son encontre. Pas la peine, j'étais très bien où j'étais. Et de toute façon, poser un pied devant l'autre me semblait impossible : j'avais comme du plomb dans mes muscles... Je déglutis à nouveau, me préparant à lâcher mes quatre vérités. Mais rien ne vint, je ne savais pas quoi dire...
- Je suis désolée...

"Paye tes excuses April..."
- je n'y arrive plus, lâchai-je éprouvée.
J'étais qu'une p*tain de lâche... Même mes pensées sincères faisaient tâches à haute voix.
- Je suis désolée, sincèrement...
Je m'attendais à ce qu'une vague de colère s'abatte sur moi, comme un hippogriffe destiné à la peine capitale...
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Hugh Dey, Mer 22 Juil - 21:21


C’était les vacances. Ouais, les vacances. Fini les marmots chiants. Certes, fallait préparer la rentrée, avec Kholov et tout le tralala, mais franchement j’avais décidé de prendre une pause. En fait je crois que j’étais plus souvent en pause qu’au collège ces temps-ci, mais ça me faisait du bien. T’façon c’était bien connu que j’aimais pas mon taf. Que j’aimais jamais mon taf en vérité. Et la preuve, c’est que quand j’avais été serveur, j’étais nostalgique de Poudlard. Et maintenant que j’étais à Poudlard, je faisais tout pour pas y être. Mais tout ça c’était à cause de Kholov. Pas parce que j’étais bizarre, non.

Bref du coup je marchais dans les rues de Londres. Parce que j’étais pas à Poudlard et qu’à part ça je pouvais qu’être chez moi. Mais y avait rien à faire chez moi. Dans la rue non plus mais au moins je pouvais marcher. En T-shirt et en short, je savourais le frais de la nuit. Plus je marchais et moins y avait de gens. Je croisais de temps en temps des bades de petits morveux, du style qui venaient de passer leurs Aspics et qui se croyaient invincibles. Bon ok, z’étaient pas tous sorciers, mais t’façon sorcier ou pas c’était le même genre. J’avais bien envie de leur filer une leçon. Mais étant donné le taux d’alcool dans leur sang, et leur nombre surtout, j’avais peu de chance de m’en tirer correctement.

Du coup je continuai, jusqu’à une heure de la nuit où plus personne ne marchait. Seuls les lampadaires éclairaient ma route, et je regardais mes pieds. Je passais devant un lampadaire un peu plus gros que d’habitude, sans le remarquer. Mais dans le coin de mon œil ça avait eu une image bizarre voyez-vous. Alors, j’étais loin maintenant, mais je me retournais, pis je regardais. En face de moi y avait un truc sur le lampadaire. Un gros truc scotché. Oh oh oh ! Je savais ce que c’était ! D’un seul coup je faisais un #Numen Arma pour transformer ma baguette en batte de baseball, en aluminium s’il vous plaît, et je courais en l’empoignant à deux mains en criant :

« UNE PIÑATA ! »

Je m’approchais en courant de cette chose, sans aucune doute remplie de bonbons et je visais le bas. Vers les… cuisses. Les cuisses ? Pourquoi ça avait des cuisses une piñata ?
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Hugh Dey, Jeu 23 Juil - 12:37


Je me rendais compte que c’était pas une piñata, et je l’avas pas encore frappée. Tain c’était quelqu’un en plus ! Mais pourquoi y avait quelqu’un d’accroché au poteau ? Raaaah te pose pas ces questions là maintenant et arrête-toi !

J’étais pris dans l’élan. Je me rapprochais et je pouvais pas m’arrêter. Je freinais pourtant ! Mon bras se levait, allait frapper. Je me décalais in extremis et BAM dans le poteau ! Je l’avais pas touchée. Par contre le poteau vibrait à mort, et moi aussi. Mon bras surtout. Ca raisonnait un truc de fou et c’était hyper désagréable. De fait, je tardais pas à lâcher ma batte au sol, parce qu’elle devenait trop lourde pour moi, et celle-ci se retransforma en baguette.

De l’autre côté la fille avec des oreilles de lapin sur la tête essaya de me parler, mais je comprenais pas ce qu’elle disait. Je commençais à me demander si, comme la piñata, elle était d’origine étrangère et que du coup, je pouvais pas comprendre un seul mot de ce qu’elle disait. Mais en fait, en l’écoutant davantage, je comprenais vite que y avait pas de son qui sortait. Juste un Mmh mmh mmh mmh. Quoi mmh mmh ? Bah articule un peu !

« Je comprends pas c’que tu dis madame »

Je me collais devant elle pis j’approchais mon visage du sien, limite je lui regardais sous le nez pour essayer de comprendre ce qu’allait pas chez elle. Y avait forcément un truc. Ou alors elle était complètement débile. Ouais… Possible. Mais ça faisait un certain nombre de débiles que je croisais ces temps-ci. Et elle avait pas cette tête d’arriérée qu’avait la Pouffy qui m’appelait Papa. Nan elle avait l’air normale.

« Bon… Ouvre la bouche, t’as l’air d’avoir un truc dedans et je veux te l’enlever. Me mord pas les doigts hein ! »

J’aurais pu le faire à la baguette, mais déjà pour ça fallait que je la ramasse. Ce que j’avais pas fait parce que ça vibrait encore dans mon bras. Et en plus de ça, j’étais en plein Londres. Si ça avait été une sorcière, elle se serait pas laissé accrocher juste par du scotch. Ou alors elle était sacrément pas douée. Donc j’étais en face d’une moldue. Et si j’avais bien envie de lui montrer que la magie existait, parce que ça me saoulait ce secret entre les deux populations, vu que c’était lui qui m’avait fait souffrir étant petit, je pouvais pas le faire comme ça.

Nan, au lieu de ça, je lui fourrais mes doigts dans la bouche en essayant de retirer le morceau de chiffon qui l’empêchait de parler. Beurk. Tout baveux. Écœurant. Et elle aurait grave pu s’étouffer avec. Seulement une fois qu’elle était libre, elle pouvait parler. Alors je posais le bâillon sur sa tête – qu’elle garde ses affaires quand même – et j’enchaînais directement avec une question.

« Qu’est-ce que tu fais dans c’t’état toi ? Ca va te faire mal si je t’arrache le scotch. Epilation gratuite quoi »
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Hugh Dey, Mar 28 Juil - 21:46


- Merci. Mais qu'est-ce qu'il t'es passé par la tête ?! Bon sang, t'aurais pu me tuer Mer** !

Wo wo wo, on se calme la gueuse. Je lui disais pas mais je le pensais bien fort. Déjà je l’avais pas tuée hein. Pis en plus je venais de lui faire recouvrer la parole, mais si je voulais, je pouvais la bâillonner de nouveau. Surtout si elle commençait à trop parler comme ça. L’était pas encore sortie d’affaire la madame hein, l’était toujours attachée. S’en fallait de peu qu’elle retourne au point de départ alors qu’elle fasse pas trop sa maligne.

- Bah tiens tu te soucies de mon sort maintenant... Détaches-moi avec ta fichue baguette, c'est bon je suis aussi une sorcière !

Oh bordel, ça changeait tout, ce qu’elle venait de me dire ! D’ailleurs, j’ouvris des yeux ronds quand elle parlait de baguette, et heureusement qu’elle avait précisé qu’elle était aussi sorcière. Sans ça, j’aurais fait rouler m a baguette quelque part ou l’aurait… Transformée en baguette de magicien moldu. Le truc noir avec un bout blanc et qui permettait de faire sortir des lapins de chapeaux truqués.

Mais c’était pas le cas. Elle m’avait révélé son identité. Moi, j’avais plus qu’à me baisser, doucement pour récupérer ma baguette. Ca vibrait plus dans mes bras mais c’était quand même tout endolori. Je répondais rien. J’avais rien à répondre. Mais dans ma tête je me demandais quand même pourquoi elle, une sorcière, était scotchée à un poteau. Est-ce qu’elle l’avait mérité ? Peut-être bien. Du coup je la regardais, sans dire un mot. Et j’attendais de voir ce qu’elle avait à dire pour sa défense. Une bande d’enfoirés lui étant tombée dessus. Bah voyons. Avec du scotch et des oreilles de lapin ? Je m’approchais d’elle. Près. Tout près. De sorte à pouvoir passer mes mains sur ses épaules, et approcher mes lèvres de son oreille.

« Moi aussi je pourrais te prendre par surprise, mon lapin… »

Mes lèvres effleuraient sa joue, sa peau, et profitaient de son attachement pour se faire indiscrètes mais… Je me retirais brusquement, d’un bon pas. J’avais pas le droit. C’était fini ça. J’avais bien envie de me mettre une bonne droite pour me remettre les idées au clair mais c’était pas le moment. Pas devant elle. Non, elle aurait juste peur c’était pas grave. En attendant je me peignais un beau sourire sur le visage tandis que je lançais un #Diffindo, qui peut-être irait jusqu’à couper ses vêtements en plus de ses liens. Puis je rangeais ma baguette, m’abaissais et lui offrais un baisemain courtois.

« Hugh Dey, pour vous servir. Et z’êtes ? »
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Re: Une petite ruelle déserte

Message par : Hugh Dey, Jeu 30 Juil - 23:27


N’empêche, elle était un peu bizarre cette fille. Elle avait l’air de vouloir être libérée. Pourtant quand elle l’était, elle bougeait pas. Elle se laissait faire. Un peu comme une poupée de chiffon, ou une marionnette. En fait, je me trompais pas trop quand je considérais que c’était une piñata. Sauf qu’elle était peut-être tenue par plusieurs fils. Pendant un moment j’essayais de regarder au-dessus d’elle pour les voir. Mais je pouvais pas. Pis en même temps ça aurait été bizarre qu’elle ait des fils, parce qu’ils seraient tombés du ciel. Donc c’était pas normal. Nan ça se trouve elle avait juste un bras dans les fesses qui l’animait. D’ailleurs, hop, elle se mettait à parler.

- Face Lightwood, ex-princesse prisonnière des poteaux

Ah j’aimais bien qu’on me parle comme ça ! J’oubliais l’histoire de la marionnette pis je lui offrais un immense sourire en imaginant le poteau comme un gros agresseur. Un peu comme la tour qui l’aurait retenue prisonnière pendant de nombreuses années, elle, la princesse, attendant avec impatience que son prince charmant vienne la délivrer. Et c’était moi qui étais venu ! Moi qui pouvais, de grâce, lui donner le baiser qu’elle attendait depuis toujours ! Moi qui devais faire découvrir à cette jeune vierge effarouchée tous les plaisirs de la vie !

Mais avant cela, il était nécessaire que je trouve mon cheval, mon fidèle destrier, que je le monte et que nous galopions ensemble vers des horizons nouveaux. Je regardais à droite, à gauche, et je le trouvais, là, non loin ! Un banc… Oui j’allais prendre le banc pour mon cheval ! Je courrais un instant vers lui, me retournais ensuite vers elle pour la détailler, puis je flattais le flanc de mon « cheval », même s’il ne s’agissait que de tapoter l’assise avant de dire :

« Venez princesse ! Enfuyons-nous de ce château maudit, et que le poteau ne soit plus qu’un mauvais souvenir pour vous ! »

Sur ces mots, je sautais sur le dos de mon cheval. Je n’avais cependant pas prévu que son dos soit si peu accueillant pour m’en entre-jambe et le contact fut bien trop brutal. Un « Argh » étouffé sortit de ma bouche tandis que mes yeux s’emplissaient de larmes silencieuses. Tout se brouillait autour de moi, je voyais blanc et noir, lumière sur nuit, et rouge bientôt. Rouge oui car une tache imbibait peu à peu les vêtements de la demoiselle. Tout flou que je voyais, je faisais l’effort de lever tout de même le doigt vers elle doucement, tentant d’articuler un « Tu… saignes… » rauque. Puis, n’ayant plus la force de me cramponner au banc, je glissai sur le côté pour m’écraser au sol. Mon « cheval » n’avait pas voulu de moi.
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