AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
Page 17 sur 20
La véranda
Aller à la page : Précédent  1 ... 10 ... 16, 17, 18, 19, 20  Suivant
Kohane Werner
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor

Re: La véranda

Message par : Kohane Werner, Sam 27 Fév - 12:23


Commande
Alex et Sylianna


Alors que je terminais de prendre une commande, je repérai, du coin de l'oeil, une jeune fille prendre place sur la terrasse. C'était le soir, la nuit était bel et bien là mais elle était claire. Les étoiles se voyaient sans peine, ça faisait un magnifique paysage à observer depuis le dehors.
J'apportai la commande au trio présent dans la salle principale qui avait demandé toris bièrraubeurres puis me dirigeai vers la terrasse. Entre temps, la demoiselle avait trouvé de la compagnie : elle était désormais assise à côté d'un jeune homme d'environ mon âge.
En arrivant, je les entendis faire leur présentation. Elle s'appelait Sylianna Evander, une petite Serpy. La chose qui me marqua fut le fait qu'elle précisa être de sang pur.
-Enchanté de vous rencontrer Sylianna Evander, répondit le jeune homme. Moi je m'appelle Alex Dumbledor, de la maison des pouffys. Moi aussi je suis de sang-pur.
Qu'est-ce qu'ils avaient, avec les sang-pur ? Je n'avais encore jamais rencontré quelqu'un qui semblait tenir tant à préciser son sang dès la première présentation.

Cependant, je ne fis aucune remarqua et allai vers eux, souriante, comme à mon habitude.
-Bonsoir vous deux, leur dis-je d'une voix douce. Est-ce que je peux vous servir quelque chose ?
Revenir en haut Aller en bas
Kathleen Gold
Maitre de JeuSerpentard
Maitre de Jeu
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La véranda

Message par : Kathleen Gold, Mar 1 Mar - 20:57


RP avec PNJ


Kathleen ne savait pas à quoi s'attendre. Elle n'avait jamais pensé se retrouver un jour dans cette situation. C'est avec une boule dans le ventre, nerveuse et inquiète, qu'elle longeait les rues de Pré-au-Lard, en route pour le lieu de rencontre convenu avec son père. Les Trois Balais. Bien entendu que Robert Gold n'avait pas choisi la Tête de Sanglier. Déjà que le voir à Pré-au-Lard était un événement... Elle était certaine qu'il ne s'y était pas rendu depuis sa scolarité, près de vingt ans auparavant.

En lisant sa lettre, elle avait senti de suite que quelque chose n'allait pas. Jamais auparavant, il ne lui avait demandé de le voir hors des vacances. Il jamais venu au village pour la voir, principalement à cause de ses affaires et de son travail, qui le tenaient très occupés Pour qu'il déroge à cette règle et qu'il ait mis entre parenthèse ses responsabilités, quelque chose de grave avait dû se produire. Était-il arrivé quelque chose à Hilda ? Kathleen n'aimait pas sa mère, et n'en avait rien à faire, mais peut-être jugeait-il important de le lui dire de vive voix. Mais c'était illogique. Si cela avait été le cas, elle aurait eu la permission de quitter Poudlard à titre exceptionnel. Rien ne faisait sens.

Elle entra finalement dans le bar, et se dirigea vers la Véranda, où il lui avait dit qu'il serait. Elle le chercha du regard, ignorant les visages inconnus des habitants, des serveurs et des élèves, pour essayer de le trouver. Elle finit par le voir, assis au fond de la salle. Elle se dépêcha d'ôter ses mitaines et son bonnet et de le rejoindre. Elle sentit tout de même son cœur bondir en le voyant. Cela faisait tout de même de long mois qu'ils ne s'étaient pas vu. Elle s'assit et le regarda de ses grands yeux, manquant de se jeter dans ses bras.

-Père ? Que se passe-t-il ?

Elle était clairement trop inquiète pour se laisser aller aux épanchements d'affection habituels. Peut-être après, quand il lui aura dit que tout allait bien et qu'il n'y avait pas de raison de se mettre dans des états pareils. Elle espérait très fort que c'était ce qui allait se passer, ce dont elle doutait de part son air fatigué et anxieux. Elle ne l'avait jamais vu ainsi, même après des jours difficiles au Ministère. Elle croisa les doigts pour se tromper.
Revenir en haut Aller en bas
Personnage
PNJ
Personnage

Re: La véranda

Message par : Personnage, Mer 2 Mar - 13:29


pour Kathleen Gold

Non, vraiment, il n'aimait pas cette situation. Lui qui était habitué à gérer des situations extrêmes, une telle anxiété... ! Ce n'était qu'une gamine, sa fille certes, mais une gamine quand même ! Quoi qu'elle en dise, c'était ainsi. Il allait rencontrer ce garçon, peut-être plusieurs fois. Elle, elle accepterait et... et rien du tout. Il connaissait Kathleen, elle ne prendrait pas bien le choc. Une belle enfant mais un brin capricieuse, comme toutes les adolescentes, oui... Hilda elle même le disait... Sans s'avancer trop, il sentait que sa venue à Pré-au-Lard, et plus précisément ici, aux Trois Balais, était une très, très mauvaise idée... Qu'avait-il fait, vingt ans plus tôt, de si mal pour se sentir si nauséeux ? Ah, par la barbe de Merlin, c'était un gosse, pas un meurtre !

Tapotant férocement du bout des doigts sur la table, Robert Gold attendait sa fille sous la Véranda des Trois Balais. Perdu dans ses pensées, saccadées et trop rapides pour lui-même, il tâchait de garder une certaine contenance. Mais l'annonce qu'il avait à faire à son enfant le perturbait. Quand elle se présenta enfin, il posa un baiser rapide sur son front, et l'écouter miauler d'inquiétude. Que fallait-il répondre, hein ? "Ne t'en fais pas ma chérie, tu as simplement un demi frère que tu as du croiser à Poudlard, mais il a vingt ans maintenant, et je vais le reconnaître. " Naturellement, il ne pouvait pas présenter les choses comme cela... il allait devoir faire preuve de diplomatie, de tact.

-Voyons, ma puce, calme-toi. Dis moi d'abord comment tu vas ? Et les cours, hum ? Tu as de bonnes notes ?

Il cherchait à gagner du temps, voilà tout. Et comble de l'horreur, sa fille risquait de s'en douter.
Revenir en haut Aller en bas
Kathleen Gold
Maitre de JeuSerpentard
Maitre de Jeu
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La véranda

Message par : Kathleen Gold, Mer 2 Mar - 13:47


-Voyons, ma puce, calme-toi. Dis moi d'abord comment tu vas ? Et les cours, hum ? Tu as de bonnes notes ?

Kate regarda longuement son père, après que ce-dernier ai déposé un baiser sur son front. Jusque là rien d'inhabituel... Si ce n'était qu'il était nerveux et en train de dire des banalités pour sûrement la ménager. Elle s'assit lentement, pas calmée pour un sous, en scrutant son père adoré, qui était visiblement mal à l'aise. Elle ne releva pas cependant, décidant de répondre et de lui donner des nouvelles. Ils ne s'étaient pas vu depuis longtemps, elle pouvait au moins en profiter un peu malgré son mauvais pressentiment.

-Je vais bien... Les cours sont toujours intéressants et les notes sont bonnes pour l'instant...

Surtout en potions, et elle ramait dans quelques manières, mais rien de grave pour le moment. Elle devrait peut-être lui parler de son projet de voyage en France avec Louis d'ailleurs... Mais ce n'était clairement pas le bon moment. Bien qu'il tente de rester calme et de converser d'un ton badin, elle savait très bien que son père ne serait jamais venu jusqu'ici pour faire la causette dans un bar bien différent de ses standards. Elle secoua la tête.

-Mais tu n'as pas fait tout ce chemin juste pour me parler de mes notes, je suppose ? Toi, tu vas bien ? Et Mère ?

Elle n'en avait rien à faire de la santé d'Hilda Gold, mais elle se doutait bien que quelque chose de grave était arrivé. Avec toutes les lettres qu'ils s'envoyaient, il aurait très bien pu la tenir au courant si ce n'était qu'une broutille. Elle essaya de voir si ses traits étaient tirés, s'i semblait malade, n'importe quoi. Elle n'avait jamais eu de secret pour lui, et elle était presque sûre de bien le connaître. Qu'est-ce qui pouvait bien se passer alors ?... Elle serra ses mains entre elles sur la table, croisant les bras, prête à l'écouter. ''Garde ton calme, idiote, ne le met pas plus mal à l'aise qu'il ne l'est déjà."
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La véranda

Message par : Kohane Werner, Jeu 3 Mar - 18:01


Commande
Kathleen et Robert (PNJ)


Il n'y avait pas grand monde. Ou à dire vrai, le bar était en quand même rempli, sans exagération toutefois, mais les allées venues étaient peu nombreuses ce qui signifiait que les commandes n'arrivaient pas par millier comme elles pouvaient arriver parfois. Chantonnant à mi-voix un air de mon enfance -berceuse que ma mère entonnait pour m'endormir, lorsque j'étais petite, et pour me calmer, plus tard, lorsque j'avais passé l'âge de la chanson du soir- j'essuyais le comptoir où seules deux personnes se trouvaient, aux deux extrémités. L'une sirotait une bièrraubeurre et l'autre s'était contentée d'une limonade.

Soudain, j'entendis la porte s'ouvrir. Je relevai les yeux, prête à accueillir le nouveau venu. Avec joie, je reconnus Kathleen, que je ne connaissais pas trop, à dire vrai, mais que j'avais déjà rencontrée, dans ce même bar. Elle était en compagnie de Louis, qui nous avait présentées l'une à l'autre.
Je lui souris mais elle ne sembla pas me voir. Elle chercha quelqu'un de regard avant de se diriger vers la véranda.

Je terminai ma tâche, essuyai mes mains mouillées sur mon tablier et me dirigeai, à mon tour, vers l'extérieur du bar.
Là, je la vis, en compagnie d'un homme adulte que je ne connaissais absolument pas. Je ne l'avais jamais vu ici et il me sembla assez nerveux, pour une raison ou pour une autre.

Je m'approchai du duo, tentant de faire abstraction de l'ambiance lourde que je sentais peser sur eux. Avec mon grand sourire habituel, pour tenter de chasser ce malaise, je m'adressai à eux :
-Bonjour Kathleen, bonjour monsieur. Qu'est-ce que vous désirez ?
Revenir en haut Aller en bas
Personnage
PNJ
Personnage

Re: La véranda

Message par : Personnage, Dim 3 Avr - 11:33


-Mais tu n'as pas fait tout ce chemin juste pour me parler de mes notes, je suppose ? Toi, tu vas bien ? Et Mère ?

Non, il est vrai... Elle n'était pas stupide. Il aurait du s'en douter, oui. Bon, elle était sa fille après tout. Et pire, l'enfant d'Hilda. Vicieuse, capricieuse, aux pulsions d'intelligence. Il marmonna dans sa barbe, se gratta le menton. Quelle situation désagréable ! Qu'avait-il engendré ce môme ! Il l'avait aimé, cette femme, certes, mais de là à lui faire un enfant... Dieu qu'il était stupide... Plus il regardait sa fille, plus il y voyait Hilda. C'était déconcentrant.

-Hilda va bien. Non, ma chérie. Il faut que nous parlions sérieusement.

Le problème maintenant, était de choisir les bons mots, les bonnes intonations et les bons gestes. Il lui fallait trouver la combinaison parfaite, l'équilibre entre les trois, pour annoncer à ce petit bout de femme qu'elle avait un aîné, un demi-frère. Le choc devait être minime, la réconciliation rapide. Il soupirait, transpirait, et la serveuse, comme un cheveu dans la soupe, venait l'enfoncer. "Deux thés", jappa-t-il sèchement. Le stress le rendait névrosé.

-Avant... avant que je ne te révèle quoi que ce soi, tu dois me promettre de me pardonner.

Ce pardon était important. Tout l'équilibre de sa vie se jouait. tout dépendait des humeurs d'une adolescente. Autant se jeter immédiatement dans les flammes. Mais que faire sinon attendre, rester calme, se montrer gentil et compréhensif ?
Revenir en haut Aller en bas
Kathleen Gold
Maitre de JeuSerpentard
Maitre de Jeu
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La véranda

Message par : Kathleen Gold, Dim 3 Avr - 17:27


Elle n'avait jamais vu son père dans cet état. Il semblait être un tout autre homme, un homme qu'elle ne connaissait pas. Elle ne l'avait jamais vu nerveux. En colère - contre sa mère - oui, un peu inquiet ou même confus, mais jamais vraiment nerveux. Kathleen sentait la peur monter. Elle espérait que ses instincts la trompaient et que la situation ne se révélerait pas aussi grave qu'elle le pensait.

-Hilda va bien. Non, ma chérie. Il faut que nous parlions sérieusement.

Comme si elle en avait quelque chose à faire de la santé de sa mère, et elle sait que lui non plus ne s'en soucie pas le moins du monde. Non, c'était la dernière phrase qui avait retenue son attention. De quoi son Père pouvait bien vouloir lui parler ? Qu'est-ce qui était si grave, si important, pour qu'il se déplace en personne en milieu d'années....

Elle fut coupée dans ses réflexions quand Kohane approcha, en la saluant et en attendant leurs commandes. Son père la devança et commanda deux thés, et Kate ne put s'empêcher de sourire. S'il savait que sa fille adorait buvait des alcools forts presque à chaque sortie à Pré-au-Lard, elle n'était pas certaine qu'il le prenne bien. Mais elle laissa là ses pensées et sourit légèrement à Kohane en lui rendant son salut, essayant de compenser l'agressivité de son père.

Quand elle se fut éloignée, Kathleen se retourna vers le patriarche de la famille Gold, et fronça les sourcils alors qu'il prennait de nouveau la parole.

-Avant... avant que je ne te révèle quoi que ce soi, tu dois me promettre de me pardonner.

Kathleen sentit ses sourcils se froncer, et une peur sourde la saisir lentement aux tripes. Elle n'avait jamais rien eu à pardonner à son père. Il avait toujours été irréprochable. Alors qu'avait-il fait ? Il semblait avoir vraiment peur, et elle ne pouvait pas encore comprendre pourquoi...

Elle avait envie de prendre ses mains et de le rassurer, de le lui promettre, mais elle pressentait déjà que ce ne serait pas aussi simple. Elle joua avec ses doigts, gagnée par sa nervosité, et baissa les yeux.

-Dis moi.

Elle se préparait mentalement au pire, même si elle n'avait aucune idée de ce qui allait bien pouvoir lui tomber sur la tête. Elle croisa les jambes et releva la tête vers lui, prête à tout entendre.
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La véranda

Message par : Kohane Werner, Ven 15 Avr - 19:27


Commande
Kathleen et Robert (PNJ)


L'homme passa commande, d'un ton sec, brutal, peu accueillant :
-Deux thés !
Je ne fis aucune remarque sur son intonation si peu chaleureuse et notai ce qu'il désirait. Du coin de l'oeil, je vis Kathleen, tenter de contrebalancer l'agressivité de cet homme par un petit sourire amical. Sourire que je lui rendis, contente de la voir ainsi cette fois-ci. Le souvenir de la dernière fois que je l'avais vue, tellement étrange avec cet homme/cette femme, me revint en mémoire. A ce moment-là, elle n'était plus la même, comme possédée, en transe. Mais aujourd'hui, enfin, elle paraissait normale si on considère que la normalité existe.

Je quittai la véranda et revins derrière le comptoir pour préparer deux thés classiques. Alors que je versais l'eau bouillante dans les tasses, je me demandais qui était cet homme. Peut-être le père de Kathleen. J'étais tellement habituée à vivre avec des jeunes comme moi, loin de nos foyers respectifs, que j'en arrivais à oublier que nous avions tous des parents. Et pourtant, oui, ils existaient bel et bien, ils étaient là, à nous attendre, à nous aimer ou nous mépriser, c'était selon. A nous féliciter ou nous réprimander. La famille restait présente malgré notre éloignement avec l'école.

Je revins dans la véranda, les deux tasses posées sur un plateau :
-Voilà pour vous, dis-je. Faites attention, c'est chaud.
Je leur souris, décidant de ne pas m'arrêter sur l'hostilité certaine de l'homme. Puis je tournai les talons et revins dans la salle principale.

Commande:
 
Revenir en haut Aller en bas
Personnage
PNJ
Personnage

Re: La véranda

Message par : Personnage, Lun 18 Avr - 15:03


- Dis-moi.

Sa petite fille, son trésor, presque femme. Il allait lui jeter la vérité au visage puisque c'est ce qu'elle demandait. Il allait la briser, puisque c'est ce qu'elle demandait. Il allait la tétaniser, la vider d'espérance et de croyance, puisque c'était son désir. Il se mordit la lèvre, ouvrit des yeux violacés par la peur et cracha tel un serpent.

-Tu as un frère. Un demi, grand frère. Je vais le reconnaître, le crédité de ma paternité.

C'était une tempête. Un orage violent, à l'intérieur de son crâne. Mais quelle honte, cette soudaine tétanie, cette peur du caprice de l'enfant prodige, cette terreur à l'idée de revoir un fils abandonné. C'était donc ça ? Le prix du passé était-il celui-ci ? Il était soumis à ses émotions, à ses ressentis. Il détestait cela. Lui si ferme, si froid, si fidèle à ses propres désirs, le voilà brassé d'avouer un affront aux principes du mariage, quand bien même son épouse était pour lui une cause de seconde main. Une conséquence du rôle, plus qu'un devoir.

Quel avenir pour ce fils ? Bientôt héritant du crédible, demi frère de la blonde, le voilà à la tête d'une maison au blason félin. Qui était-il pour interférer dans leur vie à tous les deux ? Un égoïste ? un bon père ? un infidèle, coupable du pêché d'adultère ? Non. C'était avant Hilda. Avant les promesses.

- Avant toi, avant ta mère. Tu as un demi-frère.
Revenir en haut Aller en bas
Kathleen Gold
Maitre de JeuSerpentard
Maitre de Jeu
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La véranda

Message par : Kathleen Gold, Mer 20 Avr - 19:15


La serveuse revient, et elle lui dépose une tasse fumante devant elle, puis son père. L'adolescente la remercie silencieusement d'un sourire retenu, discret et hocha la tête en sa direction. Petite pause calme dans cette atmosphère tendue, qui se chargeait un peu plus d'électricité à chaque seconde. Son père la fixe dans les yeux, nerveux et agité, et avant même qu'il ne commence à parler, elle sait que ce qu'elle allait entendre n'allait pas lui plaire. Elle ignorait juste que c'était le plus grand euphémisme du vingt-deuxième siècle.

-Tu as un frère. Un demi, grand frère. Je vais le reconnaître, le crédité de ma paternité.

Bug.
Bug dans la matrice. Elle ne sait pas ce que c'est, mais cela revient au même.
Erreur qui immobilise tout son être. Les câbles informatiques sont juste remplacés par des veines, et l'alimentation principale est enclenchée sur ''off''. Les connections ne se font plus, alors que le cerveau doit passer par un processus de réparation pour recevoir et analyser les informations qui lui sont données. Mais c'est chose impossible. Le langage qu'il a apprit à déchiffrer durant toutes ces années est très simple, codé par une alternance de suites logiques, qui ne changent jamais, et qui ne lui font jamais défaut.

Le nouveau message est trop complexe, trop étranger pour être reçu. Pour preuve, ses yeux se plissent sous l'effet du choc et de la concentration, alors que le reste de son corps est figé dans une posture presque comique, tant elle est raide. Et pourtant, son père ne veut pas se taire et continue de déverser son flot de nouvelles sur elle, sans tenir compte du temps qu'il lui fallait pour en absorber le début. Il continue de lui en donner, sans se soucier du reste, comme ces anciennes imprimantes que l'on bourre avec acharnement quand elles ne veulent pas cracher ce que l'on attend d'elles.

- Avant toi, avant ta mère. Tu as un demi-frère.

Un frère.

S'il lui avait fallut quelques temps pour comprendre les paroles de son géniteur, les deux mots finirent tout de même par lui exploser en pleine figure alors que tout son corps s'élançait en arrière sous l'effet du coup de poing imaginaire qu'elle venait de se prendre dans le creux du ventre. Les informations défilaient désormais à toute vitesse, et elle les saisissait toutes au vol avec une étonnante lucidité, impuissante alors que ce raz-de-marée ravageait son esprit.

Un demi-frère. Il y avait vraiment quelqu'un sur cette Terre qui partageait un peu de son sang. Un peu de son identité, et un peu de son père. Mais encore, elle n'en aurait rien eu à faire, si les autres informations qui arrivaient aussi vite qu'une balle de pistolet sur sa cible ne la heurtaient pas de plein fouet à leur tour, en même temps. Un demi frère aîné qu'il allait reconnaître.

Menteur.
Le mot vint du fond de ses entrailles quand elle réalisa ce que ces mots signifiaient. Il lui avant menti. Avant même sa naissance. Qui se souciait qu'il ait touché une autre femme que Hilda Willoughby, avant leur union qui plus est ?... Que ce soit avant ou après son mariage, cela n'avait aucune importance, tout homme aurait agit pareillement. Mais qu'il ait osé lui faire cet affront, qu'il puisse la tromper elle aussi d'une certaine manière, était intolérable. Toutes ces nuits à pleurer dans ses bras les nuits d'orages, toutes les heures de jeu, d'apprentissage, tous ces moments si précieux ne valaient plus rien, entachés par la souillure du mensonge. A moins qu'il ne vienne ne l'apprendre, ce dont elle doutait. Son père savait toujours tout, et tout autre explication était inimaginable.

Il allait le reconnaître. Son b*tard. Son fils illégitime. ''Fils naturel'' pour faire plus élégant. Son fils aîné. Héritier. Non seulement elle n'était plus la seule et unique fille adorée, mais elle n'était plus la jeune héritière qui pouvait faire valoir son nom à chaque fois que cela lui chantait. Elle n'était plus fille unique.

Elle n'était plus la digne descendante de la famille Gold, juste la ''seconde enfant''. Un fille qui plus est. Et cet enfant, issu d'une idylle et qui n'aurait jamais dû voir le jour, était sûrement l'enfant qu'il avait toujours désiré. Un fils, qui lui ressemblerait, qu'il aurait eu avec une femme qu'il ne haïssait pas, sur lequel il pourrait poser les yeux sans avoir l'image d'une épouse qu'il méprisait de toutes ses forces danser devant lui.

Elle n'était plus rien.

En quelques secondes, sa vie venait de s'écrouler. Enfin, c'était ce qu'elle pensait, dans un moment d'angoisse tel que celui-ci, elle avait tendance à beaucoup trop dramatiser la situation. Elle s'éloigna de son père, éloignant sa chaise sans un mot, essayant de garder contenance. Bizarrement, les larmes ne venaient pas. Elle ne parvenait sûrement pas à réaliser, et le contrecoup serait terrible. Mais pour l'instant, sa voix s'élevait sans difficulté, étrangement détachée, parfaitement maîtrisée.

- Quel âge a-t-il ? Son nom ? Et pourquoi maintenant ?

Elle posa ses questions lentement, sans le regarder, laissant ses yeux errer partout sauf sur lui, sans poser de questions sur ses sentiments, ni sur son ressenti. Sans lui montrer ce qu'elle en pensait. C'était presque un étranger, alors qu'elle était entrée en l'adorant et en l'admirant de toutes ses forces.

Oh Papa
Pourquoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Damien J. Eales
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La véranda

Message par : Damien J. Eales, Dim 5 Juin - 15:52


--------Retrouvailles - [PV avec Alhena Peverell.]



Bercé par les bruits des gouttes de pluies tapotant une à une contre le verre de la véranda des trois balais, je méditais à mon avenir avant que je ne finisse totalement ivre, sans doute dans très peu de temps me connaissant. Depuis peu, j'étais à la tête de "l'organisation" de mon regretté grand-père ce qui me donnait milles et une opportunité. Concrètement, je pouvais accomplir tout ce que je souhaitais, mais en ce moment, que souhaitais-je ? Éradiquer les Mangemorts ? En effet, cela avait toujours été mon souhait... depuis le jour même où ma famille avait périe à cause de l'un de ces enfoirés et c'était la raison pour laquelle j'avais rejoint le Ministère de la Magie. Le Ministère... comment avais-je pu tomber aussi bas ? Être Auror n'avait pas été une solution pour moi, loin de là même. A leurs seins, je m'étais sentis... brider ? Oui, c'était bien le mot. Mon potentiel n'avais jamais été pleinement exploiter et mes missions avaient été plus pourrie les unes que les autres excepté pour la dernière que j'avais effectué pour eux. Au final, je n'avais été qu'un chien de ministère, obéissant au doigt et à l’œil à ce qu'on m'ordonnait de faire c'est à dire... rien la plus part du temps, là où j'aurais du, en toute logique, réellement me consacrer à traquer les Mages noirs. Sauf que le Ministère était tout aussi pourris qu'eux au final et c'était la raison pour laquelle je m'étais finalement affranchis d'eux, détestant ceux en qui j'avais autrefois une confiance pourtant aveugle.

Mais j'avais sans doute ce qu'il me fallait à présent pour effectuer mon combat de mon côté, en étant mon propre chef cette fois-ci. Enfin... cela n'allait sans doute pas tarder... il me suffisait pour cela d’agrandir mes rangs, d'aller chercher des élèves à Poudlard ou bien même des adultes qui partageaient ma cause. Et une fois que ce serait fait... j'allais sans doute pouvoir me lancer dans les choses sérieuses... mais pour l'heure, je n'étais pas à Pré-Au-Lard pour ça, j'étais simplement présent pour boire, autant que je le pourrais, histoire de... faire passer le temps j'imagine ? Tsss... drôle de passe-temps, Eales. Alors que j'attends patiemment le moment où un doux breuvage allait circuler dans mon gosier, des souvenirs concernant ce lieu remontent à la surface. Je me souviens m'être rendu ici plusieurs fois durant les dernières années de ma scolarité, plus particulièrement accompagné de ma meilleure amie, une Serpentard du nom d'Alhena Peverell. Elle était mon ainée de deux ans et je l'avais rencontré durant ma cinquième année d'études, partageant avec elle une vision du monde assez... particulière ?

Je m'étais énormément confié à elle au point où elle connaissait parfaitement mon passé ainsi que toutes les choses que j'avais fais après avoir quitté Poudlard... la recherche de mes grands-parents en ayant parcouru le globe, l'entrainement que j'avais effectué auprès d'eux, mes connaissances en magie noire, le fait que j'avais mis la main sur l'assassin de mes parents pour qui je n'avais eu aucune pitié... Et c'était également la première personne que j'avais mise au courant concernant mon ancien travail au Ministère ce qui l'avait légèrement surprise d'ailleurs. Mais depuis un bon moment, au moins une année, nous ne nous étions plus croiser et aucunes nouvelles n'avaient été données.

Je me demandais bien où elle pouvait être, ce qu'elle pouvait bien faire pour ainsi être aux abonnées absente, mais je ne me faisait pas de soucis pour elle néanmoins. J'avais parfaitement confiance et savait qu'elle pouvait se défaire d'un mauvais pas s'il lui était arrivée quelque chose, alors bon... Lâchant un profond soupire, je me remis à patienter, les yeux fixé sur un point imaginaire face à moi, perdu dans mes pensées, sans même faire attention aux potentielles personnes qui pouvaient aller et venir dans ce lieu où je me trouvais...


DAMIEN J. EALES.--------



Dernière édition par Damien J. Eales le Mar 7 Juin - 1:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Alhena Peverell
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La véranda

Message par : Alhena Peverell, Mar 7 Juin - 1:30


RP avec Damien J. Eales

Retrouvailles
_________________

Qu'il est simple de dire Bonjour ou Au revoir. Qu'il est simple de prendre un verre avec quelqu'un. Pourtant, toi tu n'arrives pas à pousser cette porte. C'est dingue comme tu es fuyard, une lâche en puissance. Tu finis ta cigarette. Réfléchis à ce que tu vas dire, à ce qui s'est passé durant ces années sans nouvelle. T'as tant de chose à dire, comme par exemple que tu es devenue Mentor de quelques jeunes, que t'es devenue Professeure et que tu te fais vieilles aussi. Mais c'est bizarre, c'est comme un coeur arraché de ta cage thoracique, comme si ça c'était effondré. Ta relation avec Damien avait été plutôt étrange. Un meilleur ami, un petit frère. Une personne de confiance à qui tu avais fait tant de confidence durant ta jeunesse. Surtout la plus importante. Alors tu sais toujours pas pourquoi, t'arrives pas à entrer dans ce foutu bar.

Après quelques instants, quelques souffles et un mégot gisant sur le sol, t'entres. Direction la véranda, aucune envie de t'égarer au milieu d'inconnu. Plus vite tu le trouvais, plus vite la discussion commencerait, plus vite elle se finirait. Fallait rester positive, même si ça n'était aucunement ta spécialité. Tu l'aperçois alors, il est là avec son petit regard vide de sens. Pensif, comme d'habitude. Léger sourire sur tes lèvres. Avec une légère boule au ventre, tu t'avances, manquant de te prendre un autre client pas très attentif. Tu t'installes sans demander ton reste.

- Bonsoir Damien. Ça fait bien longtemps, comment tu vas ?

Tu fais dans le classique. On commence lentement, par la simplicité. On creusera vos vies plus tard dans la soirée. De toutes manières, avec vous, on ne passe jamais par quatre chemin depuis le temps. En attendant une réponse, tu fais un geste à un serveur qui passe par là. Oui, il fallait que tu boives. Peut-être beaucoup, s'il voulait s'étendre dans tous les détails sordides. Que cela soit du Démon qui ronge et consume la femme en toi. Que ça soit tes remords ou tes regrets. Tu ancres alors ton regard dans le sien, comme tu as tant l'habitude de faire. Le petit poltron veut toujours devenir grand visiblement. Cette lueur au fond de ses yeux, tu la connais bien : celle de l'ambition.

En y pensant, en fait, comparé à lui... Tu es cinq cent fois plus ambitieuse que le garçon. Lui, il est là à vouloir ce que tout les hommes veulent. Il ressemblent un peu à Cale. D'ailleurs, il faudrait que tu lui demande au rouge, ce qu'elle devait faire de ce type. Devait-elle jeter ce pion ou en faire un truc important ? Le garder sous le coude ? Et puis, il y avait tant de chose à dire sur tout et n'importe quoi. Personnage perdu. Narratrice perdue. Que faire du démon qui s'insère dans ses textes, celui consume ses dires. Rien n'avait de sens. Juste une histoire pour combler un vide de page. Un vide d'émotion chez toi Peverell. Vieux jeu pathétique de mot, fautes d'orthographes, même plus de métaphore et de rime. Mais tu vas t'en remettre. L'histoire et les remords remontent bientôt à la surface, tu sauras alors faire face à se qui ronge l'essence de ta propre vie...


Dernière édition par Alhena Peverell le Jeu 9 Juin - 20:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La véranda

Message par : Kohane Werner, Jeu 9 Juin - 18:34


Commande
Damien et Alhena


Plic, ploc, plic...
Tiens, ça pleut. Goutte, goutte, goutte... Douce musique qui résonne dans le bar alors que l'eau vient taper sur le toit.
J'ai l'impression que ça fait un moment qu'il n'a pas plu. Ca fait du bien. Même si secrètement, j'espère aussi que ça s'arrêtera quand je rentrerai. Me mouiller tout le long du chemin n'est pas mon grand trip.

Les larmes du ciel semblent avoir ralenti le rythme, ici. Etrangement, j'ai comme la sensation que tout va plus doucement. Les coeurs, les corps se ralentissent. Les esprits aussi. Moins de pression.
Tiens, en parlant de pression, voilà une nouvelle bièraubeurre de servie. Le type au comptoir me remercie poliment, dépose les sous, se détourne un peu de moi, regarde son voisin. Ils entament une discussion animée à la douce musique de la pluie.

Je retourne à mes petites affaires. Laisser leur intimité aux clients. Je ne suis pas là pour les écouter, les juger, faire le psy.
Et toujours plic, ploc, plic...
Goutte, goutte...

Atmosphère tranquille dans un bar tranquille. Pas de remous.
Malgré le temps extérieur, il fait sacrément chaud ici. Chaleur humaine. Puis le travail. Bouger, courir à droite à gauche. Préparer ci, préparer ça. Mine de rien, ça fait faire du sport !
Je retrousse mes manches en expirant un bon coup. Allez, courage ! T'as vécu pire !
Je regarde distraitement mes bras. Et mon coude. Il est encore un peu rouge. Merci Lena ! Souvenir de cette belle chute que je n'ai pas su éviter. Ni calculer. Au fond, elle n'a pas tort : je ne suis pas assez méfiante.

Soudain, mouvement. Le calme, l'atmosphère cotonneuse sont brisés par une intrusion. Air froid qui pénètre dans la salle. Pluie qui se fait entendre d'encore plus près.
Je lève la tête. Je crois avoir une hallucination. Pile au moment où je pensais à elle !

Alhena Peverell apparait. Vite, vite, va vers la véranda. Je doute qu'elle m'ait vue. Je doute qu'elle ait vu qui que ce soit.
Ne s'arrête pas. Ne semble pas vouloir parler. Et sait exactement où elle va.
Je me rappelle qu'un peu avant, un autre client a pris le même chemin. Comme à mon habitude, je lui ai laissé le temps de s'installer, réfléchir à quoi commande si jamais il est indécis. Ne pas lui sauter dessus immédiatement. Ca ne donne jamais bonne impression.

J'attends une minute ou deux, que Lena trouve son coin -n'importe où- avant de suivre ses pas. Je pourrai faire d'une pierre deux coups : prendre les deux commandes à la fois. Ca m'évitera des allers-retours. Sauf si l'un ou l'autre ne sait pas ce qu'il désire.

Je débarque dans la véranda. D'ici, la pluie semble plus présente. Et plic, et ploc.
Tiens, Lena est attablée avec le type que j'ai repéré comme se dirigeant par ici. C'est donc lui qu'elle avait à rencontrer.

Je m'avance.
Tranquille. Sourire.
Faire bonne impression.
J'arrive à leur niveau.
J'espère ne pas interrompre quelque chose d'important.
Et puis, je ne fais que mon boulot, moi !
Alors je demande :
-Bonjour tous les deux. Qu'est-ce que je peux vous servir ?
Ton cordial, aimable, avenant. Et puis regard à Alhena : c'est la première fois que je te vois ici...
Revenir en haut Aller en bas
Damien J. Eales
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La véranda

Message par : Damien J. Eales, Mar 26 Juil - 17:44


--------Retrouvailles - [PV avec Alhena Peverell.]



Le timing était apparemment des plus parfaits aujourd'hui... comment aurais-je pu deviner que le simple fait de penser à Alhena suffirait à ce qu'elle apparaisse, comme ça, d'un seul coup, face à moi en engageant la conversation de la façon la plus naturelle qui soit, comme si la dernière fois remontait à quelques jours seulement ? Si je n'avais pas connaissance de l'existence de la magie, je crois qu'à ce moment précis, j'aurais commencé à y croire tant tout ceci semblait irréel et pourtant... mais alors que mon regard à la teinte azurée scrutait la femme posée face à moi, je ne savais pas exactement comment réagir... notre relation était des plus étranges et donc, malgré l'amitié et la confiance qui s'était installé entre nous, le fait qu'elle n'ait pas donnée de nouvelles depuis si longtemps n'était pas étonnant et pourtant, quelque part, ça me contrariait assez, donnant l'impression de n'être là que lorsqu'on avait besoin de moi. Hum... non... ce n'était définitivement pas son genre et quand bien même, personne ne pouvait se servir de moi de la sorte, pas de l'être que j'étais parvenu à construire après tant d'années à la recherche de mon identité.

Cela me faisait d'ailleurs penser qu'énormément de choses s'étaient produites depuis les dernières nouvelles que je lui avais donner. J'avais quitter les Aurors, découvert qui j'étais réellement, au fond de moi et également pris la tête de l'organisation de mon grand-père, embrassant pleinement mon héritage, celui d'un descendant d'une puissante famille de Mage Noirs... la conversation allait donc être officiellement lancée entre nous et n'allait sans doute pas tarder à devenir... intéressantes, tant il y avait de choses à dire...


D A M I E N ---E A L E S
Trop longtemps, je dirais même. Oh, je vais parfaitement bien, je ne pourrais pas aller mieux actuellement, tout me réussi et tournes à mon avantage. Et toi ?


Ces quelques phrases avaient été prononcés avec un léger sourire en coin jurant avec l'absence d'émotions dans ma voix. Mais en même temps, les émotions étaient quelque chose que j'avais du mal à ressentir depuis un moment, depuis que j'avais pris la tête de l'ordre qui m'avait été confié... seuls quelques rares personnes avaient le privilèges de voir un Damien étant à peu près humain, le restes, eux devaient faire face à quelqu'un de froid et presque robotiques tandis que d'autres étaient tromper par une façade que je pouvais me créer pour paraitre parfaitement normal. Sauf qu'avec Alhena, nul besoin de jouer ou de mentir, d'autant plus qu'elle en savait déjà énormément sur ma vie, alors à quoi bon tricher ?

D'ailleurs, en parlant de ma vie... alors que la conversation pouvait nous y mener petit à petit, je me dis que finalement, l'idéal était d'annoncer la nouvelle directement, sans y passer par quatre chemins, car il n'y avait pas de ça entre nous. Nous étions du genre à dire les choses directement, sans prendre de pincettes, confessant absolument tout ce qui n'était pas partageable avec d'autres êtres humains un peu plus... conventionnels ? Et c'était peut-être là la force de mon amitié avec la jeune femme.


D A M I E N ---E A L E S
Il y a quelques temps de cela, mon grand père est décédé, ce qui fait de moi l'unique héritier Jayden et me propulses à la tête de la... petite armée qu'il avait à sa disposition, armée que je vais d'ailleurs agrandir en piochant là où il faut piocher...


Alors que je venais tout juste de terminer ma phrase, une serveuse s'approcha de nous dans le but de prendre nos commandes. Heureusement qu'elle n'était pas arrivée quelques secondes plus tôt, car la conversation n'était pas à placée entre toutes les oreilles... d'un ton qui se voulait être aimable et vivant, j'affichais donc un sourire, enfilant soudainement mon masque d'humanité pour annoncer à la serveuse ce que je désirais.


D A M I E N ---E A L E S
Ce sera un Whisky pur feu pour moi, s'il vous plait.


DAMIEN J. EALES.--------

Revenir en haut Aller en bas
Alhena Peverell
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La véranda

Message par : Alhena Peverell, Dim 7 Aoû - 21:15


Sourire crispé, presque forcé. Tu es mal à l'aise, mais seule toi le sait. Tu es une menteuse professionnelle. Le meilleur des masques de pierre. On te la fait pas à l'envers. Tu restes alors là, coudes sur table, les mains jointes, ta tête posée dessus. Tu fais semblant d'écouter. Mais ça rentres d'une oreille pour en ressortir par l'autre. Pas que ça ne soit pas intéressant, mais t'es juste distraite. Ton coeur bat à une allure bien trop forte. Tes pensées sont embrumées. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu es ailleurs pour cette soirée.

- Trop longtemps, je dirais même. Oh, je vais parfaitement bien, je ne pourrais pas aller mieux actuellement, tout me réussi et tournes à mon avantage. Et toi ?

- Moi aussi, tout va bien.

Simple. Rien de plus. Comme si tu avais perdu l'habitude de parler. De te confier à cet homme qui t'es presque devenu étranger. Mais tu continues à feinter. Tu te redresse et t'enfonces dans ton siège. Le regarde vaguement. Sourire sur les lèvres. Il parle, il parle. Est-ce que ça t'intéresses vraiment ? Tu ne sais pas. Le pauvre. Mais pourquoi êtes-vous là ?

- Il y a quelques temps de cela, mon grand père est décédé, ce qui fait de moi l'unique héritier Jayden et me propulses à la tête de la... petite armée qu'il avait à sa disposition, armée que je vais d'ailleurs agrandir en piochant là où il faut piocher...

- Oh... Enfin. C'est bien, depuis le temps que tu attendais ça.

Quoi dire de plus ? Nan, rien à dire de plus. Un silence s'installe. Logiquement c'est à toi de raconter tes secrets mais... Mais c'est différent. Et puis, par quoi commencer sérieusement ? Heureusement pour toi, Kohane vient à la rescousse. Elle demande ce que vous voulez boire. Sa petite est interrogative mais tu fais semblant de pas l'avoir remarquer. Pas comme si tu devais t'expliquer non plus. Elle est pas ta mère, encore heureux.

- Ce sera un Whisky pur feu pour moi, s'il vous plait.

- La même chose Werner, merci.

Tu attends qu'elle reparte avant d'entamer à nouveau la conversation.

- Je vois... C'est intéressant comme destinée. Par contre, ça ne me dit pas pourquoi tu es de retour à Londres. Qu'est-ce que tu viens vraiment faire ici ?

Regard intransigeant. Il cri : ne mens pas, je le saurais. Malgré tout, tu gardes ce petit léger et ironique.

Un sourire sur les lèvres onirique.
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La véranda

Message par : Kohane Werner, Lun 15 Aoû - 16:35


Commande
Damien et Alhena


Ton cordial. Ton aimable. Ca va. Pas trop désagréable, le type.
Vous savez, au bout d'un moment, à force de bosser dans un bar, on s'habitue à tous les profils. Des plus sympathiques aux plus grincheux, des plus adorables aux plus détestables. Alors quand on ne connait pas les gens, on se tient prêts à toute éventualité.
Il demande un whisky pur feu. Et la même chose pour Lena !
Je note secrètement qu'elle m'a appelée par mon nom de famille. Marque de distance. Lena est comme ça. Un coup très froide, très loin, inatteignable. Et puis l'autre fois presque à portée de main, plus ouverte, petit sourire attachant. Elle vogue sans cesse entre les deux et parfois, ça me déstabilise. Parce qu'au final, je ne sais plus trop que penser.

Je hoche la tête, leur dis que je leur apporte ça de suite. Phrase bateau.
Retourner à l'intérieur à grands pas. Pas perdre de temps.
Un couple m'apostrophe, calé dans un coin de la salle principale. Ce sera un thé et un chocolat chaud. Pas de problème. C'est dans la liste des possibles. Après tout, qu'est-ce qui ne l'est pas, dans la liste des possibles ? N'existe-t-il pas ce vieil adage : quand on veut, on peut !
J'ai envie de rire à cette pensée. Rire aigre. Parce que... comme on dit : facile à dire ! Ceux qui nous sortent ça sont généralement ceux qui ont juste eu à claquer des doigts pour avoir l'objet de tous leurs désirs à leurs pieds. Sauf que la vie... bah c'est pas comme ça. Et des fois on veut, on trime. On n'y arrive pas.

Je verse dans deux verres du whisky pur feu. J'aime cette couleur. J'aime regarder la boisson couler dans le récipient, voir cette couleur ambrée se déverser par flot. Voir les reflets à la lumière.
Coup d'baguette. Faire réchauffer l'eau et le lait d'un #calda puis laisser infuser le thé, faire fondre le chocolat.
Tout est prêt. A nouveau, pas perdre de temps.
Charger sur un plateau... c'est bon !

Je passe devant les deux jeunes (certainement en quatrième ou cinquième année mais que je ne connais pas). Dispose leurs boissons, leur annonce la note.
Puis je vais vers la terrasse. Je souris cordialement à Alhena et son ami :
-Voilà pour vous.
Disposer les verres devant eux.
-Ca fera 6 mornilles par verre !

Commande:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: La véranda

Message par : Contenu sponsorisé, Aujourd'hui à 21:08


Revenir en haut Aller en bas
Page 17 sur 20

 La véranda

Aller à la page : Précédent  1 ... 10 ... 16, 17, 18, 19, 20  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.