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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
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Le comptoir
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Marx Rosenzwag
Gryffondor
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Re: Le comptoir

Message par : Marx Rosenzwag, Mer 21 Déc - 11:31


Avec Eb et Vhag

De passage à Pré-Au-Lard pour la première fois depuis... Fiuu, plusieurs années maintenant! Marx avait quitté Poudlard il y a trois ans, et n'était donc pas revenu au village de sorciers depuis. Monsieur s'était baladé toute la journée, voyageant dans les landes pour profiter et réfléchir un peu à... la suite des évènements. Et son inconscient avait, semblerait-il, placé le village sur son chemin. La neige tombait en gros flocons ce soir-là, et le jeune avait décidé de se poser, au chaud, le vol en balais étant devenu fort inconfortable. Et quoi de mieux que les Trois Balais?! De la boisson, de la compagnie, de l'ambiance... du bruit et de l'agitation! Tout ce qu'il fallait au jeune sorcier! Balais laissé dans l'entrée, Marx pénétra dans l'auberge.

Il y faisait bon, l'ambiance y était chaleureuse et modérée. Le visage rosi par le froid extérieur, le jeune homme se dirigea vers le bar, sans trop s'attarder, après s'être débarrassé de la neige qui lui collait aux cheveux, aux vêtements et aux bottes. La neige, aussitôt tombée au sol, fondait pour former une belle flaque miroitante. Arrivé à hauteur du comptoir de bois, Marx saisit une chaise haute et s'y assis d'un bond avant de se frotter énergiquement les mains, endolories par le froid elles aussi. Un très large sourir aux lèvres, le garçon déclara d'une voix puissante et claironnante, qui couvrit le brouhaha ambiant :

- Un verre d'Hydromel s'i'ous-plaît!!

Pas un bonjour... Quel impolitesse! Mais bon, il ne fallait pas trop lui en demander - il avait dit "s'il-vous-plaît" après tout.Toujours tout sourire, Marx pivota sur la chaise, observant les clients en train de boire et plaisanter, avec un peu trop d'insistance parfois, ainsi que les serveurs et serveuses qui déambulaient, le plateau vide, parfois plein à la main. Voilà qui était fort agréable! Un pur moment de... détente? Oui, et bien on en reparlera dans trois ou quatre verres hein!
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Bleuette Dawsney
Gryffondor
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Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Le comptoir

Message par : Bleuette Dawsney, Jeu 29 Déc - 21:13


HRP:
 

En y repensant, moi non plus, je ne maquillai jamais vraiment beaucoup. Mais ce soir, j'avais eu l'envie de me faire toute belle et jolie, au cas où mon prince viendra me chercher, de magnifiques cheveux au vent, un carrosse brillant devant l'entrée et à la fin un doux baiser dont je me serai souvenue toute ma vie, que j'aurai raconté à mes filles pour qu'elle rêve de la même chose. Bref, une belle boucle quoi.

« Hhm... Question piège? Honnêtement, je me serais plus vue à Serpentard, m'enfin. Certains étudiants en valent la peine quand même, ce ne sont pas tous des clichés. »


J'hoche la tête, compréhensive. Mes soeurs m'avaient affirmé que je serai la seule dans la maison. Soit parce que j'allai atterrir dans la maison que ma plus grande soeur venait de quitter lors mon arrivée à Poudlard, soit parce que je me retrouverai à Gryffondor. Personne chez moi n'était allé à Gryffondor, vu que Lise est allée à Serpentard, Polly et Madison à Serdaigle et Patty et Selma à Poufsouffle. Alors, c'est vrai que je ne pensais pas aller chez les rouges et or lors de ma première année, moi aussi.

Elle me sourit et je lui souris en retour. Sympathique jeune fille qui me tenait compagnie. Peut-être mieux qu'un prince charmant au regard ravageur ? Je ne pouvais pas le dire tout de suite, la soirée venait de commencer, après une vingtaine de minutes dans les toilettes. Ce qui, il faut l'avouer, n'est pas le début des soirées habituellement. Après, je ne sais pas trop dans quelles soirées vont les autres, donc bon...

« Toi, qu’est-ce que tu aimes chez les lions? Tu ne m’as toujours pas dit ton nom, d’ailleurs. »

Surprise, je la regarda alors, essayant de me remémorer le début de la soirée. Nan, effectivement, je ne lui avais point donné mon prénom, ce qui était un peu triste, vu qu'elle m'avait donné le sien. Quelle impolitesse !

-Bleuette, Bleuette Dawsney, dernière année également. Mais tu peux m'appeler comme ça te chante, tant que c'est original. Parce que bon, Bleuette, c'est tout choupi, mais c'est un peu enfantin. Alors que par exemple, June, Caroline, Gabrielle, Taylor et pleins d'autres nom sont hyper chouettes ! Mais bon, j'aime bien Bleuette quand même, c'est sympathique. Lui répondis-je

Long monologue pour pas grand-chose au final. Et je n'avais même pas répondu à sa première question. Ce qui me plaît à Gryffondor ? Facile, le fait qu'aucune de mes soeurs soient là, qu'on vient pas m'accoster toutes les deux minutes parce qu'ici, on sait se débrouiller et les canapés de la salle commune. On dort très bien dedans, mieux que dans les lits.

-Bin, beaucoup de choses en fait. Moi aussi, je ne me voyais pas du tout à Gryffondor, je n'avais pas le courage pour, toute naine que j'étais à onze ans. De plus, aucune de mes... cinq ? Oui, cinq, aucunes de mes cinq soeurs n'étaient allées à Gryffondor, je ne pensais pas être différente d'elle. Mais du coup, c'est bien la paix que j'y trouve là-bas, ainsi que le confort des canapés et........ L'esprit débrouillard de tout le monde je dirais. En tout cas, personne n'était venu me casser les pieds pour quelque chose qu'il pouvait faire tout seul, et ça, ça prouve qu'il y a encore de l'espoir en l'humanité !


Pendant que je parlais, probablement trop, pour pas grand-chose (encore) en plus, une serveuse vint à notre table, une jolie brune un peu fatiguée, qui me semblait légèrement familière, mais je n'y fis pas plus attention que ça. Elle fit léviter des verres et amena une bouteille de whisky sur la table. C'était adorable, Nya avait pensé à me prendre un verre. Bien que la taille du verre ne me convient pas plus que ça, le geste est gentil. Je lui souris alors et pris le verre qu'elle me passa. Elle leva le sien et j'en fis de même.

« Cheers! À nos rencontres hasardeuses deux fois dans la même journée! »


Et je rajoutai, pour rigoler,

-Et au lit des Gryffys qui sont les plus confortables !
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Nya O'Neal
Gryffondor
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Le comptoir

Message par : Nya O'Neal, Jeu 5 Jan - 5:30


HRP:
 

Je ne pus m’empêcher de sourire en voyant la réaction de ma camarade. Elle avait l’air vraiment étonnée de ne pas m’avoir donné son nom. Eh, au pire, on s’en fichait un peu, hein. Ce n’était qu’un nom, après tout. Et on n’avait aucun contrôle dessus, même. Nos parents nous l’imposaient dès la naissance. Enfin, je dis ça, mais je n’avais pas vraiment à me plaindre du mien : Nya, court et efficace. Ça me plaisait bien, comme prénom. Ma camarade, quant à elle, ne semblait pas spécialement apprécier le sien, qu’elle trouvait trop enfantin. Mon sourire s’élargit. Personnellement, j’aimais bien – probablement parce que ça me faisait penser au fruit du même nom, que je trouvais particulièrement bon. Amusée par son petit monologue, je cherchai un surnom à lui donner, en vain. Et puis, que ça fasse jeunot ou non, je doutais fort que qui que ce soit la juge là-dessus, de toute façon.

« J’te trouverai un surnom plus tard, mais j’trouve ça joli moi, Bleuette. »

Décidément, elle avait l’air douée pour les monologues, la lionne. La soirée promettait d’être intéressante. Voilà qu’elle déblatérait pendant plusieurs secondes sur ce qui lui plaisait des Gryffons. Je l’écoutai donc attentivement. Cinq sœurs? Quand même. J’aurais bien aimé avoir quelqu’un avec qui jouer plus jeune, elle en avait de la chance. Quoi que, six filles dans la même maison, ça doit parfois tourner en intenses crêpages de chignon… Pour l’esprit débrouillard, elle ne devait pas être tombée sur les mêmes énergumènes que moi. Les rouges et or sont loin de tous être aussi courageux et débrouillards qu’ils veulent bien le faire croire. Au contraire, certaines seraient bien malheureux et pris au dépourvu si l’académie arrêtait de leur fournir deux repas frais par jour. Ils finiraient probablement par crever de faim – ou obèses, parce qu’ils ne mangeraient que des pâtes. Je préférais toutefois ne pas briser ses rêves et me contentai de répondre à la première partie de sa tirade.

« Cinq sœurs? T’as dû en vivre des aventures, toi! Est-ce qu’elles sont toutes dans la même maison? Quel âge ont-elles? »

La curiosité est peut-être un vilain défaut, mais faut bien avouer que ça aide à trouver des sujets de discussion, quand on ne connait pas encore la personne qui nous fait face. Après avoir rempli les deux verres de whisky, j’en tendis un à mon interlocutrice et trinquai à nos rencontres des plus hasardeuses – mais non bien bienvenues. Cette dernière renchérit en mentionnant une nouvelle fois les lits des Gryffondors. À ce niveau-là, je ne pouvais qu’approuver. J’étais insomniaque et passais souvent mes nuits à fixer le plafond, mais c’est vrai qu’au moins, c’était confortable. Je n’avais pas à me plaindre. Je souris donc et avalai ma première gorgée d’alcool de la soirée. C’était vraiment agréable de sentir la liqueur se frayer un chemin, réchauffant tout sur son passage par la même occasion…

« Sinon, as-tu une idée de ce que tu comptes faire après Poudlard? Mine de rien, ça approche à grands pas. »


N’étant moi-même pas très sûre de ce que me réservait le futur, j’avais bien envie de savoir si mon interlocutrice en avait une idée un peu plus claire que moi.
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Leo Keats Gold
Gryffondor
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Re: Le comptoir

Message par : Leo Keats Gold, Mar 10 Jan - 23:47


Réponse à Jade.

Tu sais que tu étais censé,
En cas de pépin,
De mal être.
Mais t'as beau avoir failli y passer,
T'as pas osé.
C'est pas une question de fierté,
Non c'est pas ça.
Parce que de la fierté, ça fait bien longtemps que tu n'en as plus.
T'es même plus sûr de savoir encore ce que c'est.
Si t'en as eu un jour.
Franchement.
Regarde toi.
Ta sœur a failli se tuer en réparant tes conneries,
Tes même pas sûr que ça ait valu la peine.
C'est plus ton genre
-De trop parler.
T'as arrêté quand t'as compris que les mots n'attiraient que le jugement.


Alors je suis un peu mal à l'aise,
Devant toi Jade.
J'essaie de masquer un peu ma jambe qui traîne.
Et mon teint pâle.
Par mille sourires,
Tous sincères, rassure toi.
J'ai juste peur que tu vois.
Que tu sentes que y a un truc qui va pas.
Que y a un truc qui cloche chez moi.
Parce qu'après tu t’enfuiras.
Je sais que y aura rien entre nous,
Qu'c'est impossible.
Que tu ne veux pas de moi et que dans la mesure des choses je ne peux pas
-Te laisser t'approcher.
Mais y a un truc,
Que je comprends pas,
Qui est plus fort
-Quand tu es là.
Je suis poly-amoureux tu sais,
J'aurais toujours des sentiments forts, amoureux pour d'autres,
Que j'ai aimé,
Rencontré,
Qui m'ont soigner.
Mais ils peuvent être plus fort pour une personne.
M'autoriserais-tu seulement
À aimer d'autres personnes,
Si c'est pour toi que mon cœur bat le plus fort ?  
Accepterais-tu cette possibilité de me voir infidèle ?
Pour m'évader ?
Ça fait beaucoup de si
Sur un ressenti
Que je n'ose même pas t'avouer.
Sur une graine si tôt étouffée.
Je suis quelqu'un d'étrange tu sais.
Perdu dans sa sensibilité
-Exacerbée.
Perdu dans es idées.
Ses ressentis,
Se idéaux.

Je suis quelqu'un qui ne peut plus dormir à force de cauchemar.
De dégoût
Et de peur.
Je suis quelqu'un qui ne sait même pas qui il est
Ce qu'il est
Il
Elle
Ol.
Ce qu'il vaut,
Mais sûrement pas grand chose.
Si tut savais
Comme ça peut faire mal
De passer après les autres.
De laisser son bonheur de côté parce que
Comme l'a dit mon serveur
Il n'est qu'une cause perdu.
Je n'suis qu'une cause perdue.
T'as voulu me montrer le contraire je crois
N'est-ce pas ?
Arrête de fantasmer.
Tu n'y arriveras pas.
Et tu fuiras,
Comme les autres,
Au fur et à mesure que tu sauras.
Tu pourras pas me voir au delà.
Jamais.


J'en ai marre des chambres d’hôtel miteuses
Au papier jauni-tapisserie
À coup de cancerette.
Des reveils en tremblote
Seul
Dans le noir,
Les cauchemars penchés sur le berceau.
J'en ai marre de ma tête,
De mes sentiments
Qui fonctionnent plus bien.
Il me faut quelqu'un
Qui sait
Réparer les gens.
Est-ce que c'est ton cas Jade ?
Est-ce que
Tu saurais,
Me réparer
Même un
tout
Petit
Peu?
Des fois
J'ai jute envie
De baisser les bras.
C'comme ça

- Merci, c'est vraiment gentil.. Et euh, oui pourquoi pas, quelque chose.. sans alcool, quello.. hm, ce vous.. voulez, je vous fais confiance.


Accent chantant.
Qui m'avait presque manqué.
Mélodie ensoleillée.
J'en ai pas la carrure,
Et pourtant c'est tout comme
Mais t'as pas l'air au courant
Pour la boisson.
Tu sais pas
Tu soupçonnes pas.
Qui pourrait me souffler
Que tu pourrais tolérer ?
En tout cas, un hochement de tête,
Et attrape une bouteille de ... sirop ?
Oui c'est bien ça du sirop/
Même si moi
Je ne vois pas l’intérêt
De ne rien boire d'alcoolisé.
Encore le corps
En manque
Qui parle.
Je te tends ton verre sur le comptoir,
Un peu gêné
Par ta proximité.  


- A vrai dire.. j'ai besoin d'aide. Ou d'un service, si vous préférez. Ma.. mais je ne sais pas si.. vous pourrez me répondre..

Si je ne suis pas en mesure de le faire,
Personne ne le pourra ici,
Même si la gestion n'est pas faite par moi,
Même si je passe mon temps allongé dans un coin de la cuisine
Bouteille en main
À essayer d'oublier.
Même si j'aimerais
Soutenir un peu plus
Mes employés
Même si Ailyne n'est plus une chimère
Je devrais pouvoir t'aider
Parce que pour toi
J'ai envie de me lever
Je crois.
Faire l'effort de te tendre une main.
Comme t'as tendu la tienne
L'autre fois.

- Je suis le propriétaire du bar, si je ne peux pas t'aider, personne ne le pourra.










Réponse à La Chimère. Au goût de Paradis.
Musique




T'as pas bien compris ce que c'était au début. Une faible lueur dans la nuit. Quelque chose. Qui empêchait les monstres de t'attraper totalement. Une sorte de protection, un p'tit morceau de monde. Qui n'était pas à toi. Sur le coup t'as pas saisi. Tu  pensais que c'était encore ton cerveau-malade qui déraillait. T'essayais de t'en convaincre. Sauf qu'il y avait cette odeur. Effluve rouillée. Terre mouillée-poivrée. Et alors t'as compris. Tu as compris que même si elle a pris vie. Qu'à l'aurore elle s'est enfuie, libre hirondelle, elle avait tellement marqué ta vie qu'elle te hantait à chacun de tes pas. Une lumière, faible, mais toujours là, une vague de chaleur entre tes doigts. Elle avait pris un bout de ton âme en partant. Et tu avais dû garé un bout de la sienne. Quelque part. Par mégarde. Mais tu n'as jamais pu lui rendre. Parce que tu as eu beau espérer qu'elle revienne un jour te voir. Tu ne l'aurais pas capturée. Tu ne l'aurais pas remise e force ans ta tête. Un rêve n’appartient pas à l'homme qui le fait. Et c'est en te quittant qu'elle avait rendu ses lettres de noblesse au mot
-Liberté.

Goutte sucrée,
Sur tes yeux clos.
Halo protecteur.

Tu te plaisais encore parfois à l'imaginer survoler le monde. Par delà les nuages qui vous avaient protéger cette nuit là. Tu l'imaginais libre. Comme personne ne l'a jamais été. Insaisissable. Arrivant avec la nuit, disparaissant avec l'aube. Oiseau que l'on ne forcerait jamais à atterrir. Que l'on ne pourrait jamais écraser. Qui marquerait les âmes comme elle avait marqué la tienne. Car depuis son départ: La pluie sur les toits de la ville n'a plus jamais eu la même odeur. Le même goût sucré d'après l'amour. Le vent a arrêté de chanter sous les tuiles. Mais aujourd'hui le monde a comme une senteur pluviale. Qui te chatouille les narines.
-Une odeur de chimère.

Ca me rappelle mon nez
Perdu dans tes cheveux
Et ton rire
-cristallin.


J'ai pas compris pourquoi. Pas tout de suite en tout cas. Pourquoi en me levant déjà, j'avais un arrière gout de paradis qui flottait dans la bouche. Pourquoi mes draps sentait encore la rosée. Pourquoi les rayons de l'aube me chatouillait le dos à travers les carreaux. Pourquoi tout ça c'était douloureusement familier. Et comme tous les matins, j'ai revu ta forme étendue là. Caresser du bout des lèvres un souvenir de bonheur, peut-être le seul. Sans l'embrasser. Parce que ça fait trop mal d'y repenser. Le bonheur qui retombe a comme un goût salé. Les dialogues ne sont plus si enfantins. On a arrêté d'arrêter. De penser. La vie a repris son cours. Mais il manque toujours quelque chose dans le fond de l'air. Il manque comme un temps dans les battements. Une mesure dans un morceau.

Y avait quelque chose,
Dans le souffle du vent
Qui annonçait ta venue
-Et je ne l'ai même pas vu.


J'ai pas compris mais j'ai fait sans. J'ai marché. Je savais où j'allais. J'avais plus beaucoup d'économies, mais juste assez. J'avais reçu la lettre. D'une certaine Lawson. Si j'avais su, que c'était toi. Serais-je quand même venu ? Où t'aurais-je laissé courir. Vivre. Hors de ma tête qui t'avait donné naissance. Aurais-je eu peur de te donner une attache ? J'en sais rien. il n'empêche que je suis venu. De bon matin. Que je me suis assis au bar. L'alcool de la veille évaporé. Les veines propres pour changer. Et ça n'allait pas si mal. Le monde était calme. Il n'y avait plus que les oiseaux qui chantaient à l’extérieur. La poussière visible à travers la lumière des carreaux du bar. L'aurore touchait à sa fin. Le vrai soleil allait se montrer. Et la bascule de l'entre-deux à la réalité s'effectuer. Tout semblait s'accorder. Mais je ne comprenais pas pourquoi. Je ne comprenais pas, et pourtant je faisais. J'attendais.

Et la porte a grincé.
L'air chaud s'est engouffré.
En même temps que toi.
Et tout ton monde.


Ça a fait comme un courant d’électricité dans toute la pièce. Et l'espace temps entièrement chamboulé. Sans que je sache pourquoi.Sans que je sache comment. J'ai senti que c'était toi. Et lentement. J'ai tourné la tête. Et mon monde entier s'est renversé sur le plancher.

Ailyne.
Au nom doux.
Sans aucune aspérité.

Ailyne.
C'est langoureux, flot de syllabes des plus tendres.
Ça fait sourire.
Et ça tire un frisson,
Toute en aiguilles indolores.


Une, deux, trois gouttes, qui perlent dans ton crâne. Le temps que tu comprennes. Puis une, eux, trois secondes. Avant que ton pied ne glisse sur le sol tandis qu'Elle te passe devant. Sans te voir. Va-t-elle seulement te reconnaître. elle qui a chamboulé ta tête.

Funambule de ton âme,
Sur la lame d'un rasoir,
Équilibre dérisoire.


Tu oublies de penser. De réfléchir. Tout revient. Son odeur. Ses mots. Son monde. Cette chose qui brillait dans la nuit. Qui repoussait les monstres. Cet éclat dans ses yeux. Sa façon de dire ton nom. Dans un crac. Tout. Et t'as même plus mal. Juste une bouffée de vie qui t'envahit. Énorme. Tout s'efface. Les années de perte de soi dans les lieux sombres. Ce besoin de ne même plus connaître ton nom. A force de boire. De t'envoler. tout part. Et il ne te reste plus qu'elle. Et toi. Seul dans ce bar. Quand vos yeux se trouve enfin.

Courant éléctrique
Coeur qui rate un battement.
Puis deux.
Puis trois.
Il a recommencé à pleuvoir sur la ville.
Doucement.
En plic et ploc.


- Keats.

Tu te blottis dans sa voix. La laisse t'envelopper de son emprunte chaleureuse. Ça te saisit la poitrine. Te stimule. Tu sens la vie en toi. Plus encore que lors de l'épisode du saule. Elle te souffle la vie dans la nuque. Bien que face à toi. Tu inspires, et expire. Tu n'as même plus envie de danser. Pas sans elle. Valse à trois temps. A deux.

Ton nom. Qui claquent entre ses dents. Sur ses lèvres rosées. Toujours aussi sucrées. Toujours cette envie de les goûter. Mais tu n'en feras rien. Toujours ce petit bouton de rosée. Juste à la commissure. Cet océan et cet orage dans ses yeux. Ce monde-être qui éblouit.

- Tu es là.

Je reste là. Droit. Face à toi. Le corps enfin froid. La cigarette a arrêté de se consumer. Tu ne sais pas quoi dire d'autre, mais tu ne retiens pas le "Chimère" qui glisse de ton âme jusqu'à tes lèvres. De tes lèvres à ses tympans. Tu ne retiens pas ton corps. Interdit. Devant sa présence. T'as envie de te pincer. De revenir à la réalité. Mais au fond t'a trop peur que ça la fasse disparaître. Elle est toujours aussi belle.
L'heure de l'aube.

- Je pensais pas que tu reviendrais.





Réponse à Finrod Ange.

Comme un enfant
-À qui on explique rien.
Comme un enfant
-Qui a le cœur-chagrin
Que d'avoir trop pleurer,
À la face du lendemain.  


Un bête moment d'absence, et le tout recommence. Lit d'une rivière qui ne se tarira jamais. Flots incessants des incompréhension entre toi et tes pairs. Qui ne parle plus l'enfance, comme toi tu la comprends. Qui entendent bicyclette comme un objet-grenier, quand toi tu songes encore à parcourir les blés. Tu sais pas trop comment, tu sais pas trop pourquoi, mais t'as l'impression qu'ici aussi, ça va finir par foirer. Tu les sens sans les saisir, toutes les subtilités. Ça a jamais été ton truc. C'est pas ton genre d'intelligence, c'est tout. Ou alors t'es peut-être juste con. C'est possible aussi. Faut pas négliger les solutions.  Mais dans tous les cas, y a une connexion qui se fait pas. Il manque une case là-haut. Et l'autre doit commencer à se demander. Pourquoi tu bloques comme ça.
Mais au fond,
Même toi,
T'en sais rien,
De ce qui va pas chez toi.
Pourquoi t'es pas programmé pour aller droit,
Comme les autres,
Comme tout le monde.
Pourquoi toi, on peut te plier le cerveau comme un ressort,
Il cède.
Pâte-à-modeler.
En quête permanente
De reconnaissance.

- Je suis ravi de l'entendre. Mais vous n'avez pas réagi sur ma proposition de collaboration. Avez-vous besoin de temps pour y réfléchir ? Je comprendrais si c'était le cas. Vous êtes le premier que je démarche.

Tu hochais la tête
-Songeur.
Subtilité de pêcheur.
Que voulait-il ?
Une réponse immédiate,
Pour ce qui était de la boutique,
Ça ne dépendait pas que de toi.
Hélas.
Ton arrangement avec Ailyne était trop bancal
Pour que tu puisses bien entendu passer outre.
Mais l'idée alléchait tes pensées,
Petit coup de pouce
Qui ne serait pas de refus,
Au fond.  


- N'imaginez pas que nous réunissons pour cracher sur les Aurors, nous avons d'autre projet plus commerciaux, des partenariats, nous sommes aussi en train de réfléchir sur des événements à organiser ensemble.

Tu haussais les épaules,
Pour les éventements, ce n'était pas ce qui manquait.
Les idées fourmillaient
Allo Maman Bobo,
Cerveau malade.
Mais tu sentais étrangement cette phrase,
Dont tu ne parvenais à distinguer le sens
Tu n'avais jamais été très doué
-Pour lire entre les lignes.
Puis frisson étrange,
-Proximité physique,
Dont tu te serais bien dispensé.
Avec un inconnu,
Sauf si derrière son manège,
Se cacher d'autres envies,
Qui te ferait réévaluer ce qui pouvait bien te gêner.
Mais dans un souffle,
Des mots
Vinrent caresser tes tympans.

- Pour reprocher et agir contre le Ministère, nous savons les deux que ce sont à d'autres réunions qu'il faut se rendre... N'est-ce pas.

Intérêt brusquement ré haussé,
L'autre semblait donc l'avoir cerné,
Fréquenter les mêmes capes
-Cap.
Pas cap.
De laisser la langue se délier,
De comprendre les subtilités.
Quelque chose d'incertain.
Regard reptile, et cils-faucilles
Puis une gorgée de mon meilleur ambré.
Se lancer.


- Certes. Idée séduisante dans tous les cas, Je pense qu'une réponse favorable à votre proposition s'impose. Le temps passe, et il serait temps d'essayer d'agir. À notre façon, nous sommes les mieux placés pour savoir ce que nous voulons, n'est-ce pas ?

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