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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Une rue tranquille
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Maître de jeu
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Re: Une rue tranquille

Message par : Maître de jeu, Lun 13 Nov - 17:13


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Lorelaï Peony
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Re: Une rue tranquille

Message par : Lorelaï Peony, Lun 13 Nov - 23:03


Missions accomplies.

Lorelaï regarde autour d'elle. Le combat est loin d'être fini. Elle jette un œil à sa main qui tire douloureusement. Elle n'est pas en état de donner. Des cris qui lui ordonnent de partir. Elle ne sait plus. Elle ne peut pas pas partir. Ulysse est toujours là. Elle ne peut pas le laisser.

Du mouvement, du feu, beaucoup de feu. Elle n'y voit plus rien. Deux sorcières semblent terminer le combat. Ensemble, elles incendient les derniers morts-vivants restant.

Il est temps. Elle peut partir.

Elle se retourne, et marche, vite, tenant son bras contre elle. Il faut qu'elle rejoigne l'hôpital. Lequel est le plus proche ? L'hôpital Saint Thomas ou la Clinique Universitaire ?

Elle avance, elle tourne, elle se perd. Les gens hurlent, la fumée a envahi ses poumons, elle respire mal, elle est stressée, elle ne respire plus.
Elle chancelle, se protéger, se mettre à l'abris. Elle tourne au coin d'une ruelle, se cacher. Elle s'assit. Respirer. Des gens courent, qu'elle voit à peine. Elle ne peut pas continuer dans cet état. Elle doit prendre son temps, fermer les yeux. Mettre la tête entre ses jambes, son bras contre sa poitrine.

Respire.

Le vide se fait. Doucement.

Le silence. Abstraction.

Elle oublie. Elle dénie. Elle n'entend que son souffle. Entrer. Sortir. Qui traverse ses narines. Air froid à l'odeur putride et cendrée. Air frais qui emplit sa gorge, ses poumons et qui ressort. Lentement. Doucement. Pleinement.

Lorelaï sert sa baguette. Ce n'est pas à Saint Thomas qu'elle doit aller, ni à la Clinique. C'est à Sainte Mangouste.

Elle se relève. C'est part où Sainte Mangouste ?

[Départ de Lorelaï]
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Ulysse Daiklan
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ulysse Daiklan, Mar 14 Nov - 1:35


Désolée de ce court poste, c'est juste pour dire que je quitte les lieux.


Des choses s’enchainent. Lully viens me soigner, instant de douceur. Puis tout tourne dans ma tête. Je me met en mode mécanique. Je marche, sans peur. Ce n’est pas du courage, sans peur il n’y a pas de courage. Je suis juste ailleurs. J’ai du tomber sur la tête, je ne sais pas. Je me souviens avoir aider à créer un énorme dragon. Puis une aurore est arrivée, et aide quelqu’un d’autre.

Je ne comprends pas, on nous hurle des instructions, je suis perdu, le monde tourne. Les gens bougent mais tout me glisse dessus. Je ne comprends plus rien. L’un d’entre nous est amené au loin, les deux adultes battent les inferis restant.

Je tourne autour de moi-même, comme la scène autour de mon âme. Je vois à peine les gens déguerpir. Il manque quelqu’un. Lully. Où est-elle ?! Qu’est-ce qu’il se passe ? J’ai l’impression de me réveiller d’un long sommeil. J’ai raté son départ ? Il faut que je la retrouve. Je peux pas la laisser au milieu d’une attaque comme ça. Je cherche je cours. Impossible de savoir où elle est allée. Je regarde là-haut, ferme les yeux.

Je tourne, et transplane. La nausée passée, je commence à vagabonder. Heureusement que je me suis déjà entrainé, je m’avance sur les toits à la recherche de l’ombre blonde. Je quitte le lieu vidé d’inferis, qui sait sur quoi je vais retomber.


Dernière édition par Ulysse Daiklan le Mar 14 Nov - 1:39, édité 2 fois
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Lizzie Bennet
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Re: Une rue tranquille

Message par : Lizzie Bennet, Mer 15 Nov - 13:46


LA mutuel avec Koko

Le monde s’est enflammé et mon cadavre domestique le regarde brûler. Apaisant spectacle pour qui peut en profiter. Pour l’heure, j’essaie seulement de trouver quelques repères olfactifs et sonores, mais ma vision du son est saturée par les sorts qui s’enchaînent ou plutôt, se déchaînent.

Une voix pourtant, domine un instant les autres. « Fais-moi signe ! » Je me redresse. C’est elle. La sorcière qui oscille entre feu et glace. La danseuse d’ombres. Qui se cherche, et, en lieu et place, me trouve à chaque fois.

A moins que ce soit l’inverse. Que je la trouve à chaque fois.
Car sans pouvoir m’en empêcher, il me faut là, maintenant, tout de suite, ton attention. A défaut de pouvoir pousser un miaulement plaintif et réclamer un peu de sa magie, je la lui dérobe brièvement.

Sortilège de désarmement.
Oh, je sais, ce n’est pas très fair-play lorsque la fin du monde s’abat sur nous. 
Mais il faut lui donner le sens des priorités, aussi.
Et puis, sans trop savoir pourquoi, je veux l’abriter derrière mon cadavre.
Notre parapluie sous les feux d’artifice.

L’onomatopée jaillit de sa gorge, un peu trop rapide. Juste avant son temps. Et moins bref que le soupir l’indiquait. Que voulez vous, dans la vraie vie, les chefs d’orchestre sont peur respectés.

— Je sais que tu y tiens. Il me fallait bien un prétexte pour t’attirer ici.
— Dans la chute perpétuelle.


Je pourrais lui coller une baguette sur la gorge, la menacer. Ce n’est pas l’heure. La mesure est claire : aujourd’hui, on danse. J’ai tendu son arme dans sa direction, manche en avant.
— Raconte-moi la mort.


D’un air détaché, je laisse mon cadavre s’éloigner de quelques pas. Menacer qui le cherchera. J’ai un joujou bien plus intéressant ici. Enfin, si bien sûr, elle se rappelle de moi. Sais me reconnaître sans costume.



J’ai l’espoir que ce soit le cas, car dès notre première altercation, j’ai senti qu’on avait les âmes — imbriquées.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Une rue tranquille

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 15 Nov - 18:31


La voix sous la capuche. Qui tonne, sonne résonne -familière. Les tonalités que je connais, venues d'un je-ne-sais-où lointain. Une brume du passé mais un son que je n'ai jamais oublié.
Mon cœur rate un battement
impression qu'il ne repartira pas
pourtant, je suis toujours -vivante.
Et l'ombre qui me parle, vouloir m'attirer ici et la chute perpétuelle.
boumboumboumboum
Ca y est, le cognement redémarre.
Il suffisait d'un mot, d'une phrase, d'une évocation pour que
boumboumboumboum
La machine retrouve ses forces, pompage du sang et les émotions qui investissent à nouveau le corps tout entier.
A ce moment-là, je sais que je ne me suis pas trompée en l'entendant familier, ce son. Je sais que c'est elle, fascinante créature de l'anonyme rue de Londres, elle, celle qui m'a fait vivre, qui m'a bousculée, qui 'ma violentée, qui m'a appris, à qui j'ai appris, on s'est appris ce qu'était d'être,
être au moment où l'on parle
au moment où l'on fait
être pleinement
dans ton corps
douleur et rire mêlés, souffrance et extase, sang et vie.
C'est elle -il n'y a aucun doute.
Cette idée me rassure, m'apaise. D'autant plus lorsqu'elle me tend ma baguette. Me la rend. Elle ne voulait que me tirer à elle. Rien d'autre. Et moi, je viens. Je ne peux me défaire de sa toile -ne sais même pas si j'en ai envie. Prise dans sa présence
-et ses mots, surtout.

Raconte-moi la mort

On avait appris à se la donner -presque
A la contempler
A l'admirer ou en être effrayées
Mais pas à la raconter.
Et c'est cette opportunité-là qu'elle m'offre aujourd'hui. Ce n'est même pas une question. Juste une affirmation -une indication -un ordre ?
Alors que son pantin s'éloigne de quelques pas, je sens le froissement de l'air tandis qu'il se déplace mais moi, je ne le regarde pas, yeux rivés sur la capuche qui dissimule le visage -mais pas la voix.
En même temps que la marionnette cadavérique bouge, je me déplace. Pour me retrouver à côté de la silhouette familière, face au spectacle.

Raconte-moi la mort

Mes yeux balaient la scène plongée dans l'obscurité, découpée par les vives couleur d'un brasier non éteint.
Je range ma baguette et ma main vient chercher le bras de l'autre, le trouver, s'y poser -un contact physique pour établir la connexion puis ; raconter.

-Tu sens la chaleur ? Tu sens l'odeur de fumée ? Tu sens le feu accidentel qui court, galope, vogue et détruit ?

Un sourire
large
se dessine sur mes lèvres.

-Purificateur.
Anéantir. Et reconstruire.
Ce sera peut-être ça.


Mes yeux se plissent. Tenter de voir. Plus loin.

-La nuit est découpée par un fouet enflammé -il y en a une qui le tient. Je crois que... non, en fait. Elle semble avoir loupé.

Soudain, c'est la torche au milieu des ténèbres.
C'est brusque. Je ne m'y attendais pas. Sursaut.
Mais ma main ne lâche pas le bras.

-T'as vu ? C'est la mort qui brûle. Qui s'enflamme. Aussi facilement que de la paille.

C'est Rachel, surtout. Je crois.
C'est elle. Qui a foutu l'essence, craqué l'allumette.
Et, aussi paradoxal que celui puisse être, la mort crame mais ne disparaît pas, bien au contraire, elle entraîne dans l'au-delà ce corps décharné, ce corps-cadavre déjà dépourvu de vie depuis un moment.
Je déglutis un peu.
Ne pas lâcher la concentration.
Pour parler la Mort. Pour la raconter. Au lieu de la faire.

Puis

Le cri
déchirant la voilure de nuit.
C'est un cri adverse, un vrai cri de douleur, ce n'est pas un cadavre -ils ne disent rien, eux.

-Je crois qu'il y a une blessée.

Simple commentaire. Le cœur battant. A tout rompre. En l'attente de la suite.
Le temps qui s'éternise.
Suspendue à son fil ; le dénouement qui ne vient pas.
Jusqu'au coup suivant. Et le feu qui déchire encore _ encore _ encore

-Ca brûle. Tu le sens ? A nouveau la Mort qui se consume. Il ne reste plus que

Mouvement de tête
Vers le cadavre devant nous

-Lui.

Ma prise sur son bras se resserre.
Mon cœur bat. Je ne sais plus. Si j'ai peur. Ou si je suis exaltée.
Sans doute les deux. A la fois.

-C'est beau. Les flammes qui lèchent le paysage. Et les ruines tombées au sol. On pourrait, d'ailleurs, détruire encore, encore, toujours.

Comme ce qu'on a fait, nous,
Brisant les murs,
Envoyant les pierres côtoyer les étoiles
Et nous rouler ensemble, en un corps à corps sanglant, dans les débris coupants.


-Ici, la Mort n'est pas solide. Elle ploie sous le feu. On ne pourra pas rester dans l'ombre bien longtemps.

Légère inquiétude au fond de la voix. Qu'est-ce qu'on va faire ?
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Re: Une rue tranquille

Message par : Lizzie Bennet, Mer 22 Nov - 17:42


Je suis l’aveugle sans canne ; et je la laisse se substituer à mes yeux. Sa voix, sa voix est mon guide et repère aujourd’hui. Je ne suis qu’à travers elle. C’est un jeu dangereux mais comme on se l’est trop appris — plus il y a du danger, plus on se sent vibrer. Respirer. Enfin.

Vous vous rendrez pas compte vous. Peut-être que vous respirez au quotidien ? Moi j’me contente d’ingurgiter de l’air. De le faire passer par le goudron de mes poumons. Par les peurs, le froid et le vide de ma gorge. Pas de soleil entre mes dents, non. J’crois que quand ma mère m’a conçue, elle a oublié de mettre une dose de lumière.

Enfin, pas vraiment. Ce n’est pas qu’elle a oublié. C’est qu’elle en a trop mis. Tout comme elle a trop mis d’ombre. Leur combat est dense et intense à chaque instant ; on sent la chaleur de leurs frictions s’échapper quand je me laboure la chair de griffes, lames et flammes.

— Oh oui, je les sens. Je les sens comme je te sens.


Elle poursuit ses descriptions. J’ai l’impression d’avoir embauchée une commentatrice de Quidditch, sauf que je la paye pas. Et que la lutte qui se dessine aujourd’hui est légèrement plus violente que des passes de balles. Genre un tout petit peu.

Je comprends que les morts tombent et retombent ; qu’il est temps que notre petit aille lui aussi, jouer. Au pire, s’il y a un problème, je le rappellerai. Ou bien, on n’aura qu’à transplaner.
— Even, tout droit. Cogne et mange.

Oui, ces indications étaient surtout pour faire la conversation. Je n’en avais pas vraiment besoin. Il m’obéirait quoique je lui intime. C’est un peu l’avantage des marionettes.

Une bonne chose qu’elles soient mortes, tout de même. Après avoir passé l’arme à gauche, même le meilleur occlumens ne peut s’opposer au sortilège.

Sa main se resserre sur mon bras. Si j’étais née moldue, ça me rappellerait sans doute les films d’horreur au cinéma. Mon papa a toujours aimé la culture moldue, mais bizarrement, il a jamais partagé avec moi la cinématographie et la littérature d’horreur. Quelle erreur. Je suis sûre que ça m’aurait plu, si je les avais connues plus tôt. Il faudra y songer dans une autre vie.

— Le feu finit toujours par ravager ce qui l’entoure. Il y a une raison pour laquelle la plupart des animaux le craignent ; l’instinct de survie.

Chuckles. Je pourrais l’écrire en français, mais on n’entendrait pas le c, le k et le l courir le long des dents, élargissant les lèvres dans un sourire sincère.
— Oh, pour aimer le feu, il faut bien avoir l’instinct de mort. Quelque part en soi.

Être mort depuis des années déjà.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Arty Wildsmith, Mer 22 Nov - 18:33


Kohane est arrivée, d’un coup, bien pensé, peut-être pour le protéger. Mais il est trop subjugué par la scène de guerre qui se déroule devant ses rétines. Trop impressionnant. Il jette un œil sur Dragomir se faisant embarquer pour Sainte-Mangouste. Bien, c’était une bonne chose, il n’aurait plus à s’inquiéter pour lui. Combien de temps s’était-il déroulé d’ailleurs ? Comment se faisait-il qu’il était toujours debout, dans un état plus ou moins correct ? Il cache ses yeux, trop de feu autour de lui. Ça commence à piquer les pupilles, les narines. La chair cramée, ça sent pas la rose, le sang non plus. Il se retourne, Kohane était là pour lui. Ça le prend d’un coup, faut déguperpir.
Mais elle s’est éloignée, des mots lui reviennent aux oreilles mais trop attiré par le fouet de feu autour de la jambe. Il grimace, incapable de faire quoi que ce soit. Ca doit faire mal. Il entend ses amis s’en aller, des cracs qui claquent aux oreilles. La tête entre les mains il pense qu’il va exploser.

Mais il en reste, encore, si tout le monde quittait les lieux, que se passeraient-il ? Il observe quelques instants suspendus Rachel continuer la lutte, inspirante avec une autre. Un coup d’œil vers Kohane il la cherche, distingue approximativement dans la fumée la silhouette de sa partenaire espionne, puis une autre, puis une autre qui s’avance dorénavant. Un zombie. Encore et toujours. Un filet d'inquiétude se propage dans les yeux du Blaireautin, que faisait-il si près de la Lionne ? Mais il ne réfléchit pas davantage, le feu le reprend en plein cœur, allez, une dernière tentative, aller chercher Kohane et ce serait fini, terminé, dodo, aux plumes.
Il s’avance vers l’inferius, rencontre au sommet, chassant de sa main libre la fumée autour de lui, les odeurs nauséabondes. Celui-là ne ferait pas d’autres victimes. Pas de moldus, pas de sorcier. Au pire, ce serait-lui.
Mais Kohane était là pour lui, il ne risquait rien, absolument rien.

Il l’attend, quelques pas les séparent, taper du pied pour marcher le rythme de l’avancée du cadavre ambulant. Il lui siffle, rageur « Allez viens, viens j’t’attends ! » Il n’était plus temps des coucous je suis là tu me vois. Plus d’’amusement, juste la colère, reflet stéréotypé des flammes dévorant la rue londonienne. La peur se remet à couler aussi, serpent agité dans les vaisseaux sanguins. Et s’il n’y arrivait pas. L’erreur serait fatale, sûrement. Le voilà. Odette s’élance. Le même geste qu’il avait déjà essayé d’accomplir depuis le début de cette soirée qui n’en finissait pas, semblait-il. #Incendio.


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Re: Une rue tranquille

Message par : Maître de jeu, Mer 22 Nov - 18:33


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Kohane W. Underlinden
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Re: Une rue tranquille

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 27 Nov - 16:06


Arty t'as trop d'malchance !

La Mort. Elle la sent. Je la sent. On la sent. Toutes les deux. Cette odeur de brûlé partout. Et la chaleur. Et les cadavre réanimés maintenant décomposés dans les flammes. L'odeur de chair cramée. Petit reniflement. C'est pas la meilleure chose à respirer. Mais. Qu'importe.
La nuit s'avance ; elle n'a que faire de nos combats et nos folies. Elle n'a que faire de nos cris et nos suppliques.
L'Humain se déchire mais elle, elle ne regarde pas. Elle se contente de suivre son éternel cycle. Sans bruit. Sans mot. Rien.
Un ordre, une voix et l'inférius devant nous se met en marche. Pantin bien ficelé entre les doigts de sa fascinante maîtresse. Je ne bouge pas. Immobilité dans l'ombre. Toujours agrippée au bras de l'autre qui paraît écouter, sentir, attentive à l'environnement et à la scène qui se déroule devant nous. Je garde la silence. Qu'y a-t-il à dire ? Rien d'autre à raconter. C'est l'immobilité des troupes avant la tempête.
Et à ma place, c'est l'autre qui prend la parole.
Ce qu'elle dit est si vrai. Le feu ravage toujours ce qui l'entoure. Et c'est pour ça que je le regarde. Et c'est pour ça que je l'admire. Et c'est pour ça que j'aimerais être lui. Pour embraser. Pour détruire.
Ma respiration se fait un peu plus lourde. Un peu plus forte.
Alors que mes pupilles se perdent au fin fond des vives couleurs de flammes. Alors que, vaguement, mes autres sens perçoivent l'ombre zombie qui va vers les autres. Des voix, peut-être... ? J'en sais rien. Je ne vois que les flammes. Je ne sens que la présence de l'autre. Et je respire que l'odeur de la Mort.
Celle que je porte en moi. Quelque part. Depuis quand ? Depuis que je veux me rebeller contre le monde, sans doute. Depuis que j'ai compris la pourriture du vivant, peut-être.
Elle a raison.
On ne peut aimer le feu sans avoir cet instinct en soi. On ne peut l'admirer, rester fasciné.e sans cette sombre et morbide part.
J'humecte mes lèvres.
Complètement obnubilée par le champ de bataille immobile. Est-ce fini ? Pour qui ? Et l'avenir ? Parlerait-on de ça dans les journaux ? Chez les sorciers ? Chez les Moldus ? Combien de temps encore. Avant que le secret magique ne tombe. Avant que tout ne tombe. Que tout ne s'écroule enfin. Combien de temps. De cette guerre lasse. Inutile. Et pourtant nécessaire.

Silhouettes statiques.
Du calme
Avant la tempête
Avant

Le déchirement de la nuit
Par le mouvement confus
Et surtout
Le cri
Qui s'élève
Et entaille l'air
Le cri
Le nom porté

-mon sursaut-

mes ongles de surprise s'enfoncent un peu dans la chair de l'autre
et mes yeux quittent les flammes, cherchent, fouillent -d'où ça vient ?
J'ai reconnu sa voix. J'ai reconnu son appel -moi, c'était moi, qu'Arty appelait.
Mon sang ne fait qu'un tour et un juron s'échappe de mes lèvres. Je ne sais plus ce que je dois faire, ce que je fais -j'peux pas le laisser crever, c'est Arty, j'ai promis que j'étais là pour lui, pas pour combattre mais pour le sauver.

-Instinct de mort et instinct de vie se battent toujours entre eux, je prononce dans un murmure. Je reviens.

Je lâche le bras de l'autre -se précipiter.
M*rde.
Arty.
Pourquoi ? Comment ? Je ne pensais pas faire irruption ainsi à nouveau sur le champ de bataille. Pourtant. Cas de force majeur. Arty.
Je me retrouve près du duo. Le jeune Pouffy. Et le Mort. Paraît qu'il s'appelle Even. Mais ça, ça ne me sert pas à grand-chose de le savoir. Geste rapide, pointer la baguette et lui faire lâcher prise -lashlabask- et l'obliger à reculer -repulso- ne rien dire mais penser -va jouer ailleurs- aller vite -s'agenouiller près d'Arty, se saisir de son corps, sentir comme un liquide poisseux ; sang et- transplaner -Ste Mangouste-

Je connais le chemin, je traîne le jeune élève. Cette fois, je ne raconte pas de bobard pour entrer. Pas comme la première fois qu'on y a été ensemble, pour espionner cet assassin de pancakes. Longue histoire.
Interrompre la déambulation de médicomages : urgence. Ne plus trop savoir quoi dire mais leur laisser Arty.
Il sera entre de bonnes mains.

-Je reviendrai te voir quand tu iras mieux. Je te ferai un chocolat chaud.

Un sourire qui se veut rassurant.
Petit bisou sur le front en guise d'au-revoir.
Ils prendront soin de toi.
Et, sans plus tarder, tourner les talons, filer, CRAC, encore, revenir, pourquoi, je sais pas, qu'est-ce qui m'attire tant ici alors que je voulais pas y être, c'est elle, je crois, elle si forte et en même temps perdue telle qu'elle m'apparaît, je veux
veux être encore un peu à ses côtés peut-être la guider, je sais pas, je sais pas ce qu'elle veut, je sais pas ce qu'elle cherche -est-ce la mort dont elle aiguise les sens et avec laquelle elle cherche à jouer ?

Revenir, un peu titubante, un peu hésitante, peut-être.
L'impression d'être dans un entre-deux.
L'instinct de mort et l'instinct de vie. Qui se battent entre eux. Qui crient l'un et l'autre. Cherchant à prendre le dessus. Et aucun d'eux ne gagne jamais.
Pour quoi je me bats, moi ?
Un petit geste, toucher l'épaule de l'autre mais pas se saisir de nouveau de son bras. Ne pas oser ? Juste lui signifier sa présence.

-La mort, je l'ai en moi depuis un moment, je murmure. Mais je la préfère quand elle est anonyme. Et qu'elle se tait.

Autre façon de dire : l'instinct de mort ne pourra prendre le dessus tant qu'il s'agit de quelqu'un qui m'est cher.

-Que veux-tu ? Que je te guide ? Je peux faire ça.
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Rachel Ester Pasca
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Re: Une rue tranquille

Message par : Rachel Ester Pasca, Lun 27 Nov - 20:47


LA de Nyx

Un peu tremblante elle observa Nyx se relever avec difficulté. Prête à la retenir si jamais elle flanchait. C'était il y a plusieurs années, pourtant Ester se souvenait bien la douleur qu'une telle brûlure pouvait causer. Elle en gardait encore la marque. Alors le sorcière ne s'étonna pas sentir la rage monter en elle, devenant plus forte à chaque instant. Personne ne pouvait toucher à Nyx impunément... Pas même la mort. Un sourire carnassier se dessina donc sur son visage lorsque Nyx lui proposa d'exterminer les dernière immondice. Baguettes levées vers la même cible, elles prononcèrent la formule et le calme revînt.

Dans la rue tout était soudainement silencieux. Seul le craquèlement des flammes, celui des corps calcinés résonnait encore dans la nuit. C'était vrai qu'il faisait nuit... Ester l'avait presque oublié. Oublié qu'elle était fatiguée et qu'on l'avait tiré de son lit. Pourtant, malgré la victoire, elle savait qu'elle ne dormirait pas. Ne serait-ce que parce qu'elle s'inquiétait pour Dragomir. Et pour Nyx, vers qui elle se tourna tandis qu'au loin elle voyait ses camarades de combats s'en aller peu à peu. C'était bien.

- Tu devrais aller soigner ça.

Une potion contre les brûlures, on pourrait sans doute lui en fournir facilement à St-Mangouste. Ester espérait donc qu'elle s'y rendrait tout en sachant que Nyx serait capable d'en décider autrement. Alors, la sorcière ouvrit la bouche pour lui proposer de l'accompagner. C'était un moyen comme un autre pour continuer à veiller sur elle e plus longtemps possible. Aucun son n'eut cependant le temps de sortir, puisqu'un autre, plus effrayant brisa le doux silence.

Le cœur de Rachel fit un bond dans sa poitrine. Parce qu'elle reconnaissait le prénom, la voix, la douleur... Avec l'Auror elle se mit donc à courir pour venir en aide au malheureux déjà couvert de sang. Kohane, qui réapparaissait soudainement après s'être volatilisé envoya la créature dans leur direction avant de transplaner. St-Mangouste très certainement. Ester pointa alors sa baguette vers le mort-vivant.

- Incendio little shit !

1 : P*tain ! Arrête de bouger !
2 et 3 : GAME OVER ! Ester se tourne vers Nyx, lui signale qu'un Auror ferait bien de venir faire le ménage ici avant que les moldus n'envahissent les lieux, lui propose de la raccompagner. Et décampe. C'est l'heure du dodo !
4 : Voir Kohane revenir déstabilise la sorcière qui vise cinq centimètre trop à droite. Les dents de l'Inferi se plante dans son mollet. NYYYYYYYYYYX !
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Maître de jeu
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Re: Une rue tranquille

Message par : Maître de jeu, Lun 27 Nov - 20:47


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Ambroisie Palel
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ambroisie Palel, Lun 8 Jan - 22:31


Je pique ce sujet, me MP si soucis
Suite de ce RP
Désolée Elhi pour le retard et la délocalisation


Comme tu t'y attendais, le sort fusa dans la rue où vous étiez depuis le début de votre rencontre.
Un peu surprise tu avais rapidement lancé un #Protego Horribilis , histoire d'être certaine de ne pas être touchée.
Tu avais réussi là où tu pensais échouer. La provoquer, la faire sortir de sa zone de confort. Et t'espérais, oh oui comme tu espérais qu'elle ait ressenti ce vide comblé par la colère.
Ce vide si béant qui t'avait rempli d'angoisse et de peur tant de fois avant de trouver la force de le combler toi-même, par tes propres moyens.

Ta riposte ne visait pas à lui renvoyer son sort. T'avais juste souri à son commentaire, le chiot devenait louveteau c'était en marche.
T'avais gardé cette attitude si froide, si distance. Pourquoi changer ? Quand c'était la meilleure chose qui t'était arrivée d'être devenue comme ça.
T'avais pas envie de parler beaucoup, juste de conclure ton propos.

- Tu vois, la bête sort, la bête a faim. C'est comment de laisser la colère combler le vide béant ? Crois-moi c'est la meilleure chose que tu peux faire, combler.
T'as raison sur un point Blondie la liberté c'est illusoire dans notre monde, mais si tu crées ton monde alors t'es libre à l'intérieur. Laisse la petite fille dormir, devient une femme, qui sait ce qu'elle veut et où elle va.


Après ces mots tu t'étais éloignée en lui passant devant, toujours ta baguette en main, vers cette rue tranquille où tu te trouvais à présent.
Tu t'étais appuyée contre le mur en face d'où tu venais, t'avais même allumé une cigarette, gardant ta baguette en main droite au cas où la blondinette aurait l'intention de continuer sa démonstration de sorts d'attaque.
Si elle avait suivi c'était bingo, tu avais trouvé une perle rare prête à suivre le chemin jusqu'au bout, à s'assumer.
Sinon tant pis, tu finirais ta cigarette et tu rentrerais bredouille, dommage elle avait l'air d'avoir du potentiel.
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Elhiya Ellis
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Re: Une rue tranquille

Message par : Elhiya Ellis, Mar 9 Jan - 15:51


Un bouclier, une protection, le signe que cette femme était préparée à l’éventualité d’une attaque. Elle était trop lisible, une simple môme qui se laissait contrôler par quelques émotions débordantes. Une enfant, elle devait se maitriser, apprendre à contrôle, arrêter de s’étouffer, respirer, accepter. En un seul mot : Grandir

La mâchoire serrée, les opales plantées sur cette femme, il ne restait qu’une chose à faire : savoir s’arrêter et ranger sa baguette. Impossible de la toucher, impossible de maintenir des pensées claires et l’limpide. Si la colère prenait le dessus, la baguette parlerait seule, capricieuse, hasardeuse. Aucun intérêt.

Alors, comme une gosse comprenant enfin ce qu’on lui racontait, la blonde avait déposé les armes dans sa poche et inspirait profondément. Reprendre une respiration normale, apaiser cet élan puissant de rage, le faire taire, l’enchainer vaguement en priant pour qu’il ne se détache pas sans raison. Et… soupirer.

Les mots de la brune caressaient son esprit pendant que le calme tentait de reprendre le dessus. Elle avait raison, il fallait l’avouer. Savoir où on veut aller, ne pas rester au carrefour de deux chemins, choisir…. Mais choisir quoi ? Les notions ne venaient que de s’éveiller en elle, jeunes pousses fraichement germées. Il fallait plus d’une nuit, plus d’un accident pour découvrir ce qui sommeil réellement au fond de soit même…

Un claquement de talons sur les pavés ramena la gamine à la réalité, accompagné de quelques effluves de nicotines, l’inconnue s’en allait. La suivre, rester là. La suivre juste car il y’avait rien de mieux à faire. Rester là et attendre que le temps passe…. Deux choix, un seul semblant diriger ses pas, le nuage de fumé grandissait à mesure qu’elle avançait, un mot glissé une fois arrivé à son niveau

« Libérateur.. »

Réponse à sa question qui en soit ne méritait pas de trouver un chemin entre ses lèvres tellement c’était évident….
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ambroisie Palel, Mer 10 Jan - 23:04


--------Bingo.
Elle était là, face à toi, lâchant un mot qui semblait répondre à une question qu'elle n'avait pas formulé à voix haute.
Peu importe elle était face à toi, baguette rangée, il semblait qu'elle avait compris ce que tu racontais, enfin c'était pas trop tôt.
T'avais comme un sentiment de fierté, tu te gardais de l'exprimer et de laisser entrevoir ce que tu pensais évidemment, porter ton masque de froideur était tellement plus simple.

Une latte, puis deux, puis trois et tout en rangeant ta baguette à ton tour tu avais lâché le mégot au sol, l'écrasant de ton pieds droit.

- Tu vois ce mégot ? C'était toi avant ce soir, ta fragilité, ton manque de self-contrôle, ton côté gamine en fait. On l'a écrasé, parce que oui, je t'ai poussé mais si t'es là c'est que tu le veux aussi.

Tu fixais la blondinette, tu attendais pas de réponses, tu savais qu'elle comprenait et écoutait maintenant. Elle avait l'air perdue quand même put*in. Autant que toi avant, avant quoi ?
-----------------Mais avant tout évidemment, que tout s'éclaire, se transforme. Tout peut être transformé, une famille, une vie, un destin comme certains appellent ça.
Mais toi, tu venais de te donner pour mission d'être celle qui la guiderait sur le chemin de l'assurance, elle créera son monde cette gosse, et tu seras là pour la voir le bâtir, le modeler à sa façon, tu cherchais pas à l'impressionner. Tu t'en foutais de la reconnaissance, tu te sentirais juste utile à quelqu'un.

- Tu sais quoi ? Je te donne trois jours. Dans trois jours je te contacterai pour te fixer un point de rendez-vous et je veux que t'y arrive avec un truc.
Un nom. Le tien ou un autre, ce que tu veux. Je veux que tu te définisse par ce que tu as envie. Choisis bien, je t’appellerai comme ça à chaque fois qu'on sera amener à se revoir.


T'avais laissé transparaître sur ton visage un sourire froid, presque vicieux, armant déjà ton engin de guerre pour mener la bataille face à la fragilité de cette gamine. Elle deviendrait une femme, t'en étais certaine, alors tu lui avais juste décoché un hochement de tête en guise d'au revoir avant de tourner les talons.

- Parce que crois-moi, on va se revoir Blondie...

Promesse déguisée, d'un futur plus enjoué ?


FIN DU RP
Merci à toi Elhi
amour
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Re: Une rue tranquille

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 5 Fév - 17:40




Pour Mal

La toile obscure a remplacé les rayons rouge orangés du crépuscule.
Alors que la lumière décline, les ombres prennent de l’ampleur. Elles grimpent sur les murs comme le lierre aux maisons. Glissent sur les toits. Envahissent les trottoirs. S’agrippent même aux gens.
Je ne sais pas si les autres les remarquent. Sans rendent compte.
Peut-être ont-ils oublié. Ce qu’était l’existence de ces ombres.
Parce qu’ils se baladent toujours sous des lumières artificielles. Dès les premières gouttes du soir, les lampadaires s’allument. On croit ainsi qu’ils chassent les silhouettes indésirables, rendent visibles les coins invisibles et, par définition, effrayants. En vérité, on ne fait que se voiler la face, se dissimulant derrière un rideau de fausse lueur pour croire vivre plus en sécurité.
Les ombres demeurent.
Elles restent seulement tapies. A attendre.
Autrefois, j’étais comme les autres, j’avais peur et je me cachais derrière les lampes. Je dissimulais ma présence derrière ces fausses barrières.
Aujourd'hui, j’ai appris à regarder les ombres.
Les miennes.
Et celles des autres.
Les affronter. Leur parler. Les nommer. Pour leur donner consistance et personnalité. Pour, ainsi, ne plus les craindre, les accepter telles qu’elles sont. Faire d’elle une part de moi et de ma force.
J’ai appris à avancer. Non plus pour les fuir. Mais pour leur faire face.
J’ai aussi appris à assumer chacun de mes pas et de mes choix.
Du moins. J’essaie. Parfois, je l’avoue, je continue de me sentir petite et démunie face à moi-même. Fuir sans se retourner est une si forte tentation !
Mais. Alice m’a dit de faire mes choix, tracer mon chemin. Et assumer.
J’ai alors décidé de regarder en face mes parts d’ombre et de lumière. Ne plus voiler mes yeux de fausses illusions et de belles et vaines valeurs. Je veux réussir à apparaître comme celle que je suis. Non celle que les autres aimeraient que je sois.
Je veux rêver moi-même ma vie.
La construire à mon image. Et non l’adapter aux autres qui veulent se servie de moi en instrument de leurs desseins.
Je m’éloigne, alors, de leurs chemins et de leurs fausses lumières ; de leurs sourires factices et de leurs apparences trompeuses.
Je m’éloigne du clinquant que représentent les autres. Alors que sous leur maquillage, ils sont ternes et tristes à en mourir. Et veulent me rendre aussi ternes et tristes qu’eux.
Je m’éloigne de leur babillage à n’en plus finir, leurs mots coquilles vides et leurs rires qui résonnent dans le vide. Leurs corps sans âme, le regard néant. Ils croient vivre alors qu’ils vivotent. Ils ne font qu’avancer au même rythme, sous les lueurs rassurantes des lampadaires. Ils ne sont rien d’autre que des moutons qui bêlent en se suivant les uns derrières les autres.

Je refuse de leur ressembler.
Alors. Je m’en vais.
Je quitte leurs rues éclairées et faussement rassurantes.
Je quitte leur bruit incessant.
S’éloigner du cœur et chercher les petites artères perdues, oubliées. Traverser les trottoirs désormais déserts, uniquement recouverts du soir qui s’épaissit.
Je monte et descends des rues sans nom.
Je ne croise personne et ne tiens pas forcément à en croiser. Ils sont tous si peu vivants. Où est donc la flamme censée les animer ? Où est donc le feu censé brûler en eux ? Quand l’ont-ils perdu ? Depuis quand l’humain est-il si terne ?
Peut-être est-ce en grandissant, que je me rends compte que tout ce que je croyais vivant et coloré autrefois n’était que le fruit d’un filtre enfantin devant les yeux.
Dans ce cas, j’aimerais tant, pour une fois, retrouver ce regard. J’ai l’impression que tout est gris. Trop gris.
J’ai besoin de chaud.
J’ai besoin d’une âme colorée.
J’ai besoin d’une cœur qui continuerait de porter sa flamme. Et pourrait illuminer le soir.
J’ai besoin de quelqu’un qui puisse me rappeler que le monde est encore un peu coloré. Quelques tâches, par-ci par-là. Quelques tâches perdues qu’il faut aider à grandir.
Mes pas glissent sur le trottoir. Dans certaines rues, ça fait plus de bruit que dans d’autres. Je ne regarde pas vraiment là où je passe. Je sais juste qu’il y a moins de bruit. Moins de circulation. Moins de gens.
De temps à autres, je croisent quelques personnes, quelques mots, mais le tout est rapide. Je ne fais que croiser quelques âmes passantes. Rien de plus.
Personne ne s’arrête. Ni eux. Ni moi. Ca me va. Ca nous va.
Une indifférence mutuelle. Chacun dans son cocon-bulle.
Et je continue d’avancer.
Sous la toile obscure du soir.
Sans un mot. Pas même aux étoiles qui clignent. Je laisse seulement traîner mes pas.

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Malena Kane
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Re: Une rue tranquille

Message par : Malena Kane, Mar 6 Fév - 22:34


*Ici, la nuit est tombée et des morceaux d’étoiles tombent et fondent. Il neige. On n’avait plus vu ça depuis des années. Malena dans les ruelles de Londres, on n’avait plus vu ça depuis des semaines, des mois. Dans son monde, un monde en décor de mots, la nuit tombe aussi. Quelques heures de décalage, mais il ne neige pas. *

Regard menaçant des lampadaires, mon crâne se casse en mille morceaux, et je me casse avec mes patins dans des ruelles que je déchire en lambeaux. J’ai pas soufflé depuis plusieurs semaines, j’aime pas ça.

Souffler.

Non, j’aime pas ça, j’aime pas ça comme les négations.
ah ah.

Faut dire que je m’en sors toujours avant d’être consummé-e, alors, pourquoi s’arrêter, s’agit de continuer, encore et encore et de nouveau respirer, respirer l’odeur de l’asphalte londonienne jusqu’à son faire cracher les poumons.

Londres m’a manqué. J’ai tout laissé tomber, pensé tout abandonner.
Ne jamais revenir, partir en autarcie, voir comme c’est beau les ciels pluvieux, voir comme c’est beau le monde sauvage. Ne jamais revenir, faire le tour de plusieurs endroits du monde.

Mais merdre, l’air de cette ville poussiéreuse ne m’a jamais quittée, comme l’odeur d’un vieux tabac froid et dégueulasse sur une écharpe -

(un souvenir,
un refrain)


Mais merdre j’aime le tambour urbain battant à la mort.
Peut-être que j’suis aussi trop mégalo pour m’écarter, oui, c’était plus fort que moi, et je suis revenu-e. Je pourrai dire que j’avais besoin de revenir. Je ne le dirai pas, je dirai plutôt qu’on avait besoin que je revienne. J’entendais comme des prières dans mon sommeil, je voyais comme des ombres qui se glissaient le long des murs de la chambre, menaçantes, prédatrices, et qui s’enfuyaient lorsque leur objet d’admiration ouvrait les yeux.
ah, ah,

Londres, Londres, on s’attire comme des aimants dis, regarde je souris.
Pour toi. Et toi tu vibres pour moi, je sens, je sens cette énergie qui monte de tes entrailles, cet orgasme en crescendo qui gronde sous ta peau, un puissant sentiment…
ah, ah, arrête,
si tu me dis que tu peux vivre sans tu mens.

J’ai des dettes de sommeils marquées sous l’œil, Londres, et j’ai pourtant l’impression que c’est toi qui fatigue. J’ai toujours cru que c’est toi qui nous sucerait jusqu’au cœur, aujourd’hui j’en viens à penser l’inverse. J’espère me tromper.
Me tromp-
Viens, on retrouve cette intense sensation qui nous prenait, cette tornade indescriptible, que personne ne comprenait mais admirait.
Viens, viens, on tourne, on valse loin du ciment.

*Ici, il neige encore. La nuit est tombée, elle ne se relèvera pas avant demain, au moins. Malena dansait sur le bitume, comme yel savait le faire, comme on aime qu’yel le fasse. Si un habitant avait ouvert une fenêtre de ce monde en décor de mots, il se serait dit « qu’on n’avait jamais vu un Dragon faire aussi bien du patin à roulettes et que jamais on n’avait vu un patineur ou une patineuse, allez savoir, faire aussi bien le Dragon », et cet habitant aurait fermé sa fenêtre avant de pouvoir voir le Dragon bousculer une passante avec ses grandes ailes en ombres.*

- Oups, je lâche en faisant un demi-tour gracieux pour porter aide à la victime innocente (ou pas) de mon euphorie.
Je ne t’avais pas vu, je l’aide à se relever, mon éternel sourire séducteur aux lèvres. Ça va ?, je demande machinalement en posant mes mains sur ses épaules, comme un prédateur sur sa proie, avant d’ajouter, sincèrement interloqué-e par cette proie : en même temps, tu es si grise, que même en plein jour, j’aurai eu du mal à te voir.
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