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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Une rue tranquille
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Aiko Wilkerson
Gryffondor
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Re: Une rue tranquille

Message par : Aiko Wilkerson, Mer 8 Juin - 10:45


Désolé pour le temps :(

D'après Arcturus une galerie marchande était l'endroit idéal pour exercer nos petits tours de magie pour effrayer les moldus. Okay, je suivais les garçons. Le vent soufflait plutôt fort, j'avais froid, vivement ce petit feu, rien de mieux pour se réchauffer, n'est-ce pas ? Marx était aussi partant alors nous nous m'étions en route. Le café était de plus en plus loin derrière nous. Je me posais quand même quelques questions. Pourquoi est-ce qu'un auror était venu nous Emmerd*r à propos de l'usage de la magie pour finalement trahir une des lois de son travail ? Ce type était vraiment louche, je ne l'aimais pas. Marx n'avait pas non plus l'air de le kiffer, alors s'il se passait quoi que ce soit de mal, on aurait tout le loisir de répliquer en force.

- T'en penses quoi de l'autre là? Il t'a convaincu? Perso, je pense pas qu'il nous cherche les poux. Et au pire... On est deux et lui est seul.

La voix du brun me réveilla de mes pensées, il confirmait mes impressions. Aucun de nous n'avait confiance en lui, ce n'était pas si étonnant après tout. Je souriais.

- De toute façon si ça tourne mal on aura pas de mal à jeter quelques sorts bien emmerdant contre lui n'est-ce pas ?


Marx était sûrement de mon avis, mais l'auror qui marchait en retrait me semblait bien trop.. mystérieux, pourquoi ne pas faire tomber le rideau pendant quelques instants ? Je me retournais vers le serpent.

- Alors, pourquoi tu veux nous arrêter pour usage de magie et ensuite faire la même chose que nous ? Étrange quand même.

Il était peut-être piégé, peut-être pas. Il allait sûrement s'en sortir à l'aide de sa gymnastique de mots. Je verrais bien, je laissais les choses se faire simplement. Notre trio marchait droit et calmement dans les rues de Londres, à la recherche de cette fameuse galerie. Le vert allait nous conduire, lui qui aimait bien jouer au chef.
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Arcturus Madverier
Serpentard
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Re: Une rue tranquille

Message par : Arcturus Madverier, Lun 13 Juin - 15:52


Les deux Gryffondor avancaient devant Arcturus et semblaient murmurer entre eux. Il n'était pas difficile pour l'Auror de savoir si ça parlaient de lui ou d'autre chose...Probablement des propos forts flatteurs, dans le style " C'est qui ce mec ? " ou " Pourquoi en avance avec cet enfoi*é ? " ou mieux encore " Ce type, on peut se le fumer à deux, pourquoi on est avec lui ? ". Ah les jeunes Rouge et Or...Téméraires et fougueux mais pourtant si stupides parfois...Deux élèves de Poudlard qui s'attaquent à un Auror en plein Londres...En premier lieu, ce sera au moins vingt années dans une cellule pour agression d'un employé gradé du Ministère, si ce n'est une condamnation à mort made in Xelonion Madverier, lors du jugement privé des Madverier après capture, détention et torture multiples pour s'en être pris ainsi lâchement à un des membres de la puissante famille de Sang-Pur. De plus, deux élèves ne sauront égaler les performances combatives d'un Auror entraîné et qualifié pour le duel magique.

Arcturus écouta attentivement les questions de l'amie de Marx et admit qu'elles étaient intéréssantes, c'est vrai que beaucoup de questions venaient à l'esprit dans la démarche de l'Auror. Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Quelle raison l'avait poussée à agir ainsi ? Pourquoi ne pas tout simplement les faire enfermer ? Arcturus avait eût une sombre idée lorsqu'il les vit dans ce café et il était temps pour lui de la mettre à profit. Les deux Gryffondor voulaient semer la panique et la terreur dans le cœur des moldus, fort bien...Cela donnera à l'Auror, une assez grande diversion pour se charger de ses cibles. Le choix de cette galerie marchande n'était pas anodin, il savait ce qui s'y passait et qui y trouver. Lier deux Gryffondor à une capture de criminels étaient peut-être risqués, auquel cas Arcturus assumerait ses fautes mais dans le cas présent, il prenait un peu de renfort...

- Disons simplement que vous allez m'être d'une aide précieuse mais vous ne le savez pas encore et je ne peux pas vous en dire plus pour le moment.

Arcturus était en pause et même en pause, il allait livrer quelques sorciers félons au Ministère...La galerie abritait une petite bande de sorciers issu du groupe des Roumains. Ce sera un vrai plaisir de les capturer...ou de les tuer dans le pire des cas...
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June Evans
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Re: Une rue tranquille

Message par : June Evans, Mer 13 Juil - 16:07


Ce sujet n'ayant pas eu de réponse depuis un mois, je me permets de poster. Me mp si ça pose problème.

RP avec Gilbert Leblanc
Londres. Cela faisait un bon bout de temps que la jeune femme voulait s'y rendre. Un endroit plein de vie, de monuments, mais aussi d'endroits paisibles et agréables à visiter. June n'en pouvait plus desa maison à Weymouth, loin de tout. Tout ce qu'elle pouvait voir, c'était son imbécile de voisine avec qui elle s'était battue une fois, une moldue à peine plus vieille qu'elle, superficielle. Le genre de fille à la tête d'une bande qui ne peut rien faire sans être entourée. Une lâche quoi. De ce fait, pendant l'été, Evans avait la mauvaise habitude de rester chez elle, ou de se promener dans les endroits aux alentours, notamment dans la forêt qui se trouvait juste derrière chez elle. Rien de plus.

Cette année, June venait d'avoir dix-sept ans, elle avait décidé de prendre ses responsabilités et de s'en allait le temps d'une soirée, dans les rues de Londres. Une rue bondée de moldue qui marchaient presque en courant pour atteindre un taxi ou tout simplement pour se rendre dans un pub. La sang-mêlée, elle, marchait sans but précis, elle voulait juste passer la soirée ici. Heureusement pour elle ce soir-là, le temps était couvert, mais il ne pleuvait pas et il faisait plutôt bon, malgré la légère brise qui faisait voler ses longs cheveux bruns. Elle souhaitait s'éloigner de son quotidien, de Poudlard qui lui sortait par les yeux, des cours, de la bibliothèque. Elle ne supportait plus rien. Ses disputes avec ses camarades de l'école étaient de plus en plus fréquentes, jusqu'à en devenir aux mains... Ou à la baguette. Elle voulait s'éloigner de la routine qui s'était installée depuis ses onze ans. Depuis que Marx avait quitté Poudlard. Tout était différent et inintéressant.

La jeune brune s'aventura dans une petite ruelle totalement déserte pour trouver un peu de tranquillité. Elle tapa dans une canette de bière avec son pied, ce qui fit fuir quelques chats de gouttière qui se trouvaient à proximité? des petits bâtards qui personne ne voulait. Rien à voir avec le chat que June possédait depuis quelques mois maintenant. Elle s'installa contre un mur et sortit de son sac, une bouteille de vodka que ses parents avaient ramené de Pologne lors des vacances de Pâques où June avait préféré rester à Poudlard pour éviter de leur faire part de son humeur massacrante. Elle en prit deux grosses gorgées. Elle se souvint de la première fois qu'elle avait goûté de l'alcool. C'était un soir, dans une petite ruelle sur le Chemin de Traverse avant qu'elle ne se fasse prendre par Marx qui, contre toute attente, ne lui avait pas fait la morale. Elle avait ensuite beaucoup bu à une soirée chez l'un de ses amis moldus qu'elle avait rencontrés au Pays de Galles, l'été juste avant sa sixième année à l'école. Elle s'était beaucoup amusée ce soir-là, mais le lendemain avait été très difficile, entre mal de tête et estomac retourné, elle s'était jurée de ne jamais recommencer et bien évidemment, elle avait remis ça et aujourd'hui, elle était seule, à fêter ses vacances. La vodka était à la cerise, très forte, elle faisait chaud à la gorge, mais le goût était plutôt agréable. Elle regarda l'un des chats jouait avec la canette de bière et ne se rendit pas compte qu'elle avait bu la moitié de la bouteille à elle toute seule. Sa tête commençait à lui tourner, elle n'avait plus les idées claires. Tout ce qu'elle voyait, c'était ce chat et cette canette de bière. Elle voulait s'amuser avec eux.

- Regard, je vais te montrer quelque chose, dit la brune en s'adressant au chat.

Elle sortit sa baguette de sa poche et lança un #Wingardium Leviosa informulé sur la canette de bière et celle-ci s'éleva dans les airs. June vit le chat feuler, ce qui la fit rire. Le pauvre se demandait bien ce qu'elle était en train de faire. Elle non plus ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait, tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle avait dix-sept ans, la marque sur elle avait donc disparue, elle était majeure et considérée comme une sorcière adulte. Elle en faisait peut-être trop, mais elle avait vraiment l'impression d'avoir loupé beaucoup de chose dans sa vie et elle avait envie que tout cela change.
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Gilbert Leblanc
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Re: Une rue tranquille

Message par : Gilbert Leblanc, Mer 13 Juil - 17:34


Londres, cela faisait un certain temps où je n'y avais pas mis les pieds. L'ambiance du centre-ville me manquait, croiser des Moldus se prendre le bec aussi. Nous allions fêter le quarante-neuvième anniversaire de ma mère dans quelques jours, et pour l'occasion, nous avions décidé de lui acheter un nouveau chaudron avec mes économies et la participation de ma petite sœur. Son chaudron actuel commençait à se rouiller et à se corroder, chose assez dramatique pour une sorcière. Plus tôt dans l'après-midi, je pris la route pour me rendre au Chemin de Traverse et ainsi bénéficier d'une marge de temps assez importante pour comparer les prix et trouver la meilleure offre.

Sur le chemin, je passai dans plusieurs ruelles sombres et étroites. J'avais récemment trouvé un raccourci pour m'y rendre en toute discrétion, mais il fallait pour cela que j’emprunte des venelles mal fréquentées. Les rues devenaient de plus en plus sombres. J'avançai d'un pas, fermement décidé à poursuivre ma route et à atteindre ma destination le plus rapidement possible.

À quelques kilomètres du Chemin de Traverse, je vis une ombre humaine au loin de l'avenue. Ma vision était troublée par la pollution de la ville, mais au fur et à mesure que je me rapprochai, l'ombre se transforma en une jeune femme, âgée d'une vingtaine d'années qui se tenait debout en plein milieu de l'allée et qui avait lancé un Wingardium Leviosa à une canette de bière. Elle avait laissé une bouteille de vodka à moitié vide sur le sol, totalement inconsciente de son acte. Un chat se dressait face à elle, terrifié par la chose inhabituelle à laquelle il venait d'assister.

Pris de panique, je décidai de plaquer la jeune femme au sol et lui dis d'un air affolé :

- Arrêtez immédiatement, c'est de la pure folie d'utiliser la magie au beau milieu d'une ruelle habitée par des Moldus ! Vous voulez être renvoyée de Poudlard, c'est ça ?
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June Evans
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Re: Une rue tranquille

Message par : June Evans, Jeu 14 Juil - 14:50


La jeune jaune et noire savait qu'elle maîtrisait plutôt bien les sortilèges informulés, mais ce qu'elle aimait encore plus, c'était de passer directement à la pratique. Les cours des Sorts et Enchantements étaient ceux qu'elle préférait et ce, depuis sa première année à Poudlard. De ce fait, elle avait beaucoup travaillé là-dessus et avait rapidement développé de grandes capacités dans ce domaine. Bien évidemment, tout n'était pas toujours pas, mais disons qu'elle s'en sortait plutôt bien et avec un peu d'entraînement, peut-être qu'un jour elle aurait une maîtrise totale des sortilèges informulés qui sait ? Elle avait toujours souhaité devenir une grande sorcière et sa grand-mère lui avait toujours dit qu'elle le deviendrait un jour, que c'était sa destinée. C'était tout ce que la jeune femme souhaitait.

June regardait sa canette de bière léviter à quelques centimètres du sol tout en restant pensive. Si un moldu avait le malheur de passer par là, elle ne s'en rendrait même pas compte. Si un moldu voyait cette canette en l'air, elle était mal, mais elle ne semblait pas s'en soucier, elle ne semblait même pas se souvenir qu'elle ne se trouvait pas à Poudlard, mais bien à Londres, dans une ville remplie de personnes ne possédant pas de pouvoirs magiques. Tout ce qu'elle ressentait, c'était sa tête qui commençait à tourner et ses pensées qui devenaient de plus en plus flous. Soudain, avant même qu'elle n'ait eu le temps de tourner la tête, elle se retrouva plaquée au sol et sa tête heurta le sol, provoquant une douleur au niveau du haut de son crâne. Elle se rendit compte que quelqu'un se trouvait sur elle. Était-il tombé ? Était-il encore plus alcoolisé qu'elle ? Pourquoi s'être jeté comme ça sur elle ?

- Arrêtez immédiatement, c'est de la pure folie d'utiliser la magie au beau milieu d'une ruelle habitée par des Moldus ! Vous voulez être renvoyée de Poudlard, c'est ça ?


Un sorcier. Cet homme, qui semblait plutôt jeune et qui s'était jeté sur elle, était un sorcier qui devait probablement avoir vu l'objet en lévitation. June tenta de voir où se trouvait la canette. Celle-ci était redevenue inanimée, sur le sol. Elle commençait à sentir le poids du sorcier sur elle, et ça commençait à devenir pesant.

- J'ai vérifié, il n'y avait personne dans les environs. Répondit-elle, comme si elle n'avait toujours pas compris le danger dans lequel elle s'était mise, elle, et tous les autres sorciers. Si cela ne vous dérange pas, j'aimerais que vous vous leviez avant que je ne meure étouffée...

Il faisait sombre dans cette petite rue et June ne pouvait distinguer le visage de l'homme qui l'avait fait tomber. Elle ne connaissait pas sa voix, mais ce demander bien si elle l'avait déjà vu quelque part, après tout, il était probablement passé par Poudlard.
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Gilbert Leblanc
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Re: Une rue tranquille

Message par : Gilbert Leblanc, Jeu 14 Juil - 18:43


La jeune Poufsouffle que j'avais planqué au sol commençait à gigoter dans tous les sens et à baragouiner dans un français incompréhensible. Je décidai de m'éloigner d'elle délicatement pour ne pas l'incommoder davantage et la laisser reprendre ses esprits, sa tête ayant heurté violemment le sol. Heureusement pour moi, personne ne vit la chute et ne fut interpellé par le vacarme causé par cette dernière. Je fis les quatre cents pas, ne sachant pas quoi faire, mais ne voulant pas la laisser toute seule, de peur que ses agissements reprennent le dessus. Elle reprit lentement ses esprits. J'attrapai sa baguette, la mis dans ma poche, ses mains nouées derrière le dos et lui demandai de parler calmement et distinctement.

- J'ai vérifié, il n'y avait personne dans les environs. Répondit-elle, comme si elle n'avait toujours pas compris le danger dans lequel elle s'était mise, elle, et tous les autres sorciers. Si cela ne vous dérange pas, j'aimerais que vous vous leviez avant que je ne meure étouffée...

- Écoutez, mademoiselle, je ne suis pas ici pour vous nuire mais pour vous aider. Maintenant, si vous le permettez, je vais vous faciliter la tâche. Vous avez beaucoup de chances que personne ne vous ait vu léviter cette canette. De plus, dans l'état où vous étiez, vous n'auriez même pas réussi à différencier une ombre humaine à une ombre due à la lumière d'un lampadaire.

La jeune femme était brune, le teint très pale. Elle avait des traits du visage harmonieux et gracieux. Les yeux exorbités, il faisait trop sombre pour que je puisse apercevoir la couleur de ces derniers. En tout cas, elle puait l'alcool à trois kilomètres à la ronde. Je l'aidai à se relever et lui passai un chewing-gum à la menthe pour masquer cette odeur désagréable.
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June Evans
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Re: Une rue tranquille

Message par : June Evans, Jeu 14 Juil - 20:58


L'homme ne semblait pas vouloir la lâcher. Bien au contraire, il ne voulait surtout pas prendre le risque qu'elle recommence ses conneries et finisse par réellement s'exposer devant les moldus, une erreur qui lui serait probablement fatal. Elle se mit à comprendre qu'il ne lui voulait pas du mal, malgré tout, elle ne parvenait pas à retrouver ses esprits. Tout était flou, confus, sa tête lui tournait, elle avait bu trop vite. Elle voulait souffler et pouvoir s'adresser à ce sorcier plus calmement et en articulant d'avantage. A ce moment là, elle était juste ridicule.
Malgré tout, il n'était pas là pour la juger, après tout, il ne la connaissait pas...

- Écoutez, mademoiselle, je ne suis pas ici pour vous nuire mais pour vous aider. Maintenant, si vous le permettez, je vais vous faciliter la tâche. Vous avez beaucoup de chances que personne ne vous ait vu léviter cette canette. De plus, dans l'état où vous étiez, vous n'auriez même pas réussi à différencier une ombre humaine à une ombre due à la lumière d'un lampadaire.


- Vous êtes qui ? Vous êtes pas à Poudlard vous, vous faites pas dix-sept ans... Répondit June après avoir réussi à distinguer les traits  de la personne qui se trouvait juste en face d'elle. Elle attrapa le chewing-gum qu'il lui offrait

Comprenant peu à peu la situation dans laquelle elle s'était mise, la jaune et noire se sentit de plus en plus ridicule. Elle avait le choix entre s'enfuir en courant telle une lâche ou à rester et à assumer et surtout à accepter l'aide du sorcier. Elle choisit la seconde option; il n'était pas dans son habitude de tourner le dos à ses problèmes. Elle a toujours assumé ses erreurs, même si parfois elle a du subir des humiliations de la part de ces camarades à Poudlard. Elle se souviendra toujours de ce qui s'était passé dans le parc de Poudlard lors de sa cinquième année où en l'espace de dix secondes, elle s'était retrouvée recouverte de bombabouze et la tête en bas après avoir reçu un Lévicorpus et le tout, après avoir été désarmée, bien évidemment. Elle avait été "sauvée" par Marx & Lizzie, puis eux avaient reçu un sortilège d'amnésie... Bref, elle s'était sentie plus seule que jamais après ça.

- Je suis désolée. Je me rend complètement ridicule. S'il vous plait, ne dîtes à personne ce que vous avez vu, je ne veux pas d'ennuis...

Elle le regardait droit dans les yeux pour bien lui faire comprendre qu'elle était sincère et qu'elle n'était pas du genre à chercher les ennuis. Elle AVAIT des ennuis et elle ne faisait plus attention à tout ses faits et gestes. Bref, elle se trouvait vraiment ridicule.
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Gilbert Leblanc
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Re: Une rue tranquille

Message par : Gilbert Leblanc, Ven 15 Juil - 16:15


La jeune femme ne percutait rien. Elle semblait agacée par mes propos et jouait les ados rebelles. Elle ne me regardait pas dans les yeux, tournait la tête quand elle en avait l'occasion et surtout, préférait ricaner bêtement au lieu de m'écouter. J'avais beaucoup de mal à capter son attention, l'alcool étant encore omniprésent dans son organisme. Un instant, je crus vraiment qu'elle se payait ma tête, mais elle était épuisée et rongée par les remords. Je n'étais pas beaucoup plus âgé qu'elle, à vrai dire, mais j'avais gagné suffisamment en maturité et prestance au fil des ans pour lui porter secours. De toute façon, je n'allais pas lui crier dessus, comme si la situation actuelle n'était pas déjà délicate. Elle se débattait comme elle pouvait, mais j'avais assez de force pour la maintenir calme et en sécurité.

- Vous êtes qui ? Vous êtes pas à Poudlard vous, vous faites pas dix-sept ans... Répondit June après avoir réussi à distinguer les traits de la personne qui se trouvait juste en face d'elle. Elle attrapa le chewing-gum qu'il lui offrit.

- Pardonnez-moi, je ne me suis pas encore présenté. Je m'appelle Gilbert Leblanc, j'ai 20 ans. J'ai quitté Poudlard il y a trois ans. Je suis un ancien Gryffondor et je regrette mon ancienne maison. Je donnerais tout pour revoir mon ancienne salle commune et des connaissances qui ne sont plus que des souvenirs, à présent. Lui dit-il d'un air nostalgique. Excusez-moi de mon indiscrétion, mais pourquoi avez-vous ingurgité de l'alcool en grande quantité ? Je sais que les jeunes de votre âge - et peut-être aussi par expérience - partent rapidement au quart de tour quand un obstacle se met en travers de leur chemin.

La situation commençait à s'apaiser. Nous entamions un échange dans une atmosphère calme et détendue. Nous marchions quelques kilomètres et avions trouvé un banc où je l'invitai à s'asseoir. L'obscurité s'installait petit à petit. Je mis ma veste sur ses épaules en la voyant grelotter. Assis l'un à côté de l'autre, la soirée allait être rude, mais inévitable pour comprendre le pourquoi du comment.
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June Evans
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Re: Une rue tranquille

Message par : June Evans, Ven 15 Juil - 18:06


- Pardonnez-moi, lui répondit-il, je ne me suis pas encore présenté. Je m'appelle Gilbert Leblanc, j'ai 20 ans. J'ai quitté Poudlard il y a trois ans. Je suis un ancien Gryffondor et je regrette mon ancienne maison. Je donnerais tout pour revoir mon ancienne salle commune et des connaissances qui ne sont plus que des souvenirs, à présent. Excusez-moi de mon indiscrétion, mais pourquoi avez-vous ingurgité de l'alcool en grande quantité ? Je sais que les jeunes de votre âge - et peut-être aussi par expérience - partent rapidement au quart de tour quand un obstacle se met en travers de leur chemin.

June était donc tombée sur un gentil sorcier qui avait terminé ses études quelques années auparavant. Un ancien Gryffondor à qui Poudlard semblait manquer. La Poufsouffle souriait en entendant ses paroles, elle aussi savait que les Poufsouffles allaient terriblement lui manquer une fois qu'elle aurait quitté Poudlard. Elle avait juste ressenti le besoin de s'éloigner un petit peu de l'école pour ne pas devenir folle à cause de ne voir que la bibliothèque. Elle saturait de devoir réviser sans arrêt pour ses ASPICS. Elle avait envie de vivre. Passer sa vie à lire des bouquins ne faisait plus parti de ces envies désormais, elle était intelligente et connaissait énormément de choses. Elle n'avait pas besoin de passer sa vie à lire.
La jeune femme s'attendait à ce qu'il lui pose ce genre de question. Après tout, il avait tout à fait le droit de comprendre pourquoi elle avait failli s'exposer devant des centaines de moldus. Et heureusement qu'il était là et qu'il l'avait arrêté, il aurait très bien pu la laisser dans son coin et ne pas s'en occuper. Certains n'auraient forcément pas agit de la sorte.
Elle s'installa sur le banc où l'ancien rouge et or l'avait emmené, et accepta volontiers la veste qui lui mit sur les épaules, tout en vérifiant tout de même qu'il n'allait pas avoir froid à son tour.
Une fois posée, la jeune fille reprit la parole.

- June Evans. Septième année à Poufsouffle, répondit-elle brièvement. J'ai passé toute ma vie à être obligée de réviser. J'étais la petite June, la fille parfaite et intelligente - bien que je ne me qualifie pas comme telle. J'étais la tête de turc des serpentards, allant de simples insultes à un véritable harcèlement moral. La seule personne qui me soutenait est partie de Poudlard il y a quelques années. Je me suis remise de son départ, mais je n'ai jamais retrouvé une personne comme lui. Alors je veux m'amuser, mais je suis seule. Alors je m'amuse seule.

A 20 ans, Gilbert n'était pas beaucoup plus vieux que June, alors peut-être pouvait-elle la comprendre. La jeune fille avait toujours fait preuve de maturité durant son adolescence. Aujourd'hui, elle commençait à partir dans le mauvais sens et peut-être même qu'elle finirait par louper ses ASPICS si tout cela persistait... Elle rejeta cette pensée, elle n'y était pas encore. Des mois encore la séparait des examens, il ne fallait pas qu'elle se mette autant la pression.
Elle espérait que le sorcier ne la prenne pas pour une ado imbécile, ce n'était pas ce qu'elle était. Bien loin de là. Elle était juste seule.
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Gilbert Leblanc
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Re: Une rue tranquille

Message par : Gilbert Leblanc, Mer 20 Juil - 16:24


HRPG:
 

Nous nous sommes retrouvés au beau milieu de nulle part, assis l'un à côté de l'autre. L'obscurité s'était entièrement installée dans les ruelles de Londres, le crépuscule ayant revêtit son grand manteau noir. Les habitations aux alentours, en l'absence totale de lumière, comme si la vie avait cessé à jamais d'exister dans ce monde dénué de sens. Un lampadaire à faible densité nous éclairait légèrement, telle une lueur d'espoir sur cette terre. J'écoutai avec beaucoup d'attention ses précieuses confidences, dont je n'étais pas le premier concerné, mais qui allaient me permettre de mieux comprendre ses soucis. Après tout, nous étions dans la même école et devions nous serrer les coudes réciproquement. Par ailleurs, j'étais curieux de savoir s'il y avait eu des changements majeurs dans Poudlard ces trois dernières années.

Je la voyais perdu dans ses songes, le regard dirigé vers le sol granuleux de la rue. Elle était encore sous l'emprise de l'alcool mais commençait à reprendre ses esprits petit à petit. Je mis ma main droite sur la sienne et lui dis d'un air détendu.

- Comment vous appelez-vous, mademoiselle ? Parlez-moi un peu de vous, de vos peines...

- June Evans. Septième année à Poufsouffle, répondit-elle brièvement. J'ai passé toute ma vie à être obligée de réviser. J'étais la petite June, la fille parfaite et intelligente - bien que je ne me qualifie pas comme telle. J'étais la tête de turc des serpentards, allant de simples insultes à un véritable harcèlement moral. La seule personne qui me soutenait est partie de Poudlard il y a quelques années. Je me suis remise de son départ, mais je n'ai jamais retrouvé une personne comme lui. Alors je veux m'amuser, mais je suis seule. Alors je m'amuse seule.

- Enchanté, June, c'est un bien joli prénom. Qui vous obligeait à réviser ? Vous inconsciemment ou vos parents ? J'ai aussi connu une personne qui était le souffre-douleur des Serpentards, mais elle se moquait pas mal de ce qu'ils pouvaient penser d'elle. Vous auriez peut-être dû suivre son exemple, non ? Vous n'aviez aucune personne à qui parler suite au départ de votre ami ? Avez-vous gardé contact avec lui ?

La confiance mutuelle avait acquis du chemin. Désormais, elle laissait paraître une personne spontanée et souriante. Il se faisait tard, ma famille devait se demander où j'étais encore passé. De plus, je n'avais pas l'heure sur moi, mais que faire ? Nous commencions à peine à faire connaissance.


Dernière édition par Gilbert Leblanc le Mer 20 Juil - 18:59, édité 1 fois
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June Evans
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Re: Une rue tranquille

Message par : June Evans, Mer 20 Juil - 17:22


L'ancien Gryffondor avait posé une main sur la sienne, comme pour lui faire comprendre qu'elle n'avait rien à craindre de lui et qu'elle pouvait se confier si elle en ressentait le besoin. June n'était pas du genre à avoir confiance aux gens, du moins, pas aussi facilement. Néanmoins, ce soir-là, elle n'avait pas trop le choix, elle était seule, ivre et il était là, à essayer tant bien que mal de l'aider bien qu'il n'avait absolument aucune idée de qui elle était.

La jeune femme avait donc décidé de parler, peut-être que ça lui ferait du bien. Elle avait entendu dire que parler à des inconnus était parfois plus simple, c'était probablement pour cette raison que les psychologues existaient. De toute manière, June n'avait personne à qui parler en ce moment, ses amis ne pourraient pas comprendre, ils n'étaient même pas au courant de sa situation.

- Enchanté, June, c'est un bien joli prénom. Qui vous obligeait à réviser ? Vous inconsciemment ou vos parents ? J'ai aussi connu une personne qui était le souffre-douleur des Serpentards, mais elle se moquait pas mal de ce qu'ils pouvaient penser d'elle. Vous auriez peut-être dû suivre son exemple, non ? Vous n'aviez aucune personne à qui parler suite au départ de votre ami ? Avez-vous gardé contact avec lui ?


June se mit à sourire nerveusement lorsqu'il lui parla de cette personne qui avait également subi les violences des Serpents. Qu'avait-elle subit ? Comment avait-elle fait pour s'en sortir ? Ou peut-être qu'il s'agissait uniquement de violence morale (bien que ce soit suffisant)… Avait-elle subit ces accumulations de sortilèges à son égard sans pouvoir se défendre ?

- Ils ont failli me tuer, répondit-elle simplement.

Elle se souvenait de la douleur qu'elle avait ressentie, de la peur qui avait envahi tout son être et de son corps, au sol, complètement paralysé. Elle ne voyait plus rien, ne pouvait même plus crier à l'aide. Elle subissait, attendant que quelqu'un soit alerté par les rires de ces verts et argents. Cette pensée la fit frissonner. Elle s'était promise d'oublier tout ça. Plus facile à dire qu'à faire…

Lorsque Gilbert lui parla de Marx, June n'avait pu s'empêcher d'être envahie par une vague de nostalgie. Il n'était qu'un simple ami, elle avait complètement eu le béguin pour lui. Ce sentiment s'était envolé avec le temps, mais sa présence et son humour lui manquaient.

- Mes parents sont formidables, c'est moi qui me met une pression monstre... Et non, je n'ai personne à qui parler. Du moins, personne à qui je pouvais vraiment tout raconter. Mes amis sont beaucoup dans leurs cours, leurs révisions et ne sont pas assez à l'écoute. J'aurais aimé garder le contact avec lui, mais il était tellement… différent à la fin. Il n'avait plus rien à voir avec celui que j'avais connu alors, je me suis dit qu'il valait mieux que je le laisse poursuivre sa vie. Il n'avait jamais tenté de me recontacter non plus…
marquant une pause, elle reprit. En fait, je lui ai envoyé ma chouette il y a quelques jours, pour pouvoir avoir de ses nouvelles et le revoir. Pour l'instant je n'ai obtenu aucune réponse. Je ne me fais plus d'illusions, ça fait presque trois ans…

La jaune et noire leva les yeux vers Gilbert, espérant ne pas voir de sourire moqueur, après tout, elle ne savait pas comment il pourrait réagir face à ses confidences.

- Je suis vraiment désolée de vous parler de tout ça, de vous ennuyer. Vous avez probablement mieux à faire, lui dit-elle sincèrement.
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Gilbert Leblanc
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Re: Une rue tranquille

Message par : Gilbert Leblanc, Jeu 21 Juil - 18:34


Le temps s'écoulait à la vitesse parcourue en secondes par un lièvre sur une piste d'athlétisme. Nous étions tous deux focalisés sur la parole de l'un et quiconque ne pouvait nous en défaire. Il n'y avait plus de limite désormais. La réalité et l'irréalité s'étaient fusionnées ensemble pour n'en former qu'une seule. Les secondes, minutes et heures s'enfuirent à toute allure, comme si quelqu'un ou quelque chose se mit à les pourchasser et à leur vouloir du mal. Baliverne, elles ont eu peur de mon ombre. Sacrées coquines, me voilà sens dessus-dessous. Nous discutions passionnément sur nos scolarités respectives, amourettes d'adolescence... Toutes ces choses qui sont censées appartenir au passé, mais qui sont encore bien présentes dans les mœurs d'aujourd'hui, prêtes à surgir à n'importe quel moment et à nous procurer une grande nostalgie qui, pendant un court instant, nous lapide et chagrine, à tel point que nous n'ayions plus envie de dire « merci » à la vie. C'était le cas, mais nous devions aller de l'avant si nous voulions que ces cauchemars ne disparaissent à jamais.

- Ils ont failli me tuer, répondit-elle simplement.

- Vous tuer ?! Rassurez-moi, êtes-vous allée parler à un adulte responsable suite à cela ? Comment voulaient-ils vous tuer ? Les sorts impardonnables sont strictement interdits dans l'enceinte de l'école. Non, vraiment, je ne comprends pas.

J'étais abasourdi, je n'en pouvais plus. Comment expliquez-vous une haine farouche envers une personne qui n'a strictement rien demandé ? Je l'ignore, hélas. C'est fou comme les rapports entre élèves ont changé en trois ans. Bien sûr, cela n'était pas parfait non plus, mais il y avait plus de respect et moins de violence.

- Mes parents sont formidables, c'est moi qui me met une pression monstre... Et non, je n'ai personne à qui parler. Du moins, personne à qui je pouvais vraiment tout raconter. Mes amis sont beaucoup dans leurs cours, leurs révisions et ne sont pas assez à l'écoute. J'aurais aimé garder le contact avec lui, mais il était tellement… différent à la fin. Il n'avait plus rien à voir avec celui que j'avais connu alors, je me suis dit qu'il valait mieux que je le laisse poursuivre sa vie. Il n'avait jamais tenté de me recontacter non plus… marquant une pause, elle reprit. En fait, je lui ai envoyé ma chouette il y a quelques jours, pour pouvoir avoir de ses nouvelles et le revoir. Pour l'instant je n'ai obtenu aucune réponse. Je ne me fais plus d'illusions, ça fait presque trois ans…

- Je vois. Ne soyez pas trop dur avec vous. Accordez-vous des pauses également entre chaque leçon, si ce n'est pas déjà le cas. Avez-vous pris le temps de leur expliquer en détails vos problèmes ? Vous refoulent-ils ? Il marqua une pause puis reprit. Trois ans se sont écoulés, certes, mais cela vous a laissé le temps de souffler, de vous soucier de vos études, ce qui n'est pas rien. Lui dit-il d'un air avéré. Enfin, ne vous bilez pas, je suis certain que celui-ci n'a pas encore eu le temps de vous répondre, mais le fera prochainement.

Elle en avait gros sur le cœur, cela va sans dire. Elle était mal dans sa peau, avait peu de personnes à qui se confier, subi de nombreuses humiliations de la part d'un groupe de Serpentards assoiffés de méchanceté gratuite (...) qui, avouons-le, ne l'a pas aidé dans sa cause déplorable. Cette personne me plaisait bien. En l'espace d'une soirée, j'avais noué des liens que je n'aurai jamais pensé tirer de cette manière. En tout cas, j'étais ravi de pouvoir l'aider et je pense qu'elle aussi était contente qu'une personne ait accepté d'écouter ses confidences les plus secrètes.

- Je suis vraiment désolée de vous parler de tout ça, de vous ennuyer. Vous avez probablement mieux à faire.

- Vous ne m'ennuyez pas du tout. Pour tout vous dire, j'étais en route pour acheter un nouveau chaudron à ma mère. Puis je vous ai rencontré en plein milieu d'une ruelle abandonnée en train de léviter une canette, dit-il en rigolant. Et même si je n'ai pas accompli la chose initiale, je vous suis venu en aide.
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June Evans
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Re: Une rue tranquille

Message par : June Evans, Jeu 21 Juil - 20:13


June ignorait l'heure qu'il était, mais elle s'en fichait. Finalement, parler lui faisait du bien et cette soirée n'était pas aussi désastreuse qu'elle ne l'avait pensée. Disons plutôt qu'elle avait fait cette rencontre au bon moment. Ce sorcier semblait être d'une extrême gentillesse. Accepter d'écouter une abrutie d'inconnue totalement inconsciente de ses faits et gestes étaient une vraie marque de générosité. June le sentait et elle aurait aimé le rencontrer dans d'autre circonstance, il l'aurait sûrement pris autrement que pour une pauvre petite chose.

Elle avait rapidement eu confiance et s'était confiée sans la moindre retenue et elle se sentait mieux. Il fallait, bien évidemment, attendre pour que les effets de l'alcool se dissipent, mais parler lui avait grandement remonté le moral. Elle en oubliait presque le fait qu'elle ne connaissait nullement cet homme qui se tenait à côté d'elle.

- Vous tuer ?! Rassurez-moi, êtes-vous allée parler à un adulte responsable suite à cela ? Comment voulaient-ils vous tuer ? Les sorts impardonnables sont strictement interdits dans l'enceinte de l'école. Non, vraiment, je ne comprends pas.

La sorcière sourit de nouveau, un sourire nerveux, dévoilant un léger malaise. Repenser à tout ça ne lui plaisait guère et à vrai dire, il était la première personne à qui elle racontait cette histoire. Les élèves de Poudlard pourraient ne pas la croire ou se moquer d'elle. La plupart étaient très gentils, mais June doutait parfois de leur maturité. Elle ne voulait pas perdre son temps.

- Non, je n'ai reçu aucun des sorts impardonnables, bien que je mettrais ma main à couper qu'ils en avaient une folle envie. J'ai reçu une accumulation de sorts, certains me donnaient des douleurs physiques, d'autres psychologiques. C'était l'horreur, ils s'acharnaient et j'ai cru qu'il ne me lâcherait pas… Elle marqua une pause. La préfète de ma maison de l'époque et celui des Serdaigles ont été alertés par cet attroupement, puis il y a eu Marx, qui m'a vue de loin, à terre, incapable de faire un mouvement. Bien évidemment, les Serpentards ont eu le dessus sur les trois autres et le « chef » de la bande leur a jeté un sortilège d'Amnésie pour que ce soit paroles contre la leur. Alors, j'ai décidé de me taire et la plupart ont quitté Poudlard depuis alors…

Elle haussa les épaules. Sa voix tremblait et elle dut se racler la gorge pour camoufler les légers sanglots. Finalement, elle aurait préféré ,elle aussi, être victime du sortilège d'Amnésie. Bien évidemment, ça aurait été trop facile s'ils lui avaient fait tout oublier.

- Je vois. Ne soyez pas trop dur avec vous. Accordez-vous des pauses également entre chaque leçon, si ce n'est pas déjà le cas. Avez-vous pris le temps de leur expliquer en détails vos problèmes ? Vous refoulent-ils ? Il marqua une pause puis reprit. Trois ans se sont écoulés, certes, mais cela vous a laissé le temps de souffler, de vous soucier de vos études, ce qui n'est pas rien.Enfin, ne vous bilez pas, je suis certain que celui-ci n'a pas encore eu le temps de vous répondre, mais le fera prochainement.

La Poufsouffle ne savait que répondre à ses questions. Tout était confus pour elle avec l'alcool, elle avait du mal à se concentrer sur toutes les réponses qu'elle pouvait lui donner. Elle ne voulait pas se mélanger les pinceaux, ni raconter de bêtises. Elle regrettait d'avoir agi de la sorte, d'avoir bu, d'avoir utilisé la magie, d'avoir agi comme une pourrie gâtée qui n'avait pas ce qu'elle voulait. Elle était ridicule. Elle avait eu beaucoup de chance de tomber sur quelqu'un de tolérant.

- Oui, on peut dire que je me suis éloignée de mes livres, j'en avais besoin… Pour mes amis non, je ne leur dis rien. Comme je te… vous l'ai dit pardon, *première erreur*,ils ne sont pas très réceptifs à cause de leurs révisions. Non Marx étaient vraiment le seul à qui je pouvait parler alors j'espère que vous avez raison là-dessus !

Elle sourit de nouveau, espérant vraiment ne pas l'embêter avec toutes ses confessions. Mais ça lui faisait vraiment du bien de lui parler, elle ne s'était pas confiée de la sorte depuis bien longtemps. Elle vidait son sac, disait à voix ce qu'elle gardait bien ancrée en elle.

- Vous ne m'ennuyez pas du tout. Pour tout vous dire, j'étais en route pour acheter un nouveau chaudron à ma mère. Puis, je vous ai rencontré en plein milieu d'une ruelle abandonnée en train de léviter une canette, dit-il en rigolant. Et même si je n'ai pas accompli la chose initiale, je vous suis venu en aide.

La sang-mêlée le regarda, gênée. Il devait acheter un cadeau à sa mère et il se retrouvait là, avec elle. Elle baissa les yeux et se trouvait de plus en plus ridicule.

- Et je vous en remercie ! Je m'excuse de vous avoir fait perdre votre temps… Vraiment.
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Aiko Wilkerson
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Message par : Aiko Wilkerson, Dim 28 Aoû - 20:54


PV - Joshua


Lune solitaire. Abandonnée à la nuit. Qui donc vous regarde. J'entends le vent murmurer. Je vois les arbres danser. Ce soir l'allée est presque abandonnée. Pas un sorcier. Les rues sont vides et les boutiques ferment. Je vois les derniers gérants fermer à clef leur commerce et moi je marche. Baguette à la main. C'est comme si je cherchais mon chemin. Loin de tout, en solitaire. Je me promène, simplement. Poudlard est loin derrière moi mais étrangement je soupire. J'avais enfin achevé ma putaain de longue scolarité, enfin. Toutes ces longues années à vouloir briller en cours pour finalement se dégoûter du travail. A se faire coller pour finalement entrer dans le club du vieux Sergeï. A être préfète pour finalement pénétrer dans la forêt interdite. A en faire des nuits blanches. Tout achevé. J'avais eu mes ASPICs, mention effort exceptionnel, et j'étais majeure. J'allais enfin être indépendante, faire ce que je voulais. Mais au fond, quelque chose me disait que je n'allais pas tant m'amuser. Je marchais aux alentours de Londres, cette rue était bien trop déserte, glaçante, effrayante. Un vent frais me caressait le visage, sensation agréable. Je me sentais sereine et sans savoir où j'allais, je continuais de progresser dans l'allée.
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Mary Drake
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mary Drake, Mar 11 Oct - 16:18


Morsure de Serpent. Aigle ! Vas-t'en !
Pv with Ellana Lyan

Il fait noir. Partout le monde est sombre, moche, ténébreux. Oui, partout ... J'évolue dans la pénombre. Les souvenirs enflent, reviennent. Tu n'es pas à Paris. Je le sais, c'est drôle... Je suis à Londres. Enfin, je crois. Rien n'est certain. T'façon, j'ai beau penser ce que je veux, je sais que rien - ni personne - ne pourra calmer la boule d'angoisse qui enfle dans ma poitrine. Quelle stupide idée de venir ici, avec toutes mes peurs. T'es bourrée, en même temps, t'as pas les pensées claires. C'est pas une excuse, je le sais. Bientôt, je partirais vers un autre monde. Un monde pas trop sympa si vous voulez mon avis.

Je titube, droite, gauche, droite, gauche. L’alcool n'arrange pas les choses. J'ai mal au crâne. Je tourne dans la première rue que je trouve. Là-bas, ça m'a l'air tranquille. Je serai à l'abri de toutes autres présences. Je n'ai pas envie d'être remarquée dans un état pareil. Non, vraiment pas. Une mèche de cheveux vient se mettre devant mes yeux. J'ai envie de l'arracher. De l'enlever brutalement. De me raser le crâne tient. Pourquoi pas. Ne fais pas des choses que tu regretteras. Au point où j'en suis. . .

Je m'enfonce dans l'allée. Pas très grande d'ailleurs. Les parois de la rue semblent se rapprocher ! Elles veulent m'écraser. Au secours ! Je cours, à toute allure. Il faut que je sorte. Je rate la première occasion de bifurquer mais ne laisse pas passer la deuxième. Ouf. Je suis en sécurité. Pour fêter ça, je reprends une lampée de boisson. Le liquide plus froid que chaud m'irrite la gorge. Vraiment fort ce truc-là. J'essaie de lire le nom de la bouteille mais il fait noir. Impossible de distinguer quoi que ce soit.

Alors, dépitée, je finis tout d'une gorgée puis lance la bouteille au loin. Je n'en ai plus. Dommage. Je me couche et observe, y'a des étoiles rose pâle. Elles sont belles. Je tends la main pour en attraper une. Je me brûle aussitôt. T'as pas de bol ce soir, que veux-tu que je te dise ? Rien, tais-toi. J'ai assez de problèmes comme ça. Je pensais que cette journée serait plus festive, mais nan. J'ai tout gâché. Merveilleux n'est-ce pas ?

Un oiseau bleu se distingue dans la nuit. Il brille. Il crie, il jacasse, il se moque de moi. Il me dit que je suis pitoyable. S'pèce d'idiot. Il appelle d'un battement d'ailes ses amis. Des moineaux, des aigles, des corbeaux de toutes couleurs. Je me fais ridiculiser par des p*ta*ns d'oiseaux. Des larmes coulent sur mes joues. Allez-vous-en ! Ils n'en n'ont rien à faire de mes gémissements. Ils ne partent que quand ils l'ont décidé, sans me rabaisser une dernière fois. Dans un souffle d'épuisement, je chuchote ;

-Joyeux anniversaire Mary.
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Ellana Lyan
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ellana Lyan, Mar 11 Oct - 20:35


Il fait nuit, seule la lune brille dans le ciel. Une lune ronde et pleine, une lune comme je les aime. Le silence. Il ne fait pas chaud, mais le vent légerment froid contribue à me maintenir les yeux ouverts et à faire circuler l'adrénaline dans mon organisme, j'adore ce piquant que seule l'obscurité sait me faire ressentir. J'avance doucement dans la ruelle, silencieuse parmi les ombres, telle… Un serpent ? Mon visage, ce tort en une grimace d'amusement. Bonheur, bonheur, bonheur…

Soudain, un bruit de verre brisé retendit à quelques mètres de moi. Je tourne instinctivement la tête et avance en direction du bruit. Une… chose sombre dont je ne distingue pas vraiment l’identité est couchée dans la ruelle. J'avance de plus en plus près puis, recule d'un bon. La chose vient de marmonner quelque chose de complètement inintelligible.

Elle se recroqueville sur elle-même et se met à pleurer. Je déteste les pleurs, pas pour le fait d'avoir devant moi une personne triste, ça je m'en contrefiche, mais le bruit, les tremblements... Aaaah, si elle ne se tait pas tout de suite, je vais l'étrangler. Soudain, un rayon de lune passe sur le visage de la créature.

C'est une jeune fille, elle pourrait être jolie, mais ses cheveux décoiffés tombant en mèches éparpillées autour de sa tête, ses yeux rouges de larmes et son haleine empestant l'alcool me donnent envie de vomir. Je recule d'un pas, exaspérée, fronce les sourcils et place une main devant ma bouche. Beurk, elle me dégoûte. Elle est faible, si faible…

Je m'accroupis près d'elle, la puanteur me saisit à la gorge, mais l'envie de m’amuser un peu est plus forte que l'odeur de cette fille. Comment peut-elle supporter son état ? Je n'abuserais jamais ainsi de la boisson !!

Je lui donnerais un peu près mon âge et quand je vois la baguette magique qui dépasse de son habit, je suis prise d'un haut-le-cœur. Cette… fille est une sorcière ?! J'ai du mal à y croire, mais pas de doute. Et vu son âge… Je ferme les yeux puis les rouvre. Elle ne serait quand même pas à Poudlard ? Moi ? Fréquenté, le même établissement qu'elle !!

Je veux être sure…

-Enchantée, murmurais-je doucereusement à la sorcière, je suis Ellana. Tu es… à Poudlard non ?

Ma voix est sèche et froide. Dommage, j'aurais aimé y insérer un peu plus de sympathie… Histoire de faire durer le plaisir… Mais soit. La fille à des larmes dans les yeux, je dois faire un effort considérable pour ne pas la gifler tant elle me dégoûte par sa faiblesse et par ça bêtise.

Ma main se crispe, j'essaye de me détendre… Pauvre folle que tu es… La nuit dans les rues de Londres… Pendants que rode le serpent !!


Dernière édition par Ellana Lyan le Mer 7 Déc - 15:06, édité 1 fois
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