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Cimetière de Londres
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Kathleen Gold
Maitre de JeuSerpentard
Maitre de Jeu
Serpentard

Re: Cimetière de Londres

Message par : Kathleen Gold, Ven 27 Mai 2016, 23:58


Le temps a eu un problème. Le temps s'est perdu. Les aiguilles tournent et tournent et tournent encore dans l'infini, loin de vous. Loin de toi. Les aiguilles de ta montre aussi se sont arrêtées, ont stoppé leur course folle vers le point final alors que tu écris les phrases, poèmes de ton histoire. Ajoute des virgules à chaque frôlements de vos peaux, quand tu sens ses pores contre tes doigts, et la pulpe de ses doigts se perdre sur ton crâne. Oiseau, fais moi voler.

Virgules à chaque toucher, vers et rimes qui ricochent sur ton dos parcouru de frisson quand ses yeux croisent les tiens. Tu sens ta volonté et un morceau de ton esprit chercher les paragraphes manquants. Tu laisses tes lèvres savourer encore un peu l'ambre et le sel du caramel sur ses lèvres et tu souris. Tu serres sa main et l'éternité s'épuise alors que le temps est cassé. Dieu a perdu son jouet, à cause de deux êtres vivants qui aiment entre les morts. Qui aiment entre les pierres. Dieu a perdu le temps. Vous le contrôlez, lui dites ce que vous voulez qu'il fasse. Le temps vous obéit. Il s'est arrêté pour vous. Pendant que tu le serres.

Pendant que tu goûtes encore ce gâteau au rhum, que tu rêves un peu de mordre dans ces lèvres cerises et de ne plus oublier le goût de sucre de sa bouche. Tu sens sa main se perdre dans la tienne, et l'autre caresser tes cheveux. Sentir sa bouche réclamer encore les tiennes. Tu embrasses le blasphème, le moment de perdition entre les croix ne retient pas ton attention. Tu n'as pour témoins que les âmes des morts si elles ont survécu à leur chair. Alors pourquoi ne pas savourer.

Se repaître de ses cheveux, de ses joues, de ses mains. De leur vue, de leur rendu sous tes mains. Tu souris contre sa bouche, alors qu'il t'obéit et reste la. Avec toi. Tu souris encore quand vos lèvres ne cessent de se coller l'une à l'autre. Tu serres sa mains dans la tienne, pendant que tes doigts caressent ses phalanges et que tu protèges ses serres de petit oiseau. Rien ne pourras le blesser. Ni le monde, ni lui même, ni l'ivresse qui ronge ses os, détruit ses sens, absorbe son âme. Et la tienne par la même occasion. Tu te mets devant tout cela et le serres encore. Il est beau. Genre vraiment. Comme un oiseau qui s'est perdu et serait passé dans un arc en ciel. Il a volé toute la substance de chaque couleur, teignant chaque part de lui avec un morceau de vie hypnotique. Tu souffles sur sa bouche et tu imagines ce que cela ferait d'inverser les rôles. De finir ivre à deux, mais qu'il goûte de la vodka sur tes lèvres et finisse bourré également, au lieu de rhum sur son bec.

Tu tiens sa main comme ça un long moment avant qu'il ne bouge et ne commence à marcher.  Tu le suis. Tu veux être avec lui. Plus vous marchez, plus tu perds de vue votre éternité et le temps reprend ses droits. Plus de lumière, plus de bruit. Trop de tout ça. Tu veux retourner au royaume des morts où vous n'étiez que deux vivants.

Bientôt tu retrouveras ton père qui te ramènera chez toi. God, ton père, que penserait-il s'il savait que tu bécotais des inconnus dans la nuit comme cela ? Mais peu importe.
It felt
F*cking
Right.


Tu le regardes et les pleurs d'un enfant se brise en toi. Tu serres plus fort sa main. Signifiant que tu ne veux pas partir non plus. Plus maintenant. Tu essaies de retarder le moment fatidique. Tu seras bientôt à Poudlard. L'oiseau se réveillera demain et volera. Sans toi. Tu ne seras que la chanson du mec bourré. Rien de plus. Ce n'est pas ce que tu vois dans ses yeux cependant. Et tu aimerais que ses turquoises alcoolisées reflètent la même illumination qui t'a frappée tout à l'heure. Tu embrasses sa main. Puis tu l'embrasses lui.

C'est
Tellement
Naturel.

Tu embrasses sans comprendre comment, comment tu as lancé tour cela. Tu l'ignores et tu le serres en lui volant un baiser cinéma en te souvenant que tu dois courir. Tu fermes les yeux et recules. Paupières closes.

"-Si demain vous vous souvenez...
Kathleen Gold.
Ecosse
.*

Écris moi. Je suis folle de me donner aussi vite. De tout déballer à un étranger. Mais n'oublie pas.
Tu serres encore sa main
Et tu pars rejoindre ton père. La tête dans les vapeurs du rhum. God. Tu veux retomber dans l'ivresse avec lui.

Tu ne le reverras plus.



Fin du RP pour moi


Dernière édition par Kathleen Gold le Mer 24 Aoû 2016, 17:05, édité 1 fois
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Trevor Le Dragon
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Trevor Le Dragon, Lun 20 Juin 2016, 21:33




Ils sont là, comme des chats dans la nuit. Immobiles et effacés sur une toile, estompés en arrière-plan. Ils sont là, l’un en face de l’autre, les regards dansant et les lèvres en crème brûlée.

C’est tout simple. Tout simple comme instant. Tout facile à décrire en un mot, mais pourtant tellement dur à raconter en des millions de phrases. Tellement dur d'écrire l’histoire en ne voyant qu’un seul mot au travers ses paupières. Un unique mot qui résonne dans les yeux et voyage jusqu'à la tête, comme un petit bateau sur l’eau. Un mot qui éclate en ondulation sur les vagues de la mer. Un seul petit nom qui, écrit à répétition, harmonise ce moment et ces baisers sucrés échangés entre oiseau et chanson. C’est tellement simple et évident de se balader main dans la main, de s’embrasser bouche contre bouche. C’est un rêve dans sa tête, cette chanson. C’est une ombre dans les volutes de rhum et elle s’évapore après un dernier baiser. Et elle s’envole après lui avoir donné
ces deux, trois mots sur un papier. Un papier de son, de bruits. Un papier de sa voix et de ses mots, qui y sont écrit. Il la regarde s’en aller, le coeur serré, des larmes alcoolisées retenues dans les aquariums en verre de ses yeux. Il ne veut pas l'oublier, pas elle. Le monde entier pouvait s'effacer de sa mémoire, il s’en fichait. Tout ce qu’il demande, c’est une bride de souvenir. De la chanson dorée, de ses cheveux doux, de ses yeux étoilés, de ses lèvres contre les siennes.

Au beau milieu de nulle part, il se trouvait. Debout, penaud, les bras ballants, l’air hagard, l’air idiot. Un peu perdu, dans sa tête, un peu chien sauvage, dragon des montagnes. Il souffle une fumée piégée par l’odeur du rhum. Il regarde une dernière fois sa chanson, mais elle ne se retourne pas. Elle part dans la nuit, il ne sait où. Il aurait voulu la suivre, la traquer comme les loups, l’accompagner jusqu’au bout du monde. Mais sa tête cognait, et ses yeux se fermaient. Le temps reprenait son rythme, Trevor le laissait filer entre ses doigts. Il ne lui appartenait plus, il ne pouvait plus jouer avec. La réalité talonne ses serres d’oiseau, ses griffes de dragon. Il regarde aux alentours et va se poser sur un banc. Il y a du vent, du vent qui fait danser ses cils. Les évènements de la soirée défilent devant ses yeux, suivent son regard fuyant. Les frissons qui l’avaient éveillé s’effacent doucement, son rythme cardiaque ralentit paisiblement. Il souffle une deuxième buée alcoolisée, puis laisse sa tête tanguer de gauche à droite.

Il reste là, il fait valser son esprit, ses pensées. La chanson flotte dans sa tête, toujours présente. Ses cheveux continuent de chatouiller ses doigts, ses lèvres sont encore collées aux siennes, son souffle se mélange au sien, ses yeux le transperce d’un éclair de frissons. Elle est encore, et sera toujours là. Quelque part dans sa tête. Cachée entre deux idées, cachée entre deux rêves.

Il se secoue, pose ses coudes sur ses genoux et plonge le visage dans ses mains. Son odeur est là, perdue sur ses paumes, accrochée comme une sirène en bois sur un navire. Elle est partout, ancrée sur sa peau et dans sa mémoire. Elle ne s’en ira pas. Si demain vous vous souvenez… Si demain tu te souviens, Trevor, tu seras le plus heureux des hommes. Tu vas lui écrire, tu vas la revoir, tu vas goûter encore une fois à sa mélodie. Pour l’instant, tout ce que tu toucheras se changera en or. C’est comme un sort, elle t’en a jeté un. Toutes tes pensées lui seront associées, toutes tes idées, tous tes gestes. L’or te brûlera les neurones, sa mélodie t’enchantera, t’hypnotisera. Tu ne pourras pas lui échapper, c’est la sorcière dorée, elle t’a déjà emprisonné.

Kathleen Gold.
Écosse.



Fin du RP ♥


Dernière édition par Trevor Le Dragon le Sam 24 Sep 2016, 15:21, édité 1 fois
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Aya Lennox
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Aya Lennox, Jeu 30 Juin 2016, 20:07


Quelques bouteilles pour une nécropole
PV Ebenezer Lestrange


Au crépuscule, et aux dernières pâles lueurs du jour qui laissent leur place aux ténèbres. Le soleil s’incline, se fait la malle. Il laisse sa place aux choses obscures et aux aventures dont on doit parfois taire le nom.

Lumière évanescente, brume à peine visible. Ambiance mortifère, allée de crépuscule. Une rue annexe à un cimetière presque plongé dans l’obscurité.

Quelques pas sur les pavés secs d’une fin de mois de juin brisent le silence. Débarquent sur Swain’s Lane. Une silhouette recluse dans une cape courte couleur nuit. Jeté de regard à gauche, à droite, à l’aide d’yeux invisibles, cachés sous une grande capuche. Démarche bringuebalante. Qui c'est qu'a bu ce soir ?

Dans le bruit délicat de pas mal-assurés, une main sort de l’obscurité de la cape, dévoile la doublure du vêtement couleur nuit. Vert foncé sous détails d’un gris luminescent. Ôte le bouchon d’une petite flasque d’argent. Lorsque la gorgée a été tirée, la main disparaît. Tout comme le corps se mouvant d’une étrange manière, entré par effraction au cœur du cimetière.




Autour d’elle, tout n’est que silence et elle observe le ciel avec un drôle de sourire béat sur les lèvres. Pas un pet, là-haut. Que du foncé et de l’irréprochable. Un p’tit cœur de lumière, par-ci par-là. Autrement, que de l’absolu. En haut, il n’y a pas de place pour le défaut. Le ciel doit toujours être parfait, pour accueillir les yeux qui s’y accrochent.

L’épaisse capuche a dévoilé un visage féminin. Minois à nu, désormais. Une petite tête ronde, de fins cheveux blonds coupés en un carré comme d’habitude assez rebelle. Aya ne distingue plus les ombres du réel. Elle ne se soucie pas de ce qu’il y a autour d’elle. Tant qu’il n’y a que le silence.

Elle dégage une mèche de cheveux de son visage, puis se déleste de son vêtement épais parce qu’il fait chaud. Trop chaud. Profiter de la fraîcheur de la nuit.

Elle s’allonge dessus, visage pâle plein de contraste sur sa couverture improvisée et dans sa robe près-du-corps noire au col montant et aux manches mi longues.

Soudain, un craquement sonore la dérange dans son agréable somnolence.

« Qu’est-ce que c’est ? ». Elle se redresse immédiatement. Ses yeux parcourent le vide autour d’elle. Il fait trop sombre pour distinguer les pierres tombales des silhouettes qui peuvent s’y glisser. Elle croit apercevoir quelque chose qui bouge, au loin. N’en est pas sûre. La curiosité et une drôle de tension se mêlent. Adolescents abrutis par l’alcool, malfrats en train de faire quelque chose de mal, adeptes de la profanation de tombes. Dans tous les cas, elle préfère ne pas se retrouver face à qui que ce soit, à ce moment.

Alors qu’elle continue à jauger les ténèbres qui lui font face, ses yeux grands ouverts désormais légèrement habitués à l’obscurité, sa main se glisse dans sa cape pour attraper sa baguette magique.

- #Occulo Cati, murmure-t-elle discrètement en pointant sa baguette sur elle.

Sortilège pour yeux de chat. Sa vision se fait peu à peu beaucoup plus claire, et les formes face à elle deviennent plus nettes. Les détails des tombes près d’elle ne lui échappent plus. Ce qui rôde ne pourra pas lui échapper.

Elle rampe hors du confort de sa cape, baguette à la main, ses yeux grands ouverts ne laissant absolument plus aucune nuance cachée par l’obscurité lui échapper. Elle se redresse sur un genou, se met debout après quelques secondes d’hésitation.

- Y a quelqu’un ? lance-t-elle à mi-voix, son précieux et magique attribut en main, prêt à agir en cas d’attaque.

Rien pour l’instant. Les tombes semblent être les seules compagnes à sa chère solitude. Si ce n’est qu’elle a la nette impression d’être observée.
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Ebenezer Lestrange
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ebenezer Lestrange, Mar 05 Juil 2016, 01:09


Il se la jouait pirate avec sa bouteille de tequila dérobée. Il aurait pu prendre du rhum, il aurait encore plus collé au personnage, mais il s'en était lassé au cours de ses heures de services de la journée. Quelle heure était-il ? La sienne. Il faisait nuit et Ebenezer gambadait dans les rues comme un gosse de cinq ans. Il avait transplané dans Londres, un peu au hasard, se fichant bien de se faire voir par un moldu, déterminé à rentrer chez lui, chose rare, à pied. Il avait un peu trop découché dernièrement, tellement même qu'il n'était même pas sûr de retrouver le chemin de Traverse. Peut-être parce qu'il ne voulait pas croiser le regard d'Izsa....

Ou peut-être parce que la cohabitation avec des gens vivants, ça allait deux minutes. Il lui fallait son espace vital qu'un lit superposé assassiné. Alors il se disait que dans le pire des cas, il se trouverait un pont et qu'il pouvait danser en attendant. Il fonçait droit devant. Les gens s'écartaient de son passage ou alors c'était lui qui les poussait en passant. Toute façons, ils étaient réduits à des taches floues et vacillantes. Une rasade de tequila, le niveau baissait. Il avait pris du rab, heureusement. Il allait très mal finir, en effet.

Sa résistance s'était améliorée après sa première cuite en compagnie de Bennet, ou de sa prof avec en prime d'un cours très particulier, ou de Wellsky. En fait, il buvait depuis tellement longtemps, enfin le longtemps est relatif, qu'il s'était grillé le neurone au rhum au passage et ne se souvenait plus avec qui ou quoi il avait commencé. Ce n'était pas si grave vu que ça ne l'avait apparemment pas dégoûté. Rasade de tequila descendant le long du gosier, il buvait en marchant ou marchait en buvant. Qu'est-ce qui était le plus important ?

Plus il s'approchait de son bercail, moins il avait envie d'y aller. Devant le chaudron baveur, il ne s'arrêta pas et repartit pour un tour. Toute façon, personne ne l'attendait donc il pouvait se quinter où il voulait. C'était un peu triste en fait. Il allait finir vieux et seul avec son chat noir offert à un Noël où il n'aimait personne comme seule compagnie. Il se noierait dans sa tequila avant, juste par amour propre. D'ailleurs, il entamait ça dés maintenant. Le niveau diminué, il avait la même action que la lune sur les marées.

Cimetière de Londres. Indiqué en lettres noires sur fond blanc. A gauche toute, faire danser les morts était plus rigolo qu'embêter les vivants. Il suivit la direction, ne fit presque pas de détours, but sur tout le trajet. Il était merveilleusement frais, merveilleusement bien. La tequila devenait anorexique en revanche. Il escalada la grille avec trois appuis, main droite tenant la bouteille comme s'il s'agissait du Graal et retomba de l'autre côté avec plus ou moins de classe. Il n'avait plus qu'à bénir sa bonne étoile qui l'avait doté d'un sens de l'équilibre même dans les situations les plus douteuses. Il courait désormais en sautant par dessus les tombes, saute-mouton un poil plus morbide que la vraie version, sans s'y prendre les pieds, n'y faire trop de bruits.

Croisement, allées silencieuses dans toutes les directions, couronnes de fleur vieillies, les cimetières moldus ressemblaient étrangement aux sorciers. Ils devaient avoir copié. Ebenezer, s'étant arrêté de boire depuis son entrée dans le lieu, se dit enfin qu'un peu de repérage ne serait pas de trop. Il regarda donc attentivement un peu partout, ne s'attendant à rien et trouvant une silhouette. Curieux, il s'approcha d'elle en mode ninja, veillant à ne pas faire craquer de brindilles ou d'autres machins traînant sur le sol. L'ombre prenait forme. C'était une fille, blonde, pâle d'après l'éclairage de la lune. Une fille avec une cape et une baguette.

- Y a quelqu’un ?

Il avait été repéré. Il ricana dans sa barbe imaginaire, s'avança encore un peu, caché par les tombes, avant de se mettre franchement au milieu de l'allée. Lui, rien n'indiquait qu'il était sorcier. Sa baguette était planquée dans sa manche, invisible et prête à être utilisée s'il le fallait vraiment, sa cape avait été oubliée en chemin. Il n'était armé que de sa bouteille de tequila et de sa tête de mec pas très net. Il dévisagea la fille quelques instants, la trouva jolie alors il s'avança et lui tendit sa bouteille juste parce qu'elle avait de beaux yeux.

- Tu en veux un peu mademoiselle la sorcière ?
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Aya Lennox
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Aya Lennox, Mar 05 Juil 2016, 15:23


Merci au sortilège. Elle a la vision d’un chat, désormais. Et peut tranquillement dévisager l’étranger face à elle. Bizarre. Sa face lui dit quelque chose. Elle est persuadée de l’avoir déjà croisé. Une bonne tête. Quoique…

Bon, le type n’est pas franchement net, là. Il semble un peu éméché. En même temps, il a une bouteille de tequila à la main. C’est écrit, là, sur l’étiquette. Et ses yeux semblent trahir… ‘sait pas, une vague alcoolémie. Elle est pas là pour le juger alors elle ne va tout de même pas se permettre d’y mettre un barème. Chacun fait ce qu’il veut de sa soirée, après tout.

- Tu en veux un peu mademoiselle la sorcière ?

Donc, récapitulons. Un étranger, dans un cimetière, lui propose de boire un coup de tequila. D’accord, l’étiquette indique sobrement que c’est de la tequila. Mais qu’est-ce qui le prouve vraiment ?  Certes, boire avec des inconnus, l'aventure tout ça. Mais voilà. Elle veut en savoir un peu plus avant.

Un peu méfiante, Aya s’approche elle aussi de l’énergumène. Cape sur le sol, un peu plus loin, silhouette fine dans robe noire exiguë, elle s’inquiète légèrement à l’idée que c’est peut-être un Moldu. Enfin, il y a toujours le sortilège d’Amnésie…  Elle cache un peu sa baguette contre elle. Même si, bon, il l’a déjà vue. Il l’a quand même appelée « Mademoiselle la sorcière ». Etrange, comme réaction, pour un Moldu. Un vrai Moldu alcoolisé aurait rigolé en pointant du doigt la baguette et en… A vrai dire, analyser les Moldus n’est pas son passe-temps favori. Pour l’instant, elle doute que ce gars-là soit vraiment un Moldu.

- J’ai l’impression de te connaître…

Elle ignore la proposition de siroter le fameux sirop d’agave, là, qu’il tient entre les mains. On verra ça plus tard. Pour l’instant, sa présence ici l'intrigue un peu. Sachant qu'elle se serait contentée, dans d'autres circonstances, d’un sympathique « M*rde, même chez les maccabs on peut pas être tranquille ? ».

- Tu as un petit nom ? Ou je t’appelle le Joyeux Fossoyeur ?

Elle sonde un peu le bonhomme. Il doit être un peu plus âgé qu’elle. De quelques années à peine. Il ne semble pas foncièrement mauvais. Elle ne juge pas les gens à leur alcoolémie. Du moins, pas en cet instant. Elle attrape quelque chose dans sa petite besace, à toujours garder bien contre soi. S’attèle à se rouler quelque chose comme une cigarette. Petit rituel qu’elle a inséré, petit à petit, à ses moments de solitude. Le tabac, en quelques occasions, a quelque chose de réconfortant.  
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Ebenezer Lestrange
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ebenezer Lestrange, Mar 19 Juil 2016, 00:37


Elle lui faisait le coup du "on se connait ?", il était presque ravi. Il plissa un peu les yeux pour la voir mieux mais elle ne lui disait pas grand chose. Peut-être que si finalement. A sa tête, il devinait qu'elle devait avoir à peu près son âge avec une approximation de plus ou moins deux ans. L'âge plus le fait qu'elle était une sorcière conduisaient à la conclusion qu'ils avaient été de gentils petits camarades à Poudlard. Pas de la même maison en tout cas, un point pour le serdy pas trop physionomiste mais quand même. Il lui sourit, ou peut-être se souriait-il à lui même, autonome au point de se faire rire tout seul.

- Tu as un petit nom ? Ou je t’appelle le Joyeux Fossoyeur ?

Joyeux ? Carrément ? Outch, ça lui faisait mal à l'ego ça. Puis il n'enterrait pas les morts, c'était du gâchis de chair fraîche à expérimenter. Puis la profanation sonnait plus cool. La blonde en face se roulait une cigarette s'il voyait encore bien. Il grimaça, c'était un truc de moldu juste bon à noircir les poumons et à filer la toux pour trois mois. Gorgée de tequila. Il s'essuya la bouche du revers de la main. Si la sorcière n'en voulait pas, c'était pas grave, il se garderait tout pour lui et ferait des roulades dans le cimetière. Chouette programme, il n'y avait plus qu'à appliquer.

- ... Ben...

Il avait avalé les syllabes de son prénom avec la tequila. C'était ça de parler en buvant.  Elle avait rangé sa baguette, il venait juste de le remarquer. Ce n'était pas sérieux tout ça, fallait qu'il apprenne à rester concentré sur ce genre de détails même un peu alcoolisé. Il avait suffisamment trinqué comme ça. Quoique qu'elle n'avait pas l'air très très expérimentée en duel la demoiselle, genre il n'avait pas vu sa tête dans les journaux comme gagnante du tournoi de duels de l'année. Et vu la gueule du gagnant des élèves, il croyait le connaître d'ailleurs avec sa tête un peu d'allumé, le niveau devait pas être trop haut. Il shoota dans un pot de fleur et reprit la parole.

- Et toi ? On s'est peut-être croisé au lycée...

Voilà, mot de sans-magie employé exprès, juste pour entretenir le doute. Autant raconter des craques jusqu'au bout, c'était marrant et tant pis pour la cohérence. Une sorcière n'allait pas au lycée, un sorcier non plus, dommage parce que ça avait l'air drôle la physique. Ou pas du tout. Il ne savait plus trop quoi faire maintenant. Genre, il s'était pas préparé psychologiquement à avoir à discuter avec quelqu'un dans un cimetière, même si ce quelqu'un n'était pas trop mal à regarder. En désespoir de cause, il lui tendit sa bouteille comme si de rien n'était puis leva la tête vers le ciel à la recherche d'étoiles.
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Aya Lennox
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Aya Lennox, Mer 20 Juil 2016, 17:49


Il se présente sous un nom de trois lettres, qu’elle conclut faussé puisqu’il se gave d’une gorgée qui étouffe ses mots. Pas très poli, pas très fine politesse de déglutir en parlant. Mais elle s’en fiche un peu, finalement, et coince entre ses lèvres nues son bâton de fumée dansante. Qu’est-ce qu’elle fout là, déjà ? Elle se souvient même pas. Les heures nocturnes filent sous les étoiles. Et elle se r’trouve avec un type passablement éméché, pas franchement bizarre, mais elle sait pas, préfère ne rien savoir. Des rencontres dans un cimetière, y en a pas dix dans une vie. A moins qu’on en apprécie vraiment l’endroit, et l’envers, mais ça, ce sera pour plus tard. Bien plus tard.

Allez, profiter de l’ivre hospitalité du bonhomme. Ce soir, elle ne sera pas désolée. Elle ne s’excusera pas d’aimer y succomber, de se transformer grâce à ça, quand elle en a le choix.

Elle l’appellerait pas par son sobriquet de trois lettres, peut-être ne l’appellerait-elle pas du tout. Il continue. Et toi ? On s'est peut-être croisé au lycée... Elle ricane. Pas bêtement. Juste ricane, dans un petit gloussement rauque, à cause de la fumée qui s’échappe de sa gorge sûrement.  

Célimène, invente-t-elle immédiatement, du tac tac. Sans vraiment savoir pourquoi. Pas l’envie de dire son prénom, pas l’envie de justifier pourquoi. Elle le reverra sûrement pas. Elle enchaîne à l’allusion du lycée par un Oui c’est ça. Se rend compte qu’il écoute même plus. Il s’en fiche ou quoi. En cours d’arithmétiques, pourquoi pas, ajoute-t-elle, le croyant sourd ou perpétuant l’idée de l’école Moldu dans sa conversation soudain solitaire. D’ailleurs, qui dit vraiment arithmétique, encore, aujourd’hui.

Sa main droite empoigne la bouteille après qu’elle se soit rapprochée de l’inconnu. Elle porte à ses lèvres le goulot, agrippé à ses lèvres le temps d’une longue gorgée. La vache, elle a oublié que la Tequila seule, comme ça, un peu à froid, c’est pas forcément ça. Et pourtant, la répugnante odeur d’alcool qui s’en dégage, moins dégueulasse que la vodka seule cependant, l’oblige à en reprendre une gorgée, salement assoiffée sur le coup. Elle frotte ses lèvres humides contre sa main glacée, rend la bouteille à l’inconnu au nom à 75% toujours incompris.

Tu retournes au bercail, questionne-t-elle, pas chevrotante mais improvisant des pas acrobates sur le bord d'une tombe, dernière demeure d'un certain Winston depuis maintenant trois siècles. Ca la regarde pas, elle sait même pas pourquoi elle demande ça. Ou alors t’es venu danser sous les étoiles, au milieu des macchabées. Embêter ce cher Wilson, dans sa maison loin de l’éphémère. Sa langue claque sous sa poésie plus très virtuose, elle repousse les mèches lourdes de ses cheveux en arrière, attrape fleur sauvage qui se hisse contre une pierre et qu’elle offre à l’inconnu, tige entre majeur et annulaire. Comme une illustration à ses oraisons. Ce soir, elle est Célimène. Et Célimène se moque de toute raison.
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Ebenezer Lestrange
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ebenezer Lestrange, Lun 25 Juil 2016, 22:26


Célimène qu'elle disait s'appeler. C'était moche comme prénom mais il ne lui dirait pas. Parce qu'il était bourré et donc poli. Logique implacable. Il n'écoutait que d'une oreille ce qu'elle lui disait, il saisit trois mots au passage pour comprendre en gros son propos et enregistra sa voix dans un coin de sa tête. Célimène... Il n'était pas le seul à qui on avait infligé dés la naissance un prénom avec trop de "e". C'était peut-être même grâce à ça qu'elle avait appris à compter jusqu'à trois, déterminant ainsi son parcours scolaire.

- Certainement pas arithmétique, j'avais choisi divination en option...

Ton songeur, il n'était plus trop sûr. Il préférait l'horoscope aux chiffres, ça laissait plus de place à la rêverie. On pouvait faire dire ce qu'on voulait à la trajectoire des planètes tant qu'on ne parlait pas nombres. Son doudou du moment quitta sa main. Adieu tequila. Elle a une bonne descente la sorcière au nom bizarre. Deux longues gorgées s'il avait bien calculé. Il aurait peut-être du prendre arithmancie lui aussi... D'ailleurs, avait-elle vraiment prononcé ce mot ou s'était-il trompé de matière ? C'était sans importance, toute façon il n'aurait pas aimé passer pour un moldu trop longtemps. C'était triste d'être un moldu, ils n'avaient même pas de magie...

Il s'était assis sur une tombe, pratiquement allongé dessus même. Seuls ses pieds restaient ancrés sur le sol, genoux en angle droit, pour pouvoir se relever d'un coup dés qu'il le voudrait. Il se demanda qui était en-dessous et manqua de rouler sur lui-même pour déchiffrer l’épitaphe. L'odeur de la cigarette flottait encore dans les airs et sa bouteille revint dans sa main. Cool. D'une gorgée, il en fit baisser considérablement le niveau.

- Tu retournes au bercail ? Ou alors t’es venu danser sous les étoiles, au milieu des macchabées. Embêter ce cher Wilson, dans sa maison loin de l’éphémère.

Il ne comprit pas tout son charabia. Du moins pas immédiatement. Les paroles étaient jolies, plein de mots compliqués et il y avait même une inconnue. Il chercha Winston des yeux sauf qu'il regardait vers le ciel et que Winston était en bas.

- Je n'avais pas envie de rentrer je crois... Alors j'ai atterri ici.

Il se releva, s'arrachant à sa contemplation des étoiles, et attrapa la fleur que lui tendait la fille en lui frôlant les doigts. Il fit tournoyer la tige et l'approcha de son nez. Pas d'odeur à part celle un peu poussiéreuse qui flottait sur les lieux. Il arracha les pétales un à un, pour accélérer les choses et garda ce qu'il restait de la fleur dans la main. Il pouvait peut-être lui rendre... Il venait juste de jeter à la sauvage tout ce qui rendait le cadeau beau. Mais qu'est-ce qu'était la beauté à part un concept ultra subjectif ? Ce n'était pas si intéressant, du moins ça ne s'ancrait pas dans le temps.

Célimène, par exemple, Célimène qu'il avait sous les yeux depuis tout à l'heure, était belle mais parce qu'elle semblait jeune et parce que lui avait les yeux voilés d'alcool. Demain, ou un autre jour, s'il la recroisait, elle serait peut-être juste hideuse et pourtant il garderait d'elle une jolie image. Ses yeux balayèrent les tombes avoisinantes. Ah, ça y était, il avait enfin trouvé Winston. Il rejoignit l'inconnue dans sa marche sur les tombes et lui tendit le bras.

- Ça me va la danse. Après tout, c'est la Moïra qui nous a menés là, toi, Winston et moi. Alors, profitons en. On pourrez même le réveiller mais ce serait perdre son temps.

Il avança, changea de tombe d'un grand pas, regarda le nom et l'oublia aussitôt. Toute façon, personne ne l'avait prononcé depuis longtemps alors à quoi bon l'embêter ? Puis il avait déjà retenu un prénom compliqué et deux compagnes pour la soirée. Cela suffisait. Il en avait délaissé une d'ailleurs. Il y remédia en la libérant de son bouchon et en lui faisant perdre du poids.

- Tu veux la fin ? demanda-t-il à la blonde. On fait quoi ? ajouta le brun, sourire de gosse aux lèvres.
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Aya Lennox
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Aya Lennox, Lun 08 Aoû 2016, 21:26


Que... Quoi ? Divination ?! Trop nébuleuse, trop incertaine pour elle. Elle y croit qu’à moitié. Pour elle, la divination, qui a certainement sa propre logique – quoique, c’est que du flou.

Et pourtant, elle l’aime le sibyllin, s’en délecte même volontiers. Le mystère elle l’aime. Mais le mystère de la divination, très peu pour elle. Elle voit rien, pas capable de ressentir un quelconque don de voyance.  

Mais Célimène, peut-être qu’elle peut aimer. Aya aime pas, mais qu’est-ce que Célimène aime ? Elle hésite un instant, s’en fout au final. Le rôle qu’elle veut jouer, elle le dessine petit à petit, comme aidée d’un pinceau imaginaire. Une toile faite de parcelles d’ombre et de lumière.

- Je n'avais pas envie de rentrer je crois... Alors j'ai atterri ici.

Ses chevilles dansent, il prend la fleur, elle joue la funambule dans ses fines bottines couleur nuit. Il prend la fleur, un sourire pend aux lèvres de la fille, l’acrobate l’observe défigurer la fleur. Elle est plus très jolie, elle est plus très belle comme ça. Quoique, elle a peut-être juste perdu son charme trompeur, alors elle l’observe dans la main du jeune homme, s’en désintéresse en empruntant un tout autre chemin. Elle n’a pas perdu sa beauté, la fleur, elle a perdu ses artifices. Que des artifices, de l’artifice, tout, toujours autour d’elle, l’enveloppant, enveloppant les autres dans la rue. Partout, tous, que de l’artifice.

Elle s’arrête, bras tendus de part et d’autre d’elle, paumes face au ciel. J’avais envie d’être nulle part, je voulais rien voir. Alors j’ai atterri ici, murmure-t-elle pour lui. Elle sait pas si il a entendu, tourne ses yeux aux grands cils maquillés sur l’individu qui lui tend finalement le bras. Ah, t’es là.

Elle prend le bras de l’individu. Bras-dessus bras-dessous. Chaque tombe devient presque un nouveau visage. Ce Charles, mort il y a des décennies, elle l’imagine avec une grosse moustache, et du genre à pas trop sourire mais à être un parent aimant. Des enfants aux cheveux noirs qui ont pris sa relève. L’ont rendu fier. Peut-être un ancien chef d’entreprise Moldu. Ou un truc du genre. Elle sait pas. Dévoiler les secrets de ce Charles serait comme une violation d’identité depuis sa mort oubliée. Puis bon, comme tout le monde de banal, après sa mort, oublié.

- Ça me va la danse. Après tout, c'est la Moïra qui nous a menés là, toi, Winston et moi. Alors, profitons en. On pourrez même le réveiller mais ce serait perdre son temps.

Moïra, Moira, foutue Moïra. Foutu tout. Elle grimace, Destin, destin lié, Hybris, chacun commet Hybris. Qui est puni, plus tellement de punition dans cette partition parfois foireuse qu’est la vie. A moins que. La punition, ce n’est pas justement de vivre ? D’avoir à ressentir des trucs, malgré tout, malgré soi. Tous ces ressentis parfois trop passionnels, parfois destructeurs, c’est pas ça, la Grande Punition ?

- Nyx nous entoure, Nyx nous protège-t-elle ? On est gouvernés par Lachésis en ce moment même, mais Atropos, l’Implacable Atropos nous guette, récite-t-elle calmement.

Déroule le fil, puis le coupe, coupe d’un coup sec, ce ciseau géant sur nos têtes, vos têtes à tous.

Elle amène ses cheveux en arrière, lourds cheveux blonds. Jette un œil au garçon, Ben, les trois lettres mises ensemble et qui ont formé ce nom à moitié compris, elle attrape la bouteille. Vidée d’une traite. Plus intéressante bouteille désormais. Plus bouteille de quoi que ce soit.

- On fait quoi ?

Il a un drôle de sourire aux lèvres, elle y répond en dévoilant des dents carnassières, sans savoir pourquoi. Oui, que vont-ils faire ? Ils se sont trouvés là, pas découverts mais trouvés chacun et maintenant, affaiblis d’esprit par la bibine, ils se demandent quoi faire dans un endroit riche, riche de fin qu’est devenu d’un coup ce cimetière.

Célimène, ou Aya, qu’importe qui, que, quoi, Célimène, elle lâche le bras du garçon et s’avance un peu vers ce qui semble être un attroupement de caveau. Un grand, là, se dresse au milieu de tous, elle se tourne face à son compagnon nocturne.

- Veux-tu piller les tombes dans la nuit ? Ou t’aventurer plus loin, dans les tréfonds de la ville ? A moins que ce ne soit vraiment cette paix lugubre qui t’aies attiré jusqu’ici. Je ne suis pas d’avis de déranger les morts, mais les voir sous forme de stèles, ça ne m’aide pas vraiment à faire leur connaissance.

Un oiseau de nuit hulule quelque part dans la nuit, et Aya tend la main à Ben, s’avançant vers lui, offrant, livrant gratuitement sa main dont une bague d’argent habille l’index. Au passage, elle renverse un antique et délabré pot de fleurs de pierre, qui se brise sur la pierre de la tombe aussi facilement que les années lui ont passé dessus.

- Mince alors, mille excuses, cher M. Edmond Barnett l'Omis depuis maintes années, lance-t-elle malicieusement en sortant sa baguette et réparant le pot d’un geste. #Orchideus, ajoute-t-elle finalement, offrant par ailleurs un coup de frais à cette tombe dont la famille de son éternel propriétaire a déjà dû oublier l’existence.

C’est triste que jamais personne ne verra ce bouquet. Et pourtant, Aya oublie déjà sa création de tubéreuses qui finira par dépérir d’ici quelques jours. Qu’importe. Personne ne le verra, personne ne connaîtra son existence à part elle. Sortant sa flasque de nulle part, elle avale une bonne gorgée de son breuvage, tel un agréable sirop contre la toux avant de la tendre à Ben, Ben, ce n’est qu’un charmant poison Ben.

- Je suis d’avis de m’enivrer jusqu’à perte de ma propre connaissance, et jusqu’à oublier ton sobriquet de trois lettres. Pourquoi ne pas défier la logique, le bon sens et même les convenances ?

Sourire charmant ponctuant ses propositions. Je suis l’oiseau de la nuit, je suis l’oiseau du désastre.
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Leo Keats Gold
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Sam 22 Oct 2016, 15:07


Sujet Libre depuis plus d'un mois,
Mp si soucis.
Pv MM 91
.

C'est étrange non ? De traîner ses pieds dans les cimetières au milieu de la nuit.
Et un peu glauque aussi,
Mais tu me diras, t'es plus à ça près.
Alors tu viens effilocher tes jambes ici aussi
Tant qu'à faire,
Au milieu des ombres.

J'en ai encore trop pris je crois,
Je sens lecerveau qui turbine là haut,
Se plaisant à façonner la réalité avec des yeux malades.
Je suis sorti prendre l'air pour ça,
Eviter une autre vision du noir de ma chambre,
Une autre peur grandissante et assaillante.
Ici au moins le silence n'agresse pas,
Il reste calme et avenant,
Sans hypocrisie aucun, c'est ce que j'aime le plus en ce moment,
Ce calme infini qui fait se taire les voix et ratatiner les sens.
C'est juste dommage d'avoir à se faire planer autant pour pouvoir espérer voir le monde d'en haut,
Avec ce filtre amoureux des nuages rosés de l'ombre du soir
-Devant les yeux.
Tout est plus beau ainsi.
Avec des petites gouttes de gouache que l'on jette sur les zones ternes,
Sur Paris, Londres, Glasgow,
Pour colorer un peu la vie.
Mais je sais que ça ne marche pas ainsi,
Malheureusement.
J'aimerais tant donner un visage au soleil,
Fabriquer des bonhomme bâtons de mes bras engourdis,
Et leur donner la vie.
Dessinateur du monde, ça doit être un beau métier.
J'suis assez déjanté pour tout ratatiner,
Alors pas de risques,
Continuons d'admirer.

C'est une création étrange
-Une tombe.
Lieu qui rappelle ceux qui sont tombés,
Là où les veuves viennent pleurer.
Arroser les restes d'une âme déjà envolées.
J'préfère regarder les étoiles plutôt qu'un homme décomposé pour me souvenir d'un parti
-Disparu.
Mais ça c'est moi.
Je ne dois pas être tout à fait normal.
Prenez ce soir par exemple,
Les effets de mes pilules ajoutées à la brume qui s'agite.
Créant des formes, des silhouettes, parfois un peu plus nettes.
Je ne distingue plus le vrai du faux,
Et dieu sait comme ça peut être agréable.


Un homme à trois pattes,
Un vieillard rachitique,
Tant de choses que tu te plais à imaginer,
Sans faire attention à où tu mets les pieds.


Dernière édition par Leo Keats le Mar 25 Oct 2016, 16:14, édité 1 fois
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Ebenezer Lestrange
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ebenezer Lestrange, Sam 22 Oct 2016, 16:22


Autorisation de 91 pour poster
Ce n'est même plus du retard à ce stade là, toutes mes excuses

Ça parlait de mythologie, de Lachesis, d'Atropos, de Nyx même ! Alors Ebenezer, Ben pour ce soir, avait envie de rire, parce que Nyx, c'était aussi sa chouette et que sa chouette n'avait rien de glorieux. Lui non plus, la sorcière non plus certainement. Elle ne voulait être nulle part, pas au panthéon, pas dans un bar, pas dans un cimetière non plus et elle n'avait même pas réussi à y aller. La petite joueuse. Il finirait vraiment par rire à ce train là.

Il n'y a plus rien à boire, la blonde, les cheveux relevés, lui avait lâché le bras. Il était de nouveau libre. Il écoutait d'une oreille ses propositions d'occupation, de l'autre il tentait de capter les murmures du cimetière. Peut-être qu'ils y croiseraient un fantôme, peut-être qu'ils en croiseraient une armée. La fille parlait encore, fallait peut-être suivre un peu.

- ... Ou t’aventurer plus loin, dans les tréfonds de la ville ? A moins que ce ne soit vraiment cette paix lugubre qui t’aies attiré jusqu’ici. Je ne suis pas d’avis de déranger les morts, mais les voir sous forme de stèles, ça ne m’aide pas vraiment à faire leur connaissance.

Qu'est ce qu'il en savait lui ? Il n'aimait pas forcément la paix, ça manquait d'explosions, d'actions, de désordre, de choses pour le réveiller. Il n'aimait pas la guerre non plus remarque. La sorcière lui tendit une main baguée qu'il prit. Elle n'avait pas peur, parce que l'anneau argenté semblait avoir une attirance magnétique pour la poche de Ben. C'était simple à piquer, c'était drôle, ça faisait un joli trophée. Peut-être que les cimetières le rendaient kleptomane et que c'était pour se refaire qu'il y allait. Sourire éclatant à la blonde. Il aimait bien les cimetières surtout parce qu'il y faisait des rencontres sympa. Des morts, des Bennet à embêter, des Célimène qui s'excusaient aux morts.

Bon, elle était un peu cheloue à refaire des bouquets de fleurs à des tombes oubliées, Ebenezer trouva le geste beau et l'oublia immédiatement après. Elle avait sorti du à boire et ça lui faisait oublier toutes les fleurs du monde. Pour ce soir-là du moins. Enfin, il savait pas ce que c'était comme liquide, elle lui disait que c'était du poison et il la croyait presque. Elle en buvait aussi alors il ne s'inquiétait pas trop. Logique.

- Je suis d’avis de m’enivrer jusqu’à perte de ma propre connaissance, et jusqu’à oublier ton sobriquet de trois lettres. Pourquoi ne pas défier la logique, le bon sens et même les convenances ?

Il lui rendit son sourire. Ça lui allait. Ça lui allait très bien. Alors il la tira par la main, toujours plus profond dans le cimetière, là où même la lune ne les suivrait plus. Puis ils verraient bien.

Fin...
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Mangemort 91
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Mangemort 91, Sam 22 Oct 2016, 20:52


Ils se cachaient dans l'ombre, tapis dans un coin de ce cimetière circulaire, comme une cage osseuse qui leur enserrait la poitrine. Ils se cachaient. Presque endormis, attendant une occasion de se manifester, de fondre sur une victime, sur un passant, ou un malheureux qui auraient la malchance de se perdre outre-tombe.

Leurs oreilles captèrent un mouvement lointain, une faille dans laquelle s'engouffrer et pourquoi ne pas exploser un peu ce soir. Faire de la casse, Et laisser la bride tomber. Le 9 du 1 s'exprimer, voir lequel primerait. Ils en avaient envie ce soir. Et l'occasion ne manqua pas de se présenter. Jaillissants de l'ombre comme fondant sur leur proie, ils lui firent face. Debout, grandissant. Ils n'auraient malheureusement pas la chance de l'écraser de part leur taille, car le malfrat les égaler sur bien des aspects. Mais laissant les 9 déferler et contrôler, le 1 se verrait obligé de plier. Et alors ils pourraient triompher.

L'équation était simple comme bonjour. Aborder le malotru, et laisser la déferlante faire le reste. Ils comptaient sur l'effet de surprise qui ne pouvait que jouer en leur faveur.

- Qui voici donc, jaillissant des fourrés ? Venez mon petit, je vous attendais.
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Leo Keats Gold
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Dim 23 Oct 2016, 22:05


Nous n'irons plus au bois,
Les dés sont jetés,
Et l'affreux que voilà
Semble vouloir jouer.


À des jeux qui, je devine, seront nettement moins amusant,
Deux silhouette face à face dans un cimetière,
Je doute qu'il veuille jouer à chat.
Les jeux d'enfant sont terminés maintenant,
C'est l'âge qui veut ça,
Qui fait que maintenant on se doit d'être
-Adulte.
Les trucs plus sombres,
Les responsabilités
Et les rendez-vous avec les masqués une fois minuit passée.
Je devrais avoir peur, mais ce n'est pas le cas,
Ce n'est pas le premier que je vois...
Sauf qu'ils étaient en bande
-Avant.
Je suis seul maintenant, face à l'autre,
Sans témoin.
Face à face sur le fil du rasoir
- À visage découvert.
Un désavantage pour toi, tu es exposé, à la vue de tous,
Face à un autre masqué dont personne ne connait l'identité.
Tu n'as pas peur, non,
Mais l'angoisse monte,
Petit à petit.

Promenons-nous dans les bois,
Pendant que le loup n'est pas,
Si il y était, il nous mangerait.


Peut-être cette rencontre te dégoûtera-t-elle de tes longues perditions nocturnes.
De toutes ces envolées chimiques que tu te plais à t'offrir,
Parce que tu es sûr que tu n'es pas en état
-De réellement pouvoir lutter.
Alors tu polies le masque qui te fais face à coup de regard,
Tu te dis qu'on doit être à l'étroit là dedans,
Enfermé
-Terriblement.
Avec sûrement une envie d'étouffer dans un trip un peu étrange
-Bancal.
Toi au moins tu peux respirer,
Mais tu n'as pas l'anonymat.
Ça doit être un sacré avantage,
De se masquer de la sorte, tu peux tout laisser sortir,
Tu dois enfin pouvoir laisser tomber cette foutue façade.
Et laisser libre cours au reste.

Je le regarde dans le noir du masque,
Attendant qu'il parle,
Scellant le sort de cette rencontre.
Et j'espère doucement que je pourrais chantonner demain

Mais comme il n'y est pas,
Il nous mangera pas...

- Qui voici donc, jaillissant des fourrés ? Venez mon petit, je vous attendais.

Un joueur de mot, tu apprécies,
Tu n'as pas le souvenir d'avoir déjà eu affaire à lui.
Sa voix et sa posture te sont étrangères.
Ou peut-être sont-ce tes pilules qui t'embrouillent la tête.
Si tant est que tu n'as pas envie de t'approcher plus que cela.
Il est bien assez proche comme cela.

- Je vais plutôt rester là. Que me veut l'ordre cette fois ?
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Mangemort 91, Lun 24 Oct 2016, 19:12


Ils sont colère, frustration et désir. Ils sont aussi patients, car les rouages du cerveau de leur proie semblent avoir bien besoin d'être huilés. Un temps de réaction digne du dernier des crétins, ce qui ne rehaussait que peu l'image qu'ils s'étaient déjà fait de l'homme. Tant mieux, il n'aurait pas tant besoin de prouver sa logique ce soir, mais plutôt son instinct de survie. Ils ne doutaient pas qu'il en avait un, même le plus petit animal tenterait de lutter si ils lui enserraient la gorge.

Ils sont tristesse, désespoir et allégresse, et ce soir ils s'amusent devant la candeur et la provocation indirecte de leur interlocuteur. Bien sûr qu'il avancera, ils ne lui laisseront pas le choix. Ils ne se laisseraient pas marcher dessus par un avorton non plus, même si ce dernier pouvait avoir une quelconque importance. Ils étaient étonnés de le voir en face, ils l'avaient imaginé plus beau, plus imposant, avec nettement plus de charisme. Mais ils pleureraient plus tard leurs attentes déchues, ils avaient pour l'heure une discussion à engager. Et un vieux en pleine rébellion d'adolescent à faire bouger.

Ils sont dégoût, peur et amour, ils se glissent doucement, lentement derrière leur cible, et le pousse en avant sans ménagement. Puis lentement, ils retournent à leur place initiale, un sourire invisible au coin du masque.

- Bien, nous allons donc pouvoir converser maintenant que vous vous êtes rapproché. Je suis ici pour m'assurer que votre dos vous n'allez pas nous tourner. Voyez ceci comme votre allégeance à notre cause qui se doit d'être testée.

Ils sont neuf à vouloir s'exprimer, contenus dans un seul corps. Ils sont neuf et un à s'exprimer ce soir, face à un gibier de choix sur qui ils lâcheront eux même les chiens. Ils informulent un #Gastronauseus . Tant qu'à faire, autant voir l'autre sortir aussi ce qu'il cache dans ses entrailles. La couleur de ses secrets.

  
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Lun 24 Oct 2016, 20:26


Désolée le/la vilain(e),
J'voulais répondre vite avant de partir,
Pas trop d'inspi du coup.

Un ton un peu insolent,
Claquant ta frustration,
La distance de ton esprit.
Et un peu d'immaturité aussi.


J'y peux rien, petite voix tu vois,
L'enfance c'était le bonheur
-Joyaux.
Y avait rien à l'époque, rien du tout,
Juste des grandes joies et des petits chagrins.
Parfois j'en viens à me demander pourquoi ça s'inverse avec le temps.
Est-ce que ce sont les adultes qui aiment se perdre ?
À toujours chercher trop compliqué.
Je veux être homme sans grandir, continuer à avoir les yeux qui pétillent quand quelque chose s'illumine,
Revoir les sourires à noël.
Je veux garder tout ça petite voix.

Évidemment, t'aurais dû te douter qu'une telle réaction de ta part ne passerait pas.
Ça ne passe jamais tu me diras,
Mais tout s'est enchaîné trop vite pour que tu prennes le temps de réfléchir,
Alors il te faudra faire avec.
Tu sens une brusque poussée vers l'avant alors que le masqué te contourne,
T'encercle comme des loups le feraient avec une biche.
Sauf que tu n'en es pas une.
La silhouette se replace en fasse de toi,
Visiblement bien décidée à passer aux mots.
Alors tu la laisses commencer,
Par respect ?
Peut-être.  


- Bien, nous allons donc pouvoir converser maintenant que vous vous êtes rapproché. Je suis ici pour m'assurer que votre dos vous n'allez pas nous tourner. Voyez ceci comme votre allégeance à notre cause qui se doit d'être testée.

Voici que celui-ci parlait par rime, c'était nouveau ça aussi,
Mais pourquoi pas après tout.
C'est au moins un peu original.
Tu t'apprêtais à répondre que ta loyauté n'avait pas à être vérifiée,
Qu'il en vienne au fait.
C'est alors que le sort te cueillit en plein ventre
-Sans préavis.
Et que tu sentis tes entrailles se tordre et rendre l'âme,
La bête te quitter pour un instant alors que tu faisais face à une autre.
Put*in. C'est pas le moment.
Le seul moment où tu en avais réellement besoin,
L'ombre ne te laisse plus qu'une enveloppe vide de tout sens.
Tu peines à rompre son sort, mais les spasmes s'espacent finalement pour glisser les syllabes libératrices.
Tu te demandes en quoi cela pourrait bien aider,
De te faire tout régurgiter.
Alors tu répliques d'un #Diffindo, visant le mollet de ton adversaire.
De petites plaies.
Le tout suivi d'un #Ango Nubes,
Tant qu'à faire.  
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Mangemort 91, Dim 30 Oct 2016, 02:06


La accordé

Ils observèrent la scène, les entrailles se vider, le contenu du ventre de l'homme le quitter. Ils voulaient le laisser vide, qu'il se sente creux de l'intérieur, comme une enveloppe sans aucun sens. Ils voulaient se remplir d'allégresse a mesure que l'autre rendait ses tripes. Se sentir forts à mesure qu'il s'affaiblissait. Être entiers. Et ils ne pouvaient s'empêcher de rire en voyant l'autre peiner à articuler son Finite Incantatem. Lorsqu'il y arrive enfin, 91 s'attendaient plutôt à voir leur cible se redresser docilement, mais ils furent fortement surpris de la rapidité du jeune homme et ne purent éviter le sort que de peu. Heureusement que l'entrainement que leur avait prodigué Tu avait payé. Surveiller ses jambes, primordial si la situation dégénère. Comme pour toutes ses extrémités leur diriez-vous. Mais la rapidité de l'action les empêcha de trodre leur pensées plus qu'elles ne l'étaient déjà, car déjà la fumée destructrice les enveloppa. Pour leur plus grand plaisir. Ils se laissèrent suffoquer un peu avant de rompre le sort d'un #Finite incantatem. Bien tenté jeune homme, mais ils aiment étouffer, suffoquer, ça les revigore, réveille leur instinct de survie. Sauver l'espèce
Alors ils regardèrent leur adversaire  en souriant, c'est qu'il défendait sa réalité avec hardiesse celui-ci. Mais ils allaient lui montrer laquelle serait la bonne, laissant 9 s'exprimer et l'écraser. Ils commencèrent doucement, lançant un joli #Fitilla sur leur proie. Sans se soucier de voir si ils avaient fait mouche ou non, ils enchaînèrent rapidement sur un #Obscuro avant de se décaler de quelques centimètres. Brouillant leur piste.

"Maintenant, nous allons peut-être pouvoir discuter Mr Keats. On m'a chargé de vous rappeler que sans nous, vous n'êtes rien. Qu'ils ne serviraient à rien de nous suivre, ou nous vous retrouverons et seront moins souples quant à votre sort. Ne nous échappez pas, restez nous fidèle, et tout ira bien.  "

Laissant leur adversaire aveuglé,ils annoncent qu'ils sauront le retrouver et s'enfoncent de nouveau dans l'ombre des tombes, à le recherche d'un autre enfant perdu.

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