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Cimetière de Londres
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Seth McSoul
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Seth McSoul, Lun 5 Juin - 18:46


- Et bien je n'avais pas vraiment de projet pour ce soir... J'allais sûrement déambuler dans la ville histoire de trouver un petit Pub sympa... Je ne suis pas du coin... Enfin pas vraiment.... Du coup peut être as-tu une idée?

Malgré son air hésitant, Elina semblait plus à l'aise à présent, et Seth voulait à tout prix lui faire penser à autre chose, au moins pour une nuit. Où pouvait-il l'emmener ? Il connaissait bien quelques lieux magiques sympas mais n'avait absolument aucune preuve d'avoir affaire à une sorcière. Il la reluqua de haut en bas - discrètement - en essayant de distinguer un signe qui prouverait s'il se trouvait oui ou non devant une personne normale.

- En tout cas je me demande bien comment tu comptes t'y prendre pour me redonner le sourire..., lâcha-t-elle soudainement.

Ah ben merci, sympa, elle pouvait dire tout de suite qu'elle n'aimait pas l'humour de Seth.

- Je suis un garçon plein de surprises, lui répondit-il. On peut commencer à marcher, déjà, je vais nous trouver un petit bar tranquille.

Il ne connaissait pas vraiment ce coin de Londres ; après tout, il était simplement venu ici pour aider son frère. Accompagné de l'inconnue, Seth se mit en route, guettant de l'oeil les différents pubs de la rue dans l'espoir d'en trouver un aguichant.

- J'espère que ça ne te dérange pas si je fais la conversation, dit-il à Elina, je ne suis pas très à l'aise avec le silence.

N'attendant pas vraiment sa réponse de peur qu'elle le rejette brusquement, il poursuivit :

- Donc voilà, je m'appelle Seth, j'ai 22 ans, je ne travaille pas, je n'ai rien à faire de ma vie, et tout le monde me répète sans cesse que je suis un branleur, sourit-il. Je ne t'ai pas proposé de t'accompagner pour te mettre mal à l'aise, mais tu avais l'air toute triste - ce que je comprends parfaitement -, et j'ai eu l'occasion d'apprendre que laisser une personne dans sa solitude et son désespoir n'est pas forcément la meilleure des solutions. Enfin, si vraiment tu es heureuse dans ta vie et que je me trompe, dis-le moi tout de suite, je m'en voudrais de dire des c*nneries.

À l'angle d'une rue, Seth aperçut un café moldu lumineux et coloré portant l'enseigne de "Parfum d’Été".

- Ça m'a l'air sympa, ça, non ? dit-il à Elina tout en se dirigeant vers le café.

À peine entrés dans le bar, une jolie femme, dans la vingtaine, l'air doux et attentionné, s'approcha de Seth.

- Bonjour, dit le garçon, votre café avait l'air agréable, j'espère que ce n'est pas trop tard pour commander.

- Absolument pas, répondit la belle serveuse, bienvenue au Parfum d’Été. En revanche, j'espère que vous avez bien lu l'enseigne, monsieur : ce n'est pas vraiment un café ordinaire.

Ah. À vrai dire, Seth s'était seulement arrêté sur le joli nom de l'endroit. Il recula de quelques pas jusqu'à la sortie, leva les yeux vers l'enseigne et lut "Café zen et relaxation". Mince, ce n'était pas vraiment ce qu'ils recherchaient

- Qu'est-ce que ça apporte de plus qu'un café ordinaire ? demanda Seth sans vouloir paraître indiscret.

- Des massages et une séance de relaxation sont offerts avec le service. Et, à partir d'une certaine heure, nous proposons certaines... offres, réservées à la clientèle âgée de plus de 18 ans.

Seth écarquilla les yeux, surpris et gêné. M*rde. Le malaise était tel qu'il n'osa pas se retourner pour regarder Elina dans les yeux. Les joues rouges, il demeura silencieux. S'il était venu seul, ça aurait pu être une expérience sympathique, mais accompagné de cette inconnue qui sortait tout juste d'un cimetière, il n'était pas vraiment certain que c'était une bonne idée... Surtout qu'il n'avait absolument aucune idée de son âge.
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Elina Peterson, Mar 13 Juin - 0:49


Il semble mal prendre ma dernière phrase... Je réfléchis à ce que j'ai bien pu dire pour le contrarier... Peut être mon intonation... j'en ai pas la moindre idée. J'ai pas dit ça méchamment pourtant c'était plus de façon pensive... On commence à marcher et il me demande si ça me gène qu'il face la conversation car il n'est pas à l'aise avec le silence. Je n'y vois aucun inconvénient du coup je lui fais un sourire d'encouragement et il se lance.

- Donc voilà, je m'appelle Seth, j'ai 22 ans, je ne travaille pas, je n'ai rien à faire de ma vie, et tout le monde me répète sans cesse que je suis un branleur. Je ne t'ai pas proposé de t'accompagner pour te mettre mal à l'aise, mais tu avais l'air toute triste - ce que je comprends parfaitement -, et j'ai eu l'occasion d'apprendre que laisser une personne dans sa solitude et son désespoir n'est pas forcément la meilleure des solutions. Enfin, si vraiment tu es heureuse dans ta vie et que je me trompe, dis-le moi tout de suite, je m'en voudrais de dire des c*nneries.

Je réfléchis à ses paroles. être heureuse dans ma vie? Bonne question... Je ne pense pas non... Avant oui je l'étais... Mais depuis que maman est morte... La vie est différente... Je suis en colère tout le temps, j'en veux au monde entier... Je cherche surtout des indices concernant le meurtrier de maman... Chaque sorcier est suspect à mes yeux... Mais je dis rien je me contente de le rassurer en lui disant qu'il ne se trompe pas...

A peine j'ai fini qu'il me montre un Bar portant le jolie nom de "Parfum d'Eté" Ca donne envi d'entrée je confirme je le suis donc à l'intérieur et il commence à parler à une serveuse. Celle ci nous explique que le bar à des extras plutôt particulier pour les clients majeurs passé une certaine heure. Je le sens se tendre immédiatement et je perçois sa gêne. J'éclate littéralement de rire devant le ridicule de la situation. Je m'approche de Seth et lui glisse à l'oreille pour que la serveuse de m'entende pas.

- Avant de m'amener dans ce genre d'endroit tu aurais peut être dut me demander si j'étais majeur... La d'où je viens je le suis mais ici je crois qu'il me manque quelques mois.

Histoire de le mettre un peu plus mal à l'aise et je ris de plus belle. S'il comptait me rendre le sourire c'est réussi. Le voir aussi penaud et gêné me fait baisser les barrières plus vite que je ne l'aurais pensée. J'ai sous entendu la majorité chez les sorciers s'il est de ce monde il relèvera dans le bon sens s'il devient trop curieux je détournerai son attention de moldu vers un sujet différent.

- On peut toujours prendre un café ici et ce contenter de la formule basique... Si ça te va moi je n'y vois pas d'inconvénient. Lui dis-je en souriant histoire de l'aider à se remettre...
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Seth McSoul, Dim 9 Juil - 16:18


Figé par la gêne affreusement présente, envahissant peu à peu l'esprit maladroit de Seth, la douce voix d'Elina qu'il n'avait que trop peu entendue jusqu'à présent vint se glisser dans son oreille droite. Une voix sensuelle, des paroles séductrices, le garçon commença à se demander s'il avait vraiment bien fait d'accompagner cette fille sans savoir réellement ce qu'elle attendait de lui.

- Avant de m'amener dans ce genre d'endroit tu aurais peut être dû me demander si j'étais majeure... Là d'où je viens je le suis, mais ici je crois qu'il me manque quelques mois.

Là d'où elle vient ? Elle n'avait pas vraiment l'accent américain, ou alors elle vivait à Londres depuis un sacré bout de temps. À moins que... Seth faillit lui poser la question, mais voilà que la fille se mit à rire, et le jeune homme hésita entre la suivre dans son délire ou simplement la regarder, plongé dans une étrange sensation de malaise. Bon, au moins, il avait réussi à la faire sourire. Mais si cette fille était réellement mineure, alors il n'avait peut-être pas pris la bonne décision en lui proposant un verre... Il n'avait pas vraiment envie de se créer une image de pédophile bizarre, et avait encore moins envie que Meredith se retrouve au courant de cette histoire.

Elina parvint cependant à détendre l'atmosphère en lui proposant de ne boire qu'un simple verre dans un bar, pour oublier les mauvaises pensées, sûrement. C'est bon, elle n'avait pas trop d'attentes, tout allait bien se passer ; Seth avait peur de la décevoir, de lui avouer qu'il n'allait rien arriver entre eux deux. Il n'avait pas vraiment l'habitude de fréquenter les jeunes lycéennes. Il se retourna vers la serveuse, souriant et s'efforçant de paraître détendu :

- Bon, on va se contenter de... euh...

Est-ce qu'elle buvait de l'alcool ? Il ne prit pas le temps de lui poser la question et commanda deux cocktails alcoolisés aux fruits, produits maisons, qui s'annonçaient particulièrement alléchants. Il fit signe à Elina de passer devant lui "Les femmes d'abord", sur un ton galant qu'il avait l'habitude de détester mais adopta tout de même pour faire bonne impression.

- J'ai pris ça au pif, mais si tu n'aimes pas l'alcool, dis-le moi et je change la commande, avoua-t-il.

En réalité, il était plutôt charmé voire carrément attiré par les formes de la serveuse et n'aurait pas été dérangé de lui commander un nouveau verre. Elle devait d'ailleurs avoir environ son âge et correspondait davantage à ses goûts, mais la bienséance exigeait qu'il ne la contemplât pas trop, gardant ses yeux plongés dans ceux d'Elina pour pouvoir répondre à tout moment à ses besoins. Ce soir, il s'était fixé comme objectif de consoler une jeune fille en détresse, peu importe son âge, et allait s'y tenir. Pas de dérive, pas trop de séduction, il voulait simplement lui faire plaisir, lui rendre un simple service. Voir des sourires apparaître ainsi sur le visage d'inconnus, cela suffisait parfois pour redorer toute une journée, pour oublier ses propres malheurs.

Lorsqu'ils furent assis et confortablement installés à une table du café, seuls clients respirant tranquillement le Parfum d’Été un soir de mai, Seth reprit rapidement ses aises et poursuivit sa conversation avec Elina, jetant parfois quelques coups d’œil discrets à la serveuse en faisant en sorte que son interlocutrice ne le remarque pas ou n'en soit pas gênée.

- Alors comme ça, tu es majeure là d'où tu viens ? Tu as quel âge, dix-sept, dix-huit ans ?

Il n'avait pas envie de l'inonder de questions, de paraître trop brusque, mais ces paroles l'avaient intrigué.

- Tu es américaine, ou... ou une sorcière, peut-être ? rigola-t-il, sur un ton assez second degré pour ne pas bousculer ses conventions si elle s'avérait être une pure moldue, mais assez interrogé cependant pour l'interpeller s'il était véritablement une élève de Poudlard.

La commande arriva, la jolie serveuse adressa à Seth un sourire des plus séducteurs.

- Un Blue Lagoon pour Monsieur... Et un autre pour madame, dit-elle en déposant les verres devant les deux clients.

- J'aime bien les Blue Lagoon, ça coûte cher mais la couleur est assez... envoûtante, tu vois ? dit Seth à Elina tandis que la serveuse s'éloignait vers le bar, le plateau en main. On se croirait déjà en été, au bord de la plage. À défaut d'avoir l'argent pour partir en vacances, au moins, je me permets de boire des Blue Lagoon !

Il rigola et avala quelques premières gorgées.

- Je te l'offre pour goûter, mais si vraiment tu n'aimes pas, tu peux me le donner et je te prends n'importe quoi d'autre, commande ce qui te plaît, insista-t-il de peur qu'elle fasse semblant d'apprécier alors qu'elle n'aime pas du tout cela.

Et tandis que le cocktail descendait lentement dans son gosier, Seth poursuivit sa conversation avec Elina, l'écoutant attentivement. Une fois le verre fini, il en commanda un nouveau et continuait à l'écouter avec de plus en plus d'attention, ses yeux se perdant dans les siens, buvant peu à peu chacune de ses paroles, dégustant le mouvement de ses lèvres... Plus elle parlait, plus elle l'intriguait et lui semblait intéressante, et le simple fait de "rendre service" se transforma lentement en "Cette fille est passionnante", en "On va passer une super soirée", et Seth ne réalisa absolument pas l'instant où l'alcool commença à faire effet.


Citation :
On prend un peu de retard avec les vacances, mais merci de ne pas piquer le sujet Wink
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Elina Peterson
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Elina Peterson, Ven 25 Aoû - 0:21


Il est surprit et mal à l'aise et moi je ris... Je ris sincèrement... Ce qui ne m'est pas arrivée depuis longtemps... Il commande de l'alcool... Mon regard pétille de malice... Cherche t'il à me rendre ivre? S'il savait qu'il n'a pas besoin de ça... Quand à si je n'aime pas l'alcool? J'ai une assez bonne résistance à ce genre de liquides... Mais je vais le laisser croire que je suis encore bien trop innocente pour connaitre ce genre d'addiction...

- J'ai 17 ans...presque 18... et qui sait... Peut être que je suis une sorcière et que je suis entrain de te jeter un mauvais sort...

Je souris... Je le taquine... j'ai hate de voir qui il est... Un sorcier c'est sure mais j'ai hate d'en avoir la preuve....

Les boissons arrivent et il hésite... Il a peur d'avoir mal choisi... Un sourire enjôleur et je le rassure... J'adore cette boisson... je goute le liquide et un soupire d'aise m'échappe... Je ferme les yeux le temps que le liquide bleuté descende le long de ma gorge...

Ne te fais pas de soucis j'adore ce cocktail... Merci pour l'invitation en tout cas... C'est très gentil à toi... Et d'ailleurs je ne suis pas Américaine mais Française à la base...

Pourquoi je lui dis ça? Pourquoi je précise... Enfin si je sais... La France c'est mon pays... Mes racines... mon coin de paradis... Enfin c'était... Maintenant plus rien ne me retiens là bas... Mon coeur se serre une nouvelle fois et je ferme les yeux pour retenir les larmes qui menacent de surgirent... Il me suffis de quelques secondes pour faire disparaitre le malaise et lorsque je plonge mes yeux dans ceux de mon interlocuteur il n'y a plus aucune trace de quelques états d'âmes que ce soit... On discute... On boit... Le temps passe et je me surprends a me dévoiler plus que je ne le voulais au départ... je lui parle de mon enfance avec ma mère... On comprends l'un et l'autre que l'on vient du même monde et la discussion ce tourne naturellement sur Poudlard... Mes anecdotes... Les professeurs... On rit... On discute... Son regard change... Le mien s'adapte. Je bois une nouvelle gorgé de ma boisson et une goutte du liquide reste sur ma lèvre, je la recueille du bout de la langue et souris à mon interlocuteur... L'alcool me pose... Apaise mes douleurs... Mes tourments... Je souris à cet homme qui par sa simple présence ce soir m'empêche de sombrer dans la détresse et dans la douleur... Je pose ma main sur la sienne et plonge mon regard dans le siens... L'environnement disparait... Plus rien n'existe...

Merci beaucoup... Sincèrement... Je passe une très agréable soirée en ta compagnie... Ca fait bien longtemps que je n'avais pas été si bien... Je crois que tu as atteint ton but...

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Kohane W. Underlinden
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Kohane W. Underlinden, Ven 3 Nov - 22:24



   
Plus d'un mois sans réponse, j'arrive.
Me Mp si souci.
Rp avec Ellana-d-amour !



   

C'est si sombre. Je crois qu'il fait nuit. Mais genre... vraiment. Très. Nuit. Epaisse. Et il n'y a que moi, là, qui marche, marche sans trop savoir où. De toutes façons, dans les rêves, on sait rarement où on va. On marche juste. Dans une certaine atmosphère, une certaine ambiance.
Là, c'est plutôt une ambiance cauchemar.
Je sais pourquoi. J'ai ce sentiment. Que ça peut pas être heureux. De toutes façons, je fais rarement des rêves heureux. Déjà que je fais rarement des rêves. Je ne dois pas assez dormir. Ou dormir assez profondément. En tout cas, en règle général, quand je me réveille, j'ai l'impression d'avoir flotté dans un néant le plus total. Aucune bribe d'image nocturne, aucun maigre souvenir, rien. C'était. Noir. Seulement ça. Noir les quelques heures où j'ai réussi à dormir. Pas d'élément pour égayer un sommeil si peu réparateur.
Mais là. Ce n'est pas pareil.
Oui, y'a du noir, mais contrairement aux autres fois, je sens mon corps, j'ai conscience de ma présence. Alors que d'habitude, je n'ai conscience de rien. Pas même d'être. Cette nuit, je suis. Ca. C'est sûr. Une certitude qui habite mes entrailles sans que je puisse dire d'où elle vient.
Néanmoins, je commence à douter qu'être dans ce rêve soit une bonne chose. Parce que j'ai clairement l'impression que ça va mal tourner.
Il fait si sombre. Y'a peut-être même de la brume, qui sait.
Je crois qu'il m'est déjà arrivé, autrefois, de réussir à prendre contrôle de mon rêve pour en changer le cours, transformer le cauchemar en quelque chose de moins terrible. Mais là, je n'y parviens pas. Pourtant, mon esprit essaie. Et malgré tout, mes pas ne s'arrêtent pas. Une force au-dessus de tout qui m'oblige. A continuer. D'avancer. Sans que je puisse contrôler quoi que ce soit.

Soupir intériorisé : j'abdique.
J'irai là où mon esprit perché et malade veut me conduire.
J'irai dans ces recoins de la nuit où mes pas oniriques me mènent.
Je ne lutte plus ; j'avance. Et, alors que j'avance, je perçois des silhouettes se dresser dans la nuit. Des sortes de points de repère au milieu de la brume. Mais ce ne sont pas des phares qui brillent, au contraire. Ceux-ci restent sombres, imposants. Aura supérieure qui émanent d'eux.
Mes pas approchent. Mes yeux se plissent.
Chercher à identifier la forme abstraite surgie dans la brume. Mon corps arrête donc de bouger, se pose un instant -réflexion.
Et, alors que les yeux s'habituent, l'esprit capte.

Des tombes

Ce sont des pierres tombales
Surgies là, comme de nulle part.
Je tourne la tête, crois presque voir l'ombre du portail au loin. Serais-je donc entrée dans un cimetière sans même m'en apercevoir ? Possible. Après tout, dans un rêve, on ne voit jamais vraiment le moment exact où on est entré.e dans tel endroit. Puis c'est juste à un moment. On s'en rend compte. Tiens, je suis ici...
Tiens, je suis dans un cimetière.
Je rêve rarement de cimetières. Je crois d'ailleurs que ça ne m'est jamais arrivé. Je me demande d'ailleurs pourquoi cette nuit. Qu'est-ce qui a pu me faire penser à un cimetière ? Je n'ai pourtant perdu aucun proche. Rien à déclarer de ce côté-ci. Ou alors est-ce un côté plus métaphorique ? Le sentiment d'avoir perdu mon avenir entre les mains d'une famille avide ? Ce sentiment que je me trimballe depuis des années et qui, en cette nuit, éclot comme jamais à travers mes rêves ?
Puis, d'abord, pourquoi je me pose autant de questions ? Normalement, on ne se demande pas autant de choses en songe.
On laisse juste faire. C'est tout.
Alors je reprends ma route macabre entre les tombes. La sensation du cauchemar qui guette reprend. C'est pas anodin, de rêver de cimetière. Dans une ambiance si sombre et brumeuse, en plus. Il commence à faire frais, d'ailleurs. Ou est-ce uniquement l'intérieur de mon corps qui frissonne ? -la peur de ne pas savoir ce qui m'attend au bout de cette nuit.
Je marche marche marche
De toutes façons, j'peux plus reculer. Même si je le voulais, j'suis poussée à aller de l'avant. La main invisible. J'peux pas faire demi-tour. Je suis rentrée dans la brèche du sommeil, je n'en ressortirai qu'au petit matin.

-Et m*rde.

Me voilà donc prisonnière de mon rêve glauque dans un univers glauque.
Que va-t-il se passer ? Des morts-vivants sortis de leur tombe ? Un caveau qui m'aspire sans que je puisse rien y faire ? Un appel de l'au-delà qui m'attirerait comme les sirènes attirent le marin ? Terrible sentiment d'impuissance alors que je plongerais parmi les ombres défuntes, errant dans l'Enfer grec au milieu des autres ?
Frissons.
Et je parviens quand même à m'asseoir. Arrêter, pour un temps, le mouvement d'avancée vers un cauchemar certain mais encore inconnu.
S'asseoir. Sur une tombe. Mais je n'en ai pas grand-chose à faire. Ce n'est pas important. Si bien que mon rêve occulte le fait que ce soit une tombe.
Juste. Je me laisse tomber.
Soupir.

-Et m*rde.

Encore une fois.
C'est moche, parfois, les rêves...

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Ellana Lyan
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ellana Lyan, Dim 5 Nov - 16:45


Je ne sais plus trop ce que je vois, ce que j'entends. que je sens dans cette univers qui semble avoir aspiré jusqu'à la dernière goutte d'espoir.Les yeux clos et le corps moite qui se retourne sans cesse de droite à gauche au fils des flashs qui crépitent en changeant d'image de plus en plus vite.
Perdue dans l'horreur du cauchemar je cherche à m'éveiller du drame qui m'emprisonne sans que je ne puisse pourtant rien y faire. Chaleur des draps qui m'étouffe de plus en plus, des draps glacés, un fin brin un peu humide, des... draps ?
Dans un hurlement mes yeux retrouvent un brin de lumière dans l'obscurité déployée autour de moi, les lèvres écartelées dans une expression d'horreur, c'est un cris silencieux alors qu'aucun son ne sort.
Les yeux ouverts comme deux trous béants sur un abîme d'enfer, en un instant redressée, mon âme vacille sous le vent glacé comme près à s’éteindre mais les dents se serrent pour empêcher qu'elle ne s'échappe.

Flou fou, debout dans un décor macabre je tente de contrôler le tremblement incessant de mes doigts d'enfant.
Peine perdue, autour de moi il n'y a plus que le vide et à mes pieds l'herbe écrasée d'une forme humaine qui doit sans doute être mienne. Soupir offert dans cette nuit sans étoiles, j'amorce un pas en tentant de me retrouver dans ce cauchemar
une jambe faibli, un instant je vacille avant de me rattraper in extrémis sur un objet dur et froid.
Solide comme la pierre.
Glacé comme la mort.

Mon cœur rate un battement tant dis que mon regard se tourne lentement vers la sépulture qui semble m'observer tel une fantôme de marbre. Lentement je recule pour que mon dos vienne percuté un autre monument.

D'un bond, les yeux agrandis par l'horreur je tourne rapidement sur moi même pour trouver un sens à tous ceci.
Cimetière, mon cœur se serre brusquement alors que nerveusement une main se passe dans mes cheveux.
Pâle. Serais-je donc déjà morte ?
Respiration saccadée je tente d'avancer, mon corps me répond à nouveau et l'instant de quelque seconde je suis prise d'un intense soulagement, le nombre de rêves dans lesquels je ne pouvais plus avancer m'ont bien trop de fois paralyser durant des nuits et même si je suis à présent à proximité d'une quantité de cadavre je suis un brin soulagée de voir que je peux encore me déplacer.
Un pas, un nouveau, les jambes reprennent contenances et avancent avec moins de mal sans sans trop savoir où il vont.

Puis soudain, au détour d'une allée mes yeux l'aperçoivent. Forme fantomatique assise sur la pierre comme une enfant au bord du chemin qui attend le train de la chance mais semble l'avoir laissé passé.
J'avance. Les yeux plissés. Tête légèrement inclinée sur le côté.
Je me fige d'une hésitation alors qu'elle me parait soudain effrayant, puis les épaules se haussent d'une indifférence à toute épreuve, après tout ce ne sera pas le premier rêve qui me montre ma fin. Préférant me persuader qu'il s'agit d'une âme en détresse, je me dirige dans sa direction lentement mais surement avec cette infime crainte que d'un coup elle relève un visage ensanglanté et vienne me mordre le coup.
Mais bientôt si proche, l'esprit s'ouvre d'un déclic, ce pourrait-il que ? Kohane...
silhouette que je reconnaitrais entre mille, que je m'étonne de ne pas avoir vue directement; Sans réfléchir à un probable piège de mon rêve, je cours dans sa direction et me laisse tomber à genoux face à elle.

Posant une main sur la sienne comme si mes doigts glacés pouvaient la réchauffé. Mon cœur bat de plus en plus vite alors que mes lèvres s'ouvrent dans un murmure. C'est toi ? Kohane... Je... sans trop savoir ce qu'il va se passer, je n'ose plus rien dire de peur que ses yeux soient vides, qu'elle ne me reconnaisse pas ou se change en démon sous mes yeux. Pourquoi suis-je donc en train de rêver d'elle ? Me manque t-elle à ce point ? Je serre délicatement ses doigts dans les mains avec la peur qu'elle se dissipe dans l’atmosphère ou rende l'âme entre mes bras. Restes, s'il te plait ne me laisse pas... les tombes, le silence __ et si c'était prémonitoire ?

Attention, peinture fraiche, veuillez ne pas poser de messages par ici sous peine de tâches.
Kohane arrive ♥ Merci à vous.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Kohane W. Underlinden, Ven 8 Déc - 23:41




/me essuie la peinture fraîche :mm:

Statue de sel.
Sur son socle de marbre.
Rêve glauque les images qui se noient et mon immobilité soumise. Perdue que je suis. J'aimerais me réveiller.
Le sursaut pour chasser le cauchemar.
Mais.
Ca n'arrive pas. Ca ne fait pas -fait rien. Ca juste rien je demeure statue sur socle immobile à attendre que se pointe le jour pour enfin ouvrir les paupière.
C'est pour ça que je hais le sommeil, que je le chasse à coups de pied. Parce que les cauchemars m'angoissent. Les démons que je croyais réduits au silence, apprivoisés, reviennent dans les méandres sombres de la nuit et s'arrachent mon corps dans ce cimetière ténébreux. C'est dans ce sommeil long et profond, quand je rêve, que tout est pire.
Alors je refuse de dormir.
Ne fermer les yeux que quelques heures.
Pas assez. Pour rêver.
Ca me va ainsi.
Pas assez. Pour songer. S'effrayer.
Mais apparemment, cette nuit, c'est différent. Parce que je rêve. Et que ça fait peur. Si peur. Je n'aime pas explorer ainsi mon esprit inconscient. Trop plein de choses dont je n'ai pas idée. Trop plein de...
Frissons.
C'est étrange.
Je ressens le froid. Alors que je rêve. Je le ressens vraiment. Comme si j'y étais. Comme si...
Tous mes sens sont imprégnés du lieu. De l'endroit morbide. Et pourtant. Je flotte.
Un instant, je regarde mes mains, me demandant si je ne vais pas devenir fantomatique. Me fondre parmi les morts sous mes pieds. Ce serait si simple. Disparaître, juste ça. Evaporée. Loin, hors. De la vie. Du monde. Dimension parallèle où on ne rêve pas. Juste des rêves éveillés d'étoiles et d'astres. Pas de cimetière.
Mais mes mains
Ne sont pas transparentes.
Juste
normales.
Bien qu'elles aient froid. Je scrute un instant, m'attendant à voir la peau changer d'un seul coup d'aspect, de texture. Mais. Rien. Pas grand-chose.
Je suis vivante ?
Vivante au milieu des morts.
En voilà une belle perspective !

Tout à coup mes oreilles captent un son inhabituel. Le silence du cimetière rompu par le bruissement de quelque chose qui approche. Et au début, ça fait un boum dans le cœur, le truc qui sursaute tressaute -le rêve est en train de changer !
Je me demande dans quel sens il vire.
Lumineux ? Sanglant ? Néant ?
Il m'est si souvent arrivé de rêver de rien, autrefois, lorsque mes démons me dévoraient. Un rien où il n'y avait que des crocs perdus dans l'infini. Des gueules béantes, dégoulinantes de bave, aux dents acérées qui croquaient, croquaient, croquaient l'âme perdue dans le néant.
Sur le coup, j'ai peur.
Une attente interminable -le temps est si étrange, dans les rêves. Une attente à n'en plus finir. Jusqu'à ce qu'arrive la silhouette qui fait du bruit. Le visage au milieu de la nuit. Et la démarche de la silhouette change ; court. Bientôt, je n'ai plus de doute.
C'est elle.
Mes traits se décontractent et, en place de l'angoisse, la surprise. Douceur de l'inattendu, cadeau du ciel et de la nuit.
C'est elle.
Qui se précipite.
Elle m'a vue, elle vient vers moi, à moi. Vers moi, la statue de sel si fragile. Elle se jette presque à mes pieds, forme d'émotion qui enserre la gorge.
Au début, je ne sais plus très bien pourquoi.
Que veut dire. Ce rêve ? Que veut dire. Sa présence ?
Et ses doigts se posent sur les miens. C'est étrangement réel. Je sens vraiment son contact, sa main sur la mienne, sa peau contre la mienne, j'ai jamais senti ça en rêve, ça n'a jamais été aussi vrai.
Tout à coup, ce qui était le début d'un cauchemar prend une forme nouvelle. Une lueur incongrue. Qui réchauffe mon cœur.

-Toi...

Un murmure perdu.
Alors qu'elle-même parle.
Semble ne pas plus y croire que moi.
Prononce mon prénom.
On est là. Ensemble. C'est si... bizarre.
Ses doigts étreignent les miens ; sa voix se fait supplique. Je crois tomber. Descendre de mon socle, la statue n'a plus de hauteur. Se laisser glisser à même le sol pour être à la même hauteur. Et mes doigts se referment sur les siens.
Toujours la sensation de vrai.
Dans la paume de ma main.
Un rêve qui se fait presque réalité.

-T'en fais pas. Je te laisserai pas. Jamais.

Un sourire d'éternité.
Nos doigts emmêlés.

-C'est étrange. Que je rêve de toi. Que tu sois si réelle.

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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ellana Lyan, Ven 15 Déc - 18:31


Démence de l'instant mon cœur s'affole et mes sens en alerte pensent l'instant bien trop magique pour être réel
vas tu donc partir en fumée entre mes doigts ? ou est-ce moi qui va m'enfoncer d'un coup dans le sol rompant le charme de l'instant
pourtant j'ai l'impression de voir les étoiles briller dans le ciel d'encre, serais-je en train de passer du cauchemar au rêve ? encore - sourire - ses yeux brillants je sens la force d'une aura étrange et rassurante
maternelle ? fraternelle ? amicale ? amoureuse ? les termes dans mon cœur se balancent sans que je ne parvienne à poser un doigts sur mes émotions, la mélodie douce à mes oreilles retenti celle que seule Kohane sait faire résonner à mes oreilles

amour acescent qui me brûle petit à petit, somptueux vase ébréché qu'elle rempli de douceur
et admirative je la regarde compenser ce que sans le désirer j'ai laissé échapper elle est parfois j'ai peur, parfois je l'envie de son humanité qui l'embrase en toute simplicité feu follet, feu de vie, braise ardente je t'aime
et mon émotions s'accroche à toi__ plaquantes
je te tiens tu me tiens c'est un nouveau monde parfait et entre mes lèvres une saveur délicate
c'est réel, trop ?, tant, si faible, si forte et juste

un tourbillon de peur, de rêve, d'angoisse - me lâche pas - une promesse je veux te croire
je te crois je me bats, encore et encore pour chaque nouveau matin tu sais pour toi aussi
et j'ai peur parfois l'impression de perdre pied dans cette lutte quotidienne, présente dans mon rêve cette apréhension de te voir t’échapper, étrange moment, il s'en sera fallu de si peu de rencontre
et moi enfant infidèle entre des milliers de bras dont je garde les noms inscrit à l’indélébile contre mes battements
cyclique, une boucle infernal et ce sont les mensonges qui rattrapent sans pouvoir rien y faire

mais cette nuit c'est pour toi et dans ce monde que je ne comprends pas - j'existe tu vois ? pas à pas -
et l’étrangeté soulignée d'une phrase - bref hochement de tête - ce décor... je...
le visage autour se tourne cherchant une réponse aux interrogations qui dansent dans mes yeux
reposés alors vers les siens tu rêves aussi ? persuadée qu'elle vient de ton imagination
une main posée contre sa joue dans la peur peut-être de la traverser comme un fantôme finalement ce rêve ne me dérange pas tant que je ne te perds pas...
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 4 Jan - 0:39




Magie d'un instant. Alors que je la tiens entre mes doigts. Rêve et pourtant si proche. Sa peau touche la mienne comme si c'était vrai. Et mon cœur. Je l'entends battre. Comme s'il cognait réellement alors que, peut-être, je me retourne sous mon drap.
Ce rêve est si étrange. Si présent.
Boum
et
Boum
fait la pompe dans la cage thoracique alors que je peine à y croire. C'était un cauchemar, au début. C'était effrayant, ce cimetière sombre. Et pourtant, maintenant, maintenant qu'elle est là, près de moi, ses mains au creux des miennes, tout brille.
D'un seul coup, je me dis que la vie peut être simple. Et qu'un sourire ne tient à pas grand-chose. Une présence précieuse, un cœur qui bat -qui se rappelle qu'il peut encore battre pour quelqu'un, pour un monde, cet univers que m'offrent ses pupilles chaque fois que je plonge dedans. Le rappelle que les sentiments ne s'aliènent pas. Encore moins en rêve. Lieu de tous les exutoires, de toutes les folies, loin des regards critiques et des jugements des autres.
Le rêve, c'est le royaume qui est à nous. Nous appartient. Alors que nous faisons vibrer, ensemble, la même corde de cette mélodie de vie.
Quand tu es là, je me sens renaître.
Et même si ce sont mes songes qui te créent, je me sens, encore une fois, renaître. Au creux de ton regard tendre. J'aime tes yeux, tu sais. Parce que toi, tu as cette façon de poser tes pupilles sur moi. Cet éclat de tendresse infinie au creux de l'oeil, je me sens protégée et aimée sous ton attention. Un sentiment que je ne parviens à avoir avec personne d'autre.
Les autres.
Soit ils me jugent.
Soit ils me bercent.
Soit ils me réconfortent.
Soit ils s'envolent avec moi.
Mais nul n'a ton regard. Amoureux, peut-être ?

Amoureux.

Ca faisait si longtemps.
Chaque fois que je te vois, je me rappelle que. C'est possible. Un peu d'amour. Dans un monde de haine et de mépris. De violence et de domination.
Toi.
Tu me parais si loin de tout ça !
Et les mots -saccadés- qui traversent le seuil de tes lèvres alors que tes doigts, je les sens contre les miens, ta peau chaude, rassurante, tu es là, c'est si étrange parce que
-Oui, moi aussi, je rêve
murmure je sais que tu l'as entendu, tu m'entendras toujours, notre lien est si fort, d'un amour tendre, tu seras toujours là, à portée de mes paroles comme je le serai à portée des tiennes.
Je sens la chaleur qui se déplace : ta main contre ma joue.
J'esquisse un sourire. Sans jamais te lâcher des yeux.

-Je rêve et tu es là, je reprends dans un souffle. Moi non plus, ça ne me dérange pas. J'aime quand tu es là. Tu me rappelle que je suis vivante.

Ma main vient se poser sur la sienne alors que ma joue s'appuie un peu dans le creux de sa paume. Je pourrais pleurer. De joie, de la voir en songe. De tristesse, aussi, pas pour une chose en particulier mais pour tout, pleurer sur le monde, la société, l'univers, verser les larmes refoulées depuis tant d'années, qu'elles explosent alors que mon cœur se gonfle mais
Non. Je ne verse pas une goutte d'eau. Me contente d'appuyer ma joue dans sa paume, ma main sur la sienne. Et fermer les yeux. Quelques secondes.
Profiter.
L'étrange sensation de la sentir physiquement. Alors que je rêve.
Puis mes paupières se rouvrent. Ma main quitte la sienne. Et mes bras viennent l'enserrer. Une étreinte de chaleur, je pose ma tête contre le sienne, menton sur son épaule. Je respire son parfum -elle est si vraie. Je demeure ainsi. A profiter de sa présence en songe. Vouloir que ce si joli rêve se réalise ! Mais en attendant. Puisque je ne me suis toujours pas réveillée. En profiter.
J'enfouis ma tête dans sa nuque. Dépose un baiser frémissant sur sa peau.

-Tu me manques.

Murmure.

-Tu me manques tellement. Ca doit être pour ça. Que je te vois en rêve. Ton amour me manque.

Ton affection ou plutôt son absence lorsque tu n'es pas là me laisse vide.
Un cœur qui bat dans le rien. Patine et pédale en pleine chute.
J'en ai besoin. Besoin. Encore une fois. De me sentir aimée. Entre des bras tendres.
Et besoin, aussi. D'aimer en retour. Donner un peu de cet amour qui m'habite et que je ne sais exploiter. Toi, l'oiseau perdue. Ta tendresse me manque. Tant.

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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ellana Lyan, Dim 7 Jan - 19:29


Je t'aime. Et les mots font peur comme une simple vérité échappée des lèvres enfantine. Je veux Crier.
À la nuit, au monde, leur dire à tous qu'ils sont ignorants, qu'ils ne comprennent rien. Ils ont les yeux vident, ces amants qui sans rien comprendre se regarde durant des heures et s'imagine mille scénarios pour rendre leur amour plus beau. Je n'en n'ai pas besoin, toi non plus, je crois, je sais, pense peut-être savoir. Je t'aime parce qu'à travers toi je n'aime personne, je n'ai pas d'attente, tu me suffis tellement, quand je suis avec toi, même comme ici en rêve, Kohane, comment pourrais-je trouvé les mots pour t dire à quel point ce que tu provoque en moi est merveilleux. Et enfant, je suis ivre de toi, de ta présence, qui berce, qui rassure. Tu es l'une des rare personne à être. Et toi seule semble le mériter.

J'attends toujours tes mots qui vient me caresse comme des vagues d'eau douce, je me laisse envahir, ça fait tellement du bien quand tu parles, tu sais ? J'ai besoin, comme une drogue, parfois, peut-être que, oui, je suis en manque. Alors comme cette nuit : je rêve. Et dans un décor glauque pour me rappeler à quel point je peux avoir mal, à quel point tout est laid sans toi parce que dans cette nuit de la vie tu es un rayon de soleil, une parenthèse de tendresse indispensable. Je ne veux penser à rien, je veux simplement t'aimer. Et peut-être pour rien. On m'a dit que c'était ça : le véritable amour, je ne sais toujours pas si j'ai le droit d'avoir compris.

Mais parfois tu sais, je doute même d'avoir le droit d'exister. Et dans le noir je ferme les yeux. Je revois ton visage. Les couloirs sont ternes et froids dans toi Kohane. À chaque instant tu me manques. Quand je serais grande peut-être, que le monde aura changé j'irais loin d'ici, très loin c'est promis, je te prendrais par la main et on s'enfuira toutes les deux pour apprendre à voler.
Il ne faut pas perdre pied. Pas maintenant. La lumière au bout du tunnel à encore vaciller. Mais à tes côté lorsqu'elle s'éteint, des étoiles étincelantes apparaissent sur les parois et je n'ai plus peur. Je te donne une confiance aveugle, peut-être amoureuse.

Je rêve. Tu rêves. Nous nous aimons.
Lorsque tu me l'avoues je suis un peu perdue, alors serait-il possible que nos rêves se soient connecté en chemin, ou simplement que je ne sois pas réelle ? Je souris. Non ma tête a simplement voulu me faire croire que c'était bien réel. Tout est bien...
Jusqu'à une phrase. Tu me rappelle que je suis vivante.
Elle a un problème. Si proche d'elle je ferme un instant les yeux pour m'éclaircir un peu les idées.
Je sais que je laisse bien trop souvent mes propres problèmes prendre le dessus. Peut-être elle voudrait-elle parler ? Je me demande ce que ma tête pourra encore bien inventer.

Si proche à présent alors que je me perds dans ses bras. Sans résistance je me laisse enlacer. Je l'aime. Contre mon coeur qui bat doucement je veux la croire heureuse comme je le suis. Même si ce n'est qu'un rêve, même si ce n'est pas la vraie vie.
Elle me réchauffe, ce contact étrange me rassure, je suis bien. Dans ce tourbillon d'émotion qu'elle fait naître en moi d'un regard. J'ai tant besoin d'elle. Mon coeur soupire. Tu me manques tant.

Ses paroles font échos à mes pensées. J'aimerais lui répondre que
je suis là même si ce n'est qu'un rêve pour toi une certitude toujours dans une promesse, le monde parfois tourne encore rond - je veux le croire.
Alors je la serre pour remplacer le temps perdu, l'éloignement et cette fausse réalité, je voudrais casser le rêve et basculer dans la réalité, lui dire que sans elle je ne suis rien, que mon coeur n'est rien, que j'ai besoin de la savoir heureuse et en vie, de la savoir brillante de cette force qu'elle seule possède, ce côté merveilleux qui la rend si scintillante, je voudrais être à ses côtés pour lui prouver que je pourrais faire n'importe quoi et que rien ne pourras nous séparer parce que c'est trop beau, trop tout pour se perdre et j'ai cette impression étrange de connaitre l'amour.

Une main passe doucement dans ses cheveux. Délicatement entre ses mèches. Inlassablement. Je suis heureuse.
Mais elle ? Est-ce que... Réflexion. Tout vas bien ?
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 27 Jan - 18:18




Hors lieu
-loin
de tout
Alors que ton regard glisse entre les ombres, si vrai, si réel
Tes yeux comme lanternes dans la nuit glauque du cimetière dont je rêve
Tes pupilles comme phares venus éclairer mon chemin au milieu de ce cauchemar
Et je ne m’explique toujours pas ce miracle
-tu es arrivée de nulle part, tu étais là, comme j’étais là, tu étais là et maintenant, tu es dans mes bras je ne comprends pas mais je me fiche de comprendre l’important étant que
Tu es là
Dans cette bulle hors de tout
Je n’ai pas peur, tu sais,
Avec toi, je n’ai plus peur,
Je ressens mille et une émotions mais
Pas de frayeur
Je ressens mon cœur qui tambourine de vivre et d’aimer
Je ressens la joie de te voir même si ce n’est qu’un songe fugace
Je ressens l’avant-goût de la tristesse de devoir lâcher ton corps à un moment ou à un autre
Je ressens les frémissements de la sensation d’exister
Je ne ressens pas de crainte
Même en pensant au futur
Tant que tu es là, je n’ai pas -plus- peur je n’ai pas
Tu me rassures et je sais que
Tu seras toujours là, même si physiquement, tu n’es pas proche, ton esprit restera connecté au mien ; peut-être qu’on continuera de faire des rêves communs, à l’avenir ? Quelle étrange chose, d’ailleurs, que ceci.

En léger vent de nuit se lève, souffle sur les tombes de marbres qui demeurent immobiles face aux éléments. Elles sont si vieilles, parfois. Le temps ne paraît pas pouvoir avoir raison d’elles. Elles restent, demeurent, dans le position de statues muettes, tombes si lourdes munies de croix -objet de torture.
L’atmosphère du lieu pourrait faire frissonner.
Mais.
Les bras me réchauffent. Une bulle dans laquelle se réfugier pour oublier tous les soucis. Oublier les nuits blanches, les pas perdus, les doutes, les frayeurs. Je crois que. Je remonte la pente. Doucement. Pourtant, il m’arrive encore, parfois, de vaciller un peu sur mes appuis. Ne plus savoir à quoi me rattraper.
J’ai besoin.
D’une main.
De piliers.
Et je sais
Que sa présence demeurera, comme une main rassurante posée sur l’épaule. D’ailleurs, sa voix qui s’élève doucement me le confirme. Ce sont de simples mots emplis de véracité et de sincérité. Ses bras me serrent comme je referme d’avantage l’étreinte sur elle.
Elle me dit
Qu’elle est là.
Elle me fait
La même promesse que celle que m’a faite Asclépius.
Et je la crois. Parce qu’au fond de moi, je le sais : nous resterons liées. Il y a eu, quelque part, une déviation de mon cœur vers le sien ou de son cœur vers le mien et un mince fil d’araignée tissé entre nous pour ne relier, ne pas nous lâcher.

-Je sais, je prononce dans un murmure en fermant les yeux.

Je sais que tu sera là.
Toujours.
Ange gardien dans la nuit.

-Moi aussi. C’est un rêve mais je suis là.



Mes mots se perdent au milieu de la légère brise.
Alors que, dans la nuit, se découpe son bras, sa main qui avance je ne bouge pas et sens ses doigts passer dans mes cheveux. Elle est douce. En rêve comme en vrai.
D’ailleurs, je commence à douter.
Suis-je vraiment en train de rêver ?
Comment puis-je la créer avec une telle perfection ? En suis-je seulement capable ?
Je ne sais pas
Je ne crois pas
Je me sens un peu perdue
Mais
L’important, je me rappelle, c’est qu’elle est là, vraie ou fantôme, rêve ou réalité, elle est là
-je souris doucement dans le noir.
Puis
Il y a
Son regard.
Celui qu’elle pose soudainement sur moi, que je distingue entre tranches de luminosité lunaire. Regard qui n’en est pas moins tendre que tout à l’heure. Regard dans lequel je pourrais plonger sans hésiter, quitte à me noyer, je m’en fiche, je veux juste plonger dans cette beauté qu’il m’est si peu donné d’observer.
Néanmoins, au fond de ses yeux, tremblote quelque chose. Une inquiétude ?
J’attends qu’elle parle, qu’elle dise quelque chose, qu’elle explique ce qui remue au fond de son cœur. Ses questions. Inachevées. Alors que sa voix se bat et se débat est-ce que
Je reprends ses mains dans les miennes.
La chaleur de sa peau me rassure.

-Est-ce que tu as peur, ici ? Moi, je n’ai pas peur. Parce que quand je suis avec toi, j’oublie. Tout le reste. Le reste du monde.

Tu comprends ?
Quand je suis avec toi, l’extérieur importe peu.
Les soucis ne parviennent pas à traverser notre bulle.
Les craintes, les rancoeurs, les rancunes, tout s’évapore pour ne vivre que l’instant présent entre tes bras.
Je lui adresse un sourire rassurant.
Je suis perdue, je ne sais pas ce que j’ai, je ne sais plus si je veux rire ou pleurer, si j’ai mal ou suis en train de guérir, je ne sais plus si j’aime ou si je hais
Mais avec toi, tout est clair
J’aime -je t’aime
Et je veux espérer
C’est l’unique chose qui me tient comme un tuteur le long du dos.
Après, hors de notre monde à nous, la complexité reprend le dessus et, à nouveau, je me perds dans ce que je veux, ce que je fais, ce que je ressens.
Mais
Tant que tu es là, ça s’oublie.
Une main lâchant la sienne, une main se posant sur sa joue, je ne veux pas qu’elle s’inquiète, je vais
bien
enfin, je crois
je veux croire que oui
je ne sais pas si je suis heureuse
mais là, à cet instant-là,
je le suis
comme jamais

je t’aime, tu m’aimes,
c’est comme un jeu, tu sais,
le plus merveilleux des jeux !
Le jeu que je joue contre tous les autres
Le jeu qui n’a besoin de nul matériel, encore moins d’argent ou de notoriété social
Le jeu le plus vieux de l’humanité
Où on peut toujours sortir gagnantes si on parvient à tenir bon face à la tempête prête à nous submerger

Mon corps se penche un peu en avant et mes lèvres effleurent doucement les siennes pour y déposer un baiser d’oubli
-oublions les autres, les obligations, les remontrances, les regards inquisiteurs, oublions leurs désirs et pensons plutôt aux nôtres ; ce ne sont pas les autres qui ont à décider de qui nous sommes, ce que nous devons devenir, aimer, ne pas aimer, désirer et récuser. Ce ne sont pas les autres qui ont à tracer pour nous notre chemin. Je le sais bien. Pourtant, mes épaules son frêles, tu sais. Je vacille, j’hésite, je pleure, ça ne fait rien. Je dis oui et je crie non mais on n’entend que le oui -le gens n’entendent que ce qu’ils veulent entendre.
Pourtant, avec toi, j’ai l’impression d’enfin, reprendre un peu le contrôle de moi-même.
Et tes lèvres, qui me paraissent si vraies, me le rappellent.
Je n’ai pas encore tout perdu de moi.
Parce que je ne t’ai pas encore perdue.

Me détachant d’elle, ma main sur sa joue glisse et vient doucement se poser sur sa poitrine, au niveau de son cœur.
Silencieuse et attentive, j’écoute, sourcils légèrement froncés.
Ca fait boum
A répétition
La pompe qui fonctionne et accomplit au mieux son travail.

-Ton cœur bat. Je le sens sous mes doigts. Suis-je vraiment en train de te rêver ?

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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ellana Lyan, Dim 28 Jan - 19:58


Je suis, si petite dans l'univers géant. Une simple larme dans les yeux d'un enfant, goute d'eau que tu as pris entre tes doigts avant de poser contre ton cœur. Je me sens, si grande, à tes côtés. Importante comme si seul ton regard avait le pouvoir de me donner la sensation d'exister. Et seul mon cœur parviens à battre pour toi lorsque devant mes yeux tu deviens celle que j'aime. Kohane. Quand tu es toi. Tu as cet air de vie qui te rende si humble et si humaine. Alors qu'en moi vibre la douleur j'ai peur de te salir mais toujours tu restes là alors que j'ai si peur pour toi, de te déchirer, te faire du mal mais ton sourire rester posé sur tes douces lèvres et je garde espoir que tu sois vraiment la seule qui parvienne à m’accepter simplement comme je suis, avec mes forces et mes faiblesses, mes bonheurs et ma douleur.

J'imagine ton regard quand les draps veulent m'étouffer, la douceur de tes caresse dans mon sommeil et pour une fois le sommeil m'a offert cette porte de sortie incroyable dans les cauchemars. Le décor lugubre ne te rend que plus belle. Tes yeux brillent dans les miens en un effet miroir qui délicatement fait s'éveiller mes sens.

Je comprends tant de nouvelles choses alors que mes bras te serre dans une étreinte aussi douce que désespérée. La distance joue un si grand rôle depuis que tu as quitté Poudlard. J'ai l’impression de ne pas avoir pu assez profiter, d'avoir bâcler cette histoire et sur ma langue il y a ce gout amer qui avoue que ce ne sera jamais assez. Tu me manques. Si fort. Alors mon cerveau invente et te rêve pour moi. Un donc. Douce bénédiction alors que je te sens comme si tu étais là. j'ai l'impression étrange que tu vis la même chose que moi et peut-être, dans ton lit, es-tu sujette au même songe que moi. Si seulement tu pouvais être vraiment là.

Et j'ai les yeux qui saignent de désespoir.
Mais, plus tard, pas tout de suite.
Je veux encore t'aimer un long moment.
Profiter de cette semi éternité à tes côtés.

Même si tu es là. toujours. Que je te sens près de moi quand j'ai besoin de ta force pour avancer. les étoiles sont hautes dans le ciel, je n'avais pas encore pu les remarquer. Je crois en tout quand je les regarde, tu sais. Elle dessine mille fois ton visage en brillante constellation, j'ai l'impression de te voir veiller sur moi tel un ange gardien de la terre. Car je sais que tu es bien trop profondément toi mais aussi toute la merveille humaine incarnée. Tu es l'une de rare que j'ai décidé d'aimer, mon cœur parfois fait des erreurs mais pour toi nous sommes une unité. Pour te donner le reste de mes jours, la plus grande part possible de mon amour.

J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps, peut-être vis-je donc dans une attente insupportable qui m'amène à toi ? Je me plais à la croire, imaginer milles promesses avant ta chaleur qui me rend la vie. Je sais que je peux compter sur toi et ta fidélité me rassure plus que tout. Je n'ai plus peur. Plus froid. Je vis. Contre toi.

Ses lèvres m'offrent les douces paroles d'une amoureuse. Une poésie à laquelle j'ai droit sans trop comprendre comment cela marche. Je voudrais tant pouvoir lui rendre tout ce qu'elle m'offre. Oui, je t'avoue que j'ai peur. Pour toi. Je te vois ici alors que je ne suis pas totalement consciente, je te vois au milieu des tombes et je suis morte de peur. Tu es si loin s'il t'arrivais quelque chose et qu'impuissante je ne pouvais rien faire... Alors je ne me la pardonnera pas. Mais au fond je suis bien incapable de lui offrir quoi que ce soit. Mon regard se charge d'amour.

Paume contre ma joue. Je ferme un instant les yeux. C'est interdit, je crois Kohane. Ce qu'on fait là, non ? C'est banni par la société des gens comme il faut, les milieux d'où nous venons on ne devrait pas... Peut-être parce que tu es une fille, que j'en suis une aussi. Qu'on a simplement pas le droit de sortir la nuit et que mon corps devrait être officiellement déjà prit. On peut nous arrêter, tu crois ? Nous torturer parce qu'on ne respect pas certains codes ? Père et mère auraient pu. Maintenant ils ne sont plus. Parfois j'ai ce goût amer qui me crie que je ne pourrais jamais être le père de ton enfant.

Tes lèvres viennent épouser les miennes. C'est un doux baiser comme toi seule sait m'en confier. Je n'oublie pas de fermer les yeux. Ça je suis encore capable de faire comme tout le monde. Pas parce que je ne veux pas te voir, simplement pour profiter. On voit mieux les yeux fermés. Mais encore mieux avec le cœur. Tu es si belle... Et je suis heureuse.

Moi je veux me battre.
Lutter et crier ton nom dans la nuit.
C'est l'amour qui anime la vie.
Et je suis un peu à toi, tu es un peu à moi.
Nous vivons ce soir, animée d'amour.

Je souris doucement quand tes lèvres s'enfuient, une main qui glisse contre la douceur de ma joue pour venir se poser contre mon cœur. Mes main viennent couvrir la tienne, la protégé. En dessous les battement de mon cœur résonne doucement dans un rythme parfait et j'avoue que : je ne sais pas. Au fond est-ce que ça change vraiment quelque chose ? Mais si on rêve, c'est deux fois plus de liberté. Peut-être que ça me plairait d'être entrain de rêver...
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 25 Fév - 19:09




/Contenu sensibleUn peu d'amour dans ce monde de brutes ♥\

Musique

Feuilles d'automne dans le vent
Nous nous laissons bercer et transporter doucement dans cette brise de sentiments. Le flot qui caresse et en enveloppe. Linge de protection et je te sens ton corps et ta chaleur, ton regard et tes sentiments si comparables aux miens
Tes mots qui parlent et expriment une peur, la peur, ta peur mais, ne t'inquiète pas

-Il ne m'arrivera rien. Jamais.

Ne t'inquiète pas
Je serai toujours en vie, où que je sois, quelle que soit la distance entre toi et moi. Je demeurerai, confiante, tu seras loin, peut-être, mais chaque souffle de vent me rappellera que tu es là, belle et insaisissable, douce et violente à la fois. La violente douleur qui te déchire quand tu pleures dans mes bras, quand ton cœur saignant s'ouvre et crie. Quand tes plaies à vif demandent un peu d'attention et de tendresse.
Cette violence inculquée par les autres qui vit en toi, cette violence mêlée à ta douceur intrinsèque, mélange doux-amer que j'inspire, que je bois, dont je me nourris.
Tes larmes salées qui coulent, parfois, en perles nacrées le long de tes joues. Larmes que j'essuie d'un revers de manche, d'une caresse réconfortante.
Tout ça pour preuve que oui,
Tu es vivante
Et moi, où que tu sois actuellement, j'ai confiance.
Tu sais.
Je n'ai pas peur parce que je sais. Que tout ira bien. Je veux avoir confiance en cet avenir. Même s'il ne sera ni stable ni perpétuellement doux. Je sais que tu en aimes un autre, aussi, tu m'as parlé de lui, je t'ai dit de lui courir après -c'est si bête de laisser partir une belle âme, une âme qu'on aime de tout son cœur comme toi tu semblais l'aimer. Je ne sais pas. Si tu t'es relevée, si tu lui as emboîté le pas, si tu lui as couru après, si tu lui as rattrapé le bras.
Je ne sais pas quelle décision tu as pris.
Pour qui, encore, bat ton cœur.
Ce cœur que je sens sous mes doigts alors que tu me réponds que, peut-être, tu préfères que tout ceci soit un rêve -tellement de liberté en songes.
Je ne sais pas vraiment sur quel tempo bat ton tambour mais

-J'espère que tu es heureuse, je prononce dans un murmure lointain, moins réponse à ses propos qu'achèvement de ma propre pensée.

Que ce soit avec celui qu'elle pleurait.
Un autre. Une autre. Ou seule.
J'espère.
Qu'elle est heureuse.
Un soupir. Et ma main se crispe un peu au-dessus de sa poitrine. Remonter vers le cou.Effleurer la peau. Tendre et douce. Comme les pétales d'une fleur. La plus merveilleuses des fleurs. Vue en rêve. Mais existant réellement, aussi. Je le sais. Parce que je la connais hors des songes.
Mais là, cette nuit.
Nous planons.
Nous pouvons.
Ne pas penser.
Et pourtant



Malgré tout, sur l'instant, c'est la tendresse qui l'emporte et les pensées se font balayer, dans une vague ou un vent, qu'importe, elles se font emporter comme si elles ne pesaient rien
Et mon cœur se met à tambouriner
Je respire son odeur
Les pétales qui semblent s'épanouir alors que mes doigts effleurent la peau c'est comme caresser une étoile déchue au milieu de ce cimetière ou un voile de songe, si doux et en même temps insaisissable
Pourtant, obstinée que je suis, je persévère
Prendre l'insaisissable
Et mes doigts se perdent dans la chair
Du cou d'où sortent les mots rassurants
Au cœur sous le tissu
Sentir le contact direct de la peau et sa chaleur
La main passée sous le vêtement sent la forme menue de l'épaule -on dirait une enfant et pourtant, elle est loin d'en être une
J'embrasse son front en me redressant légèrement alors que les doigts rencontrent les formes arrondies de son corps
Et je ne sais plus
Où je suis
Je l'aime mais
Je me perds aussi
Ca tourbillonne dans ce rêve-cimetière
Les sensations sont si vraies
Il fait froid et chaud et chaud et froid et tout à la fois
Sous l'inclination rieuse du ciel nocturne
Je me perds je ne sais plus ne sais plus
Elle est là et je l'aime et son corps et chaud et doux et je veux lui sourire alors
Je lui souris
Tandis que ma main vogue doucement,
L'autre vient s'emmêler dans ses cheveux
Un temps
Je crois voir des étoiles dans ses yeux
Comme je n'en ai plus vu depuis longtemps
Des astres luisants et scintillants
Elle est une étoilé d'amour à elle seule
Et je la veux, à moi, pour moi, je la veux
Ma main dans ses cheveux glisse à la nuque, prise ferme, avant que je me laisse doucement tomber sur l'herbe du cimetière, avalée par les ombres, l'entraînant inexorablement dans ma chute
-et si les ombres mortes se réveillaient et nous attrapaient ? Et si...
Non, je n'ai pas peur,
Pas avec toi,
Réelle ou simple rêve, je n'ai pas peur. Je suis confiante. Mon cœur bat. Si fort. Et j'entends presque le tien. Ton souffle, si près.
Ma main sur sa nuque se pose sur sa joue, caresse la peau si jeune alors que l'autre continue son exploration
C'est étrange, une fille
On croit qu'on est semblables
Alors que non
On s'étonne de se sentir différentes alors qu'on ne s'étonnerait pas dans les bras d'un homme
On oublie que chacun.e est individu et, par là même, unique.
On croit qu'appartenir à un genre fait de nous des êtres similaires. Il n'en est rien. Et c'est pour ça qu'on peut aimer les autres, non plus ne s'aimer que soi-même.

J'inspire l'air frais nocturne,
Sens le lit d'herbe sous ma tête
La tendresse demeure mais
Les pensées reviennent, imprévisibles
Même en rêve, je n'arrive pas à les chasser
Alors même que je brûle et que j'ai froid, comme fièvre, que j'aime et que je ne veux qu'aimer
Les sentiments devraient prendre le dessus, tout contrôler du corps mais
Voilà que les mots
Malgré moi surgissent

-Ecoute

Mes mains ne s'arrêtent pourtant pas
Et les mots sont plus forts
Ils doivent sortir

-Peut-être que ce n'est qu'un rêve, que ce que je dirai là, tu ne le sauras jamais en vrai mais
J'aurais dû te le dire il y a un moment, depuis le début, depuis si longtemps
Je t'aime, n'en doute pas, je t'aime
Et je vais me marier.


Dans le noir, je tourne la tête non plus vers elle mais vers le ciel obscur.
Une légère larme scintille sur le coin de l'oeil.
Pourquoi je pleure, moi ?
Pourquoi cette boule dans la gorge alors que je vis le plus merveilleux des moments ?
Et, comme une perle perdue d'un collier, la larme demeure sur le coin de l'oeil, en fragile équilibre face au monde.

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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ellana Lyan, Lun 26 Fév - 6:42


/Il faut un peu fermer les yeux des enfant même si l'amour c'est beau\

J'étais quelques petits morceaux, éparpillés - soufflés, éloignés. Je crois qu'ils ont fini par fuir sur une terre inconnue, un autre continent La Déchéance. Là où milles âme en perdition semblent errer pour l'éternité, je suis découpée. Il me faut - tu sais ? - ta main pour prendre mes doigts entre les tiens. M'envoler dans un ailleurs plein de promesse, contre toi. Je peux encore rêver, je crois. Et, non. Je suis certaine. Je pourrais le crier. Parce que je t'aime, si fort. Cet être qui ne cesse de trembler. Je cogne les murs de ma prison, cage corporelle. C'est une enveloppe en acier. Suis-je folle ? Dérangée. Les tiroirs sont renversé. Mais il n'y a plus besoin d'ordre, de sens, juste de toi dans un rêve ou peut-être pas...

J'ai pas envie, d'être la méchante. Pleurer la nuit parce que c'est comme ça. Je suis sortie des lignes pour reprendre le contrôle, choisir mon prénom et promettre être une véritable Ellana, pas une ombre menaçante ou un fantôme. Juste cette enfant vivante, qui crie pour réclamer l'attention, la gamine trépignante qui sans cesse réclame milles chansons. Danse avoir moi Kohane, Cendrillon ne sera jamais seule au bal. Si tu es là. Encore une fois parce qu'au fond il n'y a plus que ça qui compte.

Il n'arrivera rien. Non.
Parce que je serais là. Toujours.
Les années lumières pourraient nous séparer.
Je te sens en moi. Aimée.

Si fort que ça m'en ferait presque peur.
À toi j'ose offrir mon bonheur. Celui qui écœure.
Dans une violente rareté. Cette nuit ne sera pas ratée.
Je balaie les cauchemars en quelques heures.

Fuir de plus en plus loin, je suis douée pour ça tu sais, abandonner les autres quand ils en ont le moins besoin. Mais je m'adapte, c'est pas difficile, des ailes criblées de balle qui fendent le ciel dans un murmure silencieux. Apprendre à vivre dans les remords et le regrets, garder la tête haute quand le cœur hurle de désespoir, quand ça fait trop mal pour respirer.

Mais tu es si différente, Kohane si seule à savoir trouver mon cœur pour t'y faire une place bien haut chaud. menteurs sont ceux qui l'ont affirmés de glace. j'ai le cœur trop grand, celui qui se donne si facilement que j'en ai peur. Et sans cesse je me brise à vouloir trouver un sens à cette décadence. Lieu de vie, d'envie. J'apprends à aimer, en toute simplicité, la violente douceur de ses mots qui soignent, comme un baume sur ces si nombreuses cicatrices. Nous serons deux, à jamais, à apprendre à voler contre le vent, s'élever au dessus de l'océan. On peut apprendre à danser d'une étoile à l'autre sur une trale tissée par un amour autre. Différent du monde et du temps. Parce que nous restons des enfants.

Tendresse infinie de ses mains qui se délient, j'en pleurerais d'émotions. C'est si grand, comment puis-je donc contenir autant de sentiments. Mais c'est possible puisque je t'aime. Par delà les étoiles, de l'autre côté de l'océan sur cette île : Éternelle. Sa peau contre la mienne. Nouvelles sensations qui vibrent de délicatesse. Je quitte la terre. Passer les barrières du tissus, terrain inconnu. Mes mèches platines comme des étoiles qui clignotent se sont glissée entre ses doigts. Un souffle chaud, ça fait du bien. Je rêve. Je t'aime. Je suis. Nous sommes. Une promesse. Un présent. Un firmament. Et tu étincelles et je te regarde avec ces yeux brillants qu'on offre aux amants. Tu es si belle, Kohane, sous la voûte des jolies dorées. Que le monde a-t-il donc fait de toi ? Qui devenue mélancolique après la joie, devient ombre de mes bras. Je respire.

Parfum d'espoir et de promesse.
Tant de chance d'être princesse.
C'est glisser contre le sol, si proche de l'être aimée.
Je m'en sentirais presque planer

et pourtant tout est trop réel
s'envoler au septième ciel
les battements de nos cœurs à l’unisson
qui se promettent la même direction.

Je fonds. Tant de chance de l'avoir à moi. Cela peut-il donc encore durer une éternité ? Je ne maitrise plus vraiment rien. Puis soudain le corps se crispe. Elle demande l'attention. Je m'ouvre à elle. Et un à un ses mots viennent se poser, entailler le cœur. Puis elle pleure. Et je crie. De l'intérieur. La mélodie s'accélère, monte, devient si intense qu'elle en fait mal. Je hurle de désespoir. Mes yeux pleurent de ragent et demande pourquoi. Que sait-il passé, qu'ai-je fais ? J'ai mal d'aimer en sachant qu'elle ne serait bientôt peut-être plus que fumée. Non... Pitoyable première réaction.

Mais l'enfant ne comprends pas - ou trop bien - il s'indigne et dans la tête tape du pied, il pique sa crise mentale quand les larmes coulent. Il jalouse, ne veut la belle que pour lui, sort les armes contre quiconque osera passer un anneaux à son doigt. Même s'il sait que ce sera inutile. Alors la douleur dans sentiments bientôt interdit l'emporte sur la raison. C'est un rêve, oui mais j'y crois trop. Les lèvres se moquent du futur interdit et viennent retrouver celle de la fiancée. Elles embrassent peut-être plus passionnément sachant que les phrases annoncent peut-être la dernière fois. Mais pour le moment tu es à moi. Rien qu'à moi. Les mains filent dans une danse inventées, délicates comme les ailes d'un papillon sur la peau si douce de celle pour qui le cœur bat. L'amoureuse maudite.

Aimer devenait un paris
et j'aimais
t'aimer relevé du défi
je continuais
on te disait déjà prise
c'était par moi

Je voulais le croire, encore ce soir
qui était donc cet autre ?
l'aimais-tu ? plus fort ? différemment ?
m'oublierais-tu ? aurais-tu des enfants ?
J'avais peur.

Écarter les derniers tissus pour profiter de la chaleur de ton corps contre le mien. C'était une promesse d'infidélité. Narguer la lune et me défier de t'aimer. Je pouvais avoir cette force là au moins. Même au bout du chemin. Je voulais t'avoir à moi. Pour la vie, par envie, je t'aimais. Le cour trouvé, l'âme blessée mais si fort que le monde était tout flou en comparaison. Je ne te laisserais pas. Ne m'oublie pas... Je... Pourquoi ? De nouvelles larme de tristesse pure coulent salée le long des joues. Pour qui ? Par choix ? Et... Et moi ? Nous ? La peur encore à l'affut. Je t'aime, Kohane, je me moque des bagues de pacotilles. Promets moi que tu resteras... dans mes bras pour m'aider encore une fois à avancer sur la bonne voie. J'ai tant besoin de toi. Je pleure, je meurs, je suis. Mon cœur brûle, je suis brasier entier. Une flamme d'amour...
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 4 Mar - 14:01




/Contenu sensible tout comme avant, les enfants\

Le drap au-dessus de nos têtes paraît si noir d'un seul coup. Si nuit. Presque trop. Tout à l'heure, je n'avais pas peur, j'aimais cette obscurité intime quand bien même cela ne faisait que renforcer l'aspect glauque du cimetière. Mais à présent, corps immobile dans l'herbe, tête tournée au ciel, dans l'attente d'une réponse ou d'un couperet, l'univers m'apparaît effrayant. Effrayant dans ses ténèbres, incertitude de l'avenir -notre avenir.
A côté de moi, Ellana, dernière lanterne dans ce monde nocturne et j'entends son souffle, le mot, cri presque de négation
Non
Comme un refus de la réalité un refus de ce qui adviendra
Moi aussi, j'aurais aimé dire
Non
Je ne l'ai pas dit, j'ai arrêté d'y songer, je me suis épuisée à regretter alors j'ai cessé d'y repenser. Et c'est elle qui la prononce, cette syllabe, trois lettres, deux répétées, seulement deux lettres différentes, mot si court et pourtant si fort
Non
Je ne réponds rien, le regard toujours tourné là-haut, tourné à la couverture de nuit, la gorge nouée. Je ne sais plus ce que je ressens en cet instant. Je me perds, comme si mon corps disparaissait dans l'herbe, il n'y a plus que mon esprit et mes pensées, sensation annihilées le temps d'un instant. Je suis grain de poussière dans ce vaste univers, ne faisant plus qu'un avec lui, je ne suis plus rien, n'ai plus d'individualité, seulement grain de poussière qui s'intègre à un tout qui n'est pas moi. Je ne suis plus moi, je ne ressens plus mon corps
Jusqu'à ce que la lanterne dans la nuit me retrouve et que ses lèvres trouvent les miennes. Reprendre pied avec la réalité, le contact, si doux, ramène ici et j'émerge de la couverture nocturne, et j'émerge et j'inspire -j'inspire son odeur, son être, j'inspire tout ce qu'elle est comme une bouffée d'air vitale.

Sentir ses mains contre ma peau et frissonner doucement
Se perdre entre le présent, si beau, si doux, si délicat, si tendre
Et le futur, si incertain, le chemin qu'on ne parvient pas encore tout à fait à prévoir, qui échappe au contrôle et, par la même, inquiète au plus haut point.
J'aimerais ne penser qu'à l'instant présent. Ne songer qu'à ses mains sur mon corps, qu'à sa présence-lumière pour guider dans le noir, qu'à son amour débordant.
Mais maintenant que j'ai parlé, je ne peux m'empêcher de songer à l'ailleurs, au plus tard et la gorge se noue, se serre.
J'aime
Je t'aime
Et je veux croire que ce sera le cas pour encore très longtemps.
Mais toi
Mais toi
M'aimeras-tu encore après cette nuit ?
Je ne voulais pas te faire de mal, je n'ai jamais voulu te faire de mal, je n'ai jamais voulu faire de toi un animal blessé, au contraire, j'aurais aimé à jamais te protéger et t'aimer et te protéger et
Mais je crois
J'ai échoué
Quelque part
Pourtant, tu sais, je t'aime, hein, je t'aime.
Mon cœur bat, comme pour une dernière fois -non, ça ne le sera pas, il y a encore un futur, je veux le croire, il y aura encore un chemin sous la voûte du soir, j'entendrai encore ton souffle contre le mien, je sentirai encore ta peau si douce au contact de la mienne, j'aurai encore ta présence entre mes bras
Tu me rassures tellement, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de savoir que tu seras là pour avancer, j'ai besoin de cette assurance, savoir que tes bras tendres demeureront.
Peut-être que je suis en mal d'amour lorsque je suis loin de toi ?



Elle reprend la parole. Cherche à comprendre, poser des questions, inquiétude en fond sonore, celle qui fait vibrer la voix de quelques notes hésitantes.
Je viens doucement nicher ma tête au creux de son épaule.
Je sens son odeur qui me fait dire qu'elle est là. Même si ce n'est qu'un rêve. Elle est plus que réelle. Elle est, tout simplement.
La tête dans son épaule, ma main vient se poser sur sa joue que je sens humide. Une perle salée, sillon pour trace, mon pouce caresse doucement la peau comme pour en chasser la tristesse.
Alors qu'elle continue de parler.
Et que la peur transparaît dans ses mots, dans son ton. Elle a peut-être la gorge un peu nouée. Comme moi. Peur que tout ceci ne disparaisse d'un seul coup.
Je ferme les yeux un court instant, entends ses phrases, la laisse terminer.
Les derniers mots retombent sur la demande d'une promesse. Que je n'aurai aucun mal à faire. Parce que. Je t'aime. Je t'aime et je veux rester. Je t'aime et je veux que tu continues de m'aimer aussi.
Mais avant cela.
Tu as le droit de savoir.
Je peux essayer d'apporter réponse à tes questions.
Tu as le droit de savoir.
Ma main sur sa joue continue de caresser la peau doucement, de façon un peu lointaine. J'essaie de trouver les mots, les phrases, pour lui dire. Lui dire que... pourquoi... comment... qui
Tant
Et trop
D'interrogations
Je peux essayer d'y répondre avec ce que je crois être la raison, l'explication mais tout est si compliqué, dans le fond, comment te raconter toute l'histoire ?

-Je ne t'oublierai pas. Et je ne te laisserai pas. Jamais. Je te le promets.

Puis je me tais encore un peu.
Cherchant à mettre dans l'ordre la suite.
Cherchant à poser des explications compréhensibles.

-Ce n'est pas par amour, j'avance doucement, tentant de la rassurer quant à mes sentiments. Mais par choix... oui, un peu, je suppose.

Si, en vérité, totalement.
J'aurais pu dire non et j'ai choisi de ne pas le dire.
Et après ça, c'est moi qui ai choisi pour la meilleure option. C'est nous qui avons saisi ce luxe de se choisir l'un l'autre parce qu'il valait mieux ça qu'autre chose.

-Tu le connais sans doute, vous étiez dans la même maison... Asclépius... ?

Partager une salle commune crée bien souvent des liens et un réseau de connaissance. Bon sauf dans mon cas. Je dois être une Serpy dans l'âme puisque toutes ou presque les personnes à qui je tiens beaucoup et que j'ai rencontrées durant ma scolarité sont vert-et-argent. Ellana, Rachel, Peter, Alhena, Asclépius, mon frère astral...
Après une courte pause, je finis par sortir de la confortable niche de l'épaule de l'étoile amoureuse. Et me redresse légèrement pour la regarder dans les yeux.

-Rien ne changera. Pas entre nous. Je continuerai de t'aimer. Personne, jamais, ne saura enfermer mes sentiments. Je m'octroie encore ce droit. D'aimer qui je veux. Comme je veux.



Et mes lèvres viennent à nouveau trouver les siennes.
Je dis que rien de changera.
Mais ce baiser a presque comme le goût de la dernière fois.
Pourtant, il ne faut pas. Ce n'est pas. Une dernière fois. Juste une fois, dans les autres, juste une fois, parmi les autres, je t'aime, je continuerai de t'aimer, il y aura d'autres fois, d'autres soirs, d'autres nuits où je contemplerai les étoiles au fond de tes pupilles.
Je te le promets.
Une bague et un contrat ne valent pas grand-chose face à mes sentiments. Tu pourras toujours compter sur eux. Tu auras toujours ta place là, au fond du cœur, ton coin réservé, là où j'aimerais pouvoir te protéger.
Tu resteras. Tant que tu voudras le rester.
Et en attendant, aime-moi, aimons-nous. Peut-être comme une dernière fois. Sachant que rien n'est fini. Il y a encore du chemin pour nous, amantes secrètes, tu seras à jamais condamnée à rester dans l'ombre mais, je te promets, je t'aimerai avec cette même intensité de vie.
Alors
Etoile, lanterne, fleur, oiseau, qui que tu sois ce soir,
Viens, viens on va danser ensemble
Viens, on va défier le Futur, on va défier les traditions, on va défier les conventions, on va défier les réactionnaires et la Machine qui nous corsète, viens, on les envoie tous valser en l'air et leur faire l'affront d'aimer
De s'aimer
Moi, je veux danser sur cette vague avec toi jusqu'à l'aube
Donne-moi tes mains, prête-moi ton souffle, viens, sur le même pas, le même rythme, le même tempo, on peut courir l'univers ensemble, on peut croire à notre avenir et à l'avenir de notre amour. On peut croire que le cœur demeurera et
Si on y croit
Tout cela deviendra réel.
Aies confiance.
Juste ça.
Confiance.

Et je l'étreins comme promesse que je suis là, que je serai toujours là.
Et je l'étreins et je veux plonger
Avec elle
Dans ces sentiments enivrants
Qu'importe la pensée du futur, qu'importe les bagues ou les accords.
Toi. Je t'aime.
Peut-être que lui aussi, je l'aime, un peu, dans le fond. Mais si différemment.
Toi, il y a ce brasier et ce tourbillon, ce chaud et ce froid, cette tempête et ce calme reposant, toi, il y a tous les contraires mêlés en explosion, toi, il y a l'amour brûlant dans les veines et les étoiles dans les yeux. Voilà comment je t'aime. Comment je veux continuer de t'aimer.
Alors.
Tu me suis ?

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Re: Cimetière de Londres

Message par : Ellana Lyan, Sam 24 Mar - 22:36


Merci et /!\

Je perds pied, c'est le monde qui tangue, les larmes ont coulé pour venir tracer un sillon dans le velours de ma peau. Je suis égoïste - je sais. De te penser à moi, de t'aimer plus fort que je ne savais en avoir le droit. Mes rêves s'écroulent, je crois voir ton visage se craqueler. Le cœur battant, les mots me torturant, étrange sensation d'enfermement. J'ai du mal à penser, du mal à y croire, perdue dans le noir, c'est un voile imaginaire qui me tient contre toi. Je ne peux te lâcher. Me persuader que c'est un rêve, tant de croire que la misère n'existe pas sur cette terre de cauchemar où il n'y a plus que toi et moi qui compte. Tu sais mes sentiments qui s'accumulent jusqu'à faire écrouler les barrières de mon corps. Je me pers à t'imaginer parce que j'ai peur. C'est une danse de perdition dans laquelle j'ai peur de lâcher tes doigts. Que serais-je donc sans toi ? Sans doute une autre, une âme errant à l'infini dans les cachots d'un école de sorcellerie.

C'est le déni
incapable d'objectivité
comme d'objection
la crainte que tout soit réel

étrangement je le sais déjà
je ne rêve plus parce que
je ne suis plus une enfant
ma gorge se serre

les yeux picotent
quand mes larmes rencontre la fatigue
à bout de souffle
d'espoir

je me balance
comme au bout d'une corde
dans le soir

la belle à la robe blanche
perdue au dessus de la colline
le cœur à la dérive qui se déchire
je navigue

un océan de larme
le monde sombre et moi avec
parce que je suis le centre
de cette existence que je t'offre
se souffle que je ne peux partager
quand se brise les contes de fées.

J'ai peur
que cette nuit soit la dernière
que tu t'envoles avec ma lumière

parce que sans toi
il n'y a plus rien
et je t'aime
même si c'est impossible
j'en ai besoin pour vivre
au delà des convenance

je ferme mes yeux. pas envi de croire que t'as eu peur, que tu as voulu fuir. Que cette histoire de mariage c'était juste pour mettre une barrière entre nous, même si je sais que j'ai surement tord du moins - je veux l'espérer. Alors qu'étions nous ? Kohane. Une mauvaise recette, deux ingrédient néfaste ? L'alchimie ratée et jetée au placard. J'ai eu ce trou dans ma poitrine si longtemps et à présent que tu viens le combler, comment donc puis-je t'en déloger ? Je tremble doucement. Au clair de la lune, de tes aveux.

Et je veux être pour toi, la pièce manquante, la rime perdue, cette note manquante à la partition. Combler un vide en toi pour que tout puisse être parfait, que le monde respirer de ta joie, ton amour qui fait vibrer. Comme les cordes d'un instrument. Je soufflerais sur tes lèvres, pour regonfler ton coeur, prendrait tes mains dans les miennes pour cacher ton anneaux d'or. Parce que je t'aime. Kohane. Si fort. À m'en déchirer la poitrine, me perdre dans les heures. Je ne sais plus penser un monde sans toi.

Ce qui paraissait comme un long chemin fleurit sent à présent l'éffroyable précipice aurais-je donc la sagesse de m'arrêter ou parviendrons-nous à trouver la folie de sauter ensemble pour voir ce qu'il y a de l'autre côté. Je serais tes ailes, tu seras les miennes. Les expliquation arrivent et je les sens venir comme un du. Je m'en veux un peu. Théorie du mariage forcé me vient en mémoire, nul étonnement grâce au côté arriéré de ceux qui ont longtemps prétendu être mes parents. Soulagement un instant. C'est moi qu'elle aime, toujours. Et je me rends compte qu'au fond je n'en ai jamais douté. Encore moins de toute sa sincérité.

Asclépius
ça file dans le ciel nocturne
oui
l'enfant des étoiles
une rencontre d'une autre nuit
il est gentil
ça le résumait pas mal à mes yeux
j'étais heureuse - un peu
de le connaitre, de voir qui c'était
et surtout de n'avoir rien à lui reprocher

il serait un bon mari
puisque je ne le pouvais pas
à sa place. restant sur le banc.

Ses yeux dans les miens
comme un insensé destin
je m'y vois, m'y perds
et elle me rassure

elle m'aimera
ce sera elle et moi
comme une amoureuse noctune
et un mari officiel
et ça me va
je suis ingrate alors que j'ai
déjà Liskuvo

alors nous seront
les amantes maudites
les maux de l'amour
impossible...

Ses lèvres qui retrouve les miennes
se sont des étincelles qui se font maitresse
du ciel de mes émotions
Kohane

si c'était possible
on peut y croire
briser les chaînes secretement
je resterais dans l'ombre
par amour chaque jour
je te volerais à celui dont
tu portera le nom

nous serons un serment
que nulle église ne peut confier
une douceur d'amour
à la fois calme et brute
véritable

pas besoin de pailettes
de masques et de faux-semblants
tout était vrai, tout était si grand
si fort que j'en avais la tête qui tourne.

Alors tu seras à moi
et je t'aimerai comme la dernière fois
passerait chaque jour
à tes côtés comme si
c'était le dernier dans la peur et le danger
mysthère, être découvertes et qu'importe
je te protegerai, je me batterai
pour toi, pour nous

pour cette idée de l'amour
qu'il reste en ce monde
douce tendresse
qui rend fou

ta peau contre la mienne
cette fois j'en suis sûre
rien n'est anomalie
non - ma place est dans tes bras

et je te serre comme hier et demain
prouver que je ne vois pas de bout à notre chemin
je continuerais de t'aimer
moi aussi, un autre jour puis à jamais
qu'importe.
C'était vrai,
aussi loin que tu ne le veuilles
je te suivrai.

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