AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
Page 14 sur 16
Le potager
Aller à la page : Précédent  1 ... 8 ... 13, 14, 15, 16  Suivant
Azaël Peverell
Serpentard
Serpentard

Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Azaël Peverell, Ven 21 Oct - 15:55


Les yeux fermés. Le visage offert à la chaleur du soleil. A l'astre qui brille, de moins en moins fort chaque jour qui passe et qui se rapproche de l'hiver. Profiter, tout simplement. Avant qu'il ne disparaisse, que les nuages le cachent à nouveau et l'empêchent de le réchauffer. L'empêchent de le rassurer, de l'apaiser. Fichus nuages qui ne font qu'occulter les seules choses qui l'intéressent. Il voudrait simplement les voir disparaître, s'évanouir dans l'air. Que le vent souffle pour les repousser toujours plus loin. Pour qu'ils cessent de toujours tout gâcher.

Un ennui profond qui force à la réflexion. Voilà pourquoi il était là. A force de ne rien faire, il ne parvenait plus à retenir tout le flot de ses pensées négatives. Elles resurgissaient de plus en plus régulièrement, le faisant tourner en rond dans ses interrogations. En le laissant patauger dans ses peurs, jusqu'à ce qu'il s'embourbe dedans sans parvenir à s'en débarrasser. Il ne savait pas pourquoi il était en vie. Il ne trouvait pas sa place. Comment les autres faisaient-ils ? Il avait dû paumer le plan qu'on lui avait laissé à la naissance, ce n'est pas possible autrement. Ou alors la personne qui devait lui apporter ne s'était jamais pointée. Elle s'était perdue en chemin. Comme lui quand il avait le malheur de penser au lendemain.

Contrairement à son esprit qui ne cessait de se questionner et de le faire déprimer, son corps restait totalement immobile. Calme absolu. Etrange paradoxe lorsqu'on connait la mer agitée que sont ses pensées. Ne pas bouger. Peut être que s'il restait comme ça assez longtemps, il finirait par disparaître. Que son existence serait oubliée et qu'il pourrait recommencer. Dans un autre monde, un autre univers. Loin de celui-ci. On ne l'avait pas déposé au bon endroit. Les cigognes auraient pu faire un peu mieux leur boulot. Elles s'étaient complètement plantées d'adresse. Il aurait dû rester dans le ciel pour briller la nuit. Au lieu de cela, il se laissait gagner par l'obscurité. Il s'enfonçait, toujours plus profondément dans un gouffre sans fond qui l'avalait sans lui laisser une chance de remonter.

Soudain, une voix le tire de ses pensées. Plus précisément un cri. Un ordre. Le seul mouvement qu'il s'autorisa fut d'ouvrir les yeux pour les poser sur celle qui avait décidé de le sortir de sa réflexion. Elle essaie de lui expliquer les choses plus calmement. Il serait en train d'écraser les citrouilles. Ca n'avait aucune importance à ses yeux. Il y en avait bien assez, il pouvait bien en écraser une ou deux, ça ne changerait pas grand chose. En plus, il n'aimait pas le jus de citrouille. Ni la tarte à la citrouille. Ni la soupe à la citrouille. En gros, il n'aimait pas forcément les citrouilles. Argument rejeté.

- J'mangerai autre chose. J'suis bien là. Fais moins de bruit.


Des mots lâchés d'un ton détaché et indifférent. Pas méchamment, pas gentiment. Juste dits. Pour que l'autre lui foute la paix et qu'il puisse reprendre le cours de ses pensées. En espérant que lorsque ses yeux se refermeraient, il disparaîtrait. Qu'il serait emmené loin, très loin. Et qu'il n'aurait plus à se justifier parce qu'il était allongé au milieu de cucurbitacées oranges dont tout le monde se foutait.
Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Shela Diggle, Ven 21 Oct - 20:40


Syndrome de la tête vide et que l'on remplit. Je vais gribouiller pour dire que je ne dis point - rien - parce qu'arrêt dans les lignes, les moyens de locomotion, perdus, impossible de les rattraper alors on fait avec, les trains trouvent plus les gares, les gares meurent les synapses, j'arrive pas à tout attraper, y'a des causes aux connexions qui se font plus, y'a des causes, ça fait des creux et l'cerveau fonctionne plus bien bien dans le sens normal normal dans le sens non pathologique, la normalité est parfois pathologique, nuancer. Histoire que l'on comprenne. Le crabe bouge plus il est pas innocent, je crois, il se nourrit peut être aussi de choses matérielles - les pensées sont-elles matérielles, ne pas savoir, si elles sont créées par connexions alors il y a trace écrite, preuve tangible; ne croire que ce que l'on voit est la pire des idioties. S'égarer, tu vois, n'avoir pas trouvé la gare, donc, morte, être le signal électrique perdu entre deux arrêts une voie, qui n'en est plus une ne plus suivre qu'un chemin qui est là chemin entravé par un jeune homme, on avait prononcé son titre de famille, Lidriaque, peut être, -driaque pathologique hypocon, peur de la maladie et moi qui l'oublie, tâcher de la laisser se manger sans s'y pencher jamais, personne ne sait, pas vrai, et se taire et garder, le reste avance c'est avancer à moitié à reculon c'est avancer avec les jambes reculer avec l'autre et le monde bouge. Mais donc. Ce type sur la route et moi l'information qui souhaite passer, d'un point A à un B, lui me forcerait à faire du A-A.2-B, trop long, mauvaise voie mauvaise gare se perdre, c'est une peur logique, c'est une peur LOGIQUE !

- J'mangerai autre chose. J'suis bien là. Fais moins de bruit. Respire, respire, dans la tête le flot et nager si vite si fort, en être essoufflée. Et le silence revient les couleurs aussi l'atmosphère, blanche, pression du haut vers le bas comme si le ciel s'approchait encore, plus, zéro vent le vent qui bruisse qui fait qu'il y a un fond, du bruit toujours, quelque part, l'oreille s'attarde et le calme vient mais cet absent brouhaha rend nerveux, il tend les sens qui tentent de happer une sonorité nulle ils cherchent, un murmure un support sur lequel poser le reste, tracer les lignes; le gamin est immobile. Pas qu'il soit si petit mais je refuse de me considérer comme adulte je refuse, les attentes que l'on a désormais les projets que l'on imagine avec moi à la première personne je refuse, de grandir. Alors, comme il doit avoisiner mes années, le dire gamin pour pouvoir être gamine, c'est un enfant être enfant aussi. Seulement il m'empêche de passer et de le voir d'un œil aimable; faire glisser une soudaine baguette jusqu'à mes doigts, le pissenlit est à côté un peu, oublié. Le réel problème n'est pas le lot de légumes mais le fait de ne pouvoir continuer. Amplificatum sur la citrouille qui lui sert de principal dossier. Jusqu'à ce qu'elle explose.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
Azaël Peverell
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Azaël Peverell, Sam 22 Oct - 16:50


A nouveau l'air endormi. Juste le corps, pas l'esprit. Non, l'esprit ne dormait pas. Il ne dormait plus. Une ou deux heures par tranche de vingt-quatre heures, c'était le maximum. Mais ce n'était pas assez. Il sentait qu'il faiblissait, que le corps ne suivait plus. Le physique et le mental sont liés, ce n'est pas la peine de le nier. Alors il se contentait de le cacher derrière un air constamment blasé, indifférent. Il trompait les autres à défaut de se tromper lui-même.

Il espérait que l'autre avait compris le message. Qu'il ne comptait pas bouger, et qu'elle ferait mieux de ne pas trop l'Emmerd*r. Parce qu'il avait simplement envie de rester allongé là, et de penser. De profiter des derniers rayons d'un soleil qui allait bientôt disparaître pendant toute une saison. Il a déjà cessé de lui prêter attention pour repartir dans les méandres de sa réflexion. Ou plutôt, dépression. Parce que c'était ce dont il s'agissait, même s'il refusait de l'avouer.

Sauf que l'autre n'avait pas dit son dernier mot. Il ne l'entendit même pas prononcé le sort. Il sentit par contre son dossier gonfler, gonfler. Puis exploser. Cette fois-ci, les yeux sont bien ouverts. La robe de sorcier couverte de pépins de citrouille géants, et un peu de pulpe dans les cheveux. Il tourne la tête vers celle qui a osé troubler son semblant de tranquillité. Le regard noir, énervé.

- C'est quoi ton problème ?


Il se lève pour se planter devant elle. Baguette sortie à son tour pour la pointer sur elle d'un air menaçant. Pour une fois qu'il ne cherchait même pas à Emmerd*r le monde, fallait que ce soit l'inverse qui se produise. A croire que le karma ne prenait jamais de vacances. Il passa sa main libre dans ses cheveux pour les débarrasser de toute trace de citrouille explosée. Il reprit alors, d'un ton glacial :

- Tire-toi de là avant que j'm'énerve vraiment.
Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Shela Diggle, Jeu 27 Oct - 19:39


Gonfle gonfle gonfle, un peu plus et l'on aurait pu penser à ce drôle de conte, la citrouille explose, se protéger le visage d'un bras, pluie orange; la forêt se fait liquide. Attraper un morceau au vol, coque de bateau, s'il y avait eu une flaque je l'aurai envoyé naviguer, souvenir d'un lac et des navires en noix, brindille plantée au milieu et une feuille pour la voile le vent qui emporte la minuscule embarcation. Souvent elle surpassait les gras les brouillons radeaux d'un autre gamin qui venait parfois, il taillait de grosses branches, ficelait sans minutie, lâchait la bête, fier - et par une coquille de noix s'est vu détrôné. Mais il n'y a pas de flaque de jus le jus il sied sur la tête de monsieur, certainement sur la mienne, et lui est de taille à batailler la couronne. Je devrais lui expliquer que la couronne moi je m'en tape, qu'il peut garder honneur et tout le reste sans me toucher, suffirait qu'il bouge de là. Trente seconde. On avance il recule et retourne sommeiller. Alors quand il s'avance s'avance mais recule vers moi je ne perd aucun pas vers l'arrière, il sort sa baguette l'avance également fort près mais plutôt que prendre le risque de revenir

avancer en retour
le bras
Baguette vers le ventre. Énerve-toi, je bougerai pas. Plutôt l'escalader que passer par l'arrière du temps. L'escalader. Lever baguette au niveau du visage, diversion, droite gauche droite gauche, suis-la des yeux, et soudain bondir, s'accrocher à sa taille et entreprendre d'en faire le tour avec une neuve habilité et vite, si vite, froisser les vêtements marcher sur ses pieds, mélanger les restes de citrouille et très bientôt se séparer courir - deux pas. Muscles tendus pour si peu, ne savoir s'il faut pester ou non contre ces surréactions. Distance suffisante pour être en sécurité. ? Hors de portée physique. S'il court je courrais, en avant, avoir pu passer sans contraignant demi-tour, c'est euphorisant. Vers lui se retourner. Tu tiens bien sur tes pattes. Pour ne pas être tombé malgré la fugace mais soudaine charge lui ayant été ajoutée. Mais il a été menaçant. Monsieur et moi deviennent pions, et potager terrain de jeu. Le visage se transforme et de la proie devient prédateur, ou peut être à la fois chassé et chasseur. Etre passée et désormais pouvoir à quelque chose de nouveau s'adonner. Pas de règles. Et le sourire de celui qui mène. Locomotor potiron soulever haut haut et le vif mouvement de la main en pleine direction du petit garçon. Nous sommes les enfants d'un jour et fuir sans plus avoir de ligne à suivre, se cacher sous l'immense feuillage d'un légume.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
Azaël Peverell
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Azaël Peverell, Dim 30 Oct - 21:14


Se déplier pour se retrouver debout devant l'autre. La fixer avec une envie de lui faire regretter son geste. Amèrement. Parce qu'elle n'avait pas le droit de faire ça. De te sortir de tes pensées alors que t'étais allongé, bien installé. Surtout que trouver le bon endroit n'est pas toujours simple. Tu pensais qu'en te mettant au milieu des citrouilles on te foutrait la paix. Riche idée, vite démantelée et rejetée. Même en plein dans un potager, il y a toujours quelqu'un pour troubler le calme. Il ne pouvait durer bien longtemps.

Et le pire c'est qu'elle continue de se tenir devant toi sans reculer. Comme si elle s'en foutait. Comme si elle était dans son droit. Alors que non, on ne fait pas exploser des citrouilles sur les gens, ça se fait pas. Surtout pas sur toi. Parce que tu veux bien être sympa, mais déjà pas longtemps, et ensuite, pas dans ces conditions. Parce que si t'as envie de prendre la tête à quelqu'un, tu le fais, mais tu prends l'initiative. L'inverse ne devrait pas arriver. Jamais. Surtout pas dans les moments où t'as juste envie d'être seul et de te retrouver. Chose de moins en moins aisée.

Elle pointe aussi sa baguette sur toi. Comme si elle te menaçait en retour, sauf qu'elle agite son bout de bois sans que tu ne comprennes pourquoi. Alors tu la regardes, sans même savoir si tu devais rire ou la repousser et la mépriser. Parce que tu sais pas comment te positionner face à sa façon de faire. Et d'un coup elle se jette sur toi, t'enserres la taille pour faire le tour, t'écrase à moitié les pieds et se retrouve de l'autre côté. Tu es simplement resté figé. Parce qu'elle t'a touché comme ça, comme si ça aussi, elle avait le droit. Non mais personne ne lui a jamais appris le respect à celle-là ? Tu t'es raidi à con contact. Tu n'es pas tombé parce que tous tes muscles se sont soudainement crispés.

Et maintenant, elle est toujours là, à quelques pas. Juste assez loin pour que tu ne puisses pas lui donner un coup. Pourtant, c'est pas l'envie qui t'en manque. Tu détestes vraiment être touché quand tu ne t'y attends pas. Et de manière générale, quand tu n'es pas celui qui fait le premier pas. C'est difficile d'accepter. Qu'on entre à ce point dans ton espace personnel. Celui qui est déjà bien trop petit. On a pas le droit de le réduire encore comme ça. Et puis les contacts, c'est souvent violent. Quand tu ne peux pas les éviter, ça te fait un peu peur. Même si tu ne le montres pas. C'est comme ça.

- Tu tiens bien sur tes pattes.

C'est qu'elle se moque de toi en plus. Elle doit être fière de son petit tour. Ton regard se fait encore plus noir. Ta main se crispe sur ta baguette que tu pointes toujours sur elle. Elle dit quelques mots mais tu ne les comprends pas? T'es trop occupé à essayer de ne pas l'attaquer. Parce que Benbow t'as dit de pas te faire remarquer. Et qu'attaquer une élève, ce n'était peut être pas la meilleure idée. Mais t'en as tellement envie... Lutte intérieure, qui prend fin lorsque tu vois la citrouille qui arrive sur toi. Tu l'exploses d'un #Bombarda. Et tu fais à ton tour bouger une citrouille vers elle. A toute vitesse. Avec un peu de chance, elle serait assommée, et t'aurais le temps de te calmer.
Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Shela Diggle, Ven 11 Nov - 15:39


J'entend un solide mouillé qui éclate, j'entend le loup et le renard chanter, la belette c'est le garçon, elle ne chante point, elle joue sans forcément le souhaiter mais elle joue quand même, peut être avec d'autres desseins que les miens; simplement espérer qu'il ne prenne aucune règle en compte, ce serait déséquilibrer
les chances
de gagner ? Le gagnant est celui qui s'amuse, le loup et le renard sont en train de gagner, un morceau de bonheur, puisqu'il est vain de choisir comme but le bonheur parce que, le bonheur, ce n'est point une entière arrivée. Pouvoir toujours alors être en train de  gagner, et le vainqueur n'est pas celui qui à la fin est [à peine] plus heureux qu'un autre, mais celui qui aura plaisir à se savoir plein de petits bonheurs d'un temps, tout l'instant présent, voir les jolies choses et s'il n'y en a point, les inventer, force de conviction forcer, la joie pour qu'elle vienne réellement à toi, songer Beau, c'est rigolo. Oser une tête hors de la cachette, avoir le temps tout juste d'appréhender un futur à très courte portée, je souhaite dire, une citrouille, c'est bien bien plus gros qu'un potiron. En plein sur le front.
Et toute la tête évidemment la force est colossale, s'écrouler sous le poids de la chose qui heureusement ne s'est point ouverte - autrement il aurait fallu beaucoup pour me débarrasser de l'odeur de son jus.

D'abord sonnée combien de temps, aucune idée, les gens aiment à connaître les durées mais très franchement, qui s'amuse à compter ? les secondes d'étouffement les heures de douleur les jours après un événement barbant. Personne ne compte mais tout le monde s'attend, à des chiffres, collés à des faits étranges des faits divers des choses bonnes qu'à être racontées dans une fictive histoire, pas vrai. Inutiles questions. D'abord sonnée puis essayer d'y échapper, faire rouler le monstre sur le côté - le bruit a pu l'alerter. Le gamin. Le costaud avec des cheveux bruns. Celui que l'on a pas encore décidé d'appeler, copain pas copain, celui qu'on vient presque de rencontrer, celui qui veut notre terrain sans encore l'avoir ouvertement bataillé. Rester accroupie derrière la muraille de végétaux, avancer doucement, zieuter par une mince interstice, la belette. Il est resté sur le chemin le chemin libre de tout obstacle, et c'est parfait. Devoir aller vite. Courir jusqu'au bout du chemin à l'opposé du garçon, jeter Aguamenti et Glacio, terrain de glisse, CURLING ! faire rouler tout ce qui vient à portée de main, accélérer la vitesse de propulsion d'un sortilège; les oranges munitions filent vers le nouveau joueur.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
Azaël Peverell
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Azaël Peverell, Sam 19 Nov - 20:09


La citrouille file à toute vitesse vers l'adversaire qui a eu la mauvaise idée de se montrer alors qu'elle t'a énervé. T'as fait en sorte de l'envoyer plutôt rapidement. Et plutôt violemment. Et elle se la prend en plein dans le crâne. Victoire ! Elle semble sonnée, elle va donc pouvoir te foutre la paix. Tu commences à t'éloigner. Pas trop, juste un peu, histoire d'aller t'allonger ailleurs et reprendre exactement là où tu en étais avant qu'elle vienne te déranger. Tu t'en fout qu'elle se soit fait à moitié assommée par une citrouille, après tout, c'est elle qui a commencé.

Sauf qu'une fois de plus, le sort semble s'acharner contre toi. Parce que l'autre s'est relevée, et a apparemment envie de jouer. Tu vois la piste de glace se former, et tu fronces les sourcils. Tu ne vois pas où elle essaie d'en venir, cette fille est totalement incompréhensible. Elle ne voit donc pas que t'as pas envie de t'amuser ? Qu'elle a simplement réussi à t'énerver ? En un seul geste qui consistait à te toucher. T'arrives pas à le digérer. Manque de respect, manque de civilité.

Et voilà qu'elle n'en a pas assez. Il faut qu'elle continue, encore, toujours. De nouvelles citrouilles t'arrivent dessus, juste après qu'elle ait crié un mot dont tu ignores la signification. Elle fait glisser les munitions sur la glace, à une vitesse impressionnante. T'en exploses une, d'un nouveau #Bombarda. Mais celle d'après ne tarde pas. T'essaies de sauter par dessus. Sauf que tu rates totalement ta réception. Tu glisses en t'étalant de tout ton long, tandis que la citrouille suivante te percute de plein fouet. A ton tour d'être à moitié sonné. Tu restes allongé en plein milieu de la piste glacée, les yeux rivés vers le ciel. Que tu vois à peine. C'est flou, c'est vague, et t'as du mal à savoir si c'est réel.

Et puis tu ne sais pas vraiment pourquoi t'es allongé là. La glace, c'est dur et froid. T'as connu plus confortable. Au bout de quelques instants, tu finis par remettre un peu les choses dans leur contexte. Tu te souviens de la situation. Qui est pour le moins inattendue. T'es en train de faire une bataille de citrouille avec une inconnue. Mais là, allongé, et encore un peu dans les vapes, il faut l'avouer, t'as plus envie d'être énervé. Parce que c'est juste drôle. Stupide, mais drôle. Un léger sourire s'étale sur tes lèvres. Et tu finis par rire. Peut être que le coup a été un peu plus violent que prévu finalement.

Tu te relèves, un peu difficilement. Et tu fais face à ton adversaire. Ou ta compagne de jeu ? Tu ne sais pas qui elle est. Peut être que dans quelques minutes, t'auras à nouveau envie de la blesser. Mais là, t'es prêt à jouer. A ton tour d'envoyer des citrouilles glisser jusqu'à elle à toute vitesse. Et pour être sûr qu'elle s'en prenne une, t'en soulèves une autre d'un #Wingardium Leviosa et la lâches seulement une fois qu'elle se trouve au dessus d'elle.
Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Shela Diggle, Lun 28 Nov - 19:09


Hé, gamin, tu portes à rire, et rire rire éclater de couleurs pardon, de tons, des deux peut être mélodie fugace c'est, apaisant. Le prosterné silence, la faute au ciel, s'éveille et interloqué assiste à la criarde trouée de son abondance; du son, et s'intéresser plus à ce que cela produit que ce qui en est la source. Parce qu'après s'être brillamment sorti d'affaire pour les deux premiers globes incertains, premier explosé second esquivé, il s'affale s'écrase déchante, rencontre une dernière munition, cesse tout mouvement. Et je suis l'oiseau nouveau celui qui fait le bruit celui qui réduit le silence au néant, un peu, un temps, l'oiseau qui rit non du malheur du camarade mais de la situation parce que, c'est doux c'est insouciant c'est rare.
Écarter les bras comme le gars que l'on prie dans certaines idées et tourner, faire attention à ne jamais toucher la piste gelée, fermer les yeux et décider, il s'agit d'une de ces choses qui flottent les immenses ballons, magie moldue, être dans la nacelle et se sentir soulevée et les cheveux, agités par le vent d'en haut et non du mouvement d'ici bas et les yeux, ouverts sur la forêt à perte de vue ouverts sur des images un peu fanées un peu transformées parce que ne point avoir sous les paupières l'exacte réalité - cette exacte réalité, puisque l'autre l'est aussi.

Soudain cesser avoir l'air ahuri de l'animal que l'on interrompt, comme explorée par l'aiguille, la tranchante idée, mais ne pas l'avoir saisie elle est, envolée. Peut être qu'il est possible de la rattraper. De rouvrir les bras fermer à nouveau un regard et, imaginer, à nouveau son ballon déployer, voyager assez pour récupérer l'aiguille et la plonger dans la chaire ou le cerveau, dans l'âme peut être, séduisante promesse de se rappeler parce que l'oubli est terrifiant, l'oubli sauf peut être celui qui protège l'oubli des terribles choses les choses qui blessent et tailladent peut être, que les ranger à l'état d'inconscients souvenirs, c'est aider au premier degré. Malgré la brûlure et les réminiscences suaves qui parfois s'infiltrent. Malgré les gestes, absurdes l'on pense, qui surgissent lors d'une pareille situation, un même détail ouvrant les failles grossièrement cousues et c'est l'avalanche le brise-montagne, et les grandes possibilités de tout recracher dévoiler rendre. Je disais. Que c'était une belle idée, que d'aller attraper ceci, la petite bête envolée. Mais un nouvel oiseau encore brise le silence qui s'étonne, parce qu'il ne sait faire que cela, un rire s'échappe du monsieur. C'est donc entendu. Plus ou moins bons camarades. Lui se lève et je me reprend recule, jette un œil au ciel tenter d'apercevoir, tu sais, l'aiguille, perdre son regard dans le blanc le blanc trop présent du ciel morne.

Un nouveau son familier, le chatouillis de la peau lisse du légume sur le sol givré, lâcher le ciel abattre les yeux sur la piste et la terrible citrouille, oser sur le premier projectile sauter. Équilibriste d'un instant, et chuter en avant, se rattraper lourdement et les pieds roulent roulent ne trouvent aucun appuis, et le corps s'effondre sur le prochain orangé objet. Un fracas tout près à peine, au niveau de mes pieds, une citrouille s'est écrasée, supposée certainement à m'avoir pour cible si je n'étais pas tombée. Gueule balafrée, j'ai possiblement le nez en sang. Ne pas s'en soucier parce qu'être prise par le jeu et dominée par le désir de continuer à, faire l'insouciance, attraper un navet et vers le jeune homme le lancer, Gemino sur la chose pour en ensevelir l'enfant. Pluie de navets.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
Azaël Peverell
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Azaël Peverell, Ven 9 Déc - 12:31


Le jeu est amusant. Car il n'est pas vraiment un jeu. Il l'est à vos yeux. Aux yeux des deux inconnus qui le jouent. Mais au début tu refusais de jouer. Parce qu'un jeu sans règle n'est pas vraiment un jeu. Sauf pour vous, maintenant. L'instant de doute est passé, tu ne peux plus t'en détacher. Lancer des citrouilles, ça t'a amusé. Et ça t'a sonné aussi. Le fait que les deux soient corrélés n'est pas à rejeter. Un mauvais coup et tout est retourné. Bim, une petite citrouille et tout est déplacé. Bam, une chute sur la glace et tout est dérangé. A croire que tu te retrouves tout cassé à force de jouer. T'as un peu mal, t'es un peu pas très doué. Mais tu refuses d'abandonner.

L'autre se prend pour une équilibriste sur les citrouilles que tu lui envoies. Elle ne se débrouille pas trop mal. Toi, tu n'aurais jamais réussi à tenir si bien sur les cucurbitacées en mouvement. T'aurais eu vite fait d'aller retrouver le sol pour le saluer. Finalement, elle ne s'en tire pas si bien. Réception difficile en milieu hostile. Et boum, la deuxième citrouille achève le travail de la première. Arrête le corps d'un coup de boule orangé. Ça doit être douloureux. Surtout pour le nez. Il y a du sang un peu. Pas de chance. C'est ça de jouer sans règle, on ne sait jamais dans quel état on va se retrouver. Légère grimace empathique, et la citrouille que t'as fait léviter s'écrase à ses pieds dans un bruits de légume éclaté.

Mais t'as pas trop le temps de t'y attarder. Parce que voilà qu'un navet s'est découvert la faculté de voler. Et il fonce vers toi, à toute vitesse, propulsé par ta camarade de jeu au nez ensanglanté. Et le navet se dédouble, se multiplie. Le navet, c'est comme les petits pains. T'essaies de les éviter, mais sans réel succès. Tu t'en prends dans l'épaule, dans l'estomac, et même en pleine face. C'est peut être moins imposant que les citrouilles, mais ça reste plutôt dur, et de ce fait douloureux. Tu te souviens un peu trop tard que t'as une baguette magique, et que tu peux t'en servir. Tous les navets sont passés, et s'entassent à présent à tes pieds. Tu te demandes vaguement si compter les navets pourrait permettre de s'endormir la nuit, et puis tu oublies cette question quasiment directement.

Tu prends un petit temps pour masser les parties douloureuses de ton corps. Faut dire qu'avec votre jeu stupide, tu risques de te taper des bleus, des courbatures et des égratignures pendant quelques temps. Mais t'estimes que ça vaut le coup. Ça fait longtemps que tu ne t'es pas simplement laissé aller comme tu le fais avec ta camarade serpent, sans même avoir besoin de boire auparavant. Mais t'as bien envie de prendre une pause. Parce que tu commences un peu à fatiguer, et que t'as pas forcément prévu de balancer des légumes toute la journée, aussi amusant que cela puisse être. Alors tu te laisses tomber au milieu des navets. C'est pas forcément ce qu'il y a de plus confortable, mais tu n'avais pas trop envie de bouger.

- Pause, on reprend après. Ou pas. C'toi qui voit.

Un peu essoufflé, tu t'amuses à faire rouler quelques navets devant toi du bout des doigts. Tu n'attends même pas de réponse de la part de l'autre. Le jeu n'a pas de règle. Elle pourrait tout aussi bien t'attaquer à nouveau ou fuir le potager. D'ailleurs, le potager représente-t-il tout le plateau de jeu ? Ou bien il s'étend toujours plus loin, à chaque rencontre, dans chaque lieu existant ? Le jeu peut prendre d'autres formes, nouvelles, pour l'instant inexistantes ou inconscientes. Mais il n'a pas de règle. Un jeu sans règle n'a pas de fin. N'est ce pas ?
Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Shela Diggle, Lun 16 Jan - 23:18


Excuse-moi encore pour ce retard..

Navets volants ils filent, atteignent terre nouvelle, l'homme redevient enfant et se tord sous la pluie, des nuages grincent et grimacent, j'ai le nez cendré, feindre d'éternuer parce que le rire est presque mal placé. Il est humain sur un étalage de légumes, un peu perdu, distrait distrait se demander à quel prix il s’élèverait. Une main à la bouche la langue, n'en peut plus, du goût sauvage du sang, attraper le flot le dérouter, et la main je suis de cuivre bordeaux, chaleur sous la bruine - il me semble qu'il bruine. Le ciel se présente libre mais qu'appelez-vous ciel ? Un au-dessus un toit une tête. Les idées dépendent d'un être. Les vents des chaleurs, Sirocco, j'aime la poésie des froids les glaciers, les tombes enneigées, les étranges silences je voudrais, un silence infini, un vent figé, des doigts aller chercher le duvet sucré des cheveux de Monsieur Poulpe - j'ai les pieds perdus dans un ciel rose. Souhaitez-vous (m')aimer ?

Je suis ardoise; lui lève le blanc drapeau. Il n'y a plus d'oiseaux, plus de délicates ruptures avec un réel. Glisser une langue sur les lèvres, reste de rouge, se poser à terre imaginer le chemin boueux, accorder au partenaire un regard plus attentif, parce que n'avoir jusque là pu que recenser des capacités d'une unique forme de jeu. A celui-ci il se prête mieux qu'à ceux de scolaires conteurs. Il rappelle Justin. Son port de tête, une énergie. Ultime méfait que celui de quitter un monde mais eh, nous n'avons aucun droit sur notre prochain, je suis mannequin de vitrine et à quelques pas les gens vont viennent vont et viennent, s'en vont, et parfois reviennent, n'y accorder qu'un intérêt tranquille, se souhaiter si dépourvue que le monde doit m'être plus libre encore. Phalanges carnivores les doigts je crois, aiment la chair, et l'exploration parfois tâtonne, parfois sans prudence saisit le chemin et éveille le corps, d'un autre, ou d'un soi, une chose infinie est-elle libre ? et peut-on affirmer qu'une chose est infinie seulement parce que l'on ne peut prouver qu'il s'agit d'une chose finie ? vous êtes paradoxe. Mauvaises questions que les vôtres. Vous cherchez ailleurs toujours, sans questionner, vous avancez sans douter, de vous-mêmes, risible aventure. Et si l'indécence de l'impertinent est, selon vos langues, non pertinente, il faudrait donc être poli, courtois, d'une délicatesse forcée, pour avoir la justesse de la pertinence ? Nos sens sonnent faux. Les gens donnent tord en clamant le malentendu, c'est rigolo.

Deux enfants qui nagent dans leurs vêtements, le terrain est parsemé d'obstacles oranges et crémants, la terre comme fauteuil, ciel ouverture, fenêtre sur toile les fenêtres sont les yeux et la toile, ce que l'on veut, manger les découvertes dans vingt ans elles seront erronées, se hâter déjà de poser théories, une chose n'est réelle que dans un subjectif contexte, rien n'a de sens, deux enfants nageant dans leurs vêtements, l'un propose à l'autre, étonne-moi. Apprends-moi quelque chose, et je te serai sujet. Etre sa propre monnaie d'échange.
Revenir en haut Aller en bas
Azaël Peverell
Azaël Peverell
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : - Permis de Transplanage
- Animagus : Chien-loup Tchécoslovaque


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Azaël Peverell, Mer 8 Fév - 18:38


Pause bien méritée. T'es essoufflé, un peu crevé. Tu n'étais pas forcément en forme à la base, c'est vrai. Mais t'aurais jamais pensé que de se lancer des légumes était si épuisant. Ta camarade ne semble pas t'en vouloir d'avoir mis fin au jeu pour un temps. Tu reprends ton souffle, tranquillement. Remues un peu sur ton tas de navets, histoire qu'ils roulent, tombent, prennent ta forme, soient plus confortables. Parce que sinon, la pause risque de rapidement devenir désagréable. Une fois bien installé, tu laisses un petit soupir de soulagement s'échapper. Finalement, ça fait du bien, de se dépenser.

Tu observes ta partenaire de jeu un peu mieux. Elle saigne, laisse des traces rouges. Le lancer de citrouilles n'est sûrement pas un sport homologué. Ou alors, c'est dans les sports dangereux qu'il serait catégorisé. Pourtant, ce ne serait pas une si mauvaise idée. Des championnats de lancers de cucurbitacées. Le gagnant pourrait remporter... Un trophée en potiron, ou un chaudron de soupe. Ouais... C'est peut être pas si terrible que ça finalement. Le Quidditch reste bien plus stylé. Parce qu'il permet de voler. Après, si une citrouille volante existe, il y a sans doute moyen de faire quelque chose d'intéressant. Mais tu laisses l'idée aux autres, t'as pas que ça à faire de réfléchir à l'émergence de nouveaux sports.

- Apprends-moi quelque chose, et je te serai sujet.

Tu sursautes légèrement. T'étais encore complètement perdu dans tes pensées, en train de la fixer sans même la voir. Tu essaies de te rappeler des mots qu'elle vient de balancer. Tu les as entendus, mais pas vraiment écoutés. Tu finis tout de même par retrouver, leur donner du sens. Lui apprendre quelque chose ? Qu'est ce que tu pourrais bien lui montrer comme sort intéressant ? Tu ne sais même pas lesquels elle connaît, lesquels elle ne connaît pas. Pour ce que t'en sais, elle pourrait très bien en savoir plus que toi. Ce ne serait même pas si étonnant que ça.

Peut être que tu peux juste lui dire une chose. Qu'elle n'a jamais entendue. Qu'elle n'a jamais lue. Mais là, t'as pas la moindre idée. C'est vrai quoi, c'est pas le genre de truc qui vient comme ça ! Mais elle a dit qu'elle te serait sujet après. Ca peut toujours servir, pas vrai ? Avoir quelqu'un qui fait ce qu'on lui dit. Ou qui est simplement là. Des fois c'est bien aussi. Alors tu continues à réfléchir. Tu fais tourner les turbines. Pas moyen de laisser passer une occasion comme ça. Un service, c'est toujours bon à prendre. Tes yeux se baissent, fixent le sol, comme pour mieux te concentrer.

Sauf que tu tombes sur une petite colonie de fourmis. Elles sortent de ton tas de navets à la file indienne et marchent en chantant. Enfin comme des fourmis quoi. Tu les suis du regard. Oubliant un instant ce qui t'a été demandé. Et puis soudain, ça fait tilt. Une illumination. Vive les navets qui écrasent les fourmilières ! Elle ne doit pas s'y connaître beaucoup en fourmis. C'est vrai, ça n'intéresse personne ce genre de bestioles. Pourtant, tu pouvais passer des heures à les observer quand t'étais gamin. Histoire de passer le temps. Et après tu les écrasais. Parce que c'est drôle aussi de les voir se débattre, à essayer de fuir alors même qu'il ne leur reste plus que deux ou trois pattes et que leurs corps est à moitié écrabouillé. Tu relèves la tête, avec un léger sourire.

- Tu savais que les fourmis s'embrassaient sur la bouche ?

Ouais, bon, techniquement, c'était pour régurgiter de la nourriture, et se redonner des forces après un combat ou lorsqu'elles étaient blessées. Pour se réconforter. Rien à voir avec un quelconque acte d'amour. Mais t'avais trouvé ça surprenant la première fois. Alors t'en avais écrasé un peu plus. Histoire de voir si c'était normal. Et t'as compris que oui. C'est sympa, les trophallaxies.
Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Shela Diggle, Mar 7 Mar - 19:18


Pleut le monde pleut, il bruine sérieusement. A moins que les sens soient suffisamment trompeurs, ou que l'idée de la pluie ait suffisamment de doigté pour permettre la croyance de son existence. Coucher la tête - possibilités. Une goutte s'écrase dans l’œil, les jalouses paupières aussitôt s'enferment, et l’œil qui geint ne peut même se séparer de son agresseur, tant la garde est rapprochée. Tu savais que les fourmis s'embrassaient sur la bouche ? Je crois que monsieur a gagné, j'étais ignorante de ce fait. Les plus petites bestioles s'offrent aussi la saveur des autres, le contact salutaire, est-ce par désir ? Mais il m'apprendrait alors deux choses, et je ne lui serai sujette qu'une fois. Espérance d'une témérité, sois inventif, surprends, choisis bien, puisqu'il t'es offert de choisir. Les insectes ressentent-ils le besoin de s'embrasser ?
Tête à contre tête, contresens, boum, accident, les langues se rencontrent, et l'envie, peut être le besoin, d'encore, encore, encore - sorte de bénéfique addiction. Je te suis sujet. Enfoncer les doigts dans la terre, la bruine la rend boue, doucement, nous sommes les enfants décadents, la terre brune et le bordeaux sang; lui ne tombe plus. Tu as un coup., choisis bien tes mots parce que je les suivrai à la lettre. (trop de voyelles quelques fois. Quelques fois sans attacher, sens nouveau)

Ballon dans le ventre, souhaiter s'envoler, tu es partant ? Le chat et la souris coopèrent, curieuse de voir qui finira proie, ou si le gibier est à deux chassé. Monsieur et son siège de radis, l'image, fugace, d'un prof étonnant, certaines s'asseyaient sur son bureau, lui aussi a quitté navire, et prendre soin de n'y voir ni doux, ni dur. Navets, pardon. Siège de navets. Il bruine. Et comme si l'eau étouffe le monde, il n'y a d'autre son que celui d'elle, tombant, ou le sol en pagaille. D'où viennent les mondes ? Sourire au petit ou grand garçon, au camarade ayant un éphémère droit sur ma personne, sourire perdu au ciel - crainte d'une nouvelle goutte, d'une agression oculaire, baisser le nez. Il y a des gens qui volontairement, explosent les ballons de leur ventre. Peut être que voler est effrayant, je trouve que les gens d'ici sont effrayants, et ceux de là-haut ? s'il y en a. Le parterre attire vers plus profond encore, être contentée de son ballon, un jour il sera d'hélium.
Qu'il vienne me trouver lorsqu'il aura besoin d'un pion.
Se relever, pantalon crotté, décider que lui est fort bien où il est, si la pluie le démange il saura
saura
se débrouiller ?
Noircir la pluie. Le temps est étrange



Fin du RP
Revenir en haut Aller en bas
Violet O'Toole
Violet O'Toole
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Violet O'Toole, Mer 15 Mar - 10:22


Avec la talentueuse, splendide et mirifique...
*roulement de tambour*,
MEEEREEEDDD, ADAAANND !!! *fanfare* ( et son fidèle LA )



Le potager - Page 14 Gyrani12



   C'était une belle journée d'hiver ; froide, sèche, ensoleillée. Parfaite. Un week-end salvateur après une semaine d'école bien chargée. Violet s'était levée tôt ce jour là, depuis la veille, une idée lui occupait l'esprit... La petite rousse, déjà d'ordinaire relativement lunaire était en ce moment carrément à des années lumières de l'ici et maintenant. Ce n'était pas une amourette qui l’obsédait ainsi, ni un cours, un devoir ou une histoire de copines ; c'était un géranium.

Il fallait, qu'elle le récupère. C'était vraiment trop dommage d'en faire du compost et elle espérait très fort que personne n'avait encore prit le temps de le jeter... Malgré ses expériences botaniques sur sa personne, le valeureux arbuste avait visiblement tenu le coup, et elle était persuadée qu'il pouvait être sauvé. Elle avait échafaudé son plan pendant une bonne partie la journée et de la soirée précédente et était bien décidée à le mettre en œuvre ce matin là.

Après une douche rapide, elle avait enfilé des vêtements "civils" à base de jean trop grand, chaussettes dépareillées et énorme pull multicolore absolument pas assorti à une grosse écharpe verte. Petit déjeuner consistant, baguette en poche et direction le dehors. Le froid lui piquait les joues et le nez et elle était bien contente d'avoir enfilé son gros manteau et son bonnet à pompons favori. Elle jeta un œil rapide autour d'elle histoire de s'assurer que personne ne la surveillait, puis se dirigeât en trottinant vers les serres...  
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Violet O'Toole
Violet O'Toole
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Violet O'Toole, Lun 3 Avr - 18:31


   Violet sursaute quand les mains de quelqu'un qu'elle n'a pas vue arriver se posent sur ses yeux ; « Devine qui c'est ! ». Sans lui laisser le temps de répondre à la devinette, Mered se plante devant elle et tâte les boules de laine colorées de son bonnet, « Coucou Violet!, j't'ai reconnu avec les pompons », elle réajuste son couvre-chef tandis que sa camarade continue ; « Toi aussi tu te promènes? J'peux t'accompagner? ». Une chose était sûre, quelle qu'en soit la raison, Mered partageait l'excitation de Violet ! La rouquine hésita un moment, le temps de rassembler ses esprits... « Hé ! T'es nulle, tu m'as fais sursauter ! » dit-elle finalement avec un grand sourire et une petite tape sur l'épaule de sa copine. Effaçant son sourire et prenant soudainement un ton très solennel, elle se pencha vers Mered après avoir jeté un coup d’œil suspicieux à gauche et à droite : « Je suis en mission. Hier, en cours de botanique, j'ai fais une petite bêtise... », elle rougit malgré elle, « J'ai mis un truc dans mon géranium, je croyais que c'était de l'engrais normal, mais ça devait être un truc magique. Il est devenu É-NORME ! Mlle Lynch m'a dit de le mettre au compost, je l'ai fais, mais il faut que je le récupère finalement ! C'est vraiment du gâchis de le laisser aller à la poubelle. Il y a surement quelque chose à faire avec... Alors je veux aller le récupérer, et le ramener à la salle commune et m'en occuper, pour voir si il survit ! Mais tu le dis à personne hein... », son plan n'était plus secret, et elle espérait que sa camarade accepterait de l'aider... Elle avait confiance en elle, et à vrai dire, l'idée qu'elle puisse la dénoncer ne lui avait même pas traversé l'esprit.

Mered était presque l'inverse de Violet, mais paradoxalement, elles s'entendaient très bien et Violet l'aimait beaucoup. Là où Violet était incapable d'être ordonnée, Mered était une as de l'organisation. Tirée à quatre épingles, Violet faisait un peu tâche à ses côtés avec ses vêtements troués, au couleurs absolument pas accordées. Son acolyte était pragmatique et respectait les règles, elle était plutôt rêveuse et ses émotions prenaient souvent le dessus... En somme, elles se complétaient parfaitement !  
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Contenu sponsorisé

Le potager - Page 14 Empty
Re: Le potager

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 14 sur 16

 Le potager

Aller à la page : Précédent  1 ... 8 ... 13, 14, 15, 16  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005.