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[Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice
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Anthony Adams
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Anthony Adams, Sam 23 Jan - 1:07


Il avait nettement moins mal au crâne. Il ne savait pas si c'était le médoc qui avait fait l'effet ou le plaisir mais il se sentait mieux. Ils étaient à bout de souffle. Ils transpiraient vraiment énormément. C'était pas très sexy. Pourtant, voir Ailyne comme ça ne calmait pas ses ardeurs. Loin de là. Mais, il fallait savoir être raisonnable... Et réaliste aussi.


- Tu m'avais caché tes talents d'artiste. J'aurais su, ça ferait longtemps que je t'aurais pas laissé le choix.

Elle était magnifique. Son corps nu était la perfection incarnée. Je ne pouvais pas détacher mon regard d'elle. Elle était... Hypnotisante. Je lui avais toujours trouvé un certain charme et me surprenant à la regarder. Mais là p*tain. Dans sa tenue d'Eve elle était bien plus belle que ce que j'avais pu imaginer. Pas que l'avais particulièrement imaginé nue hein. Juste que euh... Voilà. Je la regardais comme un type qui n'avais jamais vu une femme nue en ce moment. Fallait que je me reprennes. Mon regard était naturellement attiré par elle. Je la regardais aller dans la salle de bain avec la folle envie de la rejoindre mais, je ne pouvais plus. Et quelques choses me disait qu'elle non plus à vrai dire. Oh, et puis m*rde, j'en avais trop envie.

Mais, alors que j'allais la rejoindre, elle sortit, toute habillée. Moi et ma manie à réfléchir pendant deux plombes. Ceci dit, habillée était un bien grand mot. A croire qu'elle en faisait exprès. Elle avait juste enfilée une culotte et un débardeur, laissant très bien apparaitre ses courbes. Je me rendis donc dans la salle de bain, en laissant volontairement la porte ouverte, au cas où elle est envie de... Vous voyez. Mais fallait croire qu'elle était déjà passée à autre chose. C'était Lyne...



- J't'ai déjà parlé de Lizzie Bennet ? Non ? P*tain un super bon coup. Je vais voir pour pas me la faire un de ces soirs. Je te la conseille, pas mal du tout. Pas autant que moi évidemment. On a plus de spéculos. Il faut qu'on en reprenne.
- Hm... J'y penserais à l'occas ouais.

"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours,
Laissez-nous savourer les rapides délices,
Des plus beaux de nos jours !"

Pourquoi je pensais à ça ? J'en sais rien, mais c'était carrément classe non ? Z'étais doués pour les mots les français quand même. Je resta dans la douche 10 minutes. Ça me remettait les idées en place. Et me faisait penser à des poèmes de Lamartine aussi. C'était fou comme le temps passait vite quand on prenait du plaisir. D'ailleurs, me venait encore une citation. C'est fou ce que la douche pouvait rendre philosophe. A tous les coups, les plus grandes réflexions philosophiques sont sortis de mecs prenant leur douche. C'était obligé. "Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité." Tout était relatif. A vrai dire, à ce moment précis, je ne saurais vous dire ce que j'aurai préféré au final. Ailyne et moi on se connaissait depuis 6 ans peut-être. Il y avait une règle pour ça. Les amis de longues dates étaient à éviter dans son lit. Et m*rde quoi, c'était Lyne ! C'était presque comme ma sœur ! Et l'inceste c'est mal.


Finalement, il sortit de la douche. Puis il s'habilla. Totalement cette fois. Après tout, fallait pas déconner, il n'allait pas offrir son corps comme ça. Puis, il n'en avait plus très envie là. La testostérone redescendait un peu et il réalisait ce qu'il venait de se passer. Et il était partager entre l'envie de recommencer, là, sur le bar ou la table, et se frapper la tête contre le mur pour se retirer les idées de la tête. Du coup, il coupa la poire en deux et s'affala sur le canapé, qui portait quelques stigmates de la matinée et ferma les yeux. Puis les rouvrit immédiatement. Les yeux fermés, toutes les images revenaient. Il soupira et d'un coup de baguette fit sortir du placard des cookies. Les cookies passèrent juste sous le nez de Lyne pour atterrir dans la main tendue d'Anthony.

- Les cookies c'est meilleur que les speculos. commença-t-il. T'es franchement un meilleur coup de Liv si tu veux tout savoir. il marqua une pause avant de rajouter. Et retire moi ce sourire de tes lèvres, je le vois d'ici.

Il ne le voyait pas, mais connaissant la rancœur qu'Ailyne avait pour Liv il se doutait que savoir qu'elle l'a dépassait dans un moins un domaine à ses yeux allaient la faire sourire. Pas forcément pour les raisons que vous croyez. Anthony mangea un cookie. Depuis leur dernière expérience cookiesque, il prenait les cookies dans la boulangerie du coin. Ils étaient tout aussi bon, voire meilleur et en plus, ça ne désastrait pas l'appart.

- Honnêtement, tu te souviens de quelque chose d'hier soir ?

Il ne voulait pas avouer que lui-même ne se souvenait de rien tant qu'il n'avait pas la version d'Ailyne. Si ça se trouve, c'était encore mieux hier soir. Ou alors, ils avaient vraiment rien fait. Ce qui aurait été c*n. Le jeune gérant ne laissa pas ses idées confuses prendre le dessus et préféra le prendre comme Lyne. A la légère. C'était juste une bonne expérience à renouveler. Du moins, ça, c'est ce qu'il voulait croire...
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Ailyne Lawson
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Ailyne Lawson, Dim 8 Mai - 22:54


Je le savais que j'étais meilleure que Liv il croyait quoi ? Que j'en étais à mon coup d'essai ? Moi j'étais pas juste une aguicheuse. J'étais une Purée de bombe sexuelle. Bouuuum. Qu'est-ce que tu vas faire avec ça mon coco ? Moi je démonte touuuuut ! BOUM. Liv en soit elle était pas méchante. Juste un peu conne. On était pas dans le même monde. Trop parfaite pour être vraie. Elle montrait rien. Elle m'insupportait. Elle était bien trop fausse à mon goût. Je me doutais bien que j'étais meilleure qu'elle au lit. Eheh, je le savais. De toute façon, je suis une bête au pieu. Je suis une ouf. Je mérite un trophée. Un énorme trophée avec en gros "Ailyne Lawson, prix du meilleur coup".

- Pas grand chose, des vagues. Pourquoi t'as besoin de te rappeler de quelque chose après ce qui s'est passé ce matin, te prends pas la tête.

___________________________________________

Les jours qui suivirent se passèrent dans une étrange ambiance aussi libérée que pesante. Entre les draps, les meubles en tout genre et même les murs, les deux anciens poufsouffles se laissaient à toutes leurs pulsions. Ailyne qui avait l'habitude d'apprécier ces moments de libertinage sentaient pointer (sans mauvais jeux de mots) une émotion nouvelle. Un manque immense lorsqu'elle ne le voyait pas. Et pour ça, Lyne commençait à le détester. Il n'avait pas le droit de lui faire ressentir ça. Elle prenait les choses comme elle venait, elle n'aimait pas faire de plan et il était en train de la changer. Qu'est-ce qui lui arrivait. Qu'est-ce qui lui avait fait pour qu'il lui arrive ça ?

- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je me casse.

Lyne voulait fuir, le plus loin possible. Elle le détestait. Elle le haïssait de toute son âme. Quel [censuré], il lui faisait du mal sans cesse. Lyne attendait de ses sourires et de ses gestes. Il n'avait pas le droit de lui faire ça, de lui mettre le chaos dans sa tête, dans son coeur. Il avait qu'à aller se faire voir.

- T'es pas le mec que je croyais et je me rends compte que j'ai rien à faire ici.

Ailyne était dans une rage folle, ces mouvements étaient brutes, secs. Emplis d'une colère sans précédent. Elle se sentait seule et ça n'avait jamais été un problème auparavant. Alors il allait lui foutre la paix et la laisser exister tranquillement. Ce mec était une plaie, il fallait s'y tenir à distance.

- Tu me bouches le chemin.

Elle le poussa, et s'engouffra dans le couloir.
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Anthony Adams
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Anthony Adams, Mar 10 Mai - 22:48


Elle était partie. Évaporée. Pouf. Sur un coup de tête qu'Antho n'avait pas compris. Du moins, pas sur le coup. Il n'avait pas franchement cherché à la retenir, ni à la chercher d'ailleurs. Elle reviendrait certainement. Un jour sans doute.

Ailyne, la nouvelle, elle était comme ça. Mais là, c'était la première fois qu'elle partait aussi violemment. Alors qu'il n'avait rien fait. La jeune femme était vraiment incompréhensible parfois. Un peu comme une femme quoi. Oui, Lyne était une femme (il en avait pas mal profité quand même) et parfois elle avait des réactions de femmes. Incompréhensibles. L'animagus l'avait donc laissé partir, tout simplement. Il ne lui avait pas envoyé de patronus, ni chercher à la joindre par un quelconque moyen.

Cela faisait maintenant quelques temps qu'elle était partie et il avait eu le temps de réfléchir à tout ça.

"T'es pas le mec que je croyais et je me rends compte que j'ai rien à faire ici."

Pas le mec qu'elle croyait ? Elle croyait quoi en fait ? Pendant plusieurs jours ils avaient vécu ensemble, ils avaient profité autant que possible et c'est tout, non ? Qu'est-ce qui s'était passé dans sa tête ? Boarf, il allait sans doute savoir dans quelques jours, ou plus. Ou pas. Ailyne, c'était la fille qui pouvait revenir comme une fleur, sans donner la moindre explication si elle estimait que ça n'en valait pas la peine.

Les jours étaient passés et, rien. Pas de nouvelle, pas l'ombre d'un corps sexy dans le coin... Euh... J'ai dit ça ? M*rde. Bien sûr, je parlais d'Ailyne hein. Pas qu'il y avait que des moches dehors, mais voilà. C'était pas Lyne. C'est marrant comme je pouvais m'enfoncer là. J'ai une idée, passons deux lignes pour former un nouveau paragraphe.

Voilà. Donc. Ailyne n'avait donné aucune nouvelle. Absolument aucune. Et Anthony n'avait pas vraiment envie de savoir où elle était ou ce qu'elle faisait. Après tout, après ces jours si particulier, se retrouver tout seul lui faisait du bien. Le gérant d'Olly ne savait plus trop où il en était au final. Pourquoi il prenait autant de plaisir avec elle ? Pourquoi il se sentait aussi bien en sa présence ? Autant de questions à laquelle il n'avait pas de réponse. Ou du moins si. Il en avait une. Mais elle lui plaisait pas, donc il préférait dire qu'il n'en avait pas. Alors, il pensait à autre chose. Il passait sa vie à Olly, se rajoutait du travail là où il n'y en avait pas. Il s'était même mis en quête d'un contrat en CDD pour l'été. Première fois qu'il faisait ça, mais il se disait que ça leur ferait pas de mal un peu de renfort. Puis ça allait faire de la paperasse en plus, donc ça allait l'occuper l'esprit. Il avait même changer de fournisseur. Ça lui avait pris 2 ou 3 semaines, mais maintenant la liste de composants était deux fois plus longue qu'avant ! C'était génial, il y avait bien plus de possibilités pour les sorciers à présent. Ouais, j'vous jure qu'Antho arrivait à se réjouir de ça. Pour vous dire à quel point il en était là.

Puis le soir, une fois arrivé dans cet appart trop grand pour lui, il continuait à s'occuper l'esprit. Il s'était équipé avec ces trucs moldus qu'il avait vu dans un catalogue, avec un clavier avec les lettres dans le désordre. Un jour, il en avait eu marre de se priver de ce genre de truc, sous prétexte qu'il était sorcier. P*tain m*rde quoi ! Les moldus pouvaient discuter instantanément quand les sorciers s'envoyaient des hiboux ! Vous voyez le malaise ? Non ? Bah Antho si. Du coup, il s'était équipé, avait pris le truc le plus cher qu'il avait trouvé, il s'en foutait, si l'argent sorcier est impossible à reproduire, l'argent moldu l'était totalement. Il avait découvert "internet". C'était un monde à part ou il y avait le monde entier dedans justement. Il avait découvert pas mal de chose dans ce monde virtuel. Les jeux vidéos déjà. C'était cool. Imaginez, grâce à ça, vous pouviez piloter une voiture virtuelle et faire la course avec des gens qui étaient à l'autre bout du monde ! Vous pouviez jouer aux assassins aussi, ou juste conduire un bus dans des jeux allemands bizarre... En bref, on pouvait tout faire, même ce qui était impossible. Bien qu'il n'y avait pas grand chose d'impossible chez les sorciers. Puis, après il avait découvert des "forums". Pas comme chez les romains hein. Nan nan, c'était juste des sites où les gens parlaient. Puis, il y avait une communauté encore à part, les forums "RPG". Alors, eux, ils étaient bizarres. Tenez-vous bien, ils créaient un personnage de toute pièce, puis écrivait sur ce personnage avec d'autre personnage, comme s'ils vivaient ! Ils étaient un peu bizarres, et c'est pour ça qu'Antho s'était inscrit sur l'un d'eux. Ses soirées, il s'occupait donc à jouer à des jeux et écrire sur ce forum de gens bizarres (tout ressemblance avec une personne réelle est tout à fait fortuite). Il s'occupait l'esprit. Puis, quand il y pensait, il allait se coucher quand ses yeux commençaient à se fermer tout seul. Le plus souvent, il ne se couchait pas et enchaînait les nuits blanches.

Ne pas penser. C'était compliqué en fait. Vous avez déjà essayé de ne penser à rien ? Franchement, à part être un débile profond, c'était pas facile de ne penser à rien. Puis, un jour ça lui est arrivé en pleine g*eule. Comme un cognard. Ou une baffe. Elle lui manquait b*rdel. Genre vraiment. Qu'est-ce qu'elle foutait ? Il pouvait lui envoyer un patronus mais il ne savait pas comment elle allait réagir. Ça allait sans doute être pire que sa crise incompréhensible. Donc... Bah il attendait. Vous saviez-vous que les chats avaient peur des concombres ? Merci internet... Ah oui, internet c'était ça aussi. On avait accès à pleiiiin de trucs intéressants, à des théories scientifiques, à des articles de presse, au savoir absolu... Mais on préférait regarder des vidéos de chats sursautant face à un concombre. C'était assez magique finalement.

... Ok, elle lui manquait, mais pas comme une amie. Une amie, quand elle vous manquait, vous ne pensiez pas que la vie sans elle ne valait pas le coup. Ne pas penser, ne pas penser, ne pas penser. Il restait sur place, le temps passait, mais lui, il restait là, avec ce manque qui le rongeait doucement mais sûrement. Il attendait, mais combien de temps allait-il attendre ? YEAH, 20 kills pour 5 morts, pas mal le ratio hein ?
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Ailyne Lawson
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Ailyne Lawson, Sam 3 Sep - 15:37


Quelques mois plus tard


J'ai fait mes bagages. Je me suis pas encombrée de grand chose en fait. J'ai laissé les grandes robes de couturiers, j'ai pris deux trois fringues qui trainaient par-ci par-là. Dans l'hôtel. Et je me suis cassée. J'ai pas regardé derrière moi parce que je m'en foutais. Je m'en foutais complètement de tout ça. Y'a pas grand chose qu'a de l'importance quand on s'appelle Ailyne Lawson.

Je payais pas trop la chambre, j'en avais rien à faire. J'avais la flemme de payer l'autre, donc je l'ai pas fait. J'ai pas fait des trucs que les gens jugeraient bien, pendant cette période, mais j'en ai rien à battre. Sortilège interdit de temps en temps. C'est pas la mort. C'est pas très grave, quand on s'appelle Ailyne Lawson.

Je suis partie sans rien dire à personne. y'avait quelques personnes qui savaient que j'étais là. Qui m'attendaient parfois. J'avais fait du copinage avec des paumés de la ville. Des drogués complètement délurés, qui savaient plus trop ce qu'ils foutaient dans ce monde. J'avais sympathisé parce qu'ils avaient une vision de la vie que j'avais jamais exploité, que j'avais jamais pu comprendre, ni égaler. J'ai trainé avec eux pour comprendre et entrevoir. Leur monde. Leur univers. Ils se sont accrochés à moi et je leur ai tourné le dos. On s'en fout quand on s'appelle Ailyne Lawson.

Je me suis baladé de taudis en taudis, d'hôtel pourri à carrément moisi. Et je m'en foutais parce que je vivais la vraie vie. Je croisais des gens tous les jours, j'allais et je venais dans les rues de Londres. Complètement débraillée. Je courais, je dansais. Je buvais. Beaucoup trop diront certainement. Assez peu finalement, quand on s'appelle Ailyne Lawson.

J'ai transplané. Direct, sur un coup de tête, en fait. Ca y est, je suis arrivée. Enfin. Je devais y aller parce que je voulais y aller. Alors maintenant j'y suis. Je suis là devant la porte, je la pousse. J'ai ouvert grâce à la magie. C'est dingue tout ce qu'on peut faire avec la magie. J'aurais jamais cru un truc pareil possible. Je pose mes affaires, je me mets à l'aise. Faut que j'enlève mon jean, il commence sérieusement à me coller à la peau. On préfère vivre à poil, quand on s'appelle Ailyne Lawson.

J'ai l'habitude d'être ici. C'est naturel, comme la plupart des choses en fait. Je m'embarrasse de rien. C'est con parce que ça gêne. C'est pas mon but premier, je préférerais éviter, mais puisque ça se passe comme ça je laisse faire. J'ai pas mis les pieds ici depuis un bon bout de temps. Il n'y a pas grand chose qui a changé. C'est toujours aussi impersonnel. Toujours empreint du passage de Liv dans la vie d'Anthony. Peu importe, maintenant je suis de nouveau ici. Beaucoup me demanderait quel est mon plan B si je me fais jeter. Mais j'en ai pas. Je suis pas du genre à prévoir, à prévivre. Tout sur le coup, c'est comme ça quand on s'appelle Ailyne Lawson.

Je me jette sur les placards, j'ai envie de tester de nouvelles recettes. Parfois, je me dis que j'aurais dû être prof de potion. C'est tellement naturel, simple. Et souvent très efficace chez moi. Il n'y a jamais grand chose dans son frigo, mais c'est suffisant pour tester de nouvelles choses. Tester, c'est sympa quand on s'appelle Ailyne Lawson.

Les retours à l'improviste, c'est toujours comme ça quand on s'appelle Ailyne Lawson, ça fait un grand boum, et ça t'explose au visage.
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Anthony Adams
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Anthony Adams, Sam 3 Sep - 23:30


Anthony rentrait d'Olly. Il était gérant. Ça vous le saviez déjà. Il avait fini sa journée de boulot. Classique. Fabriquer des baguettes, vendre des baguettes, parler de baguette. La routine. Routine qui finissait par lui peser. Il s'emm*rdait. Pour ça d'ailleurs qu'il avait voyagé. En Irlande, à Las Vegas, au bord de mer, dans les terres. Il ne pouvait pas rester à Londres, c'était plus fort que lui, il fallait qu'il parte.

Surtout depuis qu'il avait perdu son attirail moldu. Il avait malheureusement appris à ses dépends que magie et technologie ne faisaient pas bon ménage. Effectivement, au bout d'un peu plus d'une semaine d'utilisation, tout parti en fumée. Littéralement. Sa magie avait copieusement altérée les composants, jusqu'à produire une étincelle alors qu'il était en pleine partie. C'est là qu'il fut confronté à la dure réalité. Pas moyen de profiter des avancées formidable des moldus. Déception. Mais il ne retentirait plus l'expérience. Avec tout ça, il avait faillit cramer son appart. Ça faisait cher la minute de détente. Du coup, il avait trouvé d'autres moyens de se divertir. Sortir. Il commençait souvent seul, finissait toujours accompagné. Lui qui avait assez peu voyagé, avait en quelques semaines, parcouru le monde. Il avait découvert. Quand certains partaient en week-end à quelques kilomètres de leur lieu de résidence, lui partait à l'autre bout du monde. D'ailleurs, c'était la fin de semaine. Il allait préparer une valise puis allait s'envoler. Il avait pas encore trop choisit sa destination, mais, voyant l'été qui se finissait, il se disait que partir dans une région chaude, genre les Caraïbes étaient une bonne idée. Ouais, les Caraïbes. Les filles étaient belles là-bas en plus. Le soleil, les belles filles, le farniente. Voilà un bon week-end qui s'annonçait.

Il y a des choses dans la vie qui vous marque. Des épreuves, des erreurs, des joies, des peines. D'ailleurs, c'était souvent les choses négatives qui vous marquaient le plus. Allez savoir pourquoi. Tout le monde se rappelle ce qu'il faisait lors des attaques de Poudlard, ou des autres attentats qui ont été perpétués dans le monde magique ces derniers temps. Quand aux trucs heureux... Baaah... Ah si ! Antho se rappelait quand il avait annoncé aux Ollivendeurs qu'il était passé gérant. Et son dernier jour à Poudlard aussi ! La fameuse libération de se dire qu'il n'allait plus voir la tronche de Renata. Par contre, il se souvenait absolument pas de quand il avait obtenu ses ASPIC. C'était tellement anecdotique pour lui, qu'il avait totalement oublié quand c'était. Le dernier truc en date qu'il l'avait marqué, c'était le départ de Lyne. Aussi brutale qu'imprévu, Anthony était resté un peu c*n après cet événement. Il se souvenait surtout de ce qu'il avait fait après. Rien. La première fois que ne rien faire l'avait autant marqué. Le jeune homme arriva à son immeuble puis se retrouva devant la porte. Il l'ouvrit à l'aide d'une clé mais... La porte était déjà déverrouillée. Bizarre. Il sortit sa baguette et ouvrit la porte doucement. Il ne vit d'abord personne dans le salon. Mais il entendait du bruit venant de la cuisine, comme si quelqu'un était en train de cuisiner.

Le jeune homme eu un moment où il se demanda si Liv avait pu garder un double. Avant de se rappeler que, même si elle en avait gardé un, elle n'avait aucun intérêt à revenir ici. Surtout pour faire la cuisine. Anthony s'approcha à pas de loup, et ce qu'il vit dépassa son entendement. Il vit une fille, en petite culotte et un haut. Et ce corps ne lui était pas inconnu. Ouais, il était comme ça lui, il reconnaissait les filles à leur corps. Et cette silhouette, ces jambes, ce c*l, c'était Ailyne. Le jeune homme fut tellement surpris, qu'il ne dit d'abord rien. Il la regarda faire pendant un petit moment. Mais qu'est-ce qu'elle foutait là ? Elle était pas sensé s'être cassée et ne jamais revenir ? Du moins d'elle-même ? Décidément, cette fille était étrange. Ce qui était étrange par contre, c'était la réaction d'Anthony. Du moins, celle qu'il essayait d'avoir.

Il ne savait pas comment réagir. Il était partagé, tiraillé. D'un côté, il était heureux de la voir. Vivante. De l'autre, il était énervé de n'avoir eu aucune nouvelle et de la voir débarquer comme ça, à l'improviste et par effraction. D'un côté, il mourrait d'envie de la voir. De l'autre, il avait fait un trait sur elle. Essayé du moins. D'un côté, il voulait la serrer dans ses bras. De l'autre, il voulait la jeter dehors. D'un côté, il voulait l'embrasser, lui murmurer à quel point elle lui avait manqué. De l'autre, lui gueuler que ce n'était qu'une c*nnasse égoïste. Cette incapacité à choisir l'immobilisa un instant. Une deuxième fois donc. Anthony se gifla mentalement et se força à bouger, faire quelque chose. Il s'éclaircit la gorge. C'était minable. Mais bon, au moins, il avait attiré son attention. Sauf qu'il ne savait toujours pas quoi faire. Tant pis, il se lança. La vie n'est qu'une grand improvisation.

- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t'il sèchement. Plus sèchement qu'il l'aurait voulu. Tu pars, sans explication, rien. Et tu reviens comme une fleur ? Toujours sans explication, même pas un mot pour me prévenir que tu allais revenir ?

Il était lancé. Il avait donc choisit la troisième option. Celle qu'il voulait éviter mais... C'était plus fort que lui. Impossible de ne pas être énervé contre elle. Il avait beau l'adorer, il avait beau lui passer beaucoup de choses qu'il ne pourrait accepter de quelqu'un d'autre. Là, elle avait dépasser les bornes.

- Qu'est-ce que t'as fait pendant tout ce temps ?

C'était une simple question. Dans son ton, il n'y avait aucune inquiétude, aucune curiosité, rien. Que de la froideur pour cette personne qui était pour lui la personne la plus importante. Mais maintenant, il réalisait que pour elle, il n'était rien. A présent, il allait la traiter comme telle...
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Ailyne Lawson
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Ailyne Lawson, Dim 4 Sep - 1:37


Peut-être que j'aurais dû garder ces longues robes. Elles étaient vraiment très belles. Le genre de robe qu'on porte certainement qu'une fois dans sa vie. Mais j'ai pas envie de les porter une seule fois dans ma vie. J'ai envie de faire que ça. De les porter, quand je veux. Sans occasion particulière. Juste parce qu'elles sont belles et que j'ai envie de les mettre. On devrait pas avoir à porter de belles choses pour des fêtes particulières. On devrait le faire quand on en a envie. Sans se soucier de ce que pensent les autres. Parce que c'est pas important, ça n'a pas d'importance. On peut porter des talons hauts et des robes de princesse dans la rue en pleine journée. Quelle différence ça peut faire ? Quelle différence ?

Je rentre comme ça. Je me suis fait la réflexion il y a pas longtemps de ça. Mais j'arrive dans les vies, je m'imprime dans les têtes, dans les coeurs. En plein d'exemplaires. Je grave mon nom et mon visage partout ou je trouve de la place. Ca me dérange pas. je suis même pas sûre de le faire exprès. Je m'en fous un peu en fait. De si je compte ou pas. J'en ai rien à faire. Ca n'a pas d'importance. Je danse, je fais la fête. Je bois. Je bois constamment. Je fais la conne. Je bousille ma vie en même temps que mes rêves mais je continue. Je continue d'y croire. De croire que je peux être sauvée. Que je suis libre. Complètement ivre de vie. Que je peux faire tout et n'importe quoi. Je peux vivre tout. Tout à la fois. Sans m'arrêter.

Je crois que j'ai réussi. A faire le bon mélange. C'est exactement ça qu'il fallait. Une boisson qui met en transe. Etat second. Overdose de sentiments. Tout exacerbé. Dans cette toute petite bulle. C'est tout ce qu'il fallait. C'est ce que je voulais. Je voulais exactement arriver à ça. A ces sensations. Sentiments de puissance, de détachement. Lâcher prise.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Tu pars, sans explication, rien. Et tu reviens comme une fleur ? Toujours sans explication, même pas un mot pour me prévenir que tu allais revenir ?

Oh. La surprise du jour. Le seul et l'unique. Anthony. Il se dressait là devant elle. Froid et indifférent. Ce qui cachait une profonde détresse de me voir ici. L'affrontant du regard. Sans bouger, sans broncher. Là où il ne s’attendait pas. Face à lui. Prête à tout pour rester. Je vais pas bouger Antho. Tu peux toujours me tester. Je vais rester là où est ma place. A tes côtés.

Je le détaille du regard. Quelque chose a changé. Brisé. C'est la seule chose qui me vient à l'esprit. Déraillé, détraqué. Sûrement de ma faute. Ou p'tre pas. Quelle importance en fait. Il est différent. On évolue à chaque instant ça devrait pas tilter. Mais ça tilt dans mon crâne. Je me demande juste comment il va. Je sais qu'il a mal. Blessé dans son égo. Comme tous les hommes qui me rencontrent. Comme les femmes aussi. L'être humain est compliqué. Un peu trop à mon goût. Seul remède contre les faux semblants, la vérité. Qui perce tous les abcès. Qui les crève à coup de sincérité.

- Je suis là parce que tu me manquais. Et si ça pose un problème je pars et tu me reverras pas, t'inquiète pas.

La première personne qui a compté et probablement la seule qui comptera de cette façon. De ce sentiment particulier. Indescriptible. C'est comme ça. Quand j'aime c'est d'un amour absolu. Il n'y a pas de compromis pas de peut-être, ni rien qui puisse le nuancer de quelques façons qui soient. Alors il n'y a pas de questions qui puissent être posé. C'est tout ou rien. J'aime et je hais les gens de la même intensité. C'est pas de ma faute, je gère pas tout ça, ça me dépasse. Les sentiments chez les autres j'arrive très bien à identifier. Quand il s'agit de moi, je pète juste tout. J'explose et ça fout tout en l'air.

- Qu'est-ce que t'as fait pendant tout ce temps ?
- Des cocktails, t'en veux ?

Je lui montre le récipient, où ma mixture repose. Pas encore très appétissante, mais délicieuse. Aux effets plutôt intéressants. Faut qu'il arrête de faire la gueule comme ça. Ca lui donne un air sévère qui lui ressemble pas. Je suis même pas sûre que lui-même se prend au sérieux.

- Ecoute, si tu veux m'en vouloir, vas-y te gêne pas. Mais t'es la seule personne de réel que j'ai dans ma vie. Tu peux me taper, tu peux crier. J'en ai rien à foutre. Je voulais juste te voir. Mais tu devrais arrêter de faire cette tête parce que ça va te faire vieillir avant l'heure.

Oui. D'accord, j'avais un peu abusé. Pas d'appel, j'étais partie en lui claquant la porte au nez. Je l'avais laissé sans rien. En lui laissant croire qu'il y était pour quelque chose alors que j'avais juste besoin d'air. J'avais juste eu envie de tout foutre en l'air. Avec les sentiments qui se mélangent. Moi je sais pas distinguée tout ça. L'amour, la haine, la colère, la tristesse, la déception et l'espoir. C'est du pareil au même. J'arrive pas à différencier, c'est toujours et constamment la même intensité. Il le sait. Il sait dans quoi il s'est engagé depuis qu'il est revenu dans ma vie. Il savait très bien qui j'étais quand il m'a fait venir chez lui.

- T'es la famille que j'ai choisi. Mais t'as pas le droit de m'en vouloir pour ce que je suis. Et si c'est le cas, je préfère me casser. Je m'encombre jamais du passé. Je vis dans le présent. Mais ça, tu le sais.
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Anthony Adams
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Anthony Adams, Dim 4 Sep - 15:26


- Je suis là parce que tu me manquais. Et si ça pose un problème je pars et tu me reverras pas, t'inquiète pas.

Si il lui manquait tant que ça, pourquoi elle n'avait donné aucune nouvelle pendant tout ce temps ? Quand une personne vous manque. Il lui manquait qu'au bout de 3 ou 4 mois c'est ça ? Anthony déposa ses affaires dans l'appart, tout en l'écoutant. De toute façon, elle n'allait pas bouger comme ça. Alors, autant faire comme d'habitude. Il s'en foutait de ses cocktails.

- Écoute, si tu veux m'en vouloir, vas-y te gêne pas. Mais t'es la seule personne de réel que j'ai dans ma vie. Tu peux me taper, tu peux crier. J'en ai rien à foutre. Je voulais juste te voir. Mais tu devrais arrêter de faire cette tête parce que ça va te faire vieillir avant l'heure.

Pourquoi fallait-t'il qu'elle tourne tout à la dérision ? Évidement qu'il lui en voulait. Elle l'avait laissé sans nouvelle pendant plusieurs mois et allait lui reprocher de faire la gu*ule ? Il croyait rêver. La situation était improbable. A la hauteur d'Ailyne vous me direz.

- T'es la famille que j'ai choisi. Mais t'as pas le droit de m'en vouloir pour ce que je suis. Et si c'est le cas, je préfère me casser. Je m'encombre jamais du passé. Je vis dans le présent. Mais ça, tu le sais.

Elle vivait dans le présent ouais. Elle vivait avec cette nouvelle Lyne. Balayé son passé. Balayé les aventures à Poudlard. Balayé l’insouciance. P*tain Lyne. Évidemment qu'il t'en veut pas d'être toi. Réfléchie un peu. Il t'a accepté, appris à te connaître. Appris à te comprendre. Ré-appris à t'aimer. Il a vu qui tu étais. Il a vu tes blessures, il a vu tes manques, il a vu derrière ton armure.
Et toi Lyne dans tout ça. T'as vu qui il était. T'as vu que ce mec qui se la pétait sur le terrain de Quidditch ; ce mec qui, d'un sourire, faisait craquer les groupies ; ce mec qui, derrière son comptoir aimait jouer au gérant bourru et j'en foutiste. T'as vu que derrière ce mec, il y avait un p*tain de cœur d'artichaut. T'as vu ses doutes, t'as vu que, derrière ce masque, Antho c'était... Antho quoi. Tu l'as vu ça non ? Tu le connais non ? Tu sais que t'avais pas le droit de lui faire ça. Tu savais qu'il allait être là devant toi, ahuri par ta présence. Énervé par ton retour. Et pourtant, c'est pas ton retour qui l'énerve. Si tu savais comment il était soulagé de te voir. En vie. Il avait flippé de te retrouver à nouveau sur un lit d'hôpital, ou pire qui sait ? Alors non, il préfère pas que tu te casses. Mais ça, tu le sais.

Mais tout ça. Il ne le diras pas. Il veut pas se livrer à toi. Il ne veut plus, pour l'instant. Il s'est assit sur le canapé, dos à la cuisine. Dos à toi. Te voir là, ça lui fait autant de mal que de bien. Alors, il te tourne le dos. Il reste là, silencieux, sur ce canapé et... Rien. Il ne sait pas quoi dire. Ailyne Lawson. T'es une peste.

Anthony respirait doucement. Il avait la tête entre ses mains, les yeux fermés. Le jeune homme n'avait rien à dire. Il avait pris l'habitude des réactions de son amie. Mais là, après tout ce temps, il ne savait plus comment faire. Il était tout simplement désemparé. Comme la première fois qu'il avait vu Lyne. La nouvelle. L'attrapeur souffla un bon coup et se redressa. Il resta tout de même assis sur le canapé. Il n'avait pas envie de la voir. Il savait qu'elle était là, c'était tout ce qui lui importait.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi t'es partie comme ça ? T'aurais au moins pu m'écrire ou j'sais pas... Un truc.

Sa voix était posée à présent. Pas d’animosité, pas d'énervement. Juste un réel besoin de réponses. Anthony s'enfonça dans le canapé. Il voulait dire bien d'autres choses mais... Il ne pouvait pas. Pas moyen de rajouter le moindre mot. Le gérant d'Ollivander's ne rajouta rien. Il attendait des réponses. Il en avait besoin.
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Ailyne Lawson
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Ailyne Lawson, Dim 4 Sep - 16:04


Je vais pas dire que je suis fière parce que c'est pas le cas. Je suis pas fière de tout ça. Ça me satisfait pas, ça me rend pas particulièrement heureuse. Ça me fait pas sauter au plafond. Ça fait pas voler les papillons. Je voulais pas faire du mal, j'ai pas réfléchi. Je réfléchis jamais. Mais je m'en veux pas. Je culpabilise pas de ce que j'ai fait. C'est ce que je voulais. Ce dont j'avais besoin. J'avais vraiment envie de ça. Je suis partie. Je suis partie et j'ai rien à dire de plus ou de moins. C'était peut-etre pas la bonne façon de le faire mais c'était la meilleure chose pour moi.

Il est tellement fâché. Assis sur le canapé, dos à moi, dos à mon visage qui le ferait craquer. Il n'en finirait plus d'être envoûté. Comme tous les autres. Sauf qu'il est pas vraiment pour tous les autres. Aussi fou que ça puisse paraitre, j'ai une infinité de respect pour ce mec là. Mais je suis Ailyne Lawson, et je sais pas trop comment faire les choses. Il est pas comme tous les autres, mais il sera de nouveau envoûté. Parce qu'ils le sont tous à un moment et que j'y peux rien. Je comprends pas quand je fais du mal et je comprends pas ce qu'on attend de moi. Je comprends jamais ces choses-là.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi t'es partie comme ça ? T'aurais au moins pu m'écrire ou j'sais pas... Un truc.

Il était moins froid. Il avait eu peur. Et c'était de ma faute. Je le sais. Je suis pas c*nne. Je comprends sur le coup mais quand je l'ai devant les yeux je saisis. J'ai saisi que j'avais dépassé les bornes. Je comprends pas exactement pourquoi mais j'ai compris que c'était le cas. Je l'écoute lui. Probablement le seul qui peut émettre de véritables critiques. Il m'a appris la vie. Alors je sais. Je sais Anthony. J'ai saisi. Mais j'ai pas de réponses à te fournir. C'est moi c'est comme ça. Un ras-le-bol, un je-ne-sais-quoi. Des sentiments aussi. Incontrôlables. Sûrement. Je sais pas. Je sais pas j'ai aucune idée de ce qui s'est passé. J'ai fait les choses comme je les pensais bien.

- J'ai pas de réponses à te donner. J'ai pas toutes les réponses que tu voudrais avoir. Je m'arrête un instant. C'est pas facile de parler. J'essaye encore de tout mettre au clair dans ma tête. Je comprends pas encore tout.

J'ai beau vivre comme ça tout le temps. A en perdre la raison. C'est toujours flou, je comprends ma actes. Je comprends pas mes actions et mes réactions. C'est tellement limpides chez les autres, tellement improbables quand ça vient de moi. Comme si j'étais montée à l'envers. Et j'ai encore le coeur à l'envers. Constamment.

Eh. Antho. Il y a plein de choses que je voudrais dire. Mais j'ai pas encore les mots pour tout ça. J'ai pas encore les mots pour parler. Des sentiments et de ce que je ressens. Je veux dire. J'ai des années de retard. J'ai vingt ans de retard sur ma vie. J'ai oublié et du réapprendre ce qu'était la joie. La colère. L'amour et l'amitié. Leur différence et les limites à ne pas franchir. Mais j'y arrive pas encore. C'est des choses qui sont naturels pour toi mais pas pour moi. J'essaye encore de trouver les mots pour t'expliquer. J'y arrive pas encore. J'ai besoin de temps que tu pourras probablement me donner. J'ai eu le temps d'y penser. Je sais que je vais finir seule et que j'aurais plus personne. Que les gens en auront mal d'être déçu. Je sais aussi que je vais pas changer. J'ai même pas envie de changer. Mais l'enthousiasme que je provoque se transformera en souvenir. Et je serais invisible. Et seule. Mais je suis là devant toi. Et ça veut pas rien dire. C'est pas anecdotique. C'est pas rien. C'est pas rien d'être ici. Ça veut dire. Ça veut que t'es le morceau de vie que j'ai choisi.

Je vais près de lui. Je le force à me regarder. Il doit pas m'éviter, je suis là et il doit me confronter. Ça sert à rien de faire comme si j'étais pas là parce que ça change rien aux faits. Je suis ici. Je lui prends les mains. Je sais qu'il faudrait que je sois désolée de tout ça. Mais je suis seulement désolée qu'il soit comme ça. Je m'en veux pas et j'ai pas envie de me le reprocher. J'ai envie qu'il me regarde. Qu'il dise ce qu'il pense. Et qu'on recommence.

- Je sais pas gérer les sentiments. Et pour toi c'était bien trop. Ça ne pouvait qu'exploser.

Je pars pour la cuisine. J'ai lâché ma petite bombe. Et je me remets à faire mes expériences. Parce que c'est comme ça que je conçois ma vie. J'aimerais être désolée. Mais je suis plus la Ailyne de Poudlard.

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Anthony Adams
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Anthony Adams, Lun 5 Sep - 13:20


Aucune réponse ? C'était ça la réponse ? Aucune réponse ?

- J'essaye encore de tout mettre au clair dans ma tête. Je comprends pas encore tout.

Il n'y avait rien à comprendre pourtant. Juste une explication à donner. Juste un mot, pourquoi, comment. Un truc m*rde. Le jeune homme soupira sans rien relever. Il l'entend bouger. S'approcher de lui. Alors il ferme les yeux. Il l'écoute approcher, marcher doucement. Quand vous connaissez une personne, vous connaissez par cœur le bruit de ses pas. Pas de doute, c'était elle. Lyne lui prend les mains. Il est obligé de la regarder. Elle est toujours aussi belle. Ces grands yeux bleus-verts, ces cheveux bruns-roux. Ce regard qui vous pénètre, sans comprendre toute la portée de ce qu'elle voyait. Un peu comme un enfant qui ne comprend pas les larmes d'une grande personne.


- Je sais pas gérer les sentiments. Et pour toi c'était bien trop. Ça ne pouvait qu'exploser.

Trop de quoi ? Sentiments ? Ça voulait dire quoi ça ? C'était quoi "trop" de sentiments en fait ? Le jeune homme resta silencieux et lâcha la main de Lyne et tourna la tête en se reposant bien au fond du canapé. Elle essayait de tout mettre au clair dans sa tête ? Ça l'était pas plus dans la tête d'Antho. Elle lui avait manqué pendant tout ce temps. Mais, il l'avait effacé. Petit à petit, il avait réussit à penser à autre chose. A "l'oublier". Après tout, elle était partit, pas la peine de s'attacher. C'était finit, évaporer. Du moins jusqu'à maintenant. L'attrapeur ne savait plus trop quoi penser. Il voulait qu'elle reste là. Il était bien avec elle. Il s'ennuyait mois, la vie n'était pas morose, retrouvait du goût, de l'intérêt. Mais il avait vécu seul pendant tout ce temps. Ce n'est pas que ça lui avait plu. Ce n'est pas non plus qu'il s'y était habitué, loin de là. Mais, il s'était fait à l'idée, le temps de retrouver quelqu'un. Un coloc ou plus si affinité. Son amie était déjà repartie dans la cuisine pour essayer de préparer un cocktail. Comme si de rien n'était.

Le jeune homme se leva tout de même du canapé pour aller fermer la porte qui était restée grande ouverte. Une fois fait, il se retourna vers la cuisine. Lyne faisait son truc, comme si elle n'était jamais partie. Comme si rien ne s'était passé. Pour Antho, il s'était passé quelque chose. Et il ne savait plus quoi penser. Lyne comptait pour lui mais... Comptais-t'il pour elle ? Malgré ce qu'elle lui avait dit, il ne savait plus trop sur quel pied dansé. Il savait qu'elle ne mentait pas. Elle ne savait pas mentir. Mais, il était qui pour elle ? "la famille que j'ai choisi" disait-elle. Ça ne voulait rien dire. Antho détestait sa famille, il n'avait plus aucun lien avec eux. Il avait même expressément dit à son père qu'il ne le reverrait plus jamais. La seule famille qu'il aimait vraiment avait été fauchée il y a bien longtemps. "La famille" comme elle disait, c'était pas signe d'amour pour lui. Ça ne voulait rien dire même. "Et pour toi c'était bien trop". Trop. Trop, c'était péjoratif ça. Il n'y avait rien de pire que "trop" d'un truc. Il y avait trop de sel, trop de monde, trop de cours, trop de boulot. Rien de bien là-dedans. Si ce n'est dans le travail, il aimait bien avoir trop de travail en ce moment. Ça lui faisait penser à autre chose, lui faisait entrer dans une tâche répétitive ou la réflexion se limitait à savoir quelle baguette serait la meilleure pour un client. C'était facile, on pensait pas quand il y avait trop de travail. Mais trop de sentiments ? Ça voulait dire quoi ? Qu'elle préférait le fuir plutôt que de rester une seconde de plus avec lui de peur de se brûler les ailes ? Qu'elle l'aimait trop, et que ça lui faisait peur ? Qu'elle ressentait trop et qu'elle ne savait pas ce que ça voulait dire ? Dans tous les cas, c'était négatif, sans aucun doute.

Finalement, il la rejoint dans la cuisine. Il resta tout de même à distance d'elle en s'installant sur une des chaises du bar. Il la regarda faire encore un peu, sans rien dire. Il voulait comprendre mais, elle ne pouvait pas donner de réponse. Il n'avait rien à dire cette fois. D'habitude, avec elle, ils refaisaient le monde, parlaient de tout et rien, profitaient. D'habitude, Antho serait en train de l'em*erder un peu, histoire de finir au lit éventuellement. Mais aujourd'hui rien de tout ça. Il n'avait pas envie de tout ça en fait. Il avait envie de comprendre.

- Ça veut dire quoi "trop" de sentiments pour toi ? dit-il accouder au bar.

Il était presque sûr qu'il n'allait avoir aucune réponse. Et que s'il en avait une, cette dernière n'allait pas lui plaire. Dans tous les cas, il allait être perdant. Comme souvent avec Ailyne de toute façon. Sa voix n'avait pas changé. Comme si d'un seul coup, tel Atlas, il s'était retrouvé à devoir porter le monde sur ses épaules.
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Ailyne Lawson
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Ailyne Lawson, Mar 6 Sep - 8:57


Il sait pas ce qu'il fait, ce qu'il dit, où il en est. Il en a aucune idée. Je suis devant un mec qui sait pas. Il prend aucune décision, il veut savoir, comprendre. Beaucoup de blabla pour rien. Il faut que je lui dise d'arrêter de se prendre la tête. Je veux dire. Je veux bien qu'il y ait des choses qui l'ait fait chier. Je veux bien que ça l'ait blessé. Mais là c'est bon, faut arrêter. Il était ami où il l'était. Quoique. Facile à dire pour moi. Qu'est-ce que ça veut dire amitié pour moi. Qu'est-ce que ça signifie, quand rien n'a de conséquence. Quand rien ne t'atteint ou quand tout le fait. Quand on est faite de noir et de blanc, comment ça peut marcher ?

C'est marrant d'être comme ça. Ou toute noire, ou toute blanche. Parce qu'à la différence de beaucoup, dans le monde, moi, je vois une palette de couleur. Des choses que les gens n'arrivent pas à atteindre, perché sur leur ego. L'avantage à ne rien connaitre, c'est que l'ego, c'est pas quelque chose de fondamental non plus. Je me crache pas dessus, mais je m'élève pas non plus, plus haut que mon crâne. Enfin j'ai l'impression. Peut-être que si au final. Etre conscient de son pouvoir sur les gens, c'est peut-être une sorte d'ego surdimensionné.

Tout réapprendre. A la fois fantastique, fascinant et effrayant. Etre toute seule dans la fosse. Tout le monde connait les règles. Et je dois tout faire toute seule. Saisir les tactiques, les règles, et ce que les gens attendent de moi. Trop fatigant. Faut qu'ils lâchent tous un peu prise parce qu'ils se rendent pas compte qu'ils s'épuisent le corps et l'âme.

Je regarde Anthony, et je trouve qu'il a changé du tout au tout. Souvent, les gens pensent que les autres ne changent pas. C'est entièrement faux. Quand on passe du temps loin d'une personne, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, son regard change. Ses expressions se modifient. D'abord insidieusement et de façon plus prononcé ensuite. Il a changé. Il est plus dur. Plus froid. Et je ne sais que ce n'est pas juste par rapport à moi. Je sais. Que mon départ l'a rendu suspicieux aux attaches.

- Ça veut dire quoi "trop" de sentiments pour toi ?
- C'est quand t'aimes tellement une personne, que t'es incapable de savoir si elle va t'élever ou te détruire.

Le truc c'est que la plupart des gens normalement constitué savent gérer; Savent comprendre, et dissocier. Faire le point et être apaisé. Et que moi je suis une bombe à retardement. Que je bousille tout dès que je ressens quoique ce soit. Il le sait tout ça. Il a juste besoin d'entendre des choses. Il attend de moi que je me comporte comme une personne normale. Mais j'ai aucune idée de ce que ça signifie "être normal". Je crois que personne ne l'est finalement.

- Tu vas m'en vouloir pour le restant de tes jours ? Parce que si c'est le cas je préfère le savoir, c'est long l'éternité.

Je bouge, je me déplace, je lui prends la main et je prends la porte. Je reviendrais quand il se sera fait à l'idée, j'ai des courses faire, et lui mon arrivée à gérer.

- Je reviens vite.
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Anthony Adams
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Anthony Adams, Mar 6 Sep - 23:20


Il le savait. Il avait eu une réponse. Et elle ne lui plaisait pas. L'élever ou la détruire ? L'aider ou l'enfoncer ? Il l'avait aider non ? C'est lui qu'il l'avait récupéré après son accident, qui l'avait aidé à recoller des morceaux, qui avait accepté la nouvelle Lyne, qui lui avait réappris le Quidditch, lui avait fait redécouvrir la vie. Et malgré ça, il pouvait la détruire ?

- Tu vas m'en vouloir pour le restant de tes jours ? Parce que si c'est le cas je préfère le savoir, c'est long l'éternité.

Évidement que non ! D'ailleurs, il ne lui en voulait pas vraiment. Il était beaucoup trop heureux de la retrouver. Le gérant n'était juste pas prêt à son retour. Il avait réussit à l'oublier. A vivre sans elle. Anthony avait intégré l'idée de vivre seul. Il lui aurait fallut un peu plus de temps. Ou un peu de préparation. Par une lettre, un patronus ou quelque chose. D'ailleurs, il ne savait même pas si Lyne était encore capable de créer un patronus. En tout cas, elle était parti avant qu'il réponde quoi que ce soit. Elle revenait. Comme d'habitude, elle allait revenir. Elle partait sans doute faire des courses. La dernière fois, c'est Antho qui les avait fait, c'était à son tour cette fois. Le jeune homme resta là. Assis sur le comptoir de la cuisine, les yeux dans le vide. Il regarda le récipient où la mixture un peu étrange reposait. Les cocktails d'Ailyne avaient toujours des effets intéressants. Mais il ne savait pas comment elle créait ses cocktails. Étant nul en potion, il n'avait d'ailleurs aucune idée de comment elle arrivait à avoir ce genre d'effet. Mais pour lui, la logique était de faire un bon cocktail, puis après, de lui mettre des effets. Du coup, il gouta, histoire d'avoir le gout en avant première.

Il alla chercher un verre et prit quelques centilitres du breuvage. La mixture était bizarre. Un peu épaisse, elle avait eu du mal à couler dans le verre. Le jeune homme sentit le cocktail et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ne sentait pas franchement la rose. Malgré tout, il gouta. Il gouta et...

Ailyne était revenue. Les bras chargés de course. Anthony lui n'avait toujours pas finit son premier verre. Le jeune homme se tourna vers elle, le verre à la main.

- Pas mauvais, dit-il. La texture est un peu bizarre, ça pue, mais c'est bon. il s'arrêta. Et non, je peux pas t'en vouloir toute la vie. Je suis même incapable de t'en vouloir actuellement pour tout t'avouer. Nouvelle pause. Nouveau changement de sujet. T'as besoin d'aide pour les courses ?
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Ailyne Lawson, Ven 9 Sep - 17:54


Je suis revenue rapidement. Le temps de faire deux trois courses et lui permettre d'être seul avec ses pensées. J'aime bien être seule. Je me disais que lui aussi. En fait j'en sais rien si c'était ce qu'il voulait ou pas et je crois que je m'en fous un peu. J'avais besoin de faire des courses et j'ai pensé que ça serait pas plus mal de les faire là. A ce moment là. Je crois pas qu'on était en conflit, je crois pas qu'on est véritablement en colère l'un contre l'autre. Enfin moi je le suis pas ça c'est clair. Je crois que j'ai jamais vraiment été en colère. Je crois que. Je suis trop détachée de tout ça.

- Pas mauvais. La texture est un peu bizarre, ça pue, mais c'est bon. Et non, je peux pas t'en vouloir toute la vie. Je suis même incapable de t'en vouloir actuellement pour tout t'avouer. T'as besoin d'aide pour les courses ?
- J'ai l'air d'être une demoiselle en détresse ?

Je savais ranger mes courses toute seule j'avais pas cinq ans. De toute façon, j'avais besoin de tout utilisé. Et il avait pas qu'a goûté c'était pas fini. On goûte pas quelque chose en pleine préparation. Il fallait encore que je rajoute l'alcool et les arômes de saveur, il fallait rendre la texture moins consistante. C'était tout un truc. Presque des sciences exactes en fait. Mais beaucoup plus cool. J'aurais dû être prof de potion c'est clair. Je connais tous les trucs et les astuces sur le bout des doigts. J'ai lu des centaines de bouquins sur tout et j'ai du m'entrainer un million de fois.

Je verse dans un petit récipient un peu d'eau. C'est vraiment trois fois rien mais ça va rendre la solution plus liquide. C'est la version alpha, la bêta est souvent la définitive. J'ajoute ce que je veux très rapidement, j'essaye d'aller vite pour pas qu'il voit ce que je mets, je veux que ce soit la surprise.

Une fois fini, je lui donne le verre. J'ai hâte qu'il goûte maintenant que les effets sont optimales, que la couleur, la consistance et l'odeur sont plaisantes. J'ai envie de le voir lâcher prise. Et peut-être qu'une réconciliation sur l'oreiller s'imposera, après tout...

- Allez, goûte moi ça.

Je le laisse prendre son verre je passe derrière lui. Furtivement. Je lui cache les yeux. Et le laisse prendre une gorgée. Ca y est. C'est de nouveau moi, ici avec lui. Toujours aussi joueuse.

- Dis-moi ce que tu sens.

Je veux qu'il laisse aller les arômes, qu'il prenne le temps de distinguer ce qu'il sent et ce que ça lui fait. Ce que ça lui procure. Je suis toute proche de lui. Je sais combien ça peut déstabiliser. De sentir mon odeur fruité. Mon sourire et mes lèvres sucrés, si proche. Mon souffle dans son cou, lui disant de s'abandonner et de me faire confiance. C'est un jeu, il le sait. C'est le jeu préféré de mademoiselle Ailyne Lawson, de chercher les sentiments.
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Anthony Adams, Lun 12 Sep - 15:11


Elle était rentrée, les bras chargés de course. Mais comme à son habitude, Lyne était indépendante. Il ne l'aida donc pas pour ne pas se faire engueuler. Anthony la regarda faire ses trucs. Elle rajoutait des ingrédients connus, et d'autres beaucoup moins par Antho. Elle était rapide, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Le jeune homme la regardait faire, sans trop comprendre ce qui se passait. Il était à présent les deux coudes appuyés sur la table et la tête dans les mains. Entre fascination et curiosité, il admirait son amie. Admiration c'était le mot. Il n'arrivait pas à décrocher son regard de Lyne. Pendant tout le temps qu'elle le préparait, personne ne parla. Anthony regardait ça de loin, sans trop comprendre ce qu'il voyait, tandis que Lyne était concentrée sur ce qu'elle faisait.

- Allez, goûte moi ça, et elle lui cache les yeux en passant derrière lui. Dis-moi ce que tu sens.

Il la sent derrière lui et ne peut s'empêcher de poser sa tête sur l'épaule d'Ailyne après avoir bu la première gorgée. Ce qu'il sent ? Finalement tout et rien. Il ne sait toujours pas si le fait qu'elle soit là le rend bien ou lui fait mal. Mais, là, juste à cette instant, il est bien. Les yeux fermés, la tête sur l'épaule de son amie. Le liquide était vraiment pas mauvais. A présent, il avait même une odeur agréable. La texture était normale pour un cocktail. Bref, c'était largement un cocktail qui pouvait se présenter à la carte des 3B.

- C'est bon, dit-il simplement.

Il aurait voulu rajouter quelque chose mais... Il préférait laisser les effets du cocktail faire effet. Souvent, ses cocktails avaient des effets inhibiteurs assez pratique quand on avait des trucs sur le cœur. Il souffla et profita de l'instant. Il avait plein de choses à dire. Mais il avait juste envie de profiter de l'instant. Retrouver cette proximité qu'ils avaient toujours eu. Sans aucun doute, il était bien là avec elle. Il avait cette sensation d'être là où il devait se trouver. Juste avec elle, sans personne autour. Un moment de calme après la tempête. Antho restait donc encore silencieux. Il laissait ce temps en suspension, tout en sachant que ça allait insupporter Lyne. Il fallait qu'elle bouge, qu'elle fasse quelque chose. Elle ne pouvait pas rester là à rien faire trop longtemps.

Il finit donc par se redresser au bout d'un certain temps. Ça n'avait sans doute pas durer très longtemps, mais ça lui avait suffit à se sentir incroyablement reposé d'un seul coup. Il ne savait pas trop si c'était le cocktail ou tout simplement la présence de la jeune fille mais, il se sentait bien. Bien mieux que depuis ces derniers mois. L'attrapeur lui prit les mains pour les enlever de devant ses yeux et se tourner vers elle. Il la regarda et il eu un maelström de de sentiments. Il eut envie de l'embrasser. Sans raison. Il s'avança imperceptiblement vers elle avant de se reprendre.

- Je sais pas trop ce que je ressens, commença-t'il en plantant son regard dans celui de Lyne. Tout et rien. Pause. Comme si...

Aucune idée. Absolument aucune idée. Le gérant d'Olly se sentait... Vous voyez ? Comme... Voilà. C'était pas descriptible, il ressentait tout en quadruple, tout en étant... C'est ça. Un truc entre... Comment dire. Anthony, c'était le mec qui avait l'habitude d'avoir le contrôle sur lui. Il contrôlait sa vie, il contrôlait sa boutique, il contrôlait ses émotions, mais là, il pouvait pas. Pas moyen. Tout, il ressentait tout et son contraire. C'était... Étrange. Son regard ne pouvait plus se détacher des yeux de son amie. Magnifique. Elle était magnifique.

- Je sais pas. En tout cas, t'es vraiment belle, finit-il par lâcher. Mais s'il te plait, mais refais pas un coup comme ça... Je peux pas t'en vouloir, tu le sais.
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Ailyne Lawson
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Ailyne Lawson, Mer 28 Sep - 12:36


Je sais qu'il ne peut pas m'en vouloir. Que je suis à la fois une étoile et une bombe à retardement. Ca n'a rien d'exceptionnel. C'est juste ce que je suis. Ce que je fais. Ce que je vaux et ce que je crois. Je ne crois pas en l'égo et toute cette dimension de confiance en soi. Je pense que je suis assez lucide pour capter tout ça. Je pense que je suis revenue assez souvent sur moi. Pour me trouver, pour m'englober, dans ma globalité.
Je suis une infinité de dimension et il le sait. C'est pour ça que je suis insaisissable, que je suis toujours en mouvement. On ne peut pas m'attraper, je vole, je fuis, sans m'en apercevoir. Parce que le temps de m'apercevoir je suis déjà ailleurs. Je suis déjà dans les tréfonds de l'univers, de l'espace, de la terre. Je suis partout, tout le temps.

Il ne veut plus que je le quitte, plus que je lui fasse de coup pareil. Mais je sais pas de quoi demain serait fait. P'tre que je voudrais lui foutre une claque et plus voir sa gueule. Et trois jours plus tard je reviendrais parce que ses yeux malicieux me manqueront. Parce que j'aurais besoin de sa tendresse et de ce qu'il est.

J'aurais besoin de la seule famille que j'ai.

Je suis consciente que c'est pas comme ça que je devrais agir, c'est pas comme ça que je devrais me débrouiller. Je devrais lui montrer pourquoi il est la famille que j'ai choisi. Pourquoi je l'aime d'un amour sincère. Parce que oui. Je crois que c'est de l'amour mais qu'est ce que j'en sais. Comment je suis censée reconnaitre ça. L'amour. C'est difficile à distinguer les émotions. A les séparer. A trouver leur essence et leurs caractéristiques. Tout se mélange tout se perd. Et j'essaye. Mais qu'est-ce que j'en sais. Qui je suis pour définir ce que c'est ? J'ai rien vécu. J'ai 20 années de retard. Vingt ans de souvenirs manquants. Je me les forge puissance 1000. Et j'ai l'impression d'avoir vécu plus que la plupart des gens. Mais ça ne remplace pas certaines lacunes.

Je suis au courant, que ce n'est pas comme ça qu'on doit montrer les choses mais c'est comme ça que je le fais. C'est ma manière. C'est ce que je suis. C'est comme ça que j'exprime les choses. Je ne suis jamais là où je n'ai pas envie d'être. Et maintenant je suis là. Près de lui et ça veut dire beaucoup.

Ce n'est vraiment pas anodin.

J'hausse les épaules. Je n'ai rien à répondre, rien envie de dire de plus ou de moins. Tout a été dit. Je n'ai rien à ajouter. Les mots sont trop souvent superflus. Je le regarde. Je fonce sur le canapé. Je lui intime de me rejoindre. Je souris et je sais que ça lui monte à la tête et que ça lui enflamme le coeur. Ca fait toujours cet effet-là. Quand je souris.

- Et maintenant qu'est-ce qu'on fait monsieur Adams ? Je m'arrête, mes yeux pétillent : On a beaucoup de choses à rattraper.
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Anthony Adams
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Anthony Adams, Dim 2 Oct - 14:19


T'es planté là. Tu la regardes. P*tain qu'elle est belle. Elle... Elle est là. Elle hausse les épaules puis... Rien. Rien, parce qu'elle n'a rien a rajouté. Ou qu'elle s'en fout. Dur à savoir. Tu la regarde, comme hypnotisé. Elle se jette sur le canapé, comme il y a des années de ça... Ou seulement quelques mois. Tu sais plus. Le temps, c'est ce truc insaisissable. C'est ce truc que t'as pas vu passer, que t'as perdu en essayant d'en gagner. Contre le temps, toutes les batailles sont veines. Il passe, il te regarde. T'es planté là, lui il défile, te file entre les mains, tel une étoile filante, qui poursuit sa course dans le cosmos quand vous la regardiez passer.

Elle te parle. Du moins, il semblerait. T'écoute pas trop, parce que toi t'es toujours dans cet univers étrange ou tout et rien cohabite. T'as cette impression de l'aimer comme un fou... En la détestant de tout ton être. T'as cette envie de la rejoindre. Et cette envie de fuir loin. Tu la regardes. C'est à peu près tout ce que tu sais faire en ce moment. Tu la regardes, parce que tu voudrais la garder. Près de toi. Tu prends ta baguette dans ta poche et retourne une dizaine de seconde auparavant avec un Retro Temporalis pour entendre ce qu'elle t'a dit.

- ...nant qu'est-ce qu'on fait monsieur Adams ? On a beaucoup de choses à rattraper.

T'es vraiment une loque, t'as trop tardé, t'arrive même pas à avoir la totalité de sa phrase. T'essayes de te sortir de cette torpeur mais... C'est compliqué. Tu veux lui répondre mais, t'y arrives pas. Tes lèvres sont comme collées l'une à l'autre, ta bouche est sèche, tu sers les dents. T'es dans une lutte intérieure. Dans cet état quantique. Tu es tout et rien. Vivant et mort. Comme ce chat enfermé dans une boîte. Sauf que toi, t'es enfermé dans ta vie, dans ton appart et que la bille de gaz mortel, c'est cette fille qui te fait face. Celle qui te maintient en vie, autant qu'elle te tue. Sans répondre, tu l'as rejoins. T'es attiré par elle, comme un aimant. Cette fille, c'est un aimant en fait. Même si tu le veux pas, t'es obligé de la rejoindre. Elle t'attire mais parfois, sa polarité change et elle te repousse. Tu comprends rien à cette fille. Avant, elle était juste insaisissable. Maintenant elle est carrément inconnue. Tu comprends rien. Tu comprends pas non plus ce que tu fais, pourquoi tu t'assois sur le canapé, pourquoi tu la regarde. Encore. T'en sais rien. Tu la trouve magnifique. Son sourire, son regard, ses courbes. Tout. Elle t'a manqué. Son corps t'a manqué. Tu t'étales dans la canapé, en la regardant de côté. Son regard pétille. Comme d'habitude. Rien à changer ? Pas certains. Des choses à rattraper ? Le temps se rattrape pas. Tu sais même pas si t'as envie d'essayer de le rattraper. La bataille est perdue d'avance. Puis tu sais pas ce qu'il y avait à rattraper là, maintenant. C'est pas comme s'ils étaient en train de monter des projets ensembles quand elle était partie.

- Aucune idée...

Encore une fois, t'en sais rien. De toute façon, il n'y avait rien à faire pour l'instant. Alors tu fermes les yeux et tu souffles. T'attends que ça se passe. Ou que ça arrive. Tu sais pas trop ce que tu dois attendre en fait, mais t'attends. Il n'y a rien d'autre à faire...

- Ce qui est perdu est perdu. Il n'y a rien à rattraper.

Les mots t'échappent. Ton filtre ne marche pas. Tu parles comme tu penses, t'arrive pas t'en empêcher. Tes pensées se formalisent toutes seules sans trop comprendre pourquoi ni comment. Tu pouvais pas parler il y a une minute, et là, t'arrive pas à te retenir...

- Tu veux faire quoi toi ?
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Re: [Habitation] 1664, Warwick Avenue, Little Venice

Message par : Ailyne Lawson, Mer 12 Oct - 21:39


Je m'avance à pas de velours. Je suis douce, je suis sauvage. Je sais qu'on m'apprivoise pas. Je sais que j'ai tendance à tout foutre en l'air, à lui mettre la tête à l'envers. Je sais que je m'avance à pas de loups, que j'emprunte un chemin qui le mène à la déraison. Parce que. Parce que quand il s'agit. Quand il s'agit de moi. Ca part toujours en vrille. Je m'infiltre dans les coeurs. Dans les esprits. Et là, tout fout le camp. Parce que quand je m'insinue, c'est foutu.

Je rampe, comme une vipère, et je sens que le déroulement de mes hanches fait son effet. Je sais que ma silhouette dessine des courbes dans lequel on se perd. Je sais qu'ils feraient tout pour me bouffer. Tout cru. Sauf que c'est moi qui les mange. Tout rond. Je les mange pas cru, je les fais bouillonner, bouillir, ça vient de la charpie. Ensuite. Ensuite c'est foutu. Ca passe d'un coup. Je sais que c'est moi qui mène la danse, qui crée les règles. Je sais qu'on ne peut pas résister à jouer. C'est vital.

Il parle et ses paroles sont comme des murmures que je perçois pas. Que je perçois plus. Je vois ses lèvres bouger, s'agiter. Doucement, tendrement. On ne s'attarde jamais assez sur le mouvement des lèvres. Toujours sur les yeux, essayer de percer les secrets. Comme si on pouvait le faire à jour, en regardant juste la pupille. En vérité, c'est un travail sur tout le visage. Sur tout le corps. Pour comprendre. Pour saisir. Et les lèvres. De si belles lèvres. Et ce mouvement. Si sexy. Qui me donne envie de les attraper. Les frôler, du bout des doigts. Comme quelque chose qu'on ose toucher. Qu'on a peur de voir s'envoler. Ce mouvement. Qui pourrait disparaitre.

Mais moi. Moi. Tout ce que j'ai envie. C'est de les embrasser. Lèvres contre lèvres. Coeur contre coeur. Et moi. Moi. Je fais pas de distinctions entre désir et acte. Alors comme un félin, je m'approche. Voluptueusement, c'est comme ça qu'on dit. Je m'approche. Mes mains au dessus de ses épaules, mon corps tout contre le sien. Alors je l'embrasse. Pas de distinction.

- Alors monsieur Adams, toujours pas d'idées ?
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