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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
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Alhena Peverell
Personnel de Poudlard
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Alhena Peverell, Mer 08 Juin 2016, 03:33


L'atmosphère était devenue légère. Trop peut-être. Frissons, punition. Rêveries, confidences. Étrange nuit, étrange histoire qui s'était écoulée en un court laps de temps. Deux personnages opposées, qui en une nuit, avait parlé. De tout et rien à la fois. Un léger sourire qui dessine tes lèvres. Tu croises les bras. Demain, tu reprendras ce masque impassible qu'était la spécialité de ton être. Froide, distante. Pas cette étrangère, au coeur rêveur, la mère que tu aurais du, non que tu devrais être.

- Eh bien comme vous le savez sûrement, c'est ma cinquième année et je me débrouille pas mal, j'ai toujours eux de bonnes notes dans les domaines qui me passionnent tel que me cours de potion ou encore la défense contre les forces du mal, par contre j'ai toujours eux du mal avec la divination..c'est la seule matière où je n'arrive pas à progresser. Je suis d'accord avec vous, la pratique a toujours été mon point fort.

- Ah, la divination. Tout est une question croyance, de connexion avec les esprits qui nous entoure. Nous ne sommes pas tous réceptif je pense. Mais je pense malgré tout, si vous parlez un peu avec Monsieur Spinner, vous trouverez vite un moyen de remonter la pente.

Yeux rivés sur le sol. Comme si tu avais honte de trainer avec une adolescente. Comme si tu comprenais enfin, réellement, quelle est la position dans laquelle tu te trouves. Tu n'es plus une enfant. Petit serpent à la langue acérée à bien grandit. Trop peut-être. Il est tombé trop profondément dans le trou du lapin. Mesquin, rire, mesquin, rire. Ton esprit s'échappe. Ton démon grogne. Alors t'affiches un beau sourire crispé, ça va aller. Tu sais te contrôler.

- Hum, du coup, si vous préférez la pratique. Ma matière ne dois pas trop vous intéresser ?

Question piège, sans l'être. Tu demandais ça juste pour t'informer, rien de bien spécial. Mais ça t'intéresser. Tu savais ta matière peu appréciée aux yeux des autres. Alors, autant en être sûre. Les gens étaient différents de toi, bien trop différent. Tu n'es qu'un ectoplasme dans un monde de fantasme...
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Oxane Snyder
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Oxane Snyder, Mar 14 Juin 2016, 14:21


-Ah, la divination. Tout est une question croyance, de connexion avec les esprits qui nous entoure. Nous ne sommes pas tous réceptif je pense. Mais je pense malgré tout, si vous parlez un peu avec Monsieur Spinner, vous trouverez vite un moyen de remonter la pente.

La jeune fille était contente d'avoir des conseils à propos de cette matière. C'est vrai qu'elle n'a jamais réussi à accrocher pour celle ci, pourtant la jeune rouge et or n'était pas quelqu'un qui abandonnait rapidement, elle a appris à s'accrocher jusqu'au bout et ce n'est pas une simple matière qui va lui faire baisser les bras. C'était donc une bonne idée, elle ira un de ces jours rendre visite au professeur Spinner, il trouvera sûrement un moyen pour m
l'aider à franchir cette phase comme l'a dit professeur Peverell.

-Hum, du coup, si vous préférez la pratique. Ma matière ne dois pas trop vous intéresser?

Oxane n'était pas de cet avis, elle n'avait jamais considéré le cours d'histoire de la magie inintéressant, au contraire le dernier cours était tellement animé que la jeune fille a apprit beaucoup de choses. Elle leva alors la tête pour rencontrer le regard de sa professeur.

-Ce n'est pas tout à fait ça. Je trouves que votre cours pourrait être qualifié des plus intéressants, puisque l'histoire de la magie nous apprend notre passé et peut aussi révéler notre futur. On apprend des choses grâce à nos ancêtres, et on apprend surtout à ne pas refaire les mêmes erreurs, ce n'est peut être pas aussi drôle que de mélanger des ingrédients mais c'est la base d'un sorcier.
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Alhena Peverell
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Alhena Peverell, Mer 15 Juin 2016, 22:51


LA de Oxane pour le déplacement, permettant la fin du RP

Tu es légère, trop légère cette nuit. Un sourire fin se dessine sur tes lèvres. Tu attends sereinement la réponse à ta question. Au fond, qu'elle aime ou non, cela t'importes peu. Quand tu étais plus jeune tu n'aimais pas certaines manières, mais ce n'était pas pour autant que tu n'appréciais pas le professeur qui l'enseigner. Parfois, c'était même l'inverse. Peu sûre que tu aurais supporter ce cher McKinley dont tu entends si souvent parler, malgré qu'il enseigne une de tes matières favorites.

- Ce n'est pas tout à fait ça. Je trouves que votre cours pourrait être qualifié des plus intéressants, puisque l'histoire de la magie nous apprend notre passé et peut aussi révéler notre futur. On apprend des choses grâce à nos ancêtres, et on apprend surtout à ne pas refaire les mêmes erreurs, ce n'est peut être pas aussi drôle que de mélanger des ingrédients mais c'est la base d'un sorcier.

Hum, tu n'étais pas spécialement convaincue de sa réponse. Disait-elle ça pour te faire plaisir ? Tu ne sais pas. Pour ce que ça te rapportes comme réponse, tu aurais mieux fait de ne pas l'ouvrir. Tu continues à marcher jusqu'à sa salle. C'est qu'à force, en fait tu retrouves petit à petit tes bons réflexes d'antan. Quels escaliers ne pas prendre, quels couloirs éviter, quels tableaux fuir à vitesse rapide avant qu'il ne t'aborde.

- C'est un point de vue. Merci de ta réponse.

Tu t'étires. Tu commences à fatiguer, il peut-être l'heure pour toi de te coucher ? L'heure de ta ronde doit être fini depuis pas mal de temps déjà. Vous arrivez calmement devant la salle commune de la jeune fille. Tu lances un dernier sourire, tes bras se croise comme pour te protéger du froid. Tu es un peu frileuse.

- Bon, essais de passer une bonne fin de nuit. Si tu as des insomnies, fais en sorte de pas trainer dans les couloirs. Tu risquerais de tomber sur des professeurs beaucoup moins sympathique que moi. Je te donne un conseil, tu n'as qu'a lire un livre bien ennuyant. En général ça endors bien. J'espère en tout cas, ne pas avoir à te recroiser dans les couloirs de nuit. À bientôt en cours, je suppose.

Tu la laisses rentrer dans sa salle commune, espérant ne pas la revoir ressortir quelques minutes après. Puis tu t'en vas. Légère nuit n'est-ce pas ?

Fin du RP
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Kohane Werner
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Kohane Werner, Mer 27 Juil 2016, 15:48


RP avec Mal amour

Musique

Chaleur étouffante.
Qu'une seule solution : partir.
Cauchemars angoissants.
Qu'une seule porte de sortie : fuir.

Pieds qui effleurent le sol sans presque jamais le toucher. Pas légers et silencieux.
Esprit vide.
Je me contente juste de marcher. Le coeur battant. Affolé des images qui reviennent. Affolé des angoisses qui m'étreignent chaque soir, chaque nuit. Regret du philtre de paix dont auquel je refuse d'être dépendante. Pourtant, dieu sait à quel point il a pu m'aider. Calmer les sueurs froides, les battements à en faire exploser la poitrine, les peurs face aux monstres de la nuit.
Les éternels cauchemars où tout se mêle et s'entremêle.
A la fois ce masque de fer qui m'est tombé dessus, qui nous est tombé dessus cette fois, aux Trois Balais. Et puis aussi l'ombre de Pré-au-lard qui a cogné sans un mot, sans une explication. Et enfin moi, qui aie frappé cette chair inconnue alors que j'aurais très bien pu passer mon chemin sans rien dire.
Tout se confond, amalgame.
Il en sort juste un être hybride, porteur de tous ces visages. Mes peurs et ma culpabilité.
De quoi rendre fou n'importe qui.
Le sommeil qui vient et qu'on aimerait retenir. Parce qu'on sait qu'au moment précis où il nous enveloppera, l'être aux différentes têtes ressurgira, sans pitié. Cruel, féroce, il se fera un malin plaisir de vous projeter dans la face tout ce que vous voulez fuir.
A se débattre dans ses draps, à gémir dans le coeur de la nuit, à appeler à l'aide silencieusement, on espère qu'une seule chose : le réveil. Le moment où tout disparaitra parce que les yeux s'ouvrira sur la réalité. La matérialité.
Le cauchemar s'envolera aussi sec. Car il ne résiste pas à l'éveil.

Sueur qui inonde le lit tandis que le corps, comme pris d'une fièvre sans nom, tremble, frissonne. On aimerait pouvoir se laisser tomber sur ses oreillers : ouf, ce n'était qu'un rêve. Et se rendormir, paisible, heureux de savoir que rien de tout cela n'était vrai et que le reste de la nuit pourra se dérouler en paix.
J'en suis incapable.
Car dès que je fermerai les yeux, ils reviendront. Ce n'est pas un hypothèse. C'est une certitude.
Ils ressurgiront, ces fantômes d'un passé pas si lointain.
Ces têtes effrayantes et culpabilisantes.
Les questions continueront d'affluer dans mon esprit : pourquoi je l'ai frappé ? En avais-je le droit ? Je n'étais même pas en légitime défense car c'est moi, qui aie cogné en premier. Alors...? Jugement ?
La nuit est là pour faire passer les âmes aux regrets les plus forts devant un tribunal sans nom. Jugés par les rêves, nous nous sentons tout petits et impuissants.
Et lorsque le juge prononce la sentence mort, il faut se réveiller pour y échapper. Fuir les affreuses griffes du sommeil.

Ce sont ces griffes là que je tente de repousser, toujours plus loin.
Marcher pour mettre de la distance entre elles et moi.
Non, vous ne me rattraperez pas !

Mes pieds nus se posent sur le sol froid à chaque pas. J'avance, droit devant moi. Noir complet. Je ne pense même pas à utiliser ma baguette pour m'éclairer.
Déambuler dans le château la nuit, je l'ai déjà fait.
Tant de fois !
Mais c'était différent, avant. C'était pour une autre raison. C'était juste pour le plaisir de faire à côté de la plaque. Enfreindre le règlement pour se sentir... rebelle ?
Aujourd'hui, c'est une question de survie.
Ne pas se faire manger par ses démons nocturnes.
Les fuir, échapper à leur emprise. Eviter leurs crocs mortels. Ne pas se faire déchiqueter par leur appétit sans fin.
Il faut partir.
Vite.
Avant de ne plus pouvoir le faire.

Pas rapides. Pas silencieux dans un château tout aussi muet.
Nuit.
J'aimerais pouvoir voler. Partir par une fenêtre ouverte, déployer mes ailes et plonger. Dans le vide. Tout en sachant que je ne m'écraserai pas. Aller vers d'autres horizons en espérant avoir laissé mes démons dans ces couloirs sombres.

Autrefois, je pensais que rêver était le sens de la vie. Il faut espérer pour avancer. Se créer un monde à soi, monde meilleur dans lequel on peut trouver refuge quand plus rien ne va.
Aujourd'hui, j'ai peur de rêver. Et j'ai peur de la réalité. Je n'ai plus nulle part où aller. Nul endroit où m'octroyer un peu de paix. Tranquillité.
Je n'ai plus rien.
Et plus d'autres solution que de fuir. Sans savoir où je vais. Vers quoi je vais.
Comme ceux qui quittent leur pays pour un Eldorado dont ils ignorent tout. Et dont il ignorent surtout que ça n'a rien d'un Eldorado. Pourtant, ils y vont. Prient, espèrent. Parfois ça marche. Très souvent, ça casse. Mais au moins, ils auront essayé.

Je fais pareil. A déambuler dans les couloirs en espérant chasser le sommeil. Trouver meilleur endroit ailleurs. Trouver du réconfort, quelque chose ou quelqu'un qui fera taire mes démons.
Je ne pense même pas que ce que je fais peut être répréhensible. Que si je tombe sur le russe barbu, il me trucidera sur place (depuis le temps qu'il aurait dû le faire).
Je ne fais pas attention.
Comme si j'étais seule au monde.
Seule dans mon monde. Terrifiant.
Seule alors que j'aimerais avoir quelqu'un. Qui me tiendrait la main, rassurant.
Personne.
Alors je fais comme je peux.
Et comme une lâche, je suis. Je vole. Sans savoir où je vais.
Peut-être dans la gueule du loup, qui sait ?

Qu'importe, je marche.
Je marcherai jusqu'à ce que quelque chose ou quelqu'un m'arrête.
De grès ou de force.
Car maintenant que mes jambes sont lancée, elles ne peuvent plus s'arrêter.
C'est une question de survie, vous comprenez ?
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Malena Kane
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Malena Kane, Lun 08 Aoû 2016, 01:24


Maintenant, t’es revenu-e,
et tu traverses la nuit
en empruntant de nouveau ces chemins qui sillonnent les entrailles du Château. Sauf qu’aujourd’hui,
t’as le droit.  
Elle est là, la différence.
C'est frustrant.
D'être dans le droit.

Ça n’a certes plus la même saveur mais tu retrouves quand même le goût des plaisirs interdits qu’offrent les escapades nocturnes.
Ce silence et ces bruits ;
la promesse d’aventures excitantes à l’angle du couloir,
mais aussi la méfiance
qu’on cueille dans les ombres éparpillées,
grandissantes.

T’as enlevé ta cape de dirlo, troquée contre des boulevards de souvenirs amusants amusés que t’avais caché-e dans les recoins. Ils ne t’ont pas oublié-e,
non,
ils t’ont attendu-e patiemment
dans les dortoirs, les couloirs, les salles, les chiottes,
que tu reviennes
comme on revient toujours
avec le coeur à la fête qui en redemandera sans doute.
Et ton coeur en redemande encore.
Il s’allume, il brûle,
il fume dans la nuit qui s’allume.

Les ombres du passé ont depuis pris la forme de petites bestioles, de petites créatures bizarres et étranges,
des Vampires accrochés à ton cou
que tu suces avidement
et ça te chatouille,
la nostalgie
la caresse des 400 coups
que l’horloge sonne
résonne

il n’y aura jamais assez d’heures sur le cadran
si la nuit avance à chaque nouvelle étoile qui brille.


Le silence,
N’y a-t-il personne d’éveillée hormis le château lui-même ?
Il vit, mais ces couloirs désertés pour les lits te font grincer des dents.
C’est pour ça, que t’es là.
T’es parti-e parce que t’devais partir, on t’a pas trop laissé le choix à l’époque.
Mais t’es de retour, pour une raison que tu ignorais jusqu’alors.
Plus maintenant.
Tout est clair, évident.
Tes envies de destruction, de sublime, le poste de directeur,
et ta rencontre avec les Mangemorts…
tout est lié,
car
toi aussi tu manges la mort, la mort des âmes et des coeurs,
la mort de l’ennui, la mort de l’ignorance, la mort de ces gens au pouvoir
qui gouvernent
qui crèvent, crèvent la liberté.

Tu portes aussi ton masque, un masque en forme d’insigne directorat.

C’est ton combat, et tu vas le mener ici, dans ce château.
Foutre le feu, craquer l’allumette
que le gaz s’embrase.

Un mort vient de passer à la perpendiculaire comme une fusée sans feu.
T’accélères le pas, excité-e, happé-e par cette âme échouée.
T’empruntes ses pas, en chancelant,
l’odeur de ses ombres te piquent nez, elles fouettent.
Elle ne semble pas t’entendre, elle est dans son Monde, ou dans le Leur,
Eux qui sont partout qui surveillent et contrôlent.

Tu te mets à ses côtés, à marcher, tu suis sa parallèle, à toi de faire en sorte qu’elle finisse par suivre la tienne,
pour la libérer des chaines qui l’étouffent.

« - Tu devrais utiliser des patins à roulettes
c’est chouettes quand on veut se décoller des ombres
de leurs ombres,
surtout quand elles sont voraces,
un peu comme les tiennes non ?
»
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Kohane Werner
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Kohane Werner, Mar 09 Aoû 2016, 18:16


Cimetière de corps vivants.
Je déambule dans un cimetière de corps vivants. Joli paradoxe n'est ce pas ? Et pourtant, c'est ce que m'inspire le château. Trop plein d'âmes en vie, d'âmes qui respirent la bonne santé et sont enterrées dans les profondeurs de leur lit. Le drap en guise de linceul, le baldaquin fermé comme éternel tombeau.
Plus rien ne bouge.
Plus rien ne vit. Alors que les coeurs battent de cette mélodie mécanique.
Les entends-tu ?
Boum-boum-boum. Rythme lent, pris dans l'étau de la nuit, coincépar le règlement qui veut que plus rien ne vive à cette heure là.
Suis-je donc la seule âme éveillée, seule âme déambulante dans ce château ?
Mes pas légers veillent à ne pas troubler les morts vivants. Ou plutôt les vivants morts.
Vous avez choisi l'immobilité ?
J'ai opté pour le déplacement. La fuite.

Et au milieu de tant de corps enterrés, certains se déterrent pour me suivre. Pas ceux que j'aimerais. Pas ceux que je préférerais.
Ces ombres ne me lâchent pas.
Pourtant, obstinée que je suis, je continue d'espérer que plus je marcherai, plus je saurai les semer .
Échapper à leurs griffes qui m'ont déjà salement amochée. Esquintée. Blessée.
Ne pas les laisser avoir ce qui reste de moi.
Lambeaux de corps.
Coeur.
Coeur et corps.
Rien d'autre.

Et soudain, venue de l'extérieur, la voix.
Elle tonne, résonne.
Me fait sursauter.
Elle m'attrappe, me happé et, pendant un instant, m'arrache à mes ombres. M'arrache à leurs bras. Pour me faire venir dans les siens.
La réalité bascule.
Elle devient autre. Chose.
Il est là. Elle est là. Il ou elle ? Qu'importe au fond. Ce qui compte, c'est que ses pas sont désormais à côté des miens, son corps m'a rattrapée et emprunte le même chemin.
J'aimerais m'arrêter, demander, très pragmatique, de quoi il, elle parle.
Mais mes jambes sont lancées. Elles continuent à la même allure.
Quant à ma question, je la ravale.
Je sais de quoi il, elle parle. Je sais ce que signifient les mots. Ses mots.
Ce que je devrais demander, c'est comment il, elle les voit. Ces ombres. Comment il, elle arrive à les percevoir, les sentir. Sentir leur présence autour de moi. Qui m'enveloppe comme un voile brumeux. Voile noir ténébreux.
Je ne demande pas.
Car tout a changé en une seconde. Au moment même où sa voix m'a percutée. La réalité a basculé pour entrer dans une nouvelle dimension. Celle où on ne se pose plus de telles questions.
C'est comme ça.
C'est évident.
C'est tout.
Il, elle le sait. Normal.

Mes jambes gardent le rythme. Et je sais que l'autre suivra. Ou peut être est-ce moi qui mettrai mes pas dans les siens, non plus le contraire ?
Happée par sa présence mystérieuse. Fascinée par ses propres ombres qu'il, elle transporte sans chercher à les fuir. Attirée par cette main invisible qu'il, elle me tend. Accepter l'invitation. Entrer dans son tango de chaînes et d'ombres. Sans peur. Car je ne serai plus seule face à eux. Il, elle sera là, calme, serein, e.

Je continue de marcher ; ne réponds pas.
J'entends ma respiration. J'entends la sienne.
Bientôt il n'y en en a plus qu'une.
Une seule inspiration, une seule expiration.
Deux âmes qui se sont accordées dans une même marche. Une même souffle. Même danse immobile au milieu de la nuit. Etrange ballet.
Sentir cet accord silencieux me rassure.
Mes mains, ma pensée, mes peurs ont enfin trouvé quelque chose à quoi quoi se raccrocher. Un corps sur lequel prendre appui. Béquille. Tremplin.
Ne plus être seule ce soir, cette nuit, dans ce château mort empli de vivants, est rassurant.

Ses mots tournent dans ma tête.
Ombres voraces que sont les miennes... Echapper à leurs crocs cruels. Et tu m'y aideras ? Pourquoi ? Quel intérêt ? C'est peine perdue.
Doucement je tourne la tête vers lui, vers elle.
Mes jambes continuent de me porter porter de cette démarche mécanique. Je ne les contrôle plus. Elles vont toutes seules.
Mon attention est uniquement concentrée sur lui. Sur elle.
Je devrais le, la reconnaître. Directeur, directrice de Serdaigle. Et surtout celui, celle qui m'a royalement envoyée balader aux Trois Balais.
Mais je n'y pense pas. Je le, la reconnais. Sans trop savoir. Sans y poser un nom. Une situation. Un contexte. Je le, la reconnais. L'accepte L'accepte à mes côtés. Ou accepte de le suivre, la suivre. C'est tout. Ca suffit.
Lien silencieux.
Lien muet.

Mon regard tente de détailler ses traits dans le noir. Ca m'apaise. Parce que pendant un instant je ne pense plus aux ombres qui s'accrochent, s'agrippent à moi. Je ne vois que lui. Qu'elle. Présence sécurisante.
-Des patins à roulettes, je prononce dans un murmure à peine audible. Ce sont plutôt des ailes qu'il me faudrait.
Mon regard se perd et fouille le couloir sombre où seul le glissement de nos pas se fait entendre.
-Des ailes, je répète à mi voix. N'en as tu jamais rêvé ?
Moi si. Chaque nuit. Lorsque les griffes du cauchemars se referment brutalement sur moi, broient mon corps, mon coeur, mon âme.

Mes pas m'arrêtent subitement. Devant une fenêtre qui fait entrer la clarté nocturne.
Au loin se découpe dans le noir le magnifique paysage écossais dans lequel est planté le château. Peinture qu'on aimerait toucher mais demeure inaccessible. On tend le bras, la main, on allonge les doigts. Et l'unique chose que l'on sent : la vitre. Obstacle de le fenêtre fermée.
Malgré tout on continue de rêver de cet ailleurs.
Et peut être qu'un jour on parviendra à déployer ses ailes. Prendre son envol. Pour ne jamais revenir.

Mon regard immobile scrute la nuit à l'extérieur.
Je ne sais si l'autre s'est arrêté aussi. S'il a continué son chemin. Si elle a poursuivi sa route. Balade nocturne.
Je ne le, la vois plus. Je n'entends qu'une seule et même respiration. Qu'il soit parti, qu'elle soit restée... ça ne fait plus de différence.
-Et toi, je reprends sans me retourner, pourquoi acceptes tu les ombres qui te suivent ?
J'ai peut être parlé dans le vide. Peut être pas.
-Ne te sens tu pas comme leur prisonnier ? Leur prisonnière...
La voix se brise sur les derniers sons.
Comment peut il,  peut-elle respirer la liberté avec ces silhouettes qui émanent de lui, d'elle ? Ne sommes nous pas pareils ? Alors pourquoi ? Pourquoi est-il,  est-elle calme lorsque j'ai peur, serein,e lorsque j'angoisse, libre lorsque je suis enchaînée ?

Qui est-il ?
Qui est-elle ?
Que veut-il ?
Que désire-t-elle ?

/c'est quand même mieux en couleur !\
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Malena Kane, Sam 10 Sep 2016, 00:32


D’abord, le silence comme unique réponse.
Celui qu’on voit généralement comme cavalier de la peur, de l’angoisse, à tord, toi, toi, tu l’aimes
entre deux notes de piano
au cœur de la nuit
dans un regard
entre deux respirations
le silence,
tu le savoures comme du miel.

C’est dans le silence qu’on fait entendre l’indicible,
ce qu’on s’empêche de dire, d’hurler par peur. Peur des ombres, spécialistes dans le domaine de la peur avec un doctorat pour anesthésier la voix.

La sienne doit être bloquée, de voix.
Mais elle aurait très bien pu t’envoyer chier ailleurs.
Elle ne l’a pas fait et vous avez calqué vos pas l’un sur l’autre, vous avez marché. Son silence, tu l’as perçu-e comme une porte d’entrée,
une brèche
une ouverture dans laquelle.
S’engouffrer
s’introduire dans la pinède de son âme, jusqu’à son cœur,
faire remonter sa voix,
SA FUREUR,
sa lumière pour brûler les arbres morts.

Vous ne bougez plus.
Vous ne marchez plus, elle s’est arrêtée à l’une des fenêtres. On se croirait dans un livre, un film. De ces moments où la vérité parait éclater à chaque mot.
Chaque soupir.
Chaque regard.
Chaque mouvement - réflexe, tu allumes une cigarette.
Pendant quelques instants vous fumez toutes les deux.
Elle, recrache de la buée sur la fenêtre derrière laquelle s’étale le claire de Lune, quelques étoiles, l’imposante silhouette du Château. Toi, soufflant la fumée de ta cigarette qui s’en va se perdre,
disparaitre,
rejoindre le monde invisible.

- Et toi, pourquoi acceptes-tu les ombres qui te suivent ? Ne te sens-tu pas comme leur prisonnier ? Leur prisonnière...

Cette fois, c’est toi qui répond sans rien dire.
Que dire, tu n’en as aucune idée. Pas la moindre !
Que vas-tu lui dire ? Que tu acceptes tes ombres ? Qu’elles font parties de toi ?
Peut-être lui diras-tu la vérité ?
Pourquoi tu es incapable de dormir.
La raison de tes insomnies que tu vas même jusqu’à provoquer.
Peut-être lui diras-tu que tu fuis, tous les jours,
que t’es en cavale,
que le mouvement apaise ta douleur
que le déplacement donne du vent à ta douleur,
et qu’à peine tu t’arrêtes et c’est la souffrance extrême,
tu te noies, t’es submergé-e !
Peut-être lui diras-tu pourquoi tu marches,
pourquoi tu marches comme on respire.

Une première ! Malena qui n’a rien à dire.
Tu n’as aucune réponse à lui donner, à elle de la trouver.
Alors, tu fais silence ; ta présence, rassurante, tendre, électrique,
parle pour toi.
Ça grouillent de partout derrière, dans les couloirs.
Curiosité, voyons comment elle se débrouille face à ses ombres.
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Kohane Werner
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Kohane Werner, Jeu 15 Sep 2016, 18:29


Il n'y a rien. D'autre que le noir.
Pénombre du couloir.
Seules deux ombres se détachent dans le soir.
Celles qui ont marché sans rien voir.
Sont tombées l'une sur l'autre sans y croire.
Ont accordé leurs pas en un ultime espoir.

Marcher. Marcher. Jusqu'à ne plus savoir.
Pourquoi.

Immobilité dans la nuit. Seuls les souffle, ou le souffle unanime.
Rien de bouge.
Rien ne colore.
Et soudain, la détonation. Illumination. Recréation. De l'espace. Du temps. De l'univers.
La flamme qui brise le voile des ténèbres. Elle est petite. Fragile. Elle pourrait s'éteindre à tout moment. Un souffle. Et c'est fini.
Elle ne s'éteint pas. Elle brille. Allume le mégot.
Le temps s'étire. Il s'arrête. Tandis que la flamme danse sous mes yeux fascinés.
Elle est belle, nymphe apparue dans la nuit. Phare surgi de nulle part pour guider le bateau à bon port.
L'instant magique. Qui devrait ne jamais s'arrêter.
L'instant magnifique. Que le temps ne devrait jamais pouvoir contrôler.
J'aimerais qu'il dure. S'étire infiniment. Indéfiniment. Eternellement.

La flamme me regarde.
Je la regarde.
C'est tout. Juste elle et moi. Un temps. Dans le noir qui n'est plus plus noir.
Parée de ses plus beaux bijoux, elle me sourit.
Je lui souris.
Maigrement.
J'aimerais la toucher. Qu'elle ne s'éteigne pas. Jamais. La prendre entre mes doigts. L'entretenir. La caresser. La cajoler. Feu d'espoir.

Trop tard.
Elle disparait dans le néant. Mais laisse une part d'elle. Qui brûle et consume doucement la cigarette. Son coeur, son âme qui est là et subsiste sur cette insignifiante tige.
Mes yeux la fixe. Elle n'illumine plus comme avant. Mais elle est là. C'est l'important.
Mon regard remonte, voit la main porter la clope à la bouche. Fumée.
Silence.
Se tourner à nouveau vers le paysage. Se détourner de la flamme. Peut-être est-elle aussi dehors, quelque part. A m'attendre.
La vitre qui se trouve couverte de buée. Souffle.
Ca se mêle à la fumée tandis que les muets deviennent rois.

Il, elle ne répond pas. Ne répondra pas.
Il y a juste la cigarette. Mais elle ne parle pas.
L'oreille ne capte rien. Rien d'autre que le néant.
A nouveau, je lâche la fenêtre, je lâche le paysage nocturne. Et le, la regarde. Son silence fait mot. Ou fait mouche. Il y a les paroles derrière la bouche cousue. Derrière ce qu'on ne veut pas dire. Ce qu'on est incapable de dire.
Je prends appui contre le mur. Ne lâche pas un son. Me contente juste de percevoir les volutes de fumée qui s'envolent dans le noir. Qui disparaissent sans un mot. Muets, eux aussi.
Magie du silence. Qui fait qu'on se comprend mieux à travers ce qu'on tait plutôt que par les mensonges qu'on déballe.

Il y a les ombres, partout autour. Cruelles. Voraces. Effrayantes.
Il y a nous. Juste nous.
Et au milieu, le mégot. La flamme. Qui ne se montre plus mais qui est là. Je le sais. On le sait.

Les ombres contrebalancées par cette présence.
Inattendue.
Mais rassurante.
Une présence en laquelle on veut croire.
Une présence contre laquelle on veut se blottir. Trouver refuge. Parce qu'on pense que les ombres... ne la traverseront pas. Et pourtant, elle en est pleine, elle aussi !
Malgré tout, c'est étrange. J'ai moins peur.
Sécurité.
Retomber en enfance. Lorsqu'on avait encore papa, maman contre qui aller se lover. Pour se protéger de toutes les monstruosités.

Doucement, je tends le bras. Vers lui. Vers elle. Ou ses ombres.
Saisir sa cigarette. Ne pas la voler. Seulement l'emprunter.
Tirer dessus. La flamme qui semble rentrer. Sortir. Avec la fumée. Elle ne restera pas. Pas avec moi. Je ne peux que la regarder. De loin. La contempler. Amoureusement. Jalousement.
Lui rendre sa clope. La lui remettre entre ses doigts.
Contact humain.
Des ombres qui s'entrechoquent.

On peut reconnaître chez les autres ce qu'on porte soi-même.
Même si cette reconnaissance passe par le silence.
Refermer ma main sur la sienne. Se cramponner. Pour pas que les ombres m'emportent. Ou l'emportent. Croire, toujours croire. Que le noir ne saura nous mettre à genoux. Nous faire plier. Courber l'échine.
Souffrance. De la lutte incessante.
Douleur. Du combat récurrent.
Monstres réels ou monstres fictifs. Démons de chair et de sang ou démons imaginaires. C'est toujours la même chose. Chaque guerre, chaque bataille est semblable. Ne pas lâcher. Ne pas laisser du terrain. Serrer les dents et tenir ses positions.
S'agripper.
Se cramponner.
Coûte que coûte.

Le poing crispé sur le sien, la cigarette, la flamme toujours au centre, je le, la regarde.
Lui aussi, elle aussi... marcher. Marcher. Juste ça. Parce que c'est tout ce qu'il y a à faire.
Sa réponse muette, c'est ça. Une ouverture sur l'abîme, le gouffre des démons qui le, la dévorent.
Les ombres qu'il, elle a appris à apprivoiser. Vivre avec. Parce que c'est comme ça.

-Toi aussi, tu as mal.
Filet de voix. Minuscule filet. Presque imperceptible. Mais je sais qu'il, qu'elle m'aura entendu.
-Pourquoi ?

C'est toujours l'éternelle question. Celle qu'on peut poser à tout bout de champ. Sur tout. Pour tout. Pour rien.
Celle à laquelle on ne sait jamais vraiment répondre.
Peut-être parce qu'elle n'attend pas de réponse exacte. De réponse correcte. Vrai ou faux n'existe pas.
Pourquoi
Toujours le mot qui brûle la gorge. Celui qui veut sortir sans jamais pouvoir.
Et ce soir, c'est sorti. C'est parti.
Pourquoi

Je décrispe mon poing. Les ombres sont là. Mais elles n'ont pas avancé. Elles ne s'approcheront pas. Pas encore. J'espère.
Je libère sa main.
Laisse mon bras retomber. Faible.
Et seulement ce pourquoi dans les airs.
Ce pourquoi pour toute atmosphère.
Silence.

/RP en cours, merci de ne pas poster. Ou me MP\
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Malena Kane
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Malena Kane, Mar 08 Nov 2016, 00:36


Le temps s’écoule doucement dans ce décor où
rien
ou presque

-
Lune,
bien au-delà des problématiques humaines, continue
sa danse nocturne,
elle apparait, disparait, apparait, la sensuelle qui charme son courtisan,
que dire,
si elle s’amuse avec toi,
avec vous,
à faire faire des cabrioles aux inclinaisons des âmes humaines
sur chacune de ses courbes
-

ne bouge.

Toi même Malena,
Tu. ne. bouges. plus.

On t’a versé un pot de colle forte noire sur la tête, ça a dégouliné partout, t’es collé.e au sol, tes ailes sont trop lourdes pour t’emporter. Malena. L’immobilité ne te sied guère. Tu manques de style dans cet accoutrement. T’es plus intéressant.e dans le mouvement, quand t’es emporté.e par la valse, cet air de vie mélancolique, cet air de vie effrénée et tragique. Courir pour échapper au gouffre qui se rapproche à chaque pas. Comme des barques qui rament à contre-courant vers le passé.

Mais c’est peut-être ce qu’on aime, chez vous, les humains.
Cette lueur.
....................          Ce pouls.
.................................. Cette plaie béante qui saigne.
............................................. Cette bombe juste à côté du coeur.
............................................................ Ce poids d’ombres et de lumières
.................................................................................................... Ce gouffre.

Ce vide
permanent.

-Toi aussi, tu as mal.
Filet de voix. Minuscule filet. Presque imperceptible. Elle sait que tu as entendu. Tu sais qu’elle sait que tu as entendu.
-Pourquoi ?

Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi.
Pourquoi est-ce que l’on a mal ?
Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi.
Pourquoi les choses nous touchent ? Nous transpercent ?
Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi.
Pourquoi cette odeur lourde de putréfaction dans le nez ?
Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi bon Dieu.
Pourquoi sommes-nous l’aimant des lames acérées ?
Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi bordel.
Pourquoi ne sommes-nous pas invincible ?
Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi.
Pourquoi ne pouvons-nous pas manger la tristesse par exemple, renfouir les secrets, les douleurs, leur faire faire chemin inverse, gaver ce trou qui cachent ces merdres avec ces merdres ?
Pouruqoi. Pourquoi. Pourquoi.
Pourquoi ?

Ping-Pong.
Cigarette qui tombe.
Et son bras qui perd la tête
décapité son bras, il tombe, mort ?

Tu te précipites, rattrape ce membre troué comme un bateau pneumatique, qui laisse s’échapper l’air

ne pas laisser tomber

Tu prends son bras, et tu l’envoies valser
doucement, violemment, tendrement, amoureusement
comme si tu caressais une joue ronde, rouge comme l’enfance
doucement, violemment, tendrement, amoureusement
comme des lèvres interdites
des lèvres inaccessibles
des lèvres dunes qu’on aimerait bouffer de désir,
des lèvres sur lesquelles on aimerait juste se réchauffer, un instant
ou deux
un instant
c’est déjà bien
beaucoup
tout.

Tu attrapes sa main avec ta main
sa main dans ta main
vos doigts se disent bonjour
s’apprivoisent
tu donnes du mouvement
c’est le chemin qui mène à la source

- sens au fond de toi, laisse monter, et quand ça arrivera au bord de ton âme, violente-le, fais lui l’amour que sais-je, mais fais vivre furieux ce truc qui crèche au fond de tes entrailles, c’est juste un animal blessé qui aimerait dire au monde qu’il existe, donne lui les étincelles, fou le feu

tu donnes du mouvement
à droite, à gauche, un ballet délicat

- fou le feu

grand sourire blessé, lueur Chaos dans les yeux
à toi de donner le mouvement

- fais de ce monde la scène de ton monde intérieur - mets y tout et fou le feu fou
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Kohane Werner, Dim 20 Nov 2016, 23:21






Froid. Il fait si froid.
Le couloir est glacial. L'âme encore plus.
Les pieds nus sur le sol sans vie. Et le frissons qui parcourt le corps. De haut en bas. Ou plutôt de bas en haut. Parti du par-terre de pierre et remonté jusqu'au crâne en faisant un arrêt brutal au coeur.
Comme si ce foutu château était plein de courants d'air. De cet air polaire qui fige sur place et provoque le tremblement.
La cigarette tombe ; même la flamme disparaît, avalée par le noir.
Et soudain

le contact. Chaleur. Subite. Soudaine. Déconcertante.
La chaleur d'une main. Qui rattrape mon bras.
La chaleur d'une main. Dans la mienne.
Incroyable, irréelle chaleur. Que j'avais oubliée. Comme si les ombres n'étaient plus glaciales. Comme si un je-ne-sais-quoi avait fait remonter leur température corporelle.
Sa main qui s'agrippe à la mienne. Qui s'en saisit et l'apprivoise.
Le, la regarder. Sans un mot.
Une tendresse violente.
Un amour teinté de Chaos. Ou Destruction.
Une irrésistible attirance et une peur sans nom.
Je ne veux pas. Etre détruite encore plus. Je ne veux pas. L'Amour Chaotique, j'ai déjà trop donné. La Tendresse Sanglante, je n'en peux plus. La plaie est toujours béante. La peur toujours là. La crainte, la méfiance. Que reste-t-il de moi ? Pas grand chose. Alors j'aimerais que ce pas grand-chose reste aussi intact que possible.
Tout est déjà trop mort en moi.



Pourtant, il y a toujours sa main.
Son contact.
Sa chaleur.
Qui, d'une certaine manière, rassure les coeurs et les âmes.
Son gouffre est immense. Ténébreux. On s'y romprait le cou, à y chuter.
Malgré tout, ce gouffre attire sans raison rationnelle. Plus rien n'est rationnel cette nuit. Depuis longtemps, d'ailleurs, j'ai abandonné tout pragmatisme inutile.
Mes yeux passent de lui, d'elle. Aux mains. Mêlées.
Celles qui disent qu'ensemble, tout est possible. Comme pour ce frère d'alcool avec qui j'ai pu danser sans peur parmi les étoiles.
Sauf que lui, elle, c'est différent. Il, elle ne descend pas des astres. Mais du feu.
Il, elle n'est pas un enfant du cosmos. Mais des cendres encore chaudes. Comme le phénix renaît de l'élément qui le détruit.
Mes yeux remontent le long de son bras et viennent se perdre dans ses prunelles.
Il y a le brasier. En lui. En elle. Celui qui lèche le bois, grandit et galope sans que nulle ne puisse l'arrêter. Celui qui prend de l'ampleur et détruit. Tout. Sur son passage.

A nouveau. La Destruction. Qui fait ressurgir la méfiance.
S'il peut tout détruire, si elle peut tout briser, alors il, elle peut également me détruire.
Garder une distance raisonnable. Immobilité dans le noir.
Mais ne pas dégager la main. Parce que sans ça, il fait trop froid. Trop froid dans ce couloir sombre. Morbide. Glauque. Trop froid quand on est entouré d'autant d'ombres malsaines.
Et la main se met à bouger. La mienne suit le mouvement. Passive. Seulement se laisser porter par les pas de danse.
Peut-être une tentative désespérée de battre des ailes. A deux. Pour s'élever de nouveau. S'élever au-dessus du niveau d'eau. Au-dessus du noir.
C'est peine perdu. Nous sommes condamné(e)s à rester les deux pieds sur terre. Voire sous terre.
J'ai essayé, crois-moi. De décoller de nouveau. J'ai chuté. Douloureusement.
Pourtant... d'une certaine façon, les mains l'une dans l'autre sont comme une silencieuse et rassurante parole.
Rien n'est perdu. A deux, tout est possible. Tu as conquis les étoiles une fois. Alors cette nuit, peut-être conquerras-tu autre chose ?
Voler sans ailes, c'est faisable.



Et soudain, sa voix déchire le voile des muets.
Le Noir paraît s'atténuer, s'écarter devant ses mots.
Sa main ne lâche pas la mienne. De cette douce étreinte. Qui contrebalance le château glacial. Plein d'âmes en vie et pourtant déjà mortes.
Le tendre ballet de deux mains liées.
Tandis que sa voix continue.
Droite. Gauche. Droite...
C'est enivrant. Cette danse sans fin. Mécanique.
Se laisser porter, à la fois par ses mots et par ses gestes.
S'abandonner à la Nuit, une méfiance toujours tapie dans un angle.

Son sourire. Qui fait mal. Parce qu'il a mal, ce sourire. Il saigne, de ce sang invisible mais que l'on respire à des kilomètres.
Et le Chaos. De son regard. Comme de son Amour. Ou de sa Tendresse.
Le désordre d'un âme amochée.
D'un esprit qu'on ne parvient plus à élever. Car de trop de douleurs chargé.
Un Chaos qui m'effraie et en même temps me touche. Parce que je pense que j'ai un peu le même. Me contempler dans son regard. Voir son reflet dans l'autre.
C'en est encore plus terrifiant.

- fais de ce monde la scène de ton monde intérieur - mets y tout et fou le feu fou.



La voix retombe. Le mouvement. Aussi.
Je ne peux plus rester passive. Il lui faut une réponse. Une réponse à cette main.
Et pourtant, je ne réagis pas. Pas de suite.
Lueur d'incompréhension dans le regard.

Parce que tu ne comprends pas. Pas encore.
Mais bientôt, tu sauras. Quand les ombres deviendront à nouveau monstres.
Quand leurs griffes se refermeront sur ta gorge.
Que ton coeur tambourinera son envie de vivre.
Tu te rappelleras. Ses mots.
Et tu la trouveras. Cette
chose sur laquelle tu ne parviens pas à poser de nom. Tu sauras craquer l'allumette. L'embraser. Te perdre dans les flammes sans être réduite en cendres. Ne faire plus qu'un avec cette élément.
Et animer ta rage. Encore plus que d'habitude.
Mais pour l'heure, tu ne comprends pas.
Normal. Tu n'as pas encore tous les éléments en main.


Lueur d'incompréhension et d'inquiétude.
Si le monde extérieur devait ressembler à celui que j'ai à l'intérieur de moi, ce serait un monde en loques. Lambeaux.
Il, elle le sait. Pertinemment. Et c'est ça qu'il, elle cherche.
Faire jaillir ma haine de tout ça. De cette pourriture. Des autres et de leur confortable monde, hypocrite et violent.
Mais il y a aussi la haine contre moi-même. Haine de se voir autant exécrer le reste. Abhorrer un monde qui m'a vue naître, qui m'a ouvert les bras et m'a accueillie.
Et pourtant...
Je ne peux non plus me détester totalement. Car ce monde, je l'aime, au fond. C'est lui, qui a décidé de me rejeter. Me rendre folle. Alors, je peux m'en vouloir, n'est-ce pas ?


Je crache sur la haine et la nécessité de cracher sur la haine. ("Stabat Mater Furiosa", JP Simeon)


Cracher sur tout.
Et reconnaître la rage.


La lueur d'inquiétude disparaît.
Et je regarde son sourire douloureux.
Un sourire que je lui rends timidement. Dans le noir.
Ca fait mal, d'étirer les lèvres. Et pourtant, elles font un effort. Crispé, le sourire. Mais bel et bien là.
Je le, la sens toujours au creux de ma main. Tant qu'il, elle est là, les ombres glacées ne me font plus frissonner. Sa flamme paraît briller de mille feux. Réchauffe les âmes en peine.
Le feu, je l'ai toujours regardé. Contemplé. Admiré. Dans une cheminée, dans un camping, dans le soleil déclinant à l'horizon.
Mais jamais je n'ai plongé en lui.
Trop peur. Il ne m'accepterait pas. Peur du rejet. De la part de l'élément qui me fascine le plus.
Cependant, ce soir, je n'ai plus peur.
Parce qu'il, elle est feu. Et sa main tient la mienne. Comme signe d'alliance ou d'acceptation.

En un geste inconscient, je referme mes doigts sur les siens.
Le mouvement. Qui s'est perdu. Et doit reprendre. On n'interrompt pas un ballet au milieu de la représentation !
Un léger pas vers lui, vers elle. Et l'incessante danse reprend doucement. Sauf que cette fois, c'est moi qui guide. Les doigts refermés sur les siens.
Mes yeux sont accrochés aux siens. Capter son regard.

-Tu sais, un sourire, ça illumine toujours la Nuit. Même lorsqu'il ne reflète que la souffrance.

Une façon de dire continue de sourire.
Même si, finalement, ça ne fait pas reculer les Ténèbres.
Ca les rend juste un peu moins pesantes.

Droite, gauche. Droite, gauche. Droite...

Et se perdre. Totalement. Par ce mouvement de balancier.
Les mains unies. Mais pas pour voler vers les astres. Pas cette nuit.
Il n'y a pas d'étoiles. Seulement du feu.

-Comment fais-tu, pour brûler autant ?

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Temperence Black
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Temperence Black, Ven 30 Déc 2016, 00:55


HRP:
 

Post Unique



La nuit était tombée sur Poudlard et le château devenu calme était bien trop ennuyant pour Temperence. S'amuser à escalader les murs ne fonctionnait qu'avec cette chère Nya, une amie qui lui était chère. Vêtue de sa cape d'hivers, elle était sortie de son dortoir et elle arpentait silencieusement les couloirs en se cachant dans un coin sombre lorsqu'un préfet croisait son chemin.
Les mains dans les poches, la jeune fille laissait ses pas la guider lorsqu'elle se retrouva devant la réserve de potion. Une petite salle où étaient entreposés 1001 herbes, crèmes et breuvages. La porte de la réserve était entrouverte et sans hésiter, la jeune femme s'y glissa. D'un simple °Lumos°, une lumière faible sortit de sa baguette lui permettant ainsi la lecture des nombreuses étiquettes sur les étagères et dans l'armoire à potion.
Une mince pellicule de poussière recouvrait certains objets, signe qu'elles ne servaient guère souvent. Temperence lisait silencieusement les étiquettes.

" Potion de ratatinage, Poss'os, amortancia, goûte du mort-vivant,..." lisait intérieurement la jeune fille. Peu de choses palpitantes en somme.

" Felix felicis, Animage, ..."

Cette potion sauta aux yeux de la jeune fille qui s'en saisit afin d'y lire les effet qui devait être écrite sur le dos de la bouteille. A peine eut-elle saisit la bouteille qu'elle dût se précipiter dans un coin sombre. La porte venait de grincer et une masse sombre venait d'entrer dans la salle. Glissant silencieusement, elle réussit à s'en extirper avant que l'inconnu ne la remarque et elle s'en alla le plus rapidement et silencieusement possible, mettant entre lle et l'inconnu le plus de distance possible.

Elle se glissa alors dans un couloir secret caché derrière un lourd rideau rouge et abimé. Elle s'assit à même le sol et se saisit du petit flacon d'Animage qu'elle venait de découvrir. Elle ralluma sa baguette et se remit à parcourir les quelques lignes illisibles au dos du flacon. Le liquide qu'il contenait était épais comme un sirop, d'une couleur prune intense et l'odeur qui s'en dégageait n'était pas si repoussante, un mélange d'iode et de menthe.

L'écriture sur le flacon avait coulé et les seuls mots que l'on pouvait lire était " animagus ", " 2 heures ", " pas de changement physique ". Par déduction cette potion devait agir sur le cerveau de la personne et non sur le physique et puis les effets devaient être proche de l'animagie puis s'estomperaient au bout de 2 heures.

Deux choix s'offraient à elle. Boire et voire ou fuir et dormir. Un choix bien complexe pour une personne seule souffrant d'ennuie mortel.

Une citation du film The Matrix lui revint alors à l'esprit : Tu prends la pilule bleue, l'histoire s'arrête là, tu te réveilles dans ton lit, et tu crois ce que tu veux. Tu prends la pilule rouge, tu restes au Pays des Merveilles et je te montre jusqu'où va le terrier.
Rester au Pays des Merveilles serait le choix le plus dangereux mais le plus amusant alors autant se lancer. Si elle gardait le flacon, jamais elle n'aurait le courage de le boire donc autant foncer.

Elle prit son courage à deux mains et avala l'intégralité du flacon. Lentement, elle sentit son esprit s'embrumer et sa vison changeât. D'un seul coup, elle se retrouva à quatre pattes.

Temperence essaya alors de parler mais seul un feulement sortit de ses lèvres entrouvertes. Son ouïe semblait être plus précise et sensible, si bien qu'elle entendit des pas dans le couloir non loin d'elle. Alors que sa raison lui criait de ne pas bouger, son instinct la poussa dehors et elle sauta sans ménagement dans le couloir sous les yeux ahuris d'une personne qui semblait être un des préfets. Elle s'approcha de l'inconnu à quatre pattes et se colla contre ses jambes comme le ferait un félin en quête de caresse. Puis l'inconnu cria et Temperence déguerpit aussi vite que la foudre. Elle sautait sur les marches des escaliers mouvants, semant ainsi l'inconnu.
Temperence s'amusait comme une folle. Elle griffait les lourdes tentures, s'accrocha au rideau, montait les escalier sur la rambarde et non en empruntant les marches. Elle se surprit même à courser quelques souris avant de revenir devant le tableau barrant l'entrée de sa salle commune. Elle émit une sorte de glapissement en le miaulement, le couinement et la plainte si bien que ses bruits alarmèrent immédiatement une jeune homme de serpentard qui ouvrit le cadre, laissant ainsi rentrer le chat qui ne ressemblait pas à un chat.
Le jeune homme la fixait comme s'il venait de voir une chose complètement irréelle. Temperence le fixa alors qu'il partait s'asseoir sur l'un des divan et sauta sur ses genoux.

Le chat réclamait des caresse que le jeune homme ne lui donna pas, préférant la repousser sur le sol devant la cheminé tandis que lui partait d'un pas hâtif vers son dortoir. Temperence ou plutôt le chat n'en pris pas compte et s'allongeât sur le fauteuil, s'enroulant comme elle le pouvait entre les deux reposes bras.

En un peu plus d'un heure et trente minutes, la jeune fille chat venait de faire le tour du château, de griffer des portraits et des rideaux, elle avait réclamer des caresses à deux inconnus dont un surveillant et maintenant, le sommeil la gagnait et elle s'endormit non loin du feu crépitant de la cheminé de la salle commune des verts et argents.

Le lendemain matin, il était à peine six heures lorsque Temperence émergeât de son profond sommeil. Elle était entièrement courbaturée et son esprit était confus quand la soirée de la veille lui revint à l'esprit. Un sourire naquit sur ses lèvres tandis qu'elle montait se coucher dans son lit. Etre dans la peau d'un chat avait été fort agréable. Elle savait ce qu'elle avait fait mais elle n'en ressentit cependant aucune véritable gène.

Enfin dans sa chambre, la jeune fille se laissa tomber dans lit et s'endormit aussitôt sans prendre la peine de se vêtir d'un pyjama. Ses dernières pensées furent de ne pas oublier d'en parler à quelques personnes afin de recommencer cette expérience hilarante avant que Morphée ne la prenne dans ses bras pour le reste de la nuit.
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Malena Kane
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Malena Kane, Mar 17 Jan 2017, 00:42


Air de nuit

___

Une danse lancinante. Désaccordée par l’étrangeté du ballet.
Les mots en gouttes de d’eau, tremblement de terre pour les fourmis.
Impact à résonner jusque dans son âme,
sur l’oreiller.

-
Cheveux filasse. Argentés. Tu aimerais Malena. Tu aimerais te mouvoir entre les ombres comme les rayons de lunes. Avoir le feu qui brûle. Le long des murs en chinoise ondoyante. Ombres que vous essayez d’imiter pour les apprivoiser. Pour qu’elle apprenne à danser avec. Il n’y a que toi. Elle. Et les vieilles pierres d’éveillés. Perdu entre les gouttes suintantes d’humidité.

-
Silence.
Tout, rien. Et silence.
Souffle d’hyène entre les reins.

Des doigts inconnus, imparfaits, qui se polissent. Tu calmes les ombres de demain Malena. C’est ton souffle. Qui les fait fuir. Le feu, sa chaleur. Il ne reste qu’elle. Pauvre pantin. À qui tu voudrais montrer comment couper ses fils. Tu as réussi toi. Quand le château était encore refuge, terre promise, labyrinthe de Thésée. Tu en as perdu, des mètres de fils ici. Tu as un peu semé les tiens. Et même en grandissant, quand les interdits ont fuis. Tu ne les as pas retrouvés. Tu n’en as pas refabriqué.  

-
Danse des mines de crayons assassinées,
plantées dans l’œil sanguinolent d’un cyclope mal arrimé.
La cigarette oxydée
qui s’enlise
dans une bêtise mal dissimulée.  

Fous le feu aux fleurs, aux pétales patibulaires. Au ombre qui gagnent du terrain, bile noie entre les lèvres abîmées. Qui s’échappe comme un feu follet
volé.

Les flammes font danser les ombres,
cassent les trombones en coulisse
sous les souliers crevés.  
T’es un.e marionnettiste qui n’œuvre pas pour la beauté de la chose. Tu es un vendeur de ciseaux à oisiveté, un.e libérat.eur.rice d’espèce étrange Malena. Tu façonnes l’homme sauvage. Ode à la main qui coule et tourne entre les doigts unis et touchants de la petite fille.

-
La tâche du lampadaire entre les dents
Qui illumine
La nuit
Doucement
Le sourire est la seule trace de notre passage sur terre.
Alors tu sais qu’il faudrait les faire multitudes
pour museler les rats le jour des hirondelles.

- Comment fais-tu, pour brûler autant ?

Comment. Comment. Comment.
Ca percute dans ta tête
Marteau piqueur de questions sans réponses.
Comment. Comment. Comment.
Un sourire pour briller, mais que faire pour brûler.

T’as ton secret. Le lui dire ? Opter vérité ? Ou raconter les histoires pour enfants, trouvés aux détours de sentiers lointains ? Mentir pour enjoliver. Faire croire et espérer.
Tu ne sais pas pourquoi Malena. Tu ne sais pas comment.
Mais tu sais comment faire pour ne pas devenir grand.e
et garder tous ses os.


-
Continuer à psalmodier les doigts en une étreinte tactile épidermique,
parce qu’on danse pour voler,
c’est décoller les pieds,
les éloigner des ombres au souffle rance dans la nuque.

-je sais pas comment apprendre à brûler. Mais faut que tu bouches les crevasses dans tes yeux. Pour pas qu'elles s’infiltrent. Rebouche et enflamme toi.

-
La lune incandescente et ses longs doigts comme seuls témoins.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

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