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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Devant un monument moldu
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Olivia Cordell
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Olivia Cordell, Mer 1 Fév - 23:22


De toute évidence, le sorcier était aussi impatient qu’elle d’assainir les lieux. Comme elle s’y attendait, il poignit la tige de sa baguette de par dessus son boléro, mais marqua un temps d’arrêt où il fléchit quelques secondes.

« Attends mais t'as tenté de lifter la machine avec un sort tout à l'heure alors ? T'es une folle dingue toi ! C'est électrique cette installation, tu peux pas faire d'la magie comme ça sur un ascenseur ! Et surtout pas quand t'es dans un lieu public bourré de moldu ! Imagine j'aurais pas été un sorcier ! »

Pour toute réponse, elle lui tourna vivement le dos, la bouche de coté et les paupières closes, l’air snob. Jonglant de sa propre baguette entre ses doigts, elle l’examina dans une moue dépitée. Elle était mauvaise en sortilèges, elle n’y pouvait pas grand chose, elle ne retenait rien. Elle avait complètement oublié que l’électricité et la magie ne faisaient pas bon ménage. Olivia fronça les sourcils car elle venait de détecter un reste de pattes d’insecte sur le bâton qu’elle éjecta d’un claquement d’ongle. De son coté, le magicien effectua d’une rare virtuosité quelques enchantements, dont un qui rapiéça son défunt bocal comme neuf. La bouteille bascula entre ses mains dans un choc sourd, emplie cette fois-ci d’insectes certes, mais morts et trempés. Pas sure que son Augurey accepte cette offrande souillée, mais c’était mieux que de repartir bredouille. Pantois, la Serdaigle émit un faible remerciement. Oui bon, voila, s’il avait pu assécher les hexapodes, ça aurait été mieux.

Peu après, de sous ses cuisses, Olivia sentit l’eau se retirer, s’évaporer, se volatiliser comme un spectre. En un clin d’oeil, l’ascenseur était épuré de toutes salissures, au même état qu’avant la discorde. Satisfait, l’excentrique jeune homme salua la réussite de ses sorts d’une acclamation, comme un Monsieur Loyal de cirque. Sa tentative cependant, de ré-appuyer sur le bouton d’appel, fut sans effet. La luminosité par contre, s’étaya, ce qui permit à Olivia, tout comme son partenaire, de mieux identifier les alentours. Les deux énergumènes se dévisagèrent dans le blanc des yeux, et elle en profita pour le scruter du regard impudemment. C’était un beau garçon, bien taillée, bien peigné, bien sous tout rapport en fin de compte. Mais ça, c’était en oubliant tout ce cinéma passé. Fuselé comme une antilope, tendu comme un ressort, et quelques épis sur sa tignasse soulignant ses airs loufoques. Avec de naissantes petites rides en pattes d’oie aux coins des yeux. Mieux valait ne pas lui faire remarquer, au risque de le froisser.

Soudainement, un parfum envoûtant vint lui flatter les narines. Une touche de jasmin, son effluve favorite. Aussitôt, Olivia se sentit mieux. Comme ces essences provenaient de nulle part, elle se douta que son voisin avait du faire usage d’un quelconque ensorcèlement pour rendre l’habitat plus bienséant. Intérieurement, elle bénit cette fantaisie du plus profond de son âme. Grâce à lui, l’atmosphère se révéla moins oppressante. Le jeune homme d’ailleurs, rompit bientôt le silence.


« J'm'appelle Elias. J'suis pas en études. Mais j'suis allé à Poudlard moi aussi. Serpentard s'tu veux savoir, goguenarda le gentilhomme en aspirant l’oxygène à pleins poumons, on risque d'rester là un moment. Allez racontes, les criquets et tout là, c'est pour quoi ? »

Toute fière, la demoiselle brandit le récipient à hauteur de son visage, et le trémoussa sobrement.

« Très récemment, je suis allée acheter avec mon père une créature magique. Un Augurey, vous voyez ce que c’est ? On les appelle les phénix irlandais. Mais pour le nourrir, je préfère me procurer sa nourriture moi-même, elle n’est pas donnée à la boutique des animaux ! » Plaida l’adolescente d’une allure coupable qu’elle masqua aussitôt sous un regard matois.

Olivia ébroua ses cheveux en arrière d’un jet de bras, puis se rapprocha du sorcier en inclinant son menton vers l’avant.


« Serpentard, n’est-ce pas ? Vous faites donc parti de la grande familles (si étroitement obtus) des rusés ! » S’exclama-t-elle sur un ton qui se voulait faussement admiratif.

« Et à votre âge, très franchement, n’avez-vous jamais appris le transplanage ? Dit Olivia, séductrice, en effleurant le front d’Elias de ses doigts fins qu’elle repoussa, ne savez-vous donc pas transplaner ? Parce que si c’est le cas, vous auriez pu nous faire sortir d’ici DEPUIS LE DEBUT ! »

La fin de sa phrase avait été formulée sur un cri, l’arête du nez repliée et les dents serrées. Que ces Serpentards manquaient de clairvoyance. Tellement bouffis par la vanité qu’ils ne voyaient pas la nécessité de cogiter, un temps soit peu. Le sourire en coin, elle ironisa d’autant plus.

« Laissez, je comprends mieux, c’est aux Serdaigles qu’est le devoir de raisonner. Vous êtes bien trop limité pour cela, c’est une bonne chose que je sois à vos côtés. »

On pouvait dire que ce n’était pas la modestie qui étouffait notre enfant gâtée. Au fond, si elle était aussi outrecuidante, c’était pour camoufler ses tares. Quoi de plus terrible pour elle, que de lui agiter sous le nez ses propres faiblesses.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Elias Baxter, Mer 1 Fév - 23:55


La gamine agita son bocal de grouillant sous le nez. « Très récemment, je suis allée acheter avec mon père une créature magique. Un Augurey, vous voyez ce que c’est ? On les appelle les phénix irlandais. Mais pour le nourrir, je préfère me procurer sa nourriture moi-même, elle n’est pas donnée à la boutique des animaux ! » Et gnagnagna et gnagnagna. Comme s'il pouvait ignorer c'qu'était un Augurey à l'âge qu'il avait ! Nan mais elle se prenait pour qui la sorcière apprentie ? En plus de ça elle était pingre. C'était une évidence. La boutique était pas si chère que ça qu'elle doive aller chasser du criquet dans les parcs de Londres, fallait pas abuser non plus !

Il leva les yeux au ciel et se détourna d'Olivia pour attraper une des bouteilles de son six pack, qu'avait déjà perdu une camarade au combat. L'ouvrant sans attendre, il bu quelques gorgées salvatrices. Il écoutait la brunette d'une oreille distraite, la vit du coin de l'oeil lui jouer du l'Oréal que je te le vaux bien.  « Serpentard, n’est-ce pas ? Vous faites donc parti de la grande familles (si étroitement obtus) des rusés ! Et à votre âge, très franchement, n’avez-vous jamais appris le transplanage ? Ne savez-vous donc pas transplaner ? Parce que si c’est le cas, vous auriez pu nous faire sortir d’ici DEPUIS LE DEBUT ! » Il avait tempéré, oh oui il avait tempéré. Les doigts qui l'poussent sur le front, le ton condescendant, les mimiques de jeune maman qui sait tout mieux que les manants du bas monde. Mais là Maurice, elle poussait l'bouchon trop loin, oh bien trop loin. Et elle affichait un affreux sourire en coin. Les jointures de la main d'Elias blanchirent autour de la bouteille, qui avait quitté ses lèvres depuis belle lurette.

« Laissez, je comprends mieux, c’est aux Serdaigles qu’est le devoir de raisonner. Vous êtes bien trop limité pour cela, c’est une bonne chose que je sois à vos côtés. Ok gamine. On arrête les frais tout d'suite. » Il se gonfla pour prendre un peu de hauteur, sans déceler la ligne blanche qui agrémentait maintenant sa lèvre supérieure. Dardant un doigt accusateur sur la jeune fille, il assena ses mots avec lenteur et grande intensité. « J'suis assez âgé pour être ton père, alors tu vas baisser d'un ton et arrêter d'me manquer d'respect, Serdaigle à deux noises. J'te jure que tu regretterais d'm'énerver. Oh et puis m*rde ! J'suis déjà énervé t'façon ! » Il s'avança d'un pas histoire de faire reculer l'Olive verte qui s'prenait pour la princesse des petits poids. « On ne transplanne pas d'un lieu public moldu, règle du Ministère sortie bien avant que ta gueule dépasse du vagin de ta mère. Alors à moins que t'aies une folle envie d'passer au tribunal, non je n'vais pas transplanner jusque chez moi, et encore moi t'emmener sous mon bras. On va se le faire à la moldu et attendre qu'un foutu mécanicien dérègle les machines. Y a des caméras, mais t'avais p't-être pas vu ma petite aiglette ? » D'ailleurs juste pour ça il avait fait attention de se placer devant en nettoyant la cage.

« Quant au fait qu'tu sois à mes côtés j'suis pas persuadé d'être bien loti tu vois. Jusque là j'ai pas vu beaucoup de talent sortir de ton joli minois, et j'suis toujours pas persuadé que ce soit pas toi qu'ait fait sauté toute la machinerie. A tenter d'la magie sur un ascenseur nan mais... on croit rêver ! ET OUI JE SAIS CE QUE C'EST QU'UN AUGUREY, J'SUIS TRENTENAIRE BORDEL ! » Ah bah nan, il avait dit qu'il s'énerverait pas. Baissant d'un ton il ajouta. « J'suis désolé j'voulais pas m'emporter comme ça. Mais t'es vraiment une gamine pourrie gâtée toi, c'est pas possible autrement. » Elle en avait le physique et les mimiques. Les veines sorties, les joues rougies, Elias se décida à baisser la tension en s'offrant une bonne rasade de lait. Il avait déjà filé la moitié de la bouteille. Pourquoi que cette cage elle s'ouvrait pas bordel ? Même le sort de fraîcheur il marchait plus pour le calmer.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Olivia Cordell, Ven 3 Fév - 22:32


« Ok gamine. On arrête les frais tout d’suite. » Retentit une voix d’outre-tombe des lèvres frémissantes et embrasées du sorcier. Bombant le torse comme un athlète, et pointant un index menaçant droit sur Olivia, il siffla entre ses dents des remontrances qu’il se retenait de dire depuis, de toute évidence, un long moment.

« J'suis assez âgé pour être ton père, alors tu vas baisser d'un ton et arrêter d'me manquer d'respect, Serdaigle à deux noises. J'te jure que tu regretterais d'm'énerver. Oh et puis m*rde ! J'suis déjà énervé t'façon !, gronda Elias en occupant un peu plus l’espace vital de la jeune fille d’un pas intransigeant, on ne transplanne pas d'un lieu public moldu, règle du Ministère sortie bien avant que ta gueule dépasse du vagin de ta mère (à ce moment là, Olivia entrouvrit la bouche accompagnée d’une expression profondément offusquée). Alors à moins que t'aies une folle envie d'passer au tribunal, non je n'vais pas transplanner jusque chez moi, et encore moi t'emmener sous mon bras. On va se le faire à la moldu et attendre qu'un foutu mécanicien dérègle les machines. Y a des caméras, mais t'avais p't-être pas vu ma petite aiglette ?  Quant au fait qu'tu sois à mes côtés j'suis pas persuadé d'être bien loti tu vois. Jusque là j'ai pas vu beaucoup de talent sortir de ton joli minois, et j'suis toujours pas persuadé que ce soit pas toi qu'ait fait sauté toute la machinerie. A tenter d'la magie sur un ascenseur nan mais... on croit rêver ! ET OUI JE SAIS CE QUE C'EST QU'UN AUGUREY, J'SUIS TRENTENAIRE BORDEL ! »

Olivia protégea immédiatement ses oreilles de la force de la vocifération en clignant d’une paupière, les dents serrées. Les vaisseaux prés à éclater de fureur, le jeune homme se radoucit d’une octave, le corps toujours en proie à de légers tremblements d’hypersensibilité.

« J'suis désolé j'voulais pas m'emporter comme ça. Mais t'es vraiment une gamine pourrie gâtée toi, c'est pas possible autrement. »

La babine inférieure pincée, et les yeux sur le point de larmoyer, la Serdaigle persistait à maintenir ses paumes en coque sur son ouïe. Le blanc des yeux rougis, les sourcils renfrognés et le regard fixe sur le Serpentard, elle luttait vainement pour ne pas pleurnicher comme une enfant. Qu’est-ce que ça voulait dire ça ! Personne ne lui avait jamais parlé ainsi, pas même ses parents. Oh que c’était facile d’énumérer tous les défauts d’une petite élève novice de Poudlard à qui il reste tant à apprendre. Sentant quelques reniflements poindre le bout de leur nez, Olivia se détourna de son persécuteur en scrutant un pan de mur. Quel grossier personnage, crétin, crétin ! Qu’il se fasse bouffer par un Cerbère !

« Sale type, vous n’êtes qu’un sale type !, couina-t-elle d’une voix étranglée par sa gorge nouée de honte, vous êtes ridicule en plus, avec votre moustache de lait ! »

Et sur ce, elle rossa d’un coup de pied bien senti le reste des bouteilles dont elle en éventra trois. Les poings comprimés jusqu’à pénétrer la chair de ses ongles, elle contempla la flaque s’étendre et laper ses souliers. Secouée d’un hoquet et de gémissements infantiles, elle s'essuya les sanglots de son visage de ses poignets. Piteuse, elle se rendit à la culpabilité, les épaules affaissées. Bientôt, des pleurs déchirants s’élevèrent et résonnèrent dans l’ascenseur. Ces pleurs là étaient sincères mais chargés de regrets, des pleurs qui déstabilisent, des pleurs qui dévoilent son hôte, vulnérable, comme un nourrisson qui vient de naître. Les cris d’orfraie d'enfant gâté faisaient place à des lamentations autrement plus spontanées et bouleversantes. Calmant ses jérémiades, elle parvint enfin à articuler quelques syllabes.

« Par…don… » Geignit l’apprentie sorcière en séchant les larmoiements qui tachaient ses joues.

Sa voix tombait dans l’éraillé, du fait de sa salive pâteuse. S’écroulant sur ses genoux, elle saisit sa baguette, la main souffrant de spasmes nerveux, et balbutia un sortilège de récurage, après s’être assurée qu’Elias masquait toujours le champs de vision de la caméra. Sa première tentative fut un échec et elle du s’y reprendre à deux fois pour en faire un acceptable. Laissant échapper une plainte comme le ferait un elfe de maison maltraité, elle leva ses yeux brièvement vers l’homme, avant de redéfinir son regard sur le pack de lait disséminé.


« Je vous rembourserai les briques. » Souffla Olivia en fuyant les iris de son voisin.

Elle tapota de la pointe de son bâton le bocal d’insectes. Se mordant la lèvre, elle s’excusa une nouvelle fois.


« Et merci pour mon récipient. »

Elle s’adossa contre le métal, croisa les bras et fit voeux de silence. Il n’était pas question pour elle de subir une autre humiliation. Comme il le souhaitait, elle allait se tenir tranquille jusqu’à la venue de ce maudit mécanicien incompétent. Dans un bruit sourd, sa tempe cogna la paroi, et elle poussa un profond soupir mélancolique.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Elias Baxter, Ven 3 Fév - 23:42


Accord pour LA


Sitôt la bouteille rabaissée, le visage pâle de la jeune Serdaigle s'offrit à lui. Lèvres tremblantes, oeil larmoyant, il aurait presque eu pitié de la pauvre enfant. Presque. Réprimant un évident reniflement, la gamine se détourna, et Elias arqua un sourcil, attendant la sentence.  « Sale type, vous n’êtes qu’un sale type ! Vous êtes ridicule en plus, avec votre moustache de lait ! » Ooh ! C'était mignon cette voix étranglée. Le sorcier réprima un ricanement. Du moins il tenta. Possible que quelques bruits parvinrent à sortir de sa bouche étirée. Bruits qui se transformèrent aussitôt en gargouillement étranglés tandis qu'il assistait impuissant à la destruction de sa réserve de lait. VLAN Un coup de pied rageur et le verre qui s'éparpillait, laissant s'échapper une nouvelle mare liquide. « Mais t'es dingue ! BORDEL ! »

C'était vraiment une sale gosse. Une puta*n de gamine pourrie gâtée, jusqu'à la moelle même ! Elle était complètement marteau, chtarbée, aliénée ! C'est alors que les pleurs surgirent, les sanglots gros comme des cachalots, et les reniflements incessants, et Elias sut. Il sut qu'il était arrivé en enfer. « Oh non non non... » Il se pinça l'arrête du nez, le regard perdu dans la mare de lait. « Arrête de chialer punaise, arrête j'te dis, oh la la... » C'était insupportable. Un gosse qui chiale. « Par…don… » Et les hoquets, la morve au nez, la larme à l'oeil... Nan et nan quoi ! Elias shoota dans le mur de l'ascenseur histoire de faire descendre la tension qui venait de lui grimper jusqu'en haut de la nuque.

C'est là que la gamine s'échoua sur ses genoux pour tenter de réparer les dégâts, et le sorcier ne pu s'empêcher de ressentir ce grand instant de solitude lorsqu'elle mit plus d'une plombe à réussir un simple sortilège de nettoyage. Ben on partait de loin. C'était à Serdaigle ça ? Il mata l'Olivia qu'avait encore des spasmes et de l'eau plein le regard. Elle le regardait aussi tout à coup. Comme un petit chat perdu. Il inspira profondément, ferma les yeux brièvement. « Je vous rembourserai les briques. » Il secoua la tête et reporta son attention sur la gamine. « Et merci pour mon récipient. »

Il était tombé sur du lourd. Du très, très lourd. Il leva les yeux au ciel, et les bras suivirent sans tarder. « Bordel j'peux pas croire que j'vais faire ça. BON ! Olivia. Secoues-toi tu veux ? On sèche les larmes de crocodiles, on arrête le cirque, t'as plus quatre ans j'crois. » Il lui parlait comme à un bébé, parce qu'il avait en face de lui un gros bébé, très clairement. « Et puis lèves-toi aussi hein ? Tu fais vraiment pitié ma pauvre. J'peux pas l'croire que t'as gâché trois litres de lait quoi merd* ! Juste comme ça parce mâdaaame est énervée ! J'suis Olivia, et quand j'm'énerve j'casse des bouteilles de laiiiiit !  Il se rabaissa à son niveau pour chouiner ses derniers mots dans sa face pour bien lui faire comprendre la stupidité de ce qu'elle venait de faire. A côté de ça ça sait même pas lancer un Recurvite... »

« Go d'ici. De suite. J'en ai ras le c*l, et j'reste poli. Aux chiottes les mous du genoux et leur technologie avancée. » Il plia le coude et frappa dans l'objectif de la caméra, qui s'éteignit immédiatement dans un capharnaüm électronique. Les chances pour qu'il y ait eu un surveillant pour mater les images étaient de toutes façons très minces. Il déploya ensuite un bras vers Olivia et l'obligea à s'agripper. « Gaffe à pas vomir sur mon manteau, parce qu'autant le lait tu peux m'en racheter mais lui il vient de loin. » Il lui lança un regard noir avant de choper les deux bouteilles survivantes et de #Transplanner. Une poignée de secondes et il se retrouvait au milieu de son salon immaculé.

De l'air, de l'espace, du familier, du classe. Elias s'éloigna brusquement de la jeunette pour s'affaler dans le canapé. V'là qui lui avait bien manqué. Définitivement, journée de me*de. « T'veux un thé ou un verre de lait l'bébé olive ? » lui lança t-il d'une voix égale sans bouger d'un pouce, sa tête tournée vers la fenêtre. La vue n'avait rien de grandiose. Mais certains voisins le faisaient parfois mourir de rire.

[FIN DU RP, A SUIVRE ICI]
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 16 Fév - 18:31


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Howl
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avec mm87 et A. Madverier


Musique
Ils marchaient dans la rue bondée de passants. Des bouteilles et des rires à la main.
Des chœurs et des chœurs d'âmes à la joie. Hymnes mondaines d'une ville plongée dans un décor de fête nocturne.
Théâtre ambitieux et lumières imposantes dans la demi-nuit qui tombe sur Londres nue.

Ils étaient là, à rire aux éclats. Profitant de leur ultime soirée.
Avant de reprendre le train. Et rentrer. Rentrer chez eux.
A la maison.

Home, home sweet home.
Revoir les parents. Les chambres mal rangées.
L'elfe de maison un peu trop ambitieux.
Et être ensemble. Tous ensemble.
Heureux, réunis.
Home, home sweet home.
Home, home sweet home.

En amour frère-et-sœur
le cœur battant de plaisir
chacun à l'intention
de l'autre
le premier plus mûr et
le second plus velouté.

Elena et Lïnwe venaient de quitter le Chemin de Traverse pour une ambiance plus extraordinaire encore que celle des sorciers.
Et où chaque musique, chaque son y est vivement relancé en écho. Une nuit incroyablement belle dans une grotte en plein air.
But not tonight.

Une lumière dans la nuit qu'il tente de suivre.
Une beauté que l'on ne peut toucher, à ses yeux.
Et une nuit incroyablement belle.
But not tonight.

Londres battante.
Londres souriante.
Londres moderne et traditionnelle à la fois.
Londres réjouissante.
Belle et rayonnante.

But not tonight.

Londres éclairée par la lune blanche
la lune qui le quittera
ce soir-même.

« Tiens, reste près de cette statue. Je vais nous chercher deux gaufres ! » lui dit le plus grand des deux.
Encore un dernier sourire innocent sur leurs bouches. Ne sachant absolument pas ce que la vie leur ferait ce soir. Ne sachant absolument pas quand est-ce qu'il la reverrait, elle. Le regard encore plein d'étoiles. Ne sachant pas. Ne sachant pas ce que la vie leur ferait ce soir.


Dernière édition par Lïnwe Felagünd le Jeu 9 Mar - 0:08, édité 1 fois
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Mangemort 87, Ven 17 Fév - 5:33


(Note HRP: Arc n’intervient pas avant le départ de 87
Lin: Si y a un souci de cohérence, préviens et j'édite)


I go out to work on a Monday morning

parce que derrière ton air de râleuse professionnelle tu aimes ce que tu fais
tu es ce que tu fais
tu es de ceux qui jugent les actions plus forts que les mots
et surtout
plus que les actions
les effets
on n’est retenus pour notre capacité à tuer
mais pour celle à effrayer
et celle-là
tu la maitrises pas encore
pas des masses
on te voit comme une monstre sans motif
ironie du sort
existe-il des monstres sans motifs ?
non non ce sont des monstres qui ont tout perdu
et ont enfin
tout à gagner
qui ne se perdent à peser les pour et les contre
qui foncent
qui tranchent
découpent coupent coupent
d’un coup de ciseau contre ta gorge

Tuesday I go off to honeymoon

t’as rendez-vous avec une ruelle sombre
elle se meurt d’ennui alors tu réponds à son appel
l’enivre de leur sang de ton vin de tes seins
tu la laisses regorger de ressources divines
de ces pulsions qui chaque jour t’animent
tu lui as même il y a quelques jours
un ballon tout empêtré d’ironie
faut dire qu’il a pas tenu longtemps
vite percé
des ongles d’une victime dont tu les arrachais
quand on perd le fil on trouve le sens

enfin tu crois -non pas de foi
enfin t’espères -hope won’t lead us nowhere
enfin tu penses -ah, voilà qui est plus raisonnable !

alors « chauffeur si t’es champion »
mène nous vite sur le chemin de l’essence
aide nous à retrouver la route de la déroute
tu remonteras les ruines en sens inverse

I'll be back again before it's time for Sunny-down,


toi tu partiras des décombres des destructions
de tous les chaos de ton existence
et peu à peu les réécriras
en feras quelque chose
parce que tu es la voix de ta vie
tu es celle qui l’écris
le screenwriter du futur
ton futur et le leur
plus le sien
non le leur
oh si tu avais su !
toujours est-il que ta plume était prête
si ton encre est sanguine au fond...
qu’importe
tant que tu gardes la main
le contrôle sur demain

I'll be lazing on a Sunday afternoon


juste le temps de souffler
respirer
se remettre de ce corps
désoeuvré
se rouler dans un fromage
de chèvre
et l’inscrire de partout
tu te découvrais avec le temps
pleine d’une certaine vanité
tu voulais laisser une trace
dans l’espace
tu voulais marquer quelque chose
influencer
avoir l’illusion d’avoir vraiment été là
tu avais échoué ta première mission
pas assez rapide
pas le temps de prévenir 67 que t’étais emmurée
tu avais échouée ta seconde
pas assez rapide
pas le temps de buter le secret que tu les emmurais
tu ne te pardonnais ces retards
à partir de maintenant
tu serais la lame qui tranchait si vite
qu’on ne se plaindrait plus de problèmes de délais

Bicycling on every Wednesday evening


une vraie livreuse de pizzas
dans un monde où la mort serait italienne
tu la sortais de ta boîte de ton bout de bois
tu pouvais casser tous tes alambics
tant que ça aboutissait
ton étrange costume était plus vert ce jour-là
ton visage aussi l’était
jalousie jalousie t’allais bientôt virer greenie
ça avait commencé sous l’influence des potions
et se prenait à te ronger maintenant encore

Thursday I go waltzing to the Zoo

la jalousie n’était une amie jusqu’ici
toi tu étais la rage le désespoir le flottement la culpabilité
mais ce soir
un étrange portrait te rongeait
il y avait deux jeunes gens qui s’aimaient
vous allez dire, allez arrête de râler et trouve toi un valentin
vous vous trompez
le pire c’est qu’ils s’aimaient du seul amour véritable
à leurs gestures tu finissais pas comprendre qu’ils étaient
frère et soeur
fusionnels
si proches

I come from London town, I'm just an ordinary guy,

à côté toi
toi t’es juste celle qui les perd toutes
dans l’incendie le meurtre l’accident l’oubli
tu n’as qu’un effleurement qu’une trahison ne te permettra jamais
de retrouver
de toute façon tu ne pourrais lui faire ça
ce serait la tuer
vu le monstre que tu es
plus elle est loin mieux elle est
c’est pour ça aussi que tu voulais qu’elle oublie
mais maintenant
maintenant tu es si seule
que leur proximité te déchire

Fridays I go painting in the Louvre

l’aîné en plus tu le connaissais
c’était un cobaye qui avait mal tourné
et pourtant tu n’avais vraiment réussi à l’endommager
il gardait le fil
la raison
il refusait d’embrasser les courbes de l’existence
de dévier de la grande voie
tu comprenais enfin pourquoi
c’était cette main qui le guidait
avec une candeur vomitive
aujourd’hui tu peindrais dans son sang
tout ce que tu avais perdu

I'm bound to be proposing on a Saturday night (There he goes again)


oui tu sais
t’aurais pas dû être là de base
t’aurais du t’engager à être mom of the year
mais tu passais limite plus de temps avec ceux de la patronne que des tiens
de toute façon
avec eux non plus t’arrivais pas à t’engager
tu savais très bien le danger que tu représentais pour eux
tu ne l’aurais été si le combat était fini
si tu avais été rapide tu aurais pu au 9e mois faire tomber le masque
quitter le combat
mais vous n’étiez assez bons
ni tes recrutements ni les ponts n’avaient l’effet escompté
alors embrasse le monstre que tu es
sois pire pire encore
pour ne plus voir les barrières
cachée derrière tes oeillères briser leurs normes
pour aller plus vite
dans le sang tout réécrire
et pouvoir enfin devenir l’autre toi
la toi normale
c’était possible ça vous croyez ?
lui survivrais-tu ?

I'll be lazing on a Sunday

difficile à dire parfois t’as l’impression
que tu ne te reposeras que quand tu seras morte
pourtant t’as tant à faire avant
alors bouge toi
commence par ceux là
ceux qui ont tout ce dont tu as cessé de rêvé
l’aîné enfin s’éloigna vers un stand
qui sentait chaud comme un marshmallow cramé

lazing on a Sunday


tu dormiras demain
pour l’instant c’est elle que tu vas cramer
qu’importe ce que ça devait coûter
tu ne pouvais leur pardonner d’être heureux
oui
c’était pas ta fonction
toi justicière du monde magique
cet après midi là tu n’arrivais plus à te rappeler
de pourquoi tu portais ton masque
t’avais juste le vert
qui couvrait tout
il était temps que le rouge y réponde
prenne le relai
te ramène à toi

lazing on a Sunday Afternoon.


pour ce faire tu eus la politesse de prévenir ta victime
déposant ta bicyclette tu fis voler ton couteau vers son épaule
.il tomba un peu plus bas, mais c'était pas grave tant qu'elle avait mal.
et volas sa voix avant qu’elle n’avertisse son frangin
c’était pas drôle sinon
il fallait que son impuissance
soit aussi parfaite que la tienne
face aux cadavres de tes feux
ce n’est qu’en ces termes que tu le laisserais en paix
contemplant l’interminable queue qui semblait l’occuper
tu la jouas même risqué
et administras à la brunette un Vitam rapio
.REBIRTH.

le vol
était
ta vie


look:
 
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 21 Fév - 22:50


Un regard à l'Est et il ne voit plus sa sœur. Trop loin pour la voir encore en vie.
Un regard à l'Ouest et c'est la lune qui le suit. D'un coup d’œil malicieux voire malsain, elle cède.
Elle a l'air d'un arlequin malade haut dans le ciel. Elle perd de sa couleur mais personne ne la remarque.
Personne ne la remarque. Tant qu'elle scintille dans ce ciel trop noir. hors-contexte

Et lui, il croit. Il croit voir cette lune aussi brillante que toutes les autres nuits passées dans les étoiles.
Il n'y voit aucune différence, et pourtant. Et pourtant... langue mutilée tombe morte
Lui, il croit connaître cette lune qui étire un sourire-croissant juste un instant. Juste un instant.
Il y voit la vie lui sourire de toutes ses lumières-bonheurs. Les étoiles frémir de joie —
                                                                                                                       Ou de peur.

Il ne s'est jamais senti aussi vivant de toutes ces années.
Depuis que son amante lunaire lui est apparue, cette nuit-là.
Cette nuit-là, après un mauvais rêve. Lune maternelle réconfortante.
Lune. Belle lune qui le berçait de tout son amour quand il se sentait seul.
Il ne s'est jamais senti aussi près d'elle, ce soir.
Et pourtant seule et si loin de lui
et pourtant...

Elle craque.
Elle cède.
Mais personne ne le remarque.

On la poignarde et elle saigne
elle a mal haut dans le ciel lame transperçant
elle y ajoute une palette rouge
y décore de toute son âme
jusqu'à en mettre sur les pavés
les murs délavés les pierres une peau duveteuse
gravées ici-bas gît son âme
qui faiblit qui faiblit encore
ce tableau noir et blanc
du monstre-ruelle qui
qui ne fait que passer
passer son chemin convulsion
à dos de bicyclette. et tombe à terre

Elle craque. panique
Elle cède. panique
Et personne ne le remarque.

convulsion
Caramel brûlé senteur et papilles membre appareillé
montent au nez hmmm
ce délice urbain odeur de mort
un « merci » rapide
se hâtant de retrouver ! le râle s'éteint
dans tout ce désordre
se hâtant
de retrouver
sa sœur
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Mangemort 87, Lun 20 Mar - 19:33


gamine sens-tu comme la vie t’abandonnes
pourquoi n’essaies-tu pas de te battre
de résister
tu t’offres déjà à moi

il pleut du sang de vrai
ça fait comme une fontaine mauve
inversée
elle remonte mes tempes
empressée

je sens ta magie affluer en mes veines
me gonfler d’une énergie que je n’avais jamais eu
était-ce une bonne idée ? tu semblais avoir des nuages ocres
dans le regard
un espoir comme une maladie

j’ai pas d’orange à prendre
pas de mouton ni de dragon
non juste une magie
une poussière de vie

t’attends quoi saleté
d’être sauvée
bats toi
les chevaliers servants n’existent pas
si tu veux résister seule toi peut en être l’artisane

n’est-ce pas magnifique
cette fragilité de l’existence
sens-tu combien tout ne tient à rien
combien tout bascule pour un souffle

enfin
son bras qui se pose contre ma jambe
pour me repousser alors qu’elle glisse
à terre
elle glisse à vers
elle chute averse
de vie

je t’offre ici ce rien
un rien si fort qu’il me ramène à moi
un rien si fort qu’il dépasse le toi
il bouleverse sunil
pour ne laisser que la voleuse
assoiffée
j’ai le sang qui se gonfle soudainement
une brusque chaleur et comme des palpitations
c’est plus que je n’attendais
c’est étrange de tester un sort
sur une étrangère
cela demande plus de concentration
que je ne l’avais anticipé

mais ne t’inquiète pas ma jolie
je me dédie à toi
tu as tant mon attention que j’oublie
que bientôt le frère reviendra
pour l’heure je me concentre sur ta fin

bientôt tu seras vide
aussi fantomatique que moi
et j’aurais un peu de toi
n’est-ce pas magnifique

gamine on sera liées
je sais pas si c’est une bonne idée
si t’as pas cette maladie contagieuse
qu’on appelle lumière

je veux rester aux origines des ombres
sommeiller dans les ténèbres éternelles
saupoudrer de chaos les rêves des heureux
ceux qui ne devraient avoir le droit à tant
de tranquillité
de simplicité
de tout
de vie

pourquoi ce serait forcément moi
celle qui court toujours
je te hais tu sais
toi qui enfant a déjà tout eu
tout vécu
c’est pourquoi il faut que je te prenne tout
jusqu’à ce que tu ne sois
que fumée

promis on dansera
brouillards
je t’envelopperais
de ma pollution

let’s make death
to your love


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Re: Devant un monument moldu

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 4 Avr - 21:46


Loin de se douter
qu'au fond là-bas juste-
juste devant cette statue
d'un homme ancré dans
l'Histoire la mauvaise guerre
mais il n'y en a pourtant
pas des bonnes

Loin de se douter
que le goût de sa
gaufre était au sang
à la moelle qui se vide
de toute énergie
substance invisible
à l’œil nu mais qui se
meurt le long
d'une baguette
bout de bois
incohérent
au départ
qui devient
sanglant
absolument
sanglant
comme
la guerre
comme
la
guer-
re

Loin de se douter
que ces pauvres moldus
ces gens-là qui évitent
le sujet les problèmes
la mort et les blessés

ces gens-là qui n'ont
pas voulu connaître
la vérité ainsi soit-il
et cette bombe qui
tombe qui tombe
du ciel écarlate

Loin de se douter
que ces personnes
détournent le regard
pantelants innocents
veinards de ne pas être
de ne pas être touchés
par la guerre
et la mort
et les maux
qui les
observe

Bande d'ignorants
volontaires
c'est atroce
arrogant.

Le Felagünd revenait au point de chute. Le rendez-vous parfait pour un duo comblé. Elena et lui. Juste tous les deux. Comme ils l'entendaient. Ils avaient toujours été tous les deux. A travers les moments les plus durs, les plus magiques aussi. Les plus merveilleux les plus épiques les plus dangereux. Tous. Et s'ils devaient tracer leur vie en parallèle, il n'y aurait que des lignes entrelacées comme si les mains libres se rejoignaient inlassablement, d'une divine finalité.

Moment d'arrêt.
La ritournelle des amants au coin de la rue
s'arrête un instant tout devient noir le temps
ralenti — les cris de joie d'allégresse sont sourds
et la béatitude muette Les passants qui courent
ne marchent qu'au ralenti La fanfare de l'autre rue
naît nu-phare tremblotant au loin dans la Cité
mer d'un rythme de vie de prince et au milieu il la
voit elle comme un corbeau sur son cadavre las
il la voit elle comme si sa tête revenait à chaque
tournant pour faire basculer sa vie sa misérable
existence qui l'était devenue Il la voit elle... non
pas elle... c'est impossible... le corps inerte les yeux
ouverts impuissants intouchables la gaufre tombe
les cheveux emmêlées d'horreur et de peur le visage
blanchit par la vie qui s'échappe par une sortie
de secours qu'on a piégé-là Par-dessus sa tête
l'ombre de la Mort qui le guette impuissant
intouchable il ouvre la bouche mais l'estomac
le tue à coups de couteau les neurones labourent
son cerveau et il a mal au creux du ventre
et un peu plus haut — il a mal et il a mal
dans sa poitrine qui le presse le compresse
jusqu'à s'étouffer impuissant intouchable
néant.

Et le néant. Se tenant à dix mètres à peine, devant
des passants qui se précipitent dans des marchés
annexes. Et le néant. Le néant. La vision alentour
floutée. Et le néant. Le cœur qui hurle à la mort.
Et le néant. Le néant. Nouvelle vision de son épouvante
art inconscient. Et le néant. Le néant.
Le néant le quitte. Les nuisances sonores
s'éveillent tout autour de lui et la lune
la lune se retourne peu à peu
de l'autre côté.


Note : pour ton prochain poste, hésite pas à goûter mon LA pour dire que Lïnwe arrive en courant.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Mangemort 87, Jeu 20 Avr - 6:54


oh je sais je sais t’es pas elle
la déesse de la fraude
cheveux d’or et rêve aux doigts
toi t’es que l’humaine
et encore
non as-tu jamais été humaine
tu ne te rappelles pas
peut-être avant
dans une vie oubliée
tout ce que tu sais maintenant
c’est que tu cherches ta renaissance dream
il te faut neuf vies
neuf vies pour enfin devenir chat
sinon ce n’est que prétexte
dissimulation
costume de cuir
tu seras une vraie
te débarrasseras du vert qui te
mange les joues
coulis de courroux
des larmes d’argent semblent courir
le long de ses cils
l’enfant sombre doucement dans l’inconscience
sa force de vie l’abandonne but not to big
et par ta baguette s’élance vers tes veines
un pas plus près
plus près du 87 de demain
celui qui survit jusqu’à demain
celui qui choisit de vivre
oh plus loin la gaufre peut tomber
tu ne vois son monde s’ébranler
la lune chavirer
non toi tu es en train de renaître
tout doucement
en toi même
tu grandis à toi
comme si ton âme prenait plus
plus de place dans ton corps
elle commence par tes orteils
les réclame comme maison
les conjure comme propriété
personnelle
ici elle est chez elle
il n’y aura plus de vide
plus de flottement
tu n’auras plus peur de tomber
à partir de maintenant tu ne crains de chuter
de mourir
tu sais que tu vas bientôt apprendre
à quoiqu’il arrive te relever
be born again
ils pourront te tuer
par millier
et tu renaitras
plus forte à chaque fois
et plus fragile aussi
mais tu ne voulais plus avoir peur
tu voulais embrasser tes vulnérabilités
et ta différence
les passants s’échappent
leur pas se presse
inquiet de la fureur de ton regard
il faut croire que la force de vie de l’enfant
les suit
tu as l’impression qu’elle accélère
dans tes veines
tu as l’impression que t’espères
pas en vain

t’es de ceux qui n’ont plus peur
tu sais qu’il est possible de chuter
mais tu sais que tu apprendras à voler dream
tu cours sur l’arbre déraciné
et n’as cette fois pas besoin
qu’il te tienne par la main
te dise d’avancer
tu t’affranchis de son avis
tu grandis
par la force de cette enfant
combien savait-elle à son âge
tu as l’impression qu’elle a cent ans
cent ans de savoir derrière elle
comment ça se passe en vérité ?
est-il possible qu’on naisse génie ?
et que l’on soit juste incapables de l’exprimer ?
et qu’avec le temps, on oublie les choses
on a de plus en plus de mots
mais beaucoup moins de vérité à décrire
alors on tourne en boucle
jusqu’à radoter
dégénérescence programmée
c’est ça en fait
ça qu’on appelle l’imagination des enfants
alors s’ils disaient vrai
s’il fallait garder son âme d’enfant
il te fallait savoir où l’âme était localisée
la tienne lentement gagnait tes tibias
tu apprenais à marcher dans tes chaussures but not to big
mais elle
elle pourrait être n’importe où
ou alors pas du tout
peut-être n’y avait-il pas d’âme
ce n’était qu’un mot de grande personne
qui pouvait garantir qu’enfants on les ait vues who
aussi
qui peut prouver que quoique ce soit de ce monde do
est vrai
et le corps inconscient à tes pieds you
et l’éclair blond traversant le nuage
jusqu’à toi think
ils n’existent pas
ils n’existent pas you
. tu cherches l’oeil d’un enfant
pour voir are
voir comme avant
?
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 23 Avr - 22:55


On aimerait pouvoir crier de joie à l'idée de manger une glace un soir où il fait particulièrement tiède
et la brise n'est pas mauvaise loin d'être parfaite mais irréelle comme ce nuage à la main tendu vers le ciel.

On aimerait pouvoir crier de plaisir qu'on appelle jouissement corporel du désir à l'objet de supériorité la
question d'infériorité qui dépérit d'un coup de hanche, l'idée n'est pas mauvaise mais l'image imparfaite
qui se dessine comme un voile.

On aimerait pouvoir s'arracher les poumons après une bonne course à pieds le dimanche matin
pour décompresser de la semaine bavante et puante qu'on vous a fait faire et ce pendant six jours mécaniques d'orange bleue comme la peste.

On aimerait pouvoir brandir ses mains en l'air d'intensité riche en émotions brillance et lumière puisque
l'on vient de remporter victoire sur l'objet de ses espoirs qui ruminent dans la tête au bocal
pendant la nuit dans le lit noir.

On aimerait pouvoir hurler je t'aime à qui veut l'entendre par simple envie d'être aimé ou d'offrir un peu
de caresse brute lorsque le temps nous manque et que les amis sont loin d'ici pendant l'hiver tuant.

Car il n'y a que des hivers
aux périodes rudes et denses
qui abondent et gèlent
notre cœur qu'on voulait
garder si tendre.

Et lui. Lui aimerait pouvoir il
crier de joie
hurler de plaisir
jouir d'envie
bénir les esprits
geindre et plaindre
pleurer de bonheur
espérer ce cauchemar court
suer de maladie
la fièvre qui ne tombe pas
essouffler cracher ses poumons
boire du sang
effacer ses démons.

Mais pas ça.
Non... pas
ça.

Un hurlement qui déchire la lune en deux vers
qui s'était caché un instant
derrière un monument

Un hurlement qui déchire
l'âme en deux sa
souffrance

Le hurlement d'un loup
à l'agonie soeur
le hurlement
d'une naissance
lancinante

Le hurlement d'une mort
en deux

Le hurlement d'un aéroplane
qui traverse la nuit
le fog et l'ennui

Le hurlement de l'ennui
qui n'existera plus

lorsque dans ses rêves
il la verra
dans ses cauchemars
il la verra
dans le miroir
il la verra
en marchant
en dormant
en courant
en grimpant
en rampant
en mourant mourante
il la verra.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Mangemort 87, Dim 30 Avr - 23:52


▲▼▲ Expectations ▲▼▲

un enfant court
vers sa soeur son amour
il a le coeur
au goût framboise
(un peu congelé pour être honnête)
(mais très bon quand même)
je l’ai léché hier soir

il a une mèche au vent
blonde
comme le sable

il a l’espoir plus fort
que la teneur d’un chocolat noir
il a la fraiche candeur
d’un éclat de menthe

il a la jeunesse la vie la
renaissance
et il a surtout l’envie de l’étreindre
dans ses bras

et toi tu dis  
— j’peux en avoir une ?

▲▼▲ Reality ▲▼▲

un enfant court
vers sa soeur au corps lourd
il a le coeur
encore sourd
(d’ici il ne peut entendre)
(que son coeur va bientôt s’arrêter)
je l’ai croqué hier soir

il a une mèche au vent
blonde
pâleur de morgue

il a la terreur plus forte
que la vaillance de son pas
il a l’oeil qui pleure—
ra sitôt qu’il saura

il a la mort la vie as—
pirée comme un fantôme
il est terrifié de la voir s’éteindre
dans ses bras

et toi tu dis
— tu veux le même sort ?




la mort le rattrapera
elle est sur ses pas
elle court plus vite encore
que les horloges
les aiguilles sont en guerre
mais ne suivent aucune règle
d'escrime
on dirait qu'elles ne veulent pas vraiment
triompher de leur rivale
mais plutôt transpercer
dépecer
poignarder
le coeur du frère
qui avait osé poser les yeux sur la lune
quand une inconnue changeait sa soeur
en brume

il est temps de te battre gamin
donne au chat une raison
de t'aider à sauver la petite
car pour l'heure le sort est lancé
le compteur s'affole

il faut agir, Felagünd
— susurre le monstre assoiffé
— de framboise glacée
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 10 Mai - 18:32


L'heure à l'agonie. L'heure à l'agonie dans cette ville au trou béant comme blessure de guerre qu'il faudrait amputer. Et la lune. Et la lune lacérée par trois coups de couteau, perdant sa clarté dans le ciel au rythme de la vie qu'on récupère près de l'égout. L'ombre masquée qui monte et monte comme un feu au rituel chamanique vers les cieux vers les dieux nouveaux maux. L'ombre masquée qui dévore comme l'avarice du tabac dans les poumons désertiques. Et l'ombre masquée comme l'anéantissement et l'apocalypse qui ensevelissent le temps en un monde revolver.

Suffit-il d'appuyer sur la gâchette
pour marcher droit ?

« tu veux le même sort ? »

Suffit-il de rouler la russe
pour survivre au froid ?

Information.
« OUI ! »

« Oui je veux
le même sort... »


« ...pitié... »

Exformation.
Le regard affolé les pupilles dilatées l'horreur amplifiée la cadence importante-
Le songe affolé la peur dilatée l'immonde amplifiée la noire vision importante-

Palpitations dangereuses qui montent au cerveau
ce gueuloir de mort un peu trop vivant
ou de vivant qui aurait voulu mourir
à sa place.
« OUI ! »
Et un ton osé
branché par les conséquences
du drame
au miroir
« Oui je veux
le même sort... »

de rage !

et des mots violents
qu'on implore
« ...pitié... »
car elle la seule source
vivante
de son âme.

Elle est morte.
Est-elle morte ?

Les lèvres qui d'habitude se répandent en rouge sang passionné
deviennent bleues et grises sans aucune autre vie
qu'un poison dans le cœur et les veines qui
s'affaiblissent au tempo du vice

et quand bien même qu'elle soit morte
ou pas, les conséquences empiriques
d'un monde qui était utopique
s'effondrent et il ne se relèvera
jamais jamais
jamais.

Il aurait vendu son âme
attenté à sa propre vie
pour la retrouver.


The Aftermaths
forgotten in the soul
of the darkness
from now on
are mine
.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Mangemort 87, Lun 29 Mai - 0:12


« OUI ! »
Ah, enfin une réponse censée
« Oui je veux
le même sort... »

Tu la sens venir — la douleur de l’épargné ?
du survivant de l’impuissant
tu sens venir la peine de celui qui aurait donné sa vie pour la sienne ?
« ...pitié... »
tu veux crever là maintenant
la relever et comme un lâche
pleurer des cendres de mort et d’os et de peur
c’est pas comme ça que ça se passe non
tu vas devoir la regarder
partir
tu vas devoir la sentir glisser
sans pouvoir rien changer
car tu ne sers à rien
elle était ta principale joie
et tu la laisses sans rien tenter
crever

te plains pas au moins t’as le temps
de lui dire au revoir
t’arrives alors que le corps
est encore chaud

Oh plus que toi c’est moi que tu vas haïr
On ne me voit pas venir
J'suis comme un cancer
Qui sans prévenir
Te détruis les reins
Le sein les poumons
Je suis le monstre qui change
Tes poils en airain
Ta chair en acier
Et quand tu te sens fort
J'ramène mon feu
Mon feu de la destruction
Pour mieux qu'on se détruise
À deux
Tu es le pendu et le bourreau
Je suis le bourreau et le pendu

Ce n'était pas toujours ainsi
Fut un temps où je croyais
Je croyais en tout et n'importe quoi
J'croyais que les endives étaient comestibles
J'croyais que la vie était belle si elle était fluviale
J'croyais que les petites voitures étaient des bébés
J'croyais que le papa Noël existait
J'croyais que tu m'aimais
J'croyais que l'on pouvait aimer grandir
J'croyais que les moldus savaient parler aux arbres et aux pierres
J'croyais que les cerises n'avaient pas de noyaux
J'croyais qu'on était des forces protectrices que ma magie prenait source dans l'envie d'aider guider
Était-elle juste alimentée par la peur de l'autre ?
J'croyais en toi j'croyais en moi
Et c'est sans doute le pire

Promis j’ai appris
Maintenant je suis sans rancune sans rancoeur
Je me contente de faire ce que j’aime faire
Prendre
Voler
Je suis un parasite qui ne fait de mal à personne
Elle se relèvera ta soeur
Plus vite que tu le crois
Ça t’a dans l’heure crevé le coeur
Demain tu ne seras plus le même petit garçon
Mais maintenant tu sais ce qui importe
Tu te battras pour le défendre
Allez c’est cadeau
Apprends à vivre
avec ce nouveau fardeau
avec cette peur au ventre
avec ces notes qui agonisent

grésillement
— je ne peux te donner ça.

crac
mon corps se volatilise
du côté des glaces
sombre ombre à l’âme-décombre
je retiens un rire
de douleur


je ne pars pas tout de suite pourtant
j’attends de voir ce que tu feras pour elle
qui tu es
ce que tu as dans le ventre
qui tu appelles quand tu as la terreur
sur les talons
j’attends pour savoir quelles seront les règles
du jeu de plus tard
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 15 Juin - 11:46


zic

Les draps de sueur froide
collant à la peau comme un mirage
une maladie corrosive : la peur
les larmes qui s'échappent
fuyant le bonheur comme un
cocktail de mauvais rêves
aphrodisiaques pour mieux
passer à travers la lame.

Des images encore plein la tête
qui ne cessent de tourner
et le fait vomir à côté
tout va trop vite
tout va trop vite

Le corps en deux
inerte
et l'impuissance
comme ce mécano
qui vient d'avoir
les mains coupées

Des images encore plein la tête
fatiguent fatiguent lumière
il n'y en a plus aucune
et le temps passe trop vite
le temps passe trop vite

Les images se succèdent à
hauteur du métro londonien
et les cris des gens les rires de
la foule qui ne sait rien
qui ne comprend pas.

Tout va trop vite
tout va trop vite
beaucoup trop vite.

Alors on prie un instant le ciel
parce qu'on a plus aucune
solution admise - compromis
de miel.

Alors on prie le ciel
et les nuages se collant
à la peau de la lune
pour encore des
siècles.

Alors on prie le ciel
parce qu'on a plus
aucun espoir.

Parce que l'espoir
il était placé dans son
cœur depuis
le début

et que son cœur
sa poitrine
ne vaut plus rien.

— je ne peux te donner ça.
et ce crac percussif -

ce crac d'os en deux
brisé par une main docile

ce crac en poudre
qui te fait clamser en deux jours

ce crac en surdose
qui meurt un instant dans les veines

ce crac du désespoir
délaissé sur les pavés ensanglantés

ce crac de la réalité
qui surgit comme un coup de feu

ce crac de l'escalier
qui grince et de la maison qui s'écroule

ce crac du rêve
qui tombe et tombe des cieux

ce crac de l'oisillon
endormi et tombant du nid

ce crac de l'abandon
ce crac de l'abstention
ce crac de la haine
de la hantise
de l'obsession
du tourment
du spectre

- qui pourrait s'élever juste au-dessus de sa poitrine. Était-ce cette hallucination qui ruine bons nombres de soldats sur le champ de bataille ? Serait-ce le spectre qu'il tient dans ses bras ? Serait-ce le spectre qui s'appuie inerte, contre lui ? Serait-ce le spectre sans vie ? Serait-ce le poids de ses tourments qu'il transporte dans ses bras ? Et il marche, il marche comme si sa vie en dépendait. Il marche à l'unisson des balles mitrailleuses qu'on pourrait entendre sous un pont de mafieux. Essoufflé par la mort, il traverse la rue. La porte battante du petit bar inconnu. Le Chaudron Baveur.

« Un médicomage ! S'il vous plaît !!!
Aidez-moi... »
- un dernier cri
qui se répand comme la peur
dans le bois sale du pub.


Intervention de JJ à venir -
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Jean Parker, Jeu 6 Juil - 23:32


Intervention tant attendue (#leSang)

Une soirée un peu classique au fond. Après une journée passée au heurtoir à "travailler", ou plutôt à souffler sur de la poussière en attendant que le temps passe, le sorcier s'était affalé dans son fauteil, pensant qu'il serait sans doute temps de rendre visite à son ami Charli, mais ce ne serait pas ce soir. Ce soir à part laisser les degrés d'alcool glisser le long de ses parois veineuses, rien n'était au programme. Attendant d'être enfin assez léger pour se sentir pousser les ailes de la philanthropie au fond d'un bar, le sorcier ouvrit une première bouteille, laissant ses lèvres se teinter peu à peu avec la liqueur pourpre.

Il était temps. L'effort de se lever fit comprendre au sorcier qu'il était assez léger pour pouvoir se rendre dans un bar, l'esprit décomplexé histoire de briser un peu cet élan de solitude. Le sol semblait vibrer avec fracas, comme si le destin lui même ne voulait pas qu'il s'en aille de son antre. C'était plutôt le moment d'écouter le ressenti, les premières impressions, mais bon au diable la logique et le bon sens et une fois l'effort surhumain effectué pour sortir de sa propriété en paix, il fut enfin temps d'y aller.

crac.

Londres. Bon faute de concentration, le sorcier s'était légèrement trompé, ayant transplanné à une ou deux ruelles du bar tant convoité, il avait suffit de penser à la façade de ce magasin au dernier moment, pour se tromper de quelques mètres. Le temps d'ingérer une minuscule dose d'acide histoire d'être vraiment en forme, Jean avança à grand pas imprécis vers le lieu escompté.

Enfin l'enseigne de ce bar était visible, mais la scène était quelque peu étrange. Il semblait y avoir une personne étendue sur le sol, ainsi qu'une autre à son chevet. Etrange comme protocole avant de rentrer dans un bar. Soit. S'approchant d'avantage, le sorcier entendit

Un médicomage ! S'il vous plaît !!!
Aidez-moi...


rompre le silence, réveillant quelques sens du médicomage qui était ici. Ils avaient de la chance. Ou alors pour leur plus grand malheur ils étaient tombés sur Jean et cela ne saurait être glorieux. Bon. C'était sans doute l'instant de gloire qu'il avait attendu tout sa vie, qu'oi qu'il en fut, le sorcier accéléra le pas et se mit également au chevet du corps étendu au sol, qui semblait être celui d'une jeune femme.

Dévisageant la personne étant près d'elle, le sorcier eut l'impression de la reconnaitre. Mais d'où ? Aucune idée. Jean devait avoir l'air malin avec son teint blafard et ses yeux gambergeant à vue, mais c'est un détail.

Je suis médicomage, t'inquiète pas ça va aller. C'est passé quoi ?

Elle avait pas l'air en forme. C'était pas bien difficile à deviner certes, mais le temps de trouver mieux à faire, le sorcier pointa sa baguette en direction de la jeune fille en prononçant #Alco Mederi. Cela allait être vite épuisant vu l'état de Jean, mais c'était toujours mieux que rien. A vrai dire il ne savait même pas si cela allait fonctionner vu la difficulté qu'il éprouvait à ce concentrer, mais bon c'était mieux que rien, et dans le pire des cas il l'emmènerait à sainte mangouste. 
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