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Une taverne moldue
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Mangemort 49
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Re: Une taverne moldue

Message par : Mangemort 49, Sam 20 Fév - 0:20


Si on voulait vraiment connaître la personnalité d'une personne, observer son attitude pendant un massacre de moldus innocents était une assez bonne technique. Certains pouvaient faire cela de manière très propre d'un simple Avada Kedavra, mais ils prenaient certainement moins de plaisir de cette manière. D'autres, au contraire, y allaient de manière beaucoup plus hard et sauvage. C'était le cas de Lizzie, qui s'était littéralement déchaînée sur leurs victimes.

A présent, les corps gisaient ça et là dans la pièce et 49 trouvait qu'il y avait quelque chose de presque artistique à voir la façon dont étaient disposés les cadavres seulement quelques instants après leur mort. Le Mangemort avait assouvi une pulsion meurtrière qui lui était montée en lui de manière plus insistante que jamais au fur et à mesure que le temps passait sans qu'il ait pris de vie. C'était un besoin naturel qu'il ne pouvait pas laisser dans un coin de sa conscience et qu'il avait besoin d'exprimer. Et quoi de mieux que de l'exprimer en tuant des sangs-pouvoirs sans défense ? La simple vue du sang sur le sol et les murs emplissait Matricule Quatre Neuf d'excitation.

- Et tu sembles savoir manier ta baguette.

Cependant, la pulsion de tuer n'était pas la seule qu'il ressentait actuellement, et apparemment il n'était pas le seul. Ce soir, la Blairelle dégageait vraiment quelque chose qui lui plaisait. Une force sauvage, à la manière dont elle avait massacré ces moldus, et à présent 49 ne pouvait s'empêcher de la trouver vraiment belle à cet instant précis alors qu'en tant normal il n'aurait absolument jamais envisagé quoique ce soit avec elle.

- Mais tu dois te douter que je ne peux m’en arrêter là.

- Ça tombe bien alors, répondit-il.

Tout en parlant, les mains de Bennet s'étaient posées sur son torse et retiraient à présent le tissu qui faisait barrage entre leurs chairs. Quarante Neuf ne pensait actuellement plus du tout aux conséquences que cela pourrait avoir. Il se débarrassa de son haut et se retrouva torse nu, ses mains se posèrent sur la taille de Lizzie pour ensuite remonter vers son t-shirt alors que ses lèvres se posaient sur la jeune femme dans un élan de désir de leur part à tous les deux.
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Lizzie Bennet
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Re: Une taverne moldue

Message par : Lizzie Bennet, Mar 1 Mar - 12:06


LA accordé

Ça tombe bien alors, qu’il avait fait. Un ton simple, un verbe épuré. Qui en mon esprit était immanquablement détourné. J’entendais, parait, ce que je voulais bien écouter et deviner des vers allègres d’amertume de mon entourage. Là, là, ça donnait un truc du genre... Je sais pas, j’en étais pas tout à fait consciente non plus. Sa son ses tes ton ta -votre, put*in. Votre Purée de tombe, de fosse ! Ou notre, peut-être, sépulture, cétanophe, cippe, catacombes, stèle, tertre, mausolée, sépulcre. La morgue, l’hypogée moldue, pas trop rutilante de propre non, mêlée d’artistiques nuances de rouge qui parsemaient les lieux, bref, les pétales du cinéraire m’étaient salon, et toi de même, tu le disais d’ailleurs, alors tout était bien, put*in ! Mon rire résonne entre nos souffles.

Ici, face à leurs corps asymétriques, au coeur de leurs erreurs de leur ineptie de leur délicieuse mort, on était bien, lui et moi ; on était moraux, on était utiles à l’avenir de la communauté magique, on était en possession de ces crevards qui, avouons le, avaient su un instant nous ravir les sens. Il était doué, en vérité. Parce que leur image perdait progressivement en netteté. Si le décor sublimait encore mon adrénaline, les nuances musquées de son cou avaient, elles, eu raison de mon odorat. Or, connaissez-vous l’importance du NEZ dans ces circonstances ?

Ce nénuphar de notes, alto. Cet éphémère aérien. Éthérien, pour dire le vrai. Zébrure citronnée, déjà là pour me détrôner de la raison que parfois j’habite. Nos, leurs bustes se cherchaient, hagards ; des tissus ils étaient délivrés, lui étant Magyar. Des lèvres qui palpitent, contre une gorge, le creux d’un cou, et l’instant d’après se mordent l’une l’autre. Il était le trèfle et moi le pique ; ou peut-être était-ce l’inverse. Joker. Du dégoût du Je au goût du Jeu, il n’y avait qu’un pas, que je franchissais à nouveau sous ses caresses empressées. Mes mains aussi le courraient, ou plutôt le lacéraient ; mes ongles étaient semble-t-il calibrés comme dix griffes acérées, qui s’attachaient -insatiables- à sa, ta chair.

Recul, un temps. Pour mieux le regarder, sous son masque qui m’hypnotisait peut-être plus que ses abdominaux. Expi
                                                                                                                                                         ration, patience perdue, passion brûlante. A son tour, il allait reculer, par mes mains stimulé, sur les morts s’effondrer avant que j’achève de le déshabiller ; une fraction, suspendue. Puis le magnétisme, mon genou, rebelle en sa docilité, qui se plie, se jette juste avant lui, comme pour épargner les moindres de ses pores dans la chute. Sentir son poids, pressant, s'imprégner de mes courbes ténues. Après, pas déc*nner, comme une crêpe le retourner, sur ses hanches m’installer. Soulever mon bassin le temps de retirer le tissu qui étreint le sien ; chose faite, remonter son torse, m'arrêter sur ses lèvres, et relever du coin de l'oeil quelque note sanguine sur son épaule puissante.

En toute autre circonstance, le sang moldu me révulse. Mais savoir son propriétaire initial dominé dans la mort par la puissance de nos baguettes le rend immédiatement... autrement plus séduisant. J'aime à savoir qu'on l'a soumis, comme on eut dû le faire administrativement depuis des lustres. Ou peut-être est-ce juste la peau sur laquelle il s’est incrusté qui m’attire. Qu’importe ! Ma langue et mes lèvres entrent dans une imprévue rivalité pour nettoyer le mage noir du parjure ; on dirait un chat, put*in ! ; une fois accomplies, mais guère assouvies, c’est au lobulus auriculae qu’elles s’en prennent.
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Mangemort 49
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Re: Une taverne moldue

Message par : Mangemort 49, Mar 1 Mar - 14:33


La tension était monté très rapidement, sans aucun doute grâce à ces meurtres qu'ils venaient d'exécuter tous les deux. Plus rien ne pouvait les empêcher d'assouvir ce désir, alors que leurs corps se rencontraient. Les mains de Lizzie parcouraient le sien alors que de moins en moins de vêtements le recouvraient. Il avait cependant gardé son masque, après tout ça n'empêchait absolument pas la relation qui était à présent en train de s'effectuer. C'était une passion sauvage, alors que les ongles de la jeune femme s'enfonçaient dans sa peau. Il n'avait jamais envisagé que quoique ce soit puisse arriver entre eux deux mais il fallait bien avouer qu'en ce moment ni lui ni elle ne regrettait d'être passé à l'acte (même si elle n'était toujours pas au courant de son identité civile).

Passant en femme dominante, elle le poussa légèrement et il se retrouva sur les cadavres, ce qui pouvait éventuellement paraître un peu morbide mais qui dans l'instant ne les dérangeait absolument pas. Alors que Bennet se trouvait au dessus de lui, les mains du Mangemorts parcouraient sa peau et s'arrêtèrent un instant au niveau de ses hanches pour retirer ce tissu encore beaucoup trop présent. Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau avec passion. Celles de la blairelle descendirent légèrement pour nettoyer le sang présent sur son corps. Ça même lui ne l'aurait probablement pas fait !

Durant tout ce temps, la danse avait été dirigée par Lizzie, qui avait un sacré cran pour tenir tête de cette manière à un mage noir. Mais il n'y avait aucune raison pour que les choses n'aillent que dans un sens. Alors qu'un sourire se dessinait sur le visage de Quarante-Neuf, il lui attrapa les poignets, se redressa légèrement et la plaqua d'un coup sur le comptoir du bar, presque brusquement. Ses lèvres parcoururent le cou de la jeune femme puis descendirent de plus en plus, tout en la maintenant fermement sur le meuble.

[PARENTAL ADVISORY - EXPLICIT CONTENT]

49 cherchait sa veste à travers la pièce, et fini par la trouver à moitié déchirée au sol sur l'un des cadavres moldu. C'était un des nombreux avantages à être un sorcier, un petit sort de réparation et en quelques secondes elle paraissait comme neuve. A côté de lui, Lizzie était également en train de se rhabiller. Le silence régnait à présent dans la taverne, mais c'était un silence de satisfaction. Aucun doute que l'un comme l'autre en avaient bien profité. Matricule Quatre-Neuf avait retrouvé tous ses vêtements et avait à nouveau l'air d'un Mangemort tout ce qu'il y avait de plus banal, tout en noir avec son masque qui n'avait pas bougé de la soirée. Il se retourna pour voir où en était son acolyte du soir.
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Lizzie Bennet
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Re: Une taverne moldue

Message par : Lizzie Bennet, Sam 12 Mar - 12:32


¶ J’aimais sentir ses mains me défaire du maigre vêtement restant ; il ne rendait le contact de son corps que plus excitant encore. Ses doigts, fins comme plus larges, suffisaient à déclencher des éclats de désir qui en étaient presque à m’interroger sur l’intérêt des moldus. Merlin, ils m’avaient fait découvrir de bien attrayantes facettes de Quarante Neuf ! Où était passé le ton léger du cimetière, où s’étaient endurcies les baguettes ?

¶A son expertise dans le meurtre comme le reste, je finis par m’abandonner. Le bras puissant qui m’immobilisait voyait pulser une marque de force magique, psychologique, physique ; vite hypnotisée par la tournure des événements, mon souffle dut lui traduire mes moindres pensées. Les yeux fermés, je goûtais l’éraflure de son masque sur le corps qu’il courrait avec de plus en plus d’intensité. Une trainée d’acide frais, qu’il incendiait. When fire meets gasoline. On se noyait dans sa poigne, ses mains tortueuses ceignaient ce qu'elles souhaitaient. Et après ? Et après ? Comme dirait Mamma Mia -


(. . .)


¶ Difficile de juger du temps que l’on resta à parcourir les moindres centimètres de l’autre dans le macabre décor que l’on avait su mettre en scène, mais je ne regrettais pas une seule des secondes qui s’y déroula. Il faisait un excellent chef d'orchestre, disons.Pourtant, il devint clair qu'il était l’heure.
« S'habiller de courage et d'espoir,
et partir,
malgré les matins glacés,
les midis de feu,
les soirs sans étoiles.
Raccommoder, s'il faut,
nos {fringues}
comme des voiles trouées, arrachées
au mât des bateaux. »


¶ Avant le cri du Bon vent ! pourtant, je m’arrêtais. On ne pouvait changer les habitudes ; j’avais toujours fait une part de mon shopping sur les cadavres, même si certains étaient vivants avant mon passage, de toute façon ils étaient morts, tous morts ! et ce dès leur naissance. Bref. Y avait des chemisiers sympas, des pantalons à peu près à ma taille, même un perfecto plaisant ; en trois coups de baguette c’était propre et fourré dans la fine besace qui me servait de sac. 49 avait fini, lui aussi ; une chose restait à faire.
- Je vais foutre le feu. A quand tu veux. Surtout pour les morts, en fait, m'enfin s'il en venait à proposer le reste elle n'était persuadée de refuser.

¶ Bah oui. Couvrir nos traces. Devait y avoir notre adéhaine (je crois que papa a parlé d’un truc comme ça) sur la moitié des corps, pis le comptoir, les murs et le reste. Ouep, fallait nettoyer ici, et rien n’égalait la pureté du feu. Direction les cuisines, où la fuite de gaz était bien trop simple à feindre, puis les flammèches de feu jaillissaient. Elles léchaient, pointilleuses, les moindres recoins désirés, et quand tout fut sûr de finir embrasé, il n’y eut plus qu’à transplaner.

¶ Je criais un « Nous partooons » pour l’avertir, quoiqu’il me paraisse étrange qu’il soit véritablement resté. J'l'imaginais vraiment pas m'attendre pour me claquer la bise, disons. Pis j'étais déjà happée. La gourmandise de l’incendie était si magnétique que j’en venais à hésiter à rester, mais les enfants brûlent, paraît. Temps de reposer les jouets.

On avait beau avoir commencé par The Kill, on ignorait que The Hunt ne faisait que commencer.  


Fin de RP
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Dixie Duke
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Re: Une taverne moldue

Message par : Dixie Duke, Lun 28 Mar - 11:30


RP privé avec Hayleah Moonrose
Suite de ce RP

Dixie avait entraîné Hayleah dans le métro. Elles avaient pris la ligne Jubilee à Charing Cross, et Dixie était descendue à une station un peu au hasard. Elle connaissait assez mal le Londres moldu, mais, une fois de temps en temps, aimait s’y perdre et prétendre s’y retrouver. Elle prenait alors un bus jusqu’à son terminus et, complètement désorientée, demandait son chemin à des passants pour rentrer. Elle ne savait pas trop pourquoi ces folies lui venaient. Peut-être cherchait-elle simplement l’aventure, attendait-elle qu’il se passe quelque chose ? Il ne s’était cependant jamais rien passé, et Dixie s’était contentée de marcher plusieurs heures dans les rues en dévisageant les moldus.

Elle n’avait cependant rien confié de tout cela Hayleah, et lui avait, pour ainsi dire, ‘laissé présumer’ qu’elle savait où elle allait. Les sorcières marchaient depuis plusieurs minutes déjà lorsqu’elles parvinrent devant une taverne. Du dehors, on ne pouvait deviner à quoi ressemblait la salle ; une pile de petits bouquets blancs, devant l’entrée, suggérait qu’une tragédie récente avait frappé l’établissement. Dixie ne songea que très fugacement à la vague d’attentats qui terrorisait Londres. Les deux filles avaient soif et se résolurent d’entrer.

La lumière était tamisée. Il y avait une bougie éteinte sur chaque table en bois, joliment patinée. Une estrade au fond de la pièce, vide à cette heure de la journée, laissa Dixie supposer qu’il s'y déroulait des soirées dansantes. On était loin du petit café sympa qu’elles avaient imaginé.

La serveuse accoudée au comptoir haussa un sourcil. Un groupe de clients attablés, chopes de bière à la main, costume-cravate et permanente fraîchement refaite, suivirent leur entrée du regard. Vrai qu’elles détonaient ! Hayleah était toujours vêtue de la tenue traditionnelle qu’elle avait enfilée pour son spectacle de danse. Quant à Dixie, elle n’avait pas l’air beaucoup plus fin, avec ses cheveux mal coiffés et sa robe de sorcière, simple, noire, droite, qui lui tombait sur les chevilles. En plus de cela, elles étaient visiblement beaucoup plus jeunes que les autres clients.

Dixie se tourna vers sa camarade, et une ombre de panique traversa son visage. Elle ouvrit la bouche pour lui suggérer de faire demi-tour, tout de suite, et puis, soudain, le comique absurde de la situation déferla sur elle. Elle se mit à pouffer, sans pouvoir s’arrêter, et chuchota à Hayleah entre deux hoquets :

— C’est… vraiment super, ici ! On reste ?
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Hayleah Moonrose
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Re: Une taverne moldue

Message par : Hayleah Moonrose, Lun 28 Mar - 13:05


Les deux jeunes filles avaient quitté le banc du Chemin de Traverse pour s'aventurer dans les métros de Londres. Hayleah avait bien entendu tenté d'approcher son père pour le prévenir de son départ, mais le troupeau d'enfants qui s'était amassé autour de lui l'en avait empêché. Finalement, elle avait demandé à une danseuse de son groupe de lui faire passer le message quand il aurait décuvé un peu. De toute manière, elle n'attendait pas son autorisation.
Elle avait donc suivi Dixie dans les souterrains moldus, où elles avaient emprunté la ligne Jubilee à Charing Cross. Sa mère possédant une voiture, Hayleah n'avait que très rarement eu l'occasion d'emprunter le métro. C'est donc les yeux fermés et en toute confiance qu'elle suivit sa camarade, qui semblait connaitre le réseau sur le bout des doigts.

Elles descendirent à une station de métro dont le nom lui échappa et se retrouvèrent bientôt devant une taverne presque enfouie sous des bouquets de fleurs. La sorcière remarqua sous l'un deux une petite plaque gravée dont elle ne put lire que le début de l'inscription : "En hommage à-". C'était suffisant pour comprendre qu'un drame s'était déroulé en ce lieu. Elle se demanda un instant si c'était l’œuvre d'un moldu ou d'un sorcier puis se rendit compte que cela n'avait aucune importance. Face à l'atrocité, il n'y avait plus aucune différence entre les sorciers et les moldus.

Dixie mis les pieds dans la taverne en premier. La lumière tamisée lui donnait un aspect cozy et inquiétant à la fois. Mis à part les quelques clients en costume-cravate attablés au comptoir, la salle était déserte. Ce qui pouvait s'expliquer à la fois par l'ambiance austère et par la plaque de commémoration à l'entrée. La serveuse, un peu potelée et affublée d'un tablier taché, tendit à l'un d'eux une choppe de bière avant de se retourner vers les deux nouvelles clientes. Elle afficha un regard mi-curieux mi-critique en voyant leur tenue, l'une en habit traditionnel coréen, l'autre en habit traditionnel sorcier, et son sourcil relevé sembla leur lancer un : "ah ces jeunes de nos jours, je vous jure...".

Loin d'être charmée par l'ambiance de la taverne, la sorcière était sur le point de faire demi-tour quand Dixie la retint en se mettant à pouffer sans prévenir.

— C’est… vraiment super, ici ! On reste ?

Elle avait dit ça en chuchotant et Hayleah la regarda comme si c'était elle qui était devenu folle. Son instinct premier fut de lui répondre un "non" catégorique et de prendre la porte, mais son caractère gryffon pris le dessus. Après tout, ça pouvait être un bon moyen de sortir de sa zone de confort et qui sait, peut être cette taverne deviendrait-elle leur nouveau QG ?

— Pourquoi pas ! Allons nous assoir là-bas au fond !


La jeune fille pris les devant et alla s'attabler à l'une des tables les plus éloignées du comptoir. Elle feignit de ne pas remarquer les quadragénaires qui les déshabillaient du regard et attendit patiemment que la serveuse vienne à leur rencontre.

— Je peux vous servir quelque chose ?
, demanda-t-elle en mâchonnant son chewing-gum.

— Euh...., bafouilla Hayleah. Une limonade à la grenadine, s'il vous plait.

C'était la boisson moldue qu'elle préférait et vu qu'il n'y avait pas de menu, elle était à peu près sûr qu'elle en aurait en stock. Ça promettait d'être intéressant.
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Dixie Duke
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Re: Une taverne moldue

Message par : Dixie Duke, Lun 28 Mar - 16:41


Hayleah parut interloquée, et Dixie en vint à se demander si elle ne devenait pas un peu bizarre, s’il n’aurait pas mieux valu repartir tout de suite. Mais contre toute attente, sa camarade se recomposa un visage et répondit :

— Pourquoi pas ! Allons nous assoir là-bas au fond !

Hayleah gagna, d’un pas déterminé, une table éloignée du comptoir, et y prit place. Les clients assis au bar la fixaient de tous leurs yeux. Dixie se demanda, une fois encore, quel billywig l’avait piquée pour qu’elle suggère de rester. En tout cas, Hayleah aussi était atteinte. Elle haussa les épaules, et rejoignit sa camarade en imitant son pas sûr. Tout de même, elle prit bien soin de s’installer de manière à ne pas voir les visages des autres clients.

La serveuse, une femme épaisse, vint mollement prendre leur commande :

— Je peux vous servir quelque chose ?

En parlant, elle laissa apparaître le bout de chewing gum rose qu’elle mâchonnait. Elle avait prononcé cette phrase sur un ton si las et nonchalant que Dixie s’attendait presque à ce que, pouf, elle souffle une bulle de chewing gum en attendant que les filles se décident.  

— Euh.... Hayleah choisit rapidement. Une limonade à la grenadine, s'il vous plait.

Dixie chercha le menu des yeux. Il y a avait bien une ardoise sur le mur, mais c’était la carte des bières à la pression. Dixie était mineure, et pas assez téméraire pour en demander une.

— Un café, s’il vous plait, finit-elle par demander, totalement au hasard.

Sitôt après avoir prononcé ces paroles, Dixie réalisa qu’elle aussi aurait préféré une limonade à la grenadine ; mais la serveuse ne semblait pas d’humeur à changer sa commande sans râler, et Dixie renonça.

Elle attendit que la serveuse s'éloigne, et, avec un gros soupir, se laissa aller en arrière contre le dossier de sa chaise.

— Je t’assure que tous les commerces moldus sont pas comme ça. Mais au fait, je t’ai pas demandé, t’as peut-être de la famille moldue ?
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Hayleah Moonrose
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Re: Une taverne moldue

Message par : Hayleah Moonrose, Mar 29 Mar - 9:47


A la grande surprise d'Hayleah, Dixie commanda un café. Elle n'avait pourtant pas la tête d'une de ses ados qui trainaient au coffee shop du coin tous les weekends mais il fallait avouer que ça lui donnait un côté classe. Hayleah aussi aimait le café, avec beaucoup de lait, beaucoup de crème, beaucoup de sucre et très peu de caféine. La grande association des adorateurs de café crieraient au blasphème.
Il y avait une bougie éteinte au centre de la table, comme sur toutes les autres autour d'elles. La jeune sorcière était bien tentée de l'allumer, mais elle n'osait pas faire usage de la magie sous l’œil de tous ces moldus qui les dévisageaient, encore et toujours, avec la même discrétion que des lutins de Cornouailles lâchés dans un magasin de porcelaine.

— Je t’assure que tous les commerces moldus sont pas comme ça.

Dixie s'était adossé contre le dossier de sa chaise, elle semblait à l'aise, comme à la maison.

— Mais au fait, je t’ai pas demandé, t’as peut-être de la famille moldue ?

Hayleah se redressa sur sa chaise, et posa ses mains sur la table, les doigts croisés. Le temps où les sang-mêlés se cachaient étaient révolus, mais elle n'était toujours pas habitué à ce qu'on lui pose la question de but en blanc.

— Oui, je suis une sang-mêlée. Ma mère est une moldue et mon père est un sorcier. Dans la famille de ma mère, tout le monde est d'origine moldu, mis à part mon oncle. C'était un Gryffondor lui aussi, et mon père était à Serdaigle.

Hayleah se tut, se demandant si elle n'en avait pas trop dit. D'un autre côté, pipelette qu'elle était, elle n'aurait jamais pu se contenter d'un simple "oui" ou "non".

— Et toi, tu as aussi de la famille moldue ? Je veux dire, tu as l'air de bien connaitre la ville... Et d'ailleurs, tu appartient à quelle maison ?

Sa dernière question n'avait strictement aucun lien avec la précédente, mais il fallait qu'elle la pose. Non pas que sa réponse soit d'une importance capitale, mais c'était tout de même un principe de savoir à quelle maison ses amis appartenaient.
Lorsque la serveuse arriva avec la limonade et le café, Hayleah retira ses mains de la table. L'amabilité laissait à désirer, mais au moins elle ne les avait pas laisser prendre racine avant de leur apporter leur commande. Elle posa le verre et la tasse directement sur la table; les dessous de verre, c'était pour les mauviettes. Puis, elle dévisagea les deux sorcières, fit éclater une bulle rose et repartit derrière son comptoir sans un mot.
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Dixie Duke
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Re: Une taverne moldue

Message par : Dixie Duke, Mar 29 Mar - 14:42


La question parut mettre Hayleah mal à l’aise, et Dixie s’en voulut de l’avoir posée. Peut-être aurait-elle dû commencer par préciser qu’elle-même avait de la famille moldue ?

— Oui, je suis une sang-mêlée. Ma mère est une moldue et mon père est un sorcier. Dans la famille de ma mère, tout le monde est d'origine moldu, mis à part mon oncle. C'était un Gryffondor lui aussi, et mon père était à Serdaigle.


Ah, Dixie s’était imaginé, un peu bêtement maintenant qu’elle y réfléchissait, que le père d’Hayleah avait étudié à l’étranger. Elle s’apprêtait à demander s’il existait des écoles de sorcellerie en Corée lorsqu’Hayleah reprit :

— Et toi, tu as aussi de la famille moldue ? Je veux dire, tu as l'air de bien connaitre la ville... Et d'ailleurs, tu appartient à quelle maison ?
— Oui, répondit Dixie, ignorant prudemment la remarque d'Hayleah quant à sa connaissance du Londres moldu.

Elle était plutôt contente d’avoir l’occasion de lui parler de sa famille avant qu’Hayleah ne se mette à imaginer qu’elle comptait la livrer à une armée de Serpentards assoiffés de sang moldu.  

La serveuse reparut, et leur servit leurs boissons. Pas de soucoupe sous sa tasse de café, et une petite cuillère plongée dans le liquide noir, tiédasse. Dixie se demanda ce qu’elle était sensée en faire, dans la mesure où on ne lui avait apporté ni sucre ni lait. Clac, la serveuse fit éclater une bulle de chewing gum ; elle l’aurait parié, dix points pour Serpentard ! Elle attendit que l'employée rejoigne son comptoir pour reprendre la conversation.

— Mon père est moldu. Super moldu, même : pas de magie à la maison, c’était la règle quand j’étais gamine. Enfin bon, ça m’était égal, je suppose, j’étais trop petite pour faire de la magie. Ah, et je suis à Serpentard.

Elle grimaça, et espéra qu’Hayleah ne l’avait pas remarqué. Dixie aimait bien sa maison, mais elle avait toujours l’impression d’en dire un peu trop sur elle en avouant avoir été répartie chez les serpents. Qu’est-ce que ça voulait dire, d’abord ? Qu’elle était mesquine, ambitieuse ? Dixie ne se voyait pas vraiment comme ça, mais peut-être avait-elle tort. Elle aurait été plus fière de se dire Serdaigle ou Gryffondor.

Pour masquer sa gêne, elle plaisanta :

— Mais sois sans crainte, je suis qu’en quatrième année, alors j’ai encore du chemin à faire pour devenir une puissante mage noire.
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Hayleah Moonrose
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Re: Une taverne moldue

Message par : Hayleah Moonrose, Mer 30 Mar - 11:26


— Mon père est moldu. Super moldu, même : pas de magie à la maison, c’était la règle quand j’étais gamine. Enfin bon, ça m’était égal, je suppose, j’étais trop petite pour faire de la magie.

Hayleah tiqua à l'expression "super moldu." Elle s'imagina un homme grand, dans la force de l'âge, portant un costume vert sur lequel serait brodé un "M" géant. C'est moi, super moldu ! Je débouche vos toilettes à la main et répare vos moteurs de voitures ! Il faudrait vraiment qu'elle soumette l'idée à sa mère pour un futur bouquin.  

" —Ah, et je suis à Serpentard."

Dixie avait dit ça comme si elle avait avoué un meurtre. Ou en tout cas, c'est l'impression qu'Hayleah  en avait eu. Il était de bon ton pour les deux maisons de se détester par principe, mais s'il est vrai que la griffonne ne portait pas les serpents dans son cœur, elle ne les détestait pas pour autant. Elle avait la phobie des serpents, mais en ce qui concernait ceux qui en portait l'étendard, elle n'avait aucun a priori. Bon d'accord, peut-être un peu, mais c'était à cause de quelques mauvaise expériences et Dixie n'avait rien à voir là-dedans.

— Mais sois sans crainte, je suis qu’en quatrième année, alors j’ai encore du chemin à faire pour devenir une puissante mage noire.

Hayleah rit de bon cœur à sa plaisanterie. Il fallait bien cela pour détendre l'atmosphère. D'humeur taquine, elle décida de rentrer dans son jeu.

— Ah mince alors, je suis déçue ! J'avais bien une ou deux personnes dont je voulais me débarrasser et je comptais sur toi pour m'aider mais bon tant pis, je me débrouillerai toute seule.

Elle trempa ensuite ses lèvres dans sa limonade. Les petites bulles gazeuses papillonnèrent sur sa langue, laissant un arrière goût fort en citron et en grenadine. La boisson était acide à souhait, mais pas mauvaise pour autant. C'est alors qu'un nouveau client entra dans la taverne. Grand, les épaules large, l’œil mauvais, lui avait tout l'air d'être à même de l'aider dans ses plans diaboliques, en y prenant plaisir. Il leur lança un rapide coup d'oeil et alla s'installer au bar. Les clients en costume-cravate se désintéressèrent alors des deux sorcières et se tournèrent vers cet inconnu vêtu de cuir.
Hayleah détourna les yeux, mieux valait ne pas attirer l'attention sur elles.

— Alors Dixie, ce café, c'est ce que tu voulais ?
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Dixie Duke
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Re: Une taverne moldue

Message par : Dixie Duke, Jeu 31 Mar - 17:51


Hayleah éclata de rire, et, sur le ton de la confidence, répondit :

— Ah mince alors, je suis déçue ! J'avais bien une ou deux personnes dont je voulais me débarrasser et je comptais sur toi pour m'aider mais bon tant pis, je me débrouillerai toute seule.

Puis, peut-être pour dissimuler le sourire qui menaçait de revenir sur son visage, elle avala une gorgée de limonade. Dixie s’apprêtait à répliquer sur le même ton lorsqu’elle entendit s’ouvrir la porte de la taverne. Hayleah, qui faisait face à l’entrée, regarda un instant le nouvel arrivant avant de détourner les yeux.
Sa curiosité piquée, Dixie ne put s’empêcher de se retourner. Le bonhomme était en effet impressionnant : il était tout vêtu de cuir, énorme, et un simple coup d’œil avait suffi à Dixie pour qu’elle lui trouve l’air mauvais. Même les clients au comptoir le fixaient avec un visage ahuri.

— Alors Dixie, ce café, c'est ce que tu voulais ? demanda Hayleah.

Dixie haussa les épaules. Elle ne l’avait pas encore goûté et ne savait pas très bien, à vrai dire, si elle avait l’intention de le boire ; de toute façon, Hayleah ne cherchait probablement qu’à faire mine d’ignorer cet intimidant client.

C’était pourtant mal connaître Dixie que de lui tendre pareille perche et d’espérer qu’elle se tairait. Elle se pencha vers Hayleah, et chuchota, en s’efforçant de prendre un air sérieux de tragédienne :

— Ah, je vois que tu n'es pas non plus insensible à ses charmes ! Allez, je t’avoue tout : je ne t’ai pas emmenée ici par hasard. Je suis folle amoureuse de ce bel homme qui vient d'entrer, et comme c’est un habitué, je viens ici tout le temps en espérant l’apercevoir.
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Hayleah Moonrose
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Re: Une taverne moldue

Message par : Hayleah Moonrose, Jeu 31 Mar - 19:19


Dixie se retourna vers la porte d'entrée et dévisagea l'inquiétant inconnu. Hayleah sirota sa limonade avec un peu plus d'entrain. Sa tentative de diversion avait apparemment échouée.

— Ah, je vois que tu n'es pas non plus insensible à ses charmes ! Allez, je t’avoue tout : je ne t’ai pas emmenée ici par hasard. Je suis folle amoureuse de ce bel homme qui vient d'entrer, et comme c’est un habitué, je viens ici tout le temps en espérant l’apercevoir.

La griffonne en recracha sa limonade. Bouche bée, elle chercha des yeux une serviette en papier alors que le liquide dégoulinait sur son menton. Trop sexy, vraiment. Heureusement, elle doutait à très forte raison que son futur mari se trouve dans cette taverne. Comme on pouvait s'y attendre, il n'y avait pas de serviette en papier dans un endroit sans menu, sans nappe et sans dessous de verre. Finalement, elle dut se résoudre à s'essuyer avec sa manche de jeogori, la petite veste de son hanbok, avant d'essuyer cette dernière sur sa grande jupe. C'était vraiment une honte de souiller son habit de cette façon.

Puis, Hayleah fixa Dixie droit dans les yeux. Elle referma sa bouche pour déglutir puis l'ouvrit pour dire quelque chose mais se ravisa. Elle l'avait d'abord cru, puis pensé à une bonne blague, mais la petite Serpentard avait parlé avec une telle conviction qu'elle ne savait que croire. Très mauvaise menteuse, Hayleah était également trop souvent incapable de déceler les mensonges des autres et, par conséquent, partait toujours du principe qu'on lui disait la vérité avant de remettre en question ce qu'on lui avait dit. Elle essayait désormais de lire l'expression du visage de Dixie, mais celle-ci ne laissait rien transparaitre. Fatalement, Hayleah dut se résoudre à poser la question.

— Attends, tu te fiches de moi là, hein ?

Puis, sans pouvoir s'en empêcher, Hayleah lança un nouveau coup d'œil à l'inconnu. Il lui rendit son regard et la jeune fille dut détourner les yeux, de peur que ses yeux bleus d'acier ne la stupéfixie sur place. Non, vraiment, elle ne voyait pas comment Dixie aurait pu lui trouver aucun charme.

— J'te crois pas, ajouta-t-elle, plus pour se convaincre elle-même qu'autre chose.
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Re: Une taverne moldue

Message par : Dixie Duke, Ven 1 Avr - 9:38


Hayleah recracha un peu de sa limonade, chercha des yeux une serviette avant de se rabattre sur la manche de son beau vêtement. Dixie s’en voulut un peu de l’avoir fait rire pendant qu’elle buvait.

— Attends, tu te fiches de moi là, hein ?


Ce fut au tour de Dixie de manquer d’éclater de rire, et elle baissa la tête sur son café. Son visage se reflétait dans la boisson bien noire, et Dixie fut satisfaite de le trouver à peu près sérieux. Hayleah croyait donc à ses bêtises ? Si elle s’y était attendue ! Elle n’avait pas cherché à mentir bien, pensait même avoir par trop exagéré ses attitudes, avoir usé d’un langage excessivement fleuri... à moins que la Gryffondor ne la fasse marcher ? Mais non : Hayleah, furtivement, coula un regard vers l’inconnu, et ajouta, sur un ton plein de conviction :

— J'te crois pas.


La tentation de pousser le jeu un peu plus loin était trop forte. Dixie aimait ce genre de plaisanteries, qui revenait à mentir par comédie.

— Eh oui, nous sommes désormais rivales en amour.

Dixie touilla son café, et soupira :

— Mais je pense avoir déjà perdu. Je suis bien trop timide, je n’ose pas lui parler.
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Re: Une taverne moldue

Message par : Hayleah Moonrose, Ven 1 Avr - 18:17


— Eh oui, nous sommes désormais rivales en amour.

Heureusement qu'Hayleah avait laissé sa limonade de côté car sinon, elle se serait encore crachée dessus. Rivale en amour, mais de rien du tout ! L'inconnu aux yeux bleu d'acier n'était pas son type, loin de là. Elle aimait les hommes tendres, attentionnés et avec beaucoup moins de muscles. Néanmoins, tous les goûts étaient dans la nature, et Dixie avait apparemment un faible pour les durs à cuire. Cette dernière plongea sa cuillère dans sa tasse de café et se mit à touiller le liquide noir. Elle n'y avait pas encore touché et la griffonne se demanda si elle ne ferait pas mieux de se commander autre chose.

— Mais je pense avoir déjà perdu. Je suis bien trop timide, je n’ose pas lui parler.

On se demandait bien pourquoi elle n'osait pas lui parler, tiens ! Il avait pourtant l'air si attendrissant, patient et compréhensif ! Dixie semblait pourtant réellement ennuyée de ne pas arriver à faire le premier pas. Au prix d'un très grand effort, Hayleah ravala son ton sarcastique et tenta une approche en douceur.

— Il m'a l'air bien trop vieux pour toi de toute façon...


Et il avait aussi l'air de passer ses dimanches après-midi en compagnie des mangemorts du coin, mais ça, Hayleah le garda pour elle.

— Au fait, tu ne m'as p-

Hayleah oublia ce qu'elle était sur le point de demander. L'homme en cuir s'était levé du tabouret en bois sur lequel il était assis et se dirigeait vers elles. La jeune fille se crispa. Pas de panique, il allait peut-être aux toilettes ? Les gros durs aussi devaient bien recevoir l'appel de la nature de temps en temps...Il s'arrêta à leur niveau, posa ses deux grosses paluches sur la table, et se pencha sur les deux jeunes filles. Et bah voilà. Hayleah lança un regard pleins de sous-entendus à Dixie. A la moindre complication, il faudrait agir vite et sans trop attirer l'attention. Discrètement, la sorcière pressa son bras contre sa poitrine pour vérifier que sa baguette était toujours là. Même si le plan A était de courir, il ne fallait jamais sous-estimer le plan B.

— Y'a un problème, mes p'tites demoiselles ? , demanda l'homme après avoir jeté un rapide coup d’œil derrière lui.

Les hommes en costume-cravate étaient bizarrement devenus totalement fascinés par leur choppe de bière et la serveuse leur tournait le dos. Hayleah n'osa pas relever la tête pour regarder l'homme. A la place, elle chercha le regard de Dixie, mais la veste de cuir ouverte de l'inconnu lui offrit une toute autre vision. Il y avait quelque chose dans la poche intérieur de sa veste, mais elle n'aurait su dire s'il s'agissait d'un pistolet, d'une baguette magique, ou d'un téléphone portable. Et pour dire la vérité, elle ne tenait pas tant que ça à le savoir.
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Re: Une taverne moldue

Message par : Dixie Duke, Ven 1 Avr - 19:34


— Il m'a l'air bien trop vieux pour toi de toute façon... la rassura Hayleah.

Etait-ce vraiment possible d’être aussi gentil ? Dixie s’imaginait, à tort ou à raison, que si Hayleah lui avait annoncé être séduite par cet effrayant quidam, elle l’aurait immédiatement conduite à Sainte Mangouste.

— Au fait, tu ne m'as p-


Hayleah s’interrompit, fixant un point au-devant d’elle. Avait-elle soudain réalisé que Dixie la menait en bateau ? Dixie était sur le point d’avouer, de partir d’un petit rire et de s’exclamer ‘j’t’ai bien eue !’ lorsque deux grosses mains, bronzées, un peu poilues, se plaquèrent sur leur table. Dixie mit une seconde, peut-être, à reconnaître les manches de la veste de cuir, mais elle n’osa lever les yeux vers l’inconnu. Oups. Il lui sembla que son cerveau lui tombait brusquement dans les chaussures. Oups, oups, oups.  

— Y'a un problème, mes p'tites demoiselles ? demanda l’inconnu d’une voix rocailleuse.

La première pensée qui lui vint à l’esprit fut : il a tout entendu. Dixie était tellement morte de honte, si elle avait pu lancer un sortilège d’Oubliettes à tous ceux qui se trouvaient dans la taverne, elle l’aurait fait. Le rouge lui monta aux joues, cuisant. Puis, l’image des petits bouquets blancs disposés à l’entrée lui revint, elle ne comprit pas pourquoi ; sa tête se vidait, et elle commençait à avoir peur. Elle aperçut Hayleah qui cherchait sa prise sur sa baguette, et la vit bouger presqu'au ralenti. Dixie ne songea pas même à refermer les doigts sur sa propre baguette, elle contemplait la scène comme si elle s’était trouvée à deux mètres de son corps.

L’inconnu se pencha sur leur table, l’odeur de transpiration et de mauvaise eau de Cologne la submergea. Alors, Dixie, qui vraiment n’avait jamais su tenir sa langue, fit quelque chose de bête. En bafouillant, elle expliqua :

— Euh, non, non, c’est juste que… en fait… vous ressemblez beaucoup… à mon père.


Dixie ne savait pas pourquoi, comment c’était sorti, et se serait mis des claques.
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Re: Une taverne moldue

Message par : Hayleah Moonrose, Sam 2 Avr - 11:39


— Euh, non, non, c’est juste que… en fait… vous ressemblez beaucoup… à mon père.

Eh bien, on disait que l'amour rendait aveugle, apparemment, il ramollissait aussi le cerveau. L'homme en cuir se tourna vers Dixie et renifla bruyamment. On n'aurait su dire s'il était amusé ou choqué.

— Eh bien, ton père doit être un sacré beau gosse, t'as de la chance, ma p'tite.


Hayleah était trop crispée pour rire à cette tentative d'humour. Elle se contenta de fixer la table des yeux.

— Je vais vous dire un truc, cet endroit, c'est pas pour les p'tites filles. Vous z'avez pas vu les fleurs à l'entrée ? Il s'est passé des choses ici, et c'était pas du joli joli, croyez-moi.


Si la sorcière avait osé le regarder dans les yeux, elle aurait en effet pu y voir l'horreur de la scène macabre qu'il avait découverte après le massacre qui avait eu lieu dans cette taverne quelques jours auparavant. Il jeta un nouveau coup d'œil derrière lui, puis il leur lança un regard appuyé :

— J'resterais pas ici, si j'étais vous.

— Ah oui, et pourquoi ça ?


C'était sorti tout seul. Vraiment, elle n'avait pas prévu de dire quoi que ce soit, mais sa bouche avait pris les commandes. Si elle le pouvait, elle se serait lancé elle-même un sortilège de mutisme, mais c'était trop tard. Son cœur se mit à cogner dans sa poitrine, comme s'il cherchait à s'en extirper avant qu'une force extérieur ne le stoppe définitivement. L'homme respira un bon coup :

— Faites ce que j'vous dis, maint-

— Bouges plus !


Un flingue en acier froid s'abattit sur la tempe de l'homme en cuir. Derrière lui, un des hommes en costume-cravate, du sang injecté dans les yeux, un rictus sur les lèvres. Les autres clients s'enfuirent par la porte d'entrée en se marchant dessus, et la serveuse poussa un cri à peine audible avant de s'enfermer dans l'arrière-boutique. Il ne restait plus que les deux sorcières, l'homme en cuir et le psychopathe en costume-cravate.

— Tu pus le flic à 100 kilomètres, mon vieux !, pouffa ce dernier.

Tout en maintenant l'arme sur la tempe de sa victime, il fouilla dans son jean en cuir noir et en sortit son porte-feuille.

— Mister Adams, Police de Scotland Yard. Eh bah tiens, qu'j'avais pas raison ! Pourquoi tu me suis ? Hein ? Tu veux m'arrêter, c'est ça ? Mais on m'arrête pas, moi !

Le psychopathe fit cliqueter le cran de sécurité de l'arme. C'est endroit était définitivement maudit. Hayleah tenta d'attraper sa baguette mais elle n'en eut pas le temps.

— Et vous là, les gamines, on bouge pas non plus, ou j'tire !

Hayleah se raidit.

— Laisse-les partir Levinson, elles n'ont rien à voir là-dedans.

— Tu la fermes ! J'ai rien à voir non plus avec la tuerie qu'il s'est passé ici, mais vous voulez pas l'entendre ça, les poulets !


Hayleah lança un énième regard paniqué à Dixie. Elles se retrouvaient au milieu d'une prise d'otage moldue dont elle n'osait imaginer l'issue. Si seulement elle savait transplaner... Elle pouvait toujours stupéfixier Levinson, mais elle risquait de faire tuer l'homme en cuir, le policier de Scotland Yard, par inadvertance.
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