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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Dans un centre commercial
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Daemon Stebbins
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Daemon Stebbins, Lun 29 Jan - 18:01






Ce qu'il y a
entre nous.
Début...

Loredana Sparks - Daemon Stebbins
L.A donné à la jeune femme

“Sous la carapace de chaque individu, se cache une personne qui aspire à être appréciée et aimée.”

• ♫♫♫ Choix de Dey









Que voulez-vous que je vous raconte la vérité ou un mensonge ? Le mensonge serait de vous dire que j'étais de marbre en face de sa déclaration. Que je m'étais résonné moi-même et elle, par la même occasion. Que j'avais freiné nos instincts et que nous étions restés bien sage dans la boîte jusqu'au petit matin et que nous avions repris le contrôle de la situation comme deux gens raisonnables et censés.

Foutaises, balivernes et autres joyeusetés....

Quand une jeune femme de sa qualité, de sa beauté et de sa teneur, vous déclarait qu'elle désirait partir, votre cerveau ne se connectait pas à sa partie sagesse et raisonnement. Non, elle se branchait directement à la partie, impatient, impulsion, envie et instinct de possession. En clair, c'était le cerveau primaire qui se prenais le contrôle et le relais afin de vous amener à ce que ce dernier voulait réaliser. Et soyons honnête, Loredana avait éveillé en moi, tout ce que le corps d'un homme avait comme avidité envers celui d'une femme. Pour simple, je voulais qu'elle soit à moi plus que tout en cette seconde. Je n'avais que rarement éprouvé une telle convoitise pour la gente féminine. Peut-être deux ou trois fois dans mon existence. Cependant j'avais une certitude si je n'allais pas jusqu'où bout de tout cela, je le regretterais longtemps. J'avais scruté ses yeux, presque à m'y noyer pour être certain de ne pas voir de doute en elle. Une fois que j'avais été sûr, j'avais posé mes lèvres, pour nous encourager. J'avais besoin d'avoir sa saveur encore un peu plus dans ma bouche pour l'entrainer vers la suite qui devenait vitale pour chacun de nous. Je m'étais décollé de son et alors, je lui avais lancé :

- Suis-moi.

Je n'avais rien dit de plus. Mes doigts s'étaient enlacés avec les siens. Ce contact était le lien qui nous unissait pour continuer ce qui avait commencé par surprise quelques temps plutôt dans ce lieu défoulement pour nous deux. Je m'étais donc frayé un chemin à travers la foule qui nous rendait notre sortie délicate. A un moment, j'ai croisé le regard de mon futur beau-frère. Je n'ai pas eu besoin de parler, il avait compris de lui-même. Je savais qu'il ne me jugerait jamais tant que la partenaire était consentante et c'était le cas. Je l'avais dépassé sans me retourner en tenant toujours aussi solidement ma compagne pour que nous ne soyons pas séparés en route vers notre prochaine destination. Nous étions passés prêt de la table récupérer nos affaires qui n'avaient pas bougées. Cela n'avait duré que quelques secondes. J'avais repris sa main dans la mienne et nous étions rendus vers la sortie sans tarder. Nous traversions d'un pas rapide le centre commerciale. Une fois dehors, je m'étais tournée vers elle et lui avais demandé :

- Tu me fais confiance ?

Selon sa réponse, nous allions transplaner sans plus tarder dans la ruelle discrète d'à côté.




by Daemon

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Re: Dans un centre commercial

Message par : Loredana Sparks, Mar 30 Jan - 8:49


Elle n'avait pas vraiment chercher à le repousser ou à se la jouer jeune femme indécise pour le rendre fou, ce n'était pas du tout son genre. Non, elle avait préféré être honnête, honnête avec lui mais également avec elle-même. À quoi cela servait-il de se mentir à soi-même ? Pourquoi ne pas faire ce que l'on veut quand on veut et sans se fixer de limites ? Finalement, c'est ce qu'elle faisait souvent. Elle avait toujours apprécier dépasser ses limites dans toutes les situations, elle n'aimait pas montrer sa peur, ses réticences, c'était surtout pour ce trait de caractère qu'elle avait été envoyée chez les Gryffondor. Son désir de partir de ce bar n'était pas un hasard et elle n'avais aucune envie de Daemon la ramène à Poudlard. À en voir la réaction de celui-ci, elle avait rapidement compris qu'il ne comptait pas la laisser partir.
Il lui demanda de la suivre et sans attendre sa réponse, lui prit la main et l'entraîna en direction de notre table Le monde qui dansait et les personnes qui discutaient ne leur facilitèrent pas la tâche. Malgré tout, le Gryffondor était parvenu à se frayer un chemin et Loredana le suivait, toujours sa main dans la sienne. Après avoir récupérer nos affaires, Daemon me reprit la main et cette fois, il l'invita à le suivre en direction de la sortie du bar.

Il pressait le pas afin de sortir du Centre Commercial. Tout cela se fit en quelques secondes et dans un silence qui ne semblait gêner ni l'un ni l'autre. Ce soir, ils n'avaient pas besoin de parler, ils avaient tous les deux autres choses en tête : apprendre à se connaître par le biais de leur corps. Quelque chose de différent se produisait par à ses autres soirées et aux autres hommes qu'elle pouvait croiser. Déjà, peut-être que ça la rassurait, Daemon était un sorcier, le premier sorcier avec qui elle s'apprêtait à avoir une relation. D'autre part, elle n'était pas indifférente, pas comme elle l'était d'habitude. Pas de sentiments amoureux, non, ça, elle n'en avait pas besoin pour l'instant, disons plutôt une sensation de bien-être, une alchimie qui ni l'un ni l'autre n'avaient pu contrôler. Alors quand il lui demanda si elle lui faisait confiance, sa réponse ne fut pas vraiment hésitante et elle avait acquiescé sans prendre la peine d'émettre un son. Là, il l'entraîna dans une petite ruelle à côté du Centre Commercial. Elle comprit rapidement qu'il s'apprêtait à transplaner pour rejoindre un endroit dont lui-seul avait le secret, puisque Loredana ignorait dans quel lieu ils allaient se rendre, tant que ce n'était pas l'école.
Elle se serra contre lui et le tourbillon apparu. La sensation du Transplanage, elle s'y était habituée, depuis le temps qu'elle utilisait ce moyen de transport pour sortir de sa routine, elle ne ressentait presque plus la sensation nauséeuse que ça lui provoquait au tout début, après l’obtention de son permis. Ils atterrirent dans une nouvelle ruelle, là, elle se laissa entraîna. C'était parti pour la suite de la soirée.

FIN DU RP, suite ici
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Lun 19 Fév - 23:04





Chaos entre Passé et Avenir
Elly


Les Ténèbres. Des fois tu en étais le fils, déposant leur volonté aux yeux aveugles du monde, laissant à l'empreinte de tes sortilèges les cratères du changement dans les consciences. D'autres fois, tu en étais l'orateur, guidant des âmes perdues jusqu'à son antre capable d'embraser la terre entière.

Mais cette fois, tu en étais la victime.

Âme errante égarée depuis ce soir où, torturée, ta compagne était ressortie blessée des mailles de ton filet. Et depuis, tu avais fait un choix, te plongeant dans une douleur si atroce, que tu aurais préféré qu'on te retire la peau avec une lame émoussée. Tu avais choisi.

Choisi d'enlever ses pensées.
Mais tu avais échoué.
Tu lui avais fait oublier.
Toi.
Tout.
Vous.

Tu étais devenu un étranger à ses yeux, lorsque dans les siens tu avais vu les questions se présenter, quand tu avais vu ses ébènes se demander pourquoi une bague était à son doigt, quand tu avais jeté dans un chaudron abyssal toutes vos nuits sucrées aux lèvres et aux mains de l'Autre, aux désirs en brasiers de l'Enfer jusqu'au Paradis au réveil goûté près de l'Aimé(e).  

Bien des jours s'étaient écoulés amèrement, ou tu étais resté à attendre de ses nouvelles, attendant qu'elle ne repasse la porte de votre chez vous, qu'elle te dise un simple « Je me souviens de tout », que tu savais pourtant impossible.

Et la Démence était venu ronger ton âme, dans ces journées interminables sans elle, dans ces nuits trop tristes de vivre sans sa présence, et des draps désespéramment vides qui ne faisaient que te rappeler ton erreur, tes regrets, et ce manque incomblable qui criait encore et encore dans ta poitrine et te condamnait à la souffrance.

Plus d'une fois, tu avais craqué, délivrant ta rage où tu le pouvais, des murs qui accusaient tes poings, laissant tes doigts marqués à cette douleur physique, qui ne pouvait pas être aussi grande que celle de ton esprit mutilé sans sa présence vitale à tes côtés. Tu devenais l'ombre de toi même, attendant un signe, un regard, un sourire sur ses délicates lèvres, pour que toutes les lumières se rallument. Mais tu restais plongé dans l'obscurité.

Alors en cette nuit londonienne ballotée entre un hiver qui se mourrait et les larmes d'un automne pourtant vaincu, tu avais décidé, d'aller noyer ta peine, d'aller noyer ta haine, dans une escapade à l'encre de ta noirceur la plus profonde. Vêtu de ta cape, de ton masque d'émeraude, tu avais décidé de repartir, à la naissance d'un de vos plus fort souvenir.

Comme si tu te persuadais que faire rugir tes ressentiments au monde entier suffirait à t'apaiser. Mais tu n'étais qu'un pantin, dont les ficelles étaient tirées par des limbes inaccessibles. Tu étais un outils, et le Chaos jouait avec ce qu'il restait de toi, avec ces lambeaux de ta vie que tu avais toi même déchiré.

Vents et pluie s'emmêlaient fortement, les pavés humides entendaient se ricocher les gouttelettes qui sautaient depuis les masses grisâtres qui entravaient le ciel, faisant un gros pied de nez aux étoiles qui pleuraient de ne pouvoir rayonner de leur plus beau sourire.

L'Allée des Embrumes, le Chemin de Traverse, des rues vides, fuies par les sorciers qui devaient esquiver ce temps morose auquel ils préféraient leur foyer chaleureux et sec. Mais toi, tu te plaisais sous la pluie, sous les intempéries, comme si c'était des cris du ciel qui te disait qu'il partageait ta peine, et qui t'incitait un peu plus à sortir, à hurler, pour ne pas définitivement mourir.

Marche rapide, les yeux parfois fermés, retrouvant ces cassettes de souvenirs que tu ne cessais de te repasser. Et chaque fois, que tu entrevoyais, ses sourires à en peindre des tableaux de maître, ses rires à faire fuir les nuages, ses taquineries à en éventrer la terre, ses mots à ton oreille à en faire perdre la tête, tu ressentais inévitablement d'autres lame qui s'enfonçaient dans ta chair, et des tremblements dans le cœur, conduisant à ta valse fantôme, à ton envie d'horreur.

Tu avais déjà passé ta haine sur des moldus, mais ce soir, tu avais besoin de revoir cet endroit, comme si tu voulais dessiner sur le sol sa silhouette là où elle avait été étendue. Bloqué dans ce subconscient qui t'empêchait de voir le mal qui risquait de s'amplifier dans cette tanière de souvenirs.

Enfin, tu y arrivais, le fameux centre commercial. Et tu te souvenais, de ce que tu avais fait ce soir là. Baguette sortie, tu la pointes sur la double porte d'entrée en verre, qui ne tarde pas à imploser envoyant des morceaux de verre partout alentour dans un vacarme rapidement couvert par l'odieuse mélodie de la pluie.

Tu restes de longues secondes planté devant l'ouverture que tu venais de faire, soufflant longuement, sachant que tu retournais à vos origines quelque part. Mais très vite tes pas croisent le verre au sol, et la pluie battante ne fut plus qu'un souvenir, alors que tu foulais le carrelage blanc du centre qui s'étalait tout autour de toi en de nombreuses boutiques.

Des flashs surgissent, comme autant de secousses dans le corps, la revoyant étendue sur le sol, en train de baigner dans son sang à attendre que tu viennes la tuer. Dans ce duel qui n'aurait jamais du avoir lieu et sans lequel, vous n'auriez peut-être jamais été ensemble finalement. Il est des gens qu'on ne rencontre pas par hasard, et tu savais qu'elle, c'était tout sauf le fruit de l'incertitude qui vous avez mis sur la route de l'Autre.

Embrun de tristesse dans tes yeux, alors que tu avances silencieux, le long de cette voie à l'allure de cimetière, qui n'apaiserait probablement pas toute ta colère. Et tu t'arrêtes finalement, devant une boutique de jouets que tu connaissais bien, fermée par une imposante grille métallique faites de divers maillons à l'apparence solide. Tu te recules de quelques pas, pointe ta baguette droit dessus.

« BOMBARDA ! »

Démesure du Chaos, quand il agite les ficelles, et le souffle emporte les effluves de ta belle.

L'explosion est violente, fulgurante, déchire littéralement le rideau de fer, et le souffle te projette lourdement en arrière ou tu vas heurter la grille du magasin qui faisait face, t'explosant bien le dos au passage. Au sol, passant ta main derrière ta nuque un instant, tu constates en face de toi, l'intensité des dégâts.

L'intérieur du magasin était ravagé, en proie à des flammes virulentes. Des bouts de jouets éparpillés un peu partout, d'autres boîtes flambaient joyeusement, et le système anti incendie ne tarda pas à faire savoir sa présence. Odeur de déjà vu.

Ses yeux repassent dans ta tête.
Son sourire qui courre comme les blés fendu par la main.
Ses caresses qui te donnent un frisson.
Et tu la revois étalée dans son sang.

Tu fermes les yeux, trembles, et l'image se défait. Quelques larmes prétentieuses essaient de s'extirper. Tu te relèves, l'envie de plus, l'envie de crier, l'envie de tout détruire, comme si cela pouvait te calmer, oublier de l'avoir vu partir. Comme si ton sang pouvait s'arrêter de bouillir, que tu te réveillerais le lendemain, avec un fardeau moins lourd à porter.

« Incendio maxima ! »

Tu vois le feu qui se propage dans tout ce qu'il restait de la boutique, une fumée noire allant au plafond, alors que l'eau peinait à faire efficacement son travail après ton sortilège. Tu restais, à regarder ce brasier, tes yeux perdus dans les flammes, retrouvant un instant la tienne. Revoyant cette femme, ta compagne, qui justifiait tous les sacrifices.

Boule amère dans ta gorge se glisse, alors que les flashs refaisaient surface, ses plaies béantes sur ton cœur, sur ta vie, sur ton monde qui n'avait plus de sens depuis, qu'elle était partie sans se retourner, que pour elle tu étais devenu seulement un étranger.

Tu restais immobile, tes émeraudes toujours plongées dans les flammes vacillantes. Tu donnerais tout pour la retrouver, pour serrer ses doigts dans les tiens, pour sentir à nouveau l'odeur de sa peau, pour retrouver le goût savoureux de ses lèvres, pour redessiner à tes doigts ses courbes, et retrouver cette lumière que tu avais allumé tant de fois en elle. De nouveau exister, près d'elle simplement, alors que n'étais sans elle, qu'un sorcier errant.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Mar 20 Fév - 0:30


Des jours que tu erres dans Londres, perdue, cherchant à résoudre ce trou dans ta mémoire. Cette béatitude qui semble habiter ta mémoire alors que doucement, tu comprends qu’on t’a retiré de précieux souvenirs dont tu ignores tout. D’humeur maussade, refusant de rentrer à cet appartement qui semble pourtant être tien, tu erres dans un Londres endormi. Cherchant, peut-être, une réponse à tes trop nombreuses questions.

Et puis, au détour d’une ruelle, devant un centre commercial qui aurait pu te rappeler un souvenir, tu entends, l’explosion, les sortilèges hurlés. Serrant ta baguette contre toi, tu accélères le pas, et entre par la perforation du bâtiment, tout sauf naturel. Tes pas ralentissent alors que tes baskets résonnent sur le carrelage blanc. Un instant, une nappe de sang passe dans tes yeux alors que tu secoues ta tête pour chasser cette image douteuse dont tu ignorais absolument tout.

Le feu ravage une boutique dont tu ne saurais déterminer le contenu, et tu aperçois, devant, la silhouette masqué qui semble se perdre dans l’étendue dévastatrice du brasier. Ta baguette se lève, et sans sommation, tu balance dans la foulée un « Sphaera ignis », la boule de feu se créant et allant droit sur la silhouette. Ton souffle s’accélérait, cela faisait longtemps que tu n’avais pas manier ta baguette, cela faisait longtemps que tu n’avais pas fait le moindre duel, et il était probable que tu ne sois pas au meilleur de ta forme physique.

Alors, préférant sans doute ne pas te faire tuer au premier sortilège balancé, tu trouves refuges derrière un comptoir d’une boutique de fringue, et comme pour échapper à la toxicité ambiante, tu verrouille ta capuche sur tes cheveux, zippant ta veste jusqu’au maximum de sa capacité. Ton cœur battait la chamade et tes oreilles sifflaient, comme si ta présence au sein du combat avait réveiller de vieilles douleurs que tu ignorais pourtant.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Mar 20 Fév - 1:18







Les yeux rivés dans les flammes chantantes, tes pensées se succèdent comme un refrain entêtant. Tout depuis le premier jour, défile devant tes yeux verdoyants. Comme si tu étais sur ton lit de mort, et que tout ce qui t'avait rendu heureux près d'elle, repassait à la lueur de tes derniers soupirs affaiblis.

Depuis ce jour qui, dans la forêt interdite, avait apporté à l'hiver rigoureux, le rivage de son sourire qui, déjà, avait suffit à faire de toi un esclave de son insolente beauté. Un charme à en ronger les nuits d'insomnie et à emprisonner la solitude, des yeux à te damner, à te condamner, au bûcher des désirs les plus flamboyants. Comme si quelque part, dès ce jour, vous étiez nés, le Temps avait commencé son ouvrage à cette première rencontre délicieuse.

Sa voix résonne dans ta tête, son rire fait frissonner ton corps, et un instant tu crois apercevoir son visage dans les flammes, et une main vainement tendue se pose dans les airs, comme voulant attraper ton désir le plus fou, alors qu'il n'était qu'illusion au milieu de ta folie qui te charcutait de l'intérieur.

Obnubilé, tu restes assis devant ce film somptueux, où tu peux enlacer son corps, t'endormir contre elle, ou tu peux caresser sa joue, préparer son déjeuner, voir ses sourires radieux aux matins, capter le dernier chant de ses yeux avant qu'elle ne rejoigne les rêves. Là, sous ton masque, sous cette colère envahissante, sous les salées qui chamboulent tes émotions, un mince sourire s'étirait à tes lèvres.

Et la voix résonne. SA voix, qui ne t'arrache pas pour autant de ta torpeur. Comme si elle s'ajoutait au milieu des images que tu te repassais, venue de ton subconscient alors que tu étais trop faible émotionnellement pour arriver à comprendre, à analyser.

Et le choc se fait, brutal. La boule de feu te heurte de plein fouet et t'expulses au loin, tombant lourdement sur le sol humide. Ta tête heurte le sol, secousse en déclencheur, bourdonnement incessant, vision troublée, et l'eau qui continue gentiment de se déverser. Le plafond. Tu ne vois que cela. Et la voix qui revient, l'incantation.

Elle.
Elle...
ELLE !

Non, c'était impossible, tu avais rêvé ! Parce que tu étais en train de penser à elle, c'est sa voix qui avait résonné. Ça ne pouvait être autre chose, ça ne pouvait être... Non. Tu te relèves péniblement, t'appuyant d'abord sur tes coudes, portant une main à l'arrière de ton crâne pour sentir le sang qui s'en échappait à tes doigts imbibés de cette rouille portée devant ton masque.

Ton regard se pose ensuite vers l'entrée. Tu ne distinguais aucune silhouette, mais ce mal de crâne ne s'en allait pas pour autant. Et la sensation de brûlure te prend soudainement, en voyant ta cape brûlée à différents endroits, et tu constates que ta main droite qui tenait ta baguette te chauffe dangereusement. D'ailleurs, où était-elle ta baguette.

Perdu entre la réalité et un monde onirique, ton regard balaye autour de toi, à la recherche de ta protectrice. Tu la vois, te redresses non sans lâcher un soupir de douleur, le choc ayant été particulièrement violent. Tu vas la récupérer, passant ta main dans le mince filet d'eau sur le sol un instant.

Elly...

Tu te perdais à la frontière de la folie et de la démence. Revoyant ce jour, à ce même endroit. Est-ce que tes pensées t'avaient rendu fou ? Au point de te lancer toi-même un sort . Il n'y avait personne. Tu informules tout de même un « Hominum revelio » qui te délivre qu'il y a bien une autre présence humaine dans le centre commercial. Tu n'étais donc pas totalement fou, pas encore.

Faisant quelques pas dans la galerie, ton regard scrutant les diverses devantures, tu criais un « Qui que vous soyez montrez-vous ! Venez donc vous battre en face plutôt que de prendre par surprise ! » Concentré, tu en oubliais momentanément le cercle brumeux de tes pensées. Mais la colère était toujours rugissante dans tes veines.

Aussi, qui que soit le malheureux adversaire qui se trouverait devant toi, tu te ferais un plaisir de passer tes nerfs dessus. Comme si cela pouvait te soulager, que faire couler le sang te serait bénéfique, en cette soirée terrifiante, une parmi tant d'autres que tu passais à la lueur obscure de bougies de détresse. Tu informulais un « Protego » devant toi, gardant ta baguette levée, prêt à donner la mort, perdu sur ton sentier de ténèbres.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Mar 20 Fév - 1:45


Y’a pas à dire, mais quand on vous vide la mémoire, y’a des réflexes qui se perdent. Ou peut-être était-ce dû au manque d’entraînement ? A cette incapacité physique que tu avais eue pendant de nombreuses semaines ? Quoiqu’il en soit, tu es planquée derrière ce comptoir, et tu aurais presque les deux mains sur tes oreilles pour t’empêcher d’entendre le ravage des flammes qui dévorent tout sur leur passage. Et puis, une voix, en colère, qui te crie de te montrer, de venir te battre en face.

Tu déglutis rapidement, pas certaine des actions à effectuer. Devais-tu te rendre visible ? Devais-tu rester cachée ? Tu n’avais plus aucune conscience des mesures de combat, tu n’avais plus de mesure, tu ne savais plus comment faire. Tu fermes les yeux, un instant, tentant de calmer ton rythme cardiaque en inspirant et en expirant calmement. Avant de te décider.

Tu te relèves et sautes difficilement par-dessus le comptoir, te rendant donc totalement visible pour la silhouette au loin. Un nouveau regard alentours t’apprend qu’il était probablement un mage noir d’une puissance sans pareille. Le feu qui ravage le magasin ne cesse de s’amplifier. Tu ne vois pas réellement la silhouette, l’ombre se découpant en noirceur sur le brasier ardent. Tu armes à nouveau ta baguette, formulant un simple « Confringo », visant un peu à tort et à travers.

Tu glisses sur le côté sans prendre le temps de regarder les effets de ton sortilège : avait-il explosé la silhouette ? Ou avait-il fini sa course ailleurs ? Dans un autre magasin qui serait désormais ravagé ? Sans attendre de réaction, ou plutôt pour ne pas te faire surprendre, tu enchaines « Incarcifors », oui, tu venais soudainement de te rappeler que tu étais auror et que ton travail consistait à l’enfermement de ce genre d’individu.

Tu restais néanmoins toujours en mouvement, comme ayant une peur d’être interrompue, d’être pourchassée et peut-être d’être tuée. Tu ne comprenais pas cette angoisse qui prenait place au creux de ton ventre, qui nouait ta gorge. Une saveur de déjà-vu dont tu n’arrivais pas à te remettre à l’esprit. Alors tu attendais, que, peut-être, la silhouette réplique à tes sortilèges. Enième provocation dans tes propos « Alors ! Vous ne savez pas vous battre ? » et ricanement qui ne te ressemble pas, peut-être parce que tu ne comprends cette adrénaline qui coule dans tes veines.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Mar 20 Fév - 11:16







Tu attends quelques secondes, le regard prêt à fusiller tout ce qui bouge, avant qu'une silhouette n'apparaisse enfin, emmitouflée dans sa veste. Un vagabond qui avait décidé de passer par là ? Tant pis pour lui, s'il avait décidé de venir trouver la mort en cette soirée.

Et sa voix de nouveau retentit, glaçante comme un hiver polaire, et alors que le sortilège explose un pan de mur non loin de toi, envoyant une complainte de gravats un peu partout, un frisson d'effroi te saisit. La voix. Sa voix. Même si tu ne voyais pas son visage c'était...

Tu fermes les yeux au milieu de cet échange irréaliste, t'interrogeant sérieusement sur ton état mental. Étais-tu en train d'halluciner, perdu dans ce labyrinthe d'absinthe qui arrachait tes pensées et souvenirs heureux un à un ? Comme si tu avais été victime d'un baiser du détraqueur, et que tu n'étais plus qu'une âme errante bercée d'une confusion sans limite.

Le bruit dans ta tête commençait à s'évader, mais tu restais stoïque, comme si absolument plus rien ne se connectait, ne s'actionnait, hormis les ficelles tirées à ta démence qui semblait se creuser peu à peu. Et de nouveau l'alarme retentit, cette voix que tu avais entendu chanter à maints réveils, qui t'avait susurré des rivières de mots à maintes nuits enchantées.

Et les vapeurs bleutées, de ton charme du bouclier, laisse à ton regard un sentiment des plus étrange qui te ramène au lieu où tu es. Les morceaux de ce puzzle se perdaient entre la raison et la déraison, et tu regardais la silhouette, qui te rappelait étrangement ce que tu étais venu chasser cette nuit. Étais-tu tombé si bas que tu n'étais plus qu'une ombre ?

Tu la vois qui se déplace, te balançant une question qui se fait électrochoc. Ton masque d'émeraude va se perdre vers la plafond qui continuait de crier ses larmes, ton échine parcourue d'un frisson plus grand encore que ceux vécus jusque là. Il n'y avait pas de doute possible, cette voix, sa voix, tu ne pouvais que la reconnaître.

Ironie du sort ou est-ce que le Temps avait décidé d'apposer lui même ce tableau pour recoller ce que tu avais brisé ? Tes pensées se chamboulaient, tu avais du mal à réfléchir sur la marche à suivre. Tu ne te voyais pas donner aux événements la même tournure qu'autrefois, et pourtant, tu savais, que ça permettrait peut-être de la retrouver.

Que là, elle était face à toi sans le savoir, et que tu avais cette possibilité de lui faire recouvrir la mémoire, qu'elle retrouve tout en partie votre vécu, que tu ne sois plus qu'un nom donné comme cela, mais des souvenirs brûlants à hérisser sa peau. La raison essaye de sortir de cette pelote confuse, et les mots s'échappent naturellement.

« Tu sembles bien présomptueuse... Tu crois peut-être être de taille ? Ou as-tu seulement envie de te retrouver à baigner dans ton sang ? Je porte le masque, tu portes l'insigne... »

Instaurer le doute dans sa tête, mais tu savais, que ça ne se ferait pas comme cela, et qu'elle continuerait à vouloir te maitriser, à vouloir tout faire pour ne pas que tu sortes d'ici libre. Et peut-être que votre liberté à tous les deux serait à la fin de cette nuit pluvieuse ? Tu te devais, de donner le change, malgré ce frisson qui te maitrisait, malgré tes envies qui se perdaient sur un pilori dont tu ne pouvais savoir l'issue. Baguette levée, comme un refrain qui de nouveau hurlait.

« Abyssum appa ! »

Premier sort lancé sur le sol non loin d'elle, histoire de peut-être la déstabiliser. Tu ne voulais pas en arriver à des extrêmes, car aujourd'hui même si tu n'avais pas toute ta tête, tu n'avais pas non plus ce doute de cette soirée lointaine. Mais par la douleur l'on forge à la vie, l'on apprend à se relever et renaître. Pensée comme une autre. Un silence, ta baguette sur elle.

« Ango nubes ! »

Tu diriges le nuage vers elle, même si tu savais que si elle ne l'esquivait pas tu n'irais pas jusqu'à l'étouffer. Boule d'amertume avalée, encore une fois où tu t'en prenais, à la seule personne qui comptait. Mais tu te persuadais que c'était pour la bonne cause. Et tu n'avais plus rien à perdre, clairement, tu l'avais déjà perdue. Alors chaque pas qui pourrait vous rapprocher serait un cadeau, une aubaine, un souffle qui repousserait un peu cette aura nébuleuse autour de toi.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Dim 25 Fév - 0:11


Ton corps tremble, de part en part, de derrière ce comptoir. La peur te dévore les entrailles, l’angoisse te brouille le cerveau, tu aimerais appeler à l’aide, mais aucun son ne sort de tes lèvres, rien ne se fait entendre, si ce n’est la voix de la silhouette, à nouveau. Le frisson qui te parcourt l’échine n’est rien face au flash qui se produit derrière tes paupières, le carrelage blanc, les flaques d’eau, le sang qui s’écoule. Le masque d’émeraude. Nouveau spasme empli d’incompréhension. Tu ne comprends pas ce que ton esprit t’envoie comme signal, tu n’arrives pas à comprendre.

Le sortilège qu’il te balance ne met pas longtemps à faire effet, fissurant le sol à de multiples endroits, t’obligeant à te relever et à courir, aussi rapidement que le voulait bien tes jambes pour te mettre à l’abri. Néanmoins, tu ne vois pas, ni n’entend pas le sortilège prononcé. Mais tu sens, ta respiration qui se coupe, l’air qui te manque, subitement. Avant de totalement perdre respiration, un nouveau flash te saisis. Il a dit insigne.

Cette idée, entêtante te poursuit, alors tu tentes d’esquiver ce nuage toxique, rampant sur le sol. Murmurant presque « Vous avez dit insigne, pourquoi, quel insigne ? DE QUOI PARLEZ-VOUS ? Comment savez-vous ? ». Parce que là, actuellement, tu ne portais pas l’insigne du Ministère. C’était donc quelqu’un qui te connaissait un tant soit peu. Quelqu’un qui savait qui tu étais et qui t’avais reconnu, alors que toi … rien ne te venait. Si ce n’est cette sensation de déjà vu, et ce carrelage blanc que tu voyais inondé de sang. Un soupir alors que, même allongée sur le sol, tu sentais l’étouffement te guetter.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Dim 25 Fév - 15:47







Soigner le mal par le mal. Telle était ta pensée. Tu dirigeais, le nuage étouffant sur celle que tu savais ton aimée. Comme pour déclencher, un nouvel électrochoc dans ses pensées. Etrange rassemblement orchestré par le Temps, que de vous réunir là où elle avait failli mourir. Elle s'était enfui sous le premier sortilège, et subissait le second à ta volonté.

Comme une poupée de chiffon que tu pouvais manipuler, et décider de tuer, mais bien loin de là était ton envie, tu voulais seulement qu'elle retrouve ces fragments de votre vie. Les dernières semaines avaient été particulièrement éprouvantes, tu t'étais laissé aller, perdu, à des chemins que jamais près d'elle tu n'aurais entrevus.

Mais le passé était derrière, aujourd'hui tu regardais devant, l'envie encore plus forte qu'avant, de regagner, de reconquérir, le cœur de celle pour qui tu étais prêt à périr. Pas d'autre but, pas d'autre senteur, à désirer pour reposer sur ton coeur. Non, tout était là, face à toi, ta raison comme ta force, ta folie comme ta faiblesse.

C'est ce qu'elle représentait. Personne ne pourrait comprendre l'immensité vertueuse de ce paradis que vous représentiez. Nul tableau peint de saurait procurer, autant de frissons qu'elle était capable de te donner. C'est comme si, les saisons au dehors avaient cessé d'exister, mais que désormais, elles s'épanouissaient dans ta vie par sa seul présence, alors que seules des ombres te perforaient quand tu vivais aux ténèbres des jours de son absence. Triste résidence, qui t'avait vu te perdre, mais tu étais là, ton rêve de nouveau face à tes lèvres.  

Retour à la réalité, tu la vois qui tente d'échapper, à la toxicité du nuage que tu avais créé. Elle rampe pour s'enfuir, alors que tu mets fin à cet éphémère dont les dernières brumes ne tardent pas à partir. Et elle rebondit, sur ce que tu avais dit, sur ce lien que tu avais laissé à son esprit, qui avait réussi, sa mission accomplie. Sous ton masque tu souris.

Tu avances de quelques par sur le sol trempé, vers elle toujours au sol posée, ta baguette vers le sol baissée, comme si tu voulais qu'elle ne soit pas apeurée. Et dans ta tête revenaient, en boucle ces images cicatrisées, de ce lointain passé, où tu la revoyais, au milieu de son sang et de tes larmes désemparées.

« Tu me demandes quel insigne ? Celui que tu portes au Ministère Elly voyons ! Ne te souviens-tu donc pas ? De ce jour dans la forêt interdite ? Quand nos deux mondes se sont croisés pour la première fois... Ne te souviens-tu pas... Que je t'avais encouragée dans ta volonté de devenir Auror, même si moi je portais déjà le masque...»

Tu laissais un lourd silence, tu savais que sur ta route d'espérance, le travail serait compliqué, jusqu'à ce que ne revienne la vérité. Pourtant, tu en étais certain, tu n'avais effacé qu'une partie de ses souvenirs, le reste, tu l'avais perdu, enfoui tu ne savais où, ne laissant que quelques images de toi, et aucune de ce masque que tu arborais.

« Dis-moi... Cet endroit ne te rappelle rien ? » Tu écartes les bras comme pour désigner tout ce qui vous entourait, faisant un tour sur toi-même, prenant le risque qu'elle ne t'attaque à nouveau, mais ça en valait la peine. Tu la provoquerais, encore et encore, et au pire c'est elle cette fois-ci qui répandrait ton sang.

« Je ne peux croire... Que tu n'en ais plus aucun souvenir... N'as-tu donc pas l'impression qu'il te manque quelque chose ? Que tu es incomplète ? Comme une pièce de puzzle qui aurait perdu sa moitié ? C'est un peu ce que je ressens ces derniers temps vois-tu... »

Baguette pointée vers elle, par comme une menace, non, comme pour donner plus de poids à tes mots, comme pour lui crier ce qu'l y avait sous ton masque qu'elle avait tant de fois touché de ses doigts. Peut-être qu'elle te ferait l'affront de t'attaquer, mais il était hors de question que tu sortes du centre commercial sans essayer, de la récupérer. Quand bien même tu devrais, te retrouver couvert de plaies, ou faire face à ses attaques, tu le ferais.

Tu cherchais, à t'enfuir dans ses yeux, à retrouver ce contact trop longtemps perdu, trop longtemps espérer, entre l'alcool et des meurtres non élucider, entre des soirées perdu, d'autre à pleurer, entre des films que tu ne cessais de te repasser, entre des soupirs dans des draps déçus de ne plus recouvrir son corps, entre ton quotidien bien trop terne quand elle n'était là pour embellir le décor.

Poudre de Reine sur ta vie, seule essence qui t'ai réellement composé, fragrance à la fois de ton passé, et de cet avenir que seul près d'elle tu entrevoyais. Qu'elle devienne, plus seulement ta reine, mais gardienne de ton âme, en devenant ta femme. Espoir qui te gouvernait, avec elle te lier, et faire de toute sa vie un bonheur, chaque jour faire battre son cœur.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Dim 25 Fév - 23:15


Ventre à terre, rampant pour fuir ce nuage qui semblait vouloir ta mort et finalement, sentir l’air frais qui s’empare de tes poumons. Au maximum de leurs capacités, tes bronches semblaient vouloir faire le plein d’oxygène, et tu te laissais ainsi mené. Comme ralentie par ton propre corps, qui avait pourtant cédé à la terreur quelques instants plus tôt. Et puis, la voix à nouvelle s’élève, t’indiquant que la silhouette savait qui tu étais alors que cette information semblait t’échapper.

A mesure que les mots s’enchainent à toi, qu’ils te percutent de toutes leurs envergures. Tes yeux se ferment, tes souvenirs s’emmêlent, s’éparpillent, tout te semble impossible. Il te parle des encouragements à devenir auror, tes paupières se referment, et une sensation de liberté s’empare de toi, de tes veines. Tu crois apercevoir la lisière d’une forêt et l’image apparait à peine qu’elle se dissipe aussitôt pour laisser place au panorama du lac de Poudlard.

Ton corps raidit par la tension, par ton incapacité à comprendre ce film qui semblait vouloir se dérouler devant tes paupières alors que le masqué continuait son discours. Tu réussis maladroitement à te relever, à nouveau saisie par un vague flash de sang inondant le carrelage que tu étais en train de quitter. Alors que tu te relèves, la voix s’élève à nouveau, pour déclencher une nouvelle salve d’interrogation sous tes paupières. De savoir qui pouvait bien porter ce masque. Et alors que tu regardes le masque, une nouvelle salve d’image refait surface, emplie d’une brume opaque. Tu ne saisis que quelques détails, une armoire qui s’ouvre sur le masque. Et l’image qui, à nouveau disparait.

Tu es à nouveau sur tes jambes, les doigts ancrés sur ta baguette, prête à agir, parce que tu doutais des propos de la silhouette, destinés seulement à te perdre, à prendre l’ascendant sur toi dans le combat que vous vous livriez. Rageuse, tu le pointes et d’un « Vous mentez ! Qui que vous soyez vous mentez ! ». Et sans ajouter le moindre mot, tu lances, à la volée un « BOMBARDA » qui explose totalement de l’autre côté d’où se trouvait la silhouette. Comme si, perdue par ces flashs incessants, perdue par ses souvenirs cachés, enfouis, tu n’avais plus la capacité de te battre, plus l’entraînement physique nécessaire pour te battre.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Lun 26 Fév - 18:37







Tu ne cesses de la fixer intensément, attendant ce déclic que tu espérais provoquer avec tes mots. Qu'elle revoie d'autres morceaux de votre tableau, qu'elle comprenne d'elle-même, que ses yeux s'enchantent à nouveau, à la recherche des tiens, comme dans ce glorieux passé où vous étiez un seul étincelant chemin.

Elle se relève, et semble un instant essayer de voyager vers les landes dont tu avais déposé l'orée à sa vue. Un frisson te parcourant, de ceux remplis d'excitation à espérer qu'elle comprenne, que tout se débloque, que l'horloge de votre vie commune arrêtée ne redémarre, vers une voûte céleste auréolée de mille étoiles aux émotions les plus vivantes.

Mais très vite tu déchantes, là où tu espérais avoir amorcé une descente, tu entends sortir sa rage, te plongeant dans des mensonges et te mettant comme un parfait inconnu. Tu t'apprêtais à répliquer, mais seulement un « Je... » a le temps de s'extirper de tes lèvres, qu'un sortilège crié plonge sur toi.

L'explosion est violente, et tu subis son courroux. Tu sens ton corps qui se soulève et est projeté bien loin en arrière. Et la douleur qui te traverse est sans appel. La chute aussi, tombant sur le sol trempé comme une pierre lâchée du toit d'un immeuble. L'arrière de ton crâne heurte lourdement le carrelage, et tu sens que le sortilège a fait d'autres dégâts.

Sonné, tu vois troubles, ton masque légèrement sur le côté, la tête qui tourne. Tu fermes et ouvre les yeux plusieurs fois, essaye de bouger tes bras et tes jambes. Tu sens une douleur lancinante dans ton bras droit, et ta main qui n'avait pas échappé à l'explosion. Une sensation de brûlure, et une souffrance qui remontait tout le long de ton bras.

Allongé dans l'eau, tes mouvements sont lents, compliqués, et particulièrement déplaisants. Tu souffles longuement, arrivant enfin à relever la tête et à te redresser légèrement en t'appuyant sur tes coudes. Sous ton masque tu grimaces, en voyant ta main droite qui avait bien souffert, brulée en parti jusqu'à la chair.

Tu ne voyais pas ta baguette, juste devant toi, à plusieurs mètres, la silhouette qui venait de t'attaquer. Tu ne pouvais pas répliquer, et si elle le voulait qu'elle pourrait s'en mal en finir avec toi. Sacrée ironie du sort si ça en arrivait jusque là. Tu avais puisé dans ton énergie vitale pour sauver sa vie. Et là presque au même endroit elle avait le pouvoir d'ôter la tienne.

« C... Ça... »

Tu grimaces, laisse échapper une complainte douloureuse, avant de te racler la gorge pour arriver à parler, après avoir craché dans l'eau de la salive imbibée de sang.

« Sérieusement... Qui que je sois je mens ? Si tu en es si certaine, viens retirer ce masque... Que tu as déjà tenu de tes doigts... Que tu as déjà porté toi aussi... Viens donc voir la vérité... TA vérité... »

Tu aurais pu rajouter « Notre vérité... », mais tu voulais qu'elle continue de se poser des questions, qu'elle le découvre par elle-même. Tu espérais juste que tes mots ne la motiveraient pas davantage à en finir avec toi sans s'approcher. Ton corps tremblait, devant ce moment que tu savais décisif. Tout pouvait s'arrêter, alors que tu ne souhaitais que l'inverse. Est-ce que les ténèbres allaient enfin te happer, ou est-ce que sa lumière reviendrait éclairer ta route ?

« Ces dernières semaines... N'as-tu rien entrevu qui te paraissait familier sans savoir quoi ? Ou sans savoir pourquoi ? »

Tu ravalais un peu de sang, toujours ce bourdonnement dans ta tête. Tu regardais ta belle qui te maintenait en joue, qui pouvait définitivement éteindre les braises de votre flamme, alors qu'elle était à quelques pas de pouvoir les rallumer. Le choix ne t'appartenait pas cette fois, ne t'appartenait plus, et tu étais suspendu, aux secondes qui arrivaient. Le corps tremblant, te sachant pouvant être au crépuscule de ta vie, ou à une nouvelle aube encore plus resplendissante.

T

Elly. Elle. Ce Monde qui marchait devant toi. Celle qui, avait tous les droits. Celle pour qui, tu te donnerais corps et âme. Toujours tu serais là, pour la soutenir au tournant de ses choix. Pour l'aider à dessiner ses rêves, comme pour les parcourir avec elle. Elle était ce choix, ton choix. Tu voulais être l'encre de ses sourires, et respirer les siens. Être chaleur de ses soupirs, et dans les nuits lui délivrer les tiens. Être la lanterne qui allume ses yeux, et que de tes émeraudes elle soit le refrain.

Mangemort sur le sol blessé, Auror dans l'eau avançait, et votre Tout encore une fois défilait. La femme de ta vie devant toi, celle avec qui tu voulais construire un toit. Celle que tu voulais épouser, d'un « Oui » à ses lèvres laissé. Celle que tu voulais chaque jour embrasser, l'Unique dont tu rêvais. Celle qui avait su donner une nouvelle raison, et qui avait fait changer les saisons. Celle qui donnait aux secondes, une allure d'éternité dans ce Monde. Ton Monde...
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 1 Mar - 12:59


Le souffle de l’explosion le propulse quelques mètres en arrière, alors que toi, tes mains sont vissées sur tes oreilles, comme voulant empêcher le moindre son d’intervenir dans le cours de tes pensées. Tu souffres de toutes ces questions que tu te poses, sans en comprendre la plupart. Tu aimerais lui hurler qu’il a tort, qu’il ne te connaît pas, que tu l’aurais tué si ça avait été le cas. Mais tu as toujours ces flash qui te reviennent, ce carrelage pourtant blanc que tu revois encore et encore tâcher de sang.

La silhouette est désormais allongée, et tu es parcourue de multiples frissons que tu ne comprends pas. Comme si le froid, l’effroi, prenait possession de ton échine, t’adressait des messages dont tu ne comprenais pas la teneur. Tu observes, plus loin, la silhouette qui se redresse, légèrement. Et qui parle. Alors tu libères tes oreilles de leurs étaux, et, méfiante, garde l’ombre en joue. Histoire d’être capable de réagir si jamais il y avait entourloupe. Quand bien même tes réflexes n’étaient plus ce qu’ils étaient.

Tu l’observes, toujours méfiante, ayant la cruelle envie d’abréger ses souffrances, de faire taire ses mensonges. Pourtant, les mensonges continuent, il te dit que toi aussi, tu avais déjà porté ce masque. Il te dit que tu l’avais déjà tenu, touché de tes doigts. Il te met au défi de lui enlever, de venir contempler cette vérité qui était tienne. Un nouveau frisson remonte ta colonne vertébrale alors que tu te laisses guider, alors que tu t’approches, t’accrochant à ces faits qu’il énumère et que tu ne comprends pas. Pas plus, d’ailleurs, que ces flash qui te secouent, qui te réveillent, qui t’interrogent.

Tu es désormais à ses côtés, et tu le tiens toujours en joue. Néanmoins y’a quelque chose en toi qui hurle de l’écouter, de le suivre, d’aller jusqu’au bout de son défi. Dans une expiration salvatrice, tu l’achève d’un « Tu ferais mieux de te taire, tu vas bientôt croupir à Azkaban ». Mais tu t’agenouille, tout de même. Pour ôter ce masque. Non pour lui donner raison, mais pour savoir l’identité du Mangemort qui se cachait sous l’émeraude. Tes doigts frêles se posent sur le visage recouvert, et doucement, tu extirpes le costume.

Ton cerveau peine à comprendre ce qu’il voit. Ta baguette tombe à terre. Tu te relèves rapidement et effectue quelques pas en arrière, incapable de comprendre. Devant toi se tenait ton professeur de métamorphose, celui contre lequel tu t’étais réveillée un matin, incapable de comprendre ce que tu faisais avec lui. Tu es parcourue de tremblement, alors que différents flashs prennent possession de tes paupières. Lui, ses cours, sa créature invisible, Poudlard. Lui, un diner, un piano. Lui, une femme, le Ministère. Tu recules à nouveau, secouée de part en part par des spasmes d’angoisse. Tu trébuches sur un banc derrière toi, et t’étale de tout ton long à terre. Ne quittant pas des yeux la silhouette, Evan, faisant abstraction de la douleur provoquée par la chute. Comme un animal pris au piège, tu reculais à même le sol, comme voulant échapper à cette réalité qui s’affichait à toi.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Jeu 1 Mar - 14:43







Tu regardais cette femme, celle que tu voulais ta femme, avancer vers toi, armée de méfiance. Tu percevais son regard, essayais d'y retrouver la lumière que tu y avais tant de fois allumer à l'odeur de tes mots ou tes doigts éparpillés sur sa peau. Perdu entre la douleur qui te lançait, et cet espoir qui hurlait au plus profond de toi.

Tu entendais les battements de ton cœur, l'instant te saisissant jusque dans ta chair. Elle. Ton monde. Ne cesse d'avancer, et tu sais que chaque seconde peut être la dernière, sur votre échiquier de marbre, dans votre château de paradis. Et tu ne cesses de revoir, tout ce que vous avez partagés, imbibé de ce doute que peut-être là tout se termine.

Tu retrouves ses lèvres tant des fois embrassées, sa langue avec laquelle tu avais de nombreuses fois joué. Le goût de sa peau épousée dans les nuits comme les fruits d'été délicieusement sucrés. La parfum de ses caresses qu'elle te délivrait. Le chant de ses soupirs qui naissait à tes gestes, l'océan de ses sourires qui prenait forme à la lanterne de tes mots. Tu revoyais tout, retrouvais son goût, sa présence indispensable.

Elle, exquise
Ta Reine, marquise

Combien de nuits endormi à la chaleur de ses bras, à l'écrin de son corps, sur vos partitions d'accords que les étoiles aimaient encore se raconter à la lueur des nuages qui essayent de les éclipser. Tout repasse en boucle, la chamade bat son plein, alors qu'elle s'arrête près de toi, et que tout semble se taire jusqu'à ce que ne s'entende sa douce voix.

Elle te dit de te taire, que tu vas finir à Azkaban, et tu lui arbores un grand sourie sous ton masque. Il n'y avait de prison plus sombre que celle d'être éloigné d'elle, et les murs froids d'Azkaban ne seraient rien comparés à l'idée que de ne plus l'avoir dans ta vie. La mort en soit était un bien meilleur châtiment, que de ne plus pouvoir toucher cette rive de diamants, qui perlait à ses yeux dans vos plus tendres moments.

Ta respiration est saccadée, toujours perdu à ce qu'elle pouvait faire, mais tu la vois s'agenouiller près de toi. Et ses petits doigts, qui viennent se poser sur ton masque. Le souffle haletant quand elle l'enlève, qu'elle ne voit, la vérité de votre monde qui venait de ressurgir.

Sa baguette tombe au sol, tu vois la surprise, tu vois tout ce qui s'empare d'elle, comme si tu venais de déverrouiller la petite cabane que tu avais enfouie dans sa tête, et qu'elle retrouvait une partie de ce que tu avais égaré, de votre histoire, de cette planète essentielle à votre existence à tous les deux.

Elle se redresse, recule, comme pour fuir ce flot de pensées qui la submergeait. Avant de finir par heurter, un banc et de tomber au sol, l'air apeuré sur son visage angélique (même si elle s'appelle Elly et pas Angélique...).

« Elly... »

Tu la vois perdue, qui essaye d'échapper à la réalité qui prenait ou reprenait forme dans sa tête. Alors tu t'appuies sur ta main gauche valide, non sans cris de douleurs, pour te relever bien difficilement. Tu récupères sa baguette, lui lance un regard entre la peine et la compassion. Parce que tu étais responsable de tout cela et qu'à la fois tu comprenais que ça ne devait pas être simple pour elle.

Tu cherches du regard ta baguette et fini par la retrouver, la récupérant en plus de celle de ta belle. Et tu te mets à marcher vers elle, boitant légèrement, alors qu'elle continuait de reculer, paniquée, sur le carrelage humide du centre, fuyant tout ce qui l'assaillait.

« Elly... Que vois-tu... J'ai commis une erreur tu sais... J'ai voulu te protéger... Mais je n'ai pas pu... Beaucoup trop d'émotions m'ont envahi ce soir-là et... Et la vérité c'est que je me suis perdu dans tes pensées... Et que j'en ai enfoui au fond de toi sans le vouloir... Mais tout ce que tu vois... Revois... S'est réellement passé et... »

Tu soufflais, la gorge nouée comme si tu avais peur encore qu'elle ne prenne ses jambes à son cou. Qu'elle refuse que tu aies fait partie de sa vie ou qu'elle n'ait plus envie d'en faire partie. Ce qui te conduirait au tombeau de ton existence. Tu la rattrapes, t'abaisse près d'elle, posant ta main droite sur son genoux comme pour lui dire « Ne fuis pas ». Agenouillé près d'elle, tu poses les deux baguettes à côté de vous.

« Je comprends que c'est difficile... Et je suis désolé... Tout peut ressurgir tu sais... Et la vérité... Cette bague, tu t'en souviens ? »

Ton regard triste vers sa main, et l'anneau de saphirs qui l'ornait. Vers cette promesse que vous vous étiez faite, vers cette union que vous vouliez tous les deux. Que tu désirais plus que tout, qui t'animait chaque jour qui passait. Qu'elle soit Tienne. Et que tu sois Sien. Devant les mois et années à venir, devant les épreuves comme les bons souvenirs. C'était la vérité. Elle est la femme que tu aimais, la seule que tu voulais, dont tu aies besoin. Et tu étais là, à la regarder, perdue dans tout ce qui l'enveloppait, et tu espérais, que votre monde n'était pas totalement écroulé.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 1 Mar - 15:11


Les genoux sur ta poitrine, comme un enfant refusant de voir la vérité, répétant dans ton esprit une sorte de litanie « Non, non, non ». Parce que ce n’était pas possible, toutes ces images que tu voyais, tous ces flashs qui apparaissaient, rien ne pouvait être réel. Le regard perdu, dans le vague, dans ce vide abyssal de ton esprit. Tu cherchais, encore et encore la solution à tout ceci, espérant, priant, pour que ce ne soit qu’un simple mauvais rêve. L’un de ces cauchemars qui ne trouve pas fin.

Recroquevillée contre toi-même et contre le mur, et tu le regarde, qui s’avance, qui s’approche de toi, rendant la rencontre, l’affrontement, obligatoire, inéluctable. Et comme pour répondre à tes pensées, il se met à parler. L’explosion causée par ton sortilège avait visiblement atteint sa cible tant l’homme semblait souffrir. Et puis, les mots, ses mots, encore, qui te percutent violemment, faisant couler encore davantage de larmes sur tes joues.

Tu cherches à fuir plus loin encore mais le mur contre lequel ton dos est appuyé ne semble pas décidé à bouger, alors tu restes là, fuyant son regard. Cherchant une échappatoire à tout cela. Entre ce que tu vivais, actuellement, comme une révélation, et tous ces flashs qui cherchaient à te rendre des souvenirs perdus, enfouis, quelque part dans les méandres de ton esprit. Sa main se pose sur ton genou, et tu retiens immédiatement le geste qui aurait voulu que tu t’échappes à ce contact, que tu ne sois plus en contact avec cet homme qui semblait réveiller ton esprit. Un simple mot s’échappe alors que tu prends seulement conscience de ce qu’il a fait « Pourquoi ? ».

Tu cherchais à comprendre, s’il disait la vérité, pourquoi il avait choisi d’entrer dans ton esprit, d’y chasser les souvenirs de lui que tu conservais. « Comment annuler ? Comment je peux … voir autre chose que ces flashs ? ». T’avais aucune idée de ce qu’il avait pu effacer, t’avais aucune idée de ce qu’il avait pu trouver, pu voir dans ton esprit. En quelque sorte, tu aimerais qu’il te rende les images volées, celles oubliées, qu’il t’aide à recouvrer ses souvenirs qu’il avait lui-même supprimés, pour qu’enfin, les flashs s’arrêtent. « Depuis quand … je sais … pour toi ? ».
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Jeu 1 Mar - 17:34







Alors que ton rythme cardiaque danse toujours sur un rythme effréné, tu l'observes dans son silence, voyant les larmes qui viennent enfreindre la douceur de ses joues. Tu te mords la lèvre, parce que tu sais que ses tourments comme les tiens, résultent uniquement de ton seul choix.

Que si tu lui avais proposé, elle aurait certainement refusé. Mais tu avais pris sur toi, dans ton désir de protection pour elle, et aujourd'hui tu savais que c'était le moment où tout se jouait. Tu n'avais plus rien à perdre, tu étais tombé si bas qu'Azkaban te faisait davantage sourire que peur à l'envisager.

Mais la perdre elle, ça, tu ne pouvais pas. Et elle te demande pourquoi. Et tu sens ces larmes qui s'enfuient aussi sur tes joues devant cette vérité qui te déchire. Peut-on aimer au point d'être prêt à tout pour celle que l'on aime ? C'était en tout cas ta pensée. Tu était prêt à absolument tout, à tuer le monde entier, à te sacrifier s'il le fallait, pour qu'elle vive heureuse. Tu l'aimais.

Et tu restais sans qu'aucun mot ne vienne, perdu dans ses pensées qui continuaient de te lacérer. Et d'autres questions surgirent, les premières qui laissaient entrevoir une lumière au bout de ces profondeurs abyssales, les dernières te replongeant aux prémices de Vous. Tu lui offrais un mince sourire.

« Parce que je voulais te protéger... Parce que... Après ta capture et ta torture, même si ça avait été ton choix, je m'en voulais de ce qui t'était arrivé. Quand on a fait le serment inviolable, je t'ai promis de te protéger coûte que coûte, ce à quoi j'avais en partie failli avec ta capture... Alors, je me suis dit que si je te faisais oublier que j'étais Mangemort, là, j'arriverais réellement à te protéger... A te tenir loin du danger... Parce que j'ai toujours souhaité plus que tout, que tu ailles bien... »

Tu soufflais au milieu de l'afflux de larmes qui te gagnaient, te rendant compte de combien tout ce que tu avais de précieux et d'important dans ta vie se tenait juste là, devant toi, en proie à des larmes que tu avais écrites à tes choix. Après de longues secondes, tu reprenais.

« J'ai supprimé quelques souvenirs me concernant en Mangemort. Il existe un contresort pour les faire réapparaître, bien qu'il est aussi possible qu'il laisse des séquelles. Mais tous les autres souvenirs de nous, je ne les ais pas effacés, je les ais juste perdu, enfouis au fond de toi en me laissant submerger par mes émotions, comme si en même temps que j'étais dans ta tête, je regrettais ce que je faisais et... »

Tu faisais une nouvelle pause, ne quittant pas ses yeux, et ta main gauche alla à son doux visage, lui laissant une caresse tendre comme de celles que tu avais tant de fois dessiner dessus. Tu essuyer les vestiges de ses larmes, et tu te mordais la lèvre comme lui criant un « Désolé pour tout Chérie ».

« Pas un instant je n'ai pensé qu'il arriverait cela... Et pour mon identité, presque depuis le début de Nous. Du coup, ça va bientôt faire un an que tu le sais. Je pense même que ça nous as rapprochés en fait, même si on avait déjà flirté ensemble et qu'on se tournait autour. Mais le soir où tu l'as appris, ou plutôt, le lendemain, parce que le soir même, tu étais ici même en train de mourir sur ce sol imbibé de ton sang, à me supplier que je t'achève... Quand tu l'as appris, ça nous as rapprochés encore... »

Tu ne savais pas trop, si cette discussion qui s'établissait posait de nouvelles bases, ou si elle souhaitait juste les informations pour mieux t'envoyer paître ensuite. Alors que tu la vois, là, comme la femme que tu veux épouser, et que tu n'attends qu'une chose, qu'elle fasse un geste vers toi. Proche de vivre ou de sombrer.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 1 Mar - 18:02


Les propos te percutent, te lacèrent les chairs pire que les sortilèges destinés à faire du mal et empli de magie noire. Tu frissonnes de froid, de peur, d’angoisse et de doute. Parce que tu ne sais pas si ce qu’il dit est vrai, s’il a tort, s’il cherche à te manipuler. Tu trembles sous le poids des aveux qu’il te livre, ne sachant pas si tu devais le croire ou non. Sa main fini par trouvé ta joue, et à nouveau tu trembles sous ce contact, une part de toi appréciant la chaleur de sa main, et l’autre part de toi refusant ce contact, refusant de comprendre, d’accepter ce choix que tu avais pourtant du faire.

Et ton regard reste figé sur lui, interdite, tes lèvres murmurant de temps à autre « Ce n’est pas possible, ce n’est pas moi, ce n’est pas possible. Vous êtes un montre, un tueur, comment j’aurais pu … comment j’ai pu … » les mots s’emmêlent et les flash-back ne cessent pas, tu revois, lors d’une demi seconde de clignement d’yeux, vos doigts emmêlés, tes cheveux fous, son regard te couvant sous une couette amoureuse. Tu balbuties, marmonne, incrédule « C’est quoi ce sortilège », puis tu cries, perplese « UTILISE-LE ! » comme une soupape de vérité dans ce monde devenu opaque et brumeux, où tu n’arrivais plus à discerner le vrai du faux.

Tu glisses sur le côté, t’extirpe de son emprise, avant de rajouter, plus calmement « C’est quoi, ces risques dont vous parlez ? ». Mais de toute façon t’étais prête à les prendre, on t’avait lobotomisé le cerveau, ce n’était pas possible autrement. Et c’était lui qui était responsable de tout cela, lui et seulement lui. Peut-être finalement qu’il mentait uniquement pour t’empêcher de le dénoncer, pour te faire croire qu’il y avait eu une quelconque histoire entre vous.
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