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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Dans un centre commercial
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Elly Wildsmith
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 1 Mar - 18:02


Les propos te percutent, te lacèrent les chairs pire que les sortilèges destinés à faire du mal et empli de magie noire. Tu frissonnes de froid, de peur, d’angoisse et de doute. Parce que tu ne sais pas si ce qu’il dit est vrai, s’il a tort, s’il cherche à te manipuler. Tu trembles sous le poids des aveux qu’il te livre, ne sachant pas si tu devais le croire ou non. Sa main fini par trouvé ta joue, et à nouveau tu trembles sous ce contact, une part de toi appréciant la chaleur de sa main, et l’autre part de toi refusant ce contact, refusant de comprendre, d’accepter ce choix que tu avais pourtant du faire.

Et ton regard reste figé sur lui, interdite, tes lèvres murmurant de temps à autre « Ce n’est pas possible, ce n’est pas moi, ce n’est pas possible. Vous êtes un montre, un tueur, comment j’aurais pu … comment j’ai pu … » les mots s’emmêlent et les flash-back ne cessent pas, tu revois, lors d’une demi seconde de clignement d’yeux, vos doigts emmêlés, tes cheveux fous, son regard te couvant sous une couette amoureuse. Tu balbuties, marmonne, incrédule « C’est quoi ce sortilège », puis tu cries, perplese « UTILISE-LE ! » comme une soupape de vérité dans ce monde devenu opaque et brumeux, où tu n’arrivais plus à discerner le vrai du faux.

Tu glisses sur le côté, t’extirpe de son emprise, avant de rajouter, plus calmement « C’est quoi, ces risques dont vous parlez ? ». Mais de toute façon t’étais prête à les prendre, on t’avait lobotomisé le cerveau, ce n’était pas possible autrement. Et c’était lui qui était responsable de tout cela, lui et seulement lui. Peut-être finalement qu’il mentait uniquement pour t’empêcher de le dénoncer, pour te faire croire qu’il y avait eu une quelconque histoire entre vous.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Ven 2 Mar - 0:58







Toujours en toi, rugissait cette appréhension palpable, depuis tes doigts à moitié tremblants qui dessinaient tes regrets sur sa joue, jusqu'à ton regard qui devait exprimer tous ces ressentiments qui te gouvernaient. Le temps arrêté, suspendu, à ses lèvres que tu avais tant de fois embrasser et dont tu savais que la prochaine étendue, pourrait être lourde de conséquences.

Tu étais partagé, entre la confiance et la peur, si bien que ton corps était en proie parfois à de violents tremblements, qui se succédaient en secousses dont tu n'arrivais pas à te défaire, comme si tu savais au fond que malgré tes efforts, tu ne maitrisais absolument rien, que tu n'étais qu'un esprit sujet à la volonté de ton Autre.

Et les mots qu'elle te délivre sont comme un poison dans tes veines. Elle refuse ta vérité, la vérité, votre passé et votre vie commune, comme vos promesses d'avenir radieux. Ses mots sont douloureux et tu déglutis sans pour autant laisser le moindre mot sortir. Car sur l'instant tu n'en as pas la force, est brisée ton écorce.

Tu subis, cet assaut qui semble fait pour t'enfoncer plus bas que terre, alors que tu étais déjà tombé profondément dans les ténèbres les dernières semaines écoulées. Et là que tu entrevoyais la terre au bout de ton égarement sur ce vaste océan de doutes, elle te repoussait vers le large, vers une tempête qui prenait forme dans ta tête, et dont tu n'étais absolument pas certain de pouvoir en sortir indemne.  

Elle te juge comme un monstre, comme si tu représentais absolument tout ce qu'elle détestait, et tes pires craintes prennent l'ascendant sur tes émotions, et elle doit voir aux larmes qui abondent sur ton visage qu'elle t'enterre elle-même en creusant ta tombe. Même si tu n'étais pas certain que dans son déni elle perçoive l'étendue majestueuse de ta détresse.

La tête qui tourne, tu t'efforces de garder la face, ne pas totalement sombrer, de te raccrocher à ton radeau d'espoir qui perdait des bouts à chaque nouveau mot de sa part, si bien que tu n'étais pas certain de pouvoir supporter beaucoup d'autres vagues comme celles qui s'abattent présentement sur toi et ton navire à l'abandon. A ce rythme tu serais bientôt un naufragé sans nul autre rivage à l'horizon que des abysses sans fin où tu serais possédé.

Ses mots se perdent entre le tutoiement et le vouvoiement, entre ses souvenirs que tu essayais de raccrocher sur les tableaux de son existence, et cet inconnu, étranger et meurtrier dont elle semblait te donner l'image, comme si elle l'avait toujours pensé. Tu souffles un long moment, le regard perdu dans ton triste reflet que l'eau arbore, alors qu'elle a échappé à la tendresse de tes doigts, comme s'ils s'étaient levés contre elle pour la bafouer plutôt que pour lui crier combien tu l'aimais.

Les secondes sont amères, violentes, t'arrachent le cœur et tes sens en perdent la mesure du sensé. Incapable de réagir pendant une bonne minute, où tu vois tes pires cauchemars qui se dressent sur le devant de tes pensées, et où, tu imaginais la fin de soirée dans une folie rare, quitte à ce que tu te fasses toi-même du mal en plus des blessures qui te paraient déjà, vestiges d'avoir voulu la retrouver.

« Le sortilège et le Reminiscentia. J'ai la maitrise magique pour l'utiliser convenablement, bien que je... Je ne m'en suis jamais servi... Et je ne suis pas certain que là, je serais capable de le lancer dans mon état... Pour ce qui est des risques, si j'échoue, ça peut causer des dommages irréversibles sur ton esprit... En d'autres termes, tu peux perdre à jamais des parties de ta vie... De qui tu es... »

Tu savais que le contresort pourrait l'aider à faire ressurgir les éléments manquants, même si pour ceux que tu avais enfoui dans sa mémoire il lui faudrait seule les retrouver. Mais avec tes émotions sens dessus dessous, tu n'étais pas certain de pouvoir réussir, et tu craignais de la perdre davantage encore que ses mots ne te le faisaient pressentir.

Tu la cherches du regard, voulant replonger dans ce bois qui était l'empreinte de ton monde, ce havre de paix qui était l'enchantement miraculeux donnant l'éclosion à chacune de tes journées, à tes plus grandes joies vécues, toutes passées à la mélodie de sa voix, de ses doigts, de ses sourires, de ses regards ou de ses lèvres, fragments de paradis qui donnaient le sens à tes rêves.

« Je suis peut-être un monstre oui... Clairement, j'ai commis suffisamment de crimes pour être enfermé à vie à Azkaban... Mais si tu me vois ainsi... Si pour toi je ne suis plus rien d'autre que cela... Alors ma peine sera bien plus grande encore que d'être enfermé... Je souffrirais infiniment plus de ne plus t'avoir que d'être donné en aliment aux détraqueurs... »

Le regard embué d'une peine incommensurable, tu la fixais sans bouger, si elle voulait partir tu ne la retiendrais pas. Tu étais au bord d'une falaise prêt à faire le pas pour te jeter dans le précipice, mais tu savais que tu ne pourrais pas la forcer, quand bien même elle te dessinerait un tombeau de limbes flamboyantes pour ronger ta chair.

« N'oublie pas... N'oublie pas qu'on a déjà tuer tous les deux... Les moldus dans la forêt quand on a sauvé la biche... Et les parents d'Ellana qu'on a assassiné tous les deux... J'ai peut-être commis la plus grande erreur de ma vie en voulant t'enlever quelques souvenirs... Et clairement c'est possible que ça le devienne suivant ton choix... Mais puta*n, tu es tout ce qui donne un sens à mon existence... Alors, quoi qu'il advienne, n'oublie pas que tu voulais être avec moi, comme l'inverse également... Et que malgré nos différences, nos ressemblances nous ont toujours unis envers et contre tout... »
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Dim 4 Mar - 21:00


Tel un animal perdu, tu es là, recroquevillée su toi-même alors qu’il évoque la possibilité que son sortilège, son contre-sort ne fonctionne pas et que, pire encore, il provoque des séquelles irrémédiables. Tu frissonnes d’horreur, hormis les flashs, hormis le discours tenus par Kalén au Ministère, tu ne savais rien, tu doutais terriblement de cet homme qui semblait pourtant partager ta vie. Tu le fixe intensément, hochant la tête comme pour lui dire d’effectuer ce sortilège au plus vite. Tu en avais assez de naviguer ainsi entre deux eaux, perdues entre ce qui te semblait réel et ce qui ne l’était pas.

Il te parle, encore, longuement, et tu ne sais plus où tu vis, ni sur quelle planète tu es tombé. Toi, tuer des moldus ? Des sorciers ? Tu frissonnes à nouveau, saisie d’effroi. Tes mains se portent à ta bouche, comme pour couper tout son qui se risquerait à passer tes lèvres. C’était impossible, tout simplement impossible. Les lames ne cessaient d’affluer alors que, dans quelques clignements, tu semblais attraper quelques bribes, quelques images, que tu ne comprenais pas.

Tu te relève difficilement, adossée au mur. Et tu le fusille du regard. Tu ne sais pas s’il dit vrai, peut-être que tout ceci n’est qu’un piège pour te faire tomber, pour faire tomber le Ministère. T’en sais rien, mais t’as ce besoin crucial, vital, que de savoir, que de tenter. « Essaye ce sortilège, maintenant », ta voix est froide, implacable, et ne laisse peu de place à la discussion. Tu veux juste ce contre-sort et disparaitre ensuite, en fonction de ce qui se passera.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Lun 5 Mar - 0:03







Toujours perdu, tu la regardes, attendant sa réaction face à ce que tu lui délivres. Saurait-elle faire face à la vérité que tu lui balançais, ou essaierait-elle de fuir, encore une fois ? Tu savais que tout se jouait, là, dans ces minutes à la fois importantes et douloureuses.

Tu vois ce qui la traverse, lorsqu'elle imagine l'étendue de l'horreur que vous aviez pourtant commis tous les deux. Comme deux amants vivants dans les ténèbres les plus profondes. C'est ce qu'elle était, ton prolongement, la femme prête à se brûler pour toi, prête à tout sacrifier, comme tu étais prêt à absolument tout pour elle. Et peu importaient vos idéaux, vous étiez unis dans la complexité et la fusion de votre couple.

En proie à ses émotions, comme toi, elle semble effarée, et des larmes s'extirpent de plus belle sur ses joues. Tu l'observes adossée contre le mur, et tu vas lentement vers elle, toujours boitant. Son regard meurtrier comme un ciel annonciateur d'orages posé sur toi.

Mais tu n'avais plus rien à perdre, quand tu pensais avoir tout perdu. Alors qu'elle reprend la parole en t'imposant de lui lancer le contresort. Et tu t'arrêtes, là, à deux mètres d'elle, le regard froid et perdu sur son visage que tu rêvais d'embrasser à nouveau.

« D'accord... »

Tu soufflais, tu savais que tu devais te calmer pour l'exécuter en minimisant les risques pour elle. Tu lui avais déjà suffisamment fait de mal pour être animé par cette volonté que là tu n'échoues pas dans ta tentative. Tu te lançais un Revigor pour retrouver un peu de force, et continuais de rester silencieux, tes yeux émeraudes rivés dans les noisettes perdues de ta compagne.

Tu savais que tu allais lancer le sortilège le plus important de ta vie. Qu'il déciderait de toute la suite. Qu'il pourrait te la ramener ou définitivement la briser. Qu'il pourrait la délivrer dans tes bras ou la condamner vers un trépas d'amnésie.

Alors tu restais là, à reprendre tes esprits, à souffler longuement pour enlever toute mauvaise pensée de ta tête. Et les tremblements qui te prenaient se calmaient peu à peu. Retrouvant le contrôle de tes émotions, de tes sens, oubliant dans ces secondes que tu savaient cruciales, qu'elle pouvait anéantir tout ce qu'il restait de toi.

Alors tu parcours les deux mètres qui vous séparent, sans quitter une seule seconde son regard. Que tu voulais résolument aimant. Tes yeux criaient pour toi, combien tu l'aimais, combien tu te condamnerais toi-même aux Enfers si tu étais certain de la sauver. Et quand bien même voudrait-elle t'enfermer ensuite, tu voulais plus que tout qu'elle aille bien.

Ta main droite blessée va rencontrer sa main gauche le long de son corps, le temps de serrer quelques furtives secondes, ses petits doigts des tiens, comme si tu lui promettais que tu allais tout faire pour qu'elle aille bien. Et tu les lâchais, ne voulant pas à nouveau la brusquer, déglutissant à mettre cette distance que tu ne voulais pourtant pas. Mais que tu avais dessinée.

Alors tu inspirais profondément, expirais de la même sorte. Plusieurs fois. Ta baguette se levant petit à petit vers elle, alors que tes pensées se figeaient sur ton seul objectif. Tu savais précisément ce que ça allait déclencher, et tu visualisais uniquement ces pensées que tu savaient retirer de sa tête. Tu ne pensais à rien d'autre, même si ton regard restait ancré au fond du sien, comme si tu voulais maintenir ce contact entre vous, ce fil d'Ariane, pour que vos deux mondes ne forment toujours qu'un. Et ta baguette pointée sur sa tempe.

« Reminiscentia ! »

Le filet de magie la toucha de plein fouet, pleinement concentré, sur toutes ces traces de 08 que tu avais enlevé de son esprit. Revoyant cette triste soirée, et un à un, chaque moment que tu avais fait repasser dans ta tête ce soir là. Les souvenirs de vous, les douloureux comme les heureux. Tu ne voyais que cela, pendant de longs instants ou ton regard ne sembla plus ciller, concentré sur ta tâche. Concentré sur elle.

Et puis tout se stoppe, une fois que tu es certain que tout s'est bien déroulé, tu mets fin au sortilège et recule d'un pas, sentant ta tête tourner. Tu te sais faible, au-delà des blessures subies, la concentration que tu venais de faire preuve avait elle aussi puiser dans ce qu'il te restait d'énergie. Tu regardes ta belle, comme attendant une réaction de sa part, pour être certain que cela s'était bien déroulé, que tu n'avais pas commis l'irréparable.  

« Elly ? Ça va ? Tu devrais.. Enfin, normalement.... Tu devrais avoir retrouvé quelques souvenirs... »

Un nouveau vertige, tu manques de peu de flancher sur le côté, alors tu vas près d'elle, contre le mur, et te laisse tomber. Le souffle perdu, le regard vers elle, suspendu aux secondes existentielles, à côté de la femme de ta vie...
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elly Wildsmith, Ven 9 Mar - 23:58


Tout se fige, il te semble que les flammes dévorantes s’arrêtent pour vous observer alors qu’un dernier échange se fait entre vous. Toi, toujours paralysée par la peur, par les doutes, lui, animé de cette envie folle que tu recouvres tes souvenirs. Le sortilège te frappe de plein fouet alors que tes souvenirs retrouvent certainement leurs places initiales. Mais tu ne sais pas trop, tu ignores un peu ce qui vient de se passer. Des larmes perlent au coin de tes yeux alors que tu t’échappes de cette emprise et que tu t’enfuis, loin de lui, loin de tout.

Tes pas t’emmènent hors du centre commercial, et tu cours, au creux de Londres, au cœur de cette ville que tu connais si bien et qui te semble pourtant si étrangère désormais. La rage, omniprésente, te dévore et te consume, si bien que tu ne sais pas quand tu t’arrêteras.

- Départ d’Elly -
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Mangemort 08, Ven 23 Mar - 15:29







Tu es là à attendre qu'elle reprenne ses esprits, à attendre de voir si ton sortilège avait marché. Si, enfin, elle avait retrouvé ses souvenirs que tu lui avais supprimés. C'était la première fois que tu utilisais ce sort, et tu ne savais pas du tout si c'était immédiat, si cela provoquerait ou non une réaction particulière.

Mais rien, rien ne vint. Si ce n'est des larmes que tu vois perler au bord de ses yeux. Et tu la vois se relever et s'éloigner loin de toi. « Elly ! ». Ton mot meurt sitôt eut-il franchi tes lèvres, comme si elle avait pris la décision de te fuir et de ne se retourner pour rien au monde.

Avais-tu échoué ? Tu ne savais pas, et tu voyais sa silhouette qui disparaissait par l'entrée. Et tu restes là, bouche bée, perdu à cette situation qui t'avait échappée. Tu te retrouves dans un flot d'incertitudes et de questions qui t'assaillent. Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Ni ce qu'elle fera, ni ce que tu allais faire.

Tu t'adosses au mur, étendant tes jambes dans l'eau, pensif, sachant qu'elle ne reviendrait pas. Au moins tu avais pu lui lancer le sort, même si tu n'étais pas certain d'avoir réussi. Ton regard se perd dans les ondulations de l'eau qui reflètent les pâles nuances de ton visage et le plafond qui avait terminé d'envoyer ses larmes.

Ta main va retrouver ton masque qui trainait sur le sol, et tu le regardes parcouru d'un amer frisson. Il était la cause de tout cela, de votre distance, de vos blessures, de vos tourments. Tu te mords la lèvre de rage, alors que tu enfonces ton visage de nouveau derrière les bandes d'émeraude.

Tu te relèves difficilement, toujours boitant, et repars vers la sortie d'un pas lent. Tu savais que tu retrouverais tes ténèbres cette nuit, et que tu serais perdu dans une symphonie d'inquiétudes la concernant. Si tu avais réussi, t'en voudrait-elle encore et pour combien de temps ? Si tu avais échoué, quels dommages auras-tu causé à son esprit ?

Dans les deux cas tu étais le perdant, tu devrais voir comment la situation évolue, en sachant pertinemment que tu n'avais pas le moindre contrôle dessus. Non, c'était elle qui décidait, et tu savais que les semaines à venir pourraient être teintées d'abysses dangereuses. Mais c'était le prix à payer, le prix d'avoir voulu la protéger.

Tu quittais le centre ravagé, retrouvant l'atmosphère plus doux du dehors où tu plongeais ton regard dans l'amas obscur aux larmes lumineuses au-dessus de ta tête. Tu restes stoïque, les yeux perdus dans les étoiles et les quelques nuages qui semblaient conter les différents chapitres d'une histoire. En espérant qu'ils n'était pas annonciateur que pour la votre il était trop tard. Tu transplanais dans le murmure de la nuit noire.

Y The End M
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Aldís Björnsdottír, Jeu 26 Avr - 22:07




Hallucinations


avec Temperance Black

Le chariot cliquetait sur le carrelage des allées à demi-désertes. Aldís avait toujours une impression étrange en faisant de telles choses... normales. Faire les courses, comme une moldue saine d'esprit, alors qu'elle était une sorcière... Saine d'esprit ? Restait à prouver. Les rayons du supermarché étaient silencieux. Seules quelques personnes égarées remplissaient leur panier avec un air ennuyé, sans même vraiment regarder ce qu'elles s'apprêtaient à acheter. Les lignes du carrelage immaculé s'étiraient à l'infini, mouvantes et étourdissantes. Et les néons cliquetaient sournoisement au plafond, couverts de petites étincelles violettes. Aldís s'immobilisa au milieu du rayons frais. Tout cela n'avait aucun sens. Elle se sentait oppressée par un sentiment d'étouffement. Ce supermarché grand et vide semblait l'engloutir et l'etourdir de sa froideur immense. La jeune femme fit brusquement demi tour, son chariot presque plein en main, et fila vers les toilettes au fond du magasin.

Elles étaient propres, trop propres et silencieuses elles aussi. Aldís abandonna son caddie et se pencha au dessus du lavabo en grimaçant. Elle n'aimait pas vraiment les miroirs. Elle glissa une main dans sa poche, par acquis de conscience, pour vérifier que son appareil photo s'y trouvait bien. Elle sentit le métal sous ses doigts et releva les yeux vers son reflet poli pour la glace. Il glissait, se déformant légèrement. Aldís ferma les yeux. Elle devait rester maîtresse, faire la part des choses. Ne pas se laisser envahir par Unnur. Oui elle le savait, elle devait reconnaitre ce qui appartenait à la réalité ou non. Elle devait se calmer.

Aldís resta là un bon moment à souffler en se répétant que tout allait bien. Quand elle retrouva ses esprits, elle remarqua que la lumière s'était éteinte. La jeune femme sortit sa baguette de sa poche et l'alluma d'un ''Lumos''. Oubliant là son chariot rempli de courses, elle sortit des toilettes. Le supermarché n'était pas éclairé lui non plus mais les rayons frais dispersaient une lumière blanche et froide. Aldís regarda autour d'elle, perplexe.

- Il y a quelqu'un ?

Est-ce que le supermarché était fermé ? Il en avait tout l'air. Ce ne pouvait être une hallucination, pas à cette proportion non. Aldís avait pris ses médicaments. Mais alors elle avait loupé l'heure ? Et personne ne s'était inquièté de venir vérifier que les toilettes étaient vides alors... Elle était seule, coincée là, en proie à ses angoisses et ses pensées malades, sans point d'ancrage, sans lumière et sans présence. Le silence était assommant. Cling, cling... Les rayons tintaient en réfrigérant les produits qu'ils contenaient.

Il n'y avait pas un bruit ?
 
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Temperence Black, Sam 28 Avr - 17:00


Sortir. Elle avait besoin de sortir, de prendre l’air. Elle avait besoin de s’échapper, de fuir. Elle piocha des vêtements dans son armoire et s’envola. Une rapide bise à ses parents avant de s’échapper de la maison et de courir jusqu’à un ailleurs sans magie. Elle choisit de marcher et le temps se prêtait à cette petite balade de santé.

Le vent qui soufflait était léger et emportait avec lui une légère odeur de fleur. Il était là le beau printemps avec son soleil, ses fleurs, ses arbres bourgeonnants, ses fleurs naissantes et son ciel bleu parsemé de nuage cotonneux.

Elle marchait sans trop réfléchir et se laissait porter par les coups de vent. La balade dura une bonne heure, jusqu’à ce qu’elle arrive en ville. Les maisons se faisaient de plus en plus fréquentes et Londres se dessinait. La Tamise coulait et le soleil commençait à décliner. Elle rentrerait autrement qu’à pied, peut-être demanderait-elle un taxi mais pas maintenant, elle avait encore du temps à perdre et de l’argent à dépenser. Une vraie gosse de riches mais elle ne faisait que rarement les boutiques, ne dépensant pas sans compter et préférant économiser pour plus tard, pour jamais.

Elle descendit les marches bétonnées du métro et s’engouffra dans le transport moldu pour sortir non loin d’un centre commercial. Il allait bientôt fermer, dans une heure tout au plus mais elle avait le temps de e trouver un truc rapide, une robe printanière, une veste, un bijou. Une chose pour elle.

Elle passa les boutiques, observant robes, jupes, bijoux, hauts. Elle magasinait comme une fille normale, flânant entre les vitrines et les néons lumineux. Elle finit par trouver une bijouterie ou elle se fit percer les oreilles une deuxième fois. Cela faisait longtemps qu’elle en avait envie, qu’elle voulait pouvoir porter quatre boucles au lieu de deux. Elle profita de ce perçage pour s’offrir deux nouvelles paires. Deux paires en argent. L’une représentait des étoiles minuscules et la deuxième représentait des croissants de lune. Deux paires stellaires pour une rêveuse.

La vendeuse, femme charmante, lui offrit un bon à dépenser dans le supermarché jouxtant le centre commercial. Elle lui somma de se dépêcher, de profiter de ce bon avant la fermeture car sa validité ne dure qu’une heure. Elle offrit un sourire, déposa quelques livres sur le comptoir et offrit la monnaie, sachant qu’elles finiraient par perdre les pièces dans l’une de ses vestes tant sa consommation dans le monde moldu était rare. Elle perdait gros à faire ça à chaque fois mais elle pouvait se le permettre et ses parents ne verraient certainement jamais la disparition d’une dizaine de gallions.

Les bijoux dans des écrins et les écrins dans un sac, elle sortit de la boutique pour pénétrer dans le magasin. Le vigile lui annonça la fermeture proche mais elle n’écouta pas, entra quand même dans le supermarché et déambula entre les rayons le pas rapide pour fuir à l’homme avant de le tromper au niveau des caisses, faisant semblant de faire la queue le temps d’un instant avant de retourner flâner pour finalement se diriger vers les toilettes. Elle s’enferma dans le premier cabinet.

Elle fixa son reflet un instant, touchant son reflet du bout des doigts. Ses joues étaient rougies par le soleil, un léger coup de soleil mais cela lui donnait quelques couleurs appréciables, masquant temporairement la pâleur originelle de sa peau. Elle aspergea son visage d’eau fraîche avant de s’essuyer le visage avec un essuie-main et de sortir du cabinet. Tandis que les lumières se coupaient.

Elle s’aventura dans le magasin, le noir englobait la totalité de la boutique. Elle s’aventura vers l’endroit où se trouvait la sortie mais ne rencontra que des rideaux de fer. Elle décrocha le téléphone, appela mais rien, seul le la lui répondit. Elle sentait la peur venir. Etre seule ne la dérangeait pas mais là, ce n’était pas pareil. Elle était seule dans un lieu qu’elle ne connaissait pas, vraiment pas mais surtout dans un lieu où elle ne devait pas être.

Elle tâtonna ses poches à la recherche de sa baguette magique mais une voix sortit du néant. Elle sursauta et échappa le bout de bois qui rencontra le sol dans un bruit matte. L’injure sortit de ses lèvres et s’envola dans les airs. Elle déposa sa veste là, sa baguette devait se trouver par là alors autant y laisser une marque pour facilité la recherche dans la pénombre à laquelle ses yeux peinaient à s’habituer.

Elle scruta l’obscurité et avança vers la source bruyante à tâtons, slalomant pour ne pas se prendre étalage de légume ou boîtes de conserve.

Ou-oui, il y a quelqu’un… Vous travaillez ici ?

La voix de Temperence était petite et incertaine. Elle ne savait pas qui était la personne si ce n’est sa certitude pour la féminité de la personne. Cela pouvait être n’importe qui, n’importe quoi… Une tueuse, un assassin, un gendarme… Tout sauf une sorcière.

Je suis enfermée ici, personne n’a vérifié les toilettes avant de fermer boutique alors je suis coincée…

Elle avançait doucement, cherchant la source du bruit tout en attrapant une « arme » au passage. Au toucher, cela devait être un vulgaire fouet de cuisine en inox. A défaut de blesser, elle pourrait frapper avec suffisamment de force afin de se mettre à l’abris dans un coin si la personne se trouvait être un agresseur ou plutôt une agresseur.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Aldís Björnsdottír, Ven 4 Mai - 13:04




Hallucinations


avec Temperence Black

Aldís tendit l'oreille et l'écho lui répondit. Une voix féminine, peu assurée, s'élèva dans les airs, et ses intonations restèrent suspendues un instant avant de faner. L'Islandaise était immobile dans la pénombre. Elle cherchait à savoir si il n'y avait pas quelque chose, un signe lui permettant de décider si cette voix était réelle ou si elle n'était que le fruit de son imagination malade. On ne pouvait malheureusement pas photographier les voix. Alors, rien ne pouvait juger de leur véracité, Aldís n'avait aucune certitude, aucun point d'ancrage, rien. Elle était seule, à demi-noyée dans un océan d'hypothèses. Mais la voix une seconde fois emplit le silence. Cette fois-ci Aldís se demanda si ce n'était pas elle, qui parlait. Car ces mots qui résonnaient alors étaient là formulation parfaite de ce qu'elle pensait, elle. Enfermée dans les toilettes, oubliée. Le tourbillon familier de la confusion l'emporta en son œil d'abord, et elle se mit à tourner, ou sa tête plus précisément se mit à tourner. La pénombre ne lui permettait pas de distinguer une silhouette pourtant la voix était proche, dans le rayon voisin sans doute. Aldís avait envie de croire que cette voix était réelle car elle ne voulait pas se retrouver seule dans ce supermarché. Et même si elle n'était pas réelle alors elle pourrait s'en persuader. Son esprit était très doué pour ce genre de certitudes infondées.

Aldís hésita, fit quelques pas, s'éloignant du rayon frais et de ses pâles néons, s'enfonçant dans l'obscurité du rayon voisin. Sa main tremblait légèrement mais elle n'avait pas si peur. Elle était accoutumée à ce genre de progression lente et incertaine dans les méandres noires de sa propre imagination. Tout cela n'était pas si différent et avait le gout rassurant de la réalité. Car elle ne pouvait douter de ce piège à grande échelle qu'était le magasin fermé non, ses sens ne pouvaient la tromper à ce point.

- Moi aussi, je suis coincée ici. Mais je vous entends alors je ne suis pas seule... n'est-ce pas ?

Elle n'était jamais réellement seule, en réalité. Unnur guettait là, toujours. Depuis que son psychologue lui avait demandé de donner un nom à sa maladie, pour se ''familiariser'' avec elle et ''l'apprivoiser'', Aldís ne se sentait jamais tranquille. Elle l'avait tant apprivoisée qu'elle la sentait roder autour d'elle constamment, désormais. Elle n'avait jamais de répit. Unnur menaçait de la submerger à chaque instant et ce, malgré les médicaments. Mais elle devait garder la tête hors de l'eau.

Un élément lui revint soudain en mémoire et Aldís plongea la main dans sa poche, de nouveau immobile. Elle tâtonna un instant, renonça à l'idée de prendre son appareil photo et s'empara de sa deuxième arme. Sa baguette émit une chaleur rassurante au creux de sa main. La jeune femme le tendit devant elle, sans rien dire, juste au cas où. Elle avait envie de l'allumer d'un mot mais elle ne pouvait se servir de magie en présence d'une moldue. Alors elle continua d'avancer, lentement, attendant de discerner les contours d'une silhouette ou d'entendre la voix à nouveau.
 
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Temperence Black, Dim 10 Juin - 20:03


H-Rp:
 


Temperence ne savait pas vraiment quoi faire. La voix qui lui parvenait lui semblait familière et étrangère à la fois, de la même manière que l’eau chaude pouvait paraître froide contre un corps plus chaud qu’elle. C’était une situation assez désarmante mais il ne fallait pas chercher à comprendre, les choses arrivaient comme cela, sans plus de cérémonie et se passaient.

Elle essaya de se rappeler d’où pouvait provenir cette voix avec cette note peut-être connue. Elle essayait de fouiller dans sa mémoire mais entre Poudlard, Ollivander’s et ses voyages, cette voix pouvait venir de n’importe quel souvenir, de n’importe quelle période de sa vie et peut-être même que cela n’était qu’une illusion auditive, que l’obscurité présente et la forme du lieu transformaient la note de la voix inconnue mais la seule certitude était que la voix provenait d’un être féminin, d’une fille, d’une femme.

Temperence serrait l’ustensile de cuisine dans ses doigts avant de finir par le poser. Elle ne voulait pas agresser cette personne semblant tout aussi perdue qu’elle ici et, dans le cas où ce serait un piège, elle saurait se défendre le temps d’un coup pour aller se cacher dans un nouveau coin, dans l’attente de la mise en lumière de la grande salle de vente.

Elle sentait son cœur battre dans sa poitrine. Il y avait en elle un mélange de peur et d’excitation. Elle était piégée ici, dans un magasin moldu. Elle pouvait faire n’importe quoi mais elle était seule enfin pas totalement si on prenait en compte la présence de l’inconnue. C’était surtout cette autre qui dérangeait dans cette histoire car elle ne savait son identité ni même si elle pouvait lui faire confiance.

Temperence avançait doucement, avisant une forme humanoïde sombre. Elle s’approchait doucement, ses pas claquaient sur le sol à rythme régulier, elle tendit le bras pour trouver le contact de ce qui devrait être une personne mais sa main rencontra le vide et elle tomba au sol renversant avec elle que qui semblait être un portant à vêtements.

La chute ne fit pas mal, elle se sentit juste tomber sur du tissu à la qualité étonnement agréable pour de simples habits de supermarché. Temperence se mit alors à rire, un rire nerveux mais un rire quad même. Elle allait passer pour folle mais le rire n’était pas fou, il était fin et élégant, tout en finesse. C’était un petit rire qui faisait chavirer les cœurs masculins et capable de tirer un sourire à la belle Cara.

L’ironie de la situation hein ? Vous ne devez être qu’à quelques mètre à peine mais il semblerait qu’un piège moldu m’ai happé vers le sol… Ils sont doués ces gens…

Temperence se redressa tout en faisant attention de ne pas glisser sur les tissus disposés au sol, il ne manquerait plus que ça, qu’elle chute plus fortement et se brise l’os d’une jambe ou le poignet. Elle ferait belle figure la sorcière si elle terminait blessée au sol dans un magasin moldu.

Juste… Euh… si vous avez un moyen de partir d’ici je suis plutôt preneuse… L’idée de passer la nuit ici ne me semble pas forcément excellente….
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Aldís Björnsdottír, Mar 19 Juin - 15:24




Hallucinations


avec Temperence Black

Aldís entendait les pas et discernait la silhouette sans certitude aucune. Baguette tendue devant elle, bras tremblant elle s'arrêta, dans un souffle, voyant l'inconnue approcher, à quelques mètres, quelques centimètres. Les yeux droits, regard fixé devant elle, elle attendit, immobile, laissant l'autre faire tout le travail. Juste sur sa nuque, un souffle. Discret, chaud, régulier. Si elle tournait la tête elle verrait sans doute deux yeux, ou peut-être rien du tout. Ce n'était qu'une présence étrange qui la suivait depuis que les lumières s'étaient éteintes et que s'était arrêtée en même temps qu'elle, là, tout près. Son souffle balayait le creux de son épaule, mais Aldís ne dit rien, ne tourna pas la tête et resta figée. Ce n'était pas la première fois qu'on la suivait ainsi.

Soudain, un fracas emplit l'espace. L'islandaise sentit un frôlement brusque dans son dos, courant d'air froid qui souleva son haut. Le souffle sur son épaule avait disparu, la chose s'était enfuie. Et face elle, une forme sombre, une silhouette humaine affalée sur un tas, le tas responsable du bruit de métal étouffé. La silhouette se remit à parler, signe qu'elle était bien réelle. Elle s'adressa directement à l'Aldís immobile qu'elle savait être à quelques pas d'elle. Puis un mot parvint aux oreilles de la sorcière qui esquissa un demi-sourire, un peu tordu.

Lumos

Elle avait peut-être mal entendu. Mais la silhouette avait parlé de moldus alors ne pourrait s'en prendre qu'à elle même. Sa baguette s'alluma, éclairant l'espace autour d'elle sur quelques mètres de circonférence à peine. L'inconnue s'était relevée. Aldís l'observa un moment sans apporter de réponse à sa question. De toute manière, elle ne connaissait aucun moyen de sortir. Puis, elle se tourna légèrement et déplaça son bras autour d'elle pour éclairer l'espace dans son dos. La lueur jaune n'allait pas bien loin. La jeune femme voulait s'assurer que la présence de tout à l'heure ne rôdait pas dans les parages. Elle n'aimait pas beaucoup son haleine chaude dans son cou. Ne voyant rien elle se retourna à nouveau vers celle qui était perdue, elle aussi. Sans faire un pas, elle éclaira son visage en montant sa baguette un peu plus. Elle distingua des cheveux noirs en cascade. Deux yeux. Elle laissa le silence maître encore un instant puis finalement détendit ses épaules et plia un peu le bras.

- A vrai dire je n'ai aucun moyen de sortir d'ici... Est-ce que vous êtes bien réelle ?

La question avait de quoi décontenancer, mais en général les illusions ne mentaient pas. Avec le temps, Aldís avait appris à demander. Si elle était réelle alors elle le dirait et la sorcière n'aurait plus qu'une certitude. Elle attendit que l'autre lui réponde, et distingua une silhouette plus sombre derrière l'inconnue. Elle n'avait donc pas d'yeux. Elle l'avait toujours sentie derrière elle et n'avait jamais eu l'occasion de la voir derrière quelqu'un d'autre. L'inconnue devait sentir son souffle chaud elle aussi, sur sa nuque. La seconde silhouette était penchée là, derrière elle, immobile, à lui souffler dans le cou. Aldís voulut le lui signaler, mais elle préférait d'abord s'assurer qu'elle avait affaire à la réalité.
 
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Temperence Black, Sam 21 Juil - 19:12


Magie. Comme si le simple fait d’échapper un mot du monde magique venait de suffire pour faire apparaître une âme salvatrice, une personne qui connaissait son monde, qui, d’un coup de poignet, aurait la capacité de la, enfin les, faire sortir d’ici, de l’aider à retrouver sa baguette magique qui s’était faufilée dans un recoin, sous une caisse commerciale.

Elle allait pouvoir partir. Fuir. Sortir. Quitter cet endroit pour regagner un endroit connu, un espace vital. C’était toujours comme ça au final, tout quitter pour finalement revenir car c’était aux origines qu’on retrouvait ce dont on avait besoin. Qu’on retrouvait la force d’avancer, la force de continuer, la force de se battre, l’envie, les désirs, …

La lumière de la baguette inconnue lui vrilla les yeux le temps d’un instant. Elle devait s’adapter à la luminosité alors qu’elle avait appris à vivre dans l’obscurité depuis qu’elle avait posé un pied dans cette grande surface moldue. L’aiguille des secondes eut le temps de faire une fois le tour du cadran pour que sa vue revienne de manière correcte, de la même manière qu’il fallait un temps d’adaptation pour supporter la lumière des rayons solaires lorsqu’on se réveillait le matin.

Son regard sa riva sur les traits de la sorcière. Elle la connaissait, elle le savait. Elle l’avait déjà vu mais où ? Quand ? C’était une vague impression, un sentiment de connaissance. Elle ne savait si son ressenti était le bon et, pour être franche, à cet instant précis Temperence se moquait que la sorcière lui faisant face soit amie ou ennemie, professeur ou tourmenteur. Le plus important était qu’elle soit là, bien réelle.

Tendrement, dans un souffle de tendresse, la jeune femme murmura quelques paroles qui figèrent le visage de Temperence durant une pincée de secondes. Réelle ? Est-ce qu’elle était…. Réelle ? La logique voulait qu’elle siffle un oui et qu’elle tende le bras vers la blonde pour lui assurer qu’elle était bien là, qu’elle n’était pas un fantôme mais cette question, signifiait-elle qu’Inconnue pouvait ne pas être réelle ?

Ouvrant la bouche et mouvant les lèvres à sa guise, Temperence laissa couler quelques mots, une réponse pour Inconnue étrange. Oui… Je suis bien réelle… Pourquoi ne le serais-je ? Et vous, vous êtes réelle ou je suis plongée dans un nouveau rêve rocambolesque ?
Temperence choisit de bouger, de remuer légèrement. Elle n’avait rien de casser et le tapis de vêtements y était pour quelque chose, sans lui, peut-être se serait-elle brisée un os de la même manière qu’un verre de cristal se brisait en rencontrant le sol.

Sur ses deux jambes, elle poussa les morceaux de tissu du bout du pied pour se hisser de toute sa petite hauteur face à la jeune femme étrange. Le bras légèrement vacillant, Temperence choisit de tendre la main vers l’Inconnue. C’était une invitation, une invitation au toucher comme pour lui prouver qu’elle était bien réelle, qu’elle n’était pas un fantôme ou le fruit d’une imagination débordante.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 13 Sep - 14:38


PV Lorelai
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Suffit de trainer dans ton appartement en pyjamas, jasper n’en pouvait plus, il devenait ta baby sitter alors qu’il n’était clairement pas chez toi pour toi mais pour tes boules de poils. Tous les jours il te disais de sortir sous la lumière du soleil et non de la lune, de boire un chocolat chaud et non quelque alcool ambré et de faire une activité autre que finir le nez dans tes grimoires. A force, tu t’étais dit qu’il allait te balancer un sortilège pour te forcer à quitter les lieux, te demandant s’il pouvait utiliser un impero au bout d’un moment. Sortilège interdit par un elfe qui n’était pas soumis au même règlement que toi, ça donnait quoi ? Tu demanderas à Lizzie la prochaine fois que tu la voyais, juste par curiosité.

Du coup, tu t’étais retrouvé ton sac sous le bras, des barrettes dans la bouche même pas encore glissées dans tes mèches blondes à devoir descendre les escaliers de ton immeuble sans savoir où aller. T’habitais un quartier moldus de Londres et te voyais mal transplaner devant tes voisins par inadvertance, or, les rues de la capitale étaient bondées comme tous les week-end. Pas d’autre choix que prendre les transports en communs ou aller au parc de Westminster juste à côté. T’hésitais un long moment, il faisait beau, mais tu n’avais pas envie de dessiner ou de laisser les pensées s’évader un peu trop avec ce manque de sommeil certains et sans réelle raison, tu biffurquais vers un grand magasin moldu. Faire les boutiques c’était bien aussi. T’avais pris l’habitude d’avoir du change sur toi pour ne pas envoyer jasper faire des achats trop souvent coté sorcier, alors c’était la flânerie au nez que tu déambulais devant les vitrines.

La mode moldue te plaisait bien, tu trainais devant quand ton regard tombait sur un journal papier non animé. Un peu comme le vôtre mais que pour Londres. Par curiosité t’en achetais un pour le feuilleter voir ce qu’il racontait de beau sur ton quartier, histoire de ne pas être complètement paumé si la petite mamie d’en dessous venait te parler d’autre chose que de la météo quand tu étais devant ta boite aux lettres. Objet dont tu venais tout juste de comprendre l’utilité en fait, tu y recevais des catalogues de papier glacé faisant la promotion d’article divers. Le tout sans aucune animation. Ca servait de litière pour le mini dragon, seul utilité que lui avait trouvé.

Quant à ce que tu étais en train de lire, ça finirai de la même façon de toute évidence, rien d’intéressant dedans. Tu le repliais sous ton bras, et continuais ta route, à regarder un peu partout, essayant de t’habitude à quelque petites coutumes
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Lorelaï Peony, Mar 9 Oct - 16:05


Gourmandises

Alors oui, l'idée c'était de vivre du côté sorcier de la planète Londres, mais quand même, on ne change pas une équipe qui gagne, Lorelaï n'allait pas aller faire ses emplettes du côté magique de la ville. Elle avait besoin de bon marché, et les échoppes modlues l'étaient beaucoup plus que celles sorcières.
C'est pourquoi, elle se baladait au milieu d'un grand centre commercial moldu, un beau centre, récemment rénové, qui s'illuminait un peu trop de publicités, bien comme il faut.

Elle passa au stand de yaourt glacé, en pris un à la fraise, recouvert de diverses friandises. Puis elle s'arrêta pour prendre un "Bubble Tea", une boisson rafraîchissante composées de petites boules à peine assez grande que pour passer dans la paille et éclater sous la dent. Un régale.

En plus de ses délices gastronomiques, la blonde avait déjà pu se procurer une lampe de chevet, du matériel de bureau, ainsi qu'une bouilloire - non électrique bien sûr. Elle se dirigeait à présent vers la boutique de meubles et de fournitures afin de voir si elle ne pouvait pas y trouver un nouveau bureau, et peut-être même un lit deux personnes.
En effet, l'idée lui avait récemment traversé l'esprit de peut-être inviter son petit copain à passer un moment avec elle dans son nouvel appartement...

Tout semblait couler de source dans un monde organisé et rangé, quand soudain elle aperçut à quelques mètres seulement une tête blonde qu'elle connaissait bien. Vraiment bien. Pour y avoir passé quelques fois ses longs doigts froids.
Elle s'approcha, hésitante. Il y avait tellement peu de chances de trouver Elhiya dans un lieu aussi moldu que celui-ci.
Un bar moldu, passe encore... Mais un centre commercial ?

Plus elle se rapprochait, plus il était pourtant évident qu'il s'agissait de son ancienne camarade de classe. Alors elle se risqua et tendit la main pour attirer son attention.
- Elhiya...? Si je pensais te trouver ici ? Comment vas-tu ?

Elle avait envie de lui sourire, de la prendre dans ses bras, mais elle attendait encore. Si ce n'était pas Elhiya, alors elle devrait s'en aller très très vite.
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Elhiya Ellis, Ven 12 Oct - 11:36


Elhiya a 18ans
LA Lorelai

La marche lente devant les boutiques pour laisser aux mirettes le temps de tout regarder ne laissait que peu de temps à l’observation des passants. Et c’était d’un sursaut accueillant ton prénom que tu glissais les yeux face à toi, esquissant machinalement un sourire en coin décontenancé. Il t’avait fallu une ou deux seconde pour calmer le palpitant caressé du bout de tes doigts. Londres coté moldu était bien l’endroit où ne te pensais jamais croiser quelqu’un depuis qu’Eury semblait avoir déménagé ou juste disparue elle aussi en nom rallongeant la liste. Les sourcils rehaussés reprenaient leur place quand les mirettes frôlaient une bouille aux traits connus et reconnus.

Il y’avait des opales, des souffles, des voix, qui avaient marqué ton cursus scolaire, teintant de douceur ou de violents pigments trop vif les contours du monde sorcier. Celles de Lorelaï trainaient la caresse d’une plume abandonnée à la surface d’un lac cristallisé d’une fine couche de glace. Le contact adoucissait, faisait fondre de temps à autre, ouvrait parfois une porte volée au temps avant de s’enfuir de nouveau dans l’oubli. Un simple bruissement d’aile de papillon glissant à l’oreille en mélodie enivrante et éphémère. Tu avais souri naturellement, laissant s’étirer les brides d’un rayon de soleil à tes lèvres.

– Ho Lorelaï ! Bonjour ! ça va merci et toi ?

Et de deux bises posées sur les joues, tu avais juste agi naturellement, sans te demander si les mois écoulés imposaient un protocole plus adulte, plus réservé, plus hypocrite. Tu ne savais pas encore trop comment te positionner dans cette fin d’adolescence ou l’enthousiasme restait présente malgré sa facilité à disparaitre au moindre rappel de réalité. Alors, c’était radieuse, forcément, que tu regardais la serdaigle avant de laisser les prunelles faire un tour de galerie marchande pour continuer à répondre.

– Bah un peu de shooping ça fait pas de mal quand même, surtout ici, j’ai quelques achats à faire pour chez moi. Et j’habite pas bien loin. Je trouvais ça bien plus simple de venir là. Et toi ? En balade ? Qu’est-ce que tu deviens ?

Vous n’aviez jamais réellement parlé, usant uniquement d’instant d’innocence et insouciance appartenant au passé, mais l’interrogation n’était pas feinte. Sincère, elle se parait d’impatience et curiosité toute simple
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Re: Dans un centre commercial

Message par : Lorelaï Peony, Lun 15 Oct - 16:53


C'était bien elle, là, juste en face, qui souriait joliment, comme à son habitude, ses yeux bleus se posant dans les perles grises de Lorelaï.
La blonde lui sourit en retour, et accueillit chaleureusement les deux bises qui vinrent se poser sur ses joues rosies par l'émotion. Elhiya chez les moldus ! Cette surprise lui faisait bien plus plaisir que ce qu'elle aurait cru.

En sortant de Poudlard, la jeune sorcière avait pensé perdre de vu doucement chacun de ses amis... Néanmoins, l'Univers lui prouvait bien qu'il n'en était rien. Les liens ne se défaisaient pas si facilement finalement.
- Ça va bien, un peu fatiguée, mais j'ai pas à me plaindre.

Ces derniers temps, les cauchemars se faisaient moins présents. La vie avait repris le dessus, forçant ses pensées à se focaliser sur autre chose. Même si, quelque part au fond d'elle, Lorelaï comptaient les jours qui la séparaient d'Halloween, date anniversaire.

A l'explication de l'ancienne Serpentard quand à sa présence en ces lieux, Lorelaï fit de grands yeux.
- Tu habites de quel côté ? Je savais pas que y avait un autre quartier sorcier dans le coin. Me semblait que le plus proche était du côté du Chemin de Traverse et c'est pas tout à fait à côté. D'ailleurs j'ai dû faire mon petit trajet en bus pour venir moi ! Je suis là pour faire des achats pour mon nouvel appart' qui est pas loin des Halles. Je sais pas si t'as remarqué, mais les prix sont vraiment différents. Bon... la qualité aussi, mais quand même, ça vaut le coup de venir ici.

Une idée germa dans la tête de la blonde.
- Est-ce que ça te dirait qu'on s'installe pour boire un café ou quoi ? Un chocolat chaud peut-être ? J'ai terminé mon bubble tea de toutes façons, dit-elle en lâchant le gobelet dans la poubelle la plus proche. Comme ça on pourra papoter plus tranquillement, ajouta-t-elle en désignant du regard la foule Londonienne qui les entourait.
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