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Londres en soirée
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Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor

Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Lun 18 Juil 2016 - 3:58


Au long soupir qui suit ta tirade, tu sens bien que cette fois, tes arguments soit disant poétiques ne suffiront pas.
Qu'il va te falloir être plus honnête Keats.
Plus vrai.
Alors, pour être franc, tu te demandes quelles raisons te poussent à l'empêcher de sauter.
Et là tu sais.
Tu as compris au fond ce qui t'anime. Un mélange de peur, d’égoïsme et d'empathie.
Qui te saisit les tripes à t'en faire presque vomir.
Alors tu raffermis ta prise sur son bras.
Parce que non, tu ne la laisseras se jeter à l'eau.
Pas ce soir, c'est hors de question, tu plongeras pour la chercher si il le faut.
Tu as peur.
Peur qu'elle meurt.
Et tu viens de comprendre pourquoi.
Alors pour une fois tu mets cartes sur tables. Fini les détournements de propos pour te cacher derrière.
Ce soir c'est toi, et toi seul sur ce pont, avec elle.  


- Laisses-moi partir. S'il te plait, Leo.

Et alors que sa voix se casse sur mon nom, que les larmes surgissent peu à peu de nulle part,
Larmes qui d'ordinaire me font partir en courant, parce que je ne sais pas les gérer,
Je reste.
Debout, ma prise sur son poignet se ressert, et je prononce un des "Non" les plus fermes et sincères que j'ai pu dire un jour. Non. Ce soir tu ne tomberas pas Malicia. Je ne le veux pas. Et je te laisse pleurer, parce que je ne sais pas gérer ce genre de situation. Parce que je ne sais pas réconforter, je sais juste écouter. Je ne vais pas te prendre dans mes bras et faire semblant de comprendre, parce que ce serait faux. Je ne comprends pas, ce qu'y a pu t'arriver pour que tu en sois là. Je ne sais même pas pourquoi moi même j'en suis là. On a tous mal à sa manière, et je ne vais pas faire comme si je connaissais ta souffrance.
Alors je reste à tes côtés,
La main sur ton poignet, sans qu'un seul mot ne franchissent mes lèvres. Je ne vais pas t'enlacer, mais je ne vais pas non plus m'enlacer. Tu as eu la chance (ou malchance selon le point de vue) de tomber sur moi ce soir. Et il va falloir que tu fasses avec.

- Ca fait un moment que je n'existe plus. Je suis un fantôme.

Tu soupires, terriblement. Parce que quelques fois, dans le plus grands des secrets, tu as voulu frôler la mort, juste pour vérifier que tu étais bien en vie. Qu'il y avait toujours quelqu'un dans ce corps qui ne t'appartient plus. Le nombre incalculable où tu as planté tes ongles dans tes paumes juste pour vérifier que tu pouvais encore ressentir la douleur, ou n'importe quelle autre sensation...

- Un fantôme qui détruit tout ce qui touche

Un autre souvenir qui remonte en toi.
Celui de ta tentative de meurtre sur la jeune Lin.
Tu as arrachés l'innocence de deux gamines ce jour là.
Celle de ta victime, bien sûr,
Mais aussi celle de ta sœur, qui a vu ta bête.
Elle t'a menacé ce jour là, et parfois tu penses qu'elle aurait mieux fait de t'achever.
Rendre justice,
Parce qu'arrive un moment où l'on se sent plus fardeau qu'autre chose,
Qu'on se dit que tout serait plus simple pour nos proches si on disparaissait.
C'est là que se joue la différence, entre ceux qui s'accrochent à leur perche de funambule et continuent,
Et ceux qui perdent pieds.
"Et toi Evans, des quels veux-tu être ?"

- J'ai tout perdu. J'ai plus rien. Je ne suis plus rien.

Les événements récents, une remontée de tout ce que tu as vu dans cette bassine, et d'un ton calme, froid, tu ripostes, parce qu'elle touche une corde sensible chez toi. Et que ta crainte concernant tes motivations refait surfaces alors que ces dernières se confirment. Et pour une fois, c'est ta franchise qui parle.

- Parce que tu penses que je suis quelque chose ? Je bois à longueur de temps. Je plane plus que permis, et j'en réchappe toujours. Je vais de lit en lit en espérant un peu de compagnie, pour oublier à quel point je suis seul. On se permet de fouiller dans mes souvenirs pour effacer une relation qui s'est mal terminée avant de se rapprocher de moi à nouveau ? J'ai l'impression de n'être qu'un pantin. De n'être rien non plus.

Un soupir profond, tu n'as pas l'habitude d'exposer tout cela,
C'est supposé rester pour toi, mais à situation désespérée, aveux exceptionnels.
En espérant gagner du temps.
Le temps de trouver autre chose.
Tu as attrapé son bras maintenant,t alors qu'elle se penchait d'avantage.

- Et tu veux savoir pourquoi je suis toujours là ? Parce que j'aime à penser qu'il reste des gens qui m'apprécient. Même si je sais que c'est certainement faux, je m'en moque, ça me donne une raison de m’accrocher. Et j'imagine que toi aussi, il y a des gens qui sont là, quelque part, et qui pensent à toi. Imagine le aussi si tu n'y crois pas. C'est déjà un début.  

Tu marques une nouvelle pause. Parce que tu ne sais pas si tu dois dire la suite ou non.
Parce que c'est t'ouvrir encore plus.
Et que tu ne sais pas si tu vas le supporter.


- Je t'apprécie Malicia. Maintenant descend de cette rambarde s'il te plait. Et si tu te déteste au point de ne pas pouvoir le faire pour toi même, fais-le pour moi.

Tu sens la bête dans ton ventre qui rigole, parce que ça sonne mielleux à mourir.
Parce que ça semble hypocrite.
Mais qu'est-ce que tu veux bien dire à quelqu'un au bord du suicide ?
Si ce n'est lui parler avec franchise. T'es pas en état de voir quelqu'un sauter.
Encore moins la blondinette.
Tu pourrais être assez con pour aller tenter de la repêcher,
Et encore assez pour te laisser couler si tu n'y parvenais pas.
Ce soir tu fais dans le social.
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Malicia Evans
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Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Lun 18 Juil 2016 - 18:53


J'ai essayé de voir comment c'est d'écrire de cette façon, c'est plus facile à lire, mais c'est un peu troublant. Ou c'est juste le texte qui me trouble, à voir.
Musique

Tu soupires, désolée d’avoir été prise sur le fait.
Tu n’as pas envie d’être sauvée. Ou peut-être que si.
Tu ne sais pas trop.
T’es juste absorbée par le courant, par l’eau en dessous de tes pieds.
Ça te serait si simple de te laisser tomber,
D’échapper à la prise de ton collègue.
Un pas dans le vide et la gravité ferait le reste.
Ton enveloppe charnelle serait absorbée par la Tamise.
Pourtant, tu parles. Tu lui demandes de te laisser partir. Comme s’il fallait une permission. Peut-être que tu n’attends que ça. D’être sauvée.
Son « Non » te fait frissonner,
Te blesse.
Il y a de l’autorité dans ce qu’il dit. Il ne t’a pas habitué à ça.
Le peu de fois où tu l’as vu, tu l’as côtoyé, il t’a semblé faible. Bouffé par la vie.
Il veut échapper à quelque chose, tu le sens. Un peu comme toi, en fait.

Pourquoi est-il là ? Près de toi.
Est-ce qu’il tient vraiment à toi ? Non. Impossible.
Tu ne le connais pas, il ne te connait pas.
Tu n’es qu’une B.A à ses yeux,
Tu lui permettra de se sentir mieux quelques temps.
C’est valorisant de se dire qu’on a sauvé quelqu’un.
Quand soi-même on est une cause perdue,
Ça nous permet de garder de l’espoir. Maigre.

Il te dit qu’il n’est rien.
Alcoolique,
Drogué,
A la recherche de contact physique,
Et manipulé. Par Alhena.
Tu sais tout ça.
Tu fermes les yeux à ses mots et tu te penches.
Il n’est rien. Grand bien lui fasse, toi tu as trouvé ta solution.
Il soupire et attrape ton bras.
Tu ne partiras pas ce soir, tu le sens. Tu l’comprends.
Il continue de parler. Comme s’il ne s’arrêterait jamais.
Tes larmes continuent de couler silencieusement tandis que tu te résous à l’écouter.
Mais non, tu ne veux pas savoir ce qu’il a à te dire. Tu as déjà assez avec tes soucis, qu’il n’en rajoute pas. Il peut bien penser ou même fantasmer sur les personnes qui l’apprécient.
Toi. Tu n’as personne. Plus personne.
Bye Alhena.
Bye Rachel.
Bye la famille.
Et bientôt,
Bye Malicia.

- Je t'apprécie Malicia. Maintenant descend de cette rambarde s'il te plait. Et si tu te déteste au point de ne pas pouvoir le faire pour toi même, fais-le pour moi.

Tu ouvres les yeux, lentement.
Est-ce que tu as bien entendu ?
Il t’apprécie. La blague.
Non, il ne t’apprécie pas toi. Il s’apprécie, lui.
Sa démarche est égoïste.
Si tu plonges,
Il plonge.
Tu te retournes lentement vers lui,
Pas un sourire. Plus une larme. Tout n’est que froideur.
Ton visage, ton regard, tes gestes.

Arrêtes donc de faire l’hypocrite. Non, tu ne m’apprécies pas. Tu as juste peur pour toi. Si, je n’arrive pas à tenir, comment le pourrais-tu ? Tu ne m’as côtoyé que pour avoir ta dose, pour pouvoir planer. Tu te dis être utilisé ? Entre nous deux, qui a été utilisé en premier, hm ? Tu t’es servi de moi pour avoir ce que tu voulais, un moyen d’oublier. Alors, évites de dire que tu m’apprécies. Pas la peine de faire semblant avec moi.

De toute manière, il ne te lâchera pas,
Alors tu passes une jambe au-dessus de la rambarde. Puis l’autre.
Du bon côté de la barrière, ton regard dévie sur la poigne du brun.
Pis, il remonte vers le visage de Keats.
Tout est parti de lui.
Ton éloignement avec Lena,
Et ta dispute.
Mais au fond, t’arrives pas à lui en vouloir pour ça,
Il est paumé. Autant que toi.
Frustrée de n’avoir pas réussi à mettre fin à ton mal-être,
Tu lâches froidement.

Continues de t’imaginer entouré. Les fantasmes aident à tenir parait-il. Moi, je n’ai véritablement personne. Ni famille. Ni amis. Ils sont tous partis loin de moi. Je suis quelque chose de toxique, elle me l’a dit. Tout comme les pilules que nous prenons.

Ton cœur de pierre se reforme.
Tu le sens,
Du fond de tes entrailles.
Tu fais un pas sur le côté,
Passes près de lui.
Ta main se pose sur son épaule et la presses doucement.

Si tu penses qu’il y a encore de l’espoir, tant mieux pour toi. Mais saches, que tu ne seras pas toujours là pour m’empêcher de passer de l’autre côté de la rambarde.

Tu fais quelques pas loin de lui,
Avant de tomber à genoux.
Tes cicatrices sur ta jambe droite,
S’ouvrent à nouveau.
Tu lâches un gémissement de douleur,
Léger, presque imperceptible.
Il fallait que ça arrive maintenant,
Foutu destin. Foutu corps humain.
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Leo Keats Gold
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Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Mer 20 Juil 2016 - 0:28


Azy je t'offre mon 1000ème message. Tadaaaaa



Qu'est-ce que tu peux être con parfois.
Non mais sérieusement.
Regarde-toi Keats.
Pose toi un instant, et observe-toi.
Tu penses vraiment pouvoir rattraper les gens en leur balançant des inepties pareilles ?
On te la pourtant toujours dit.
Ne fais pas de social, t'es une me*de pour écouter les gens.
Incapable de les comprendre,
Alors n'essaies même pas de les réconforter.
Ça ne te mène à rien.
Alors de quel droit, DE QUEL DROIT,
Te permet-tu d'empêcher les gens de faire quelque chose que tu rêves toi même de commettre ?
Arrête de te mentir à toi même.
Sois honnête pour une fois.
Tu la comprendrais si elle sautait.
 

- Arrêtes donc de faire l’hypocrite. Non, tu ne m’apprécies pas. Tu as juste peur pour toi. Si, je n’arrive pas à tenir, comment le pourrais-tu ? Tu ne m’as côtoyé que pour avoir ta dose, pour pouvoir planer. Tu te dis être utilisé ? Entre nous deux, qui a été utilisé en premier, hm ? Tu t’es servi de moi pour avoir ce que tu voulais, un moyen d’oublier. Alors, évites de dire que tu m’apprécies. Pas la peine de faire semblant avec moi.

Je baisse un peu la tête. Que veux-tu que je te réponde ?
Franchement.
Je pense être sincère, mais tu dois avoir raison.
J'ai peur pour moi-même de te laisser sauter.
Parce que je sais que je serai plus que tenté de te suivre.
Me sauver moi même, ou nous laisser tomber.
Le choix est facile.
J'ai peur de mourir. J'en meurs d'envie, mais je suis trop lâche pour mettre moi même terme à ma vie.
Alors reste.
Que tu me crois sincère ou non, je m'en moque.
Juste,
Reste.

Alors tu prends une inspiration, tu attends trois secondes,
Parce que tu ne peux pas laisser là en suspens de la sorte.
C'est trop lourd pour toi.
Et expire.
Elle atterrit à tes côtés.
Soulagé.


Continues de t’imaginer entouré. Les fantasmes aident à tenir parait-il. Moi, je n’ai véritablement personne. Ni famille. Ni amis. Ils sont tous partis loin de moi. Je suis quelque chose de toxique, elle me l’a dit. Tout comme les pilules que nous prenons.


Outch.
Savoir que tu essaies de te croire entouré c'est une chose.
Mais recevoir que tu ne vis que par fantasmes...
Tu n'étais pas prêt.
Mais tu souris, légèrement. Alors que sa main serre ton épaule.
être toxiques... Vous l'êtes tous. Autant que vous êtes.
Parce que on ne peut pas aller mal sans entraîner les gens à sa suite.
Tu l'as appris à tes dépends.
Tu t'apprêtes à répliquer.
Mais non, elle s'éloigne, à petits pas.
Et tu soupires.
Encore une fois, mal à un, distant à deux.
Tu te résignes à la voir partir.
Mais non
Un choc.
Un corps à terre.
C'est bien le moment.
Nouveau soupir, à croire que tu ne peux pas la laisser seule ce soir.
Tu t'approches et t'agenouille à ses côtés.

- Je ne sais pas écouter. Je ne sais pas faire tout ça, c'est pas moi. Je ne sais pas réconforter, alors ça sonne forcément faux. T'as raison, ça doit être un peu égoïste dans le fond. J'ai peur de te voir faire quelque chose que je pourrais moi même faire. Parce que dans ce cas je n'aurais plus aucune raison de me retenir.

Tu soupires, et reste la. Tu ne sais pas quoi faire,
Parce que tu sais qu'un truc cloche
Qu'elle a mal
Mais les âmes perdues n'aiment pas le contact.
Elles n'aiment pas qu'on les découvre à nu.

- On s'est utilisé l'un l'autre,  c'est vrai. C'était l'accord ceci dit. On savait à quoi on s'engageait. Tu m'as juste utilisé pour oublier parce que j'étais là à ce moment précis. Mais dans le fond, j'ai pas agi très différemment. C'est juste que... Bah tu n'es pas la seule. À utiliser l'autre pour oublier quelques instants. Ça a été moi que parce que j'étais là. Ça aurait pu être un autre. N'importe qui. J'en ai marre d'être n'importe qui. Et je pense que  tu es en mesure de comprendre ça.  

C'est surtout ça au finale.
Tu veux de la présence, de l'affection, sans forcément faire tout cela.
Sauf que non.
Pour rester une nuit, il faut le mériter.
T'en as marre de devoir mériter.
Elle a parlé de toxicité aussi.
Carte sur table on a dit.


- On est tous toxique à notre manière. J'ai arraché ma soeur à ses illusions enfantines, parce que je n'ai pas su me contrôler. J'ai ruiné la vie d'une gamine, et j'en passe. Alhena a foutu un beau bordel en se permettant de fouiller dans quelque chose qu'elle n'aurait jamais dû voir. Tout le monde est toxique. C'est pas un scoop.

Je reste à terre, a côté d'elle.
Je l'ai vu tomber.
Je sais qu'il y a un truc qui cloche.
Que ça n'est pas normal.

- Tu veux que je jette un oeil ?
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Malicia Evans
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Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Jeu 21 Juil 2016 - 3:08


Et moi, mon 597ème message. Ouais, c'est moins classe

Tu ne serais pas bien là,
Au fond de l'eau ?
Mais c'était sans compter sur l'intervention du lion.
Celui qui vient te sauver,
Pour se sauver lui.
T'en a marre.
Marre de tous ces égoïstes,
Qui t'empêchent au final,
De mettre fin à tes souffrances.
Il baisse la tête au fur et à mesure que tu parles.
Honteux, peut-être ?
Une inspiration et une expiration se font entendre,
Lorsque tes pas foulent la route,
De l'autre côté du pont.
T'es en sécurité.
Il doit être soulagé.
Ta soirée est foutue.

Tu continue de l'accabler,
De propos,
Plus durs les uns que les autres.
Pourtant,
Il te sourit. Et tu t'en vas.
Quelques mètres plus tard,
Tes jambes te lâchent.
Il s'approche de toi,
Accroupi.
De la pitié, et allez !
Tu n'aimes pas ça.

Je ne sais pas écouter. Je ne sais pas faire tout ça, c'est pas moi. Je ne sais pas réconforter, alors ça sonne forcément faux. T'as raison, ça doit être un peu égoïste dans le fond. J'ai peur de te voir faire quelque chose que je pourrais moi même faire. Parce que dans ce cas je n'aurais plus aucune raison de me retenir.

Tu l'écoutes,
Toi, tu l'sais faire.
Plonges ton regard dans le sien.
T'as pas envie qu'on te réconfortes,
T'es une cause perdue.
Et lui n'est pas loin de l'être aussi.
Il a peur de mourir. Plus que toi.
Mais tu sais,
Au fond que ça passera.
Que sa peur laissera place à de la détermination.
Tout comme toi.

On s'est utilisé l'un l'autre,  c'est vrai. C'était l'accord ceci dit. On savait à quoi on s'engageait. Tu m'as juste utilisé pour oublier parce que j'étais là à ce moment précis. Mais dans le fond, j'ai pas agi très différemment. C'est juste que... Bah tu n'es pas la seule. À utiliser l'autre pour oublier quelques instants. Ça a été moi que parce que j'étais là. Ça aurait pu être un autre. N'importe qui. J'en ai marre d'être n'importe qui. Et je pense que  tu es en mesure de comprendre ça.  

Tu le regardes.
Plus froidement qu'auparavant.
Tu lâches dans un souffle.

Et moi j'en ai marre d'être la traînée de service.

Il continue son discours,
Toi, tu es silencieuse.
Tu continues de l'observer,
Il ne supporte pas la noirceur qu'il a dans le coeur,
T'as envie de rigoler. De te foutre de lui.
De toute façon,
Les gamines n'allaient pas rester innocentes toute leurs vies.
Pis vint Alhena.
Le sujet qui tue.
Peverell ne t'as pas fait de cadeaux non plus.
Te rabaisser,
Encore et encore.
Jusqu'à ce que tu te sentes comme une moins que rien.
Finalement,
Elle n'a pas tort.

Tu veux que je jette un oeil ?

Hm ?
Tu baisses la tête vers ta jambe.
La ramène vers toi,
Pour cacher tes cicatrices.
Certaines profondes,
D'autres ne sont que des égratignures.
Tu passes ta main dessus.
L'une d'elles s'est ré-ouvertes.
Du sang sur tes doigts.
Tes jambes sont vraiment dans un sale état.
Et allez ! Comment être crédible après ça.

Ce n'est rien, juste des petites blessures bénignes. C'est pas ça qui va m'tuer.

Rire ironique.
Tu tentes de te relever,
Doucement.
Réprimant une grimace,
Tu affiches un sourire pour le lion,
Tu ne veux pas qu'il s'inquiète.
T'as pas besoin de ça.

Qu'est-ce que tu fais ici, si tard ?

Autrement dit,
Pourquoi tu m'as empêcher de sauter ?
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Leo Keats Gold
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Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 21 Juil 2016 - 18:46


Elle en a marre d'être la traînée de service,
Tu peux comprendre.
Du moins, tu peux essayer de te mettre à la place des gens qui vous voient.
Vous êtes deux paumés, qui se shootent, boivent et s'envoient en l'air pour ''oublier''.
On est tentés de qualifier ça de traînée, de salaud.
Mais de l'intérieur c'est tout autre,

Un déchet,
Ballotté par le vent
Qui veut se sentir vivant


Tu continues ton discours, et elle t'écoute.
Puis vient le sujet d'Alhena,
Sujet visiblement sensible pour vous deux.
Tu ne sais pas ce qu'elle lui a fait,
Maid tu l'as mauvaise
Très mauvaise.
Aussi con que tu ais pu être au moment de votre rupture,
Rien ne justifie ce qu'elle t'a fait.
Rentrer dans ta tête,
Effacer,
Mélanger.
T'es humain, Mer**.

Aide proposée,
Jambe repliée,
Altruisme balayé


- Ce n'est rien, juste des petites blessures bénignes. C'est pas ça qui va m'tuer.

Nouveau sourire.
Tu sais bien qu'elle n'a pas besoin de ça pour mourir,
Qu'elle peut très bien y arriver toute seule.
Mais ce soir tu ne veux pas,
Parce que tu ne veux pas mourir non plus.
Alors tu restes là, assis, à ces côtés.
Sans broncher,
Sans bouger.
Parce que dans ce genre de moment, on a juste pas besoin d'être seul,
Même si on est trop stupides pour s'en apercevoir.
Parce que dans ce genre de moment, on aimerait juste faire taire ses émotions.
Y en a trop.
D'un coup.
C'est invivable, insoutenable.
On veut juste les faire taire,
Et on en vient à se dire qu'il suffirait d'une rivière,
D'une chute,
D'un impact,
Pour que le silence nous envahisse.
The sound of silence.

La jeune femme qui se redresse,
Sur deux jambes un peu faibles,
Allégresse.


Tu te redresses aussi.
Parce que tu as assez heurté le sol pour savoir qu'il n'a pas bon goût.
Alors tu restes debout, droit, stoïque.
T'attends qu'elle parle, qu'elle dise n'importe quoi.
Un truc qui tienne la route,
T'empêche de tomber,
De sombrer dans la nuit,
Qui te montre que t'es pas oublié, seul su ce pont,
Qui te rattache à la réalité, un peu, beaucoup, passionnément.

- Qu'est-ce que tu fais ici, si tard ?

- J'avais pas envie de rentrer.

Solitude de l'enfer,
Dans ta cage ombragée,
Peur, dégoût, colère.


- Je suis arrivé perché. Et je ne voulais pas y retourner.

Maison des adolescents en mal de vivre,
Mais malheur des sorciers déjà adultes,
On s'y perd tous.
Poudlard est un trou, dans lequel on s'élance,
Sans se soucier de savoir si il y a un filet ou non,
Si l’atterrissage va faire mal ou non.
Et tu sais que Malicia comprend.
Parce qu'elle est aussi paumée que toi.
Qu'elle semble merder tout autant que toi.
Mais vous avez une bête noire commune là-bas.
Peverell.
Vous êtes assez semblables dans le fond, la blondinette et toi.
Elle aussi a-t-elle peur du noir ?
Tremble-t-elle aussi à l'approche de la nuit ?
Ou comme toi, est-elle parfois tellement loin qu'elle ne peut plus les différencier ?
Vous habitez à deux pas l'un de l'autre.
Et vous n'êtes même pas fichu de vous parler, de communiquer.
De vous soutenir un peu.
Qu'est-ce que vous pouvez être stupide parfois...

Orgueil malice,
Qui tendrement s'immisce,
Dans la raison pour la séduire,
Y semer déraison et prémices
-D'une chute à venir,
D'une perte d'équilibre,
Bile qui esquisse,
Les ombres sur le mur,
Dans l'âme du gamin,
Qui apeuré se tait.
Angoissé.

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Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Jeu 21 Juil 2016 - 20:46


Il a pas envie de rentrer,
Toi non plus. Tu n'as plus envie de rien de toute façon.
Tu le regardes tristement,
Au fond, vous n'êtes pas différent.
Sauf que toi, tu es plus paumée que lui.

Je suis arrivé perché. Et je ne voulais pas y retourner.

En fait, non.
Il est autant paumée que toi.
Mais probablement plus lâche.
Lui n'ose pas mettre fin à son calvaire, préférant s'y complaire.
Personne dans votre état ne voudrait retourner dans ce château.
Où malgré le nombre de personnes y résidant,
Vous êtes toujours plus seuls.
Tout allait tellement bien,
Quand Alhena n'y était pas.
Tu faisais la fête,
Te droguais.
Oui.
Mais tu gérais. Mieux que maintenant.
Vous êtes debout,
L'un en face de l'autre,
Tu mets une distance entre lui et toi,
Etre trop proche t'effraies.
La possibilité de sentiments,
Même amicaux,
Te font peur.

T'es mieux, seule.
Tu l'as toujours été,
Et tu étais heureuse.
Pas de soucis,
Pas de trahison,
Pas de jugement de personnes que tu apprécies.
Rien ne t'atteignait. Tout était si simple !
Mais il a fallu que tu te fasses des amis,
Que des sentiments viennent tout foutre en l'air.
Et ses amis te demander de changer,
De devenir mature,
Et d'arrêter les conneries.
Dur de changer de comportements aussi rapidement,
De modifier ses habitudes.
Et quand tu y arrives,
Tes erreurs passées,
Te reviennent en pleine gueule, inlassablement.

Moi non plus, je ne veux pas y retourner.

Tu veux retourner sur ce pont,
Faire tomber ton passé en même temps que ton corps,
Dans le courant de la Tamise.
Tu veux oublier ta rencontre avec Peverell.
Tu veux redevenir poussière,
Ne plus être sorcière,
Ou humaine.
Plus se prendre la tête.
Tes mains encore pleines de sang,
Attirent ton attention.
Tu connais tes penchants malsain,
Alhena aussi,
Et certains masqués,
Mais Leo ?
Est-il vraiment près à voir ta véritable nature ?
Tu passes tes mains près de tes cuisses,
Et les essuies rapidement.
Espérant qu'il ne voit rien.
L'obscurité aidant.

Depuis quand cherches-tu à oublier ?

Toi, quasiment toute ta vie.
Mais principalement, depuis 8 ans.
Depuis que tu te refuses à toutes émotions.
Tu avances doucement,
Troublant le silence avec le bruit de tes talons.
Tu amènes le lion à te suivre jusqu'à un banc,
Vous y serez mieux.
Eclairée faiblement par un réverbère,
Tu soupires.

Tu te rends compte à quel point, on est pathétique ?

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Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 21 Juil 2016 - 21:19


Sorry pour le manque d'inspi ^^"

Police qui danse derrière tes yeux,
T'es aveuglé par les lumières
-Du jour.
Ça court le long de ton crâne.
Les pensées glissent mais ne s'accrochent pas particulièrement,
Tu laisses filer,
Un peu comme le fleuve sous vos pieds.
Vous êtes debout, face à face,
De la distance entre vous qui t'arrange.
Tu ne veux pas retomber.
Dans tes vices.
T'es pas près à avoir des amis,
T'es un peu trop auto-destructeur pour ça.
Alors qu'elle reste éloignée, un peu.
Elle ne veut pas rentrer elle non plus.
Quand je vous dis que vous vous ressemblez.

- Depuis quand cherches-tu à oublier ?

Question qui amène réflexion.
Réflexion qui fait mal, mais nécessaire.
Alors depuis quand Leo ?
Tu sais au fond n'est-ce pas ?
Tu sais bien, et ça te fait un peu peur.
Parce que tu sais qu'elle peut encore te contrôler,
Maîtriser ce que tu sais.
Ta confiance s'est émiettée,
Emportée par le vent.
Mais tu sais quoi dire.
Alors tu lâches doucement.

- Depuis Alhena.Tu lâches la suite dans un rire sarcastique,  C'est assez ironique quand on y pense.

Je sais que ça pue la rancœur,
Que ça se sent dans ma voix,
Parce qu'au fond je sais que ce n'est pas un simple oubliette
Que ça a changé un truc de plus, un truc qui m'échappe.


- J'entends sa voix, moins depuis quelques temps. Mais je l’entends. Et ça me terrifie.

T
u la suis jusqu'au banc.
Sans t'asseoir trop près d'elle.
Parce que parler ne veut pas ire s'attacher.
Ni se rapprocher.
C'est juste être une béquille.
Appuyée contre une autre.
Qui tiennent ensemble.
Quoique t'es supposé tenir tout seul.
T'es grand maintenant.

- Tu te rends compte à quel point, on est pathétique ?
Je souris. Oui je sais, qu'on fait pitié.
Mais j'en ai rien à faire.
Je me fais pitié moi même.
J'en ai marre d'être pathétique.
Alors je ne dis rien, je laisse le vent passer.
Parce que le soir est à nous.
Les monstres sort sans laisse.
Tu as vu ses mains,
Tu sais ce que ça signifie.
Tu es passé par là, sauf que ta sœur t'as repêché.
La troisième fois.
Trop tard.

- Oui.

Je n'ai rien de plus à dire,
Je sais.
Tu sais aussi.
Pathétiques.

- Tu n'es pas si pathétique. Tu as du cran toi.

Tu ne dis rien, pas pour l'instant.
T'as un truc qui te brûles les lèvres.
Ce n'est pas pour te confier, que tu l'évoques.
C'est parce que tu sais qu'elle ne te jugera pas,
Qu'elle peut te comprendre sur ce point.
Parce qu'elle connait presque tous tes vices.
Et que le dernier t'arrache la bouche,
Jamais évoquée.

- J'ai tué un homme à terre que j'avais moi même torturé  et qui implorait ma pitié.

Je soupire.

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Malicia Evans
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Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Jeu 21 Juil 2016 - 21:48


T'as mal.
Mal aux jambes, mal dans ton corps, dans ton coeur, dans ta tête,
Mal partout.
Et t'as envie d'oublier cette douleur. Tout comme ton collègue.
Qui semble mal en point aussi,
Torturé par bien des choses.

Depuis Alhena. C'est assez ironique quand on y pense.

Son rire. Tellement amer,
Pleins de ressentiments.
Ils étaient jeunes,
Ne savaient pas ce qu'ils faisaient.
Et l'héritière ne savait pas ce que son geste allait provoquer.
Il entend sa voix,
Il en a peur.
Normal après tout.
Tu l'observes calmement,
Avant de prendre la parole.

Ce qu'elle t'a fait est impardonnable. Elle n'avait pas à enlever tes.. souvenirs. C'est elle qui devrait oublier et souffrir, pas toi.

Oui, tu es au courant.
Etonnant ?
Entre révélations subites de ton.. d'Alhena et déductions,
On arrive à découvrir bien des choses.
Elle lui a enlevé la possibilité de connaître ses enfants,
De connaître la paternité.
Et c'est égoïste.
Même s'il a était odieux avec elle,
Même s'il ne voulait pas assumer lorsqu'il était jeune.
Elle ne lui a pas laissé le temps.
Peut-être que c'était ce qui lui fallait ?
Du temps.

Vous êtes pathétiques,
Là.
Assis l'un à côté de l'autre.
Vous vous tenez compagnie,
Mais ce n'est qu'une illusion.
Mais il te dit que tu as du cran.
Pourquoi ?
Tu rigoles avant d'ajouter d'un ton sarcastique.

Du cran pour avoir eu l'idée de sauter ? J'appelle plutôt ça, de la lâcheté.

Oui.
Tu es lâche.
Tu fuis les soucis,
Tu attaques dans le dos des gens.
Tu as bien lancé un sort sur Alhena alors qu'elle avait le dos tourné,
Oui, mais tu te doutais bien qu'elle se défendrait.
N'empêche que c'est de la lâcheté. Pure et dure.

J'ai tué un homme à terre que j'avais moi même torturé et qui implorait ma pitié.

Tu le regardes.
Légèrement étonnée, il faut l'avouer.
Mais, ça ne te fais rien.
Tu es pareil après tout.
Et tu n'en as pas tué qu'un.
Il soupire,
Tu lui souris, tendrement.
Son regard échappe au tiens.
Ta main file vers sa jambe,
Se pose sur son genou.
Tu veux qu'il te regarde,
Qu'il voit dans tes yeux que ce n'est rien.

J'ai fais bien pire que ça, Leo. J'ai tué un inconnu qui tentait de m'aider à mes 17 ans. J'ai manipulé bien des gens pour avoir ce que je voulais. J'ai poussé un élève de Poudlard à tuer un homme qui ne demandait qu'à vivre. On fait tous des erreurs, ce n'est pas pour ça qu'on doit se flageller. Laisses les remords pour les abrutis ou les faibles.

Ta main revenue vers toi,
Bah oui, t'allais pas la laisser sur lui,
Pas de sentiments on a dit !
Pour toi, il n'était pas faible,
Juste un peu perdu. S'il entend la voix d'Alhena depuis l'oubliette, il se peut qu'une partie du monstre de Peverell loge chez Keats. Et dans ce cas-là, ça ne sera pas la dernière fois qui laissera libre court à ses bas instincts.

Tu t'en sortiras, toi. T'es quelqu'un de fort, même si tu ne t'en rends pas encore compte. Perds pas espoir.
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Leo Keats Gold
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Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Ven 22 Juil 2016 - 2:06


Des mots qui font mal.
Mais qui font du bien aussi, qui libèrent un peu aussi,
Tu n'es donc pas le seul à penser que ce n'est pas pardonnable,
De fouiller dans la tête des gens,
D'y foutre le bordel,
Parce qu'au fond tu sais bien que tu n'as pas sombrer tout seul.
T'en as marre d'être un pantin,
Faudrait que tu arrêtes de t'offrir en pâture aux gens aussi.
Le monde n'est pas bien intentionné,
Et tu commences à le comprendre.
T'es bien placé pour t'en rendre compte Keats.
Et en même temps tu te demandes pourquoi des gens comme toi ne peuvent pas s'y adapter.
Pourquoi il faut toujours qu'il y en ai qui ne trouve pas leur place.
Regarde Malicia.
Regarde toi.
Vous attendez la nuit pour pouvoir vous montrez,
Parce qu'elle fait peur, elle angoisse,
Que les ombres prennent le pas dans vos petits appartements,
Lieu où tu étouffes, où respirer et évoluer devient un calvaire.
Mais en même temps elle vous protège du regard des gens ''normaux".
Qui a cette heure dorment dans des lits tout fait, frais, blancs.
Vous non,
Vous errez,
Parce que la nuit est le seul instant que vous laisse le monde pour évoluer,
Montrer qui vous êtes,
Et arrêter de vous cacher.
Il n'y a plus de bonnes mœurs à respecter.

Elle me dit qu'elle n'a pas de cran,
Parce qu'elle a eu l'idée de sauter.
Moi j'appelle ça trouver un moyen de se sortir de trou,
Quel qu'il soit. C'est y parvenir,
savoir saisir des solutions.
Chose que tu ne sais pas encore faire.
Je sens que ce soir il n'y a plus de tabous.
Que quand les bonnes gens ne sont plus là,
C'est aux prédateurs de sortir.
Parce que c'est ce que nous sommes.
Des prédateurs.
À l’affût du malheur de l'autre pour pouvoir s'y complaire.
Se dire qu'au final, on est pas si mal loti.
Ça marche souvent pour une minute, puis tout retombe.
On oublie,
Et on retourne à sa triste vie.
Je connais ça par cœur.
Sur le bout des doigts.
J'étais comme ça avant.
Maintenant j'essaie de fuir les ombres, de les laisser au loin, en espérant que - peut-être- elles auront cessé de grandir à mon retour.
Mais je sais que je me berce d'illusion.
Qu'une ombre ne cesse de grandir que si l'on cesse de la nourrir.
Et c'est un cercle vicieux.
On la nourrit pour ne pas être seul,
Pour avoir quelque chose de constant autour de soi.
Même si ce "ça" doit être la peur.
Alors je lâche,
Un de mes innombrables écarts,
Peut-être pas le plus important,
J'ai tout de même essayer de tuer une gamine de douze ans.
Et je soupire à la nuit,
Tant d'aveux devraient m’ôter un poids,
Quelque chose,
Je devrais me sentir différent.
Mais ce n'est pas le cas.
Ça ne le sera pas.
Ce n'est pas en lâchant qu'on devient quelqu'un d'autre.
La masse au dessus de notre corps ne s'amoindri pas pour autant.
On partage juste son être,
On essaie de montrer qui l'on peut bien être.
Petit à petit.
La fameuse part sombre de l'être humain, celle que l'on sent tous en nous, sans pouvoir le dire,
Parce que c'est tabou.
Mais je sais qu'on est jamais à l'abri de sombrer dans la folie,
Qu'elle nous tend les bras du fond du gouffre,
Que parfois on l'effleure,
Et qu'alors on se fait peur.
La dualité de l'être humain.
Le ça. En bas.
Le Surmoi. La perche.
Et le Moi. Le fil.
Qui tangue.
Pour faire tomber l'esprit qui se débat contre le vide sur le fil.     
 

Un sourire tendre-lune qui étire ses lèvres,
Comme une esquisse-bonbon de réconfort qu'on offre à un enfant.
Sauf que tu n'es pas un gamin apeuré par le grand méchant loup.
Tu es toi même le loup qui rode,
Qui dévore et gronde.
Rongé par des remords plus grand que toi,
Que même ton amie la nuit ne saurait appréhender.
Un contact, qui te fait légèrement tressaillir,
Une main sur ton genou,
Compatissante ?
Sûrement.
Qui t'apporte de la pitié aussi,
Que tu n'as qu'une envie: Rejeter.
MAis t'en as pas la force ce soir,
Encore une fois tu fuis, loin de tout effort qui pourrait te blinder.
T'es plus à ça prêt.
Paraître faible encore une fois ne semble pas te causer grands soucis.
Elle t'a vu pire que cela,
En crise de manque dans son appart,
L'implorant presque de t'aider.
Tu n'as parfois pas de figure Keats.

- J'ai fais bien pire que ça, Leo. J'ai tué un inconnu qui tentait de m'aider à mes 17 ans. J'ai manipulé bien des gens pour avoir ce que je voulais. J'ai poussé un élève de Poudlard à tuer un homme qui ne demandait qu'à vivre. On fait tous des erreurs, ce n'est pas pour ça qu'on doit se flageller. Laisses les remords pour les abrutis ou les faibles.


Je souris-tendre à t'entendre.
Parce que j'ai fait pire aussi. J'ai tué une femme qui m'avait demandé sa route parce que j'étais contrarier à mes dix-huit ans.
J'ai laissé Alhena me ronger à petit feu.
J'ai ôter la vie d'un grand-père qui à terre m'implorait parce que je n'aimais pas sa vie.
Et j'ai essayé d'éteindre une jeune fille de douze ans.
Sans compter toutes les autres innocences arrachées. Rachel. Merry. Et j'en passe.
Mais ça tu ne sais pas.
Tu ne sauras que plus tard.
Ou pas.
Je ne te révélerai pas tout Malicia, parce que tu en sais déjà beaucoup,
Parce que si j'ai refoulé la voix du démon dans le creux de mon ventre, j'ia peur qu'elle ressorte si j'évoque ce qu'elle m'a fait faire.
À moins qu'elle ne soit qu'une excuse à mes pulsions.
Je ne sais même plus qui je suis, le tueur ou la victime.
Le nez dans les étoiles j'essaie d'imaginer où j'en serai sans la brune,
Coulant sûrement des jours heureux.
Mais je reviens à la réalité.
Ça avait commencé avant.
Je buvais déjà avant.
Arrête de te voiler la face Keats.
Tu n'as pas besoin des autres pour te détruire toi même.
T'y arrives très bien toi même.
Il te faut la volonté, le truc qui te fera sauter le pas.
Chose qui prendra bientôt la forme d'un homme-oiseau dans un quartier non loin,
Ou d'une jeune blonde heureuse un crépuscule hydromel-miel.
Mais pour l'instant, tu n'as rien à quoi te raccrocher,
Rien qui ne vaille la peine d'être sauvé.
Ta sœur que tu connais à peine,
Que tu n'as eu aucun mal à faire souffrir avec un doloris.  
Parce qu'elle te l'a dit elle même Keats.
Comme grand frère tu ne vaux rien.
Alors elle n'est pas une cause pour laquelle tu dois lutter.
Tu es seul.  


Elle a retiré sa main,
Pour ton plus grand bonheur,
Non pas que tu n'aimes pas le contact physique, ce n'est pas ça.
Tu n'as juste pas l'habitude que ce dernier soit désintéressé

- Tu t'en sortiras, toi. T'es quelqu'un de fort, même si tu ne t'en rends pas encore compte. Perds pas espoir.

Cette fois c'est sourire-figue-raisin que je sens poindre sur mon visage.
Le genre de sourire qui fait froid et chaud en même temps.
Parce que je sais qu'elle a tort.
COmme si je n'avais pas essayer,
Je sais qu'elle  n'en croit pas un mot, comment le pourrait-elle ?
Elle ne m'a vu qu'en crise.
Elle ne me connait pas, tout ce qui s'agite dans mon crâne.
Elle ne sait pas ce que c'est de vivre avec Peverell en soi.


- J'aimerais te croire. Vraiment. Mais je ne suis aps un modèle de force mentale non, tu l'as vu toi-même.

Pause-soupirs
Instant,
Partir,
Danser sur la mer, loin de ce pont,
Revenir,
Reprendre son corps,
Pour se souvenir.


- Les remords, laisser ça au faibles... Je vois l'idée. Mais croiser tous les jours des enfants, et lire dans leurs yeux leurs vies qu'on a brisées, sans se sentir coupable, ça me semble impossible. J'en ai un peur marre d'être balloté. Tout blanc-tout noir. Voilà qui serait tellement plus simple.  


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Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Sam 23 Juil 2016 - 0:10


Le lion vient de t'avouer un de ses écarts.
Il a tué quelqu'un. Qui implorait sa pitié.
Et alors ?
Tout le monde doit mourir un jour.
Peut importe la façon.
Tout l'monde s'en fout.
Alors toi aussi,
Tu fais quelques aveux.
Pas les pires.
Ta main posée sur son genou le fait tressaillir mais tu ne le remarques pas.
Parce que tu t'en contre-fiche. Toi,
Tu préfères le rassurer ou plutôt te confier. Ça soulage !
Alors, tu le vois sourire. Un léger.
Vous vous ressemblez plus que tu ne le pensais.
Il ne te dit pas tout,
Tu l'sens. Enfin, tu l'devines surtout.
Puisque toi non plus, tu ne te dévoiles pas entièrement.
Parce que t'as peur.
Peur qu'il te juge. Peur de réellement prendre conscience des actes que tu as commis.
Après avoir arrêté de parler,
Tu récupères ta main,
Coupant le contact physique,
Ce que semble soulager ton collègue.

Il est quasiment aussi désemparé que toi.
Ça pourrait presque t'attrister.
Mais contrairement à toi,
Lui, il a de l'espoir !
Il te sourit. Le genre de sourire, qui te semble faux.
Celui qui est là, juste pour te faire plaisir.
Leo ne te croit pas. Parce qu'il n'arrive probablement pas à se projeter dans le futur.
Comme toi au final !
Tu réponds à son sourire,
Baissant rapidement les yeux.
L'ambiance est pesante, t'aimes pas ça.

J'aimerais te croire. Vraiment. Mais je ne suis aps un modèle de force mentale non, tu l'as vu toi-même.

Pourquoi pense-t-il ça ?
Ce n'est pas vrai.
La force mentale n'est peut-être pas un de ces domaines de prédilection,
Mais quand même !
Personne n'est parfait.

Pourquoi tu dis ça ? Parce que tu te drogues ? Que tu bois ? Que tu couches à droite à gauche ? Où que tu finis par faire des crises de manque ?

Et bim !
Comment renvoyer tous les vices de quelqu'un dans sa gueule ?
Tu le regardes avec un sourire en coin,
Pis, tu reprends doucement. En prenant un ton.. moqueur.
Moqueur oui,
Mais pas contre lui,
Non contre toi !

T'inquiète, je suis la même ! Mais ce n'est qu'une passade. Comme tout.

Il soupire,
Et toi tu rigoles.
T'aimes pas l'ambiance qui se profile à l'horizon.
Un peu de détente, s'il vous plait !

Les remords, laisser ça au faibles... Je vois l'idée. Mais croiser tous les jours des enfants, et lire dans leurs yeux leurs vies qu'on a brisées, sans se sentir coupable, ça me semble impossible. J'en ai un peur marre d'être balloté. Tout blanc-tout noir. Voilà qui serait tellement plus simple.  

Tu n'es pas d'accord avec ce qu'il dit.
Il ne faut pas se sentir coupable pour avoir brisé une vie.
Ça peut arriver,
Ça devait arriver.
Sinon, tu devrais t'en vouloir pour beaucoup de choses.
Trop de choses, et tu peux pas te le permettre.

L'innocence des enfants doit bien être brisée un jour. Si ce n'était pas toi le responsable, ça aurait pu être quelqu'un de bien plus dangereux.

Si tout était tout noir ou tout blanc,
Ça ne serait pas plus simple !
Ça serait lassant.
Les nuances sont biens. Voire bénéfiques.
Ca permet de pimenter un peu la vie.
C'est ce qui la rend dangereuse, aussi.

Tu crois vraiment que tout serait simplifié si tout était tout noir ou tout blanc ?

Tu secoues la tête négativement,
Avant de te laisser tomber en arrière.
Tu fouilles dans ta poche,
Enfin poche.. est un bien grand mot.
Non. En fait, tu fouilles dans la poche universelle des femmes,
Le soutiens-gorge.
Mais rien. Plus rien.
On t'a tout volé.
Tu grognes de mécontentement avant de relever les yeux vers Keats.

J'ai bien besoin d'un remontant, il ne te resterait pas des cachetons ? Silence. On m'a tout volé, il y a quelques heures.

Les voleurs. En repensant à eux,
T'as un sourire malsain qui étirent tes lèvres.
Ils ont bien soufferts.
Et tant mieux pour eux. Enfin, pour toi !
Tu te sens mieux.
Plus détendue.
T'en as marre d'être prise pour une pauvre blonde sans défense. Ce n'est pas le cas. Enfin, tu l'espères.
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Leo Keats Gold
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Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Mar 26 Juil 2016 - 16:41


Tu ne crois qu'à moitié à tes propres mots-ozones,
Qui se perdent un peu au dessus de vous,
Parce que ne trouvent pas leur sens sur tes lèvres.
Tout blanc.
Tout noir.
Séparés, encore des cases.
Les cases détruisent les gens.
Opprobre.
Bâtard.
Paumé. Un truc que vous semblez avoir en commun, celui-là.
Assis sur un banc, la Tamise sous les pieds.
Alors que la nuit est déjà tombée depuis longtemps déjà.
Prêt à sauter.
Les âmes en peinent qui se retrouve quand les vivants s'en vont dormir.
Les souris dansent,
Les sourires se font la malle.

- L'innocence des enfants doit bien être brisée un jour. Si ce n'était pas toi le responsable, ça aurait pu être quelqu'un de bien plus dangereux.


Un sourcil qui s'étire, se hausse,
Alors que les mots te rentrent, te percutent.
T'es pas forcément d'accord, mais bon,
De toute façon, tu ne peux plus rien y changer.
Le mal est fait, Lin devra vivre avec cela.
La peur elle aussi,
Qui petit à petit la bouffera,
Là encore,
Un monstre dans le placard,
Qui quand vient le soir,
Devient plus grand que toi.


- Tu crois vraiment que tout serait simplifié si tout était tout noir ou tout blanc ?


Tu hausses les épaules.
Après tout, tu t'en moques bien de ce que tu veux. Ce sont des rêves, irréalisable.
trop rêveur.
Encore.
Toujours trop.
Alors bon, ce que tu penses, c'est le cadet de tes soucis. Ca te passe, mais à des kilometres au dessus de la tête.
Un regard pour la blonde.
Mais tu n'as pas le temps de répondre,
Que déjà elle reprend.

- J'ai besoin d'un remontant, il ne te resterait pas des cachetons ? On m'a tout volé, il y a quelques heures.

Un sourire qui te glace le sang, mais pourquoi pas après tout.
T'es pas de nature à être radin.
Alors ta main qui plonge dans ta poche à le recherche du précieux sachet.
Qui l'en extrait.
Il t'en reste peu, bien peu, ça te fait un peu peur d'ailleurs,
Mais bon. Elle t'avait prévenu. T'avais qu'à faire attention.

Mais bon, ce n'est pas comme si ça avait été simple ces derniers temps.
Alors tes doigts qui plongent à la recherche des précieuses.
Qui en attrape deux que tu portes à ta gorge avant de tendre le sachet à la blondinette.


- Vas-y, sers toi.

Et tu la regarde prendre, et te rendre le sachet qui retroune se cacher dans cette même poche.
Les sentir contre toi, voilà qui a au moins le mérite de te rassurer.

- Dis Evans, tu crois qu'on peut encore changer ? Ou qu'on est plus que des déchets ?

Question légitime.
Après tout, la plaie est toujour là,
Béante.
Dans ta poitrine.
Le sang pulse toujours hors de tes artères,
Sous ta peau.
Bien que tu ais pardonné, parce que tu sais que c'est vrai.
Parce que tu t'en veux pour ce qui a suivi.
Alors tu demandes. Parce qu'Evans est la seule à sembler aussi paumée que toi,
A pouvoir comprendre tes interrogations.
Pouvoir te comprendre toi.
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Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Sam 30 Juil 2016 - 17:56


P'tit manque d'inspiration. Désolée ! :kiss:

Un sourcil qui s'étire,
Des soupirs.
Des épaules qui se haussent.
Tu les remarques a peine,
Trop occupée à parler, penser,
Ou même chercher de quoi frôler les nuages.
D'ailleurs, tu lui demandes des cachetons,
Parce que tu en as plus.
Vide.
Néant.
Et t'en as besoin.
Surtout maintenant.
Il t'en sort quelques uns,
De sa poche.
Ton visage s'illumine et tu souris.
Enthousiaste.
Tu lui en prends deux.
Et lui tends le paquet.

Vu qu'il y a eu un changement de programme, tu pourras repasser à l'appart, je t'en donnerais d'autres. Tu te tournes vers lui, avec un sourire en coin. Et pas de paiement cette fois-ci ! Que ce soit nature ou gallions.

D'ailleurs,
En parlant de ça,
Tu récupères quelques gallions de ta poche et lui déposes dans sa poche.

Pour l'autre fois, chez moi. Pas de paiement. C'est pas de paiement. Voir de l'argent sur ma table après une nuit, me rappelle trop mon passé. Alors récupères moi ça.

Quoiqu'il arrive,
Ton passé te poursuit et te détruit.
C'est horrible.
Tu chasses rapidement tes pensées,
Et reportes ton attention sur Leo.

- Dis Evans, tu crois qu'on peut encore changer ? Ou qu'on est plus que des déchets ?

Tu soupires.
Et laisses ta tête tomber en arrière.
Tu ne sais pas quoi dire.
Tu aimerais croire que l'on peut encore changer,
Mais toi-même, tu prends conscience que.. le passé rattrape et empêche d'avancer.
Des déchets.
Les propres mots d'Alhena.
Ceux qui te blessent,
Te font perdre espoir.
Mais tu ne veux pas entraîner le lion dans ta chute,
Alors tu relèves la tête et le regardes.

J'en sais trop rien. J'imagine que l'on peut changer, oui. La question est, est-ce qu'on le veut vraiment ? Peut-être que l'on se complait à être des monstres, puisque c'est ce qu'on sait faire de mieux. Je préfère me dire que je suis une gamine un peu blonde sur les bords, incapable de prendre des décisions. Et qui aime jouer avec des baguettes. Jlaisse les autres prendre leurs responsabilités, j'ai pas la force de le faire.
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Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Mer 3 Aoû 2016 - 5:59


Tes précieuses amies de rêves,
Qui filent dans sa gorge, l'envoyer dans son ailleurs,
Alors que les tiennes te renvoient dans le tien.
Être loin, à deux. S'envoyer en l'air en pensées,
Côte à côte.
Quitte à être pathétique, autant l'être ensemble non ?
Ne serait-ce que pour un nuit.
Juste une.
Sans aucune ambiguïté physique.
Juste partager son côté paumé, même si il y a de grandes chances pour qui vous fuyiez chacun de votre côté après ça.
Un sachet qui revient entre tes mains.  


- Vu qu'il y a eu un changement de programme, tu pourras repasser à l'appart, je t'en donnerais d'autres. Et pas de paiement cette fois-ci ! Que ce soit nature ou gallions.

Déclaration qui a au moins le mérite de te tirer un léger sourire à toi aussi.
Tu repasseras, tu le sais, tu n'auras pas le choix. Les crises de manque, tu préfères les éviter.
Tu as pu voir ce que ça a donné.
Quant au paiement... Ça n'a visiblement eu pour effet que de vous blesser tous les deux.
Pour des raisons différentes, certes.
Chacun son approche de la situation.
Sa peine.
Ne pas en parler, parce que c'est tabou tout ça.
Tu sens des objets glisser dans ta poche,
Rapidement identifiés.

- Pour l'autre fois, chez moi. Pas de paiement. C'est pas de paiement. Voir de l'argent sur ma table après une nuit, me rappelle trop mon passé. Alors récupères moi ça.

Hocher la tête, sans plus de commentaires.
Que pourrais-tu dire ?
Que tu es désolé ? Laisse moi rire, ce ne serait absolument pas sincère.
Que tu es curieux ? C'est faut.
T'es plutôt un adepte du "chacun sa Mer**".
Alors tu lui demandes, un peu évasif, si elle pense qu'on peut encore changer.
Même si bon, vu comme ça,
L'espoir n'est pas vraiment au rendez-vous.
T'as besoin de croire.
Un peu, les événements récents t'ont bien montrés que, même si tu es tout en bas, tu peux encore tomber, te ramasser violemment,
Grâce à des mots-poignards,
Qui entrainent des gestes, qui amènent ensuite le regret qui, lui, lacère ta poitrine.
T'es un enfant Keats, à qui il faut dire que ça va aller,
Même sans y croire.
Parce que tu as laisser tes monstres du placard te bouffer.

- J'en sais trop rien. J'imagine que l'on peut changer, oui. La question est, est-ce qu'on le veut vraiment ? Peut-être que l'on se complait à être des monstres, puisque c'est ce qu'on sait faire de mieux. Je préfère me dire que je suis une gamine un peu blonde sur les bords, incapable de prendre des décisions. Et qui aime jouer avec des baguettes. Jlaisse les autres prendre leurs responsabilités, j'ai pas la force de le faire.

- C'est plus facile de se complaire je pense. Ça évite de faire comme si les choses ne nous atteignaient pas, alors que c'est le cas.
Faut que j'arrive à changer tu vois ?
Parce que je fais des trucs dangereux,
Pour mes proches surtout tu vois.
Des trucs qu'on devrait pas. Parce que ça n'est pas toujours gentil.
Mais des fois, il y a des mots qui font mal, très mal,
Qui mettent des coups de couteaux dans le ventre sans qu'on ne puisse rien faire d'autre qu'encaisser.
Parce qu'au fond, je sais qu'ils sont vrais ces mots.
Pour moi au moins tu vois ?
C'est ce qui compte le plus je crois.
C'est pas la volonté qui compte je pense.
C'est être soutenu le temps de la trouver.
Sinon on a plus rien à quoi se raccrocher, et on part loin, loin sur un bateau à la dérive.
Et on essaie de ramer avec ses petits bras.
Mais ça ne suffit pas.
Et toi Malicia.
T'es plutôt radeau qui tangue ou barque qui avance doucement ?

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Malicia Evans
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Manumagie (Niveau 1)


Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Mer 3 Aoû 2016 - 16:25


Tu lui dis de repasser chez toi,
Pour récupérer de quoi planer.
Parce que tu sais ce que ça fait de ne plus rien avoir.
Tu connais le manque,
La douleur et l'horreur que ça fait.
Et il n'a plus rien. Ou presque.
En passant,
Tu lui dis que tu ne veux pas de paiement.
Parce que ça te fait plus de mal que bien au fond,
Et que tu vois ce qu'il devient,
Une épave.
Comme toi.
Tu lui redonnes de l'argent,
Les gallions laissés chez toi après avoir passé la nuit ensemble.
Il ne dit rien,
A part un hochement de tête.
Pas besoin de parler de son passé,
De ses raisons et,
C'est pas plus mal.

Est-ce que le changement est encore possible ?
Dès fois, on se l'demande.
Toi, tu poses la question très souvent.
Au fond,
Tu espères que oui.
Mais pour changer,
Il faut prendre des responsabilités,
Les siennes en l'occurrence,
Et pour ça,
T'es pas prête.

C'est plus facile de se complaire je pense. Ça évite de faire comme si les choses ne nous atteignaient pas, alors que c'est le cas.
Faut que j'arrive à changer tu vois ?
Parce que je fais des trucs dangereux,
Pour mes proches surtout tu vois.
Des trucs qu'on devrait pas. Parce que ça n'est pas toujours gentil.
Mais des fois, il y a des mots qui font mal, très mal,
Qui mettent des coups de couteaux dans le ventre sans qu'on ne puisse rien faire d'autre qu'encaisser.
Parce qu'au fond, je sais qu'ils sont vrais ces mots.
Pour moi au moins tu vois ?
C'est ce qui compte le plus je crois.
C'est pas la volonté qui compte je pense.
C'est être soutenu le temps de la trouver.
Sinon on a plus rien à quoi se raccrocher, et on part loin, loin sur un bateau à la dérive.
Et on essaie de ramer avec ses petits bras.
Mais ça ne suffit pas.
Et toi Malicia.
T'es plutôt radeau qui tangue ou barque qui avance doucement ?


Tu lâches un sourire à sa question.
Toi,
Tu n'es aucun des deux.
Tu as coulé depuis longtemps.
Une épave au fond de l'eau.
Un peu comme le Titanic.
Mais tu comprends sa façon de voir,
Et de penser.
Il en a marre de blesser ses proches.
Il lutte contre soi-même,
Comme toi tu luttes contre ton passé.

Je suis un radeau qui coule. Tu sais, tu n'es pas le seul à faire du mal à tes proches, sur ce point là.. j'ai atteints des sommets. Et le pire, c'est que je n'arrive plus à avoir de remords. Rien. Alors du mieux que je peux, j'essaie de dévier mes envies de jouer avec une baguette sur des inconnus. Et à chaque fois, je me dis que c'est la dernière fois que je fais du mal à quelqu'un. Mais je recommence, encore et encore. C'est un cercle vicieux. Ca fait tellement de temps que je suis à la dérive, je ne peux pas changer. Pour moi, c'est trop tard.

Tu soupires avant de repérer,
Une ombre près du pont.
Alors tu te redresses en plissant les yeux.
Tu n'arrives pas à voir qui ça peut être.
Pis, tu jettes un oeil à Leo.
L'oeil brillant.

Arrêtons de nous apitoyer sur notre sort. C'est trop déprimant. Amusons-nous. Que ce soit en tant que monstre ou.. en tant que fêtards.

Tu te relèves,
Lui prends la main pour l'entraîner au milieu de la rue.
En face de lui,
Tu le regardes en souriant.
Vous êtes à une distance raisonnable,
Son corps chacun pour soi.
T'as les yeux pétillant.
On dirait une gamine le jour de Noël.
T'as envie de jouer.

Qu'est-ce que tu en dis ?
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Leo Keats Gold
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Re: Londres en soirée

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 4 Aoû 2016 - 21:27


Tu parles trop.
Ta langue continue à s'agiter, en rythme avec tes lèvres.
Et la création sonore qui se forme et t'écha(r)pes.
On dirait un enfant.
Qui ne trouve pas le mot pour dire comment il se sent.
Qui tourne autour du pot.
En effleure le terreau.
Un cerveau qui s'emballe sous l'effet des substances.
Un sourire qui étire ses lèvres.
Face à ta question,
Alors que tu arrives enfin à calmer ton flot de paroles.
Percutant ce que tu as pu dire.
Gamin.
Ta barque à toi prend l'eau.
Mais elle n'a pas encore coulé.
Avec un peu de chances...
Si tu écopes assez vite...
On viendra peut-être t'aider un jour.

- Je suis un radeau qui coule. Tu sais, tu n'es pas le seul à faire du mal à tes proches, sur ce point là.. j'ai atteints des sommets. Et le pire, c'est que je n'arrive plus à avoir de remords. Rien. Alors du mieux que je peux, j'essaie de dévier mes envies de jouer avec une baguette sur des inconnus. Et à chaque fois, je me dis que c'est la dernière fois que je fais du mal à quelqu'un. Mais je recommence, encore et encore. C'est un cercle vicieux. Ca fait tellement de temps que je suis à la dérive, je ne peux pas changer. Pour moi, c'est trop tard.

Elle est pire que toi.
Elle, elle coule déjà, toi tu luttes encore un peu.
Elle te dit que tu n'es pas le seul à faire mal à tes proches.
Ça te rassure un peu.
Juste un peu.
Des inconnus, tu connais ça.
Mr Scott.
Miss Lin.
Miss Chamelet.
Des inconnus-innocents.
Pas d'espoir, et tu peux difficilement contredire.

- Arrêtons de nous apitoyer sur notre sort. C'est trop déprimant. Amusons-nous. Que ce soit en tant que monstre ou.. en tant que fêtards.

Une lueur qui t'effraie dans ses yeux, un jeu d'enfant
-Adultes.
Un mouvement,
Une main qui attrape la tienne,
Et t'entraîne
- À sa suite.
Tu te laisses guider.
S'amuser.
Elle reste face à toi,
À une distance raisonnable,
Chacun pour soi,
Rester là,
Elle qui sourit,
Les yeux qui brillent comme ceux d'une enfant,
Dans un parc d'attraction, l'environnement qui tourne autour de vous,
La torpeur vous éprend.
La ronde des Bâtiments
- Carrousel.
Deux enfants, un peu paumés,
Qui ce soir,
Veulent s'amuser.
Alors viens danser Malicia,
Viens Keats.
Ce soir,
Les clowns blancs sont de sortie.
Le spectacle va bientôt commencer.

- Qu'est-ce que tu en dis ?

D'ordinaire, tu aurais fui.
Tu ne joues plus à ces jeux là.
Mais ce soir...
Pourquoi pas après tout, une dernière fois.
Mais toi tu ne peux plus jouer avec ta baguette.
Tu l'as perdue,
Les flammes te l'ont confisquées,
Pour plus de sécurité.
Tu ne peux plus jouer.
Mais tu peux la regarder s'amuser,
C'est tout aussi divertissant.
Un sourire malsain sur tes lèvres.


- Je n'ai plus de baguette.  Mais vas-y, je te regarde.

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Re: Londres en soirée

Message par : Malicia Evans, Jeu 4 Aoû 2016 - 23:06


Jouons.
Jouons.
Tu ressembles à une gamine.
Ou à une psychopathe.
A déterminer.
T’as une lueur dans les yeux,
Un peu la même qu’Alhena durant ses moments de folie.
Elle a un peu trop déteint sur toi,
Ou le contraire.
Tu es juste en face de Leo,
Tu l’as entraîné auprès de toi
Il t’a pas repoussé.
Du coup, tu souris encore plus.
Parce que tu comprends qu’il va jouer.
Que vous allez jouer ensemble.
Il a ce sourire.
Celui qui fait un peu peur,
Qui prouve que vous êtes des prédateurs,
Vous êtes de ceux qui s’amusent avec les gens.
Inconnus.
Connus.
Peu importe.
Tant que le jeu est palpitant.

Je n'ai plus de baguette.  Mais vas-y, je te regarde.

Quoi ?
Tu fronces les sourcils,
Cherches à comprendre pourquoi.
Comment peut-il se balader sans baguette ?
Comment a-t-il pu perdre sa baguette ?
Tu lui demandes le pourquoi du comment.
Pis, tu lui fais un sourire malicieux.
Avant d’avancer vers l’ombre auparavant sur le pont.
Tu t’approches lentement,
Ta démarche ressemble à une démarche féline.
Ta baguette glisse entre tes doigts et fixe la tête du jeune homme non loin de toi.
#Impero
L’homme avance vers toi,
Puis vers Leo.
Il s’arrête à un mètre de lui.
Tu coupes immédiatement le sortilège de l’Imperium, pis tu l’immobilises.
Tu reviens vers ton collègue en transplanant,
Un grand sourire étirant tes lèvres.

Voilà pour nous. Je maîtrise la magie sans baguette et.. j’ai d’autres jouets dans mes poches.

Un clin d'oeil plus tard,
Tu lui montres ta baguette,
Ton poignard,
Et ta bague. La pierre de Geb.
Mais tu lui fais savoir que tu veux être la première à tester cette pierre. Tu ne l'as jamais utilisée, tu ne connais pas ces effets bien que magnifiquement bien décrits par le vendeur de la boutique de Magie Noire.

Choisis ! Je n’aime pas jouer seule.
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