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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Tour de Londres [Quartier]
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Vhagar Meraxès
Serpentard
Serpentard

Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Vhagar Meraxès, Mar 8 Nov - 23:31


Tour de garde


Au guidon de son véhicule fétiche, aussi bruyant qu'un lion ronronnant, sans faire gronder son moteur, le Nordique roulait pour ne pas attirer l'attention. C'était plutôt évident, mais voler dans un tel endroit lui aurait vallu un beau licenciement et une belle incarcération, même. Il se dirigeait vers le quartier de la tour, qu'il savait peu à risque. Son tour de garde commençait déjà, mais il allait faire sa peau à pied là-bas. Il aimait bien s'y rendre. Plutôt beau quartier. Pas très loin de son chez-lui à vol de moto ensorcelée, plus long en usant des roues. Vhagar marchait maintenant tranquillement au milieu des moldus, les mains dans les poches du jean, capuche du sweat sur la tête. Comme ça, il ressemblait plus à un perturbateur moldu qu'à un Auror présent pour veiller à l'ordre publique. Il avait prit soin de planquer discrètement son casque et sa veste en cuir noir dans son sac sans fond.

Au abords d'une place, le blond peau pâle s'alluma une cigarette tout en scrutant les alentours. Le problème avec les tours de garde à Londres, c'est qu'il faudrait bien plus d'un Auror pour que la sécurité soit vraiment assurée. C'est la ou le risque d'attaque est le plus grand, et c'est la où la menace est la plus difficile à repérer, tant la ville est immense. Enfin bon, heureusement pour lui, tout semblait tranquille. Il n'y avait rien pour l'extraire de ses pensées. N'accordant aucune importance aux nombreux moldus présent près des haut buildings, il regardait finalement dans le vide. Un soucis s'entendrait.
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Keira Sanders
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Keira Sanders, Dim 27 Nov - 11:13


De simples mouvements de valse convenaient très bien à Keira tant que ses pieds ne souffraient pas de la maladresse du partenaire. Ça tournait, ça décalait, puis ça tournait encore, et c'était sans doute un miracle qu'aucun binômes n'entrent en collision. Mais, c'était pour le mieux. La brune souhaitait éviter les scènes de fausse politesse, être vraiment désolée alors qu'elle ne l'était certainement pas et que c'était aussi aux autres de faire plus attention, ou pire les disputes si elle se cognait contre quelqu'un d'aussi explosif qu'elle. Elle avait conscience de danser avec plus jeune que lui, et le garçon avait un air gai étrange sur le visage - vraiment, il était dans son élément à la soirée. C'était fascinant comment deux personnes pouvaient à la fois provenir du même monde, mais d'un univers totalement différent. A quel point leur éducation avait-elle été proche ? Peut-être qu'il était lui aussi resté cloîtré entre les quatre murs protecteurs de sa demeure et que ses parents lui avaient également appris à viser plus haut que soi ; mais elle ne pouvait exclure la possibilité qu'il aie grandit dans une famille plus ouverte et chaleureuse, à l'origine de ce sourire et de cette aise.

« Mes parents ont toujours évité de me montrer, » avoua-t-elle sans raison autre que celle de vouloir faire partager ses pensées. « Il paraît qu'en public, je fais des catastrophes. » Et ce n'était pas encore arrivé ce soir. Keira prenait des risques lorsqu'elle entreprenait une discussion. Chaque mot de prononcé d'une autre bouche était une bombe à retardement. Mais, comment était-elle censée contrôler son petit problème si elle n'allait jamais sur le terrain ? La vie était faite de risques, de toute manière. C'était ainsi - elle les prenait, les rejoignait les bras grands ouverts.

Le rythme de la musique changeait, pour lui déplaire. La danse devait à présent être plus endiablée, ça gigotait, et elle était embarrassée. « Ce rythme est ridicule », avoua-t-elle en faisant rouler ses yeux vers le ciel obscur. C'était surtout parce que, il fallait l'avouer, elle ne savait pas danser ainsi. Elle tentait de suivre correctement les mouvements, mais c'était grotesque. Elle avait l'impression soudaine que des regards moqueurs sur le balcon étaient tournés vers elle. Les gens étaient des bombes à retardement. Le compteur arriverait à zéro très rapidement, elle en était consciente - il fallait donc qu'elle fuit la situation. S'excusant d'un « il faut vraiment que j'y aille » aussi brusque qu'honnête, la sorcière s'éclipsa pour s'éviter de nouvelles punitions.

Fin du RP
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Leo Keats Gold
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Leo Keats Gold, Mar 13 Déc - 3:33


Pv- Nya O'Neil
Musique

Pourquoi.
Ça râpe la gorge.
Ça pique les yeux comme une fumée d'usine.
Ça pique le nez comme une cancerette après une latte de trop.
Des heures.
Des jours.
Qu'elle ne me quittait plus.
Elle avait pourtant toujours été plus ou moins là,
Aussi loin que je m'en souvienne.
À parfois s'immiscer dans ma vie,
De sa voix.
De ses conseils fragiles,
Parfois stupides.
J'avais passé mon existence à l'envoyer voir ailleurs avec une violence plus ou moins assumée.
À nier sa présence en bloc.
En vain.
Depuis cette soirée de délivrance,
Dans l'hôtel miteux de banlieue,
J'avais tout laissé aller.
J'avais été moi même.
Et elle ne me quittait plus.
Elle hantait chacune de mes pensées de sa pâte gluante.
Ce n'était pas faute d'avoir essayer de m'en défaire.
Elle était revenue sans cesse.
Toujours plus forte.  
Des nuits passées prostré.e, à vouloir se tuer pour que ça s'arrête enfin,
À s'offrir corps et âme à cette liqueur ambrées,
À ses pilules-palais dorés.
A tenir et serrer sa tête si fort qu'on pouvait presque l'exploser
-Sans pour autant y arriver.
En lui hurlant de se taire.
De me laisser en paix.
Que je ne voulais pas d'elle en moi.

Mais ce soir j'ai décidé d'oublier.
De me l'arracher,
Avec les dents et les ongles si il le faut,
De déchirer ma poitrine,
À grands coups de ciseaux crantés.
Attablé à une table de ce bar,
Au nom lointain et oublié.
Je ne sais même plus ou je suis.
Ce que je fais.
Des heures, des années.
Peu importe.
Les yeux en face d'un verre trop vide.
Depuis bien trop longtemps.
L'ivresse commence déjà à redescendre,
Alors que moi je veux remonter.
Réveiller cette ville de mes mille tourments,
Les hurler à la lune.
Faire trembler les murs dans un cri de l'âme.
Fissurer les rues,
Faire battre au coeur de Londres
- La mesure du temps que j'ai perdu à m'égarer.
Un autre tour d'horloge,
Et la voix enfantine d'un adulte-enfant qui vient râper la paroie savonneuse de mon monde.


- Monsieur, si vous ne souhaitez plus consommer, il va falloir libérer la place.

Mes yeux assassins le transpercent aussitôt,
Prunelles d'acier sur ses iris dorées.
Regarde-toi, jeune homme en vie,
Bien bâti,
Qui n'a qu'à  tendre ses bras pour embrasser la vie.
Sûr de toi, le menton droit, le buste fier.
T'es beau, t'es bien,
T'es né comme il le fallait,
Pas dans un univers qui était déjà de travers.
Tu sais pas ce que ça fait d'être le terrain où bien et mal s'affronte,
Où tout te pousse à mourir alors que la vie a encore à t'offrir.
Alors laisse-moi m'oublier s'il te plaît.
Laisse mes yeux s'abandonner à la prochaine vague
- à l'âme.
Laisse mon esprit tourmenté arrêter de chercher ce qu'elle est.
Arrêter de penser.
De rêver.
De visualiser cette infant-acidité de l'être qui ne sait même plus tenir debout,
Qui sait ddemande parfois si il ne s'est pas détruit lui même. De créer des réponses qui se veulent rassurantes aux tout et rien de chacun.
Laisse moi en paix,
Ta vie ne t'a pas encore bouffé.
Tant mieux pour toi, casse-toi avant que je le fasses,
Tu ne sais pas de quoi tes yeux parlent,
Alors laisse moi m'oublier.
Laisse moi partir.
Alors je laisse tomber lesquelques dernieres pièces qu'il me reste sur la table.
Tu sauras bien quoi faire avec.
C'est humiliant je sais,
De se faire ignorer.
Alors prends ce qu'il me reste,
Et sers-moi quelque chose de fort.
Si il manque je suis près à m'arranger,
Qui sait,
T'es p'têtre intéressé.
J'suis pas non plus degueu à r'garder.

- Il... Il n'y a pas assez monsieur. Je suis désolé.

Je ne te demande pas de de l'être,
Garde ta pitié pour ceux qui en ont encore besoin,
Parce qu'ils ont encore besoin d'espérer,
C'est pas mon cas.
Ravale ton regard peiné,
Ravale ton jugement s'il te plaît.  
Regarde ailleurs,
Laisse moi crever ici.


- Je vais devoir vous demander de partir.  

Je ne réponds toujours pas,
Je continue de te fixer
Avec un mépris que je ne me connaissais pas.
Partir ?
Pour aller où?
Je n'ai nul part où aller.
Juste envie d'échouer.  
Non j'veux pas rentrer et retrouver ces foutues ombres le long des murs,
Non j'veux pas parler.
Ce soir j'veux juste marcher.
Danser.
M'oublier.
Effacer cette solitude qui nous ronge, elle et moi.
Gommer ce creux dans ma poitrine qui me dévore comme sa présence me bouffe. J'veux juste m'allonger et laisser la vie passer.
Ressentir
Quelque-chose.
Le froid,
Le bruit des vagues lointaines,
Le vent sur mon corps brûlé,
Écouter la vie des gens qui passent autour de moi
- Pendant que je trépasse.
L'oublier elle,
Parce que j'ai trop peur de comprendre.
Le corps en cigarettes qui s'éleve en volutes,
Par delà cette pierre polie de frottements historiques,
Sentir la morsure des pavés sur ma peau nue,
Des regards des jugements et des rires des oiseaux,
Des effets de ces pilules avalées par poignées ce soir.

I wanna be free as the wind
And old as the sea.

Save me...

........................................................................................................- From this Milk and Honey inside me


- Monsieur ?

J'vois l'incertitude dans tes yeux,
La peur de décevoir ce boss qui te regarde au loin,
Mais t'y es pour rien toi,
Si je suis fauché,
Si je suis comme ça,
Je te demande rien moi.
Juste d'éteindre cette lueur de pitié dans tes mirois d'âme.
Rationnellement je sais,
Que t'as raison,
Que j'fais pitié, mais j'peux pas l'accepter.
Mes poings se serrent sous la table à mesure que ton patron approche,
Que l'Aubépine de ma poche me démange.
J'en ai subi des regards comme le sien,
Je sais ce qu'ils amènent.
Et l'attention qui se focalise sur nous n'arrange rien.


- Il y a un problème par ici ?


Dernière édition par Leo Keats Gold le Sam 24 Déc - 2:23, édité 2 fois
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Nya O'Neal
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Nya O'Neal, Mar 13 Déc - 5:49


New drinking buddy
(with Leo Keats Gold)

Il commençait à se faire tard et la plupart de mes partenaires de boisson étaient déjà à moitié  morts. Les conversations se faisaient de plus en plus plates, puisque plus personne n’était capable d’aligner deux mots à part moi… Je n’avais rien contre le silence, mais devoir déchiffrer la moindre de leurs paroles me tapait légèrement sur les nerfs. Fermez là, si c’est pour ne rien dire d’intéressant. Je m’ennuyais solide, là. Faut dire que je tenais pas mal mieux l’alcool qu’eux – et que je buvais pas mal plus et plus régulièrement, aussi. Je finis donc par couper court à la soirée, leur présentai mes excuses et inventai une raison bidon pour foutre le camp. En l’occurrence, un mauvais pressentiment qui me poussait à aller rejoindre Aileen au plus vite. Je payai donc mes dernières consommations et me retrouvai à nouveau dans les rues de Londres, seule, par cette soirée de décembre des plus glaciales.

Je m’adossai au mur, la jambe repliée, et sortis mon paquet de cigarettes de ma poche. J’en allumai une, refusant par la même occasion de donner un bâton de cancer à une parfaite inconnue qui venait de balancer la sienne au sol, et remplis mes poumons de fumée. Il n’y avait rien de plus agréable, lorsqu’on avait déjà ingurgité pas mal de poison. Tant qu’à se tuer à petit feu, autant y aller jusqu’au bout. Le foie, les poumons, les reins… Fallait mettre toutes ses chances de son côté. Bon, et maintenant? Je n’étais pas assez fatiguée pour rentrer tout de suite, mais j’avais fui les rares personnes de mon entourage encore debout à une heure pareille… Je repensai alors à un hôtel dont j’avais entendu parler plusieurs fois, qui faisait aussi office de bar… Avec un peu de chance, j’y trouverai peut-être quelqu’un qui en valait la peine.

Vu mon magnifique sens de l’orientation, il me fallut plusieurs longues minutes avant de trouver l’endroit, qui n’était pourtant pas si loin de là où j’étais. J’avais tourné en rond pendant un bon moment avant de m’y retrouver. Les rues européennes n’étaient pas toujours des plus aisées à distinguer. Ça tournait dans tous les sens, bien loin du quadrillage de New York, par exemple. Je finis toutefois par pénétrer dans la bâtisse, un peu hésitante. Je ne tardai pourtant pas à trouver ce que je recherchais : un jeune homme semblait sur le point de déclencher une bagarre avec le boss, visiblement parce qu’il n’avait pas assez d’argent pour payer sa consommation. Le sourire aux lèvres, je m’approchai du soulon fauché et posai ma main sur son épaule, comme si je le connaissais depuis des années.

« Non non, aucun problème. Désolée, tout est de ma faute, je suis juste en retard et je lui avais promis de payer la traite pour le féliciter! »

Pas besoin de plus de précisions. De toute façon, je n’aurais pas su quoi ajouter. On s’en foutait pas mal de ce qu’on avait à célébrer, toutes les excuses étaient bonnes pour boire comme des trous. Il n’avait pas l’air au mieux de sa forme, le bel inconnu ; un petit remontant ne lui ferait probablement pas de mal. Je continuai donc à jouer la comédie et à faire comme si nous étions les meilleurs amis du monde, histoire que le gérant de la place retourne vaquer à ses occupations et nous laisse un peu tranquilles.

« La prochaine fois, même si je suis supposée payer, prévois un peu de monnaie, tu connais ma ponctualité légendaire. »

Me tournant à nouveau vers le serveur, je commandai une bouteille de whisky et demandai deux verres pour l’accompagner. Voyons voir ce que mon partenaire improvisé avait à me dire…
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Leo Keats Gold
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 22 Déc - 22:32


Le fil se tend, suspend les mots,
Les regards des salauds,
Le temps d'un soupir,
Léger,
Imperceptible,
Le temps de me dire
"Et c'est reparti".
Des humiliations à la pelle,
C'est ce qu'amène la perdition,
De soi,
Des autres,
Du monde,
De vie.
Les coups incessants des mots-couteaux qui râpent les lèvres,
Dans le but de garder les autres éloignés,
Par haine et pitié,
Tout ce que je pense pouvoir inspirer.
Et expirer.
En fait j'ai pas l'impression de pouvoir encore ressentir autre chose.
Colère, mépris, haine, et peine,
Il ne reste plus rien,
C'est dur parfois,
Une âme sur une pente glissante,
Et trois ombres,
Un peu idiotes,
Qui empêchent la chute.

J'ai peur parfois -souvent- Peur d'elle, de toi, de tous ceux qui m'entourent, de tout ceux qu'il me reste. D'elle surtout, qui appuie dans mon crâne. J'aime à croire que je suis une âme libre, que je choisis moi même où je vais, ce à quoi je pense, mais c'est faux. Il n'y a pas plus grosse méprise. Car dès que je repousse un assaillant, un second parait, plus fort. Mais je sens que celui-ci sera différent. Parce qu'il ne vient pas du vécu. Il ne vient pas des gens. Du monde extérieur. Non. Celui-ci vient de moi. Il a toujours été là. Cette voix qui ne me lâche plus.Jusqu'à me tutoyer dans cette prose mentale, jusqu'à ce que vous le preniez pour la narratrice. Sauf que non. Elle est bien plus que moi. Elle est moi. Part intégrante de mon être, et j'ai beau la chasser, elle revient toujours. Alors j'ai décidé de la garder, cachée, enterrée à la cave depuis cette danse assassine dans cet hôtel miteux. Depuis la femme-renard et ses cheveux de feu qui ont réchauffé les yeux.

Chimère en symphonie
..................................................~N°2. 

Le temps reprend, et mes lèvres tentent de s'agiter,
Doucement,
Certainement,
Mais avant qu'aucune note hypocrite et suicidaire n'ait eu le temps de les effleurer,
La solution apparaît,
Une main,
Sur mon épaule,
Qui me fait tressaillir.
Contact non-voulu que je n'accepte d'ordinaire que désiré,
Mais la volonté repassera, parce qu'après tout...
Qu'est-ce qu'on en a à foutre ?
Rien.
Strictement rien.
Les besoins avant l'envie il parait.
Avant le libre-arbitre.
La morale.
Et la vie.
Alors je souris, comme si j'attendais cette aide venue d'ailleurs,
Comme si tout était prévu.
Alors qu'la voix de ma sauveuse s'élève dans mon dos.

« Non non, aucun problème. Désolée, tout est de ma faute, je suis juste en retard et je lui avais promis de payer la traite pour le féliciter! »

Tu hochais la tête, approuvant,
Me suppliant encore intérieurement de me taire.
Tu jouerai le jeu de la rouquine,
Qui n'était pas si mal soit-dit en passant.
Tu n'sais pas trop pourquoi elle venait t'aider toi,
Mais dans l'idée,
T'étais pas contre,
Pas du tout.
Quoiqu'elle te demande,
T'étais assez saoul pour l'accepter sans regretter.
Alors tu la laissais s'asseoir alors que le gérant s'éloignait,
Claudiquant.
Tu la regardais, feignant une fausse joie qui ne dupait personne,
Puis,
Quand tout risque fut écarté,
Ce fut une indifférence totale qui prit place sur ton visage.
Tu connaissais vaguement la jeune femme,
Pour avoir laissé tes alter-égaux la fréquenter deux fois.
Un peu prétentieux
se la gamine,
Mais rien qui ne te rebuterait ce soir.

« La prochaine fois, même si je suis supposée payer, prévois un peu de monnaie, tu connais ma ponctualité légendaire. »

J’acquiesce alors que le gardien s'en va à la recherche de notre liqueur,
Whisky,
Boisson quotidienne,
Dont je ne me lasserai jamais.
Léger sourire avant de me rendre compte,
Qu'elle attend quelque chose de ma part,
Sûrement une participation
- à l'art de la conversation.


- Merci de m'avoir aidé. Mais j'veux pas d'ta charité.

Et t'en pense chaque mots,
Déjà suffisamment humiliant,
D'devoir appeler à l'aide,
D'trouver des moyens pour s'faire du fric parce que mon bar et un gouffre à pièces rondes,
Et qu'je n'trouve pas de second boulot.
Merci,
Mais non merci.

- Pourquoi t'es là ?
.................................................................................................................................................-Pourquoi tu restes ?
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Nya O'Neal
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Nya O'Neal, Lun 26 Déc - 3:40


Le jeune homme se prêta au jeu sans broncher. Faut dire que ç’aurait été un peu bête de sa part de me repousser. Il était quand même à deux doigts de se faire sortir du bar. De l’extérieur, on devait vraiment avoir l’air de se connaître depuis toujours, alors qu’au mieux de ma connaissance, on ne s’était jamais rencontrés auparavant. J’avais beau détester me déguiser physiquement, me mettre dans la peau de quelqu’un d’autre me plaisait. Ça rendait les choses encore plus faciles. Je n’avais déjà pas l’habitude de me préoccuper du regard des autres, mais quand je jouais la comédie en plus, je pouvais vraiment me laisser aller sans me préoccuper des conséquences de mes actes.

Amusée, je plongeai donc mon regard dans celui du boss, qui finit par faire demi-tour, rassuré. Son chiffre d’affaires allait pouvoir continuer à augmenter. Bon, enfin. J’avais toujours méprisé les serveurs qui ne laissaient pas les clients rester assis s’ils ne consommaient plus. À part faire en sorte que les gens s’endorment sur le comptoir, complètement saouls, ou se tuent en essayant de rentrer chez eux, ça ne servait strictement à rien. D’autant plus qu’il n’y avait pas tant de monde que ça ce soir-là, personne n’attendait patiemment la place et le jeune homme ne dérangeait personne. Comme beaucoup d’autres, ces règles étaient fondamentalement stupides.

Le patron reparti, le comportement de mon interlocuteur changea du tout au tout. Il me remercia gentiment, avant de m’envoyer bouler. Eh oh, de quelle charité tu parles, là? Ce n’étaient que des mots, hein. J’avais sous-entendu au serveur que j’allais payer la prochaine consommation, mais s’il ne voulait pas que je lui offre quoi que ce soit, parfait, j’allais pouvoir économiser un peu. Sa remarque me décrocha toutefois un léger sourire. Même un peu trop alcoolisé, il gardait s dignité. Bon point pour lui. Qu’est-ce que je faisais là, déjà? Ah oui, j’essayais de fuir une soirée des plus ennuyantes. Pis il avait quand même l’air relativement intéressant, le soulon.

« J’m’ennuyais, j’me suis dit que j’allais essayer de trouver quelque chose d’un peu plus palpitant à faire que d’écouter des adolescents complètement bourrés tenter de s’exprimer dans un langage compréhensible. »

Mon interlocuteur n’attendait probablement pas une réponse aussi longue, mais peu importe. Il n’avait pas l’air dans son assiette, le pauvre bougre. Avec un peu de chance, ses dramas seraient plus captivants. Le serveur ne tarda pas à revenir avec deux verres de whisky. Je le remerciai d’un rapide hochement de tête, lui signifiant clairement que je n’avais pas le moins du monde apprécié son attitude désobligeante envers le bel inconnu. Il n’aurait pas de tip ce soir. Je lui tendis donc la monnaie exacte, puis reportai mon attention sur le jeune homme. Cadeau. S’il ne voulait plus de ma charité, il avait intérêt à déguster son prix de consolation, parce que ce serait le dernier auquel il aurait droit.

« Profite bien de ton drink, c’pas mon genre de donner dans la charité non plus, donc ça risque d’être ton dernier – sauf si tu te montres digne de plus que ça. »

Je marquai une légère pause et portai par la même occasion mon verre à mes lèvres. J’avalai plusieurs gorgées du breuvage avant de reprendre la parole.

« Sinon toi, qu’est-ce qui t’amène ici, tout seul pendant le temps des fêtes? »
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Leo Keats Gold
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Re: Tour de Londres [Quartier]

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 5 Jan - 15:51


« J’m’ennuyais, j’me suis dit que j’allais essayer de trouver quelque chose d’un peu plus palpitant à faire que d’écouter des adolescents complètement bourrés tenter de s’exprimer dans un langage compréhensible. »

Je hoche la tête, avec un désintérêt presque profond. L'humeur n'est pas au beau fixe ce soir, et je ne sais ce que me veut la jeune femme. C'est le loup blanc. On aide pas sans attendre quelque chose en retour.Alors je reste sur mes gardes, je m'attends à quelque chose, n'importe quoi. Qui me montrerait que tu es comme les autres, indigne de confiance, et vénale.  Je n'ai malheureusement aucun gallion à te passer, comme tu peux t'en douter, alors que veux-tu ? tu espères me taper dans l’œil en agissant de la sorte ? Et bien je te rassure, c'est le cas. Si t'as besoin de te rassurer, suffit que je te le dise, t'es pas dégueu à regarder.   Mais je fais plus ce genre de choses sans paiement, j'ai fini par comprendre que moi je n’intéressais personne, à défaut de mon corps. Alors quitte à être vu comme un objet d'oubli et de plaisir, autant en profiter jusqu'au bout tu ne crois pas ? Un petit complément pour arrondir les fins de mois n'est pas de refus, je dois bien l'avouer. La vie est dure, le bar en faillite et les opportunités rares. Je ne peux pas cracher sur une rentrée d'argent. D'autant plus si elle m'offre un oubli et un semblant de compagnie, pour passer à travers la nuit. Parce que les ombres semblent moins menaçantes lorsque l'on est deux blottis l'un contre l'autre. Mais comme je n'ai personne dans ma vie, je chasse deux trois paires bras, pour m'y réfugier, seulement le temps d'un baiser. Passer une nuit blanche, un souffle qui caresse la peau exposée, pour que les volutes semble plus poétique et non annonciatrices de catastrophe, pour que la porte du placard n'ait plus l'air si mauvaise, pour qu'enfin la cheville puisse se glisser hors du lit sans crainte.

Sourire assassin,
Blessé et carnassier,
Convins-l.e.a de ne pas partir,
Là,
Maintenant.

« Profite bien de ton drink, c’pas mon genre de donner dans la charité non plus, donc ça risque d’être ton dernier – sauf si tu te montres digne de plus que ça. » 

Digne ? De quoi ? De toi ?
J'ai rien à te prouver ma petite,
Je suis déjà paumé,
Et c'est pas ton regard qui va y changer quelque chose, tu peux me croire.
C'est toi qui t'assoie avec un étranger,
Avant de lui dire qu'il faut qu'il soit digne de ton attention.
Je suis ce que je suis.
J'ai rien à te montrer de plus,
Tant que je ne le veux pas.
Je bois une gorgée de ton breuvage, murmurant tout de même un merci à peine audible.
Je sais être reconnaissant, cordial,
Et tu m'as tout de même tiré d'une Mer** sans nom,
Comme celle qui m’accompagnent,
Tu ne les vois pas ?
Ancrées à mes chevilles,
Je traîne des pieds sans arrêt,
Tant leur poids m’encombre.

« Sinon toi, qu’est-ce qui t’amène ici, tout seul pendant le temps des fêtes? »

Faire passer le temps,
De droite à Gauche,
En tic-tac de pendule
Épileptique


-  J'ai rien à prouver. Je fuis les gens qui veulent me prouver le contraire. Les fêtes, ça fait bien longtemps que c'est plus ce que c'était.  

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Re: Tour de Londres [Quartier]

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