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Greenwich - Quartier de Londres
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Loredana Sparks
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Loredana Sparks, Mar 18 Sep - 9:13




Mon sourire s'était élargi. J'allais enfin pouvoir me sortir de ce quotidien sans saveur. J'allais combler le manque de sensation par un état d'ivresse qui me donnerait l'impression que la vie est bien plus colorée. Je voyais dans le regard de mon ancienne camarade de classe, une mine chaleureuse, comme si elle aussi était bien décidée à se lâcher et à oublier les petits soucis de la vie, qu'il soit gros ou non. Après le premier verre, la petite remarque de la blonde m'avait faite rire.

- C'est même bien mieux ainsi !

J'avais l'impression de respirer à nouveau. Pouvoir me lâcher, oublier ces soirées seules à Londres depuis la rentrée. Je n'aimais pas vaquer à des occupations moldus que je ne comprenais pas toujours. J'étais capable d'allumer une chaîne-Hi fi c'était déjà un grand pas pour la sang-pur que j'étais. Depuis toute petite, j'avais été volontairement éloignée du monde moldu. La femme qui m'a « élevée » m'avait soutenue qu'il ne servait à rien d'apprendre les coutumes de ces personnes. « Ils sont insignifiants » qu'elle disait. Puis Elhiya m'avait ramenée à la réalité.

- Un quotidien...plat je dirais. L'après Poudlard n'est pas le plus dur, non, disons que j'aurais peut-être dû fréquenter davantage les gens de mon âge, ainsi je n'aurais pas le soucis d'attendre les vacances ou quelques week-end. Alors je suis venue pour m'amuser un peu ! Ça fait bien longtemps que je ne suis pas sortie. Alors va pour un second !

Je savais que je ne pourrais pas éternellement fermer les yeux et qu'il me fallait changer certaines choses dans ma vie. La BAM par exemple était mon premier travail. Un travail enrichissant, certes, mais qui ne m'aiderait pas à avancer dans mon projet naissant de devenir Alchimiste. Mon ancienne professeur de vol m'aidait à sa manière. Je levai mon verre à mon tour tandis que le décompte reprenait de nouveau. Une sensation différente que le premier. Quelque chose de plus doux, plus sucrée, mais qui semblait monter rapidement.

- Et toi ? Qu'est-ce qui t'amène par ici ?

Il nous restait encore trois verres. Trois tentatives pour se mettre la tête à l'envers. La mienne l'était sûrement déjà. Mon corps n'était plus habitué à ce genre de torture et réagissait bien plus rapidement qu'auparavant. Rien d'alarmant, bien heureusement. Le troisième verre à la main, j'attendais qu'Elhiya lève le sien afin que nos mouvements soient à l'unisson. À la recherche d'un monde onirique.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Elhiya Ellis, Dim 23 Sep - 11:29



Let's get crazy


Bien mieux ? T’avais pouffé à cette acceptation. Effectivement c’était juste parfait que les doses fussent corsées, l’ivresse amie viendrait plus vite frappée à la porte. Elle délierait langue et esprit, emmenant sur quelques sentiers colorés les idées trop tristes, les teintant d’or et de carmin, ou d’argent et d’émeraude. Et pourquoi pas d’abricot et de fraise, comme avec le Flocon ? mais pour ça, il te fallait bien plus que quelques shooters. Une main dans la poche juste pour vérifier si tu avais ce qu’il fallait ou non. Le rappelle soudain que tu n’avais pas écrit à Linwe, que tu n’avais pas été le voir non plus, alors, forcément, le vide sous les doigts était normal. Tant pis, l’alcool ferait l’affaire aujourd’hui, enfin ce soir.

Les mots de Loredana virevoltaient, ternis d’un regret que tu ne comprenais quelque peu. Les gens qui restaient à Poudlard devenaient peu à peu des fantômes de l’existence de ceux qui étaient en dehors. Comme si le monde se scindait en deux une fois la cravate déposée dans un placard, chose étrange qui prenait pleinement ta réalité. T’avais pris le temps, de ton coté, de te noyer dans tes futures études pour ne pas regarder toutes les deux minutes le miroir à double sens de ton cousin, ou de sortir dès que les questions se bousculaient dans ta tête. Pour le manque, tu finissais dehors, ou comme là, dans un bar, du coup, t’acquiesçais, ravie à ce second verre qui partait dans ta trachée au simple accord de la brunette.

Le liquide brulait délicieusement la gorge, picotait sur la langue, dansait avec les papilles, et explosait en petite bulle d’insouciance dans la tête. A avoir réduit ta consommation d’alcool, tu n’avais plus besoin d’autant de poisson dans le sang pour commencer à sourire pour un rien, ou à juste trouver l’invitation des doigts de Loredana sur son 3eme verre comme l’écho parfait à tes envies.  T’attrapais le tien, dodelinais de la tête, cherchant comment formuler de façon simple ta présence ici avant d’avaler d’une traite ton petite verre te le faire claquer sur le comptoir.

- Bouaaah, jasper, mon elfe  en avait marre de me voir dans l’appartement. Il m’a foutu dehors sans aucun état d’âme !

T’avais pouffé, un peu bêtement car au final c’était la vérité. T’avais fini par taper sur les nerf d’une créature qui de base n’était chez toi que pour s’occuper de tes animaux en ton absence. Sauf que tu étais tellement présente, sauf tes jours à Waddi que c’était toi qu’il baby sitter au final.

– Donc besoin de changer d’air de toute façon, d’oublier la routine qui n’a pas les même saveurs qu’à l’école, oublier ce qui nourrit le manque d’une certaine façon. Pas super glorieux quoi. J’aurai préféré avoir quelque chose à fêter. Tiens le fais que mon mini dragon n’a toujours rien cramer chez moi par exemple ! Allé, trinquons, plutôt au instant volé au temps dépourvu des classiques rengaine agaçantes de la monotonie !

T’avais levé le 4ème verre pour l’entre choqué à celui de la demoiselle, à cette vitesse, au moins, la moindre des questions deviendrait divertissement
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Loredana Sparks, Jeu 4 Oct - 10:24



Sorryyy j'suis un peu en retard
Je sentais que ma vision devenait flou à mesure que les verres se vidaient. A l'intérieur de moi, la Loredana cachée avait une grosse envie de sortir et de se défouler, de rigoler, de crier même, comme je l'avais fait avec Enzo en plein milieu de Pré-au-Lard. Peu importait mon état d'esprit, je n'étais jamais réellement mélancolique sous l'effet de l'alcool. J'avais cet état euphorique, je ne me laissais jamais tomber. J'avais parfois tendance à être davantage tactile, ce qui n'était pas le cas habituellement.

Je l'avais suivie lorsqu'elle avait pouffé. Se faire virer par son elfe de maison, était-ce seulement possible ? J'ignorais qu'un elfe pouvait se révolter et prendre le contrôle sur son maître. C'était une situation hilarante, tant elle était insolite. Je n'avais jamais connu d'Elfe de Maison, mise à part ceux de la boutique. Mes parents s'étaient contentés de prendre une sorcière en guise de bonne à tout faire, une pauvre femme si gentille, servant une famille de pourris.

Comment se fait-il qu'il t'ait... expulsé ? Tu l'as poussée à bout ? Parce que... je pense qu'il leur en faut beaucoup pour perdre leur sang-froid !


Puis elle parlait d'une manière plus nostalgique, semblant elle aussi avoir un goût amère dans la bouche et n'aimant pas cette routine installée. Après sept années à Poudlard à ne se soucier de rien, à aimer, détester, à grandir, il fallait désormais s'occuper de soi, apprendre la vie en laissant de côté toutes ces petites choses qui nous rendaient si innocents. Cela faisait un an et demi que j'attendais mon départ de Poudlard. Pourtant aujourd'hui, plus rien n'avait de sens et j'avais l'impression de me perdre, de ne rien savoir.

Inutile de m'apitoyer sur mon sort ce soir. J'étais là uniquement pour oublier et pour repousser au lendemain, encore et toujours. J'avais donc levé mon verre avec un sourire et l'avais avalé sans me soucier du goût que cela pourrait avoir. Je n'y faisais plus attention à vrai dire. J'avais même l'impression que mon palais ne fonctionnait plus vraiment. Mon visage avait une expression presque déçue.

- J'ai rien senti, là, c'est triste !T'as senti quelque chose toi ?

Il en restait encore je me disais qu'il allait falloir refaire le plein afin de ne manquer de rien. Après tout, n'étions-nous pas là pour nous mettre la tête à l'envers ? J'avais trouvé la partenaire parfaite pour cela et je ne manquais pas de le lui dire.

- Franchement, heureusement que je suis tombée sur quelqu'un qui n'est pas là pour me dire de ralentir.

Il fallait dire que je n'étais pas la personne la plus prudente. Les cicatrices de son dernier duel loupé était encore présente sur son corps et je n'avais pas trouvé de meilleurs moyens que de m'échapper de l'hôpital avec mon agresseur lui-même. C'était sûrement suicidaire oui, mais j'étais prête à tout pour me sortir de ces quatre murs dans lesquels j'avais été enfermée.

- Pour ce verre on a qu'à trinquer aux choses positives ! Mon contrat à temps complet à la BAM, ce qui me permet de payer mon appart', le fait que je ne serai désormais plus obligée de voir mes parents et qu'il n'y a plus de couvre-feu ! A toi !
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Elhiya Ellis, Lun 8 Oct - 14:18



Let's get crazy


Pas de soucis t’en fais pas =)


Forcement la question de comment, pourquoi, le petit elfe avait fini par te dire de prendre l’air arrivait sur la table, ou du moins sur le bord du verre. Tu rigolais de plus belle, car forcément, c’était franchement pathétique qu’en être réduite à se faire maternée par le baby sitter des boules de poils. Alors tu pouffais de plus belle en l’entendant parler de sang-froid. T’avais jamais vu Jasper s’énerver, pourtant, il était exaspéré de temps à autre, surtout quand tu lui disais que t’avais pas besoin de lui. La boutique t’avais prévenu que si ce n’était pas un bourreau de travail, il ne serait pas forcement ravi d’avoir des jours de congés et que tu devrais apprendre à négocier. Tu savais pertinemment que te faire sortir lui permettait surtout de remettre l’appartement en ordre alors que tu lui avais dit que tu ne l’avais pas ramené chez toi pour ce genre de tache.

Mais avant de pouvoir expliquer qu’en fait ton elfe n’était pas un mauvais elfe, tout au contraire, Loredana te faisait remarquer qu’effectivement le gout, acre, amer ou suave des shooters avait disparu, ce n’était que gout alcool et rien de plus. Papilles gustatives en grève ou déjà en train de finir dans les brumes du poison liquide. T’avais osé un sourcil, la regardant, circonspecte, clignant un œil pour regarder dans le petit verre restant, y’avait bien quelque chose dedans, quoi ? T’avais oublié et t’en moquait royalement. Un haussement d’épaule pour lui dire qu’en fait tu ne savais pas trop ce que tu aurais dû identifier, qu’en fait tu t’en fichais, à l’enivrement, le moyen n’avait que peu d’importance. Et puis…. A la naissance de tes sourires, cette petite remarque, celle qui renvoyait aux trop bien attentionnés, qui voulaient contrôler les soirées d’oubli. Tu dodelinais de la tête, amusée, t’étourdissant un peu plus.

– Ho un contrat complet, c’est un bon truc à fêter ca !

Le sourire lumineux, les mirettes pétillantes, t’avais fait un signe de main à votre barman, demandant une seconde tournée, il fallait fêter, alors autant le faire.

– Ho oui, plus de parents ! c’est pas mal ça aussi comme raison de fêter !

Mais toi, t’aimais bien tes parents à la base. Ton père t’agacait un peu, mais c’était plus ou moins son role au final… Alors s’il fallait trinquer, tu voyais qu’une seule chose à célébrer.

– aux instants volés qui donne sens à cette vie stupide ! Et à plus d’alcool dans les prochains shooter sinon pas de pourboire pour lui à coté !

Un clin d’œil abandonné vers les nouveaux verres qui arrivaient et dont tu en subtilisais un directement pour le lever et le porter aux lèvres

-  A mon elfe qui m’a dit de sortir sinon !

Oui c’était bien au final, il avait eu une bonne idée le petit, d’un tu te changeais les idées, et de deux lui était tranquille pour s’afférait dans l’appart, jamais tu n’aurais fait l’effort de trainer ta carcasse ici. Tu grimaçais à cette lampée qui brulait la gorge et dessinait sur tes lèvres un large sourire.

– Ahh mieux, enfin je sais pas ce que c’est mais on le sent passer ! Et donc, tu croises trop de gens qui te disent de ralentir ? Ça serait dommage quand même vu ces petites merveilles ! Ces justes que ces autres ne les ont pas goutés j’suis sure ! Et puis si tu dois toujours faire par rapport aux autres t’as pas fini ! Et cet appart ? T’as pris ça où ?

Pas que ca avait grande importance, mais qu’en soit, tu n’avais jamais vraiment parlé avec Loredana, sauf à la boutique, vos routes avaient pris deux chemins différents se croisant de temps à autre sans jamais mettre un pied dans la vie de l’autre. Aléa classique du monde sorcier de toute évidence. Tu papillonnais des yeux, sentant la vision se flouter doucement, prémices de talents de la boisson entrain de pousser la porte et s’installer, t’avais envie de danser maintenant… Tu cherchais des yeux ce qui pouvait diffuser de la musique avant de demander a votre serveur de mettre quelque chose qui bougeait
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Loredana Sparks, Lun 15 Oct - 10:20




Elhiya avait rigolé. L'histoire avec son elfe semblait assez invraisemblable. Je ne pensais pas que cette créature pouvait jeter son maître dehors, même si j'étais consciente que certains pouvaient avoir un sacré caractère. J'en avais vu des elfes caractériels, aimant râler dans leur coin sans pour autant négliger leur travail. C'était ce qu'il y avait de plus important pour eux. J'imaginais la situation et ça me faisait sourire. Je n'avais jamais vraiment penser à prendre un Elfe de Maison pour m'aider. Après tout, je vivais dans un appartement dont je pouvais m'occuper seule. Inutile de demander de l'aide, surtout que ce n'était pas vraiment mon genre.

Toute excuse était bonne à fêter, même un contrat que j'avais obtenu il y a tout de même deux mois de cela. Je n'avais simplement pas eu la tête à cela. Je pouvais être pénible. Odieuse même. Des changements d'humeurs courants que je ne maîtrisais pas. Aujourd’hui, cependant, j'étais d'humeur à faire la fête ! L'alcool faisait son travail et je me sentais légère, libre, sans ce stress qui me rongeait depuis la fin de l'été. Mon sourire s'était élargi en voyant le serveur revenir avec la seconde tournée. Il n'y avait rien de plus plaisant que de se dire que la soirée était encore loin d'être terminée.

- À tout cela oui !

Nous buvions donc une nouvelle fois. La sensation était là. Agréable. Brûlante. Faisant apparaître une nouvelle fois une légère grimace sur mon visage. J'aimais ce que cela pouvait faire. Je faisais tourner mon verre vide entre mes doigts tout en profitant de la saveur qui me chatouillait le palais. J’acquiesçais à la remarque d'Elhiya, complètement d'accord avec elle ! Ces prochains verres semblaient plus prometteurs. Le serveur avait probablement compris le but de notre venue ici. Puis elle m'avait posée quelques questions, notamment sur ces personnes qui tentaient de m'empêcher de me noyer dans l'alcool à chaque problème. Ce n'était même pas ce que je faisais. Je voulais simplement m'amuser.

- Je ne fais rien par rapport aux autres et je ne suis pas vraiment le genre à écouter et obéir au doigt et à l’œil. Je ne le suis même pas du tout ! Il y a ceux qui persistent, généralement ceux qui ne se sont jamais mis la tête à l'envers et il y a ceux qui laissent tomber. C'est ceux que je préfère ! Mes parents devraient être les seuls à pouvoir avoir de l'autorité sur moi, mais ils ont disparu de ma vie...je n'ai pas de règles !

Je secouais la tête en pensant à eux, tant ils étaient tous les deux pathétiques. Je n'avais jamais compris pourquoi ils ne m'avaient pas simplement abandonnés au lieu de m'emmener loin de Venise, ma ville natale. Une histoire complexe. Je ne comprenais pas toujours tout. Je savais simplement que l'on ne me voulait pas. Ils avaient été assez explicites sur ce point-là.

- J'ai pris mon appartement à quelques kilomètres d'ici, à Camden Town. C'est un quartier que j'aime beaucoup ! L'adaptation a été quelque peu compliquée puisque je vis avec les moldus. Mes parents ont toujours refusé que je les fréquentes. J'ai fini par m'y faire, même si beaucoup de choses sont encore compliquées !

Je me sentais seule en ce moment. Avec la rentrée, tout le monde était retourné à Poudlard. Les animaux étaient d'une très bonne compagnie, heureusement qu'ils étaient là ! Le serveur qui nous avait apporté les verres avait été changer la musique afin de mettre quelque chose de plus... festif. Mon sourire s'était élargie en entendant cela. Je ne connaissais absolument pas la chanson, mais le rythme me plaisait grandement.

- Qu'est-ce qu'on fait ? On reste soft et on danse sur la piste ou on grimpe carrément sur les tables ?

Se donner en spectacle. Il n'y avait aucun intérêt à faire cela. Pourtant, je me fichais de la signification des choses, de ce que cela pouvait m'apporter. Peut-être quelques verres gratuits. Ok, ce n'était clairement correct de ma part.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 18 Oct - 18:07



Let's get crazy



Mon LA accordé si besoin

L’esprit partait facilement, il virevoltait sous les volutes de ces petits verres d’alcool ingurgité si vite que tu n’avais toujours identifié ce qu’ils contenaient. Le liquide picotait le palais, brulait la gorge et tombait dans un estomac quasi vide ouvrant la porte aux ravages possibles tant pour les entrailles que pour la présence d’esprit. Tant pis, ou du moins tant mieux. Cela faisait un moment que tu n’avais pas repris le temps de boire sans te soucier de comment rentrer. Là il te suffirait d’appeler Jasper pour retrouver ton lit douillet. Tu voyais déjà sa tête, partagé entre surprise et mécontentement, il ne te ferait pas la morale bien sûr, mais plus jamais il ne te dirait que prendre l’air te ferait du bien. Ca t’en étais persuadée.

Au nouveau verre sacrifié, les mirettes se floutaient un peu, forçant le papillonnage une ou deux fois pour continuer à voir Loredana qui t’arrachait un pouffement sous sa réponse. Un esprit de feu qui n’en faisait qu’à sa tête, plaisant à entendre, tu lui souriais, comme pour acquiescer à ce point où tu n’avais pas ton mot à dire. Mais tu validais quand même, ravie de découvrir une brunette libérée d’entraves sociétales stupides. C’était mieux ainsi, toujours. Le moins de barrière possible, le moins de filtre possible, juste se laisser vivre, profiter et respirer. Car c’était bien ce pourquoi t’étais là au final.

Le petit verre vide poussé sur le bar pour ne pas le cassé, t’avais relevé de nouveau les yeux sur la demoiselle en entendant où elle habitait. Large sourire étirant tes lèvres pour simple réponse, tu faisais l’effort d’attendre qu’elle finisse de parler pour lui dire tout le bien de ce quartier. Tu y avais de bons, très bon souvenirs même. Mais le détail de l’adaptation te faisait sourire de plus belle. Pour toi, qui n’était pas en quartier sorcier non plus, tout était tout beau, tout neuf, pire qu’une môme à Noel, t’avais trouvé le moyen de t’extasier devant ta boite aux lettres. Pourtant ce n’était qu’une boite ou un moldu mettait des publicités et des factures dedans. Rien de transcendant de base… Sauf pour une pur-sang.

Bouche entre-ouverte pour partager avec elle le chemin de croix illusoire de l’adaptation au monde moldue qu’elle t’offrait sur un plateau une opportunité impossible à refuser. T’avais fait un bon de ta chaise et lui adressais un sourire radieux accompagné d’un signe de tête vers la piste.

– C’est tout vu ! un verre de plus, la piste, de quoi repérer les tables sur lesquelles grimper. Ça me semble tout indiqué comme principe. Et puis… ça offre parfois des verres et des situations assez amusantes

Un clin d’œil malicieux abandonné à la brunette. Tu ne savais pas si elle avait quelqu’un dans sa vie, mais toi qui trainais deux amours différents aux parfums de liberté ne ferait pas l’impasse sur une dose de frivolité innocente en rappel à ce qui était resté derrière toi. Eux, l’insouciance et l’innocence des excès d’alcool, de mots doux, de jeux de gosses, de mains taquines ou de regard provocateur. Tendre les doigts sur ces anciens jeux te tentait plus qu’il ne fallait et ingurgitant un nouveau shooter avec enthousiasme.

– Et comme t’es une fille de Camdem désormais, à toi de faire honneur en premier à ton quartier. Un des meilleurs, même si je ne sais jamais ou y transplaner tranquillement !

La dernière fois t’avais opter pour des toilettes publiques souvent délaissée pour leur propreté, faudrait que tu y retournes pour repérer un autre point de chute au cas où.  Sans plus de procédure, le petit verre claquait sur le comptoir et tu te faufilais entre les gens pour prendre une place pour la brune et toi en plein centre de la piste, commençant à te dandiner sous les quelques notes qui étaient soudainement bien plus présentes sur cette zone. Un rythme entrainant et envoutant, tu te laissais aller par l’instant ondulant  épaules aux hanches, les bras au-dessus de la tête blonde, laissant les mèches d’or virevolter de gauche à droite, fermant les yeux quelques instants avant de les rouvrir sur ta partenaire de soirée avec un pétillement enfantin recouvert
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Loredana Sparks, Ven 19 Oct - 13:54




LA piqué, mon LA accordé à Elhiya également


Il n'y avait aucune prise de tête ce soir. C'était ce qui me plaisait. Nous étions juste deux personnes en quête d'amusement, d'oubli, voulant oublier le quotidien et toutes les choses tellement fastidieuses auxquelles je ne voulais vraiment pas penser ce soir. Je me trouvais en compagnie d'une personne qui recherchait la même chose que moi et dont le taux d'amusement était similaire au mien. Je pouvais me lâcher, sans avoir peur qu'elle me stoppe, sans avoir peur qu'elle pense que je vais trop loin. Je pourrais m'enfiler une bouteille de tequila devant elle, qu'elle se débrouillerait pour en trouver une autre et me suivre dans ma démarche. En fin de soirée, l'une des deux tiendra peut-être les cheveux de l'autre dans les toilettes.

Je la suivais tandis qu'elle buvait son dernier shooter. J'avais l'impression que ma gorge avait subit une anesthésie. Je sentais que ça chauffait, même dans mon estomac, mais le goût, je ne le sentais pas. Je ne le sentais plus. Nous avions bu vite et l'alcool était monté à la même vitesse. Je sentais que mes jambes faisaient un peu ce qu'elles voulaient. Et ce qu'elles voulaient, c'était courir sur la piste et se défouler après tant de jour à rester vautrer sur le canapé à attendre que le temps passe. Je voyais Elhiya se diriger vers la piste, en se frayant un passage d'une manière élégante et je suivais derrière dans le même rythme.

Sur la piste, je m'étais décidée à poser le cerveau, à ne plus penser à rien, si ce n'est à mes mouvements. Bougeant la tête, le bassin au rythme de la musique. Il n'y avait pas de retenue et la blonde et moi étions rapidement devenues le centre de l'attention. Mes longs cheveux avaient entamé leur propre danse. Quelques mèches qui tombaient sur mon visage, d'autres qui s'amusaient à chatouiller ou fouetter ce qui se trouvaient derrière moi. Je n'y faisais pas attention. Cela m'importait peu. Je n'avais pas le réflexe de m'excuser pour ce genre de chose. Parce que à cet instant, je n'avais qu'une envie : Danser et me saouler.

Tandis que je me défoulais comme je ne l'avais pas fait depuis longtemps, j'avais senti des mains s'enrouler autour de ma taille. Je doutais que Daemon soit venu me faire la surprise à cette période de l'année. Je tournais furtivement la tête afin de m'en assurer et effectivement, c'était un inconnu aux mains baladeuses. Je me détachais en continuant de danser, ne voulant pas me la jouer fille agressive.

- Viens avec moi !


J'attrapais rapidement la main d'Elhiya en me dirigeant vers une table qui se trouvait juste à côté de la piste. Sans grande hésitation et parce que l'alcool avait effacé toute trace de pudeur, je grimpais dessus, tendant la main à la blonde afin qu'elle fasse de même. Je continuais ma danse, me donnant totalement en spectacle, tentant même de motiver la foule par des petits cris. Le serveur s'était approché de nous et avait déposé quatre petits verres de plus sur la table où l'on s'était mise à bouger. Je me baissais pour en attraper deux tandis que le serveur nous faisait un clin d’œil, reluquant Elhiya d'une manière qui laissait deviner ce qu'il avait en tête. L'un des verres tendu à la blonde, je levais le mien en sa direction.

- C'est la tournée du patron ! Ou du serveur qui semble espérait un faveur de ta part en retour ! Je trinque à cette table qui supporte nos deux poids !

Nous étions arrivées à une heure ou l'on pouvait trinquer pour n'importe quoi. Je m'étais mise à rire sans savoir pourquoi. J'étais bien ici et je n'avais pas envie de partir. Je ne pensais à rien. C'était comme si ma vie et mes problèmes avaient été mis sur pause. J'avais l'impression de revivre, de respirer ce soir. Une sensation que je ne pensais pas retrouver.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Elhiya Ellis, Dim 21 Oct - 11:41



Let's get crazy



LA partagés

Au rythme enivrant de la musique de l’oubli, le sourire rayonnait à l’écoulement des ondulations des mèches blondes et du dandinement du corps libéré de toute notion sociétale. T’avais accueilli les pas de danse de ta comparse d’un petit cri enthousiaste, restant à ses coté à te mouvoir insouciamment dans l’ivresse des notes de musiques couplées à ce trop grand nombre de verres. Plus de rien n’avait d’importance, comme avant, comme ces nuits où les mirettes pétillaient d’une lueur perdue en faveur d’instant volé au temps. Instant d’allégresse simple où les battements de cœur suivaient ceux du son inconnu qui vibrait même dans les veines.

T’aurais bien rajouté un shooter ou deux, histoire que le monde danse lui-même sous tes pieds, qu’il fasse tanguer le décor et que les contours flous du bar deviennent cotonneux au point de rire de tout de rien. Il manquait une petite dose, cette qui laissait Raison s’exprimer encore. T’avais esquissé un petit rictus amusé à un cavalier fort entreprenant ayant déjà rejoint la brunette. Tu le comprenais, le pauvre, dur de ne pas finir envouté par quelques idées folles sous les courbes féminines de la belle en pleine exposition de volupté. Mais c’était d’un pouffement que tu le regardais se faire éconduire avec autant douceur surprenante qu’il en restait bouche bée.

Ta main capturée, tu avais trottiné gaiement, te laissant dévoiler un nouveau perchoir au quel tu offrais des acclamations enthousiastes. Ce n’était qu’une table, un petit promontoire pour finir centre d’attention pour ceux qui ne vous avaient pas encore repéré. Loredana t’aidant à grimper, tu souriais de plus belle, reprenant là où vous aviez été interrompues, ondulant de nouveau, te laissant porter par le mouvement quand la brune de roulements de hanches capturait le regard de quelques pauvres innocents. Magie des soirées en toute simplicité, envie de s’y perdre entièrement, ne plus savoir où tu habitais, ne plus reconnaitre le quartier, finir par tout vouloir bruler pour la caresse de la Déraison salvatrice.

Et au serveur de votre nuit d’entendre l’appel de tes songes silencieux pour poser à vos pieds 4 petits nectar d’ivresse en offrande. Clin d’œil en prime nourrissant l’éveil de quelques options tout aussi délicieuses d’une cascade de ces nouvelles boissons. Amusement distinct pétillant en bulles de champagne dans la tête que tu comptais bien user pour continuer à jouir de la soirée. A la boisson gratuite, à la musique la plus entrainante, à cette table, aux éclats de rire, aux attentes murmurés d’un battement de cil, tu t’en foutais à quoi vous trinquiez, le verre s’était relevé, dans un mouvement de coude pendant que tu rigolais comme une gamine.

– A la tournée du patron et à ses tables alors ! Et aux prochains verres gratuits, moi j’ai rien contre !

T’avais adressé un coup d’œil équivoque au serveur avant d’ingurgiter ce qu’il vous avait ramené. Acre, acide ou collant au palais tu n’aurais su dire ce que c’était et n’en avais que faire. Un pas de plus vers de la fin de la lucidité, la porte de plus ne plus ouverte au divertissement. Tu lui envoyais le verre en sa direction, remerciant le ciel qu’il fut habile ou votre perchoir non loin de lui pour ne rien casser et retournais vers ta partenaire de danse, pour initier une danse en binôme, continuer à donner un peu de spectacle à vos spectateurs du moment. Tu n’avais pas vu où le kidnappeur des hanches de la brune était avant que du mouvement sur la table à proximité te faisait tourner les yeux. Un coup de menton à la belle pour lui montrer, tout en pouffant.

– Et bientôt on va voir à combien on peut tenir sur cette table sans un sortilège, regarde on a de la compagnie

T'avais rien contre après tout, l'oubli comportait les élan soudain de sociabilité
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Loredana Sparks, Lun 29 Oct - 9:45







La danse continuait de plus belle, mêlée aux boissons de l'on ingurgitait depuis le début de cette soirée. J'aimais cet état dans lequel je me trouvais. Ce sentiment de liberté que je ressentais enfin, après avoir eu la sensation d'étouffer. L'isolement, ce n'était pas mon truc. Les murs de mon appartement devenaient laids, lassants. Il fallait que je puisse voir autre chose afin d'apprécier de nouveau les couleurs de mon lieu d'habitation. Tout était devenu terne, sans vie, autant dans ce lieu que dans mon esprit. Aujourd'hui j'avais la sensation que tout envoyer balader pouvait être la solution. Ne plus laisser qui que ce soit me guider, me dire ce que je dois faire ou ne pas faire. J'avais l'impression d'être invincible et de pouvoir tout gérer. C'était sûrement dû à ces différents liquides au goût amer que j'avais ingurgitait tout au long de cette longue nuit.

Un verre qui volait, puis une danse endiablée avec ma partenaire. Nous avions toutes les deux fait nos vies de notre côtés, sans jamais devenir des amies. Cela avait été ainsi. Aujourd'hui pourtant, c'était comme si vous étiez de vieilles amies qui voulaient simplement profiter de la vie. Danses sensuelles, éclats de rire et sourires complices. L'alcool avait fait tout le travail et nous nous étions contentées de suivre ce que notre corps nous disait de faire. Sans se poser de questions. Sans réfléchir à ce qui pourrait se passer le lendemain. Le jour était encore loin.

Notre danse avait attiré de nombreuses personnes, filles comme garçons. Une blonde et une brune qui dansaient de cette façon ne pouvaient que faire venir la foule. Je pourrais passer pour une prétentieuse en parlant de la sorte, mais nous étions comme les reines de la soirée. Nous voulions nous donner en spectacle. Le pari était réussi. Quelques personnes étaient montées sur la table qui n'eut bientôt plus de place. Nous étions obligés de tous nous serrer les uns contre les autres tout en continuant à bouger au rythme de la musique. J'éloignais les quelques hommes qui tentaient une approche, tout en restant discrète et en continuant à danser. Je voyais le regard noir d'un groupe de fille et ne pouvais m'empêcher de pouffer.

- Regarde-les, elles ont de la concurrence aujourd'hui !

Je continuais à bouger et à boire tout ce que l'on me donnait. Sans ne jamais oublier ma compagne du jour qui se doit de profiter également de ces verres gratuits que l'on nous offrait. J'avais la grande impression qu'elle n'avait qu'à siffler au serveur pour qu'il accourt. Une bonne chose pour éviter de penser son argent. Ce n'était pas une façon correcte de penser, mais cela m'était égal, j'avais décidé de m'amuser. Les limites pouvaient être dépassées ce soir.

- Je ne parviendrais jamais à transplaner jusqu'à Camden ce soir !

J'avais dis ça de façon à ce que seule Elhiya entende. Le verbe transplaner ne devait pas faire partie du vocabulaire de ces moldus, probablement tous étudiants. Je ne m'imaginais pas utiliser ce moyen de locomotion pour rentrer. Peut-être que je pourrais faire appel au Magicobus, ou simplement me trouver une chambre d'hôtel dans le quartier. Je ne me sentais pas vraiment de rentrer à pieds.

- Le serveur semble bien t'aimer ! Que dirais-tu de l'occuper genre une minutes ou deux, le temps que je nous prépare une cocktail digne de ce nom et bien bien fort ?

J'étais descendue de la table qui finirait par céder sous le poids des personnes qui étaient montées pour nous rejoindre. Certains pour s'amuser, d'autres par jalousie de ne pas être assez regardés. Je continuai ma danse, balançant mes longs cheveux, tout en me dirigeant vers le bar. Quelques alcools forts, des jus de fruits de prêtaient à moi. J'allais improviser et j'aimais cela. Restant concentrée afin de ne rien casser, je m'adonnais à la préparation d'un nouveau cocktail.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 8 Nov - 7:56



Let's get crazy



LA partagés

De la compagnie, un peu, beaucoup, de plus en plus, comme les verres, tu ne comptais plus, ne faisais plus attention à ce qui vous entourait, gardant juste un œil sur Loredana, question de principe même si vous n’étiez pas venue ensemble. Plusieurs filles non loin s’armaient d’œillade à te faire décocher un sourire amusé. Au nombre d’autres danseurs, il y’avait largement de quoi partager, et la jalousie n’avait que peu de place dans la rivière de l’ivresse trop enthousiaste pour s’en soucier. Aux ondulations de corps et déhanchement sous les notes de musiques envoutantes, tu ne te moquais pas mal des comportements puérils alentours. L’insouciance dans les shooters apportés par quelques mains inconnues, le sourire était la seule réponse encore vivante. Un pouffement aux mots de la brune lui adressant des mirettes espiègles. « Les pauvres, ca donne envie de juste faire plus… » Et le regard qui scannait vos faux cavaliers se tortillant sur cette pauvre table. Elle tenait bon, sans magie, un vrai miracle qui ne te faisait que continuer à te donner en spectacle dans ce duo de mèches d’or et d’ébène précieux.  Tourbillon voluptueux à regarder sans nul doute.

Les mains dans les cheveux pour les balancer de temps à autres, ou adresser un coup d’œil à ton serveur. Oui « ton », car il était bien aimable ce jeune homme. Outre ton faible pour les blonds, et les moldus, il avait une bouille appétissante te la faculté à trottiner de votre côté quand il voyait vos verre vide, la perfection nocturne à l’état pure à en croire ton esprit embrumé par l’alcool. Cela fait trop de temps que tu n’avais pas pris le temps de souffler ou de te perdre en quelques frivolité et les souvenirs noyés dans un poison coulant dans tes veines en devenaient presque délicieux. Une légère morsure de ta lèvre inférieure en y repensant, rien, strictement rien ne pouvait te refreiner. Qu’importait la mine réprobatrice de Jace sur tes excès, il n’était pas là et était mis de côté depuis de trop longs mois pour se permettre de dire quoi que ce soit.

Un murmure à ton oreille te faisait quitter le fournisseur d’ivresse des yeux. Transplaner. Un détail complétement oublié de par la possibilité d’avoir un taxi. T’avais dodeliné de la tête étourdissant l’esprit avec délice en te penchant vers la brunette pour chuchoter à ton tour. « T’inquiète on se trouvera un chauffeur » Au clin d’œil espiègle tu avais continué à la suivre, dans les déhanchements, dans le suicide de la Raison, des pensées, de la retenue. Sur l’autel de l’oubli et de quelques mots latins collés sure certaines images, les opales étaient parties rejoindre celles du serveur aux mots lachés par la brunette.

Bien t’aimer ? Tu n’en savais rien, tu t’en fichais, t’avais droit à des verres en rab, des sourires, et de quoi t’enniver, le reste…. Tu t’en fichais pas mal pour tout dire, alors t’avais haussé les épaules, esquissé un sourire espiègle, glissé un simple « Ho oui tiens, j’fais ça… donne-moi quelques minutes quand même hein… »[/color] Quitte à jouer un peu sur des délices autres que l’alcool, tu voulais bien y octroyer bien plus que quelques secondes. T’avais sautillée pour descendre de la table, te demandant comment tu ne t’étais pas tordue la cheville et trottinais, le sourire lumineux vers le jeune homme aussi blond de celui au prénom d’un dieu grec qui te manquait encore et toujours... Pensée chassée d’un mouvement de boucles d’or étourdissant rendant le monde plus flou, plus cotonneux, plus coloré, plus parfumé, plus brillant… Mensonge illusoire parfait pour ce soir.

Sur la pointes des pieds, les coudes sur le comptoir, tu  minaudais avec pétillement, demandant au serveur un peu de son temps, le capturant le bout de ses doigts en papillonnant des yeux pour occuper ses prochaines minutes de pause et laisser à Lore le loisir de faire la barmaid. Avec du culot et de l’audace, sa présence ne choquait personne. Volant l’attention du blond d’une danse de tes doigts sur les siens, tu regardais de temps à autre ce que la brunette faisait, hésitant à amener le jouet du soir encore plus loin. Vague hésitation perdue dans un mouvement de menton montrant à l’employé la table oubliée un peu dans l’ombre. Un nouveau clin d’œil laissé à ta comparse de méfait, t’avais capturé les doigts du jeune homme, l’entrainant un peu plus loin. Après tout, la soirée s’y prêtait…

Une ou deux minutes, cinq ou dix, tu ne savais pas trop combien s’étaient écoulées dans les palabres déjà oublié et les dessins de sourires espiègles, tu avais juste vu que Lore n’était plus dans ton champ de vision quand tu avais quitté les mèches blondes ne t’appartenant pas. Le nez levé, les mirettes à l’affut dans la salle de bar devenue compacte d’une foule que tu n’avais pas vu, tu abandonnais le serveur d’un baiser refusé et te faufilais entre les gens pour retrouver la brune. Beaucoup de brunette aujourd’hui, l’envie de sortir la baguette pour pousser la foule te démangeait malgré le peu de sobriété, et à l’hésitation tu laissais un peu de temps
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Loredana Sparks, Mer 12 Déc - 10:34







Elle ne semblait pas inquiète sur le retour. Inutile alors que je le sois également. Cette soirée était bien trop divertissante pour que je m'arrête sur ce genre de détails. À quoi bon se prendre la tête sur de petites choses ? J'étais venue ici dans le seul but de m'amuser et c'était gagné. L'alcool avait coulé à flot et mes sens s'étaient multipliés à mesure que les verres défilaient. Mes mouvements étaient fluides, légers, ou du moins, c'était l'impression que j'avais, et je ne voulais en aucun cas gâcher ce moment. Après tout, il n'était qu'éphémère et je ne pouvais nier le fait que la routine reprendrait son travail une fois la gueule de bois passée.

Pour le moment, il fallait profiter et mettre le plus de bordel possible. J'avais envie que les gens se souviennent de nous. Je ne connaissais pas la raison de tout cela, mais c'était ce que je ressentais au plus profond de moi. L'envie d'être sur le devant de la scène pour une fois, de me montrer comme je ne le faisais jamais. Rien ne tournait rond dans ma vie. Ce soir était l'occasion d'oublier, de tout oublier. Tout simplement.

Elhiya se prêtait au jeu à la perfection et le serveur ne mit pas longtemps avant de plonger dans les filets de la blonde. Une attitude pas du tout professionnelle, mais qui m'arrangeait grandement. J'avais filé ni vu, ni connu derrière le comptoir et préparait une boisson du tonnerre. Un excellent breuvage dont je ne connaissais absolument pas le goût puisque je faisais avec tout ce que je trouvais. Sans oublier quelques jus de fruits pour faire oublier le goût de l'alcool qui serait pourtant on ne peut plus plaisant dans ce cocktail made by Loredana. Les toilettes s'en souviendront peut-être aussi...mais je ne pensais absolument pas à cela pour le moment. Je laissai le temps à l'ex-Serpentard de profiter un peu de son beau serveur, puis je lui fis signe que tout était prêt.

- Tiens ! Il n'a pas de nom, mais je suis sûre que c'est une tuerie !!!

Je parlais bien plus fort que je ne le voudrais, mais je laissais simplement mon corps lâcher prise. Sans me soucier des gens derrière mois, oubliant que je n'étais une pauvre vendeuse d'animaux qui, parallèlement, faisait des recherches en potions. En parlant de potions, il y en avait justement une dans ma main qui ne demandait qu'à être testée. Sans parler davantage, je trinque avec Elhiya et goutte ce breuvage fraîchement préparé avec les compliments du chef qui ignorait que j'avais piqué dans ses réserves. Un goût fruité, mélangé à l'alcool qui donnait un air plus sauvage à la boisson.

- Woooooooouuuuuh ! Ça déboîte !!!


Une envie de me diriger de nouveau vers la foule, de fouetter avec mes cheveux celles qui me regardent de travers. Cependant, je titube. Je me rattrape de justesse à un tabouret de bar qui tombe à son tour. Une flaque d'alcool sur le sol a raison de moi. Je me retrouve les fesses à terre. Je rigole éhontément face aux certaines personnes qui m'ont remarquées. Aucune gêne, aucune douleur nul-part. Juste l'espoir que ma baguette planquée dans mon collant est toujours entière...
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Haiko Kanakis, Sam 19 Jan - 21:08


Le déclic
RP unique


Je dessine, sans cesse. J'écris aussi, parfois des rédactions entières sur des feuilles que je finis par plier en des dizaine d'oiseaux sans trop savoir quoi en faire d'autre. La demoiselle qui me sert de psychologue n'a pourtant pas l'air désespérée. Sans doute parce que chaque heures passées avec moi lui rapporte de l'argent quelque soit le résultat. Ça fait un an que je la vois chaque jours, un an et je n'ai toujours pas prononcer le moindre mot.

Les choses ont changées depuis que je suis rentré, ma complicité avec Sayuki en a pris un coup. Elle me parle de moins en moins et ne pense plus qu'à une chose : sa rentrée à Poudlard. Je peux la comprendre même si c'est difficile à accepter, même si lorsque j'étais à sa place ma plus grande crainte était de la quitter. C'est dur de se rendre compte qu'elle peut se débrouiller seule, qu'elle n'a pas besoin de moi, qu'elle est même plus forte que jamais je ne l'ai été.

Je me suis tellement inquiété pour elle que son attitude me semble juste irréelle. Je me sens comme un idiot d'avoir paniqué alors que je la vois s'ouvrir et s'épanouir de jour en jour sans l'aide de personne. En voulant l'identifié à moi, je me suis perdue et je me suis trompé sur son compte.

Haiko ?
Oui ?

Je me rends compte que j'ai prononcé le mot à voix haute un peu tard. Je me retourne pour voir ma psychologue bouche bée me dévisager comme si je venais de lui annoncer que j'étais un moldu. Elle déglutit avant d'essuyer une fausse larme de ses yeux. Je hausse les sourcils avant de prendre petite à petit conscience de ce qu'il se passe.

Tu-tu parles ?
Oui.

Je n'arrives pas à prononcer autre chose, c'est étrange.

Heu...
Oui.

Je souris fièrement – peut-être un peu plus heureux que je n'ose me l'avouer sans savoir pourquoi. Lorsque je rentre à la maison, maman me serre dans ses bras. Des larmes coulent dans sa voix.

Je suis si fière de toi. Ça va ?
Oui.
Tu as une si belle voix mon Haiko. Pourquoi nous en as-tu tend privé ?

Je ne peux pas, ne sais pas encore lui dire. Pour protéger Sayuki maman, mais je ne suis pas Sayuki et elle n'est pas en sucre. Maman hoche la tête avant de me serrer une nouvelle fois dans ses bras. J'ai l'impression de la retrouver et étrangement ça me fait vraiment chaud au cœur. Comme une bonne nouvelle dans ce long chemin de guérison.

Fin
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Kathleen Gold, Mer 13 Fév - 16:58


RP avec Shela Diggle


Se faufiler dans les couloirs de l'Observatoire, au cœur de Greenwich avait quelque chose de grisant.
Passée les inquiétudes sur la sécurité et autres alarmes, te voilà, pieds nus, tout en haut du lieu, à arranger les derniers préparatifs.

La nuit est froide - elle l'est toujours en début d'année, mais tu espères que le froid
Se vaudra par un ciel dégagé. Tu avais prévu plusieurs jours à l'avance, étudié les signaux, et ce devrait être une belle nuit -
Pas autant qu'en été, mais cela devrait faire l'affaire.

Les escaliers révélés par la trappe ouverte, et l'air
Frais qui ne tardera pas à être voleur en cette soirée, quand tu ouvriras le dôme du lieu centenaire.
La robe en satin crème n'est pas des plus adaptée, mais tu es
Une vision, dans la nuit, un peu de chimérique jetée au vent au milieu des étoiles.

Elle verra, certainement, en approchant, les grands portes s'ouvrir, et l'immense verre pointer vers le ciel.
Tu places tes mains autour de tes bras, te protéger un peu du froid en réglant les derniers appareils
Essayer de replacer tout le savoir des livres et des expériences à la maison sur ces instruments autrement plus impressionnants.

S'arrêter
Un instant seulement,
Pour contempler le ciel.
Les étoiles qui scintillent comme autant de pierreries, tu pensais enfant qu'il s'agissait
Des bijoux, collier et parure de la nuit - des constellations nacrés qui se reflétaient à l'infini, jusqu'à ce que ton père te souffle qu'il s'agissait de bien plus
Que derrière, se trouve planète et galaxie
Quand l'immensité fait peur, tu t'y réfugies
Tu trouves cela rassurant
D'être si petite,
Pourquoi avoir peur, d'être insignifiant
Pourquoi ne pensent-ils pas, comme toi, que cela permet de s'élever
De penser à tellement plus grand, plus impressionnant.

Ton jeu préféré, lever la main et essayer de les toucher, entre deux formes que tu connais comme le revers de ton âme,
Presque les saisir, presque les effleurer,
Communiquer, un peu
Vers cette inconnue aux chiffres sans fin.
Cette passion dévorante de plus, de destin et de mythes

D'étoiles, d'autres mondes, sont les restes qu'elle éveille
Les derniers bouts d'enfance, la nostalgie
Tous retrouvés ici.

Compter par la fenêtre celles qui sont visibles, trouver parfois des moutons au milieu quand les nuages s'invitent,
Sais-tu de quoi tu as l'air à ce moment, les yeux brillants de leur reflet, un sourire luisant
La robe traînant le long de tes jambes, grande dame encore enfant
Tu cèdes et tu te penches vers l'entrée de ton monde.

Elle arrivera, bientôt, par la trappe laissée ouverte
Tu es indulgente et t'autorises un plongeon dans la mer des hauteurs.
Aimera-t-elle cette porte - parmi tant d'autres - et verra-t-elle comme ses manèges le prisme dans lequel tu t'enfermes
C'est la grande question, n'est-ce pas, une autre au centre de l'univers si vaste
Tu remarques la première forme que tu voudras lui montrer, les ours et autres divinités
Tu te redresses, et contre les rebords, presque totalement penchée
Le vent soulevant - indécent - la robe qui touche les chevilles sur les toits de Londres
Tu cherches encore sans trouver
Une étoile à lui donner.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Shela Diggle, Jeu 14 Fév - 14:17


Ouranos était donc son monde, Ouranos et ses vents, ses palpitations
Avoir en tête l'image usuelle d'une déesse, et rougir que l'on puisse accéder à ses pensées-là. Comme il est étrange de revenir à de si douces occupations après la tempête, comme avoir déraciné un arbre centenaire et l'avoir reposé dans la béance faite dans la terre, sans prendre garde aux racines défaites, au sol qui n'est plus droit. C'est étrange, et lui être mille fois reconnaissante d'avoir choisi de faire de soi un soi normal, de continuer la valse, de n'avoir cessé d'avoir le même regard. Toujours sobrement, avoir désigné une robe d'automne comme revêtement pour elle, trop légère pour la saison, sombre à pouvoir se fondre dans la foule - qui n'est pas dense à cette heure-ci, elle a choisi l'effraction pour éviter le monde ; ce geste fût probablement autant pour elle que pour moi, mais éprouver tout de même de la gratitude. Après tout les solitaires ne peuvent que se retrouver loin du monde.

Ouranos est donc ce monde que l'on ne lui connaissait pas, et que l'on ne connaît soi-même pas tant que cela, même presque point du tout. Quelques cours n'ont suffit à attiser une flamme pour l'étude de la voûte céleste, et celle-ci est donc restée cette toile parfaite sur laquelle l'on ne peut poser qu'un œil peu érudit. Le cieux et le désert, reconnaître l'affection peut être des grands espaces vides, des espaces mondes dans lesquels il n'y a personne. Il y a quelque chose de poétique dans ces appréciations, et une curiosité candide, parce que souhaiter l'apprendre, elle, et tout ce qui fait sa réalité, et tout ce qui fait sens à ses yeux. Plusieurs fois l'on s'est questionnée en chemin, pourquoi diable a-t-on pris des talons, et c'est probablement pour avoir l'air plus forte, plus grande, en belle santé. Peut être qu'il s'agit là de l'image que l'on se renvoie à soi-même, et que l'on a espéré pouvoir lui montrer le même reflet. Parce qu'ils donnent une belle cambrure aux jambes, ils prouveraient par là une habilité demandant robustesse.
Devant soi l'immense globe, que l'on observe attentivement, cherchant par quel espace l'on pourrait bien apercevoir le ciel, sceptique quant à l'aspect couvert du dôme. Prenant précautions aussi de ne pas paraître trop décidée de s'avancer vers l'observatoire fermé au public, questionnant à nouveau la présence des talons qui claquent contre le sol

Et soudain le globe s'ouvre en une bouche immense, soudain prête à attraper le ciel. Cela se fait lentement, et étire un sourire ; savoir que c'est elle derrière le mécanisme, et être surprise d'une telle audace alors que tous pourraient se rendre compte du mouvement tranquille qui ne devrait pas être. Il n'y a certes plus beaucoup de foule de ce côté de la ville, mais aimer à penser que l'on puisse toutes les deux être prises sur le fait, ébouriffées d'excitation candide.
Prendre quelques minutes à comprendre le fonctionnement du bâtiment, Lumos à la main, entendrait-elle déjà mes pas sur le sol ? une trappe vers une hauteur inconnue, impossible qu'aucun employé n'ait fait en sorte de la laisser en l'état. C'est elle, encore, et le chemin qu'elle a tracé en ce lieu qui lui appartient

Comme en écho à mes pensées, c'est l'image vivante d'une ouranie qui s'offre à soi, et l'on reste un instant immobile, envoûtée, un peu angoissée à l'idée qu'elle glisse soudain, attrapée par un nuage, si courbée qu'elle est au-dessus du vide. Et il ne faudrait qu'elle glisse par un sursaut à cause d'une soudaine présence, aussi l'on quitte finalement les talons, et l'image qui leur est associée, l'on redevient vraie, frêle, mais vraie. Ce n'est pas comme si elle ne savait pas. Ce n'est pas comme si elle ne souhaitait pas voir.

Bonsoir n'est prononcé que lorsque l'on est tout derrière elle, que l'on ai attrapé un pan de sa robe qui la dessine divinité, vous êtes magnifique. Parce que ne plus savoir s'il faut vouvoyer ou non
Les étoiles, ou bien le ciel tout entier ?
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Kathleen Gold, Jeu 14 Fév - 20:42


Une main, sur la taille, qui s'accroche, et le sursaut ainsi évité détourne du paysage.
Elle est là, évidemment - et pourtant
Les bruit de couloir, de montée par les escaliers, avaient été complètement occulté.
Voit-elle
Combien il serait facile pour toi de plonger, d'oublier le monde, perdue dans des mondes plus imagés, plus parlants ? Il y avait quelque chose de si beau, le nez en l'air, trop magnifique pour penser à autre chose, se laisser aller à d'autres intérêts.
Sauf
Elle.

D'un sourire, reposer pied à terre - quand exactement l'avait-on posé sur la rambarde ?
Revenir vers elle, puis rougir de son aveu.
Tu l'avais déjà entendu, cette phrase, mainte fois,
Qu'est-ce qui changeait, une fois passé dans sa bouche,
Qui rend le compliment vrai, concret
Formulé avec assez de conviction que tu pourrais le croire sincère.
Un beau au-delà des mots - tu savais, quand tu regardes le fond du miroir, à quoi tu ressemblais.
Tu l'entretiens, tu t'en obsèdes.
Pourtant pourtant, elle donne l'impression que cela va plus loin, qu'elle voit par delà, un joli plus profond, une vraie beauté derrière l'éphémère.
Est-ce pour cela, que tu la chéris, car l'éternelle,
Au même titre celles là, en haut ?

Se mettre dans ses bras, dans ses mains sur les hanches, prendre le temps de détailler sa robe, de souffrir de son élégance.
Trouver les mots - tu les sais si importants, lui dire que - elle aussi
Les non-dits toujours cause de bien des malheurs.

-Je vois un miroir.
Et
Les unes ne vont pas s'en l'autre.


Prendre sa main, y déposer un bonsoir-baiser. Il ne s'agirait pas de céder, si vite, malgré les idées que sa robe créent
Instantanées.
Tu te plais, quelques instants, à rester dans ses bras, à sentir le tissu froid reprendre vie sous ses doigts, ses cheveux et sa main. Sa robe, ses efforts - tu ne crois pas l'avoir jamais vu là-dedans.
Tu tournes la tête, et vois
Ses talons
Traîner.
Un joli 'oh', qui se forme, l'imaginer sans mal, et c'est quelque chose de grisant, de se dire que peut-être
Sûrement
Elle l'a fait un peu pour toi - un peu d'entrée, complète
Ici-bas, ton monde où elle daigner s'abaisser.

Revenir vers ses yeux, où elle peut déceler aisément
L'effet qu'elle produit en cet instant. Comment peut-elle
Continuer de transpercer si fort, après les premières surprises, est-ce même
Autorisé.
Tu crois tu crois,
Pouvoir lui offrir tout ce que tu avais en ce moment, mais il faut de la retenue, et de la mesure
Se dire que, peut-être, y a-t-il plus à donner
- Et, infime partie, à recevoir -
Avant de tant s'épancher.

Alors, tu remontes la tête, et retrouve tes amies.
Elles rassurent, leur beauté ne changeront jamais.
Les étoiles

-Elles sont ma seule constante.

Lever le bras, et pointer, comme cela est impoli, d'ainsi désigner de si précieuses lueurs, et pourtant, tête contre la sienne, l'autre main dans sienne
Il faut la faire tienne de tes découvertes.

- Ici, l'archer. Il guidait les marins. Et là...

Rire un peu, de la futilité de la chose, de son incompréhension qui doit être
Totale
Enfant, que fait-elle de toi ?

Serrer sa main, et la mener à l'instrument de confiance,
L'inviter à prendre place, pieds nus,
Cheveux défaits,
Deux robes au vent
La seule Parque manquante tout en haut.

Tu l'aides à s'installer, et
Lentement, quatre constellations

L'archer,
Parce que cela paraît évident.

Le
Cygne
Patronus d'étoile, voyez-vous la croix - du Nord,
La brillante rangée, l'aile cassée, son plein vol,
Et son ballet ?
Elle est nette, peut-être aurais-tu pu commencer par ici, plus aisée, identifier le long du coup et la forme si visible ? Guère besoin de lumière bleutée
Quand elle est ainsi, illuminée.

Et enfin, tes favorites, sans savoir vraiment pourquoi, est-ce les noms ou les mythes qui font le plus d'effet,
Mère et fille
Cassiopée, guide de l'étoile en cinq,
Et
Andromède - les trois les plus brillantes et les autres faibles, difficile à voir, à percevoir, à enlever des chaînes,
Subtiles, en des nuits mauvaises.

Mains sur sa taille, essayer de l'aider en alignant le téléscope - tu ne t'attends pas à ce qu'elle les trouve toutes
Air contrit enfin, d'être si emballée

-Je dois vous effrayer.
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Shela Diggle, Mar 19 Fév - 12:25


Il ne s'agit pas tant de croire ou non en les compliments d'autrui et surtout d'elle, parce que le sien est sincère, mais l'on se demande encore un peu, éprouvée par sa beauté à elle, comment son regard arrive à en trouver ailleurs et surtout surtout sur soi, qui plutôt que d'or est de cuivre, point si mal que cela, mais banale, prolétaire. Alors l'on répond en un léger sourire, incertaine, ne souhaitant toutefois le lui montrer - il faut savoir recevoir sans se fêler. Le ciel est support aux étoiles, il convient donc de ne pas les séparer. Certaines choses peuvent l'être : une histoire d'un roman, par exemple. Nous-mêmes du monde. Elle oublie les lèvres pour leur préférer la main pour y déposer un bonsoir, et l'on fait doucement courir les mains dans le tissu malmené par le vent. La scène a tout le théâtral que l'on pourrait y trouver s'il s'était agit d'une pièce, et l'on s'étonne de pouvoir partager de tels instants. Un lieu tout à fait vide, aucun possible regard ; le silence, que le vent vient troubler en faisant frémir les arbres alentours, les robes trop légères ; et puis, surtout, elle, bien sûr, et tout paraît être une évidence, si bien que l'on devrait se méfier - nous ne sommes pas les personnages de quelque auteure emportée de poésie, nous sommes, deux humaines si elle l'est vraiment, souhaitant abandonner le monde, s'abandonner l'une dans l'autre. Finalement ce sont peut être nous, les emportées de poésie.

Son regard est équivoque et savoir qu'elle rencontrera la même chose, s'interroger sur une telle possibilité, encore ? après tout cela, encore ? Encore le grisant désireux, encore les veines qui sont lave, encore la criante envie et la réciproque de la chose, malgré tout le reste, malgré le temps qui s'avance et parfois avale la faim qui ne paraît alors plus
Sa stabilité, et quelle belle idée d'avoir choisi - si toutefois un tel amour peut être appelé un choix - les astres, eux qui ne se meuvent que d'une extrême lenteur dans notre espace temporel, eux qui nous semblent presque éternels, eux que l'on peut apercevoir souvent, et que l'on sait toujours présents. Un ancrage dans le ciel, voilà qui apparaît paradoxal, dans le ciel souvent l'on s'élève lorsque l'on n'est plus assez sur terre, plus assez réfléchi
voilà peut être, en fait, le but ; pouvoir s'en aller vers un tranquille, vers un rassurant immuable. Avoir la tête dans les nuages, la lune ou les étoiles, caractéristique souvent faiblement approuvée, parce qu'autrui n'aime pas le vague, l'inaccessible, autrui n'aime pas savoir les gens ailleurs que dans la pleine conscience. Aurait-on trouvé un quelqu'un qui aime à s'emporter hors du sol, loin au-dessus ? un quelqu'un qui ne déprécie pas le fait de s'enfuir un peu vers une tranquillité, et, pour elle, une constance

Lorsqu'elle désigne le tireur à l'arc, ne pas être certaine de regarder dans la bonne direction, aussi le regard passe d'étoiles à d'autres, tentant de deviner le dessin exact d'un arc tendu, prêt à relâcher une flèche, pas certaine non plus qu'il s'agisse de cela que l'on doive trouver. Ce qui compte surtout, c'est le ton enjoué qu'elle a lorsqu'elle en parle et dans lequel l'on cerne un peu de la passion qu'elle y voue, c'est sa main dans la mienne, c'est son rire candeur et ses pieds nus comme les miens nous sommes, enfants
Elle guide jusqu'à l'engin, m'indique comment il me faut me placer, ajuste la direction, le grossissement, évoque son monde, m'en fait l'éloge rien que dans le choix de ses mots, dans sa façon de me les présenter, et de me présenter à elles. C'est une porte qu'elle a ouverte, un peu, et l'on y passe timidement le seuil, heureuse d'avoir été invitée, de pouvoir apprendre à connaître. Alors l'on est sérieuse, appliquée, observant ses avisés conseils, hasardant parfois un mouvement de l'instrument pour mieux voir - erreur sûrement, si elle l'avait placé autrement -, désireuse d'être bonne auditrice de son monde.
Aussi l'on est surprise d'abord lorsqu'elle évoque une peur, et comprendre que ce n'est pas vraiment de la mienne dont elle parle, mais de la sienne de faire trop. Se détourner tout à fait de l'instrument, lui prendre le menton de la main, quiconque ne sait s'émerveiller de votre enthousiasme ne vous mérite pas.

L'on soutient son regard, désireuse de la rassurer, de lui assurer qu'il n'y a rien de plus beau que de la voir animée d'un tel emballement pour le domaine céleste. Les gens passionnés sont, souvent, de beaux gens. Montrez-moi encore. Avoir le désir pur de l'embrasser. Sur le zodiaque je suis le lion, et vous ? Ne pas accorder beaucoup aux croyances concernant ces signes, mais s'intéresser aux titres, aux mots que l'on peut lui assigner. Les yeux dévorent ses lèvres, mais ne souhaiter briser tout de suite sa fièvre du ciel. Apprenez-moi.
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