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Greenwich - Quartier de Londres
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Alhena Peverell
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard

Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alhena Peverell, Mar 26 Avr - 1:06


RP Chloris


Son sang bouillait dans tous ses membres. Il y avait comme une colère incontrôlée dans son corps, elle n'arrivait pas à s'en débarrasser. Comme si ses vices malsains reprenaient le dessus sur sa raison. Elle ferma les yeux, inspira, expira. C'était comme si ses muscles étaient tous contractés en même temps, que ses tempes tremblaient et lui faisaient un mal de chien.

La jeune blonde était plaquée contre le mur, Alhena la tenant en joute. Son corps ne répondait plus. Elle ne faisait jamais acte de violence, ou du moins pas ce genre d'acte là. La brune ne comprenait pas. C'était encore son démon intérieure qui souriait du fond de ses entrailles, lui murmurant qu'elle ne lui échapperait jamais. Elle avait l'impression d'être comme sa mère, comme son père, comme son frère... Le diable dévorait-il toute leur famille ? Probablement, elle n'arrivait pas y échapper elle-même. Peut-être un jour, ce sera à la brune de demander de l'aide...

- Pardon...

Un murmure. Simple, presque inaudible. Elle rouvrit les yeux, lâcha la gamine. La laissant s'effondrer sur le sol. La brune planta ses émeraudes dans le regard perdu de l'enfant. Il y avait quelque chose de bizarre, d'étrange, de malsain. Avait-elle aussi un démon qui la dévorait de l'intérieur ? Une envie, un désir, une passion qui rongeait les restes de son coeur ?

- Excuse moi... Je...Je suis désolée ! Je pensais pas.... Enfin, je savais pas... Je croyais qu'elle était.... partit... Aide moi, je...je veux la battre et pouvoir la mettre au.... au placard pour toujours !

Elle avait du mal à respirer, elle suffoquait presque entre ses mots. Et Peverell la contemplait, ce regard si dur qu'on pouvait trouver chez la femme qu'elle était. Un regard effrayant, tranchant chaque parcelle de votre peau jusqu'à ce que vous soyez mis à nu.
Les poings serrés, la surplombant de haut : elle la regardait sans aucune émotion sur le visage.

- Je ne sais pas quel est le problème chez toi. Je ne sais pas de qui tu parles. Mais nous avons tous nos démons.

Un démon si fort chez certains qu'il détruisait tout sur son passage. Et résister au diable était la plus dure des choses, résister à ses désirs étaient devenus un sacrifice de nos temps.

- J'en ai un aussi. Un plus puissant que tu ne peux le croire. Une folie qui fait de moi quelqu'un de mauvais. Mais.... Elle laissa un temps de pause. Je ne permettrait pas que quelqu'un d'autre se perde, à son tour, dans ce chemin tortueux qu'est celui des ténèbres.

Elle se retourna, faisant face à la rue. Elle était belle, elle était plongée jusqu'au coup dans la rivière de la noirceur. Rien ne pouvait la sauver. Mais ça ne l'empêchait pas de protéger d'autres personnes prête à tomber.

- Nous commencerons par contrôler ce démon en toi, mais tu devras vivre avec toute ta vie.

Sa voix était froide. Son corps craquelé de douleur, figé sur place. Baguette en main, elle était crispée dessus.

- Une dernière chose Chloris, une chose que tu dois savoir avant que nous commençons quoi que ce soit...

Elle se se stoppa une dernière fois, prit une grande inspiration avant de dire :

- Un jour peut-être, quand tu auras grandit. Que tu seras devenue une grande personne, bonne qui défendra le monde. Il se peut... Que ton ennemie ce soit moi. Et quand ce jour là viendra...

Il fallait quelqu'un. Quelqu'un qu'elle formerait, quelqu'un qui en serait capable. Qui la sauverait. Il fallait une initiée, car seule cette personne pourrait détruire le monstre à l'intérieur. Celui qui la hantait...

- Te penses-tu capable de me tuer ?

Cet ange de la mort.
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Chloris Hareka
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Chloris Hareka, Dim 15 Mai - 12:14


Chloris reprenait à peine son souffle qu'Alhena la regardait avec un regard qu'elle n'avait encore jamais vu... Un regard dur et plein de reproches, mélangé à de la colère et du dégoût. En fait c'était très bizarre ! Elle ne savait pas exactement ce qu'il y avait dans ce regard mais en tout cas il faisait peur, il glaçait le sang et pétrifiait tout entier. La jeune femme

- Je ne sais pas quel est le problème chez toi. Je ne sais pas de qui tu parles. Mais nous avons tous nos démons. elle marqua une petite pause et continua. J'en ai un aussi. Un plus puissant que tu ne peux le croire. Une folie qui fait de moi quelqu'un de mauvais. Mais.... nouvelle pause. Je ne permettrait pas que quelqu'un d'autre se perde, à son tour, dans ce chemin tortueux qu'est celui des ténèbres.

La Lionne était encore en train de reprendre son rythme cardiaque normal. Et en écoutant ces paroles, elle n'arriva pas à croire que Peverell pouvait être une mauvaise personne. Elle ne voulait pas croire que ce pouvait être une personne méchante et cruelle... Mais son aîné continua de parler :

- Nous commencerons par contrôler ce démon en toi, mais tu devras vivre avec toute ta vie.

La Rouge et Or en était reconnaissante, elle la gratifia d'un sourire doux et assez rapide. Elle toussait parfois mais au bout de quelques minutes, elle se reprit et tout revenait à la normal. L'autre sorcière respira et parla d'une voix froide, baguette dans la main et serrée prêtes à s'en servir.

- Une dernière chose Chloris, une chose que tu dois savoir avant que nous commençons quoi que ce soit...

Elle prit une grande inspiration et reprit

- Un jour peut-être, quand tu auras grandit. Que tu seras devenue une grande personne, bonne qui défendra le monde. Il se peut... Que ton ennemie ce soit moi. Et quand ce jour là viendra...

Une grande pause s’ensuivit et le cœur de la blonde avait peur de ce que pourrait demander sa sauveuse...

- Te penses-tu capable de me tuer ?

Ce fut le choc. Elle resta pétrifiée à ses paroles, les yeux écarquillés, une impression de frayeur sur son visage. Elle n'arrivait pas à réfléchir ! C'était complètement impensable... La Gryffondor n'avait jamais fait de mal à une mouche, comment pourrait-elle tuer quelqu'un ? Qui plus est, Alhena qui l'avait sauvé d'une bande de morveuse et d'un homme voulant l'enlever ! Elle soupira et répondu en haché :

- Non.. Je ... Je ne sais pas... Enfin, non... Je ne ... Je ne pourrais pas ! elle s'emporta un peu rapidement. Non, je ne suis pas comme ça ! Si un jour je défends le monde, jamais je n'abandonnerais mes sentiments ! Jamais je ne les mettrais de côté, jamais je ne serais capable de tuer ma propre famille ou mes propres amis. Qu'ils soit bons ou mauvais ! Qu'importe, je ne pourrais pas tuer quelqu'un qui m'est cher.

Après ça, la Gryffonne la regardait inquiète. Comment pouvait-elle penser qu'elle puisse la massacrer un jour ? La première année affichait une moue de tristesse et d'espoir.

- Tu m'apprendras à ne pas ne pas devenir une personne comme ça ? Une personne qui décimerait sa propre famille... N'est-ce pas ?

Sa voix perdait d’enthousiasme, elle n'était plus très sûr des intentions de la jeune femme... Oui, elle avait des doutes. Des doutes qu'elle regretterait sûrement en se disant " J'ai été bête de pouvoir penser ça d'elle".
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Alhena Peverell
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alhena Peverell, Lun 16 Mai - 3:05


Elle était là, les cheveux au vents. Immense face à cette enfant tétanisée. Elle attendait une réponse clair et net de la gamine. Est-ce que cette rouge et or en avait dans les tripes ? Est-ce qu'elle était l'élue de sa propre destinée ? Celle a qui elle pourrait donner sa baguette en cas de danger, celle qui saurait détruire le monstre qui rongeait ses propres entrailles.

- Non.. Je ... Je ne sais pas... Enfin, non... Je ne ... Je ne pourrais pas !

Étrangement, elle s'attendait à cette réaction de la part de Chloris. Elle était encore trop fraiche, trop jeune pour comprendre. Mais Alhena était sûre d'une chose : plus tard, si elle passait de l'autre côté de la porte, vers une folie beaucoup plus incontrôlée... Chloris aurait grandit, et ce jour là, cette fois elle serait prête. Cette fois, ce sera elle qui tiendra la baguette. C'était la petite Hareka qui la sauverait des ténèbres... Il n'y avait aucun doute.

- Non, je ne suis pas comme ça ! Si un jour je défends le monde, jamais je n'abandonnerais mes sentiments ! Jamais je ne les mettrais de côté, jamais je ne serais capable de tuer ma propre famille ou mes propres amis. Qu'ils soit bons ou mauvais ! Qu'importe, je ne pourrais pas tuer quelqu'un qui m'est cher.

La petite blonde avait un visage inquiète, pâle à en faire peur. Allait-elle se mettre à pleurer ?

- Tu m'apprendras à ne pas ne pas devenir une personne comme ça ? Une personne qui décimerait sa propre famille... N'est-ce pas ?

Alhena n'exprimait aucune émotion, juste un visage impassible. Sa baguette tournoyait entre ses mains. Comme si elle jouait avec le destin. Elle réfléchissait encore et encore à comment lui expliquer. Au final, elle ne prononça qu'un :

- Oui je t'apprendrais... Mais n'oublie pas ce que je t'ai dis plus haut. Ne l'oublis jamais.

Un silence pesant s'installa, ou était-ce seulement quelques secondes. Elle était perdue la pauvre Alhena, elle était confuse. Comment explique-t-on à un enfant ce qu'elle avait à dire. Elle verrait sûrement plus tard...

- Tu as d'autres questions ?

HRPG:
 
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Chloris Hareka
Gryffondor
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Chloris Hareka, Lun 16 Mai - 14:32


HRPG:
 

Alhena ne semblait rien penser de ce que Chloris avait dit auparavant. Elle paraissait réfléchir... À quoi ? Ça la Lionne ne le savait pas. Peut-être à l'avenir, à son avenir ? En tout cas quelques minutes plus tard elle s'exclama :

- Oui je t'apprendrais... Mais n'oublie pas ce que je t'ai dis plus haut. Ne l'oublis jamais.

La Gryffonne ne comprenait pas la signification, pour le moment, pour elle ça ne rimait rien ! Elle n'était pas prête à tuer Peverell, en une seule journée elle avait déjà l'impression qu'elles se connaissaient depuis bébés. La blonde avait vraiment noué un lien, c'était devenue sa protectrice, comme une grande sœur ! Et elle n'était pas du tout prête à lui faire du mal.

Un silence se fit et la jeune femme lui demanda :

- Tu as d'autres questions ?

La Rouge et Or fit "non" de la tête mais parla quand même.

- J'irais chercher une chouette pour pouvoir communiquer avec toi. Où pourrais-je te trouver ?

Elle lui répondit et la Gryffonne compris qu'il était temps qu'elles se séparent. Elle sourit et par habitude mais aussi par un coup de tête, elle s'approcha de l'autre sorcière et la serra contre elle en la remerciant. Elle ne chercha même pas à voir sa réaction, elle lui jeta un dernier regard, la salua et vérifia que personne ne la verrait partir.

Fin du RP pour moi.
MP pour la suite ^^
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Alhena Peverell
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Alhena Peverell, Lun 16 Mai - 15:00


La petite lionne paraissait encore légèrement perplexe. Certes l'ex-sinople lui avait un peu balancé une sorte bombe en pleine face, mais il fallait déjà à quoi s'attendre. Que mentalement elle s'y prépare. Elle verrait qu'au fur et à mesure du temps, sa demande n'avait pas était pleine de non sens. Parfois, sauver quelqu'un ne veut pas dire : le laisser en vie.

De haut, Alhena posa ses yeux sur sa benjamine. Celle-ci lui fit un petit non de la tête. Au moins c'était clair pour cette fois, la Serpentarde n'aurait plus à expliquer quoi que ce soit. D'un point de vue ça l'arrangeait bien, l'enfant était trop...Bouleversée pour comprendre sa demande.

- J'irais chercher une chouette pour pouvoir communiquer avec toi. Où pourrais-je te trouver ?

- J'ai un Manoir en Cornouaille et un appartement dans Londres. Tu pourras m'écrire à ces deux adresses.

Sur ce, elle sortie un bout de papier et un stylo (volé auparavant à un moldu) de sa poche. C'était toujours très utile d'en en avoir sur soi. Elle marqua l'adresse et fourra le bout de papier dans une des poches de l'habit de la petite blonde.
Soudainement, Chloris s'approcha d'elle et la serra dans ses bras. La jeune femme, peu habitué à ce genre de contact fut légèrement déstabilisée par ce contact humain. Elle se laissa faire, puis finalement posa une main sur la tête de la gamine pour la caresser doucement. Un sourire léger sur les lèvres.

Elles se détachèrent l'une de l'autre, la rouge et l'or la salua et prit une direction incertaine dans Londres. Alhena, elle, transplana.

FIN DU RP
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Keira Sanders
Préfet(e)/Serpentard
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Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Keira Sanders, Dim 29 Mai - 19:26


RP UNIQUE
Songes crémeux

Aujourd'hui, c'est ton anniversaire. C'est un jour qui n'arrive qu'une fois par an, le rendant très important aux yeux de certains et désuet au yeux d'autres. Toi, tu fais partie de la deuxième catégorie de personnes. Tes parents ne t'ont jamais appris à attacher une grande importance à ce jour pourtant si spécial. Parfois, tu as eu un gâteau - souvent, c'était parce que tu avais fait un de tes caprices parce que tu en voulais un. Parfois non, et ça te manquait pas plus que ça en grandissant. Les cadeaux, en revanche, ont toujours été présents et relativement nombreux. Une année, tu en avais eu une vingtaine, entre ceux de tes parents et ceux de tes grands-parents. Dire que tu n'es pas gâtée serait le plus gros mensonge que tu pourrais avancer dans une vie. Des gallions supplémentaires pour ton coffre, des livres onéreux, de nouveaux tubes de peinture de qualité alors que tu as déjà tout un éventail de teintes à peine usé dans ton petit atelier, des toiles de toutes les tailles imaginables - qu'ils s'obstinaient à emballer pour la forme, alors qu'il n'y avait aucun moyen de ne pas deviner ce qui se trouvait sous un grand rectangle presque plat et un peu mou, des bijoux coûteux et élégants comme les aime ta mère et parfois des bricoles soit-disant de famille, dont tu ne vois pas l'intérêt.

Même si ton anniversaire n'est jamais un jour particulier, tu ne peux pas t'empêcher d'être excitée quand il arrive. Tu ne jettes aucune fête. Pas d'invités qui font un boucan pas possible dans ton petit manoir, qui salissent tout. Pas besoin de partager ton gâteau, au moins. Si cérémonie il y a, cela se fait en petit comité avec ta mère et ton père, et personne d'autre. Pourtant, tu aimes bien. Est-ce pour les cadeaux ? Y'a sûrement de ça. Mais aussi probablement un peu d'égocentrisme. Ce jour est censé tourner autour de toi. Toi, et toi seule. Et pourtant, tandis que tu te tiens seule au beau milieu de Greenwich, c'est comme si tu n'existais pas. Le monde ne te voit pas. Les passants te regardent parfois, parce que tu es plantée en plein milieu, les bras étendus et que tu inspires et expires l'air très profondément et que tu es vêtue d'une robe bleue marine un peu trop élégante qui te donne l'impression de sortir d'un livre d'histoire. Un jabot sur le devant, qui te donne un air noble, et un petit ruban de la même couleur y est accroché. Dentelle sur les côtés des longues manches qui embrassent tes bras frêles de près, laissant deviner la couleur très blanche de ta peau. Jupe un peu évasée mais pas trop, tombant environ quinze centimètres au dessus des genoux, et qui se termine par un pourtour de la même dentelle que celle qui suit la courbe de tes bras. Et puis une sorte de gros nœud papillon cousu dans le dos. Tes chaussures ressemblent à des escarpins à bout rond dont les talons sont carrés. Ils s'accordent presque à la couleur de ta robe, et sont vernis. Une sangle te tient la cheville. Tes cheveux sont relevés en une queue de cheval haute, et tu as même bouclé légèrement le bout de tes cheveux pour l'occasion. Alors oui, ta tenue peut avoir l'air un peu décalée. On pourrait te comparer à une poupée de porcelaine, avec tes bouclettes, tes dentelles, tes noeuds et ton teint pâle. Mais tu n'en as rien à faire. C'est bien loin de tes préoccupations. Tandis que tu respires l'air de toutes tes forces, que tu laisses l'oxygène remplir tes poumons jusqu'à ce que ton souffle explose et impose de ressortir, tu te repasses ta journée dans la tête.

Tu t'es levée tôt, comme toujours. Tu es ce qu'on peut appeler un oiseau du matin et te lèves toujours aux aubes, même pendant les vacances. En même temps, ce n'est pas comme si tu avais le choix. Si tu n'étais pas levée à neuf heures tapantes, ta mère viendrait te tirer du lit impitoyablement, bien loin de se soucier de si tu as passé une mauvaise nuit ou pas. Tes parents t'ont accueuillie dans le living room avec un sourire chaleureux, et t'ont fait un bisou pour te souhaiter un bon anniversaire. Tu as pu voir dans leurs yeux beaucoup de nostalgie. Ils te voient encore toute petite. Oui, à leurs yeux, tu es encore à moitié la petite Keira de onze ans tout frais qui fait son entrée à Poudlard. Mais aujourd'hui tout particulièrement, tu as six ans de plus. Ta scolarité touchera à sa fin dans un an encore. Tu te demandes si tu as grandit de la façon dont ils voulaient que tu grandisses. D'ailleurs, cela te stresses énormément : tu ne sais toujours pas quelle carrière envisager. Auror, très peu pour toi. Ministère, pareil. Et hors de question de suivre le chemin de tes parents et de devenir médicomage. Travailler au même endroit qu'eux serait un enfer. Tu ne comptes pas rester sous leurs jupons toute ta vie, non plus - même si pour le moment, cela t'arrange bien. Tu sais que tu dois faire une belle carrière : tes parents n'attendent que ça, et ils te l'ont fait comprendre dès que tu étais en âge de parler. Toi aussi, tu le veux. Tu as beaucoup d'ambition. Le soucis, c'est que dans ta tête, l'idée d'une bonne carrière n'est pas forcément bonne dans celle de tes parents. Tu veux aussi faire un truc qui te plaise. Un truc prestigieux, mais qui te plaise. Et tu soupires, parce que tu as l'impression qu'un tel métier n'existe pas ou ne t'es pas accessible.

Tes parents ont préparé un petit déjeuner un peu plus copieux que d'habitude pour l'occasion. Beaucoup de fruits sucrés en salades, avec une onctueuse crème encore plus sucrée accompagnaient ta pile de pancakes. Tu as tout gobé comme une affamée, ce qui t'as coûté un regard désapprobateur de la part de ta mère, qui s'est sûrement retenue de dire "Keira, je t'ai déjà dit qu'une lady ne mange pas comme ça !" à cause de l'occasion. Mais elle l'avait pensé si fort que tu avais pu entendre sa douce voix te le siffler dans l'oreille. Ensuite, tu as été peindre, comme d'habitude. Tu t'es postée devant la fenêtre du living room, et tu as jonglé entre les pinceaux et les couleurs. De temps à autre, un hibou est venu te sortir de ta concentration pour t'apporter une lettre d'anniversaire. Et enfin, au milieu de tout ça, tu as reçu une lettre de chez Ollivander's, t'annonçant que tu avais décroché un job saisonnier. C'était la nouvelle du jour. Tu avais sautillé pour tenir tes parents au jus, mais tu avais bien vu qu'ils ne l'avaient pas tellement bien pris.

Alors tu es sortie. Tu avais besoin de réfléchir. Et c'est comme ça que tu te trouvais habillée comme ceci, plantée là, au beau milieu de ta journée d'anniversaire. Entre deux inspirations, tu songes. Tu songes aussi profondément que tu respires. Tu as dix-sept ans. Dix-sept, et pourtant, tu es toujours trop cachée sous la jupe de ta mère. Tu dépends beaucoup trop d'eux. Tu es une enfant. Tu n'es pas prête pour un tel âge. Ce n'est pas ce que tu veux, maintenant. Tu veux rajeunir, tu veux plus de temps pour réfléchir à la tournure que va prendre ta vie. Pourquoi est-ce que personne ne peut t'offrir cela, au lieu de t'acheter ce que tu as déjà ? Ce serait un cadeau vraiment utile. Tu en as vraiment besoin. Du temps. De précieuses secondes supplémentaires. Ton job t'enchante beaucoup. Vraiment, cela te plaît. Mais tu n'es pas sûre d'être faite pour ça. Et si tout se passait mal ? Et puis, tu as bien vu dans le regard de tes parents qu'ils pensaient que tu ne serais pas bonne à ça. Pourtant, tu ne veux qu'une seule chose : t'acquitter de leur avis, de la pression qu'ils te mettent sur les épaules. Ça t'emprisonne, ça te donne le sentiment de n'exister qu'à moitié, de ne pas pouvoir profiter pleinement de ta jeunesse et de ce que tu aimes. Tu en as marre de cette pression qui te fait parfois perdre ta confiance en toi pourtant assez imposante. Alors tu essaies de te rassurer, et tu prononces à haute voix :

« Keira Plectrude Sanders. Tu es une belle jeune fille. Tu es carrément cool, en fait. Un peu emmerdeuse, mais rigolote. Et même si tu ne le montres pas facilement, tu as bon coeur. Et tu es douée. Tu es intelligente, opportuniste. Tu vas réussir. Suis ton coeur là où il te mène. »


Tu tournes la tête, et tu vois qu'un moldu te regarde avec les sourcils froncés, comme si tu étais une attardée qui parlait à son ami imaginaire. Tu te retiens de l'assommer parce que tu n'as pas le droit de faire ça. Alors tu te contentes que lui envoyer un rictus moqueur, comme si c'était toi qui le prenait pour un fou. Et tu regardes ailleurs. Tu respires, tu étends à nouveau les bras, tu songes. Acquitte-toi de tes parents. Prends ton envol, petit oiseau.
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Leo Keats Gold
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Mar 21 Juin - 11:30


RP avec Esteban Lefebre

"On y va? "
- Où ça ?
« Je n'sais pas trop »
- À droite, ça à l'air bien non ?
" J'trouve ça un peu glauque moi. "
« Ouais, non, ça ne me tente pas des masses non plus.»
" On a qu'à prendre à gauche sinon, vous en pensez quoi ? "
- C'est vrai que c'est tout de suite plus attrayant.
« Je préfère aussi, ou alors on règle ça à Pile ou Face »
- Ouais, Bonne idée.
" J'peux lancer ?"
*Dites, les petites voix, c'est encore moi qui le dirige, j'ai peut-être mon mot à dire non ?*
"«-Non »"
Ploc
"À gauche toute !"

Tes jambes qui prennent à droite, tu sais pas trop pourquoi, tu sens qu'ça s'agite là haut, que tes synapses n'sont pas de tout repos, mais tu t'en moques.
Une ou deux pilules suffiront pour les faire taire, mais pas là, y a trop d'monde. P'is t'es pas encore en manque alors ça peut attendre.
Mais qu'est-ce que tu fous là d'ailleurs ?
Hausse les épaules.
Et si t'oubliais pour une fois ? Plus de questions, rien de tout ça.
T'es chez les moldus, et ben soit. Et si tu coulais ?
T'es venu en marchant, et bien continue. Un pied devant l'autre, jusqu'au matin.
Puis, si ça t'chante, continue à faire tout le contraire de ce que t'ordonne les petits bonhomme aux manettes. C'est pas vice-versa dans ton crâne, non, c'est plus la tête en bas, tout en désordre, souvenirs en mode essorage.
T'arrives plus à faire correspondre les périodes.
La forêt, les Trois Balais, Le chêne.
Eh et oui, ta sœur.
T'es grand frère d'un serpent, va falloir t'y faire.

Quoique, d'ce qu'il s'est passé dans ces bois, on voit bien que ce n'est pas tant elle le ''danger'' si tu puis dire.
Le monstre, il dort encore dans ton ventre.
Le ''ça'' comme elle l'avait appelé.
Mais vous allez réparer ça, elle te l'a dit.
Puis tu dois aller boire avec elle demain, t'bourrer la gueule pour oublier, ce qui ne changera pas trop de d'habitude.
Planer, c'est ton état quasi-permanent depuis plus de six mois maintenant. Alcool, ou du chimique, tu t'en moques.
Tu touches le ciel.
À l'abri des regards tu glisses une des pilules d'Evans entre tes lèvres,
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10,11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30.

Décolle,
Caresse le ciel.
Tu crois que tu peux voler,
Tu crois que tu peux toucher le ciel.
C'est drôle comme ça sonne mieux en anglais.


Pupilles qui se dilatent,
Les couleurs te semblent plus vives, le son plus lointain, mais qui bat dans tes tympans.
Tu marches bien droit, pas d'alcool ce soir, non, tu revisites juste le Londres non magique,
Et observe les formes danser devant tes yeux,
Tu n'fais plus gaffe à rien,
Au milieu de la rue.
Arrêter,
Tu contemples un tag qui semble soudainement s'animer.
Tu serais tenté d'y lancer un sort pour que ce soit réellement le cas.
Mais non.
Secret magique,
Tu te souviens ?






Dernière édition par Leo Keats Gold le Lun 9 Jan - 4:32, édité 3 fois
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Esteban Lefebvre
Personnel de Poudlard
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Esteban Lefebvre, Mer 22 Juin - 14:54


De charybde en scylla

Nuit claire et paysage obscur. La lune vague, divague et se métamorphose au gré des désirs les plus enfouis.

Tel un chat, le jeune homme se faufile.
Cherche-t-il une issue à ses hallucinations ?
Non. Il est seulement un peu trop c*n pour voir la vérité en face !

Perdre espoir et ne pas croire en ses rêves les plus fous ?
Un dixième de secondes peut-être : hésitation et désespoir, mais il ne se laisse jamais abattre.


Un sourire. Trace un trait indélébile dans le clair-obscur. C'est de l'Art.
Esteban a toujours apprécié l'Art.

Un dernier coup d'œil à son sac de sport, et il rabat la capuche sur sa tête.

Tap. Tap. Tap. Tap.
Est-ce qu'il entend ces bruits volages ? Ses pieds sur le sol l'aident à traverser les rues de Londres.
C'est une Renaissance : il veut être un délinquant !
Braver les lois et les règles établies par cette société avide de Pouvoir, de Richesse et de Plaisirs Éphémères.
Mène une vie de Bohème et soit l'égal de Baudelaire !


Driiing Ouiiiiin Tüt Tüt Wouf AATCHOUM BOUM PAF CLING
La ville endormie somnole à présent. À l'aube, elle se réveillera. Il a encore le temps d'être Lui.

Tel un chat, il explore les environs : monte, grimpe, saute, marche, court, se dissimule et bis.
Enfin, il arrive au point de rendez-vous. Ses collègues sont déjà là. Il est serein : dans son élément.

Hey Silwen matte ce style !
Silwen : nom de code ; nom de Scène. Il n'est plus Esteban. Il est Lui.

Silwen observe les formes arrondies et les traits grossiers du graffiti. Il n’y a pas de jeux d'ombres, rien que la lumière de la ville qui éclaire cette oeuvre. C'est un style tribal, semblable à un tatouage, mais dont les écritures en arabesques laissent deviner un trompe-œil au centre du cercle.

Il est magnifique Jo' ! Hé, j'ai les aérographes et les lampes torches.
Silwen sort le matériel de son sac et le leur balance. Il s'empare de l’aérographe et se laisse porter par le son de la techno qui émane de ses écouteurs.

Greenwich. Paradis londonien se voit transformer par le Street Art clandestin. Les minutes s'écoulent puis les heures.
L'euphorie s'empare de Silwen, de Jo' de Gau, de Seed et de Faeyll
Rien n'était censé mettre fin à cet état de béatitude. Mais les Dieux sont contre eux.

Les gars, y a un type bizarre qui regarde par ici.
On s'en tape ! Il finira bien par dégager. 'Toutes façons, il ne nous a pas vu.
Ouais ben, il faut le faire dégager sinon il va attirer les flics...

Silwen descend l'échelle et atterrit silencieusement à côté de l'homme. Il ancre ses yeux bleus dans les siens.
Yeux flous. Pupille vagabonde. Air niais : il est défoncé ou quoi ?!

Silwen est ravi de ce fait. Cela l'arrange. Peut-être voudrait-il jouer avec lui ?
Il s'approche encore, s'empare d'une main et lui sourit.

Viens jouer avec moi.
Il ne lui laisse pas le temps de réagir. Il ne veut pas avoir son avis !

J'vais faire un tour avec lui. Gardez tout et plus tard j'fais un tour chez toi Gau !
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Leo Keats Gold
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 23 Juin - 13:17


Couleurs vives, ternes,
Mouvance éphémère,
Que ne capturent que tes yeux.
Animation discrète,
Qui ne vit qui dans ta tête.

Comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs, qui n'viennent que de ton crâne, de ton ventre. T'as ta propre réalité Keats, et tu plonges et voles dedans, tu nages, brasses, valses, et divagues.
Parce que t'es un peu con aussi, à force de planer, tu ne distingues même plus la réalité,
De ce que tu crois rêver.
Alors tu ne t'interroges même pas sur la réelle présence de cette masse mouvante, qui se faufile entre les briques avec agilité,
Tribalement raffiné.
Ça t'intrigue.
Un peu trop pour ta santé mentale.
M'en fin tu t'en moques, comme si t'en avais encore.
T'aime ce quartier, ça doit être le seul truc moldu que tu aimes bien d'ailleurs,
Mais te dire que l'heure se règle ici,
Que les Tic-Tac d'ici ont tous le même battement, la même pulsation, ça te plait.
Paris c'est loin,
Paris futur,
New York passé, douce mélodie d'antan,
Du matin,
De la nuit ici.
Méridien méridional,
Lointain, lointain.
Tic-Tac.

T'as un truc qui te fait un peu tourner la tête,
Vers la droite, toujours, un peu.
Un groupe qui s'agite, avec le tag qui danse devant tes yeux,
Et t'esquisses un sourire mi-enfant mi-interloqué.
Mi-figue, mi-passion,
T'es pas fan du raisin, sauf dans ton vin.
Mais c'est pas la même chose, là ça coule directement dans tes reins,
Tu pardonnes volontiers l'effet sanguin.

Fiché, repéré,
L’œil du faucon, sur sa proie, au loin,
Tu ne vois pas mais tu sens.
Tu agites, tu ressens.
Aux aguets.
Et là tu vois, l'ombre mouvante qui s'approche dans la nuit, un des gars qui faisait voler le graffiti.
Danser avec toi.
Atterri à tes côtés, souplement.
Un oiseau chat.
C'est pas mal comme idée.

Tip, et voilà l'autre qui s'avance,
Top, qui te prend la main,
Ce qui d'ordinaire aurait fait bondir la bête,
Ne te fait plus rien.


- Viens jouer avec moi.

Enfant prudent qui ne joue pas avec les inconnus,
Adulte tanguant, qui se laisse entraîner dans la rue.
Par un gamin perdu.
Peter viendra te chercher, un jour,
Mais pas maintenant, c'est trop tôt et trop tard, t'es adulte,
Peter n'existe plus.

- J'vais faire un tour avec lui. Gardez tout et plus tard j'fais un tour chez toi Gau !

C'est pas à toi qu'il parle, mais tu suis le mouvement,
Tu sais pas trop où il t'emmène le gamin, mais tu t'en moques,
T'es grand et fort, enfin tu crois,
Du coup tu sondes le gars, vite fait,
Et là ton cerveau s'allume un peu.


- Ehhhhh mais j'te connais toi !

Tu cherches, tu cherches, mais ça n'te revient pas.
Plus.
Alors tu hausses les épaules, et continue à balader tes yeux sur les lumières de la ville,
Des halos hublots, tout rond autour des lampadaires,
Tu laisses faire, porter.

- Tu m'emmènes ou comme ça toi ? Non pas qu'les inconnus ça me dérange, mais je n'ai pas spécialement l'habitude  de donner la main à des gamins.

Menteur.
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Esteban Lefebvre
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Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Esteban Lefebvre, Ven 24 Juin - 16:46


Une personnalité détraquée

Il fait frais. C'est sombre : l'obscurité étend sa couverture ébène.
Il quémande de la lumière. On entend sa prière, et comme engendré par une déesse l'éclat se dresse contre la noirceur absolue.
Effet de la lumière au bout du tunnel : un réverbère vient de s'allumer, puis deux, trois, quatre...

Silwen observe l'homme. Il tangue brusquement parce que l'autre ne marche pas droit.
Suis la route bordel ! Il ne doit pas s'énerver. Le jeu qu'il a initié ne peut se conclure que sur une fin heureuse.

Silwen ouvre sa bouche. Zygomatiques déchirés et voilà qu'il  sourit. Sadique. Machiavélique.

Ehhhhh mais j'te connais toi !
Silwen est amusé. Ce petit homme n'est pas au meilleur de sa forme.
Il se renfrogne ensuite parce que cette situation le fait vraiment iech.
Toujours ce satané Esteban.
Regardez-le bon sang !
Il existe !


Ça m'étonnerait... Tu te rappelles p't-etre d'Esteban, s'débile.

Tu m'emmènes ou comme ça toi ? Non pas qu'les inconnus ça me dérange, mais je n'ai pas spécialement l'habitude  de donner la main à des gamins.

Silwen se retourne lentement vers l'homme histoire de faire durer le suspens.
Mais pourquoi ?! Pour le fun pardi !

Le gamin ne lui plaît pas, mais pas du tout. Une veine palpite avec frénésie sur sa tempe.
Sa capuche dissimule à présent son visage.
Silwen se rapproche davantage de l'homme.
Est-il indécent avec ce regard de prédateur, ce sourire qui ne dit rien qui vaille et cette posture nonchalante et sa main qu'il vient de poser au bas de son dos ?

Lui est un séducteur et non un débile congénital, timide qui se cache sous les jupons de sa mère. Il n'est pas non plus un idiot qui veut refaire le monde avec des "si".

Silwen n'est pas un pacifiste.
Il se penche, murmure à l'oreille de sa proie.

Ben j'vais te faire visiter ma planque, et je t'interdis de m'appeler gamin.

Il a une envie folle de dire quelque chose d'hypersex... Il se rapproche. Trop.
Cela ne plaît pas du tout à Esteban.

AAAAAAAAAAAAAAAAH.... MAIS QU'EST-CE QUI SE PASSE ?!

Esteban trébuche et manque de peu de s'ouvrir le crâne sur le trottoir.
Il se tourne vers l'homme à ses côtés. Ses sourcils se froncent : il réfléchit puis ses yeux s'animent.

M... Mais vous êtes le directeur de Gryffondor !
Il est perplexe. Méfiant et mal à l'aise.
Il s'apprête à dire quelque chose, mais il est interrompu par Lui.
CASSE-TOI !!! T'vois pas que j'suis entrain de le pécho ? Tu t'rammènes et tu veux contrecarrer tous mes plans... Tu...Tu...

STOP ! ZE N'AIME PAS QUAND VOUS VOUS DIZPUTEZ !

Rory se bouche les oreilles. Il attend quelques secondes puis il sautille, l'air rêveur.

Dites monzieur, vous un adulte de Poudlard, 'Fin z'est Ezteban qui l'a dit. Vous ne connaizez pas le numéro de Miz Boczini par hasard. Vous zavez Ezteban il est amoureux d'elle, mais pas Zilwen. Alors, pour pas qu'il zoit trizte ze zuis de zon côté.

Il dévisage le monsieur. Puis il retire la capuche sombre.
D'ailleurs il n'aime pas le noir...
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Leo Keats Gold
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Ven 24 Juin - 20:32



C'est un peu lourd dans ma tête,
C'est étrange comme perception,
Alors que les 30 secondes de délais avant de décoller font tomber la tensions,
Alors qu'une fois que le délai est passer, on est censé s'élever.
Moi c'est lourd dans ma tête.
Mes pensées ne s’emboîtent plus de façon cohérentes,
Et je le sais,
Mais c'est comme un puzzle infini,
J'arrive pas à remettre en ordre.
C'est peut-être juste ça planer au final.
Arrêtez de penser, pour oublier ce qui a fait qu'on en est là,
Qu'on se fait peur,
Pitié aussi un peu.
C'est dur, dis comme ça.
Mais ouais,
J'me fais pitié.
À danser bourré derrière mes yeux, à longueur de temps.
Parce que la vie n'a pas l'air assez belle pour que l'on danse dessus.
Les pavés des rues sont ici trop lissés,
On risquerait de glisser,
De se rompre les rêves sur la dureté de la pierre.
Alors oui,
Danser derrière ses yeux,
C'est beaucoup moins périlleux.  


Tu te laisses guider, par l'enfant-plusadultequetoi. Il a l'air d'avoir le ciel dans ses yeux lui.
La liberté surtout, celle que t'as plus. Que tu cherches encore.
T'as envie de lui demander comment il a fait, ou il l'a trouver, comment il l'a attrapé, pour t'y agripper aussi.
Mais non,
Voilà que le pas-si-inconnu-que-ça prend la parole, avec sa voix libre.
Qui fait voile vers le ciel,
Dans les nuées lointaines,
Là où se trouvent ses yeux.

- Ça m'étonnerait... Tu te rappelles p't-etre d'Esteban, s'débile.

Bah oui, peut-être. Après tu t'en fiches des gens.
Tu les connais de vue, t'en sais pas plus.
Personne ne connait vraiment personne, alors pourquoi retenir les visages ? On n'fait pas de mémory au fecies et à la mentalité des cons.

Donc ouais, je m'en moque de qui tu ais pu être, je t'ai même pas demandé d'ailleurs,
C'est juste que quitte à suivre quelqu'un, tu préfères t'assurer que c'est pas une personne qui pourrait t'en vouloir.
MAis Esteban ça n'te dit rien.
Puis ça n'a pas l'aire d'être lui, un autre, dans le même corps peut-être.
Tu connais ça par cœur, la bestiole dans ton ventre.
Y Leo qui est mort, enterré dans un coin de tête, reviendra peut-être un jour.
Et y a Keats, qui lutte contre le monstre de son ventre,
Qui lui fait commettre l'impensable.  


T'es un, deux, trois, et c'est comme ça.
J'suis plusieurs.
Dans un corps.
J'ai trois âmes distinctes,
Siamois.
Mais l'regard de l'autre capture les deux vrais toi.
Keats qui esquisse un sourire,
Et Leo qui s'éveille. Au fond, derrière les petits hommes aux manettes.
De l’intérêt, un truc qui change. Enfin.
Homme, Femme, Pingouin, t'en as rien à carrer,
Du moment que cette personne titille ton intérêt.
Parce que l'enfant là n'est plus un enfant,
C'est un adulte avec la liberté dans les yeux,
Piégé dans un corps d'adolescent.
Et sa main sur le bas de ton dos ne te dérange même pas.
Elle t'amuse,
Te fais sourire.
Parce que toi aussi tu veux bien goûter la liberté.
Par tous les moyens possibles.
Un souffle dans ton oreille.
Une invitation que tu t’apprêtais à accepter, 
Si un in-pas-connu ne venait pas de t'arracher à l'homme.

Un gamin qui apparaît, presque à terre, il s'est loupé, apeuré.
Et là tu le reconnais. Esteban, le préfet.
Et t'es pas très content de le voir,
T'as beau planer encore bien loin,
T'as bien compris que ce gamin venait de t'enlever l'homme à la liberté dans les yeux.
Et ça ne te rend pas content du tout.
T'es colère.
J'suis très colère.
Parce qu'il était beau, cet homme libre.
Et que le gosse là ne te plait pas beaucoup.
Il est fade, par rapport à l'autre.
Terne.
Tu ne l'as d'ailleurs même pas aidé à se rattraper.


- M... Mais vous êtes le directeur de Gryffondor !

Perspicace le corniaud.

Nouveau changement, loin d'être pour te déplaire.
L'homme vol.
L'homme ciel, qui réapparaît.
Un instant.

- CASSE-TOI !!! T'vois pas que j'suis entrain de le pécho ? Tu t'rammènes et tu veux contrecarrer tous mes plans... Tu...Tu...

Joie de courte durée, parce qu'une Purée d'explosion dans ce corps.
Un troisième qui sort de nul part.
Une scène de ménage dans le même corps,
Mais ça ne t'amuse qu'à peine,
Parce que tu connais ça.
Dans la forêt,
Mais tu n'veux pas y penser.

STOP ! ZE N'AIME PAS QUAND VOUS VOUS DIZPUTEZ !

Et voici le gamin, le vrai, qui sautille à l'air frais.

- Dites monzieur, vous un adulte de Poudlard, 'Fin z'est Ezteban qui l'a dit. Vous ne connaizez pas le numéro de Miz Boczini par hasard. Vous zavez Ezteban il est amoureux d'elle, mais pas Zilwen. Alors, pour pas qu'il zoit trizte ze zuis de zon côté.

Wow, t'as du mal à suivre, mais pendant que l'autre enlève sa capuche, tu fais le tri vite fait dans tout ça, parce que faudrait pas te mélanger.
Ils ont l'air de l'être déjà assez les trois en face de toi.


- Ouais, non, j'ai aps son numéro, désolé pour lui. Dis à Esteban de lui envoyé un hibou au pire.

Puis tu guettes, et sans savoir à qui tu parles tu ajoutes:

- Vous êtes combien là dedans ? Parce que on dira c'qu'on voudra, la colloc ça craint un peu des fois. Et puis toi, là , le zozotant. T'inquiète pas pour euh... Zilwen ? Ouais, parce que ce gars il al l'air trop libre pour pouvoir être triste. On peut pas être triste quand on a le ciel dans ses yeux. Juste être grisé à la limite. Pis... Euh. Il doit savoir danser tout seul lui aussi.  

Sous tes pieds, les pavés ont arrêté de danser.
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Esteban Lefebvre
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Esteban Lefebvre, Sam 25 Juin - 9:39


Multiplier les facteurs mutagènes.

Vous êtes combien là dedans ? Parce que on dira c'qu'on voudra, la colloc ça craint un peu des fois. Et puis toi, là , le zozotant. T'inquiète pas pour euh... Zilwen ? Ouais, parce que ce gars il al l'air trop libre pour pouvoir être triste. On peut pas être triste quand on a le ciel dans ses yeux. Juste être grisé à la limite. Pis... Euh. Il doit savoir danser tout seul lui aussi.

Rory n'est pas content.
De un, le monsieur ne peut pas aider Esteban.
Mais peut-être qu'il ne veut pas !
De deux, il ne l'écoute pas. Pis il ne comprend pas ce qu'il dit.
Z'est pas Zilwen qui est trizte z'est Ezteban dézà ! Pis vous êtes mézant !

Il croise ses bras sur son petit torse.
Pommettes rouges - imitation gyrophare, lèvres pincées en une figure d'écrevisse, joues gonflées - allégorie du caprice.
Il est puéril.
Un être si innocent dans un corps si dépravé, ce n'est pas saint.
Bientôt, ce sera la purification parce que ce Petit Poucet laisse la place au propriétaire du corps.

Esteban observe les environs. Hagard. Suspicieux et spéculateur.
Il est paumé le petit préfet de Serdaigle.
Dommage pour lui, il constate que l'homme n'a pas bougé. Lui et ses yeux dilatés qui lui font trop peur.

Esteban recule : un pas, puis deux, puis trois, demi-tour toute et il détale comme un lapin.
Il court vite. S'éloignant du directeur de Gryffondor. Il ne veut pas flirter avec.
Il veut respirer. oublier. S'animer tel un pantin de cire.
Sa course est stoppée net quand sa face rencontre un poteau.

BAM.
Il crie ; il soufre.
BAM. BAM.
Il saigne du nez. Il veut s'éloigner, mais Silwen le retient et le force à s'automutiler.
Merlin ! Il a besoin d'un exorciste...

LAISSE-MOI TA PLACE !! La nuit est mon territoire Esteban ! T'as pas besoin et ni l'envie de voir les pires choses de s'monde t'es trop fragile. Alors, retourne dans notre monde avec Rory. Demain quand tu t'réveilleras, tu t'sentiras bien parce que j't'aurais protégé.

Silwen se sent tiré par une force externe. Il tangue et laisse le souffle de vie emplir ses poumons. Il est unique à présent.

Esteban a abdiqué. Il l'a ensuite remercié.
Silwen sourit et est satisfait de la confiance que lui porte Moi.

Il rebrousse chemin. Ses yeux perçants se fixent sur un objectif précis.
Hey, j'espère quMultiplier dégoûte pas la vue du sang. S'qu'il parait c'est sexy...

Il lève les yeux vers l'étendue en hauteur. Surpris de voir son Créateur : Lune. Non ce n'est pas une figure féminine.

Silwen retire avec une dextérité surprenante son sweat noir.
Il est torse nu. Tout comme son pantalon ne fait qu'un avec sa peau : aucune barrière.
À la base Silwen est un naturiste, nudiste. Tout que vous voulez qui va dans ce sens.
Il est obligé de se couvrir décemment pour préserver l'innocence de Rory.
Leur Adorable Trésor.

Il fait face à l'homme. Yeux dans les yeux. Il se rapproche et essaye de deviner la couleur de ses miroirs sombres dans la pénombre.

Il sourit étrangement : quelque chose entre la fascination, l'amusement, la séduction, le sadisme.
Ceux-ci peuvent-ils se refléter dans un sourire ? Évidemment !

Ça t'fait quoi d'atteindre le Nirvana de cette façon hein ? Pis tu fais un fétichisme sur la danse solo ou quoi ?

Ensuite, il se met à rire brusquement : cette situation est hi-la-ran-te !
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Leo Keats Gold
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 7 Juil - 21:30


Sorry, Sorry
Dis-moi si ça te va.

C'est trop étrange, un sol stable.
On dirait un bateau qui arrête de tanguer en plein houle.
Sauf que non.
C'est pas un bateau.
C'est dans ta tête que tout semble stable.
Et alors tu t'écrases.
Sous le poids de ces choses qui te font planer.
Qui te font voir le monde comme un enfant.
Un sourire ahuri.
Des pupilles dilatées qui éclairent les ombres,
Et libèrent la chaussée.


- Z'est pas Zilwen qui est trizte z'est Ezteban dézà ! Pis vous êtes mézant !

Je hausse les épaules,
Ses attaques ne me font ni chaud, ni froid.
Tout ce que je veux, c'est parler au garçon qui a les yeux en ciel.
Celui qui a l'air de pouvoir capturer l'infini. Qui voulait m'emmener avec lui.
Pas à cet enfant-bateau qui croise les bras sous le fardeau.
Caprice,
Caprice.
Doll faces.

Les pupilles changent et se dilatent.
La peur, la vraie, celle écarlate.
Le petit préfet.
Qui court loin du grand dirlo.
Alors que ce dernier se fend la poire.
On ne lui échappe pas comme ça.
Et puis ce soir.
Tout est si beau.
Les murs bougent.
Les souris dansent,
Les chats s'éloigne.
Mais pas le matou rouge.
Qui lui part en chasse.

Mais ce soir, la ville aussi s'amuse.
Les poteaux fleurissent, et rencontrent les visages,
Et pour la première fois s'unissent.
Force métallique,
Jaillissement pourpre.
Douleur ?
Peut-être.
Mais toi tu t'en moques.
Tu RIS.
Aux éclats.
Parce que c'est comique, un gamin qui se blesse, en fuyant loin de toi.
BIM.BAM.
HAHAAA.

- LAISSE-MOI TA PLACE !! La nuit est mon territoire Esteban ! T'as pas besoin et ni l'envie de voir les pires choses de s'monde t'es trop fragile. Alors, retourne dans notre monde avec Rory. Demain quand tu t'réveilleras, tu t'sentiras bien parce que j't'aurais protégé.

BOUM.
Explosion.
Dislocation.
Les deux autres cèdent.
Et je le vois.
Il est seul face à moi.
L'homme libre comme le vent.
L'enfant plus vieux que toi.
Celui qui caresse le ciel mieux que tu ne feras jamais.
Tu ne ris plus.
Tu regardes le ciel.
Tu regardes le bleu.
Impassible. Bouche Bée devant tant de prestance.
De force.
Il est plus fort que tu ne le seras jamais.
Il t'apparait alors plus grand que tu ne le seras jamais.
L'homme est un oiseaux.
Qui déploie ses ailes.
La gueule en sang.
Qui n'ajoute que plus de beauté à son être.

Et il s'approche de moi, bec à la lune.
Il semble cueillir les nuages,
Les écarter sans mal.
Apprends-moi.
" Hey, j'espère quMultiplier dégoûte pas la vue du sang. S'qu'il parait c'est sexy..."
Apprends moi.
À être aussi inconscient.
Sexy est en dessous de ce que tu représentes.
Le sang ne rend que son éclat à l'oiseau de malheur.  
Aigle qui laisse ses plumes.
Tomber à terre.
Encore plus libre.
Plus vrai.
Oiseau au torse nu dont le pelage ne préserve que décemment la pudeur.
Sauf que toi t'en as rien à faire de la pudeur.
Ce soir tu veux être libre aussi.
Totalement.
Et le sourire de l'ange.
Qui transperce ton âme,
De part en part.
Qui perce ta c-a-r-a-p-a-c-e
Le premier depuis Malicia.
Tu souris.
Un peu moins fort.
Mais tout de même.
Vive la nuit.


- Ça t'fait quoi d'atteindre le Nirvana de cette façon hein ? Pis tu fais un fétichisme sur la danse solo ou quoi ?

Ton sourire s'agrandit alors que l'autre rit.
Tu ne planes pas non.
Ce soir tu visites les rues.
Tu apprends.
Observes.
De l'enfant-vieillard devant toi.
Et tu souris bordel.
Pour de vrai.
POUR DE VRAI.

- Ça ne fait rien du tout, du tout. Ça fait oublier. Ça donne l'illusion de liberté. C'est très acidulé.
Mais rien à voir avec la réalité.
Et je n'aime pas danser.
Je viens juste d'arrêter.  


Et puis t'en a marre toi aussi.
De te contrôler.
Tant bien que mal.
Alors la tête dans les étoiles.
Le sourire jusqu'au nez.
Toi aussi t'enlèves ton haut.
Et tes chaussures.
Ta pudeur tu la gardes à l'égard du rose qui dort dans l'oiseau.
Le poussin.
Pieds-nus sur les pavés.
Le vent contre la peau de ton torse.
Tu commences à rire, aux éclats, comme tu ne l'as pas fait depuis des années.
Puis tu te tournes en souriant légèrement vers ton camarade d'un soir.

- Apprends-moi à voler.
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Esteban Lefebvre
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Esteban Lefebvre, Sam 30 Juil - 17:05


Vraiment désolé pour le retard. J'ai eu beaucoup de mal aussi  avec la réponse ! Si problème MP-moi ^^'

Silwen est un délinquant. Un félin. Un jeune homme ordinaire.
Silwen n'est pas un Sorcier ni un Moldu. Un être tel que lui ne peut adhérer à des idées anti révolutionnaires.
Il aime le Nirvana. Comme cet homme.
Il ne veut pas connaître son nom. Il se fiche de qui il est. De ce qu'il fait de ses journées et qui il fréquente. Que des futilités.
Ce n'est qu'un jeu : cosplay, le déguisement en moins.

Silwen sourit. Énigmatique.
Il l'admire non pas avec des yeux de prédateurs, mais d'artiste.
Il aime l'art ; plus qu'Esteban.
Il l'aime primitif. Africain et Antique.
Il en est amoureux quand elle est sans artifice, mais loin de lui l'idée d'encourager l'homme aux yeux envoutants de retirer la totalité de ses vêtements.
Disons que ça fait pervers...


Apprends-moi à voler.

Alors volons ! Crie subitement Silwen. Ses yeux pétillent : âme d'une insouciance insoupçonnée. Il ramasse précipitamment les quelques affaires éparpillées prenant par la même occasion celles de l'homme. Il s'en fiche. Il lui montre un immeuble qui se démarque des autres.

Je te propose de...
Encore-toi !! T'es une vraie plaie Silwen. C'est encore une de tes conquêtes ?

Pas étonné pour un sous Silwen se retourne et dévisage avec un sourire goguenard le policier en civil qu'il connait très bien. Il l'amuse sans son uniforme. De un, je ne suis pas gay ni hétéro d'ailleurs. Je t'interdis de me classer dans des catégories. De deux, ce n'est pas l'une de mes conquêtes mais ma muse. Figure-toi qu'on va voler. Veux-tu te joindre à nous ?

Voler ? J'te préviens, tente un truc stupide et je suis en droit de t'arrêter.
Mais non banane, on va voler comme ça en haut de cet immeuble Silwen bat frénétiquement des bras, il se sent bête mais il faut bien démonter sa bonne foi.

Mais... Mais vous allez vous tuer au mieux être paraplégique. Il s'adresse à l'homme. Êtes-vous fou de suivre ce malade dans ces délires ? Oh mais vos yeux sont trop dilatés on dirait que...

Normal, j'suis un étalon.
Oh le sous-entendus de me*de. Ben, il fallait bien qu'il trouve une excuse. Cet homme est capable de l'arrêter pour consommation de stupéfiant. Il a l'œil pour ces choses-là.

Silwen s'empare vivement de la main de son compagnon d'un soir, et s'éloigne à grands pas.

J'ignore le sens que tu accordes au mot voler... Ça te dit de sauter de cet immeuble ? Je te préviens je cours très vite et on a beaucoup d'escaliers à grimper si tu traînes je te laisse planter là. J'fais pas babysitting.

Il sourit très amusé par la situation.
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Leo Keats Gold
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Leo Keats Gold, Mar 2 Aoû - 13:35


Pas de soucis, j’ai eu du mal à m'y remettre aussi



Ce n'est même pas un aigle, qui se tient face à moi.
Ce n'est pas un oiseau,
Ni un dragon.
Ni même une chimère, ou un cheval ailé.
C'est une créature nocturne, qui semble savoir voler, comme si elle n'en avait strictement rien à faire. De ce que je pense, de ce que pensent les gens qui nous voient.
Deux idiots torses-nus, pieds-nus sur les pavés,
Un qui il y a quelques minutes dansait,
Et l'autre qui, doucement, prend l'adulte sous son aile nocturne.
C'est ça.
Tu le tiens.
Cet homme- libre.
Il est cette nuit délicate, qui te redonne envie d'être vivant.
De faire taire les petites voix qui s'agitent dans ta tête.
Un coup à droite, un autre à gauche.
Celles que tu te plais à contrarier.
La bête s'est ratatinée ce soir.
Elle s'est endormie sous son châle de nuit.
Ce soir c'est toi.
Tu es en vie, un peu,
De temps en temps.
Grâce à l'homme avec le ciel dans ses yeux.
Puis les pavés arrêtent de danser, alors pour une fois t'es tout droit, comme un piquet.
Tu n'es pas triste.
Tu n'es pas colère.
Tu n'es pas malheureux.
Tu es toi.
Avec ta mélancolie et ton envie d'infini ce soir.  


Alors volons !

Oui, volons. Viens, je te suis, tes yeux qui brillent comme des réverbères.
Un peu lumineux, mais pas trop,
Pour ne pas faire peur -Aux oiseaux
-papillons de nuit.
Tes vêtements rejoignent les siens dans ses bras.
Et il te désigne un complexe d'étage qui s'élève vers le ciel dans l'espoir d'empiler des gens afin qu'ils puissent vivre en prenant le moins de place possible.
Un peu comme des sardines vous voyez ?
Des boites de maquereaux au citron empilés en résumé.
En tout cas, c'est ce qu'il semble me montrer.
Donc on passe à la pratique directement. Non pas que ça me dérange,
Bien au contraire. Quitte à voler, autant que ce soit l'unique et dernière fois.

- Je te propose de...

Un insecte, qui vient se poser sur la soupe de ses longues pattes de moustique.
Une voix que je n'attendais pas, qui me hérisse au plus haut point.
Dégage, dégage,
Laisse moi voler.


- Encore-toi !! T'es une vraie plaie Silwen. C'est encore une de tes conquêtes ?

Tes yeux qui fusillent l'intrus,
Parce qu' il insulte l'oiseau.
Parce qu'il dérange l'apprentissage du vol,
Être un pilote de chasse, prédateur au dessus de la ville.
Sauf qu'il faut fondre.
Pas s'écraser.

- De un, je ne suis pas gay ni hétéro d'ailleurs. Je t'interdis de me classer dans des catégories. De deux, ce n'est pas l'une de mes conquêtes mais ma muse. Figure-toi qu'on va voler. Veux-tu te joindre à nous ?

Muse, qui sepâme au soir.
Muse. toi ?
C'est étrange.
Regarde, toi,
T'es un peu bancale, pas très droit.
Mal dans les pompes que tu n'as plus ce soir.
Alors pourquoi ?
Non.
Pourquoi pas ?
L'immeuble là-bas. C'est le Parnasse de l'homme-oiseau.
Mais il y a toujours un rabat-joie, trop accroché à la réalité.

- Voler ? J'te préviens, tente un truc stupide et je suis en droit de t'arrêter.
- Mais non banane, on va voler comme ça en haut de cet immeuble.

Et le voici, à agiter ses bras, comme un corbac mal plumé.
Sauf que lui, c'est beau.
C'est majestueux, un homme qui montre comment voler,
Alors tu te surprends à vouloir faire pareil.
Mais tu n'en as pas le temps,
Que déjà la mouche reprend son discours qui te glisse sur les oreilles.
Sans capturer ton intérêt.

- Mais... Mais vous allez vous tuer au mieux être paraplégique.. Êtes-vous fou de suivre ce malade dans ces délires ? Oh mais vos yeux sont trop dilatés on dirait que...
- Normal, j'suis un étalon.

Tu hoches la tête, de façon enfantine.
Sans saisir le double-sens.
Parce que t'es trop insouciant ce soir pour faire attention à ce genre de choses.
Alors tu le laisses prendre ta main, et t'entraîner à sa suite.
Tu suis, sans faiblir, les pieds-nus, les jambes légères.
Tu suis.

- J'ignore le sens que tu accordes au mot voler... Ça te dit de sauter de cet immeuble ? Je te préviens je cours très vite et on a beaucoup d'escaliers à grimper si tu traînes je te laisse planter là. J'fais pas babysitting.

Sourire de défi.
Tes jambes qui s'actionnent, vite, très vite,
Tu lui dis que tu cours vite aussi,
Et te voilà parti, dans les escaliers. Plein d'étage, tu perds le compte.
Tu ne sais même plus si l'homme oiseau est devant ou derrière toi.
Tu t'en moques, tu es enfin en haut.
Tu veux te mettre au bord,
Jusqu'à ce qu'il te suffisse juste de te pencher un peu plus en avant pour tomber.
Mourir et décoller.

- Pour moi c'est ça voler. Sentir le vides sous les pieds, être à deux doigts de tomber. Puis regarder tout ça. La nuit, les étoiles, les oiseaux aussi. Et les lampadaires. Et toi tu voles comment ?
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Esteban Lefebvre
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Greenwich - Quartier de Londres

Message par : Esteban Lefebvre, Lun 29 Aoû - 11:30


Tu ris comme un ange.
Voilà ce qu'il aurait aimé dire.
Pas l'temps. P'tain de temps qui s'écoule et se déverse comme un torrent glacial.
C'est un blizzard. Pis c'est quoi cette comparaison. Rire comme un ange... Dingue comme ça résonne comme un accompagnement à la lyre.


Il l'observe. De loin.
Droit. Rigide. Semblable à un piquet que Merlin aurait planté là pour le plaisir des yeux.
Car l'Oiseau est beau. Un aigle. Un hybride. Un faucon.
Funambule et aérien. Il vole. Il suscite de l'admiration. Il danse. Il suscite de la jalousie.
Il est majestueux.


Le voilà ; cet oiseux tombé du ciel, car trop sûr de lui. Trop fier. Arrogant et indépendant.
Les nuages ne le portent plus. Son poids - le poids de ses actes est bien trop pesant, car Lui est Libre.
Le voilà qui s'élance à la suite de l'Étoile.

Il s'étire longuement. Un sourire ravi et presque serein sur les lèvres.
Peut-être ronronnera t-il dans quelques secondes. Comme le chat qu'il est.

Il s'approche lentement vers l'Étoile qui risque de chuter, car trop près du précipice.
Mais elle n'a pas peur.
Elle parle. Ils n'ont pas la même conception du mot voler. Tant mieux !
Sait-elle qu'il est juste derrière. Là tapis comme une ombre sombre - noir.
C'est ce qu'il veut. Qu'il ou elle n'ait plus peur de rien. Oui il ou elle ne désigne personne en réalité.
Ne pas avoir peur de tomber. Ne plus avoir peur des autres. Ne plus avoir peur de soi-même et des divagations et des créations de notre imagination.


Je suis heureux tu sais... Tu ressembles vraiment à un enfant. Tu as oublié que tu es un Sorcier. Tu as tiré un trait sur tes obligations pour un temps. C'est bien. Parfait.

Il rit franchement. Un rire léger comme si cela n'a aucune importance. Qu'il rit ou pleure. Où est la limite ?
Il s'approche à son tour dangereusement du bord.

T'sais, on ne se reverra plus jamais. 'Fin le moi libre. Je suis Esteban, Rory, Silwen. J'sais que tu peux comprendre ça. C'est pour ça que je veux jouer.

Il examine curieusement l'Étoile. Homme. Sorcier. Directeur de Gryffondor. Que c'est ironique. Intriguant.
Il prend brusquement sa main et place une petite pierre dans sa paume.

Techniquement elle n'a aucune valeur. Tu peux la jeter, la garder que ça me fera ni chaud ni froid parce que j'aurai bientôt oublié. D'ailleurs, tu peux décider de sauter. Les cartes sont entre tes mains. La prochaine fois qu'on te donnera un ordre tu sauras quoi faire... Puis il ajoute dans un sursaut : J'emm*rde tout le monde. Ravi de t'avoir rencontré Étoile Nébuleuse.

Le grand saut.
Les chats retombent toujours sur les pattes.
Vrai ou Faux ?
Vraux..
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Re: Greenwich - Quartier de Londres

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 Greenwich - Quartier de Londres

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