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À la maison
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Mathéo Angur
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Re: À la maison

Message par : Mathéo Angur, Mer 18 Nov 2015 - 14:29


Une fois fait... Ça ira mieux non ? Oh mais pourquoi.. Pourquoi avoir accepter ça. Il aimait bien ces jambes comme ça. Et puis. Mince quoi. Non, pas de marche arrière. On ne bouge plus. On se laisse faire et on arrête de stresser. On prend un bon souffle et ça ira mieux. Mais non, ça ne pouvait pas aller mieux. Il allait faire quelque chose qu'il n'avait encore jamais vu, ni qu'il ne connait même pas. Tout ce qu'il y avait en face de lui. Tout ces instruments qu'il ne faisait en aucun cas confiance. Trop tard. Ça avait commencé. Ou presque... Puisque ce con était resté habiller et comment veut-il se faire torturer s'il garde ces affaires. Du moins, son pantalon. Ses jambes seront les premiers à prendre.

- Euhm je veux bien commencer, mais pour ça il va falloir que tu enlèves ton pantalon. C'est tes jambes que j'épile pas tes vêtements, sinon ce ne serait pas marrant.

Bah ouais, c'est mieux sans. Ça c'est sur. Épiler. Mot qui ne connait même pas. C'est ce mot qui veut dire tout cette souffrance ? Enlever les poils d'une manière qui te torture la peau ? Mathéo rayera ce mot de son dictionnaire. Il fait déjà très mal ce mot. Alors qu'Eléane ne l'avait encore pas toucher. Ah bah génial.. En tout cas, il enleva rapidement ce qu'il avait à enlever pour qu'Eléane puisse véritablement commencer...

Chaud, brûlant, visqueux, dégueulasse. Argh... Qu'est-ce que c'est que ce p*tain de machin ! Oh et puis elle allait lentement bien sûr. Pour que ça s'applique bien sûr ces jambes ! Du moins, une partie de son tibia...  Et puis, elle posa un truc collant. Ouais ça collait. Ça collait dur. Nan mais attend, c'était ça qui arrachait les poils ? Mais comment on l'enlève ? Et puis Eléane qui prévient que ça va faire mal. Où est-ce qu'elle veut en venir ? Bah à peine se pose-t-il cette question qu'elle tira sur la bande pour l'enlever d'un coup. Un cri de douleur et de surprise sonna dans la pièce.

Et c'était que la première. Car, à peine eut-il le temps de se remettre de ses émotions. Ses mots n'ayant pas eu le temps de sortir de sa bouche d'ailleurs. Eléane reprit cette même manière de faire et les cris de douleurs retentirent à chaque fois qu'Eléane tirait sur la bande. Sur les deux jambes. Continuellement, jusqu'à ce qu'aucun poil ne reste sur ces tibias. Mathéo avait mal aux jambes. Mais ça allait. Il aurait pu croire que ça aurait été pire. MAIS, Eléane ça vite lui faire comprendre que c'était loin d'être fini...

- Alors ça va ? Pas trop douloureux ? Parce que je viens de te faire la partie la moins douloureuse. Qu'est-ce que t'en dis, on continu ?

La partie la moins douloureuse ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'il y avait plus douloureux que ça ! Oh bordel. Non, il voulait pas savoir où elle allait continuer à le faire. Mais, il savait maintenant que ce n'était que le début et qu'il allait douiller. Mais c'est pareil. Maintenant qu'il avait commencer. On ne fini par sur un travail à moitié fait. Pas terminer.

- Euhhh... Oui... C'est par où la prochaine étape ?

En fait... Il voulait pas savoir.
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Tybalt Maitland
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Re: À la maison

Message par : Tybalt Maitland, Lun 21 Déc 2015 - 19:47


RP unique
Puisque le RP précédent date de plus d'un mois et que le mien est un RP unique, j'espère que ça ne posera pas de problème.

Si Tybalt Maitland croyait les dires de Virginia et John -ses parents-, cette maison était celle qui l'avait vu grandir et s'éveiller au monde qui l'entourait, et ce depuis sa naissance. Seules ses années à Poudlard l'avaient un peu éloigné de ce lieu mais, à chaque été comme à chaque Noël, il s'était toujours fait une joie de retrouver ces murs accueillants. Lorsqu'il était enfant, il pouvait passer des journées entières à jouer et à se cacher dans le grenier qui était de loin sa pièce préférée ; puis, quand il était devenu étudiant, il se précipitait là dès qu'il rentrait chez lui, comme si retrouver l'obscurité des combles passait avant les retrouvailles avec ses géniteurs. Du moins, c'est ce que lui répétaient ses parents chaque fois qu'il les questionnait sur son enfance.

Alors, si tout cela était bien vrai, pourquoi ne ressentait-il aucune émotion en se tenant debout au centre du lieu qu'il avait tant chéri ?

Malgré le coma duquel il s'était réveillé il y a peu de temps et l'amnésie qui lui ôtait tout accès à ses souvenirs d'avant, il était pourtant presque toujours en mesure de savoir s'il avait déjà côtoyé par le passé les gens qu'il croisait dans le présent. Instinct naturel ou simple intervention de son inconscient, il n'en savait rien. Toujours est-il que, bien qu'habituellement il ressentait diverses émotions en fréquentant des lieux et des gens qu'il avait appréciés ou détestés avant son coma, ce grenier sensé être si cher à son cœur ne provoquait aucun sentiment d'aucune sorte en lui.

C'est pourquoi il passait des heures entières debout dans cet endroit étranger, jusqu'à avoir trop mal aux jambes pour rester plus longtemps.

- Mais aujourd'hui, les choses seront différentes, avait-il répondu le matin-même à sa mère qui s'exaspérait pour la énième fois de son comportement.

Or, Tybalt était un homme de parole. Ainsi, s'il avait dit que les choses changeraient, il était de son devoir de tout faire pour qu'il y ait effectivement un élément nouveau dans son introspection ratée jusqu'alors. Au fond, le jeune homme se trouvait parfaitement idiot de n'avoir rien fait d'autre que de rester bêtement debout, sans agir. Il avait bien évidemment voulu fouiller les vieilles malles et armoires qui étaient stockées ci et là, mais cette idée le fascinait et l'effrayait à la fois. Que trouverait-il sous la poussière ? Son passé serait-il aussi tendre, doux et beau que les maigres informations de ses parents le lui laissaient à penser ?

Ce fut donc avec une grande appréhension, mais poussé par sa volonté de prouver à sa mère que ses mots n'étaient pas que des paroles en l'air, qu'il décida de s'aventurer dans sa propre histoire.

La première malle qu'il ouvrit était vide. Absolument vide. Tout comme les trois autres qui se trouvaient dans la pièce.

*Étrange...* se dit-il, déçu de ne rien trouver. *C'est comme si la pièce avait été aménagée pour paraître habitée depuis longtemps, mais qu'en réalité personne n'y avait réellement vécu...*

S'intéressant cette fois au contenu des deux armoires, l'amnésique essuya un nouvel échec lorsque la première se révéla tout aussi vide que les coffres. Il voulu renoncer mais, par acquis de conscience, il ouvrit tout de même la seconde armoire sans vraiment y croire.

Ce qu'il y vit l'étonna au plus haut point : là, sur une petite étagère poussiéreuse, reposait un épais livre. L'ouvrage possédait une couverture vraisemblablement en cuir de brune sur laquelle se dessinait, tracée en lettre d'or, la mention "Album de famille". La tranche du livre permettait de comprendre que, entre les pages jaunies et épaisses, se glissaient de nombreux autres documents qui, aux vues du titre du livre, ne pouvaient être que des photographies.

Un immense sourire collé sur les lèvre, Tybalt tendit donc la main pour l'ouvrir, mais l'objet se déroba à sa prise et, comme mû d'une volonté surnaturelle, s'envola loin du jeune homme. La seconde tentative de se saisir de l'objet se révéla tout aussi vaine et, lorsqu'il se jeta pour la troisième fois en direction de l'ouvrage, ce dernier se cogna au mur dans sa fuite et retomba lourdement au sol.

En chutant de la sorte, le livre s'était ouvert. Sur les deux pages visibles s'étalaient des photos sur lesquelles figuraient inlassablement un petit garçon aux yeux bleus foncés et aux cheveux châtains clairs bouclés ainsi qu'une fillette encore plus jeune, avec les mêmes yeux mais des cheveux lisses comme la soie. Le garçon était le portrait craché de Tybalt. Quant à la fille, elle se déplaçait joyeusement sur les photographies, grimpant sur le dos de son camarade, s'agrippant à son bras ou adressant des signes de main au photographe. Les deux enfants riaient sur chacune des images et semblaient irradier de bonheur l'espace autour d'eux.

Sans trop savoir pourquoi, une eau salée mouilla les yeux de l'amnésique. Ces clichés avaient éveillé en lui un puissant et profond sentiment de manque et de nostalgie. La main tremblante et le sourire aux lèvres malgré ses larmes, l'ancien Gryffondor effleura délicatement le papier glacé mais figea son geste d'effroi : la photographie qu'il venait de toucher s'était changée en un simple papier blanc, vierge de toute image.

Paniqué à l'idée de perdre la seule chose qui semblait le relier à son passé, il se dépêcha de retirer de l'album les autres images pour qu'elles ne disparussent pas également. Hélas, dès que ses doigts se posaient sur l'une des diapositives, celle-ci se figeait avant de s'effacer à son tour.

Une angoisse totalement incontrôlable et irrationnelle le saisit alors. Au fond de lui, il était intimement convaincu que si l'album venait à disparaître, il ne pourrait jamais se souvenir de son passé. Ses membres se mirent à trembler violemment et sa respiration se fit saccadée. La situation était d'autant plus bizarre que l'amnésique savait pertinemment que cette peur n'avait aucun sens, mais il était tout bonnement incapable de se calmer.

Lorsqu'il tourna la page de l'album, il découvrit que toutes les suivantes étaient vides. Seule la toute dernière était encore décorée d'images animées. En y regardant de plus près, on constatait qu'il s'agissait des mêmes photos qu'à la première page, mais que le petit garçon -Tybalt donc- était absent de toutes les images et que la fillette, au lieu de rire gaiement, pleurait à chaude larme, seule.

Alors c'était donc cela son passé -ou était-ce son avenir ?-. Faire du mal à ses proches et surtout ne jamais être en mesure de recoller les pièces de son passé, de résoudre le mystère de son coma ni même de retrouver ses souvenirs.

A présent les larmes coulaient à flot de ses yeux et venaient s'écraser sur l'album qui demeurait impassible face à une telle angoisse. Peu importe son ancienne maison de Gryffondor -de toute façon, il n'avait aucun souvenir de sa vie à Poudlard-, l'homme, qui à cet instant ressemblait plus à un adolescent perdu, ne voyait pas comment il pourrait dans sa vie faire autre chose que trembler de peur et pleurer de détresse.

Cependant, un détail attira son attention : alors qu'une cascade de larmes dégringolait sur les pages du livre, celles-ci restaient parfaitement sèche et propre. D'ailleurs, maintenant qu'il y songeait, il était également étrange que, lorsque l'ouvrage était sortit de l'étagère poussiéreuse de l'armoire, lui-même était parfaitement propre, à tel point qu'il paraissait neuf. En temps normal, un album photographique ordinaire aurait dû être mouillé par le liquide lacrymal et sali par la crasse du meuble.

Une seule solution s'imposait alors : il ne s'agissait pas d'un album photographique ordinaire !

C'est en réalisant ceci que Tybalt ressentit enfin ce pour quoi il s'était mis à fouiller cette pièce : un sentiment de déjà vu. Il était persuadé qu'il avait déjà vécu une situation analogue par le passé, mais ne s'en rappelait strictement pas. Suivant exactement ce que lui dictait son instinct, il sortit donc sa baguette, la pointa vers le livre et prit une grande bouffée d'air.

*Aller* s'encouragea-t-il lui-même mentalement *Fais le vide dans ta tête, tu t'en es déjà sorti une fois, tu peux très bien recommencer. N'y pense pas, ça va venir tout seul*

Et effet, son subconscient fit tout le travail à sa place, piochant la solution dans l'expérience dont sa conscience refusait de se souvenir.

- #Riddikulus ! déclara-t-il d'un ton ferme.

Dès qu'il prononça ce mot, les pages de l'album vierge se décorèrent de milliers de petits dessins d'enfant aux couleurs chamarrés. Ici un soleil jaune, là un nuage de petits cœurs roses et rouges, de l'autre côté un mignon trèfle vert porte-bonheur ou même encore un lapin bleu. Les pages qui étaient encore blanches et austères un instant plus tôt regorgeaient désormais de petits détails enfantins qui formaient tous ensemble un arc-en-ciel respirant l'innocence et la candeur.

Un large sourire étirait désormais de nouveau les lèvres de l'amnésique. Maintenant, il avait parfaitement compris qu'il se trouvait face à un épouvantard farceur et inquiétant. Avec une infinie précaution, il replaça, grâce à un sortilège de Lévitation, l'album de dessins dans l'armoire d'où s'était extrait l'album.

- #Collaporta ! ordonna-t-il en posant sa baguette sur la serrure de l'armoire après en avoir refermé les portes.

Dans un bruit de succion assez désagréable, les portes se scellèrent. Cette protection était absolument nécessaire pour que personne d'autre ne se fasse surprendre par la créature magique qui s'y cachait, prête à effrayer une nouvelle proie. Arrachant une page de son carnet secret qu'il gardait toujours sur lui, il accrocha un petit avertissement sur l'armoire en question : ainsi, personne ne pourrait la déverrouiller par inadvertance.

Il savait que pour détruire définitivement un épouvantard, il fallait éclater de rire mais, en vérité, il n'avait pas vraiment envie de le détruire. Les photos qu'il avait entrevues et les dessins colorés qui les avaient remplacées lui tenaient trop à cœur pour ça ! Avant de sortir de la pièce, il lança donc un dernier regard vers l'armoire. Il était venu pour trouver des réponses au sujet de son passé et, dans une certaine mesure, cela avait été un succès. Il referma donc la pièce derrière lui avec un sourire satisfait.
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Crystal M. Ertz
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Re: À la maison

Message par : Crystal M. Ertz, Jeu 18 Fév 2016 - 22:58



PV - John Deesty (gentiment manipulé par Morgan Delaube)

De l'air. Voilà ce dont elle avait grandement besoin. Écroulée sur son bureau depuis maintenant plus d'une heure, la cire de sa bougie avait presque entièrement fondu, lançant une sorte de compte infernal et silencieux duquel les yeux noisettes de la sorcière n'arrivait pas à se détacher. Son plan de travail ressemblait à un champ de bataille: les livres nouveaux et anciens se chevauchaient, se gênaient et s'empilaient un peu partout. Il devait bien il y en avoir une vingtaine de la sorte, tous concernant l'art de l'alchimie. Elle les avait tous parcouru, une fois pour certains, des dizaines pour d'autres pour approfondir ses connaissances qui grandissaient comme une plante choyée avec amour dans une serre aux propriétés magiques. Oui, depuis quelques années, son savoir commun d'apprentie à Poudlard avait été éclipsé par un savoir plus caché et plus passionnant. Sa tête était désormais remplies de grands tiroirs où elle triait toutes les informations. Crystal connaissait à présent les noms de toutes les plantes connues, ainsi que les noms de certaines autres. Les noms des précédents et actuels alchimistes qui avaient éclairés le monde des sorciers par leur savoir, elle les savait aussi, au même titre que le noms des potions déjà existantes. Elle s'était transformée en quelqu'un qu'elle n'aurait jamais imaginé devenir.

Mais à l'heure actuelle, cette accumulation de connaissances lui pesait et lui donnait mal à la tête. Elle avait beau savoir que ce genre d'apprentissage prenait du temps et demandait de la patience, la sorcière ne pouvait pas s'empêcher de se faire du mal en dévorant et se torturant les méninges. Soufflant la bougie, elle se leva brusquement et saisit une veste avec un col en fourrure avant de claquer la porte de sa chambre. D'un geste distrait, elle se frotta la tête et s'avança vers la porte. L'air encore froid de la nuit lui ferait le plus grand bien. Une fois dehors, elle laissa la porte de la vieille maison londonienne entre-ouverte et s'aventura quelques mètres plus loin sur le trottoir. De là où elle était, elle ne voyait pas grand chose qui en vaille vraiment la peine. Vivant dans une rue moldue de Londres, des engins moldus gâchaient un peu le paysage. Et dire qu'ils voyageaient dans ce genre de véhicule. C'était sexy. La buée qui s'échappait de son nez lorsqu'elle respirait, due au froid carnassier, s'élevait religieusement dans les airs. Alors, voulant se vider la tête, elle suivit du regard cette brume, découvrant le ciel. Elle s'accrocha finalement à la vision que la lune lui offrait à travers les quelques nuages.

L'Apprentie songeait à ces dernières années. A tout les changements qui étaient survenus. Elle qui à 17 ans n'avait pas eu beaucoup d'idées sur ce qu'elle allait devenir, elle était aujourd'hui gérante d'une boutique magnifique sur le Chemin de Traverse. Elle était membre d'une Guilde secrète. Elle avait été l'Ordre du Phénix, au prix de nombreux cauchemars et de mauvais jours. Et le plus important, elle avait trouvé un but. Quelque chose qui la guidait à travers les épreuves et les moments sombres. John lui avait ouvert la porte à tout un Univers, un mode de vie et de pensée fascinant. Il y avait tant de choses à voir, à découvrir ou à redécouvrir. L'Alchimie était une science complexe et magnifique. Lorsqu'elle daigne vous dévoiler quelque chose, elle vous cache plus encore. C'était quelque chose qui méritait de réduire ses nuits et de souffrir de maux de tête. Et rare étaient ceux qui s'y osaient vraiment. La tête toujours levée, elle commençait à sentir ses sens s'engourdir et ses joues piquer un peu. Ce n'était pas plus mal, Crystal avait besoin de ça pour tenir quelques heures encore. Ses recherches devaient avancer et elle ne pouvait pas se permettre de perdre trop de nuits.

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Re: À la maison

Message par : Personnage, Dim 21 Fév 2016 - 17:25


John Deesty était depuis longtemps posé sur son fauteuil voltaire, une livre ancien dans une main et une tasse de café dans l'autre. Le goût amer de celui-ci lui permettait de rester éveiller. Sur une table trônant à côté du fauteuil était posée une lampe à bougie, éclairant faiblement le livre. C'était un traité d'alchimie que John venait d'acquérir il y a peu. Il le découvrait pour la première fois et il n'en était pas déçu. De nouvelles connaissances s'offraient à lui, pour son plus grand plaisir. Il réajusta un peu sa position assise, permettant au sang de circuler à nouveau dans sa jambe.

Une heure plus tard, la tasse était vide, la lampe sur le point de s'éteindre, le traité terminé et la tête de John bien rempli. C'était fascinant ce qu'on pouvait apprendre sur l'usage du venin de basilic. Il était très dur d'en avoir, quasi impossible même. Mais si un jour John en avait l'occasion, il s'en procurerait. Il espérait vraiment en avoir l'occasion. Pris d'un élan de liberté, et se sentant confiné, l'alchimiste se leva du fauteuil qui avait maintenant pris la forme de son assise, et se rendit sur le balcon. L'air frais lui faisait du bien. Le ciel était dégagé et il avait une très jolie vue sur la vie rurale qui continuait son cours en dessous. Il se dit que sa vie était bien remplie. Il avait du travail, il était en bonne santé, et il avait une apprentie. D'ailleurs, celle-ci était meilleure de jour en jour. Il devrait d'ailleurs lui donner son traité, en cadeau.

John retourna dans son salon et attrapa un morceau de parchemin sur lequel il griffonna :

<<Crystal,

J'ai une chose importante à te dire, j'espère te voir demain à 14h à la maison. Prends un sac avec toi !

John
>>

C'était rapide, mais efficace. Il appela sa chouette et accrocha le morceau de parchemin à sa patte avant de retourner sur le balcon. Sur une impulsion du bras de l'humain, l'oiseau partit à travers la nuit. Lorsque John ne l’aperçut plus, il retourna à l'intérieur pour aller se reposer un peu avant son rendez-vous de demain.
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Crystal M. Ertz
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Re: À la maison

Message par : Crystal M. Ertz, Mer 24 Fév 2016 - 12:46



Un rendes-vous, demain, 14h. Les informations écrites à l'encre sur ce simple bout de parchemin eurent l'effet d'une bombe sur la jeune femme. Elle était rentrée de son bol d'air et avait découvert le message. Une convocation de la sorte, qui avait l'air si solennelle, était une première pour elle. La première chose qui lui traversa l'esprit fut de se demander si elle avait fait quelque chose de mal. Si c'était le cas, l'apprentie ne s'en était pas du tout rendue compte. La dernière phrase était également étrange. Prendre un sac? Comptait-il réellement la chasser de la maison pour de bon?

Peut être n'avait elle pas réussi à satisfaire à ses exigences, aux attentes qu'il avait envers elle. Pourtant, toutes ces années, la jeune femme semblait s'être plutôt acquittée de toutes les tâches qu'il avait demandé. Elle avait voyagé à l'étranger à plusieurs reprises à la recherches d'ingrédients rares, elle avait sacrifié beaucoup de ses nuits pour écrire ses recherches et celle de son maître, elle avait travaillé aux Halles pour avoir des gallions en suffisance pour acheter le nécessaire. Alors, où avait elle échoué? Perturbée, la jeune femme s'effondra dans son lit et resta couché sur le dos, fixant le plafond en ressassant ces nouvelles pensées. La nuit passa ainsi, sans qu'elle n'arrive à fermer l'œil une seule seconde.

Lorsque l'heure fatidique sonna, elle ne prit même pas la peine de changer de vêtements, se contentant juste de passer un coup de peigne dans sa cheveux trop lisses déjà. Puis elle marcha robotiquement pour rejoindre John. Arrivée devant la porte, elle hésita, la main prête à toquer mais le cœur plein de doutes. Mais avait-elle vraiment le choix après tout? Toc, toc, toc.

- Maître Deesty? Vous souhaitiez me voir? Dit elle, la voix emplie d'incertitudes.


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Re: À la maison

Message par : Personnage, Dim 6 Mar 2016 - 9:29


John avait retourné tout ça dans sa tête durant toute la nuit. Comment annoncer cela à Crystal ? Il voulait lui faire plaisir, grandement plaisir. Il espérait juste qu'elle ne le prendrait pas mal. D'ailleurs, pourquoi elle le prendrait mal ? Parce qu'il allait "l'abandonner" ? Non, il ne l'abandonnait pas. Il allait juste étendre ses recherches. Oui, c'est ça, étendre ses recherches. Elle comprendrait sûrement, il fallait qu'elle comprenne. Buvant une énième tasse de café, il ne tenait plus en place. Il faisait nerveusement le tour de sa cuisine, tapotant ses doigts contre sa jambe, signe évident de sa nervosité. C'était pour son bien qu'il faisait ça, ou plutôt pour le sien, pour pour le monde magique même ! Oui, c'est ça, c'était pour le monde magique.

Trois bruits secs se firent entendre contre la porte, suivit par une voix qu'il connaissait bien. L'alchimiste se pétrifia, interrompant son pas et son geste de la main. Une boule se mit en place dans sa gorge. Il déglutit avant d'aller jusqu'à l'entrée pour ouvrir la porte.

-Euh.. Bonjour Crystal ! Viens, entre. Dit-il clairement. Il s'effaça pour laisser passer la jeune femme puis referma la porte avant de l'inviter à le suivre dans la cuisine. Tu veux... Euh... Boire quelque chose ? Voyant le traité posé non loin sur son fauteuil, John se précipita pour aller le récupérer et le mit entre les mains de sa jeune apprentie.

-Pour toi. En cadeau de départ. Fit-il tandis que son visage blanchissait, craignant la réaction de miss Ertz.
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Re: À la maison

Message par : Crystal M. Ertz, Dim 13 Mar 2016 - 18:15



Il lui sembla attendre une éternité, là devant la porte. Elle ne pouvait empêcher son cœur de battre à un rythme diabolique et se sentait devenir horriblement blême. Par Merlin ce qu'elle était sensible. Il ne lui en faudrait pas beaucoup plus pour s'évanouir... Et elle qui se disait adulte. Être adulte, n'était ce pas se comporter d'une manière rationnelle? De savoir réagir avec un certain recul, quoi qu'il se passe? Elle était nulle à ce jeu. Et la porte s'ouvrit, révélant la silhouette si reconnaissable de son maître alchimiste.

-Euh.. Bonjour Crystal ! Viens, entre.

Lui non plus ne semblait pas dans son état normal. Il semblait stressé, ce qui ne lui ressemblait pas. L'heure était donc bien grave. Qu'avait-il à lui annoncer? Qu'était-il arrivé? Elle remua ses pensées comme une apprenti sorcier qui remue dans son premier chaudron -avec trop de force et une bonne dose d'appréhension- et suivit les pas de l'Alchimiste. Il était inutile de préciser que les battements de son cœur continuaient à tambouriner avec force. Mais en ayant aperçut le visage de John, elle savait qu'il en était de même pour lui. Mais quelle scène étaient-ils en train de jouer là? Il lui proposa à boire, mais la jeune femme refusa. Elle ne pourrait de toute façon rien avalée tant elle était tendue. Puis elle le vit se précipité comme un fou vers une table où un traité y était sagement posé. C'est à peine s'il ne s'étalait pas sur le fauteuil qui lui barrait la route. Avait-il bu ?

-Pour toi. En cadeau de départ. Fit il en lui refourguant l'ouvrage.

Sa peur se mua en incompréhension. Le changement d'expression sur son visage en était presque comique. Sa tête se vida en une seconde, comme si on avait lancé un Sonorus sur ses pensées. Elle ne comprenait plus rien, et se contentait de fixer bêtement l'ouvrage. Ses longs doigts blancs se crispèrent dessus. Dans sa tête, il ne faisait aucun doute que si elle le lâchait, le néant la recouvrirait -bref, elle s'évanouirait d'une façon fort peu élégante-. Un cadeau de départ? C'était donc ça qu'il lui cachait ces derniers jours. Ça expliquait son comportement de vieil ours solitaire. Il allait partir.

- Pourquoi?

Elle n'avait rien d'autre à dire. Le silence était à présent étouffant. Elle voulait savoir les raisons qui le poussait à sortir ça maintenant. Sa vie était déjà assez stressante comme ça. Crystal était une jeune femme d'une faiblesse affligeante. Continuer sans guide serait sans-doute catastrophique. Elle avait besoin de lui, de son savoir, de ses conseils, de son côté maniaque qui la faisait tant sourire. Comment pourrait-elle s'en détacher ainsi?


[Merci de ne pas poster à la suite, j'aimerai vraiment bien finir ce rp ^^ ]
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Re: À la maison

Message par : Personnage, Sam 16 Avr 2016 - 10:20


John aurait préféré que Crystal cri. Qu'elle se déchaîne. Qu'elle fasse quelque chose quoi ! Qu'elle ne reste pas droite comme un i et placide comme une potiche. Mais bon, il ne pouvait pas non plus trop en demander à la demoiselle. C'est vrai que ce qu'il était en train de lui annoncer était peut-être, voire même sûrement, un choc pour elle. Il n'avait rien fait pour l'y préparer. Mais il fallait bien qu'elle vole de ses propres ailes un jour ou l'autre, non ?

-Parce que... Euh... Tu sais, si tu veux développer tes compétences, allez plus loin, tu ne dois pas rester avec moi. Je t'ai enseigner tout ce que je savais, c'est à toi de tâtonner jusqu'à trouver quelque chose de neuf. C'est pour cela que je m'en vais, pour te faire chercher. Et pour ma part, je pense que la France doit être plein de recueil sur Nicolas Flamel. Outre la pierre philosophale, je pense qu'il a fait plein d'autres découvertes intéressantes.

C'était sorti tout seul. Certes, une petite hésitation au début, mais au moins c'était parti. Un poids s'envola des épaules de l'alchimiste et il se sentit un peu mieux. Néanmoins, il s'assit sur un siège à côté de Crystal, l'invitant à faire de même pour poursuivre la conversation. D'un coup de baguette, il attira des verres et une carafe remplie de limonade.

-De toute façon, rien ne nous empêche de rester en contact. Je veux juste que tu sois un peu plus... Indépendante ?

John se servit un verre avant de boire une longue gorgée. Il lança un regard à Crystal.

-J'espère que tu ne m'en veux pas... Fit-il en déposant son verre sur la table.
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Re: À la maison

Message par : Crystal M. Ertz, Ven 6 Mai 2016 - 0:04



Il était sérieux. Crystal comprit en l'écoutant qu'il ne reviendrait pas sur sa décision, quoi qu'elle puisse en penser. Et vu son état de stress ces derniers temps, elle se doutait bien que cela faisait plusieurs jours qu'il essayait d'avoir cette conversation avec elle. Il était plutôt amusant de l'imaginer faire les cent pas en ruminant, osant une seconde et se rétractant la suivante. Il voulait qu'elle trouve quelque chose de neuf. C'était facile à dire ça, surtout en alchimie. C'était un art, une science qui mettait des dizaines d'années à se dévoiler. Comment pourrait-elle être prête pour ça?

En l'entendant parler de voyage en France et de ses futurs projets, Crystal se sentit un peu paniquée. Ses doigts se crispèrent sur ses avant-bras tandis qu'elle respirait un grand coup pour se calmer. Elle allait être seule. Elle qui n'avait que peu d'amies et de connaissances. Etait ce sa malédiction de voir tout ceux à qui elle se liait s'éloigner au fil du temps? Elle songea un instant à Anthéa et détourna le regard pour essuyer une larme non-désirée. Il fallait qu'elle se calme. La jeune femme, gérante d'une boutique qui plus est, se comportait comme une gamine d'une douzaine d'années.

Elle s'assit au fond du fauteuil et se risqua à le regarder dans les yeux. Elle ressentait le besoin de graver dans sa mémoire chaque détails de son visage et chaque étincelle du regard de son maître, maintenant qu'elle savait que chaque seconde lui était comptée. Il continua en expliquant son désir de la voir plus indépendante. Oui, c'était clairement son problème. Mais étant du genre solitaire, l'ex-Poufsouffle avait tendance à s'agripper aux rares personnes avec qui elle développait des liens comme un enfant à la robe de sa mère. Apprendre à marcher seule, sans béquilles, lui paraissaient être une tâche impossible à remplir. Un défi trop important. Elle allait se planter. C'était clair.

- Je n'ai pas le droit de t'en vouloir. De plus qu'il serait idiot de dire que je ne comprends pas. Elle s'interrompit pour prendre une gorgée de limonade, fraiche et sucrée, qui lui redonna du courage. C'est jusque que... J'ai peur, John. J'ai l'horrible impression que dès que tu sera parti, je fichrai tout en l'air et je n'aurai personne sur qui me rattraper. Je suis... faible. Depuis toujours. Je subis les événements et je ne sais pas comment changer ça. Quand tu ne seras plus là, peut être serais je contrainte à arrêter l'alchimie? Sans guide, je ne suis vraiment bonne à rien.  

Et voilà. Elle avait sortit 'La longue complainte du bébé oiseau tombé du nid'. C'était cruel de balancer tout ça seulement maintenant mais ça avait été plus fort qu'elle. Surtout qu'elle ne savait pas du tout comment son maître alchimiste allait le prendre. Peut-être descendrait elle dans son estime, apparaissant comme la fillette craintive de tout qu'elle était à l'intérieur.


Dernière édition par Crystal M. Ertz le Dim 17 Juil 2016 - 17:34, édité 1 fois
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Re: À la maison

Message par : Personnage, Lun 27 Juin 2016 - 10:00


John écouta attentivement Crystal. Elle n'avait pas vraiment l'air bien. Il s'en voulait vraiment de lui infliger ça, mais il fallait bien que cela arrive un jour ou l'autre, non ? Il valait mieux qu'ils se quittent en bons termes qu'avec la mort de l'un ou de l'autre. L'alchimiste s'approcha de son apprentie, maintenant devenue amie, et déposa une main sur son bras.

-Tu ne seras jamais seule, Crystal. Je serai toujours joignable, où que je sois. Et puis tu auras toujours les livres pour te guider, comment ils m'ont guidé moi. Non, tu ne seras pas contraire d'arrêter l'alchimie. Si cela venait à se produire, c'est que tu te seras infligé cela à toi-même, et alors tout ce que je t'ai appris volera en éclats. Tu ne peux pas arrêter l'alchimie. Tu n'es pas faible, Crystal, tu es une femme formidable. Tu es mon unique apprentie, et tu t'en es extrêmement bien sortie. Je n'aurais pu rêver mieux.

John serra amicalement le bras de la femme, petit signe de consolation. Ne sachant guère que faire de plus, il retourna récupérer son verre et le termina d'une traite puis s’humidifier la gorge. Il retourna s'installer en face d'elle, espérant que ses mots l'avaient aidés.

-Et puis de toute façon, on pourra toujours se revoir à certain congrès d'alchimie, non ?
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Crystal M. Ertz
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Re: À la maison

Message par : Crystal M. Ertz, Dim 17 Juil 2016 - 17:53




Prise du LA de Personnage autorisé

Les minutes s'écoulaient lentement, comme au ralenti. Les secondes semblaient freinées par les doutes de l'ex-Poufsouffle qui une fois le choc passé commençait à réaliser. Une page de son histoire se tournait, elle en était consciente. La jeune femme avait toujours pensé que cette période durerait des années. Après tout, on ne devient pas Alchimiste indépendant, doué et sérieux du moins, en quelques mois. Mais cela faisait quelques années maintenant. Elle avait grandit, même si elle feignait de ne pas s'en apercevoir.

Les phrases qu'elle avait prononcées à peine quelques secondes plus tôt repassaient en boucle dans sa tête. Elles semblaient avoir été prononcées par une enfant de 10 ans. C'était pas comme ça qu'elle allait se montrer digne des moments passés avec l'Alchimiste Deesty. Et lui continuait de la rassurer, de ne pas la brusquer. Il agissait comme un père agit avec sa fille et l'apprentie n'en ayant plus eu depuis longtemps lui en serait éternellement reconnaissante.

Il lui dit ce qu'elle avait besoin d'entendre. Les mots coulaient et semblaient envelopper la sorcière d'un fin voile apaisant et protecteur. C'était la fin de leur collaboration directe, mais certainement pas la fin de leur relation. Lui partirait loin, Crystal déménagerait dans un endroit plus à elle avec ses économies. Une nouvelle image commençait à se peindre. Elle se laissa glisser dans ses bras et respira son odeur si particulière. Elle lui manquerait à coup sûr. A son tour, elle finit son verre puis essuya une larme sur sa joue. Quelle sensible elle était!

- Merci pour tout. Les mots sont trop faibles pour exprimer à quel point j'ai grandis grâce à toi et à tes enseignements. Tu as fait naître chez moi une passion qui ne s'éteindra jamais. Je sais que je manque cruellement de confiance et j'ai souvent peur, mais je penserai à ces mots et j'éloignerai mes démons. Adieu.

C'était un Adieu qu'elle ne pensait pas, mais qui semblait nécessaire. Sans ajouter quoi que ce soit de plus, la jeune femme reprit son maître dans ses bras une dernière fois et ne relâcha l'étreinte que lorsque son cœur s'était calmé. Ils se regardèrent encore quelques secondes intensément, puis Crystal quitta la pièce, le livre à la main mais l'esprit apaisé. Son histoire ne faisait que commencer.


- Fin du Rp -
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Keira Sanders
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Re: À la maison

Message par : Keira Sanders, Dim 31 Juil 2016 - 20:44


___________________________
RP avec Archibald O'Graham
L'homme et le diablotin
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Keira a neuf ans. La scène se passe au manoir Sanders, dans un coin riche de Londres.

C'était avec dédain que l'enfant Sanders regardait l'annonce posée par ses parents dans un petit journal sorcier. Une petite photo d'elle apparaissait dans le coin. Elle avait l'aspect sage, un peu trop. Presque neutre. Un regard sans émotions. Son buste était recouvert par une robe foncée, qui déjà à cette époque, était décorée de jabots, tandis que ses cheveux noirs étaient sagement noués en petites couettes hautes. Pas une mèche ne dépassait de ces deux rubans. Une photo du petit manoir était accolée à celle de Keira, imposant ses couleurs à la fois sombres et lumineuses et son somptueux jardin magiquement entretenu. En dessous, une phrase simple, efficace : « Cherche personne qualifiée pour donner des cours (anglais, calcul élémentaire et bases de la magie) à cette jeune de neuf ans - Contact par hibou à l'adresse ci-dessous, salaire de 5 gallions de l'heure négociable. »

Ça la faisait bien rire. Pourquoi ne pouvait-elle pas aller à l'école comme les autres enfants ? Oui, elle avait des pouvoirs, elle connaissait l'existence du monde de la magie depuis toujours et ne pouvait pas tenir sa langue, mais elle se lassait d'être assignée à résidence. Toute sortie devait être supervisée par ses géniteurs, comme s'ils avaient peur qu'elle fasse une gaffe monstrueuse. Naturellement, elle n'avait jamais mis les pieds dans une école moldue. Elle avait appris à lire grâce aux manuels, à l'aide de ses parents et des quelques professeurs particuliers précédents. Elle avait aussi appris à compter et les opérations de base par le même biais. Malheureusement, depuis que ses pouvoirs s'étaient manifestés pour la première fois lors d'un caprice, c'était plus corsé. L'enfant avait pris le pli de faire fuir les professeurs en se montrant insupportable, et ses parents étaient prêts à engager n'importe qui qui aurait effectué une scolarité magique et qui savait écrire correctement.

En l'absence de ses parents, c'était l'elfe de maison qui avait la lourde tâche de veiller sur elle et de l'empêcher de sortir : à neuf ans, on ne se promène pas seule dans des rues inconnues.  Keira avait grandit avec cet elfe, qu'elle s'attachait à désigner par le nom de Crevette - selon elle, il était tout petit et fripé comme l'animal éponyme. Crevette était ce qui se rapprochait le plus possible d'un ami pour la gamine. Cela ne la dérangeait pas de lui donner des ordres et de le voir obéir : il était là pour ça. En revanche, elle savait que si elle s'aventurait hors du manoir, il serait puni et violenté. Et ça, elle se le refusait : elle n'était pas dénuée de cœur à ce point. Crevette était comme un gros doudou animé. Il prenait soin d'elle et de sa famille, et en retour, il avait l'affection de l'enfant aux cheveux d'encre.

Assise sur une chaise de la salle à manger, balançant ses pieds dans le vide, Keira attendait. Ses parents lui avaient indiqué qu'un homme dans la bonne tranche d'âge allait venir s'occuper de son cas dans l'après-midi. Elle en ricanait d'avance : combien de temps celui-ci allait-il tenir ? Dix minutes peut-être, si elle mettait le paquet dès le départ ? Non, ça n'allait pas être drôle. Seule ici, elle s'ennuyait. Il fallait au moins qu'elle en profite pour jouer. Soudain, la sonnette se fit entendre. La fillette ordonna de sa voix aiguë : « Crevette, va ouvrir, et amène-le ici. »
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Oscar Lewis
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Re: À la maison

Message par : Oscar Lewis, Dim 31 Juil 2016 - 22:14


Musique d'accompagnement Wink:
 

Il pleuvait, cette nuit, cette nuit là où Archibald retournait à Londres pour la première fois depuis Azkaban. Les lampadaires éclairaient d'une lumière jaunâtre ces grosses gouttes qui allaient s'écraser sur la chevelure du sorcier. Les mains dans les poches, il avance, sans faire attention aux flaques crasseuses. Dans la rue, il était seul, profitant de ce moment que tout le monde évite car tout le monde n'en a pas été privé pendant si longtemps. La pluie... Archibald avait froid, mais peu l'importait. Il apercevait bientôt de la lumière, chaleureuse, accueillante. Un bar. Qui était encore ouvert à une telle heure ? Peu importe.

Le sorcier pénétra à l'intérieur et alla s'asseoir sur un tabouret. Le barman vint alors :

" J'vous sers quoi ? Un truc chaud avec ce temps ? "

" Un verre de lait. "


L'autre acquiesça et lui déposa son verre de lait. Il observa son client pendant quelques instants, à la lueur du néon crépitant au plafond. Les traits creusés, des cernes importants, pas beau à voir. Archibald leva les yeux vers lui, laissant apparaître ses yeux bleus nuit, fatigués, il haussa un sourcil. Le vieux barman ne tarda pas à répliquer :

" Vous avez l'air fatigué, monsieur. On a des chambres au-dessus, pas le luxe mais pas cher non plus. "

Le britannique hocha la tête et fouilla dans ses poches pour y trouver de quoi payer en livre sterling. Il passa donc la nuit dans cet hôtel. Il est certains qu'il devait être considéré comme miteux, mais pour Archibald, rien n'était plus confortable que le lit, plus agréable que la chaleur du poêle se trouvant sur le palier... La nuit fut donc reposante. Le lendemain, il remercia le barman et s'en alla. La pluie avait laissé des traces, mais les gens avaient tout de même daignés sortir. Archibald allait à sens inverse, il esquivait les gens.

Le voilà arrivé quelques minutes plus tard dans un lieu qui regorgeait de souvenirs : le Chaudron Baveur. Il demanda un journal de sorcier, peu importe lequel. On lui donna le plus petit et rapiécé qu'il soit. Mais il le feuilleta devant un autre verre de lait et un bon croissant. Il éplucha les annonces pour finalement s'arrêter sur quelque chose qui semblait être dans ses cordes. Des cours pour une gamine. Ça semblait simple. Et proche en plus de ça. C'était l'occasion idéal de se faire un peu d'argent facilement. Il prit donc la route mais en transplanant cette fois-ci, pour se retrouver sur le seuil de la porte d'un manoir. Se félicitant intérieurement d'avoir gardé une certaine aisance pour le transplanage, Archibald appuya sur la sonnette en se touchant le nez -vieux réflexe post-désartibulation-. Il ne devait pas avoir fier allure, mais ses vêtements étaient tout de même élégants pour quelqu'un qui était sorti d'Azkaban depuis deux semaines : un manteau trois-quarts -que dis-je LE manteau- bleu marine surmontant un T-Shirt blanc, un pantalon plutôt serré et des docs martens sombres.

L
a porte se déverrouilla alors et un elfe de maison l'invita à entrer. O'Graham le suivit pour se retrouver face à cette fameuse fille. Sans aucune forme de politesse, il sortit l'annonce découpée de sa poche et jeta un coup d’œil à la photo. C'était bien elle. Il la salua de sa voix rauque :

" Bonjour, déclara sans se pencher pour se mettre au niveau de la fille, sans manifester non plus aucun signe de sympathie. Tes parents ne sont pas là ? "
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Keira Sanders
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Re: À la maison

Message par : Keira Sanders, Lun 1 Aoû 2016 - 11:52


L'elfe de maison sa hâta d'obéir et couru vers la porte d'entrée du manoir en couinant à chaque pas qu'il prenait, comme s'il avait peur d'être trop lent. Keira attendait toujours sur sa chaise, vêtue de son petit rictus préféré. Elle ressemblait beaucoup à la photo, ce jour là. Une couette bien haute pour dompter ses cheveux noirs d'encre, une robe burgundy dont les dentelles avaient été bien repassées et des souliers bien vernis. Avec ses petites pommettes rosées, elle devait avoir l'air d'un ange.

Elle balançait encore ses pieds, inlassablement. Dans sa tête, elle les imaginait faire la course. Celui qui arriverait à attraper l'autre en premier aurait gagné. Elle risquait ainsi d'abîmer le vernissage de ses souliers, mais à neuf ans, elle était bien loin de s'en soucier. Elle était toujours enfant dans le sens où elle se salissait lorsqu'elle mangeait du chocolat ou des cerises. Et puis, grâce à la magie, toutes les tâches partaient. Elle ne jugeait pas avoir besoin de faire attention.

Quelques instants plus tard, Crevette revint accompagné d'un homme qui se situait, en effet, dans la bonne tranche d'âge. Il avait des cheveux grisonnants et quelques premiers rides apparents. Sa stature était imposante à côté de la silhouette frivole de l'enfant. Usuellement, ils étaient très jeunes. Des petits jeunes tout fraîchement diplômes de Poudlard, cette école dont elle fréquenterait les bancs dans quelques années. La petite Keira fut donc surprise à première vue, mais haussa les épaules dans une moue indifférente.

« Apporte une tasse de thé à cet homme, Crevette, » dit-elle à l'intention du petit elfe au lieu de répondre à la question que venait de poser l'homme. L'elfe s’exécuta et disparu dans l'encadrement de la pièce, marmonnant quelque chose comme « Bien maîtresse, tout de suite, mes maîtres seront fâchés s'ils apprennent que Crevette n'a pas eu cette idée seul... », mais l'enfant l'ignora. Elle y était habituée, et soupira en le regardant s'éloigner. La pièce était spacieuse et lumineuse, encadrée par deux grandes fenêtres qui prenaient toute la largeur du mur. Les rideaux de velours noirs étaient noués sur le côté pour permettre aux rayons de se faufiler à l'intérieur, et d'ainsi éviter d'allumer inutilement ce lustre en cristal qui pendait au dessus de leurs têtes. La large table était d'un bois foncé et les chaises qui l'encadraient étaient pourvues de coussinets en cuir noir au niveau des fesses et du dos. C'étaient des chaises confortables. « Bonjour, » daigna-t-elle enfin répondre. « Bien sûr qu'ils ne sont pas là, pourquoi pensez-vous qu'ils ont besoin d'engager quelqu'un... Ils me feraient classe eux-mêmes, si ils n'étaient pas tou-jours au travail... » Deux minutes. Deux minutes, et elle était déjà boudeuse. Elle n'aimait tout simplement pas parler de l'absence de ses parents : elle le vivait déjà assez mal comme ça. Elle l'invita ensuite à s'asseoir, d'une mine passive. L'elfe de maison revint et manqua de trébucher maladroitement avec la tasse de thé dans les mains. Il la déposa sur la table, près de l'inconnu.

« Bien, qu'avons-nous au programme ? »

Keira avait recommencé à balancer ses pieds, et fixait désormais le vide.
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Oscar Lewis
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Re: À la maison

Message par : Oscar Lewis, Mar 2 Aoû 2016 - 22:50


Elle ne semblait pas comme ça sur la photo... Le professeur particulier de la petite observa une dernière fois l'image en hochant la tête d'un air décontenancé... Heureusement que le prix était à la hauteur. Enfin, peut importait, il ferait son travail. Il est intéressant de remarquer que le sorcier n'a rien prévu concernant ledit cours. Il improviserait. Après de longs instants silencieux, la fillette salua l'anglais en lui signalant sur un ton hautain que ses parents étaient très occupés. Elle avait l'attitude d'une gosse de riche. Le job parfait...

Malgré tout, le jeune fille lui proposa, ou lui indiqua de s'asseoir tandis que l'elfe de maison s'empressait d'aller chercher du thé avec toute la soumission dont pouvait faire preuve cette espèce. O'Graham avait toujours respecté ces créatures dont l'existence était souvent compliquée, jamais il n'avait pensé à réduire à l'état d'esclave ces pauvres êtres, qui étaient pourtant souvent satisfaits de leur situation. Il lui semblait que la gamine était résigné devant le comportement de son elfe.

Crevette, tel était le nom de la créature apparemment, revint porter le thé à Archibald en manquant de tomber. Le sorcier le remercia d'un signe de tête, gardant pour lui le fait que le thé avait toujours été une boisson qu'il ne supportait pas, mais il ne voulait pas donner une raison au petit domestique d'aller se marteler la tête contre un mur. En observant la pièce, il se rendit compte que la fille n'avait pas seulement l'attitude d'un enfant de la noblesse.

" Bien, qu'avons-nous au programme ? "

Archibald tourna vivement la tête vers elle, qui ne semblait pas plus concernée que ça par la situation, comme si de toute façon, son nouveau professeur n'en était qu'un parmi tant d'autres... Celui-ci espérait ne pas rencontrer trop de difficulté, car sa patience avait légèrement disparu ces derniers temps. Mais ouii, il fallait bien qu'il commence le cours tout de même. Fouillant dans une poche intérieur, le britannique en ressortit un long parchemin qu'il déplia, une plume autrefois belle, maintenant rapiécé, ainsi qu'un encrier qu'il déboucha sans grandes précautions. Il avait failli oublier tout ça dans sa précipitation. Après avoir trempé rapidement la plume dans l'encre sombre, Archibald commença à écrire sur le parchemin. Il allait plutôt vite, mais son écriture était claire et légèrement incliné vers la droite.

" Si j'ai bien compris, je vais devoir te faire apprendre ou réviser les calculs élémentaires, l'anglais et la magie de base. Autant commencer par le moins intéressant, comme ça c'est fait, déclara t'il sans lever les yeux de son parchemin. Au fait, je ne sais plus si c'était marqué quelque part, mais comment t'appelles-tu ? "


Il griffonna encore quelques instants puis fit glisser le parchemin jusqu'à la fille ainsi que la plume déposée dans l'encrier.

" Tu as là-dessus les tables de multiplications jusqu'à dix, tu fais ce que tu peux et après, on avise. J'imagine que les additions et les soustractions, il n'y pas le de problèmes. "


Le sorcier posa les coudes sur la table et inspira un grand coup. Il se doutait qu'il allait devoir prendre son mal en patience avec cette fille. Puis il remarqua l'elfe en retrait. Il semblait s'en vouloir de ne pas savoir quoi faire pour sa jeune maîtresse à ce moment précis. Alors O'Graham avala d'une traite son thé en cachant une grimace de dégout, puis il fit un signe de tête vers l'elfe pour le remercier. On pouvait apparenter cela à une très légère marque d'affection d’Archibald à l'attention un être vivant, assez rare pour être noté.
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Keira Sanders
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Re: À la maison

Message par : Keira Sanders, Jeu 4 Aoû 2016 - 13:09


L'homme d'âge mur fouilla dans ses poches pour en sortir un bout de parchemin, une plume de piètre qualité et un pot d'encre. La petite Keira arqua un sourcil, perplexe. Elle le regarda griffonner un instant. Il semblait savoir ce qu'il faisait... Bien... En attendant, elle balançait encore et toujours ses pieds son prendre attention au fait qu'elle pourrait donner un coup de pied involontaire à cet homme. Ou au moins, le faire passer pour non voulu, tiens. Bonne stratégie, à garder dans un coin de la tête pour plus tard.

Elle regarda, encore plus dubitative, son professeur du jour. Commencer par le moins intéressant, voilà qui était intelligent. On se débarrasse de ce qu'on aime pas ; sauf que, ce que Keira n'aimait pas, c'était la grammaire. Le calcul, elle trouvait ça rigolo. Elle constatait ainsi que les valeurs de chacun étaient différentes, après tout. Cet homme là jugeait le calcul inintéressant, peut-être même inutile. Peut-être un homme de lettres ?

Elle prit la plume rapiécée entre ses doigts comme si elle était délicate, et observa l'objet d'un air curieux, sourcils froncés. D'où sortait-il une plume pareille ? Fichtre... Hors de question qu'elle utilise ça... Elle préférait prendre une de ses plumes personnelles. Meilleure qualité. Meilleur état. Elle se leva donc sans préavis, disparu dans la pièce d'à côté pour en attraper une qui n'avait jamais été en plus d'un morceau dans un tiroir, et revint s'asseoir en face de l'homme aux cheveux grisonnants. « Je préfère user ma propre plume, merci, » dit-elle d'un air hautain. « Je m'appelle Keira Sanders. Et moi, comment dois-je vous appeler ? »

Les tables de multiplication, c'était - presque - du gâteau pour l'enfant. Elle avait quand même neuf ans. Elle les maîtrisait depuis au moins une bonne année... Voire plus. Enfin, presque. Elle avait toujours eu du mal avec la table de huit, allez savoir pourquoi. De la mauvaise volonté, peut-être. Un sourire narquois se traça sur ses lèvres alors qu'elle baissa la tête et trempa sa plume dans l'encrier. Elle commença à écrire, se donnant un faux air concentré. La petite grimace de l'homme en face n'échappa pas au coin de son regard. Il n'avait visiblement pas apprécié le thé. « Crevette ? », dit-elle en lançant un regard furtif à la tasse à présent vide. Le petit elfe se précipita pour la remplir à nouveau, ce qui amusait fortement l'enfant aux cheveux noirs.

Quelques minutes plus tard, Keira tendit le parchemin à son tuteur. Elle attendait patiemment, un faux air d'ange porté sur le visage, de voir sa réaction. Elle avait fait n'importe quoi, et inversé presque tous les résultats. On pouvait y lire, entre autres, « 6 x 6 = 32 » et « 3 x 2 = 18 ».
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