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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Dans les rues de Paris
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Théodore Winderfelt
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Dans les rues de Paris

Message par : Théodore Winderfelt, Lun 14 Sep - 19:37


Pv Justin Davis
Aux Champs-Elysées

Paris, la ville de son enfance. Théodore y revenait quelques fois histoire de voir sa génitrice et, éventuellement, d'ancien collègue de mannequinat. Là, pour le coup, il se baladait simplement sur les Champs Elysées. La plus belle avenue du monde, parait-il. Mouais. Lorsqu'on connait réellement Paris ce n'est plus vraiment la première chose à laquelle on pense, entre les voleurs, les SDF et les personnages étranges qu'on y rencontre .. Certes, c'était le genre d'endroit à visiter au moins une fois dans sa vie. Mais pas plus. Bref, si Théodore marchait sur ce trottoir, lui, c'est parce qu'il y était habitué. Les mains enfoncés dans ses poches de manteau, il observait les vitrines des magasins de luxe. Sa mère lui avait prêté sa carte de crédit, il comptait donc se faire plaisir. Cette dernière était au petit soin avec son fils unique à chaque fois qu'il daignait lui rendre visite. Pas étonnant, lorsque son père avait obtenu la garde en bon avocat qu'il était la mère de Théodore avait juré de tout faire pour que son fils ressente une préférence envers elle plutôt qu'envers son paternel. Et ça n'avait pas raté. Pourri gâté, sur-protégé, le garçon était devenu dominant avec sa mère et exécrable auprès de son père à chaque fois qu'il rentrait de "vacance" si bien que son géniteur souhaitait retirer toute autorisation de visite à la mère du petit.

Bref, passons à quelque chose de plus gai. Le professeur de Poudlard venait de pénétrer à l'intérieur d'un magasin sans faire attention à son nom. Boarf, une marque, forcément, le jean le moins cher était à 109€. Pinçant ses lèvres, le jeune homme se mit à fouiller les rayons à la recherche de la perle rare et, accessoirement, de l'article le plus cher. Elle lui avait prêté sa carte, autant qu'il s'en serve hein. De toute façon elle ne manquait pas de moyen avec son job de Marketing de mode. Sa mère c'était la nana qui connaissait tout sur tout le monde et qui avait un véritable don pour la parole. Comme son père, en faite. Bon, on savait facilement de qui Théodore tenait son charisme naturel.

Attrapant une veste en cuir, il l'observa rapidement limite sous toutes les couture avant de s'assurer que le prix dépassait les 100€. Ouais ? Nickel. On embarque. Se retournant pour se diriger vers les caisses, il percuta un jeune homme. « Putai*, vous pouvez pas faire attent... Justin ? » Si Théodore c'était exprimé en français au début, son accent anglais avait rapidement reprit sa place lorsqu'il reconnu le préfet de Serpentard. Mais qu'est ce qu'il foutait là ?
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Justin Davis
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Justin Davis, Lun 14 Sep - 22:02


Vacances scolaires. Ennui, réveil à quinze heure, dodo à cinq heures du matin, bouffer des mer*es moldu toute la journée. Ouais c'était plutôt cool en soit, mais visiter d'autres contrées pouvait être aussi intéressant.

Cet été là, le serpent avait enfin pu réclamer l'héritage promis par son paternel depuis des lustres. Sa mère lui avait fait jurer de me confier tout son argent uniquement pour mes dix-sept ans : âge majeur sorcier. Une belle cagnotte qui une fois pariée sur quelques bons matchs avait limité triplée d'un coup laissant au préfet la liberté d'en user comme bon lui semblait, la monnaie moldu c'était pas le truc qu'il utilisais souvent. Du coup pour une fois le blondinet avait décidé d'être reglo : il avait commandé un billet d'avion Londres-Paris, parce que oui, la France était un pays magnifique. Il avait toujours rêvé de visiter la grande capitale qu'est Paris, ses musées, ses monuments et ses avenues... Et en plus avec cette somme astronomique il pouvait trouver oú crécher, donc un hotel cinq étoiles, grosse suite et tout, le sinople voulait que son voyage soit absolument parfait, la seule chose qui lui manquait était de la compagnie. Sur qu'avec sa gueule d'ange il aurait pu trouver de jolies petites françaises mais la pensée de Dylan trompée l'empêchait de le faire. Il l'aimait trop pour ça, même si il avait remarqué que leurs relation s'était fragilisée depuis quelques temps : vacances oblige.

15h07. Davis rentre dans une boutique à l'allure et aux prix luxueux, sa baguette toujours dans sa poche au cas ou et une dizaine de sacs dans les mains. Fallait dire que les boutiques parisiennes étaient plutôt bien fournies. Baskets, chemises, jeans, maillots de sport, tout avait été essayé et choisi minutieusement, histoire de pas avoir à revenir pour changer chaque trucs. Et là, révélation. Une magnifique veste longue d'une valeur de... Bon un chiffre à deux zéros et alors ? Fallait bien savoir se faire plaisir de temps en temps. Se dirigeant vers la jolie caissière à qui il ne put s'empêcher de lancer un sourire aguicheur (regarder c'est pas tromper) il fonça contre un mec. Pas poli en plus puisqu'il paraissait dire des trucs dans un charabia de français littéralement incompréhensible pour le petit Davis.  « Putai*, vous pouvez pas faire attent... Justin ? » C'est qui ça ? Nan c'est une blague ? Winderfelt c'était un frenchy ? Combien de chances y avait-il de croiser son professeur à Paris, pendant cette période, à cette heure ci et dans cette boutique ? Nan mais sérieusement ? Ça va que c'était pas un prof relou et fallait dire que Justin éprouvait pas mal d'ampathie et de respect envers lui. « M'sieur Winderfelt, comment ça va ? Qu'est ce que vous faites ici ? » Déjà il connaissait pas son prénom et en plus il savait pas trop comment s'exprimer avec lui, il ne le connaissait pas autant que ça du point de vue personnel.
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Théodore Winderfelt
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Théodore Winderfelt, Lun 14 Sep - 23:17


« M'sieur Winderfelt, comment ça va ? Qu'est ce que vous faites ici ? » Les deux sourcils levés, Théodore observa l'adolescent durant un instant avant de croiser ses bras sans lâcher sa nouvelle veste toujours impayée. Ça, pour une surprise. Le français ne croyait pas réellement au destin, mais parfois il devait avouer que le hasard faisait bien trop les choses pour que ça en soit réellement aléatoire. Bref. « Je me promène, je suis venu rendre visite à quelqu'un. - Ou comment raconter sa vie sans entrer dans les détails. Et toi ? Tu as de la famille ici ? » Non parce que sinon il ne comprenait pas ce qu'il venait foutre ici. Bon, il était majeur à présent, non ? Il faisait bien ce qu'il voulait. En tant normal, Théodore se serait détourné et serait parti sans plus de cérémonie. Mais il appréciait ses élèves, il leur portait même une certaine affection. Pis Justin était le préfet de sa maison, donc assez mature pour qu'il daigne lui adresser la parole. Aeum.

Lançant un regard à ses sac, l'ancien mannequin pencha légèrement la tête tel un chaton curieux. Justin était branché mode ? Qui l'aurait cru ? « Tu t'ai fais plaisir ? » D'ailleurs, comment pouvait-il se prendre autant de fringue dans un magasin pareil ? Il en avait les moyens ? Faisant un bref signe de tête à l'adolescent, il reprit son chemin vers les caisses pour pouvoir payer sa fameuse veste. Puisque Justin était là, autant en profiter pour avoir un peu de compagnie. « Tu es déjà venu à Paris ? »
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Justin Davis
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Justin Davis, Lun 14 Sep - 23:57


Justin observa son professeur qui fit de même, les bras croisés. Avec tous ses sacs le préfet ne pourrait surement pas limiter du coup il se contenta d'un sourire en coin, trouvant la situation assez amusante. D'ailleurs la veste du français était vraiment... Hyper magnifique. Il aurait presque voulu lancer un accio, mais sortir un bout de bois magique devant tout ce monde c'était juste passer pour un gros débile qui a 6 ans d'âge mental, du coup bah il se contentera de la sienne. « Je me promène, je suis venu rendre visite à quelqu'un. Et toi ? Tu as de la famille ici ? » Ouhla, l'était complètement à côté de la plaque le Winderfelt. Le Serpentard était venu presque compétentement seul, accompagné de son ego surdimensionné, mais chut ça faut pas le dire.

Puis le regard de l'enseignant vint se poser sur les sacs de différentes marques du sinople. Quoi il était quand même pas jaloux, il avait l'air de bien se régaler lui aussi, pas de quoi envier un simple élève ? « Tu t'es fait plaisir ? » Plaisir ? C'était que les magasins ça. L'hôtel, la location de voiture et tout le bordel s'était beaucouuup plus que ça, surtout qu'il était arrivé à Paris depuis seulement deux-trois jours. « Héritage. J'vois pas d'autre façon de claquer ct'argent en fait. » à part peut-être en drogues moldues ? Mais ça valait mieux éviter de le mentionner. Peut-être qu'ils s'appréciaient mutuellement mais tout de même, placer de la drogue dans une petite discussion comme ça c'était complètement idiot. Il pensait un peu trop aux drogues d'ailleurs depuis qu'il avait moins de sexe qu'avant. Théodore lui adressa un signe de tête et le blondinet le suivit jusqu'aux caisses. Une bande de bobo qui agaçait un peu trop le vert prenaient tout leur temps à la caisse. Il se pressait toujours, à force d'être en retard en même temps... « Tu es déjà venu à Paris ? » Le garçon fit mine de réfléchir avant de répondre à son interlocuteur. Fallait qu'il arrête de toujours faire croire qu'il réfléchissait. « Grande première, mais j'avoue que c'est vraiment une belle ville. Enfin pas partout. » Pas partout ? Ouais certains endroits étaient vraiment répugnants. Si certains éprouvaient de la gentillesse envers les SDF Justin trouvait simplement qu'ils gâchaient le paysage et que les foutre quelque part rendrait tout le monde heureux. Surtout avec l'odeur de leurs clebs.

Les deux sorciers quittèrent le magasin après avoir gentiment payé la jolie caissière. Ils se dirigèrent vers un café le plsu proche histoire d'avoir une discussion dans un endroit plus tranquille, et avec des chaises. Il se posèrent en terrasse et reprirent leur discussion tranquillement et sans aucune pression. « C'est quoi ton endroit préféré ici ? » Question basique, il voulait connaître les habitudes du mannequin, son endroit préféré et tout l'tralala. En même temps il avait besoin de quelques conseils histoires de bien profiter de son séjour et quoi de mieux que l'avis d'un français ?
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Théodore Winderfelt
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Théodore Winderfelt, Mar 15 Sep - 18:24


« Grande première, mais j'avoue que c'est vraiment une belle ville. Enfin pas partout. » Donc, en plus de venir claquer son fric ici, il ne s'en servait pas pour visiter Paris ? La culture était-elle morte ? M'enfin, il n'allait pas le blâmer, lui aussi préférait faire les magasins plutôt que d'aller voir le quartier latin. Il paya ce qu'il devait à la caissière et, saisissant son sac en carton portant la marque du magasin dessus, histoire de bien se la péter dans la rue, il entama une petite balade aux côtés du Préfet. Marchant le long de l'avenue, Théodore en profita pour montrer quelques vitrines au plus jeune. Bah quoi ? Il s'intéressait à la mode alors autant en profiter !

« C'est quoi ton endroit préféré ici ? » Lâcha Justin tout en s'installant à la terrasse d'un café. Il venait de le tutoyer ? Boarf, ils n'étaient pas à l'école. Le professeur l'imita en haussant une épaule. « Montmartre. - Dit-il sans un gramme d'accent anglophone, et sans hésitation aussi d'ailleurs. Quand t'es tout en haut, au pied du Sacré Cœur, la vue est magnifique. Pis monter toutes ces marches c'est bon pour l'endurance. » Ça, ce fut dit sur le ton de la confidence. Un serveur arriva bientôt pour prendre leur commande. « Un café crème pour moi. - Lançant un regard vers Justin, il l'interrogea du regard. Tu veux quoi ? » Peu sûr que le jeune homme comprenne le français, il ne lui proposa même pas de lire la carte. « Chocolat, café, jus de fruit ? » Une fois que Justin eu donné sa réponse, le mannequin traduisit pour le serveur qui parti rapidement pour aller s'occuper d'une autre table avant de leur ramener leur commande.

Sortant de sa sacoche son tube de gel désinfectant, il s'en mit une noisette au creux de la main et le posa sur la table face à Justin. Oui, c'était une incitation à la propreté. Théodore se frotta les mains énergiquement l'une contre l'autre sans oublier aucune parcelle épidermique. Et après on se demandait comment était-ce possible qu'il ne tombe jamais malade .. La propreté avant tout ! .. Bon une bonne dose de paranoïa ça aide aussi.
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Justin Davis
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Justin Davis, Mar 15 Sep - 21:02


Théodore semblait pas mal connaître les champs puisque pendant que les deux sorciers marchaient dans la célèbre avenue parisienne, le professeur ne cessait de montrer du doigt un nombre incalculable d'enseignes moldus luxueuses dont le prix serait surement autant impressionnant que leurs devantures. D'ailleurs le préfet pouvait sentir que Winderfelt connaissait bien Paris au vu de sa démarche particulièrement assurée pour un simple touriste venu faire quelques achats.

Une fois posés sur la terrasse du café ou ils avaient décidés de s'asseoir, Justin posa sa question à laquelle le mannequin français se hâta de répondre sans trop d'hésitation. « Montmartre. Quand t'es tout en haut, au pied du Sacré Cœur, la vue est magnifique. Pis monter toutes ces marches c'est bon pour l'endurance. » Théodore appréciait la vue de ce lieu au nom inconnu, apparemment. Justin n'avait jamais été branché lieux culturels et tout le tralala, à part peut-être certains musées qui avaient le mérite d'être particulièrement enrichissants. Et d'un coup petit moment nostalgique en pensant aux Etats-Unis, là-bas ses endroits préférés n'étaient pas ceux offrant une belle vue, non c'était plutôt les endroits où lui et ses amis se rejoignaient après les cours pour échapper à l'emprise autoritaire de leurs parents. Les matchs de basket, les histoires d'amour de petits gamins de 9 ans, les premières bêtises devenues trop facilement habitudes. Que devenaient-ils ? Il ne les avait plus jamais vus depuis qu'il avait déménagé, le Texas lui manquait aussi idiot que cela puisse paraître. Justin leva la tête de haut en bas, signe qu'il écoutait et approuvait les dires de monsieur Winderfelt. Un serveur vint prendre leur commande, d'un langage français totalement incompréhensible pour l'américain. Heureusement que le professeur d'étude des moldus avait joué le rôle du traducteur commandant ainsi pour le sinople et argent un café crème avec la dose de sucre. Ouais parce qu'un café sans sucre c'est pas bon, et en plus un café crème bah faut minimum 4 sucres pour bien apprécier. Le serveur disparut dans l'intérieur du café et Theo sortit un de ces gels désinfectants moldus. Justin arqua un sourcil. L'était pas un poil psychopathe le monsieur en face ? C'était grave chelou de se balader avec un truc comme ça dans sa sacoche. Néanmoins voyant que ça lui tenait à cœur il fit pression sur le tube en plastique jusqu'à ce qu'un liquide transparent n'en sorte. Il se frotta ensuite les mains, ça y est, propreté max. « Dis, tu sais pas ou y aurait une communauté de sorciers ici ? » Il s'était approché et avait fait en sorte qu'aucun des moldus présents aux alentours ne puissent les entendre discuter. À vrai dire le serpent était plutôt curieux sur ce point, c'aurait été cool de se rendre dans un endroit comme le chemin de Londres, y aurait surement des trucs intéressants à acheter.
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Raphaëlle Elfast
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Raphaëlle Elfast, Mar 19 Avr - 19:41


| Le Retour |



PV avec Valentina Boccini




Aujourd’hui ça allait faire six mois. Six mois que la magicienne avait quitté son pays natal, son manoir, sa profession, son statut mais aussi sa renommée. En effet la jeune femme avait été la proie de nombreuses fourberies, d’attaques allant même jusqu’à un procès. La brune avait vraiment participé à la révolution magique et à l’ascension de Sergeï mais sa réputation était une véritable source de problème. Toutes ces histoires l’avaient changé à jamais, rendant Raphaëlle paranoïaque, associable et terriblement égoïste (bien qu’elle le fût déjà beaucoup).

L’ancienne directrice des Serpentards, avait un beau jour décidé de tout quitter pour tout recommencer. Un nouveau pays, un nouvel emploi, une nouvelle vie s’offrait à elle. Pour cela, elle avait dû faire des concessions, en commençant par cacher sa véritable identité. Ici, elle s’appelle Marie Smith, un nom assez répandu qui attirait peu les regards. Pendant six mois, Raphaëlle avait été contrainte de vagabonder de maison en maison, à l’affut des départs de leurs propriétaires moldus. Elle passait ses journées à errer dans le pays, en recherche de nouveaux paysages, de nouveaux lieux, de nouvelles réponses à ses questions personnelles. Le monde magique lui manquait, et l’absence de contact humain commençait à lui faire perdre la tête. Elle en venait même à parler de longues heures seules, pour ne pas perdre l’usage du langage. En ce sixième mois, un bilan était à dresser :

- Six mois… dit-elle pensive. Je ne peux définitivement pas continuer comme ça… 'Faut vraiment que j'trouve un truc à faire...

Elle tourne en haut, dans un grenier d’une maison qu’elle squatte depuis maintenant deux jours. Les propriétaires étaient partis, chargés comme des bœufs et cela se traduisait, selon Raphaëlle, par un départ en vacance d’une semaine minimum. Rongeant le peu d’ongles qu’il lui reste, Raphaëlle avait beaucoup de difficulté à se projeter dans l’avenir. Où allait-elle être dans un, deux ans ? Elle était tout simplement incapable d’y répondre. La sorcière, s’approcha d’un grand miroir, dessinant sa longue silhouette. Raphaëlle était vêtue d’un grand manteau en cuir noir avec des sangles qui centraient sa taille de guêpe. Elle portait un jean slim délibérément trop grand, qu’elle avait emprunté à durée indéterminée, à une famille de Japonais chez qui elle avait créché une nuit. Quand elle s’approcha pour mieux discerner son visage, elle remarqua que son visage était plus creusé qu’il y a deux mois (c’était la dernière fois qu’elle avait pris le temps de se regarder dans un miroir). Ses lèvres, toujours pulpeuses, manquait de pigmentation, son teint blafard d’origine, était presque cadavérique et de gros halos brunâtres enfonçaient ses yeux actuellement gris clairs. Ses cheveux, d’un naturel noir bleuté, était ici grisonnant, rajoutant cinq bonnes années à la jeune femme.

- La vache ! Faut que j’fasse quelque chose pour ces cheveux, avoua-t ’elle à son reflet.

L’ex directrice ferma les yeux, et visualisa ses longs cheveux de jais. Il lui fallut quelques secondes pour que ses cheveux s’empreignent d’un noir parfaitement uniforme.

- Allez aujourd’hui pour notre sixième mois d’escapade, je te propose une virée en ville pour voler quelques affaires, t’en dis quoi ? dit-elle à l’égard de son image dans le miroir.

Sans attendre, Raphaëlle enfila ses baskets et transplana à l’abri des regards dans les rues de Paris. Elle atterrit dans un parc presque sans mal : son pied s’était posé une déjection canine plutôt odorante. La brune râla et s’empressa de nettoyer le dessous de sa chaussure à l’aide d’un discret *Aguamenti*. Il lui fallut quelques minutes de marches pour atteindre les premières boutiques de la capitale. Raphaëlle entra dans une boutique de luxe où étaient exposées de très belles robes près du corps. A peine les portiques passés, ces derniers se mirent à hurler. La vendeuse et les trois seuls clients présents dans la boutique, se retournèrent vivement pour regarder la sorcière. Par instinct, la jeune femme se mit à courir dans la direction opposée, avant même qu’elle n’ait pu dérober quoique ce soit. *Mais… Comment ça s’fait que l’alarme se soit déclenchée, j’ai rien volé… Et pourquoi je cours ?* A ces pensées, Raphaëlle heurta vivement une silhouette, et fut projetée au sol la freinant dans sa course effrénée. Sa tête la chauffait, elle se frotta la tête étourdie.
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Valentina Boccini
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Valentina Boccini, Mer 20 Avr - 21:52



-Le Retour-
[RP Privé avec Raphaëlle Elfast]

____________________


Qu'allons-nous faire, ce matin ? Un certain ennuis nous ceinturait. Toute la nuit nous avions fendu les cieux et volé à travers l'orage. Cette expérience s'était montrée aussi dangereuse qu'exaltante, et le Corbeau avait su tirer sa part du gâteau : nous étions à égalité spirituellement. Il était rare que sa force égale la mienne, que nos esprits soient aussi intensément liés, que nous soyons d'un commun accord au même niveau dans mon corps. Alors au lieu du "je", c'était un "nous" complice. Gagnant la porte d'entrée, j'attachais mes cheveux, le Corbeau sifflant devant la superficialité du geste. Réflexe humain, tentais-je comme compensation, *Réflexe débile*, contra-t-il. Il n'avait pas tord. Pourtant, il fut bien heureux que je sois une sorcière quand je transplanai pour Paris, lui évitant le vol jusqu'à la France. Ses ailes, encore fatiguées de notre veillée astrale, se montraient capricieuses. Cette enveloppe physique nous convenait donc très bien.

Tapis au fond de moi, le Corbeau me soufflait sa joie d'évasion. J'avais prit une semaine loin de Godric's Hollow, le temps de me faire à ce nouvel accord entre lui et moi. Au lieu de nous battre sans cesse, nous faisions équipe. C'était étrange, de m'allier à mon cauchemar de toujours, à mon combat d'une demi décennie. Alors il me fallait un répit, pour prendre des forces, m'habituer à cette présence bien plus ténue, à ce souffle glacial sur ma nuque, à ces réflexes deux fois plus sauvages. J'étais tout aussi animale qu'humaine, voilà tout.

Les rues étaient peuplées. Les odeurs de sueur et de parfums, de nourriture et de fleurs se mélangeaient furieusement. Les corps se pressaient, se touchaient, les énergies se mêlaient, la foule dans toute sa splendeur. Le pâle soleil perça et tira, fusillant les épaules couvertes des badauds heureux. Le badge de la SISM soigneusement agrafé à l'intérieur de ma veste de tailleur, la baguette glissée dans la manche, je me liais aux moldus avec une discrétion sans faille. J'étais en phase d'observation, d'apprentissage. La perte d'une partie de mon humanité me forçait à réapprendre les codes civils. Nous étions impatients d'être au point et de tester nos nouvelles capacités, et je soupçonnais le Corbeau d'avoir tût jusqu'à présent une partie de son esprit stratège. Cette alliance tombait à point, quand ma quête d'immortalité se faisait plus ardente.

/BAM/

Les ailes tentèrent de sortir, pour échapper à la chute sur le sol, mais je luttais pour les retenir et il finit par comprendre qu'une transformation animagique en plein Paris ne serait pas des plus discrète. Je parvins à ne pas tomber mais trébuchais et reculais de quelques pas sous la force de l'impact. Le projectile était une femme, les cheveux sombres, la mine creusée. Son visage m'était familier. Mais d'où la connaissais-je ? *Je la connais aussi. Je l'ai vu dans la Gazette...* Oui, ça me dit quelque chose... mais pas seulement. Oui, ça remonte à bien plus longtemps. Jusqu'à Poudlard. *Tu me parles d'un temps que je ne peux pas connaître...* C'est la nana du procès des Mangemort. Avec elle que j'avais parlé au brainstorming de Sudworth avant que Matt n'apparaisse. *L'ancienne directrice de Serpentard, tu veux dire ? C'était quoi son nom déjà... ?* Elfast.

-Tu as bien changé, Raphaëlle. Je ne sais pas si tu te rappelles de moi... Tina. L'ex prof de Défense Contre les Forces du Mal.

Je lui souriais. Elle avait l'air complètement affolé. Mes traits s’affaissèrent et je regardais à droite, à gauche, vérifiant un éventuel poursuiveur. Personne. Qu'avait-elle, alors ? Pourquoi cette fatigue au fond des yeux ?

-Tu... Tu vas bien ?
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Raphaëlle Elfast
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Raphaëlle Elfast, Mer 20 Avr - 22:27


La chute semblait avoir fait perdre la tête à la brune, qui se frotta la tête longuement. A un moment, elle crût voir sortir des plumes des bras de la femme qu'elle avait heurté, mais cela devait être un tour de son imagination, on ne croise pas aussi facilement de sorcier dans les rues de Paris. Sans même prendre le temps de dire pardon à la blonde à terre, alors qu'elle s’apprêtait à reprendre sa course folle, elle fut bloqué par un petit détail. Ce visage... Ce visage ne lui était pas méconnu, elle l'avait déjà vu à Poudlard, et vu l'age de sa compère, elle devait être professeur à Poudlard. Boccini! Était-ce bien elle? Ou la faim la faisait-elle délirer? Une voix familière s'éleva au dessus du brouhaha de la foule.

- Tu as bien changé, Raphaëlle. Je ne sais pas si tu te rappelles de moi... Tina. L'ex prof de Défense Contre les Forces du Mal.  Tu vas bien?

Raphaëlle fit quelque part en arrière pour faire face à son ancienne collègue, aux cheveux plus blonds que les blés. Elle était toujours très ravissante et sophistiquée. Elle était actuellement peu l'inverse de la brune, au teint vampirique et à l'allure peu assurée. L'ex directrice finit par esquisser un sourire gêné à son interlocutrice tout en regardant autours d'elle. Aucun vigile à l'horizon, juste un couple de touriste apparemment très intéressé par la rencontre peu singulière des deux femmes. Pas de danger immédiat. Raphaëlle dessera l'étreinte sur la baguette qui se trouvait à l'intérieur de sa poche pour la tendre maladroitement à Valentina.

- Salut Boccini! Oui... oui ça va et toi ? sa voix était rocailleuse, inusuelle. Qu'est-ce que tu fais là ?

C'était la première fois en six mois qu'elle rencontrait un être digne d'attention. Une boule d’excitation frémissait dans le ventre de la verte et argent, une sensation qui lui était presque étrangère. Ses maintes étaient moites et son front plissé. Elle avait honte qu'on la voit ainsi, mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir flattée d'être reconnue dans la rue. C'est entre enthousiasme et gêne que Raphaëlle s'exprima:

- Qu'est-ce que tu deviens depuis tout ce temps ?

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Valentina Boccini
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Valentina Boccini, Dim 24 Avr - 17:53


____________________


Nous n'étions pas certains que la jeune femme soit très heureuse de me revoir. Cependant, nous nous en moquions, au fond. Raphaëlle pouvait bien penser ce qu'elle voulait, venant d'une femme martelée par un procès sans queue ni tête et dont on n'avait pas eu la moindre nouvelle depuis des mois, la question ne nous touchait guère. Elle m'était sympathique autre fois, j'ignorais ce qu'elle était devenue maintenant, et le Corbeau s'en contre-fichait. Pourtant, nous lui adressâmes un sourire poli. Nous avions conservé le sens des bonnes manières, fort heureusement pour ma propre réputation. La Serpentard avait la voix nouée, comme bloquée et vieillie. La voix de ceux qui ne parlait que peu et qui risquait à tout instant de perdre le sens des mots. Elle demandait néanmoins de mes nouvelles, me confortant dans mon idée des codes à utiliser.

-Je vais bien, merci. Je travaille à la Société Indépendante de Sécurité Magique, pour le compte de William West. J'ai quitté Poudlard il y a quelques mois. je détaillais un peu le visage mordu de fatigue de la sorcière. Et toi, que deviens-tu ? Depuis que tu as quitté ton poste de directrice de la maison, on ne s'est pas revues.

Finalement, le regard d'Elfast n'était pas si mauvais que cela. Elle semblait plus sur la défensive, comme craintive de commettre une erreur. Allait-elle faire son grand come-back dans le monde des vivants ? Si c'était cela, je lui souhaitais sincèrement bonne chance, car la situation actuelle. En six mois, les choses n'avaient fait qu'empirer. Comment pourrait-il en être autrement, personne ne faisait rien pour améliorer les choses. Quant-à nous, nous étions beaucoup trop occupés par nos projets personnels pour se préoccuper ne serait-ce qu'un peu par les affaires du monde magique. Le Ministère n'avait qu'à se débrouiller.

De toute façon, bien peu de choses trouvaient à nos yeux le moindre intérêt. Que l'on parle du Corbeau ou de ma propre personne, notre ouverture d'esprit n'égalait que notre flegme et notre indifférence face au commun des mortels. Une ou deux personnes parvenaient à ouvrir une brèche dans notre coeur de pierre, mais le dernier en date ne plaisait pas tant que cela à l'oiseau. Alors quelle que soit la réaction de Raphaëlle face au nouveau monde, cela ne me ferait franchement ni chaud, ni froid. La chute serait brutale dans tous les cas.

-Je fais une petite balade. Paris est un lieu incroyable pour trouver de la bave de Sombral. Et toi ?

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Raphaëlle Elfast
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Raphaëlle Elfast, Dim 24 Avr - 18:42



Sans qu'elles s'en rendent vraiment compte, les deux femmes s'étaient mises à marcher à contre sens de la foule, provoquant une grimace sur le visage aigri des Parisien. Boccini semblait plus sûre d'elle qu’auparavant, quand elle était à Poudlard. Elle évoqua à sa comparse son poste à la SISM, que Raphaëlle connaissait très bien. Elle avait été là, quand la société avait pris du service, et maintenant elle semblait carrément décoller. Voilà une fort bonne nouvelle qui laissa Raphaëlle pensive. Ça devait être un chouette boulot, puis William West était, à sa connaissance, un homme de confiance. L'idée de revenir en Angleterre, d'y retrouver un poste et de se refaire une bonne réputation effleura la vagabonde, qui secoua la tête pour sortir de ces pensées.

- Et toi, que deviens-tu ? Depuis que tu as quitté ton poste de directrice de la maison, on ne s'est pas revues.

- Oui c'est vrai. Après tout ce qui s'est passé, j'avais besoin de faire un break, de prendre l'air. J'avais, je ne sais pas si c'est toujours d'actualité, une réputation qui laissait à désirer, et je voulais qu'on m'oublie quelques temps. avoua-t'elle d'un air évasif

La brune avait vécu l'enfer ces dernières années: entre son kidnapping avec Riu, ses folles excursions meurtrières, l'évasion de Pétrus, le procès Elfast, la mort d'Harshing, la venue de Kholov, et d'autres péripéties... Elle avait vraiment vu l'ampleur de sa partie sombre intérieur, et le pouvoir qu'elle pouvait imposer. Cette vie lui avait convenue les premières années, mais les rumeurs l'avaient finalement impacté et avait détruit une partie d'elle. L'ex directrice se demandait ce qu'on pouvait bien pouvoir dire d'elle, un an après son procès. Son image de manipulatrice hors pairs lui colleraient-ils toujours à la peau?

Elle se remémora également toutes les personnes qui lui étaient chers, et qu'elle avait lâchement abandonné, ne donnant aucune information sur son départ et ne dédaignant répondre à aucun courrier. Kyara, Jessy, Riu, Evan, Hooper, Dey, Prouxl, les Higgs, Hells, Luke,... Qu'était-il devenus? Une vague de mélancolie atteignit la jeune femme, qui éprouvait maintenant une certaine culpabilité à être si égoïste. Cela ne l'avait pourtant pas dérangé ces vingt-deux dernières années. Étrange...

- Je fais une petite balade. Paris est un lieu incroyable pour trouver de la bave de Sombral. Et toi ?

- Et bien je.. Je m'ballade aussi. Je cherchais justement à refaire ma garde robe, quand une alarme assourdissante m'a fait me barrer illico presto. Répondit-elle. Ça fait plaisir de revoir quelqu'un de familier, ça fait bien six mois que ça m'ait pas arrivé... Des fois, je me laisse convaincre que l'Angleterre me manque. Ici, ça grouille de moldus, je commence à en avoir ras les pâquerettes, elle fit un signe de main au dessus de la tête, appuyant son désarroi.

- Dis-moi, ça consiste en quoi exactement la SISM? Genre concrètement tu fais quoi? demanda-t'elle avec un air le plus détaché possible. Raphaëlle ne savait pas exactement ce que Valentina savait à propos d'elle, et elle préférait être prudente et faire l'ignorante.


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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Valentina Boccini, Ven 1 Juil - 22:10


____________________


Elle avait tout de même une mine fatiguée.

« Des fois, je me laisse convaincre que l'Angleterre me manque. Ici, ça grouille de moldus, je commence à en avoir ras les pâquerettes »

Oui, je peux comprendre. J'avais vécu chez les moldus, un mois, deux mois, six mois, puis j'avais retrouvé les rangs rassurants des sorciers. Se cacher, toujours, au moindre faux pas, fuir... Ce n'étais pas une vie pour un jeteur de sorts. Cela ne devait pas être facile, surtout pour Elfast, avec toutes les sales histoires qu'on lui avait jetées sur le dos... des accusations comme ils savent si bien les faire. Merci, monsieur le ministre, pour vos brillantes initiations. Un bon coup de balais dans son précieux séant, voilà ce qui le remettrait d'aplomb. Je fis cependant un simple signe de la tête pour marquer mon approbation.

« - Dis-moi, ça consiste en quoi exactement la SISM? Genre concrètement tu fais quoi? »

La SISM ? Elle connaissait la société indépendante de sécurité magique ? elle m'avait pourtant dit que j'étais le premier visage familier qu'elle croisait, elle n'avait donc pas pu se frapper à William... Avait-elle lue la Gazette, le journal élogieux qu'avait rédigé une brillante journaliste italienne ? Sans doute... Je restais un moment interdite, puis écartais le pan de ma cape, dévoilant l'insigne scintillant frappé du logo de la société.

« Concrètement c'est cela. Porter le badge, être toujours disponible, faire des rondes... on fait le boulot que les Aurors n'ont plus les co*lles de faire. On protège les gens. je haussais les épaules. Ca paye bien, puis le café de William est bon. C'est peu prenant. Mais au moins, on sait qui protège vraiment les commerces. »

Oui, le métier était calme. Mais honnêtement, l'attaque avec les Mangemort avait montré que seuls les bons sorciers pouvaient s'en tirer dans la société. Tybalt avait déjà été éjecté vitesse grand V. Cet abrutit avait flippé, heureusement, Morgan, William et moi étions à la hauteur. Surtout moi. Brillante, que voulez-vous.
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Raphaëlle Elfast, Sam 9 Juil - 20:00


Étrangement attentive à ce que Valentina Boccini pouvait bien dire sur la SISM, Raphaëlle continuait de marcher sans vraiment regarder où elle mettait les pieds. Elle manqua de peu, un énorme pâté marron et fortement odorant. Les crottes de chiens étaient la décoration principales des rues Parisiennes! Bientôt elles arrivèrent à un parc, où une petite pause ne serait pas de refus. Lorgnant du coin de l'oeil le comportement de la blonde, la brune s'installa finalement sur un banc. Après cette petite trotte, et son footing improvisé, ses pieds et jambes, méritaient bien un peu de repos. L'ex professeur ouvrit sa cape dévoilant un insigne où les initiales de la société figuraient.

- Concrètement c'est cela. Porter le badge, être toujours disponible, faire des rondes... on fait le boulot que les Aurors n'ont plus les co*lles de faire. On protège les gens. je haussais les épaules. Ca paye bien, puis le café de William est bon. C'est peu prenant. Mais au moins, on sait qui protège vraiment les commerces.

- Ca a l'air pas mal... Vraiment pas mal.

Les yeux levés au ciel, et tapotant son menton de son index, la fuyarde commençait à sérieusement envisager son retour en Angleterre, et Boccini pourrait avoir son rôle à jouer la dedans. Elle pourrait très bien lui faciliter sa réinsertion professionnelle. Un petit coup de piston, faire marcher ses relations, ça avait toujours payé. Certes, elle n'était pas la meilleure amie de Valentina, cependant elle savait qu'un de ses atouts majeurs était la persuasion... Bon c'était peut-être SON atout majeur, mais en même temps elle avait tellement de qualités qu'il était compliqué d'en mettre une au dessus des autres.

- Tu pense que.... En perspective d'un éventuel retour, tu pourrais me mettre en relation avec West ? J'suis sûre que je pourrais le convaincre de mon utilité au sein de votre boite. On a toujours besoin d'une personne comme moi dans sa société. Puis il faut dire que j'ai pu m'avérer assez utile dans le passé...

*Si le bouche à oreille à bien fait son travail, West devrais savoir que j'ai toujours agis en défaveur des aurors, et de l'ODP. Si il a lu les journaux, où si il a un minimum d'intelligence, il ne me refuserait pas un poste dans la SISM. D'ailleurs il pourrait même en créer un pour  moi spécialement. J'ai de l'influence*
se convint-elle finalement. Elle n'avait pas été particulièrement habile dans la protection, mais lancer des sorts à tout bout de champs, faire fuir les troubadours, le travail d'équipe, ça elle maîtrisait!
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Evan, Mer 5 Oct - 19:06


Pv Lizzie ♥

Spoiler:
 

Paris, un soir d'automne, alors que la nuit pose gentiment son aura d'étoiles ~

Combien de nuits mortes dans l'espoir vain de la revoir ? J'avais vécu, j'avais respiré. Un parfum qui avait d'abord été un étranger. Avant que ce dernier, m'anime finalement, m'écrive, fasse que j'étais. Mais telle une fragrance éphémère, il avait fini par s'enfuir, ce parfum, me laissant dans des travers que j'avais longtemps oubliés. Pourtant, ces nuits noires assassines, ces insomnies qui sonnaient comme une horloge qu'on ne pouvait stopper, ne cessaient de me le rappeler. Oui, elle me manquait. Et tourner Sa page m'était impossible. Elle avait écrit l'horizon des possibles. Son parfum encore hantait chacun de mes rêves, comme une robe de blanc maculée, et même à terre acculé, une part de moi toujours l'aimait sans trêve...

Nulles semaines éloignées n'avaient la force d'être une vague de renouveau. Je ne pouvais oublier. Ne pouvait l'oublier. On ne peut effacer ce qui à l'odeur d'idéal, il reste ancré à jamais comme force pour se relever, comme ressource pour vivre... Et son absence est une meurtrière qui rend le quotidien morne, en vaines prières.

Je n'avais compté avec exactitude le temps qui nous avait séparé. Même si pour moi, ne serait-ce qu'une journée avait déjà été bien trop long. Pourtant j'en avais regardé bien d'autres se passer avec un sentiment amer, un goût étrange dans la bouche comme si le goût même de la vie m'avait fuit. Peut-être était-ce justement cela ? J'avais égaré mon LA, Elle, Celle qui avait tout écrit, celle qui écrivait encore Tout...

Derrière la douleur de l'absence, j'avais refusé d'écrire un nouveau livre. Toujours de sa personnalité ivre, je me réclamais sans cesse sa présence. Alors je l'avais contacté, déposé un rendez-vous acté, bien que le théâtre de notre discussion n'avait pas un nombre d'actes définis. Certains détails étaient indéfinis, pourtant, la rencontre ne pouvait qu'avoir une odeur d'infini...

Je ne savais pas vraiment pourquoi j'avais choisi un tel lieu. Le symbolisme de mon cœur avait peut-être prit part sur le miens, comme si les deux pouvaient être dissociables... Une envie de Toujours. Oui. C'était la seule réponse à cette question qui brûlait autant de passion mes rêves, qu'elle animait de peurs dans mes cauchemars...

Pas une nuit de s'était échappée sans que j'y pense.

Pas une journée ne s'était construite sans que je vive de cette pensée.

Comme l'eau vive, un soupçon d'évidence...

Stop.

Je m'étais vêtu simplement. Tout de noir comme d'hab'. J'avais apporté ma baguette. J'avais choisi un lieu public célèbre, et je dus user de quelques sortilèges pour m'assurer de la tranquillité de la soirée. Ce soir tout un étage était réservé. A Nous. Seul un serveur sous Impero avait gagné le droit de rester. Mon cœur avait choisi de me rendre tremblant, chantant, tel un tambour tonitruant. Inhabituel. Savais-je ce que je faisais ? Moi qui n'avait que peu montrer de sentiments, mon corps en criaient que cette pyramide de métal ne pouvait entendre. Peut-être n'étais-je pas moi. Ou au contraire peut-être était-ce la seule fois où je l'étais réellement. Les heures à venir étaient gardiennes, que cette Dame de métal peut-être, entendrait et verrait ce que mon corps chantait...

J'appréhendais. C'était con ouais. J'étais pas fautif. Même si je n'aimais pas forcément ce que j'étais devenu au fil des mois passés. Depuis que je ne l'avais revue, j'avais profité ouvertement de tous les plaisirs que la vie m'offrait, prenant en exutoire chaque gouttes de délices que j'avais pu entrevoir. Elle était partie sans me laisser le moindre mot. Et quand l'alchimie de la vie s'en va, il ne reste que les murs d'une prison froide, le temps qui passe et douleurs, meurtrissures, les jours sont un cercueil sans ailes. Sans Elle. Je devais savoir, quoi qu'elle ait à me dire. Et si elle ne voulait réellement plus me revoir, alors je serais vite fixé. Et peut-être que ce théâtre de rêves que je me peins, serait transformé en un bain, et que ma colère ne le remplirait point d'une eau écarlate, mais de sang.

Je devais rester calme. De toute façon, je savais que jamais je ne lui ferais de mal. Mais si la soirée tournait dans ce chemin, il ne valait mieux pas que j'imagine les heures qui suivraient. Paris en tremblerait.

J'avais posé mes quartiers du soir au deuxième étage de cette Somptuosité. Il y avait un restaurant. il n'y avait que le serveur qui devait apporté des douceurs sous Impero. Tous les autres employés avaient gagné leur soirée. Il n'y avait qu'une personne attendue. Elle méritait pareille beauté.

Elle Dame de Coeur.

En lieu Dame de Fer.

J'attendais.

Le serveur avait reçu l'ordre d'attendre au dehors. Seule Lizzie avait le droit d'entrer. Il le savait. J'attendais près d'une table au niveau des fenêtres qui donnaient sur le champ de Mars. Les lampadaires tout du long laissaient en admiration devant tant de beauté. J'avais beau ne pas apprécier les moldus, certains paysages en revanche, me coupaient le souffle.

J'attendais le plus beau de tous.

Peut-être me plantais-je sur toute la ligne. Peut-être ne viendrait-elle pas. Mais comment prétendre vouloir changer Demain si déjà Aujourd'hui il nous manque l'Essentiel ? Le passé me hantait. Elle me hantait. Il me fallait retrouver le bonheur qu'elle m'avait apporté. Quitte à peut-être le regarder définitivement s'en aller...

Mon regard vers l'horizon, un instant, je me demandais ce que je faisais là. Était-ce l'œuvre d'un fou ? Ou celui d'un voyant ? Errant j'étais. Fou et Folle sur chemin de magie noire, ce que nous étions. Devant moi le bout de la jetée. Attendant sur le navire de savoir si pourrait renaître cet union... Si le fruit de notre passé, serait de notre avenir la passion...
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Re: Dans les rues de Paris

Message par : Lizzie Bennet, Mer 19 Oct - 6:15


Satan m’a donné rendez-vous pour mettre à l’épreuve mes voeux d’antan. Satan m’a donné rendez-vous pour reclasser certains cailloux. Je la connaissais, l’histoire. Il y avait un pot de verre de plus de 4 litres. Et des gros cailloux. Et des gravillons. Et du sable. Et de l’eau. Et tous pouvaient rentrer, pour peu qu’on les place dans le bon ordre dans le pot. Il fallait définir mes gros cailloux. Mes idées ? La vie qui crépitait dans mon ventre ? Mes emplois ? Mon cousin ? Ce n’est qu’après que je pouvais me soucier des peccadilles, si je voulais avoir l’illusion de vivre ma vie. Et je crois que Lival craint que des petits aient pu se mettre avant les gros, que le récipient se soit rempli sans maintenir d’espace pour les priorités. Je crois ne pas comprendre pourquoi il se juge bien placé pour me dicter les tailles de cailloux. Je sais lesquels il faut mettre avant. Non pas je crois ; ça supposerai une foi. Je pense.

Jamais je n'avais été amoureuse.

Je pense aussi que c’est une erreur de venir. Trois ans ont coulé depuis notre dernière entrevue, et dans mes peurs adolescentes je n’avais pas vraiment clarifié la certitude d’un changement. J’avais besoin de tenter de dérober à la banque du temps un après, et Parker m’y avait aidée. Ouais, Parker, Parker le dealer, l’offreur de réductions, le collectionneur de poupées, le voisin de prison, le patron et le masqué. Le type qui monopolisait pas trop ma vie sinon, ça va. Ah, et pis le père, aussi. Du coup. Bordel. Bref, aujourd’hui, je renouais avec un passé que je ne savais trop comment gérer, car il avait, dans mes plus jeunes années, failli avoir raison de toutes mes certitudes. L’impossibilité de l’attachement, l’importance de la raison, il foulait tout, embrasait mon corps de trois caresses. Même la fois où j’avais cherché des mois le fantôme au nom d’Evan, prête à le buter, on avait fini par coucher. Il me prenait pour un piano et savait juste exactement quelles touches utiliser pour faire sortir une partition de souffles entrecoupés et d’orgasmes fiévreux.

Il y avait, dans le seul fait de partir à Paris, un gros panneau danger. Et, comme d’habitude, j’y allais quand même. Un petit CRAC pour découper l’air au couteau, et on traversait la Manche en moins de temps qu’il en faut pour dire oui. Quel type de caillou était Evan pour moi ? J’avais encore du mal à le définir. Il avait joué un rôle fondamental dans mon aiguillage vers les ténèbres, l’appropriation de mon corps -mais il avait aussi était l’homme protecteur, l’homme qui repoussait mes peurs. Il avait su allier me donner un sentiment de sécurité et m’insuffler le courage nécessaire pour m’en passer. Sauf que lui, lui n’était jamais venu.

Il n'était qu'une image du passé.

Il y avait eu cette femme, une fois, je crois me souvenir oui qu’une blonde était venue à ma rescousse, mais j’avais fini plus criblée de sorts, d’insultes crachats et coups, plus maltraitée en somme, qu’avant qu’elle ait franchi le seuil de la prison. Il y avait eu Madverier, aussi, mais lui c’était différent ; lui il m’étudiait. A Azkaban, il prenait mes mesures, relevait toutes les aspérités de mon dossier, à ma sortie il m’embauchait de la plus étrange des manières. Il voulait m’avoir à ses côtés pour me surveiller, je crois. Pense. Pense p*tain. Mais Jane, Emily, Jade, Evan- tous ceux pour qui j'espérais à l'époque être quelque chose, eux n’avaient jamais cherché à venir. Ou envoyé une lettre. Trois ans de disparition, et c’était pas non plus comme si personne n’en avait parlé. Même la Gazette s’en était mêlée ! J’avais lu ça, à ma sortie, encore déprise du temps s’étant écoulé. Lightwood avait, peut-être sous la pression du Vénitien, pris ma défense. Mais de mon aînée, de ma demi-soeur, de ma protégée, de mon amant -aucune trace.

J’étais juste des gens damnés que le temps efface, je suppose. Des instables qu'on évite. C’était une bonne chose, en soit, évitait leurs douleurs et leurs regrets de n’avoir su me dévier des contrées que je décidais d’emprunter. Quoique, deux d’entre eux avaient osé s’y risquer à ma sortie de prison. Peut-être était-ce aussi pourquoi je les avais trahies ? Je ne savais même plus. Je crois que Sunil avait simplifié les choses ; l’amnésie volontaire, dénégation impulsée par la force de l’esprit, avait permis de tirer des traits pour me protéger. Les protéger. Un mal pour tout un tas de biens. Il n’y avait à en vouloir à qui que ce soit. Il n’y avait à chercher à comprendre. Juste avancer, chacun de son côté, quoique ma route soit avec le temps toujours plus isolée.

Rien de décisif ne pouvait ce soir se jouer.

Vous me direz, mieux valait aller seule que mal accompagnée, et en se mariant Jane n’avait fait que me le rappeler. Il n’avait pas compris ses pouvoirs, pas su accepter sa différence, et s’était jugé meilleur juge de ce qu’était la normalité. Bâtard de moldu. Jade avait Emily, et respectivement. Quant à Evan... Je n’en savais trop rien. Je l’avais aperçu, à la conférence, et il semblait relativement bien accompagné. Il était avec Elfast, celle qui avait échappé à la condition de prisonnière, celle qui m’avait traitée comme un parasite parmi la plèbe lors de sa virée à la BAMN. J’étais rassurée, je pense, de le voir accompagné, sans trop savoir pourquoi. J’étais pas censée m’en soucier. C’était l’intérêt de Sunil. Verrouiller certaines parcelles de ma mémoire. Volontairement, pas sous la baguette d’un autre. Quel était l’intérêt de tout fermer si certaines inquiétudes demeuraient ? Il fallait oublier définitivement les gens. Tourner les pages, pour se consacrer aux idées. Closure. C’était ce qu’il me fallait. Pourquoi j’y allais. Pas pour classer les cailloux, mais pour tourner une page.

Oui.

A mon arrivée à Paris, la tête me tournait encore ; je sentais l’air s’engouffrer entre mes jambes trop frêles, agiter des frissons dans mon dos nu. Je ne transplanais plus aussi bien lorsque je devais balader plusieurs vies à travers l’espace-temps. Je pris le temps de longer les quais de la Tamise- non, la Seine, pardon, j’étais partie de la Tamise. C’était bien, aussi, l’étranger, pour tirer les traits. Ça marquait les chutes d’un irréel saisissant. Il avait eu raison de m’inviter ici. Sans parler de leur tour de fer... J’aurais pu lui faire bien des choses, d’ailleurs. Vu l’importance de son éclairage par la soirée étoilée, je pouvais supposer qu’on lui accordait beaucoup de valeur. Un monument local. Dont les messages pouvaient si aisément être modifiés... Mais je gardais cette idée pour un autre jour.

Les feuilles roussies crissaient sous mes bottines noires, les rayons lunaires se laissaient happer par ma robe ébène, et le nez encore empli des senteurs des quais, j’approchais du lieu de rendez-vous. Fais pas de c*nnerie, Lizzie, promis ? Un homme au regard trouble -j’y devinais l’usage de l’Impero, on arrive !- me dirigea vers le mage qui m’attendait. Sourire neutre quand nos regards se croisent. Ou du moins, se voulant neutre.
- Evan. Tu voulais me voir ?
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