AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
Page 2 sur 2
Dans une forêt Irlandaise
Aller à la page : Précédent  1, 2
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor

Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Leo Keats Gold, Sam 5 Nov 2016 - 12:02


Balloté au vent parmi les miens, j'aime être entouré de mes frères
-Pairs. Sans eux, je me perds,
Je finis à terre,
On m'aspire dans un tuyau étrange et jamais plus je ne revois la lumière.
Je me tords, m'offre au froid,
Sauf lorsque mon propriétaire à la décence de me couvrir de laine,
Mais je ne suis jamais entièrement au chaud.
Il me tord sans ménagement dans les situation de stress, c'en est quasiment insupportable,
Heureusement qu'il me coupe parfois,
Ça me permet de me reposer un peu,
Ce qui n'est pas de refus.


Il ne fait pas froid aujourd'hui,
Ni chaud,
Juste une humidité qui me broie jusqu'à la kératine,
La tord,
L'enroule,
J'en bouclerais presque.
Mais mon humain ne serait certainement pas aussi charmant avec les cheveux bouclés.
J'aime bien me voir tous les matin,
Je trouve que j'apporte un truc en plus à sa tignasse,
Un petit éclat parmi des millions d'autres.
Faut pas croire, être un cheveux sur la caboche du Keats,
C'est pas d'tout repos.
Il bouge tout le temps,
Se perd,
Nous envoie en irlande comme aujourd'hui,
Chasser les farfadets.
En parlant de farfadet,
Il vient d'en appeler un
Vous imaginez un peu, ce farfadet sur son poney vert criant "Je suis là" à un grand méchant comme Keats ?
Ce serait du suicide.
Et pourtant.
Dans les fourrés,
S'élève une petite voix.

« Ici. »

Je sens mon propriétaire sursauter,
Puis se retourner brusquement,
M'envoyant un court instant flotter au vent.
Je sens dans mes racines qu'il est surpris et perturbé de la vision qui s'offre à lui,
Un petit homme blond à la luxuriante tignasse.
J'aperçois d'ailleurs une jolie mèche là bas,
Qui me salue,
Si un rapprochement s'effectue,
Peut-être pourrais-je lui passer mon numéro de pellicule,
Qu'on reste en contact.
Fais pas de connerie Keats,
Reste normal,
Ne le perds pas encore une fois.

- 'Tain, mais qu'est-ce que tu fous là toi ? Tu vas faire peur aux farfadets.

Loupé.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Lïnwe Felagünd
Responsable GGryffondor
Responsable G
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 21 Nov 2016 - 23:51


Mon maître a surpris ce monsieur. La tête dans le vent. Les cheveux hagards. Il n'a pas l'air d'être content de le voir. Pourtant, c'est un gentil garçon. Lïnwe. « 'tain, mais qu'est-ce que tu fous là toi ? Tu vas faire peur aux farfadets. » dit-il. Ce Leo Keats n'est pas très gold. Deux fois qu'il répète p'tain. J'espère que tout va bien. Si il cherche un farfadet, je suis sûr que mon maître saura où aller.

D'ailleurs, il lui répond du tac au tac. Il n'a pas peur, cet irlandais. « Aux farfadets ? Tu cherches les farfadets maintenant ? Tu ne m'avais pas dit que tu étais dans la rue. Ivrogne, je le savais. Con, depuis que t'es né. Mais sans argent, je ne pensais pas. » le lien n'a pas l'air de passer entre eux. Ou est-ce leur façon de se saluer ? Est-ce un code ? Je ne sais pas. Les humains ont des comportements étranges. Et j'en ai vus, des humains. Je peux vous le dire. Je ne les comprends pas toujours. Nous, les boursouflets, nous restons toujours affectueux. Et nos conversations sont simples.

Je me demande si ce Keats a un boursouflet. Il devrait faire passer une loi au Ministère, indiquant la présence obligatoire d'un boursouflet sur une épaule. Je trouve cela plus beau. Et tous les esthètes m'approuveront, je le sais. C'est plus chouette. Et les humains ont besoin de nous. Ils ont besoin d'une boule de poils pour les réconforter. Les câliner. Les amadouer. Cela pourrait éviter les guerres entre individu. Un bisou échangé. Un combat réglé. Je pense que c'est une bonne idée. J'en suis même sûr. Il faudra en parler à Renée, elle pourra peut-être communiquer avec son maître, qui travaille au Ministère.

« Tu veux un peu d'aide ? »

Je me dirige. Ou plutôt, il m'approche de cet homme. Il me présente. Je couine fièrement et lui demande s'il a un boursouflet. Mais il n'a pas l'air de me regarder. Ou de m'entendre. A croire que je ne suis qu'une créature pour ce sorcier. Je suis choqué de Leo. Choqué - déçu.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Leo Keats Gold, Mar 27 Déc 2016 - 22:54


J'comprends pas trop,
C'qui s'passe ici.
Un p'tit moment,
Qu'j'ai pas vu d'humain sur mon chemin.
Qu'leur pied n'ont pas soulevé la poussière de mon gilet de terre.
Alors j'écoute, patiemment.
J'attends.
Que le grand reparle,
Le petit s'en aille.
Y a comme une tension du côté du vieux,
Enfin il me semble
Mon air est saturé de nervosité.
Je sais pas trop c'qui se passe,
Je sens son pied
Me tapoter,
Dans un pat-pat très maladroit.
Ça en agite mes pierres
-Jusque dans leur fondement.

Un bruit dégueu d'une déglutition pénible
Qui émane du plus grand,
Tandis que le plus petit,
Une bête étrange sur l'épaule,
Ouvre la bouche,
Et que le grand se tasse,
Me regardant fixement en visant ses godasses.

« Aux farfadets ? Tu cherches les farfadets maintenant ? Tu ne m'avais pas dit que tu étais dans la rue. Ivrogne, je le savais. Con, depuis que t'es né. Mais sans argent, je ne pensais pas. »

Son ton est bizarre. Mai j'en déduis qu'ils se connaissent,
peut-être qu'ils sont amis.
J'en sais rien.
Je parle pas l'humain.
J'envois une feuille d'un de mes arbres se poser sur la tête du plus grand
Prendre la tension,
Qui reste grandissante.
Il a pas l'air bien le pauvre gars.
Pour les chevaux,
Un trèfle ça suffit,
Donc j'en fais pousser un,
A quatre feuilles
Entre les deux semelles du brun.
Tandis que l'autre se rapproche,
Lui présente un animal étrange
Qui ne vient pas de chez moi.
Que je ne connais pas.
Le blond propose son aide.
Et le grand semble se reprendre,
S'offusquer,
Quel teubé.

- J'suis pas dans la rue ducon. J'squatte chez Steiner, tu la connais j'crois.

Nouveau coup de pied,
Mais j'lui ai rien fait moi,
Va peut-être falloir s'calmer
J't'ai rien fait moi.
Terre verdie, brûlée, sanglante.
Je porte l'histoire de toute un peuple,
J'ne te permets pas
De me frapper.
Donc je sors une racine
Et voici que
Titubant,
Tu manques de t'étaler,
Pour mon plus grand plaisir.
Tu te contiens,
Tente de récupérer un tant soi peu de dignité.

- Qu'est-ce tu fous là ? T'as rien dit au moins ? J'suis désolé.




Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Lïnwe Felagünd
Responsable GGryffondor
Responsable G
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Lïnwe Felagünd, Jeu 29 Déc 2016 - 18:12


Les pieds sur terre. La tête en l'air. La langue dans sa poche. Les mains dans sa bouche. Les cheveux qui dansent sur son crâne. Cet homme connaît mon maître, c'est indéniable. Je ne sais pas ce que veut dire ce mot. Mais je l'entends beaucoup et je dois dire qu'il passe partout. Par tout. J'entends par là que, quoiqu'on dise, ça passe. Nom d'un boursouflet ! Voilà ce que raconte l'homme aux allures de pirate :

« J'suis pas dans la rue ducon. J'squatte chez Steiner, tu la connais j'crois. » je souris et je saute sur l'épaule de mon maître. Je ne sais pas ce que signifie ducon mais ça doit être un surnom. Je lui demande, à mon maître. Et quand je l'appelle ducon il me sourit et et me caresse les poils. J'imagine donc, que c'est son surnom. Un mot doté d'un respect et d'une politesse sans pareil, pour nommer les personnes dignes d'être appelées ainsi.

Bref. Nous nous rapprochons un peu plus de Leo. Mon maître acquiesce aux paroles du grand sorcier. Mais il lui dit qu'il pige pas ce qu'il dit.
Qu'est-ce tu fous là ? T'as rien dit au moins ? J'suis désolé.
A vrai dire, je n'ai pas non plus compris. Mais j'comprends jamais rien, alors ça ne fait rien.

« Mec, parle normalement. C'est pas en collant des mots que tu ponds une phrase correcte. » lui dit mon maître. Ce qu'il est drôle ! Je n'arrête pas de le répéter. Je roule sur son épaule mais m'arrête un instant. Les poils du sorcier me font peur. Ils me regardent comme si j'étais une boule de poils abjecte. En attendant, moi j'suis coloré ! Je leur dis. Mais ils me répondent pas. Ils savent pas parler, eux. Ils sont en dessous de tout ça. De moi. Sploutch Ier du nom.

Je bombe mon torse pour montrer mon importance tandis que Lïnwe me présente à Leo. « Lui. Il est vivant au moins. Regarde ça. Il est beau, merci encore. Bon maintenant que je suis là, du coup, on fait quoi ? » Partons, partons à la chasse aux farfadets ! J'ai bien envie d'en voir un.
Moi. Sploutch Ier du nom.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Leo Keats Gold, Lun 2 Jan 2017 - 18:42


C'est l'histoire d'un soir,
Crépuscule des idoles,
La percée du monstre à travers le grillage
-Des côtes.

C'est l'histoire d'une perdition, d'un oubli, d''une chanson. Une histoire que je ne comprends pas. Parce qu'il me manque des étapes. Je me souviens de toi Lïnwe, assis juste à côté. Je me souviens de tes mains qui tremble comme la feuille d'érable qui se répandait en rayon de miel dans la bouche. Je me souviens du liquide ambré en grande quantité, de ce que j'ai dit et des remords. Je me souviens de la peur, l'angoisse, la course, les pilules et l'entaille. Je me souviens de l’hôpital. Mais je ne me souviens pas pourquoi, à quoi j'ai pensé. Quand j'ai décidé d'arrêter de te préserver. Je ne me souviens pas de pourquoi je t'ai conté ce que j'ai fait.  

Il y a le manque un peu,
De l'innocence du radeau
Et Ol qui rame
De plus en plus fort
Vers la rive.


J'comprends pas trop ce que tu me veux, avec ta bestiole sur le bras, c'est celle que je t'ai acheté ? Tu l'as gardé finalement ? Tant mieux. Le premier n'était qu'une erreur, mort dans une boite, étouffé. Moi c'est étrange, ça me déplaît pas qu'on m'étouffe. Mais je suis pas sûre que j'aimerais mourir. Faudrait essayer. Mais si il s'avère que c'est nul, j'pourrais pas faire marche arrière. Et j'aurais l'air bête. Non pas que je n'ai jamais voulu essayer. J’ai même failli plusieurs fois. Le couteau dans la cuisse. L'avant bras dans la. Puis pas comme si on avait pas déjà essayer avec mon alter-ego.  

« Mec, parle normalement. C'est pas en collant des mots que tu ponds une phrase correcte. »

La délicatesse,
D'un reproche,
À l'essence même de l'abruti.e
Qui fut un jour si proche.


Pourquoi il dit ça ? J'ai du mal à comprendre. Enfin je sais pas non plus pourquoi les mots et groupes de mots qui se forment dans ma tête n'arrivent pas à sortir comme il le devrait. La nervosité peut-être. Ils sont toujours remplacer par d'autres, plus abstraits disons. Pas ma faute si ton narrateur est trop con pour en saisir le sens Lïnwe. C'est surtout triste pour toi. Nous ne parlerons pas d'art.

« Lui. Il est vivant au moins. Regarde ça. Il est beau, merci encore. Bon maintenant que je suis là, du coup, on fait quoi ? »

Ol ne sait pas trop où se mettre,
Alors Keats pèse ses mots,
Étire son dos
Tout doit faire sens
Pour plaire au gnome.


- J'veux un chaudron plein d'or. Enfin il semblerait. T'sais où j'peux trouver l'homme trèfle ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Lïnwe Felagünd
Responsable GGryffondor
Responsable G
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 4 Jan 2017 - 23:12


Moi j'ai vraiment envie de voir les farfadets. J'en ai jamais vu de ma vie. Et Lïnwe aussi. Il m'en a parlé une fois, quand il faisait son devoir de créatures. Mais j'avais pas tout saisi parce qu'il me chuchotait au poil et que tout le monde nous regardait. Du coup, je me sentais un peu mal à l'aise et j'essayais de le fuir. Mais il me rattrapait de la main à chaque fois que je tentais de sauter du canapé ! Parce que lui, il n'avait aucune gêne à me parler comme si j'étais un de ses potes. Mais les autres, ils le regardaient bizarre.

Bref, aujourd'hui j'ai peut-être la chance de voir un farfadet. On dit qu'on le trouve au bout de l'arc-en-ciel, près d'un chaudron rempli de gallions. Mon maître va devenir riche. J'espère que ce Leo n'est pas un escroc. Lui aussi, recherche un chaudron plein d'or. En fait, il veut pas le farfadet je crois. « J'veux un chaudron plein d'or. Enfin il semblerait. T'sais où j'peux trouver l'homme trèfle ? » qu'il dit en articulant chaque mot. J'apprécie parce qu'il fait des efforts même pour moi. Pour que je l'entende bien. Ou c'est parce qu'il pèse ses mots, je ne sais pas. Il est sans doute marchand de salades.

Et mon maître ne répond pas pendant que je vous parle. Il a l'air de réfléchir. Ou de péter, le ventre détraqué. Le visage crispé en tous les cas. Moi je sais que quand je me soulage, ça sent pas très très bon. Une odeur de ver de terre macéré à l’œuf de dragon pourri. Je conçois que ça ne donne pas quelque chose de très convaincant. En tout cas, je ne sens que l'odeur d'une terre fertile et d'engrais ici. Quoique l'homme en face sent un peu le poisson. Je ne sais pas pourquoi. Est-il pêcheur ? Je veux dire par là, marchand de salades et pêcheur ?

« Tu ne sais pas ce que tu cherches ? » lui répond mon maître. Moi je sais pourquoi il dit ça, c'est parce que le bonhomme a sous-entendu qu'il voulait un chaudron plein d'or. Il semblerait qu'il a dit. Je le sais. Je l'ai entendu. « Evidemment que je sais où le trouver. » ajoute mon maître juste après en prenant la direction de la forêt. Oh ! Je ne savais pas qu'il savait ou en trouver !!

Je suis ému !
Tout émoustillé !
Comme un boursoublet !
Vert qui plus est !

Je sautille
je sautille
je sautille.

Et ces deux sorciers-amis marchent sur le même brin d'herbe.
Le même fil.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Leo Keats Gold, Dim 8 Jan 2017 - 1:12


Les ailes
Des pensées cohérent.e.s,
Qui se sont envolé.e.s
Suivant au loin les moutons
Qu'autrefois je comptais
Avant de les jeter à l'eau
Et d'me laisser emporter
Sous la cale des bateaux
-Asséché.e.s.

Qui es-tu
Ombre mouvante des saules,
Qui explosent en beauté
Avant de retomber
Sécher leur larmes au sol
De mille brindilles
Asséché.e.s

Les taches qui se meuvent
À la lumière changeante
Des tourbillons du soir.
Et la tige-ostensoir
Vibrante à la lueur
De la rosée à venir
-Humidifié.e.s


Qui es-tu
Habitant d'ces forêts
Qui autrefois appréciait
Ce que j'étais.
Ou du moins
Respecter.
Tant de soirées passé.e.s,
Le sang dégoulinant
Sur la cuisse asphyxié.e,
Et les joues toujours un peu
-Humidifié.e.s

Où es-tu
Cheveux de lune
Fil argenté.e
Caresse aux mille tendresse
D'une innocence passé.e
Par mes soins
Piétiné.e


Je suis tes pas,
Gravé.e.s dans l'ombre
Du jour mourant
Requiem azuré.e
Une beauté iréel.le
Porté.e par ton existence
Embellissant Fourré.e.s
Nature et Précision
Du bout de ta semelle
Abîmé.e.

Je ne sais plus
Ce que je cherche
Avec un.e avidité
Assoifé.e
Parce que
Boule de poils enchanté.e
Couic attendrissant les ronces
Des palais doré.e.s
Se blottissant sur la colline de chair
Ce soir tu l'as mené.e
Au voyageur sans bagage
En quête de destinée.


H-emme
Aux milles paresses
Enchanté.e.s
Dans une cage d'acier
Dont la clef
Avalé.e
Par des années
De véracité.

Fils
Aux mille langages
Fils
Aux mille ramages
Fils
Conduis-moi
Hors de ces bois
Où le ciel
N'est plus de verdure
Étouffante
Où les lianes
N'entravent plus les sens.
Fils
Conduis-moi
Au bout du monde
À la poule aux œufs d'or
-Liberté.


Enfant sanctifié.e
Par tant d'espérances
Réalisé.e.s
Haussé.e
Porté.e
Par un espoir
De voir en lui
Le petit jour
S'éveiller.
-Sublimé.

Une sensation
de nouveauté
De réalité
Promis.e
Et Insondé.e
Et volonté
De tout sentir
De tout explorer.
Et s'ôter les entraves,
D'ordinaire exigé.e.s
Les bouts de tissus
Froissé.e.s
Qui tombe au sol
En tourbillon glacé.e.s
Par le vent frais
-Du petit matin.


Qui es-tu
Enfant chéri
Du père parti
Sublimé le monde
De peintures-moisissures ?

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Lïnwe Felagünd
Responsable GGryffondor
Responsable G
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 8 Jan 2017 - 15:15


Je m'accroche à ses mots. Mais il n'y en a pas. Pas une seule parole fait rage entre les deux marins. L'épaule sur laquelle je suis, tangue de gauche à droite. C'est une tempête verte et silencieuse. Les deux pirates se suivent de près. Comme deux vieux amis. Presque crochet dans le crochet. Et un œil en moins. Le barbu, que je nommerai Barbe Noire désormais. Le barbu aurait comme la vue décédée. Je me retourne et le voit se déshabiller.

Peut-être est-il fou ? Peut-être a-t-il chaud ?
Désireux de pouvoir toucher l'herbe fraîche comme un bateau.
Peut-être est-il c*n ? Peut-être est-il de ces gens naturistes ?
Hasardeux d'en finir avec les puristes.

Je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, mon maître n'a pas l'air de s'en être rendu compte. Va-t-il seulement faire pareil ? Il ne se retourne pas. Et moi, moi je vois une forêt dense. Très dense, autour de moi. Aux courbes rosées par le soleil de la journée. Des oiseaux dansent le long des cimes verdoyantes. Je peux même apercevoir deux petites branches en relief sur le plus gros des arbres. Son tronc est énorme et finit par prendre racines à force d'avancer. Avancer dans l'âge. Deux écureuils sortent de leur trou en son centre. Un troisième semble être rentré un peu plus bas. Mais ce qui m'intrigue le plus dans cette étendue de nudité authentique, c'est l'églantier qui pousse tout près du grand chêne. Juste devant, en fait. Il fait petit, si petit à côté. Qu'on dirait le père et son fils. Cet arbrisseau buissonnant est intacte. Il rayonne de joie et de jeunesse, encore fragile en ces temps de paresse. Ces tiges, couvertes d'épines larges et recourbées en forment une fleur rose vif en son bout. Et ses fruits, quelque peu oblongs sont d'une couleur plus pâle. On dit qu'ils renferment des semences et sont enveloppés de poils.

Je suis trop loin pour tout discerner. Parce qu'on avance, mais j'ai l'impression de reculer. En tout cas, c'est un véritable chef d'oeuvre que Mère Nature. D'ailleurs, c'est qui Mère Nature ? Parce qu'on entend souvent parler d'elle, mais c'est comme le Père Noël. Ou la Petite Souris. Le premier se nourrit de cookies, et la seconde de fromages. Elle est introuvable. Improuvable. Imbuvable. Et puis, je me retourne dans l'autre sens parce que mon maître s'est arrêté. Nous sommes en plein cœur de cette forêt irlandaise. On raconte qu'elles sont encore plus riches que les anglaises et les françaises. Mais après tout, moi, je ne peux pas l'avancer. Parce que j'y suis pas allé dans ces forêts.

Et ce n'est que là, pendant que je vous parle, que mon maître se retourne. A la belle bleue qu'il a eue ! Je ne préfère pas vous la décrire. Mais son faciès s'était perdu un instant, ça je peux vous le dire. Ses yeux ont fait un tour mondial dans leurs orbites. « Mais qu'est-ce tu fous à poils ! Bordel ! Ils sont où tes vêtements ? Me dis pas qu'ils se sont envolés avec le vent. » qu'il dit en faisant de grands gestes de ses deux mains. Il pourrait être acteur ou comédien. Dans un théâtre moisi de Londres, et il ferait fortune. C'en est certain.

Mon maître continue de baragouiner sans l'air d'être plus dérangé. Et puis, il se met à chuchoter. « Chuuut. Laissons. Laissons la nature parler. Le farfadet s'exprimer. » qu'il dit. Alors on se met accroupis par terre. Enfin, surtout eux. Parce que je moi, je suis accroupi de naissance. Ou debout de naissance, ça dépend. Et on écoute. On écoute la nature s'exprimer. Et le farfadet parler.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Leo Keats Gold, Aujourd'hui à 7:57


Expression
Corporel.le,
Inavouable,
D'une envie é-vermeil-lé.e.
De goûter
Les baies
De l'azuré.e
De l'albatros
Hué.e
Par une mémoire
En larme d'acier.

C'est une perle de sueur, une goutte d’éternel. Entre les os, le long de la peau. Muselé.e.s de ses fardeaux. Enfant salaud. Qui autrefois parlait l'oiseau, échange avec un rossignol. Sur la branche du vieux saule. Ridé commeQ une carte   de Londres. De l'underground. Des câbles et des tuyaux. L'arrosage automatique de mots salvateurs, bientôt couteaux. Pour deux maux de travers, qui t'auront fait fuir, les jambes à ton cou. J'ai pas voulu Fils. Briser cette bonne entente entre nous.
J'ai pas voulu fils, que tu me vois debout. Au milieu de ses flots, agités. Perturbés. J'ai pas voulu fils. Briser l’équilibre des choses. En t'offrant monts et merveille à travers quelques rayons de miel. Si j'avais su, que cette gorgée causerait ma perte. Et toi, qui ne te doutais de rien. T'aurais pas pu prévoir. Au mieux t'avais vu ma connerie. Au pire tu savais que j'étais pas net. J'ai pas voulu et je l'ai fait. Pardonne moi. Envole toi. Maintenant. Vis.

Où es-tu
Totoro de ces bois,
J'ai besoin de ton ventre-douceur
Sur une vie trop-peu remplie.


Q uand reviendras-tu
Mort subite
Du nourrisson volage
Qui ne sait pas voler.

Mouton de Panurge
Mort d'avoir trop rêvé.
Larzac immuable
Des possibilités.


Rêve opalin
D'une mer trop calme
Sans marée.
Une barque mal arrimée.  

Fils d'un phénix sans briquet
Qui n'a pas su renaître,
Consumer sa cancerette
Oublieras-tu les erreurs de tes pairs ?


J'aurais voulu t'épargner,
Comme un plombier qui sourit à la vie
J'aurais voulu t'aider
Mais je ne suis fourmi.

Le vent qui agite la pilosité mal exposée
Dans les feuillages chantant si bien décrits
Et cette absolue sensation
De liberté.


« Mais qu'est-ce tu fous à poils ! Bordel ! Ils sont où tes vêtements ? Me dis pas qu'ils se sont envolés avec le vent. »

Ils se sont envolés
Avec mes dents d'enfants,
Les cauchemars terrifiés
Qui nous tenaient éveillés.

« Chuuut. Laissons. Laissons la nature parler. Le farfadet s'exprimer. »

Et l'homme qui s'accroupi près de l'enfant banni
Qui tend l'oreille mais n'entend rien
Et qui commence à croire comprendre
Une supercherie potentiellement inexistante.


F
ils de satan
Que je croyais différent
Je me relève,
Je prends mon dernier rêeeve
Allume une cancerette.
Mon pied qui part dans ses abdominaux.
Doucement
Mais sûrement.

- Arrête de ta payer ma tête. Elle n'a aucune valeur.



Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé

Re: Dans une forêt Irlandaise

Message par : Contenu sponsorisé, Aujourd'hui à 21:10


Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2

 Dans une forêt Irlandaise

Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.